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Troubles du langage chez l'enfant : causes et types

Ce document décrit les différents types de troubles du langage, notamment les troubles du langage de type réceptif, expressif ou mixte. Il explique les manifestations cliniques de ces troubles et donne des informations sur leur prévalence et leur étiologie.

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Troubles du langage chez l'enfant : causes et types

Ce document décrit les différents types de troubles du langage, notamment les troubles du langage de type réceptif, expressif ou mixte. Il explique les manifestations cliniques de ces troubles et donne des informations sur leur prévalence et leur étiologie.

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TROUBLES DU LANGAGE Troubles du langage

→Envisagé quand développement inadéquat de certaines capacités, sans étiologie manifeste,


Trouble du langage de type réceptif ni trouble physique ou neurologique, retard mental ou absence de stimulations importante.
Limitation spécifique dans la compréhension du langage Enfant avec trouble de la compréhension de la grammaire = difficultés à
Capacités de l’enfant significativement en-dessous de ses autres capacités (motrices traiter les morphèmes (=Unités grammaticales qui marquent le temps de
ou cognitives non-verbales).
Gregqevq conjugaison, la personne et/ou le singulier ou le pluriel).
Acuité auditive, Fonctionnement intellectuel
Communication sociale, Manipulation d’objets ➔ Difficulté d’interprétation du singulier et du pluriel ou le temps des
Normaux verbes (passé, présent ou futur)
Jeux de l’enfant

Anomalies mineures de : Enfant avec trouble de la compréhension de l’ordre des mots (syntaxe) =
- La perception difficultés à interpréter des phrases dans lesquelles le sens dépend de
- Audition (trouble diffus) Trop minimes pour être un
facteur causal du trouble l’ordre des mots.
- Activité cérébrale
Pas de reconnaissance des questions (Vient-il à la maison ?) ou ne distingue
Plus le trouble est grave → plus il est repéré tôt (dès 2 ans) pas la différence entre forme active/passive (le chien a été chassé par le chat, le
Formes moins grave (inaperçus jusqu’à ce que l’enfant intègre l’école). chien a chassé le chat)

Se traduit à différents niveaux : Un seul ou tous les niveaux Enfants avec troubles de la réception = difficultés à reconnaitre les
- Vocabulaire peuvent être atteints chez un différents sens d’un mot/d’une phrase. Difficulté à suivre un discours, à
- Unités grammaticales même enfant
- L’ordre des mots
saisir le thème d’une histoire.
Si tous les niveaux touchés,
- La compréhension du discours enfant semble fonctionne Incapable de comprendre le sens de certaines subtilités du langage et
- L’usage de la langue comme un enfant plus jeune utiliser l’information contextuelle pour désambiguïser des directives
indirectes (ex : Peux-tu me passer le sel ?)
Enfant qui ne comprend pas bien le vocabulaire →ne comprend pas ou interprète Ne se rendent pas compte que l’argot n’est pas approprié dans tous les
mal le sens des mots. contextes. →Difficultés à comprendre les aspects paralinguistiques de la
Avec noms ou verbes simples : confusion (ex : mot coude et mot genou)
communication (mimique, intonations).
Troubles concernent catégories de vocabulaires spécifiques :
- Prépositions (ex : sur/sous) Enfants finissent par acquérir compétences verbales normales, mais
- Adjectifs (ex : petit/grand) traitement long.
- Adverbes (ex : bien/mieux) →Souvent associés à d’autres troubles (troubles de l’apprentissage, déficit de
- Démonstratifs (ex : ceci/cela) l’attention, trouble anxieux, troubles du comportement, de l’humeur, difficulté
- Les termes renvoyant à des concepts abstraits (ex : d’adaptation).
justice/ignorance/paix) Cas + atteints = ne parviennent jamais à décoder complètement le langage
- Termes ayant plusieurs sens (ex : glace) écrit ou parlé.

