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Tome6 Probabilités E 20200830

Transféré par

Berchem Zoé
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© © All Rights Reserved
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Tome6 Probabilités E 20200830

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MATHÉMATIQUES

3e BCD
TOME 6: PROBABILITÉS

Jean-Claude BREMER
Bernard FELTEN
Thierry HILD
Jean-Paul MERTZ

en collaboration avec la
Commission nationale de l’Enseignement
secondaire classique – Mathématiques
MATHÉMATIQUES 3E BCD

Élaboré conformément au programme luxembourgeois par un groupe de travail du SCRIPT / MENJE,


composé de :

Jean-Claude BREMER, Bernard FELTEN, Thierry HILD, Jean-Paul MERTZ

© Le présent ouvrage et son contenu sont la propriété intellectuelle du Ministère de l’Éducation nationale,
de l’Enfance et de la Jeunesse du Grand-Duché de Luxembourg. L’ouvrage est publié en tant que Ressource
Éducative Libre (REL) et peut dès lors être gratuitement utilisé, adapté et distribué, dans un but non
lucratif et sous condition que la source soit indiquée. Cette simple licence ne constitue en aucun cas une
renonciation quelconque du Ministère à ses droits d’auteur sur l’ouvrage.

Rédaction : Jean-Claude BREMER, Bernard FELTEN, Thierry HILD, Jean-Paul MERTZ, Ben GILLEN
Mise en page : Thierry HILD, Jean-Paul MERTZ
Illustrations : Thierry HILD, Ben GILLEN
Couverture : Hannah STELMES (élève de 1CE au LGE en 2019-20)
Images : [Link] (Illizium, Crazy nook, Martin Red, Francesco Abrignani, dipego, Kolonko)

Éditeur : SCRIPT, Service de Coordination de la Recherche et de l’Innovation pédagogiques et


technologiques

Imprimé au Grand-Duché de Luxembourg

Imprimerie

ISBN : 978-99959-1-192-8
N° interne :
ESC /
Chers élèves,
Chers enseignants

Vous tenez en mains un tome du manuel de mathématiques pour les classes de 3e B, C et


D de l’enseignement secondaire classique luxembourgeois. Le manuel est subdivisé en six
tomes, chacun ayant la même structure interne : les activités, puis le cours et enfin les
exercices.

Dans la partie cours, ce symbole indique qu’une activité en guise


d’introduction est disponible pour la notion respective. Les activités sont
choisies de manière à permettre à l’élève de découvrir en autonomie ou en
petits groupes de nouvelles notions ou propriétés.

Les exercices ont été choisis de manière à ce que l’élève ait l’occasion de bien s’entraîner
sur une nouvelle notion tout en se basant sur les exemples-types de la partie cours. Leur
grand nombre laisse à l’enseignant la possibilité de garder des exercices pour des devoirs
à domicile. De nombreux exercices permettent d’appliquer les notions abstraites à des
situations de la vie courante et de mettre ainsi l’élève dans une situation de « problem-
solving ».

Chaque exercice est muni d’un code-couleur (par ordre croissant de


difficulté : vert, bleu, rouge) ainsi que d’une, deux ou trois araignées
indiquant son niveau de difficulté.

Les exercices précédés de ce symbole peuvent être résolus entièrement à


l’aide de la calculatrice, qui pourra servir notamment pour résoudre une
équation, une inéquation ou un système d’équations. Pour ces exercices, la
détermination d’une stratégie de résolution est plus importante que les
techniques de résolution.

Les codes QR qu’on peut trouver pour certaines activités du cours mènent
vers les applications GeoGebra respectives qui permettent de lancer des
simulations.

