Les Parafoudres
Les Parafoudres
Présenté Par :
1) Slaimi Djamel Eddine
2) Messaoudi Kamel
Notre profonde gratitude et nos plus grands remerciements vont en priorité à Dieu Tout
Puissant qui sans Son aide, ce travail n’aurait jamais abouti.
Nous remercions en tout premier lieu Mr Zelmat.S pour la qualité de son encadrement
exceptionnel, et de m’avoir aidé par ses idées et ses conseils durant toutes les étapes de ce
travail.
Nous remercions également tous les membres de jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à
notre travail.
A ma sœur : Hind
A toute ma famille ;
A toute ma promotion
Djamel eddine
Didicas
Mes frères
Mes sœurs
A toute la famille
A mes professeurs
MESSAOUDI KAMEL
Introduction générale
Dans le monde entier, les réseaux d'alimentation électrique sont soumis à des contraintes de
surtension qui peuvent être soit d'origine interne (surtensions de manœuvre), soit d'origine externe
(surtensions de foudre). Sur les réseaux électriques, l'amplitude des surtensions de foudre peut
atteindre plusieurs centaines de kilovolts, et ainsi largement dépasser la tenue diélectrique des
matériels tels les transformateurs de puissance. Ces surtensions sont très susceptibles de provoquer le
contournement et/ou la destruction des équipements sensibles lorsqu’aucune protection adéquate n'est
utilisée. Les exploitants des réseaux électriques doivent sans cesse améliorer leur qualité de service à
coûts réduits. Dans cette optique, une politique appropriée de protection contre les surtensions est
essentielle. A condition d'être soigneusement sélectionnés et correctement installés, les parafoudres
constituent le meilleur investissement pour parvenir aux résultats attendus. Leur impact sur la qualité
de l'énergie distribuée est indéniable et ils contribuent fortement à renforcer la sécurité à la fois pour
le matériel et les personnes ainsi qu'à diminuer les coûts d'exploitation et de maintenance. Les
parafoudres à oxyde de zinc gagnent actuellement du terrain et sont de plus en plus utilisés que les
parafoudres à base de carbure de silicium au niveau mondial à cause de leurs performances électriques,
telle que la forte non- linéarité de la caractéristique, le faible courant de fuite en régime permanent et
le fort pouvoir d’absorption d’énergie électrique ainsi que la facilité d’implantation et le coût
compétitif. Par ailleurs, les parafoudres à oxyde de zinc sont utilisés pratiquement dans toute la gamme
de tensions allant de la basse tension à la très haute tension.
Notre travail est une étude bibliographique détaillée sur les parafoudres. Dans le premier
chapitre, nous présentons des généralités sur les surtensions qui peuvent survenir sur le réseau
électrique, notamment celles dues à la foudre. On présentera également les principes de protection et
les moyens utilisés pour protéger les biens et les personnes de ces surtensions, qu’elles soient d’origine
externes ou internes.
Le deuxième chapitre présente la protection basée sur l’utilisation du parafoudre. Il traite
particulièrement son installation en basse tension ainsi que les différents paramètres à considérer pour
avoir le bon choix notamment selon le schéma des liaisons à la terre adopté.
Le troisième chapitre traite le parafoudre à base d’oxyde de zinc ainsi que celui basé sur le
carbure de silicium dans la gamme de tension HTA (moyenne tension) ainsi que les principaux
accessoires utilisés.
Enfin, le dernier chapitre présente l’utilisation des parafoudres dans les réseaux HTB (haute et
très hautes tension).On y présente son principe de fonctionnement et les paramètres de sélection.
1
Chapitre I
Généralités
Chapitre I Généralités
- Fréquence normalisée :
Les grands réseaux électriques sont des systèmes interconnectés qui présentent une
fréquence uniforme afin de garantir le bon fonctionnement de leurs appareillages, ces derniers
étant optimisés pour une valeur précise de la fréquence.
Dans le monde, deux valeurs distinctes de fréquence.
• Le 50Hz caractérise les réseaux Européens, Asiatiques, Russes et Africains.
• Le 60Hz caractérise les réseaux Américains, Canadiens et Japonais (en réalité au Japonais
les deux fréquences sont utilisées) [1].
- Tension normalisées :
Chaque réseau électrique est organisé à partir de quelques niveaux de tension normalisés :
2
Chapitre I Généralités
Tableau I.1 : Tensions normalisées du réseau national français ligne BT, HTA et HTB [1].
3
Chapitre I Généralités
On désigne par surtension toute différence de potentiel anormale apparaissant dans les
circuits électriques et qui est susceptible d’endommager les éléments de ces circuits (ligne,
machines, transformateurs, câbles, etc.…) [7].
Les surtensions sont classées généralement en « Surtension internes » et « Surtensions
externes ».