Cas – atteints = meilleur pronostic, difficulté de compréhension suffisamment diffuses pour qu’on ne les repère pas avant dernières années de
primaire. Manifestations de difficultés de compréhension avec certaines structures spécifiques uniquement (vocabulaires renvoyant à notions
spatiales, temporelles ou de parenté, structures syntaxiques complexes ou paroles trop longues). Chez enfant plus âgés, trouble du langage masqué
par stratégies d’adaptation efficaces ou présence de troubles affectifs ou d’apprentissage plus évidents.
= déficit au niveau des capacités d’expression verbale. Trouble du langage de type expressif
Peut prendre plusieurs formes et concerner différents aspects du langage :
• Déficits au niveau du vocabulaire • Déficits au niveau de la pragmatique de la communication
Se traduit : Se traduit :
- Au niveau de l’étendue du vocabulaire avec une utilisation - Tendance à répondre à côté ou de façon inappropriée
persistance de certains mots spécifiques (chose/machin). - Limitation des actes de langage utilisés
- Difficulté à trouver ses mots, souvent marquée par de longues - Difficulté à maintenir un sujet de conversation
hésitations - Difficulté à initier des interactions
- Erreurs dans utilisation du vocabulaire (substitution « table » - Manque d’assurance dans une conversation
pour « chaise » ; erreurs de descriptions fonctionnelles (« choses - Incapacité à utiliser les formes de discours appropriées (formules
pour s’asseoir » pour « chaise » ; généralisations excessives de politesse, argot)
« chose » pour « chaise » ; jargon) Certains travaux suggèrent :
→Peuvent affecter la totalité du lexique de l’enfant ou il peut être limité - Existence de difficultés d’expression au niveau non-verbal
à seulement certains types de mots (enfant peut sembler disposer d’un (gestes, mimiques, contact avec les yeux).
vocabulaire riche, mais déficits spécifiques (noms abstraits, concepts - Quand ils parlent, ils font souvent de longues pauses, hésitations,
spatio-temporels) repérés lors d’une évaluation systématique. discours décousu et points essentiels difficiles à saisir.
- Certains aspects du développement = seulement retardés, alors
• Déficits dans l’expression de la grammaire : que d’autres seraient déviants (=avoir des caractéristiques qui
Se traduit par : n’apparaissent pas dans l’acquisition du langage).
- Simplification/omission de structures grammaticales « maman
voiture », « Papa porte chaussures noires » Pronostic :
- Structures grammaticales limités (emploi exclusif du présent ou →Dans la plupart des cas, acquisition du langage = favorable.
de la voie active) Enfants les plus affectés peuvent avoir des difficultés à s’exprimer
- Agencement inapproprié des mots (« Voiture maman a » toute leur vie.
- Combinaison inappropriée de formes grammaticales. →Troubles pouvant entrainer d’autres troubles dans domaines sociaux,
Structures grammaticales les + souvent omises : affectifs, comportementaux et éducatifs.
- Prépositions
- Pronoms indéfinis
Prévalence :
- Verbes auxiliaires
Fréquence :
- Les conjonctions
- Troubles langage de type expressif = entre 3% et 5% des enfants
- Négations
- Troubles mixtes (réceptif/expressif) = plus rare, environ 3%
- Terminaisons de verbes
Enfants – atteints, chez qui déficits dans expression de la grammaire –
De manière générale :
apparent →formes linguistiques très proches de celles produites par les
➔ Troubles du langage apparaissent 3 X plus souvent chez garçons
enfants non atteints. Différence essentielle : variété des formes produites
que filles.
pas aussi grande.
→Peuvent entrainer des limitations dans la complexité des phrases
construites.
ETIOLOGIE Déficits
Anomalies Anomalies au niveau linguistiques ou Facteurs environnementaux Hypothèse de l’étiologie
neurologiques de la perception cognitifs de plus multifactorielle
haut niveau
Hypothèse d’une →Certaines capacités →Existence de différences La plupart des auteurs
dysfonction cérébrale perceptives →Tentatives significatives dans interactions s’accordent sur hypothèses
mineure produite spécifiques seraient d’explication des parents-enfants entre enfants ayant de facteurs multiples et
avant la naissance, ou déficitaires chez les troubles du langage trouble du langage et de interactifs.
problèmes génétiques enfants atteints de et de l’apprentissage l’apprentissage et enfants non-
touchant la troubles du langage par existence d’un atteints. Causes entrant en jeu dans
déficit au niveau du l’apparition des troubles du
latéralisation. comme :
Facteurs de risques identifiés : langage et de
développement
→Grands nombres - La l’apprentissage :
symbolique ou - Les familles de grande taille
d’enfants avec discrimination - L’interaction enfant et
conceptuel. - Les classes sociales
auditive son environnement
troubles du langage
défavorisées - Les mécanismes
présentent des signes - L’attention
- L’ordre de naissance (être biologiques et
d’anomalies auditive
Hypothèse d’un cadet) psychologiques
neurologiques - La mémoire déficit dans la - La prématurité - Les conditions
mineures (problème auditive capacité à trier ou environnementales
- La pauvreté des stimulations
de coordination - La mémoire catégoriser les infos
environnementales
motrice, gauche- séquentielle au niveau du
droite). - L’association traitement En comparaison avec enfants avec
audition-vision hiérarchique troubles modérés, enfant avec troubles
→Existence d’un lien (Cromer, 1978). graves = classes sociales +
causal entre défavorisées, ont moins souvent un
développement du parent concerné par le trouble et
→Paraît probable que
langage et davantage exposé aux influences
ces facteurs soient en
latéralisation n’a environnementales potentiellement
cause chez quelques
jamais été démontrée. traumatiques.
cas, mais n’a pas été Reichman et Healey (1963) →otites
démontré que cela précoces récurrentes.
concerne tous les = origine d’une sous-stimulation
enfants touchés par auditive à un stade critique du dvlpt
cette affection. du langage.
Trop peu d’éléments pour affirmer que
troubles du langage et apprentissage =
dus aux seuls facteurs env.
Se manifeste selon 3 tableaux : DEFICIT DE L’ATTENTION/INTERACTIVITE (DA/H)
- Symptomatologie avec troubles de l’attention prédominants
- Symptomatologie marquée par hyperactivité, impulsivité
- Combinaison déficits de l’attention et hyperactivité-impulsivité