Sur le site [Link] le lecteur peut trouver les applications GeoGebra, les
réponses et les solutions aux exercices, des documents en complément aux différents
chapitres du programme ainsi que les versions pdf des manuels incluant les liens menant
directement vers ces documents.
Remerciements
Les auteurs de ce manuel remercient en première ligne leurs familles pour leur patience durant les longs
mois consacrés à la rédaction, à la mise en page et aux relectures. Leurs remerciements vont également à la
cinquantaine de professeurs de mathématiques de tous les lycées du pays pour leurs contributions
constructives après avoir testé avec leurs élèves les différents chapitres du nouveau cours. Merci aussi aux
collaborateurs du SCRIPT pour leur disponibilité. Un très grand merci à Sabine pour son efficacité dans la
relecture. Sans l’aide de toutes ces personnes, ce manuel n’existerait pas.

Mise en garde

Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé ou avec une circonstance existante ou
ayant existé serait le fruit d’un pur hasard et sans aucune volonté des auteurs.
« L’essence des mathématiques, c’est la liberté »

Georg Cantor
né le 3 mars 1845 à Saint-Pétersbourg et décédé le 6 janvier 1918 à Halle,
connu pour être le créateur de la théorie des ensembles
Probabilités – Table des matières 7

Probabilité s
Activités 8
1 Roue de la fortune 9
2 Lancer d’un dé en forme de pavé droit 11
3 Deux simulateurs de lancers d’un dé 12
4 Tirage d’une carte 13
5 Hunger Games 15
6 Choix d’un chapeau et d’une cravate 17
7 Votre cerveau vous trompe 19

Cours 20
1 Vocabulaire 21
1.1 Expérience aléatoire, univers, événement 21
2 Calcul de probabilités 26
2.1 Approche expérimentale – Loi des grands nombres 26
2.2 Approche théorique – Formule de Laplace 28
3 Expériences aléatoires à plusieurs étapes 32
3.1 Représentation 32
3.2 Règles des chemins 34

Exercices 38
8 Probabilités – Activités

Activités
Probabilités – Activités 9

1 Roue de la fortune
Une roue équilibrée de loterie est partagée en 7 secteurs de même taille sur lesquels sont
inscrits les lettres du mot « LOTERIE ». On la fait tourner, elle s’immobilise et on observe
la lettre obtenue. Comme le résultat dépend du hasard, le tournage de la roue est un
exemple d’une expérience aléatoire.

a. Quels sont les résultats possibles de cette expérience aléatoire ?


_________________________________________________________________________________________________
Chacun de ces résultats est appelé issue de l’expérience aléatoire.

b. L’univers, noté Ω, est l’ensemble de toutes les issues possibles de cette expérience.
Compléter :

Ω= { ______________________________________________ } et # Ω =______ ,
où #Ω est le nombre d’éléments de Ω (ce nombre s’appelle le cardinal de Ω).

c. Dans une expérience aléatoire, tout sous-ensemble (partie) de l’univers Ω est appelé
événement de Ω.
1. On considère l’événement A décrit par « obtenir une consonne ». Compléter :

A : « obtenir une consonne » = { __________________________________ }


Compléter de même pour l’événement B :

B : « obtenir une lettre avec un centre de symétrie » = { _________________________________ }


2. L’événement qui ne comprend aucun élément de Ω est appelé événement
impossible. Donner deux descriptions différentes de l’événement impossible.

« _________________________________________________________________________
»={ }= ∅ ;

« _________________________________________________________________________
»={ }= ∅
10 Probabilités – Activités

3. Tout événement qui comprend un seul élément de Ω est appelé événement


élémentaire. Donner un exemple d’un événement élémentaire.

« _________________________________________________________________________
»= { ________________________________ }
4. L’événement qui comprend tous les éléments de Ω est appelé événement
certain. Donner deux descriptions différentes de l’événement certain.

« _________________________________________________________________________
»=Ω;

« _________________________________________________________________________
»=Ω

5. Deux événements qui n’ont en commun aucun élément de Ω sont appelés


événements incompatibles.
Donner deux exemples d’événements incompatibles.