I.4.1 Surtension internes :
Il s’agit dans ce cas de surtensions transitoires d’amplitude élevée et de courte durée. On
admet de plus que ces surtensions sont des ondes à front lent (hautes fréquences plus ou
moins amorties). Les surtensions internes les plus élevées se manifestent lors de coupures de
fortes charges réactives (bobine de réactif), de charges des groupes de production, des
transformateurs et des lignes à vide, des batteries de condensateurs sous tension (machines
débranchées). La forme de l’onde de surtension dépend du type de disjoncteur, de son
emplacement, de la fréquence propre du circuit, de la situation du neutre par rapport à la terre
et du type de la charge coupée. La durée des surtensions de manœuvre est de l’ordre de une à
quelques millisecondes [11].
I.4.1.1 Surtensions de manœuvre :
Les surtensions de manœuvre sont provoquées par des changements brusques de la
configuration du réseau dus soit à la manœuvre d’appareils tels que disjoncteur ou
interrupteur, soit à la fusion d’un coupe-circuit. Les plus hautes surtensions apparaissent lors
de l’enclenchement et du réenclenchement de lignes de transport.
Trois valeurs caractérisent l’onde de choc : le temps de crête, la valeur de tension de crête et
la valeur à 50 %.
Les manœuvres dans un réseau peuvent créer des ondes de surtension ou des trains
d’ondes de haute fréquence apériodiques ou oscillatoires à amortissement rapide.
- surtensions de commutation en charge normale (coupure ou établissement de courant de
charge): coefficient de surtension entre 1.2 et 1.5
- surtensions causées par l’établissement et l’interruption des courants inductifs
- surtensions causées par les manœuvres sur les circuits capacitifs: mise sous tension de
batteries de condensateurs (facteur de surtension jusqu’à 3), mise sous tension de lignes ou
câbles à vide (facteur de surtension jusqu’à 2), coupure de circuits capacitifs, ...
Les commutations de lignes causent des surtensions qui sont en général proportionnelles à la
4
Chapitre I Généralités
tension de la ligne.
La surtension causée par la mise sous tension d’une ligne en circuit ouvert est une des plus
importantes surtensions qui peuvent survenir [11].
Figure I.2 : Séparation d’un banc de condensateurs du réseau par un appareil à manœuvre
lente [11].
5
Chapitre I Généralités
La forme d'onde :
La forme d'onde réelle est très variable : elle consiste en montée jusqu’à l’amplitude
maximale (de quelques microseconde à 20 microsecondes) suive d’une queue de décroissance
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Chapitre I Généralités
7
Chapitre I Généralités
•Charge totale :
Ce paramètre exprimé en coulombs(C) permet de déterminer l’énergie transformée en
chaleur par l’arc électrique en surface de conducteur .Il permet notamment de déterminer les
risques liés à la perforation des conducteurs au des point d’impacts.
La charge totale est égale à : q=I. t (I.1)
8
Chapitre I Généralités
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Chapitre I Généralités
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Chapitre I Généralités
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Chapitre I Généralités
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Chapitre I Généralités
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Chapitre I Généralités
courant que débite le réseau : il faut donc prévoir la coupure de ce court-circuit. C'est le
principe des cornes d'amorçage que l'on voit sur les équipements de distribution d'électricité
mais ils sont également utilisés en basse tension [4].
14
Chapitre I Généralités
.
Figure I.14: Schéma d’un éclateur à air [1].
I.7.3.4 Avantages :
Les principaux avantages des éclateurs sont :
• Leur faible prix.
• Leur simplicité.
• La possibilité de réglage de la tension d’amorçage.
15
Chapitre I Généralités
I.7.3.5 Inconvénients :
• Les caractéristiques d’amorçage de l’éclateur sont très variables (jusqu’à 40 pourcent) en
fonction des conditions atmosphériques (température, humidité, pression) qui modifient
l’ionisation du milieu diélectrique (l’air) entre les électrodes.
• L’élément d’amorçage dépond de la valeur de la surtension.
• L’amorçage de l’éclateur provoque un court-circuit phase terre à fréquence industrielle en
raison du maintien de l’arc, celui-ci dure jusqu’a son élimination par les appareils de coupure
(ce court circuit s’appelle courant de suite). Cela rend nécessaire l’installation de disjoncteurs
shunt ou de dispositifs de réenclenchèrent rapide sur les disjoncteurs situés en amant. De ce
fait, les éclateurs sont inadaptés à la protection d’une installation contre les surtensions de
manœuvres.
• l’amorçage provoqué par une surtension à front raide n’est pas instantané. En raison de ce
retard à l’amorçage, la tension réellement atteindre dans le réseau est supérieure au niveau de
protection choisi. Pour tenir compte de ce phénomène, il est nécessaire d’étudier les courbes
tension-temps de l’éclateur.
• L’amorçage provoque l’apparition d’une onde coupée à front raide susceptible
d’endommager les enroulements des transformateurs ou des moteurs situés à proximité [4].