Diagnostic si enfant présente des troubles avant 7 ans, persistance >6 mois + symptômes inhabituels pour l’âge.
Quand le trouble est envahissant et qu’il se généralise.
DA/H considéré que si comportement inadapté dans au moins deux situations (maison + école).
Plus trouble étendu = plus il est grave.
Prévalence :
Taux de prévalence DA/H = 3% ou 5% chez enfants d’âge
Enfants semblent :
scolaire.
- Inattentifs
- Hyperactifs Evolution :
- Impulsif avec les parents/enseignants et autres enfants 50% à 80% cas DA/H se prolongent jusqu’à adolescence
D’autres manifestent ce trouble dans des situations spécifiques. 50% jusqu’à âge adulte (pb concernent comportements
sociaux)
Manifestations primaires
Déficits de l’attention : Hyperactivité : L’impulsivité :
Plusieurs formes : Enfants DA/H = activité motrice →Due à déficit au niveau de l’inhibition
-Parents rapportent que leurs enfants passent rapidement excessive et non appropriée de certains comportements donnant lieu à
d’une activité à une autre, ne font pas attention à ce qu’on (agitation, infatigabilité). Maladroits des passages à l’acte sans mentalisation.
leur dit (possible accidents/blessures
-Enseignants : manque de concentration, ne fait pas attention physiques). • Précipitation de l’enfant pour
aux directives ou font autre chose que ce qui est demandé. Activités excessivement énergiques, résoudre un problème sans réfléchir
Certains enfants : capacité à se concentrer ou faire attention à désorganisées, sans but précis. au préalable.
quelque chose, capable rester assis pendant des heures à jouer • S’engage dans activités dangereuses
ou dessiner →Difficulté à réguler leurs actes en ou dérange les autres.
→Attention peut être soutenue quand ils sont intéressés ou fonction désir d’autrui ou exigences • Incapable de se retenir, de contrôler
motivés. de la situation. ses agissements et de différer la
→Inattention dans situations de routine répétitives et • Excès d’activités motrices + gratification.
ennuyeuses. infatigabilités plus fréquents
Hypothèses : dans situations sédentaires ou →Mène entourage à le trouver peu
• Douglas (1983) : trouble en lien avec l’attention sélective très structurées (ex : école) que soigneux, paresseux et mal élevé.
(=capacité à se focaliser sur des stimulus environnementaux dans situations moins
pertinents et ignorer les non-pertinents) → non confirmée contraignantes.
• DA/H dû à difficulté à maintenir son attention, entraîne
baisse de performance quand durée tâche augmente
→non confirmée
Conceptualisations du déficit de l’attention/hyperactivité Troubles associés

• Varie en fonction sexe et âge : + souvent filles, enfants plus âgés et Nombreuses difficultés annexes :
ont essentiellement des difficultés scolaires. - Manque de coordination motrice
→Enfants qui présentent combinaisons de différents facteurs = + - Troubles du langage
souvent garçons avec difficultés plus généralisées (pas uniquement - Conduite perturbatrice et désordonnée
école) - Faible jugement
- Problèmes sociaux
• Déficits de l’attention des enfants DA/H considéré comme déficits au - Dépression
niveau des traitements cognitifs supérieurs, plutôt qu’au niveau de - Anxiété
l’attention élémentaire. - Faible estime de soi
➔ Enfants planifient moins et font moins de comparaisons et + gênant = ceux qui concernent échec scolaire et conduites sociales.
d’analyses des stimulus + problème de régulation et focalisation
de l’attention. Troubles associés dans domaines de l’école et apprentissage :
→Troubles d’apprentissage : 9% à 11% des cas = co-occurrence de ces
• DA/H considéré comme déficit au niveau de la motivation et de la deux troubles.
régulation des comportements. Symptomatologie plus importante et évolution à long terme
➔ Particulièrement l’absence de motivation à retarder la gratification. inquiétante.
Ils ne supportent pas l’attente et adoptent un style impulsif. DA/H entrave apprentissage ? ou troubles de l’apprentissage qui
➔ Au cours dvlpt, comportements peu à peu conditionnés par des entraînent inattention et style impulsif ?
normes sociales. Chez enfants DA/H contrôle des comportements →Possibilité que facteurs biologiques et/ou environnementaux
serait défaillant et les empêche d’inhiber certains comportements entrainent en même temps DA/H et troubles d’apprentissage
(Barkley, 1990). →Possibilité aussi lien être les deux troubles = réciproque (se
➔ Manque de contrôle peut être dû au fait que ces enfants = peu renforcent l’un l’autre)
sensibles aux conséquences de leurs actes. Besoin de
Troubles associés au niveau des conduites sociales :
renforcements très importants pour arriver à modifier leur
→Mauvaise conduite et problème sociaux constituent motif de
comportement.
consultation.
➔ Hypothèse de seuils de renforcement ou d’excitation
Fréquent que ces enfants dérangent leur entourage, difficiles,
anormalement élevés au niveau du cerveau qui expliquerait
perturbateurs, peu complaisants, désagréables.
pourquoi ces enfants ne peuvent pas focaliser leur attention,
Caractère inapproprié de leurs actes semblent involontaire, réactions
persévérer dans une tâche ou se plier aux exigences d’autrui, en
négatives des autres peuvent les surprendre. Ils peuvent être bavard,
particulier quand conséquences ne sont pas très saillantes.
sociables mais puisque leur style déplait, contacts avec autrui =
Des seuils élevés d’excitation peuvent amener l’enfant à rechercher
expériences interpersonnelles négatives.
des stimulations au moyen d’activité importante et en
→Enfants sont bruyants, rapides et énergique, vigueur non adaptée aux
conséquence devenir inattentif.
situations sociales.
➔ Accent sur l’existence de déficits biologiques de la motivation
Nombreux d’entre eux = agressifs (physique + verbal) → souvent pas
que sur l’existence d’autres déficits cognitifs (ex : attention).
apprécié et exclus par les autres.
(Barkey, 1990)
Comportements d’oppositions = 65% d’entre eux
Troubles des conduites (20% à 30% d’entre eux) particulièrement à adolescence.