« ________________________________________________________________________________________________________
»

et « ________________________________________________________________________________________________________
»;

« ________________________________________________________________________________________________________
»

et « ________________________________________________________________________________________________________
»;

6. Soit E un événement quelconque de Ω. L’ensemble des éléments de Ω qui


n’appartiennent pas à E est appelé événement contraire de E et est noté E .
Compléter :
L’événement contraire de A : « obtenir une consonne » est décrit par

A : « obtenir une ____________________________________________________________________ »


De même, l’événement contraire de B : « obtenir une lettre avec un centre de
symétrie » est décrit par

B :« ________________________________________________________________________________________________________
»
Probabilités – Activités 11

2 Lancer d’un dé en forme de pavé droit


Travail en binôme (par groupes de deux)

Lancer 60 fois un dé non cubique, en forme de pavé droit 1, et noter les


résultats.
Compléter ensuite le tableau suivant :

nombre
1 2 3 4 5 6
obtenu

effectif effectif total: 60

Travail pour toute la classe

a. Compléter le tableau suivant, qui indique les résultats de tous les groupes :

nombre obtenu effectif fréquence

1 f1 ≈

2 f2 ≈

3 f3 ≈

4 f4 ≈

5 f5 ≈

6 f6 ≈

TOTAL :

b. Imaginer ce qui va se passer avec les fréquences lorsqu’on joue de plus en plus
souvent.
_________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________

1 De tels dés sont [Link]. disponibles dans des coffrets mathématiques du type « Mathekoffer ».
12 Probabilités – Activités

3 Deux simulateurs de lancers d’un dé


a. Ouvrir le fichier GeoGebra associé au code QR en marge. On simule dans ce fichier n
lancers d'un dé.
Pour ce faire, cliquer sur le bouton « Nouvelle simulation ».
On peut changer le nombre de lancers n à l’aide du curseur correspondant.
1. À l’aide du fichier GeoGebra, compléter le tableau suivant :
effectif du « 6 » fréquence du « 6 » (en
n (nombre
(nombre de « 6 » pourcents, arrondie au
d'essais)
obtenus) dixième)
100 f100 ≈
1 000 f1000 ≈
2 000 f2000 ≈
3 000 f3000 ≈
4 000 f4000 ≈
5 000 f5000 ≈
6 000 f6000 ≈
7 000 f7000 ≈
8 000 f8000 ≈
9 000 f9000 ≈
10 000 f10000 ≈

2. Que se passe-t-il avec les fréquences fn lorsque n devient de plus en plus grand ?
____________________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________________

b. Ouvrir le fichier GeoGebra associé au code QR en marge. On simule dans ce fichier n


lancers d'un dé, et on s’intéresse à la fréquence du « 6 ».
Pour ce faire, cliquer sur le bouton « Nouvelle simulation ».
On peut changer le nombre de lancers n à l’aide du curseur correspondant.
Décrire le comportement de la courbe en zig-zag, lorsque n devient de plus en plus
grand.
_________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________
Probabilités – Activités 13

4 Tirage d’une carte


On tire au hasard une carte d’un jeu de 52 cartes. L’univers est donc l’ensemble des 52
cartes, et on a #Ω = 52.

les couleurs : les figures :

trèfle, pique, valets,


cœur et dames et
carreau rois

Compléter le texte suivant.


a. Soit A : « tirer la dame de cœur », donc A = {dame de cœur}, avec # A = _____ .

On a : P ( A ) = ____________________ .

b. Soit B : « tirer un cœur », donc

B {=
____________________________________________________________________________________ }
, avec # B __________ .

On a : P ( B ) = ____________________ .

c. Soit C : « tirer une carte noire », donc

C= { ____________________________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________ }
, avec # C = __________ .

On a : P ( C ) = ____________________ .

d. On considère les événements B : « tirer un cœur » et C : « tirer une carte noire ».

On a : P ( B ) + P ( C ) =
____________________ .

On considère l’événement (B ∪ C) : « tirer un cœur ou une carte noire », donc

{
B ∪ C =______________________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________ } , avec #(B ∪ C ) =


__________ .

On a : P ( B ∪ C ) =
____________________ .