I.7.4 Le parafoudre :
Pour résoudre le problème des surtensions, le Parafoudre, nom générique désignant tout
dispositif de protection contre les surtensions transitoires, est la solution reconnue et
performante, qui doit cependant être choisi en fonction du risque et installé selon les règles de
l’art afin de procurer une efficacité maximale [3].
Le parafoudre doit remplir les conditions suivantes :
a) à l’apparition d’une surtension, mettre le conducteur à la terre dans un temps très court
(<0,1 μs ).
b) se désamorcer rapidement après l’écoulement à la terre de la décharge.
c) avoir une tension d’amorçage et une tension résiduelle aussi stables que possible pendant
des années [1].
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Chapitre I Généralités
valeur au moins 2 fois la valeur efficace la plus élevée du réseau .au choc, elle dépond très
fortement de la forme d’onde ; elle est généralement définie pour une onde 1,2/50 ou 4/10 ou
8/20 pour des ondes de courant [1].
La tension résiduelle :
C’est la tension maximum aux bornes du parafoudre pendant le passage du courant de
décharge. Tension et courant sont liés par [1] :
Ur = I déch . R tot p (I.4)
Avec :
Ur : La tension résiduelle.
I décM : Courant de décharge.
Rtot p : Resistance total de parafoudre.
La tension d’extinction :
Appelée aussi tension de désamorçage est la valeur la pus élevée de la tension de service
pour laquelle le parafoudre interrompt son courant de suite [1].
Le pouvoir de décharge :
C’est l’intensité maximum du courant que le parafoudre peut écouler, plusieurs fois de
suite, sans être endommagé [1].
Le courant de suite :
Courant à fréquence industrielle débité par le réseau et écoulé par le parafoudre après le
passage du courant de décharge [1].
I.8 Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons exposé les différents types de surtensions qui peuvent surgir
dans les réseaux électriques. Ces surtensions sont classifiées selon leurs origines internes ou
externes, ou temporaires, transitoires, ou selon leurs durées, leurs amplitudes.
Nous avons aussi montré quelques moyens utilisés pour la protection contre les surtensions.
Les paratonnerres, les éclateurs ainsi que les parafoudres.
Ces derniers seront présentés en détails dans les chapitres suivants.
17
Chapitre II
Parafoudres
BT
Chapitre II Parafoudres BT
II.1 Introduction :
Les matériels électriques utilisés tant dans les applications domestiques que dans les
applications industrielles sont de plus en plus sensibles aux surtensions, en raison de l’utilisation
massive de composants électroniques.
Idéalement, chacune des voies d’entrée pour les surtensions doit être protégée et une grande
quantité de types de parafoudres existent donc sur le marché, en plus des parafoudres pour lignes
d’énergie.
Parallèlement, les composants utilisés dans les parafoudres ont toujours évolué dans le sens
d’une plus grande fiabilité, d’une augmentation permanente de tenue en énergie et d’une
amélioration du niveau de protection. Ces composants en Basse Tension sont présentés dans le
présent chapitre.
II.2 Installation des parafoudres BT :
Les parafoudres sont installés en fonction des différents régimes de neutre (Schémas des
liaisons à la terre) dont un rappel est présenté dans le (tableau II.1) et dans la (Figure II.1) [5].
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Chapitre II Parafoudres BT
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Chapitre II Parafoudres BT
chaque conducteur actif (c’est-à-dire phase ou neutre) est relié à la terre (conducteur vert-jaune
PE) par un parafoudre.
Dans le nouveau schéma introduit depuis quelques années, appelé schéma 1+1 en monophasé
et 3+1 en triphasé, tous les conducteurs de phase sont reliés au neutre par un parafoudre, le neutre
étant à son tour relié à la terre par un parafoudre.
Les parafoudres sont donc installés selon ces deux schémas suivant le (tableau II.2) qui
détermine l’implantation des parafoudres à l’entrée de l’installation et les parafoudres situés en
aval [16].
Figure II.2 : Schémas usuels et nouveau pour les régimes TT, TNS et IT [16].
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Chapitre II Parafoudres BT
Rég i me de neutre
IT a vec ne utre
Ins tal l ati on du TT TN S
di s tri bué
par afo u dre Schém a Schém a Schém a IT s ans
entre : d’installation TNC d’installation d’installation neutre
di s tri bué
2 +0 1 +1 2 +0 1 +1 2 +0 1 +1
4 +0 3 +1 4 +0 3 +1 4 +0 3 +1
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Chapitre II Parafoudres BT
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Chapitre II Parafoudres BT
A ces classes d’essais, sont associés les trois types de parafoudres : Type 1, Type 2 et Type 3 [3].
23
Chapitre II Parafoudres BT
de l’installation. Ces parafoudres sont soumis à des tests en onde de courant 8/20 μs (essais de
Classe II) [3].
Figure II.7 : Onde de tension 1,2/50 µs [19] Figure II.8 : Onde de courant 8/20 µs [19].