DA/H davantage lié à perturbation cognitive et à des anomalies neuro-développementales que trouble des conduites qui est associé à des facteurs
familiaux défavorables et conduites sociales difficiles.

➔ Distinction entre cas de DA/H avec et sans comportement d’opposition du trouble des conduites car importantes différences entre sous-groupes
existent.

Cas de DA/H accompagné de comportements perturbateurs = apparition plus fréquente quand les parents ont eux-mêmes des comportements
antisociaux, conflits conjugaux ou un niveau de stress important.
+ communication défaillante et conflits entre parents et enfants.
Enfants avec ces deux troubles = plus atteint car tendent à être hyperactifs dans toutes situations et difficultés plus souvent durables.

ETIOLOGIE
Facteurs psychologiques :
DA/H associé à des facteurs comme relations familiales difficiles.
Facteurs génétiques : Symptomatologie plus marquée dans classes sociales défavorisées
Frères/sœurs d’enfants avec le DA/H = + de chances d’avoir eux- soumises à beaucoup de stress.
mêmes ce trouble même si élevés dans environnement séparé. Facteurs intervenant dans persistance des troubles :
Grande proportion de parents d’enfant avec DA/H ont aussi eu ce - Eclatement familial
trouble. - Difficultés relationnelles entre mère/enfant.
Garçons + touchés (4 à 9 fois plus) que les filles. Certains enfants naissent avec constitution à risque (tempérament difficile)
→Ne démontre pas avec certitude que l’étiologie est génétique. et leur évolution dépend de la gravité de leur prédisposition + facteurs
environnementaux (capacités d’adaptation, ressources psychiques, stabilité
du milieu familial).
Facteurs obstétricaux :
Nombreux cas : grossesse anormale ou accouchement difficile Certains de ces enfants auraient des tendances masochistes
nécessitant réanimation de l’enfant. = par leurs conduites provocatrices et dangereuses, ils se mettent dans
→Certains enfants avec DA/H n’ont pas ces antécédents, de même que situations périlleuses ou de réprimande.
tous les enfants issus de grossesses ou d’accouchements difficiles ne Il se situerait dans le registre de l’autopunition + ressent un grand
présentent pas de DA/H. sentiment de culpabilité.

Facteurs neurologiques : Psychanalystes pensent que l’hyperactivité = moyen de défense maniaque


Hypothèses de lésions cérébrales précoces chez enfants DA/H contre des sentiments dépressifs. Peut aussi constituer une défense contre
avancés mais ne s’observe que chez moins de 5% des enfants atteints. angoisse de persécution résultat de mécanismes projectifs.
→La plupart des enfants lésés cérébraux ne développent pas de DA/H.
L'approche médicale :
Prescription de stimulants du SNC aux enfants
La modification du comportement: atteints de DA/H. Effet excitants sur adultes
mais calmant sur enfants atteints de DA/H .
principe = quel que soit l'étiologie, la modif es
-->Effets des stimulants pour augmenter leur
comportements peut entrainer amélioration
attention et réduire leurs activités motrices.
manifestations primaires/secondaires.
Médicaments qui entraînent une diminutation
Programe conçu pour les parents d'enfants des symptomes dans 70% à80% des cas.
atteints de DA/H.
Placebo permet aussi amélioration partielle et
-->Traveiller sur la non-complaisance et temporaire des troubles (10% à 40% des cas)
comportements pertubateurs des enfants.
Informer et discuter avec les parents des
réactions des enfants (insister sur les besoins La psychothérapie:
de renforcements)
Occasion d'apporter un soutien aux
Parents encouragés à afaire attention aux parents.
comportements désirables et ignorer les
Un travail peut être fait avec l'enfant
indésirables.
concernant la faible estime de lui-même
Entrainement des parents à donner des formée suite aux difficultés
ordres à leur enfant pour qu'il soit plus TRAITEMENT relationnelles et scolaires rencontrées.
complaisant.
Système de jetons (pousse enfant à faire
certaines tâches)

La psychomotricité:
La prise en charge pédagogique:
approche orientée vers le corps
Enfants DA/H ont besoin de
but: enfant apprenne à contrôler son programmes adaptés à leurs difficultés
hyperkinésie et avoir une meilleure d'attention et de concentration.
coordination motrice.
--> Apporter aide individuelle ou
Recours à la relaxation et rééducation intégration dans classes spécialisés pour
psychomotrice qui consiste à corriger les enfants rencontrant les mêmes troubles.
gestes inadéquats.
ENURESIE
= mictions répétées dans les vêtements ou dans le lit, à un âge où la propreté devrait être acquise, ne s’expliquant pas par les effets physiologiques
directs d’une substance, ni par affection médicale générale.