Que peut-on constater ? ________________________________________________________________


14 Probabilités – Activités

e. On considère les événements B : « tirer un cœur » et D : « tirer une dame », donc

D= { ____________________________________________________________________________________________________________________ } ,
avec P ( D ) = ____________________ .

On a : P ( B ) + P ( D ) =
____________________ .

On considère l’événement (B ∪ D) : « tirer un cœur ou une dame », donc

{
B ∪ D =______________________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________ } , avec #(B ∪ D) =


__________ .

On a : P ( B ∪ D ) =
____________________ .
Que peut-on constater ? ________________________________________________________________

f. Soient D l’événement « obtenir une dame » et D l’événement contraire de D, donc

D {=
___________________________________________________________________________ }
, avec # D __________ .

On a : P ( D ) = ____________________ et ( )
P D = ____________________ .

Que peut-on constater ? ________________________________________________________________

g. Soit E : « tirer un=


joker », donc E ________
= , avec # E __________ et P ( E ) = _____ .
Probabilités – Activités 15

5 Hunger Games
Dans le livre et le film « Hunger Games » 2, chacun des 12 districts de
l’état de Panem doit choisir un garçon et une fille pour participer à
des jeux cruels appelés « Hunger Games », qui se terminent en
principe par la survie d’un seul des 24 participants.
Chaque garçon et chaque fille entre 12 et 18 ans est éligible pour les
jeux. Pour chaque candidat, on prépare un certain nombre de fiches
avec son nom. Toutes ces fiches sont mélangées dans deux urnes : une pour les garçons et
une pour les filles. Un tirage au sort (Ziehung), comme dans une loterie, détermine alors
le garçon et la fille choisis pour les jeux.
Le nombre de fiches pour chaque candidat est déterminé par les deux règles ci-dessous.

• Le nombre de fiches dépend tout d’abord de l’âge.

âge 12 13 14 15 16 17 18
nombre de fiches 1 2 3 4 5 6 7

• Ensuite, le nombre de fiches dépend aussi de la nécessité (Bedürftigkeit) de la famille


du candidat. Le tableau suivant est pour une famille nécessiteuse (c.-à-d. qui obtient
une aide par l’État) :

âge 12 13 14 15 16 17 18
nombre de membres de
la famille (y compris soi- n n n n n n n
même)
nombre de fiches suppl. n 2n 3n 4n 5n 6n 7n
nombre total de fiches 1+n 2 + 2n 3 + 3n 4 + 4n 5 + 5n 6 + 6n 7 + 7n
Par exemple, si un candidat nécessiteux de 14 ans a une famille de n = 5 membres (y
compris lui-même), ceci donne au total 3 + 3 ⋅ 5 =18 fiches avec son nom dans l’urne.
Dans le cas d’un candidat non nécessiteux, le nombre de fiches dépend uniquement
de l’âge.
Dans cette activité, on imagine que la classe entière représente un des districts de Panem.

2Un film de science-fiction américain écrit et réalisé par Gary Ross, sorti en 2012. Il s’agit de l’adaptation
cinématographique du roman Hunger Games de Suzanne Collins, premier tome de sa trilogie, paru en 2008.
16 Probabilités – Activités

a. Sur la calculatrice, appuyer sur la touche Ran#, ce qui donne un nombre aléatoire
(Zufallszahl) entre 0 et 1. Si ce nombre est dans [0 ; 0,5[, écrire un 0 dans la case ci-
dessous ; sinon, écrire un 1.

b. Si on a écrit 0, on n’est pas nécessiteux ; sinon, on est nécessiteux. Déterminer le


nombre de fiches avec votre nom, à l’aide du 1. et des deux règles ci-dessus.

_________________________________________________________________________________________________

c. Écrire autant de fiches (toutes de format 3 cm × 1 cm) avec votre nom que calculé
dans 2. Déposer ces fiches dans l’urne appropriée (garçons ou filles) sans les plier !
d. Calculer la probabilité que vous serez choisi par tirage au sort pour les jeux (on
donnera la réponse comme un pourcentage à 0,1 près). La classe doit s’organiser elle-
même pour que chacun puisse effectuer ce calcul.