24
Chapitre II Parafoudres BT
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Chapitre II Parafoudres BT
.
Figure II.11 : Schéma d’un parafoudre [25].
II.5 Paramètres des Parafoudres
Selon la Norme NF EN 61643-11, les parafoudres pour réseau basse tension sont définis par un
ensemble de caractéristiques électriques qui serviront à l’utilisateur pour sélectionner le produit le
plus adapté à son application [3].
•Tension de fonctionnement – Uc :
La tension maximale de régime permanent Uc est la tension efficace maximale pouvant être
appliquée de façon continue au parafoudre.
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Chapitre II Parafoudres BT
27
Chapitre II Parafoudres BT
Type 1, 2
Type de parafoudre Lié à une classe d’essais
ou 3
Courant nominal de Courant de forme 8/20 qui peut être appliqué 15 fois sur le parafoudre
In
décharge sans détérioration, utilisé pour les parafoudres de Type 1 et de Type 2
Tension en circuit Caractéristique du générateur utilisé pour les parafoudres Type 3 qui
Uoc
ouvert devient par analogie la caractéristique du parafoudre
Courant 50 Hz qui peut transiter dans le parafoudre sans risque quand
celui-ci est en court-circuit. Pour les parafoudres deux ports, on définit
Icc Tenue au court-circuit un courant interne (quand le composant de protection est en court-
circuit) et un courant externe (quand la charge est en court-circuit)
Courant de charge
Il Courant de charge qui peut circuler dans un parafoudre deux ports
assigné
Tableau II.3 : Caractéristiques d’un parafoudre selon la norme (NF EN 61643-11) [16].
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Chapitre II Parafoudres BT
Régime de neutre
Uc Ut Uc Ut Uc Ut Uc Ut Uc Ut
Co n d u ct eu r d e
ph as e et co nd u ct eu r 1,1 U 0 1,4 5 U 0 1,1 U 0 1,4 5 U 0 1,1 U 0 1,4 5 U 0
de n eu t re
Co n d u ct eu r d e U0 U0 U0
neut re et P E
Co n d u ct eu r d e 1,1 U 0 1,4 5 U 0
ph as e et P EN
(1) U 0 es t la tens io n s i mp le d u rés eau à b asse t ens ion , c’est -à-d ire 23 0 V
Tableau II.4 : choix de tension nominale de régime permanent et de tenue aux surtensions
temporaires BT [16].
29
Chapitre II Parafoudres BT
II.7 Essais :
Des essais électriques sont réalisés sur les parafoudres (selon norme NF EN 61643-11). Les
principaux essais électriques sont :
• La mesure de la chute de tension et de l’échauffement lors du passage du courant assigné pour
les parafoudres deux ports ;
• Les essais de fin de vie au cours desquels on vérifie qu’en cas de court-circuit ou de surtensions
temporaires il n’y a pas de risque de feu, et qu’en cas d’échauffement excessif le parafoudre se
déconnecte.
•la mesure de la résistance d’isolement et de la capacité, destinée à s’assurer que le parafoudre ne
perturbera pas la transmission de données ;
•la mesure du niveau de protection, destinée à montrer que le parafoudre est apte à protéger ;
•un essai de retour à l’état initial après choc, afin de vérifier qu’en un temps court (30 ms, en
général) le parafoudre retrouve son impédance élevée initiale ;
•des essais d’endurance aux courants de foudre, afin de vérifier que le parafoudre ne sera pas
dégradé par les surtensions ;
•des essais d’endurance au courant 50 Hz, afin de vérifier que le parafoudre peut laisser passer un
courant, généré par induction par exemple, sans se dégrader, si sa durée est courte ;
•des essais de destruction en 50 Hz et en choc de foudre, afin de vérifier qu’en fin de vie le
produit n’est pas dangereux.
À ces essais électriques s’ajoutent une multitude d’essais mécaniq ues (vibration, chute,
corrosion...) et de sécurité comparables à ceux qui sont réalisés sur les autres appareils
(disjoncteurs...) [16].
II.8 Conclusion :
Nous avons présenté dans ce chapitre les éléments essentiels concernant la protection des
surtensions par les parafoudres dans le réseau basse tension. Les caractéristiques ainsi que les
différents types de parafoudres utilisés ont été détaillés. Le chapitre suivant présentera les
composants utilisés pour le réseau moyenne tension.
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Chapitre III
Parafoudres
MT
Chapitre III Parafoudres MT
III.1 Introduction :
Les parafoudres protègent les installations électriques exposées aux orages contre les
surtensions d’origine atmosphérique.
Les chocs de foudre sur une section quelconque du réseau électrique peuvent générer
des surtensions sur le réseau MT. Certains points et certains composants du réseau sont
particulièrement sensibles aux surtensions. Les charges à hautes impédances réfléchissent
l’onde de tension ; la surtension peut donc être doublée à leurs bornes. Il est nécessaire
d’installer un parafoudre MT dès qu’il y a risque de surtension atmosphérique.