Gesell (1953) identifie différentes phases dans l’acquisition de la propreté :


- 2 ans : propreté diurne généralement acquise
- 3 ans : si l’on réveille l’enfant une fois, durant la nuit, il parvient à ne plus salir son lit.
- 3 ans et demi : Enfant est propre mais jusqu’à 5/6 ans, il lui arrive parfois de se salir.
En moyenne : filles propres avant garçons.
Propreté acquis quand elle a duré ¾ mois.

Enurésie diurne plus fréquente chez filles.


Rare après l’âge de 9 ans.

Enurésie diurne → l’enfants a au moins 3 ans.


Enurésie nocturne → Enfant atteint 4 ans.
DSM-V = 5 ans pour établir diagnostic d’énurésie (diurne et nocturne).

ENURESIE PRIMAIRE ENURESIE SECONDAIRE


• + courante • Concerne enfants qui ont acquis la propreté mais qui
• Concerne enfants qui n’ont jamais acquis la propreté présentent par la suite des problèmes d’incontinence
• 80% des cas d’énurésie

Problème d’énurésie quand : Troubles associés :


- Fréquent et régulier (au moins 2/semaine) 5% à 15% des enfants énurétiques → problèmes
- S’étend sur une période d’au moins 3 mois ou quand il y a d’encoprésie (= forme d’incontinence fécale
altération du fonctionnement social ou scolaire volontaire ou non dans des situations/endroits
inappropriés).
• Somnambulisme
Prévalence :
• Terreurs nocturnes
5 ans : 7% des garçons et 3% des filles
10 ans : 3% des garçons et 2% des filles • Instabilité motrice.
18 : 1% des garçons et un peu moins de filles sont atteints.
Aspects familiaux :
75% enfants énurétiques ont un parent de premier degré (père ou frère) qui présente ou a présenté ce problème.
Co-occurrence de ce trouble + fréquente chez jumeaux monozygotes (68%) que chez jumeaux dizygotes (42%).
→Données suggèrent l’existence d’un facteur génétique dans l’énurésie, mais ne pas exclure influence de facteurs psychologiques et éducatifs, aussi
présents dans la famille.

Etiologie : Aspects psychopathologiques :


- Hypothèse d’une transmission héréditaire (Bakwin,1973) Entraine sentiment de honte face aux autres → Mauvaise image
- Hypothèse d’une immaturité neurophysiologique (Yeates, 1973) et faible estime de soi.
- Capacité vésicale réduite (possible cause chez petit nombre d’enfants Par peur de sentir l’urine, enfant peut éviter contacts avec ses
énurétiques) camarades →isolement.
→Aucune différence significative retrouvée parmi l’ensemble des enfants
atteints. Réactions différentes des parents :
- Hypothèse que l’énurésie serait due à un sommeil plus profond que celui - Réaction par la colère, l’irritation et/ou honte, adoption
habituellement rencontrés chez l'ensemble des enfants (résultats des d’attitudes coercitives ou méprisantes (moqueries,
différentes études se contredisent) humiliation).
- Réactions plus complaisantes, acceptation de la présence
des symptômes, apportent les soins et la proximité
Explications psychologiques :
physique consécutifs au nettoyage de l’enfant.
Stress →enfants – disposés à apprendre la propreté et parents – disposés à
l’enseigner.
Enfant peut tirer des bénéfices de son symptômes → contribue
Enurésie se déclare parfois suite à des changements significatifs dans la vie de
à la persistance.
l’enfant (décès, séparation, conflits familiaux, hospitalisation, naissance d’un
→Soupçonner complaisance de l’enfant vis-à-vis de son
cadet, entrée à l’école, changement d’école, déménagement, travail de la mère…)
symptôme lorsqu’il est peu gêné par les conséquences fâcheuses
→Pour cette raison, important d’établir si énurésie primaire ou secondaire pour
de son énurésie.
investiguer existence d’événements déclenchants dans cas énurésie secondaire.
Bénéfices primaires :
- Plaisirs d’ordres masturbatoires
Attitude des parents :
- Les sensations régressives →avoir du plaisir à sentir
- Manque quasi-total d’éducation sphinctérienne : parents qui ont été
l’urine chaude contre sa peau et se laisser aller à une
énurétiques ont attitude laxiste dans apprentissage de la propreté,
attitude passive.
attendent plus longtemps pour apprendre à leur enfant voire le laisse
Bénéfices secondaires :
devenir propre seul.
- Réaménagements au sein de la famille et extérieur.
- Préoccupation excessive pour la propreté : parents ont des attentes
- Contact étroit avec un des parents (volonté de rester petit,
inappropriés pour l’âge de l’enfant, attendent des progrès trop rapides pour
avantages au niveau de la relation œdipienne)
son niveau de maturation physique/cognitif.
- Adolescence : énurésie = moyen de ne pas accéder à
Enurésie parfois accompagnée d’un trouble des conduites.
sexualité adulte.
→Certains pensent que symptôme relève d’un faible contrôle des pulsions.
- Satisfaction tendances masochistes (son comportement
→Enurésie peut constituer acte à caractère vindicatif et hostile.
fait l’objet de réprimandes voire d’humiliations)
Traitement :
- Eviter prise de liquides le soir, miction avant de se coucher pour limiter risques d’énurésie nocturne.
- Réveiller enfant une heure et demie après endormissement pendant près d’un mois. (Intervention des parents peut encourager attitude
passive de l’enfant face à son problème + il peut retirer plaisir à recevoir l’attention de ses parents).
- A partir de 7/8 ans : munir enfant d’une alarme sonore qui se déclenche dès l’émission des premières gouttes d’urine.
→Système efficace si enfant part aux toilettes suite à l’alarme.
- Entrainement vésical au cours de la journée contre l’énurésie nocturne. (Se retenir le plus longtemps possible tout en buvant au moins 1/jour)
- Inviter l’enfant à uriner à des intervalles réguliers pour éviter l’énurésie diurne.
- Travail psychologique pour corriger certaines attitudes éducatives inadaptées. Tenter de rassurer l’enfant, diminuer sentiment de culpabilité.
→Nécessite participation active de l’enfant, convient d’examiner si conflit latent est à l’origine du trouble et si symptôme = manière de
manifester l’existence d’un problème.
- Traitement médicamenteux : agit sur les muscles de la vessie.