_________________________________________________________________________________________________
e. Pourquoi est-ce que ces fiches doivent toutes être du même format, pourquoi faut-il
veiller à ne pas les plier et pourquoi faut-il veiller à bien mélanger ?

_________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________
f. Le prof tire au sort le garçon et la fille choisis pour les jeux. Noter leurs noms. S’agit-
il de candidats à probabilité élevée ?

_________________________________________________________________________________________________
Probabilités – Activités 17

6 Choix d’un chapeau et d’une cravate


Un homme possède trois chapeaux (un rouge noté R, un bleu noté B et un vert noté V),
ainsi que deux cravates (une bleue notée b et une verte notée v). Un matin, cet homme
choisit au hasard un chapeau, puis une cravate.

R B V b v

Le choix d’une combinaison chapeau-cravate est une expérience aléatoire à deux étapes.
a. De combien de façons peut-il combiner ces deux accessoires ?
_________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________
Le tirage d'un chapeau et d’une cravate se faisant au hasard, il y a équiprobabilité lors de
chaque étape, et la formule de Laplace s'applique.

b. Compléter le schéma en arbre suivant par les probabilités manquantes.


18 Probabilités – Activités

c. Calculer la probabilité d’obtenir un chapeau bleu et une cravate bleue. Pour cela, on
imagine que l’on réalise l’expérience 1200 fois.
1. Combien d'expériences environ devraient suivre la branche vers le chapeau
bleu ? ________________________________
2. Parmi celles-ci, combien environ devraient suivre la branche vers une cravate
bleue ? ________________________________
3. Quelle est donc la fréquence de la combinaison « chapeau bleu – cravate bleue » ?

___________________________________________

4. Quelle est alors la probabilité de la combinaison « chapeau bleu – cravate


bleue » ?

___________________________________________

5. Comment peut-on retrouver cette probabilité directement à partir du schéma en


arbre ?
____________________________________________________________________________________________

6. Compléter : Si on parcourt un chemin de l'arbre, on doit ___________________________


les probabilités rencontrées le long de ce chemin.

d. On veut maintenant calculer la probabilité d’obtenir une combinaison avec


exactement une pièce bleue.
1. Quelles sont les combinaisons avec exactement une pièce bleue ?
____________________________________________________________________________________________
2. Sur le schéma en arbre, marquer les chemins qui mènent à ces combinaisons.
3. Calculer la probabilité de chacune des combinaisons trouvées dans a.
____________________________________________________________________________________________
4. Calculer la probabilité d'obtenir une combinaison avec exactement une pièce
bleue :
____________________________________________________________________________________________
5. Compléter : Si l'issue souhaitée d'une expérience peut se réaliser suivant
plusieurs chemins de l'arbre, on doit ___________________________ les probabilités de
ces chemins.
Probabilités – Activités 19

7 Votre cerveau vous trompe


Casimir lance une pièce de monnaie parfaitement symétrique. S'il obtient « pile », le jeu
s'arrête, et il a gagné. S'il obtient « face », il relance la pièce, après quoi le jeu s'arrête
définitivement. Casimir a gagné quand il a obtenu « pile » et perdu sinon.
Casimir veut évidemment calculer la probabilité de l'événement E : « le joueur gagne à ce
jeu ».
Voici son raisonnement :
« Il y a trois cas possibles : « pile », « face, puis pile » et « face, puis face », dont deux
sont favorables.

Ainsi ma probabilité de gain vaut 2 . »


3

A-t-il raison ? Justifier.


20 Probabilités – Cours

Cours
Probabilités – Cours 21

1 Vocabulaire
1.1 Expérience aléatoire, univers, événement
Définitions : expérience aléatoire, univers

Une expérience aléatoire (Zufallsexperiment) est une expérience dont les résultats,
appelés issues, dépendent du hasard.
L’univers d’une expérience aléatoire est l’ensemble de toutes les issues possibles. Dans
la suite, on désigne par Ω l’univers et par #Ω (ce qu’on lit « cardinal de Ω ») le nombre
d’éléments de l’univers.