31
Chapitre III Parafoudres MT
En fonctionnement normal, les éclateurs ne sont pas conducteurs. Lorsque survient une
surtension supérieure au niveau d’amorçage (figure III.3), les éclateurs s’amorcent et
provoquent l’écoulement du courant de décharge au travers des résistances dont la valeur
est d’autant plus faible que la tension est élevée (caractéristique non linéaire), ce qui permet
de limiter la surtension.
Après le passage du courant de décharge, le parafoudre reste conducteur, mais la
tension à ses bornes diminue et la non- linéarité des résistances entraine une décroissance
plus rapide du courant qui peut alors être facilement interrompu par les éclateurs à son
32
Chapitre III Parafoudres MT
premier passage par zéro. Ainsi, la surtension est écrêtée sans provoquer ni de défaut
artificiel, ni d’onde coupée, puisque la présence des résistances en série avec les éclateurs
évite l’effondrement de la tension après l’amorçage [6].
Figure III.3: courant et tension d’un Parafoudre HTA au carbure de silicium pendant
l’événement de surtension [6].
33
Chapitre III Parafoudres MT
considérés comme plus fiables et plus économiques. Le choix peut se faire donc entre un
parafoudre à oxyde de zinc avec une enveloppe de porcelaine ou avec une enveloppe en
matériau synthétique ou avec une enveloppe métallique ou intégré dans l’appareillage (dans
le transformateur, par exemple).
- Le parafoudre à enveloppe métallique ne se justifie que dans les postes électriques sous
enveloppe métallique à isolation gazeuse (généralement en zone très polluée) ou dans des
cas d’encombrement important.
- Le parafoudre intégré, rare en haute et très haute tensions, présente les mê mes possibilités
d’utilisation que les parafoudres à enveloppe métallique pour un coût qui devrait être
moindre. Toute fois, en cas de défaillance du parafoudre, il faut intervenir aussi sur
l’appareil à protéger.
- Le parafoudre à oxyde de zinc à enveloppe synthétique fait maintenant pleinement partie
de l’offre industrielle. Son coût est très compétitif par rapport à un parafoudre à enveloppe
de porcelaine. Il faut noter que le marché « moyenne tension » a été positivement dynamisé
par les actions d’accroissement de la qualité de service des distributeurs d’électricité.
Pour la haute et la très haute tensions, l’offre industrielle s’étoffe constamment, d’une part, à
cause d’un transfert naturel des technologies synthétiques issues de la moyenne tension,
pour laquelle le retour d’expérience commence à être significatif, et, d’autre part, parce que
la solution synthétique est quelquefois la seule réponse aux besoins particuliers exprimés par
les exploitants [6].
Les paramètres suivants doivent être pris en compte pour que le choix d’un parafoudre
soit optimal :
La valeur de MCOV :
La tension maximum en service continu (Maximum Continuos Operating Voltage-
MCOV) fournie par le constructeur assure que la puissance est maintenue dans les limites de
conception et qu’il n’y a pas d’emballement thermique entraînant des dommages permanents
au parafoudre. La MCOV d’un parafoudre doit être supérieure (ou égale) à la tension de
service du réseau considéré. Elle peut être nettement supérieure tant que le niveau de tension
de protection fourni reste acceptable pour l’installation. Le choix d’un parafoudre doit être
fait en considérant la tension entre les conducteurs et la terre (tension phase-neutre), alors
34
Chapitre III Parafoudres MT
qu’en général la tension de service du réseau est exprimée en tension composée (phase-
phase) [17].
La tenue thermique :
Elle vise à garantir la non-destruction du parafoudre en cas de choc long (supérieur au
choc d’essai normalisé).Cette performance sera exprimée par une tenue à un choc de courant
[17].
Depuis le début des années quatre-vingt, un nouveau palier technologique a été franchi
avec l’émergence des parafoudres à oxyde de zinc à enveloppe synthétique (figure III.4).
L’idée de base est de remplacer l’enveloppe en porcelaine par une enveloppe en matériau
synthétique, soit directement moulée sur la colonne de varistances, soit ménageant une
couche d’air entre l’enveloppe et la colonne de varistances. La tenue mécanique du
parafoudre est parfois assurée par un enrobage de fibres de verre autour des varistances.
35
Chapitre III Parafoudres MT
Les enveloppes des parafoudres traditionnellement ont été faites de porcelaine, mais la
tendance aujourd’hui est vers l’utilisation des isolateurs synthétiques. Pour combiner la
conception de fibres de verre et l’isolateur, deux possibilités principales existent,
premièrement, la conception de fibres de verre peut être mo ulée directement dans l’isolateur
en caoutchouc et deuxièmement, la frontière entre les fibres de verre et l’isolateur en
caoutchouc est remplie de graisse ou de gel, généralement du silicone [21].