Pronostic :
➔ Dépend en partie de la capacité famille à changer les transactions qu’elle a avec l’enfant autour de ce symptôme.
ENCOPRESIE
= défécation répétée (volontaire ou non) dans endroits inappropriés (vêtements Prévalence :
ou endroits habités). 1% chez enfants de 5 ans.
Garçons plus souvent concernés que les filles.
3 ans : acquisition contrôle des intestins, avant acquisition contrôle vésical.
Diagnostic d’encoprésie envisagée au-delà de 3 ans quand il y a défécation dans Etiologie :
endroits inappropriés à raison d’au moins une fois par mois (pour raisons autres - Facteurs relationnels (comme dans énurésie) :
que troubles organiques). • Attitude parentale stricte et rigide ou grande
négligence vis-à-vis de l’apprentissage de la
• Encoprésie primaire/Encoprésie secondaire (considéré qu’après au moins 1 propreté.
an d’incontinence fécale). - Changements de vie (comme énurésie) qui
représente source de stress.
Deux types d’encoprésie : - Encoprésie = moyen pour l’enfant de réagir à
- L’encoprésie rétentive : enfant constipé pendant un certain temps, puis ne une instabilité familiale ou se défendre comme
parvient plus à se retenir → donne lieu à des débordements. attitude primitive des parents ou encore contre
- L’encoprésie non-rétentive : l’enfant ne se retient pas du tout et défèque rejet venant des camarades d’écoles.
dès qu’il ressent l’envie.

Facteurs affectifs : Evolution :


Sentiment de honte mais peut aussi représenter manière de s’en prendre à son →Disparaît d’elle-même au bout de quelques
entourage et provoquer chez lui une réaction. semaines ou quelques mois.

Ces enfants ont souvent tendance à la résistance passive →adoption en même Si persistance : souvent due à présence d’un trouble
temps d’une attitude de soumission et d’opposition, à la fois passifs et agressifs. névrotique chez un des parents (+ souvent la mère) qui
renforce chez l’enfant le problème de la propreté.
Certains enfants = encoprésiques en raison d’une hyperactivité importante.
→Accaparés par leurs activités, ils ignorent leurs besoins physiologiques donc ne Adolescence : cas d’encoprésie persistante laisse
partent pas aux toilettes. souvent place à traits caractériels ou obsessionnels
compulsifs.
→L’enfant peut aussi retirer bénéfices primaires et secondaires comme dans
énurésie.
1) L’ANXIETE DE SEPARATION :
= Difficultés voire incapacité de se séparer de certains proches (généralement mère). LES TROUBLES ANXIEUX
Enfant anticipe une séparation peut se mettre en colère, crier, pleurer.
Cas extrême : menace de suicide, commettre des actes suicidaires.
¾ enfants ayant anxiété de séparation ont de la peine ou refusent d’aller à l’école.
→Plaintes somatiques diffuses et variées pour éviter d’aller à l’école ou autre situation de séparation anticipée.
Enfant suit la personne en question partout.

Chez plus jeunes :


- Cauchemars avec thèmes de séparation fréquents
- Peuvent avoir des préoccupations relatives à l’enfant lui-même (peut d’être kidnappé, avoir un accident, être tué).
- Craintes se rapportant à l’enfant lui-même ou souvent à son parent.
- Refusent d’être laissés seuls à la maison.
Avant puberté : lors de séparation, manifestation de :
• Tristesse, apathie et difficulté de concentration.
1/3 de ces enfants ont une dépression majeure (précèdent presque toujours le trouble d’anxiété de séparation de quelques mois).
➔ Risque de suicide faible, même si enfant fait des menaces de passer à l’acte pour éviter des situations de séparation.
En règle générale :
Enfant sans problèmes interpersonnels car bien appréciés par leurs pairs et socialement habiles.
Survient généralement après :
- Evénement stressant ou nouveau (déménagement, changement d’école, décès…)
- Après des vacances prolongées
- Suite d’une longue maladie (enfant continue les plaintes somatiques pour rester à la maison)
- A l’occasion de transitions développementales (entrée à l’école, passage du collège au lycée) Pas rare qu’un enfant ayant ce trouble a 10/12 ans
ait connu des difficultés pour enter au jardin d’enfants.
Sans traitement, méconnaissance de l’évolution du trouble.