36
Chapitre III Parafoudres MT
37
Chapitre III Parafoudres MT
III.7 Essais :
La particularité technologique des parafoudres à enveloppe synthétique a nécessité la
mise au point d’essais spécifiques qui sont maintenant pleinement intégrés dans la
normalisation internationale (norme CEI 60099-4).
La première est basée, comme pour les parafoudres à enveloppe en porcelaine, sur
l’utilisation d’un fil fusible qui court-circuite les varistances ZnO. Cette méthode est
proposée pour les parafoudres synthétiques qui renferment un volume d’air, de façon à
générer dans ce volume un arc interne.
38
Chapitre III Parafoudres MT
III.8.1 Déconnecteurs :
Sur les réseaux dans lesquels on privilégie la fourniture d’énergie à la protection des
matériels (c’est le cas, généralement, en HTA), on peut associer un déconnecteur au
parafoudre. En cas de défaillance de ce dernier, ce dispositif l’isole du réseau. Pour ce faire,
on coupe la liaison du parafoudre au réseau (soit du côté de la ligne, soit du côté de la terre)
grâce à une petite charge de poudre mise à feu par le courant de défaut [6].
39
Chapitre III Parafoudres MT
Pour faciliter la recherche des éléments défaillants, on peut utiliser des dispositifs de
signalisation. Ces systèmes sont très rudimentaires et consistent à faire apparaitre une pièce
de couleur vive lors du passage du courant de défaut. Il faut noter qu’ils ne sont pas
nécessaires lorsque l’on utilise déjà un déconnecteur qui remplit aussi cette fonction [6].
40
Chapitre III Parafoudres MT
Figure III.8: Le parafoudre, constitué de trois unîtes, est surmonté de deux anneaux de
répartition de champ [6].
41
Chapitre III Parafoudres MT
III.9 Conclusion :
Nous avons présenté dans ce chapitre les éléments essentiels concernant la protection
des réseaux moyenne tension des surtensions en utilisant les parafoudres. Les
caractéristiques ainsi que les différents types de parafoudres utilisés ont été détaillés. Le
chapitre suivant présentera les composants utilisés pour le réseau haute tension.
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Chapitre IV
Parafoudres
HT
Chapitre IV Parafoudres HT
IV.1 Introduction :
La localisation des parafoudres dans le réseau joue un rôle important sur la coordination
de l’isolation. Ils sont positionnés de préférence aux bornes des transformateurs, et à l’arrivée
des lignes haute tension Il protège les sous stations, les lignes, transformateurs et autre
équipement HT contre les surtensions d’origine atmosphérique et de manœuvre.
IV.2.1 Constitution :
Le coût de l’isolement étant d’autant plus important que la tension de service est élevée
on cherche à améliorer en haute tension HTB et très haute tension le niveau de protection des
parafoudres. Cela veut dire qu’il faut réduire, d’une part, les tensions d’amorçage et d’autre
part la tension résiduelle au courant nominal de décharge.
Pour diminuer, en toute sécurité les tensions d’amorçage, il faut les stabiliser davantage.
Pour ce faire, on rajoute des systèmes de répartition de tension composés de résistances
(figure IV.1) et de condensateurs.
Ces systèmes permettent de maitriser la tension appliquée à chaque éclateur individuel.
Afin de diminuer les tensions d’amorçage, les éclateurs sont modifiés et sont ici constitués de
deux électrodes de cuivre en regard, placés dans une chambre en céramique de forme
cylindrique pour faciliter leur empilage avec les résistances non linéaires.
La diminution de la tension résiduelle au courant nominal de décharge est obtenue par
l’emploi d’éclateurs à soufflage magnétique. Les arcs, une fois allumés, sont étirés dans la
chambre en céramique sous l’effet d’un champ magnétique crée par une bobine parcourue
par le courant traversant le parafoudre. Le profil cannelé de la chambre en céramique favorise
l’allongement de l’arc. Ainsi, la tension d’arc étant considérablement augmentée, le
43
Chapitre IV Parafoudres HT
44
Chapitre IV Parafoudres HT
champ magnétique crée par cette bobine, l’arc est étiré dans la chambre en céramique. La
tension d’arc augmente.
Lorsque la tension d’arc atteint la tension appliquée au parafoudre, celui-ci se désamorce
et retrouve le régime permanent (figure IV. 2d) [6].
45
Chapitre IV Parafoudres HT
réseaux. Les essais normalises montrent que c’est la surtension maximale à fréquence
industrielle que l’on peut appliquer pendant 10 s à un parafoudre, qui vient juste d’absorber
une forte énergie, sans constater d’emballement thermique. La tension assignée du parafoudre
correspond donc à la valeur de surtension temporaire à fréquence industrielle des réseaux,
appliquée pendant une durée maximale de dix secondes, que peut supporter sans dommage le
parafoudre.
• Le courant nominal de décharge est la valeur de crête d’une onde de courante 8/20 µs de
forme bi-exponentielle, qui sert à classer le parafoudre. Il est habituellement compris entre
quelques kilo ampères et quelques dizaines de kilo ampères. Il ne faut pas le confondre avec
le courant maximal que peut absorber le parafoudre, généralement appelé choc de courant de
grande amplitude, caractérisé par une forme d’onde normalisée de type 4/10 ms.
• Le niveau de protection est la tension résiduelle apparaissant aux bornes du parafoudre pour
une onde de courant de forme et d’amplitude données. Ainsi, le niveau de protection au choc
de manœuvre est généralement défini pour des ondes rectangulaires dont l’amplitude peut
varier de quelques centaines à quelques kilo ampères. Le niveau de protection au choc de
foudre se rapporte généralement au courant nominal de dé charge (il est généralement donné
pour les valeurs de 0,5, 1 et 2 fois le courant nominal de décharge).
• La capacité d’absorption d’énergie est traduite soit par la tenue à des ondes de courant de
forme rectangulaire dont la durée et l’amplitude définissent la sévérité, soit par la capacité du
parafoudre à décharger une ligne électrique de longueur, d’impédance d’onde et de tension de
charge données (ondes de manœuvre). Depuis 2006, la norme internationale (CEI 60099-4,
amendement A1) propose dans son annexe normative N, en plus des classiques classes de
décharge de ligne, des classes d’énergie de décharge aux chocs de foudre exprimées en kJ/kV
de tension assignée. L’objectif de cette annexe est de caractériser spécifiquement la tenue
énergétique des parafoudres vis-à-vis des contraintes de foudre. Cette nouvelle classification
peut revêtir un intérêt pour les réseaux installes dans des régions ou les niveaux karéniques
sont particulièrement élèves [6].
Le (tableau IV.1) présente les paramètres caractéristiques du parafoudre au carbure de
silicium et à éclateur :
46
Chapitre IV Parafoudres HT
Tensio n crête rés idu elle au cou ran t no min al d e dé charge (1) ...(kV) 190 255 615 900
– Front d e l’onde :
47
Chapitre IV Parafoudres HT
C’est au cours des années soixante que des varistances constituées d’une céramique à
base d’oxyde de zinc sont apparues sur le marché pour la protection des circuits électroniques.
Des 1970, des constructeurs se sont lancés dans la mise au point de parafoudres utilisant
ces céramiques. Pour l’électrotechnicien, ces composants présentent deux avantages
essentiels:
–d’une part, ils ont un coefficient de non- linéarité si important que l’on peut en faire des
parafoudres sans éclateurs, dont la partie active reste sous tension en permanence ;
–d’autre part, leur capacité d’absorption d’énergie est élevée et on peut les utiliser sur tous les
réseaux, de l’électronique jusqu’au transport d’énergie à très haute tension (225 ou 400 kV),
aussi bien pour la protection des équipements vis à vis des surtensions d’origine
atmosphérique (foudre), que vis à vis des surtensions lentes, dites de manœuvre, si
l’application l’exige [6].
48
Chapitre IV Parafoudres HT
tensions, constitués simplement d’un empilage de résistances non linéaires à oxyde de zinc.
Parfois, mais uniquement pour les très hautes tensions, ils comportent quelques capacités
additionnelles placées en parallèle sur les varistances à la partie supérieure des parafoudres et
destinées à améliorer la répartition de tension le long de la colonne de varistance. Le tout est
placé dans une enveloppe étanche et isolante généralement en porcelaine ou en matériau
synthétique.
Cette simplicité de constitution n’est pas pour autant synonyme de facilité de
construction.
La fabrication des céramiques requiert, en effet, beaucoup de soin et de savoir faire, car leurs
caractéristiques et leur stabilité dépendent des paramètres de fabrication de façon très sensible
[9].
49
Chapitre IV Parafoudres HT
50
Chapitre IV Parafoudres HT
IV.6 Essais :
Il existe deux types d’essais réalisés sur les parafoudres ; essais de série et essais de type.
51
Chapitre IV Parafoudres HT
IV.7 Conclusion :
On a vu dans ce chapitre les principaux types de parafoudres utilisées dans les réseaux
haute tension. Les parafoudres à base de carbure de silicium ont été historiquement les
premiers utilisés avant d’être surmontés par la technologie à base de varistances en oxyde de
zinc.
52
Conclusion générale
De nos jours, la plus grande disponibilité de l'énergie électrique est demandée pour
différents raisons, soit purement économiques (recherche de productivité maximale), soit pour
des impératifs de sécurité, ou plus simplement de confort dans les utilisations domestiques.
Il est donc bien évident que dans ce contexte savoir supprimer, ou tout au moins réduire
très fortement, les risques notamment celles dues aux surtensions.