Diagnostic différentiel :
Distinction entre anxiété de séparation et phobie scolaire.
• Enfant phobique = craintif et évite que l’école, peur de certains aspects de l’environnement social (peur d’être ridiculisé par les autres
enfants, critiqué par enseignants).
• Enfant ayant anxiété de séparation = évite toute une série de situations dans lesquelles une séparation est susceptible d’arriver.

Prévalence :
Anxiété de séparation : plus souvent chez les filles, enfant prépubères ou de milieux défavorisés.

Phobie scolaire : plus souvent chez garçons, survient après puberté, chez enfants de milieux aisés.
2) ANXIETE GENERALISEE 3) LE TROUBLE D’EVITEMENT
= Peurs irréalistes concernant l’avenir. = peur d’être en compagnie de personnes non familières
Particulièrement à adolescence → préoccupation au sujet de (enfants/adultes).
comportements passés peuvent se présenter. →Trouble souvent visible pendant entretien à travers comportement
verbal et non-verbal de l’enfant et facilement repérable par enseignant.
- Inquiétude excessive de leurs compétences
- Perfectionniste - Enfants affectueux et proches de leur famille.
- Voulant réussir dans tous les domaines (travail, relations - Se distingue des enfants qui mettent un certain temps à entrer en
sociales, sport…) contact avec les autres car ils n’établissent jamais un lien.
- Exprime fréquemment des plaintes somatiques (mal de tête, de - Enfants ayant peu ou pas d’amis car capacités à interagir avec de
ventre, de dos) surtout dans moments de grande tension. nouvelles connaissances sont limitées.
- Enfant très inhibé (peur de s’exprimer devant plusieurs - Manque de confiance en eux
personnes) - Adolescence : activités habituelles avec les adolescents de l’autre
- Embarrassés quand les autres parlent d’eux, même en termes sexe sont évitées.
positifs
- Grand besoin de réassurance auprès de leurs proches Dans pratiquement tous les cas, trouble anxieux supplémentaire,
- Anxiété se traduit par des manies (ronger les ongles, balancer les généralement anxiété généralisée.
pieds) →Comportements d’évitements peuvent s’accentuer quand enfant subit
- Problèmes de ces enfants passent souvent inaperçus car ils stress ou traverse des stades significatifs de son développement.
semblent silencieux et bien élevés. →Trouble qui augmente le risque de développer phobie scolaire ou
trouble de la personnalité à l’âge adulte (personnalité évitante).
Phobie scolaire peut découper d’une anxiété généralisée car ces enfants →Absences à l’école et difficultés scolaires pas rares.
tentent d’éviter d’être confrontés à des situations anxiogènes
susceptibles d’arriver à l’école.
- Evite de s’engager dans des activités avec enfants de leurs âges Prévalence :
quand problème de performance en jeu (sport, musique…) Anxiété de séparation : 4% des enfants et jeunes adolescents.
- Ils doutent d’eux même de façon obsédante →alimente leurs ➔ S’accompagne souvent d’une anxiété généralisée (environ moitié
inquiétudes concernant le passé et le futur. des enfants ont deux troubles)
1/3 d’entre eux ont en même temps une dépression majeure.
Trouble d’évitement : plus rare, majoritairement les filles (entre 70% et
Anxiété généralisée semble être un trouble chronique qui persiste à 95% des cas).
l’âge adulte.
Etiologie :
Anxiété de séparation :
→Apparaît généralement quand la mère et l’enfant sont impliqués dans relation de dépendance, caractérisé principalement par besoin
intense d’être physiquement proche l’un de l’autre.
→Ces enfants se surestiment et tentent de maintenir une image irréaliste d’eux-mêmes = favorise les contacts rapprochés avec la mère qui
renforcent généralement cette image positive.

83% des mères d’enfant qui ont une anxiété de séparation ont eu un trouble anxieux tout au long de leur vie.

Approche comportemental
= exposer progressivement l'enfant aux situations qu'il
redoute. Peut se faire seul ou avec assistance du
thérapeute, des parents ou enseignants.

Traitement

Psychothérapie traditionnelle Traitement médicamenteux


= jeu ou la parole peuvent être des moyens pour enfant = médicament + association avec exercices de relaxation et
de décharger son anxiété grâce à élaboration psychique. psychothérapie comportementale.
Source de l'anxiété peut être précisée et davantage Pour enfants évitants : ajout thérapie cognitive visant à acquérir
matrisée. habiletés sociales
- Plainte dépressive rare chez enfant et encore plus chez adolescent (remplacée par hostilité vis-
LA DEPRESSION à-vis des adultes).
- Ralentissement moteur peut prendre la forme d’une sagesse excessive, indifférence ou apathie.
Sémiologie :
- Conduites bruyantes entrecoupent ces moments d’inertie se traduisant par :
Evolue avec l’âge mais aussi ancienneté de
• Passage à l’acte
la dépression
• Conduites antisociales
• Chez jeune enfant, on remarque :
• Consommation d’alcool/drogues.
- Retard des acquisitions sociales
→Conduites bruyantes qui cachent la dépression sous-jacente, qui en est l’origine.
et scolaires (retard de langage,
- Vécu de culpabilité chez les enfants et adolescents : pensent que ce qui leur arrive est de
d’écriture, refus d’apprendre)
leur faute = mérité.
• Dans la moyenne enfance :
- Conduites d’opposition
Avec âge, enfant a de plus en plus tendance à lutter contre ses affects dépressifs.
- Premiers troubles du
→Donne lieu à conduites opposées au repli dépressifs (agitation, instabilité ou « auto-traitement » =
comportement
auto-médication, toxicomanie).
• Chez adolescent :
- Manifestations antisociales
- Passages à l’acte
ETIOLOGIE
Point de vue psychanalytique :
Psychanalystes considèrent perte d’objet d’amour entraine sentiment d’agressivité, qui dans dépression, est retourné contre soi. →Donne lieu à
souffrance psychique, dévalorisation, sentiment de culpabilité (en particulier 7/8ans)

Certains pensent que fin période de latence et durant adolescence, l’Idéal du Moi se dégage du Surmoi →jugement surmoïque qui entraine
constatation d’un écart entre l’Idéal du Moi et le Moi.
→Apparition sentiment de culpabilité, dévalorisation (confirmé par clinique, vécu de culpabilité et dévalorisation à partir de 8/10 ans)
Pour cette raison, psychanalystes pensent qu’il n’existe pas de dépression chez le jeune-enfant.

D’autres n’excluent pas cette possibilité


→Parlent d’un Surmoi archaïque, issu de l’image précoce de la mauvaise mère
→Notion de dépression pré-névrotique ou pré-psychotique.
Enfant projette vers l’extérieur ses pulsions agressives et craint les mesures de rétorsion.

« Position dépressive » (Mélanie Klein)


= enfant se rend compte de l’unicité de l’objet, réalise les attaques agressives qu’il adressait au mauvais objet sont aussi orientées vers le bon objet.
→Provoque sentiment de culpabilité puis désir de réparation.
Si enfant fixé dans cette position = dépressif par la crainte de perdre son bon objet à cause de ses tendances agressives.
Quand pulsions agressives trop intenses, mauvais objet prend place prépondérante et bon objet = défaillant.
➔ Menace de perdre le bon objet car uni au mauvais objet, mais trop faible par rapport à ce dernier.
Enfant maintient clivage entre bon/mauvais et reste ainsi fixé à la position schizo-paranoïde.
Point de vue cognitivo-comportemental Impact de la dépression maternelle Les évènements de vie

Fester et Lewinson (1974) = Personnes dépressives ne Risques accrus pour enfant de développer Décès d’un parent prédispose à des
suscitent pas de réactions positives de la part d’autrui. dépression si la mère a elle-même troubles mentaux.
→Entraîne déficit dans fonctionnement social. traverser une dépression. Marcelli (1990) = perte d’un parent
= Dépression lié à un comportement social négatif Perturbations que cela entraîne dans de même sexe à l’adolescence
comme agression, retrait ou recherche de support négatif. relations mère-enfant peut aussi se représente facteur de risque de
retrouver lorsque parents souffrent de dépression, surtout quand parent
Seligman et Peterson (1986) = « impuissance apprise » psychopathologies diverses. s’est suicidé.
(learned helplessness)
→Personnes dépressives apprennent à se percevoir Enfant avec 1 parent dépressif : présente Jeune enfant (18-36 mois) perd un
comme ayant peu de contrôle sur leur environnement. un plus grand risque troubles de frère ou une sœur cadette
Séparation = cas particulier d’impuissance apprise : conduites, déficit de ➔ « Traumatisme psychique »
tentatives de retrouver les parents vaines, enfant pense l’attention/hyperactivité, troubles anxieux pour l’enfant car la réalité
qu’il n’a pas assez d’influence sur ce qui peut lui arriver. et/ou difficultés scolaires. vient confirmer les fantasmes
- Personne dépressive se croit responsable des →Risque ne concerne pas uniquement la agressifs ressentis à l’égard
évènements négatifs (attributions internes) dépression chez parents. du cadet de son vivant.
- Perçoit les causes de ses problèmes comme stables ➔ Se sent responsable de la
et applicables à toutes les situations (attributions Fonctionnement de l’enfant dépend mort, enfant ressent de la
globales) principalement de la cohésion et du culpabilité.
- Attributions externes instables et spécifiques pour soutien familial, et le stress. Décès d’un grand parent peut
expliquer les évènements positifs. entraîner état dépressif surtout chez
Beck (1967,1976) = dépression résulte d’une vision Parents dépressifs proposent généralement grand enfant (7-8 ans), surtout
négative de soi, du monde et du futur. environnement plus désorganisé. quand grand parent invalide qui a
Personne dépressive = tendance à prendre évènements Pauvreté des interactions et carence nécessité attention des parents
négatifs comme occasions pour s’auto-accuser et se affective = facteurs de vulnérabilité à la →Enfant peut avoir eu des fantasmes
dévaloriser. dépression pour enfant. agressifs à son égard, à sa mort enfant
ressent importante culpabilité.
Evolution :
Dépression grave à un jeune âge →risque d’évolution vers organisation d’un caractère psychopathique.

Si dépression associée à un trouble des conduites → risque plus grand d’avoir des conduites antisociales et délinquantes.
Si pas de troubles des conduites → risque d’évolution dépressive.

40% des enfants dépressifs ont des problèmes de dépression à l’âge adulte. Continuité plus importante lorsque l’épisode dépressif survient
après la puberté.

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