Cette exigence passe par la maîtrise de la coordination de l'isolement et tout d'abord par
l’application d'une méthode simple d'investigations conduisant à des associations et choix des
appareils de protection et des parafoudres. Ces derniers (les parafoudres) devant limiter les
surtensions prévisibles sur le réseau à un niveau acceptable par les premiers (appareils de
protection).
Pour cela il faut :
Estimer les surtensions d'origine atmosphérique (la foudre) qui peuvent apparaître sur
le réseau électrique.
Connaître les caractéristiques des appareils de protection installés et plus
particulièrement leur principe de fonctionnement, les avantages et les inconvénients.
Choisir les protections en tenant compte les schémas de liaisons à la terre d u réseau
électrique.
Choisir les éléments techniques indispensables aux choix des parafoudres.
Ces points ont été détaillés dans le cadre de ce travail à travers ses quatre chapitres.
Le premier permet au lecteur de cerner la problématique posée par la nécessité de limiter les
surtensions quelle que soit son origine, interne ou externe.
La protection des installations basse tension de ces surtensions a été présentée dans le second
chapitre en détaillant les différents types de parafoudres rencontrés dans cette gamme de
tensions.
Enfin, les deux derniers chapitres permettent de comprendre l’utilisation presque généralisée
des parafoudres à base d’oxyde de zinc au détriment de ceux basés sur le carbure de silicium
notamment dans la protection des réseaux électriques de moyenne ou haute tension.
53
Bibliographie et référence
[6] F.MACIELA : «Parafoudres à moyenne tension HTA et à haute tension HTB», Technique
[7] Affolter Jean-François : Haute Tension, Ecole d’Ingénieurs du Canton de Vaud eivd,
n°179.
à base d’oxyde de zinc simulation et mesures, application aux parafoudres moyenne et haute
[10] M.Ataoua, O. Mehammdia : «Comparaison des Modèles d'Arc en Retour d'un Coup de
[11] Dr FATMI : « Protection réseaux électriques- Les surtensions dans les réseaux »,
[18] Dr. SOUAG.S :«Modélisation de base des réseaux électriques » polycopie de cours,
[22] Nacer _Ghoul : « le comportement électrique d’un parafoudre ZnO suite à un régime
Introduction générale……………………………………………………………………….1
Chapitre I :
Généralités
I.8 Conclusion………………………………………………………………….…………..17
Chapitre II:
PARAFOUDRES BT
II.1 Introduction……………………………………………..………….………………….18
II.7 Essais……………………………………………………………………………….....30
II.9 Conclusion…………………………………………………………………….………30
Chapitre III :
PARAFOUDRES MT
III.1 Introduction…………………………………………………………………………31
III.7 Essais……………………………………………….…………………………...…..38
PARAFOUDRE HT
IV.1 Introduction…………………………………………………………..…………….43
IV.4.1 Constitution……………………….……………………….…………………48
IV.6 Essais………………………………………………………………...51
IV.6.1 Essais de série…………………………………………………………..….…51
IV.8 Conclusion…………………………………………………………...52
ABSTRACT:
Transient overvoltage due to lightning are the source of disturbance for both equipment
and consumers and therefore affect the quality of the energy. This has led to the use of more
and more efficient protective devices to ensure continuity of service.
Protection of electrical installations against surges generated by lightning on electrical
connections of the conductors is achieved by the use of surge components (surge arrester, gas
discharge…) that for shorting purposes interference pulses traveling on electrical connections
the major part of the energy of the pulse directly into the earth.
The right choice of surge arrester guarantees their correct operation and their duration of
lifetime. The objective of this dissertation is to present the state of the art of surge arresters,
their construction, and the different type existing according to the voltage level of the
electrical network.
Keywords : Transients surges, lightning, surge arrester.
:ملخص
يعتبر الجهد الزائد العابر الناتج عن الصواعق مصدرً ا لالضطراب لكل من األجهزة والمستهلك وبالتالي يؤثر على جودة
. مما أدى هذا إلى استخدام أجهزة حماية أكثر فعالية لضمان استمرارية الخدمة.الطاقة
إن الهدف من حماية المنشآت الكهربائية ضد العواصف التي يولدها البرق على التوصيالت الكهربائية باستخدام مكونات
الحماية ضد الصاعقة (مانع الصواعق ،األنبوب الغازي )...هو تقصير دارة النبض المنقول على شبكة التوصيالت
الكهربائية مما يؤدي إلى تحويل الجزء األكبر من طاقة النبض مباشرة نحو األرض.
إن االختيار الصحيح لمانع الصواعق يضمن تشغيلها و مدة استخدامها .
إن الهدف من هذه المذكرة هي دراسة البرق وتحليل مختلف وسائل الحماية ضد هذه الظاهرة ،واستنتجنا
أن مانع الصواعق هو أفضل وسيلة للحماية ضد التوتر الزائد في الغالف الجوي (البرق).
.