Exemples

a. Lancer une pièce de monnaie et regarder le côté qui apparaît est une expérience
aléatoire à deux issues : pile (Zahl) et face (Kopf). L’univers est Ω ={p; f } , et #Ω = 2.

b. Lancer un dé à six faces numérotées de 1 à 6 et observer la face supérieure est une


expérience aléatoire à six issues : 1, 2, 3, 4, 5 ou 6. L’univers est Ω ={1; 2;3; 4;5; 6} , et
#Ω = 6.
c. Tirer une carte d’un jeu de 52 cartes et observer sa valeur est une expérience aléatoire
à 52 issues :

les couleurs : les figures :

trèfle, pique, valets,


cœur et dames et
carreau rois

L’univers Ω est l’ensemble des 52 cartes, et #Ω = 52.


d. Lancer simultanément un dé rouge et un dé bleu et observer les faces supérieures est
une expérience aléatoire à 36 issues :
Dé bleu
1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6
2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6
Dé rouge

3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6


4,1 4,2 4,3 4,4 4,5 4,6
5,1 5,2 5,3 5,4 5,5 5,6
6,1 6,2 6,3 6,4 6,5 6,6

L’univers est Ω ={(1; 1 ) ; (1; 2) ; (1; 3) ; ; (1; 6 ) ; ( 2; 1 ) ; ( 2; 2) ;  ; ( 6; 6 )} , et #Ω = 36.


22 Probabilités – Cours

Définition : événement

Dans une expérience aléatoire, tout sous-ensemble (ou partie) de l’univers Ω est appelé
événement de Ω.

Le sous-ensemble (ou la partie) E de Ω est un événement de Ω.

Exemples

a. Expérience aléatoire qui consiste à lancer un dé à six faces numérotées de 1 à 6 :

• L’événement A : « obtenir un résultat pair » est A = {2; 4; 6} , avec #A = 3.

• L’événement B : « obtenir un multiple de 3 » est B = {3; 6} , avec #B = 2.

• L’événement C : « obtenir un résultat strictement inférieur à 5 » est C = {1; 2;3; 4}


avec #C = 4.

• L’événement D : « obtenir un résultat négatif » est D = ∅ , avec #D = 0.

• E = {1} est décrit par « obtenir le 1 ».

b. Expérience aléatoire qui consiste à tirer une carte d’un jeu de 52 cartes :

• L’événement A : « obtenir un as » (c.-à-d. une carte marquée « 1 ») est


A = {As trèfle ; As pique ; As coeur ; As carreau} , avec #A = 4.

• L’événement B : « obtenir un pique » est


B = {As pique ; 2 pique ;  ; 10 pique ; V pique ; D pique ; R pique} , avec #B=13.

• C = {As trèfle ; As pique ; R trèfle ; R pique} est décrit par « obtenir un as noir
ou un roi noir ».
c. Expérience aléatoire qui consiste à lancer une pièce de monnaie deux fois, avec
Ω ={ ff ; fp; pf ; pp} :

• L’événement A : « obtenir face au premier lancer » est A = { ff ; fp} , avec #A = 2.

• L’événement B : « obtenir face au deuxième lancer » est B = { ff ; pf } , avec #B = 2.

• C = { ff ; fp; pf } est décrit par « obtenir au moins une fois face » ou par « ne pas
obtenir deux fois pile ».
Probabilités – Cours 23

Définition : evénement impossible

L’événement qui ne comprend aucun élément de Ω est appelé événement impossible.

Exemples

a. L’événement impossible de l’expérience aléatoire qui consiste à lancer un dé à six


faces numérotées de 1 à 6 est décrit [Link]. par « obtenir un résultat supérieur à 10 »,
« obtenir un multiple de 8 », « obtenir un résultat négatif », « obtenir 0 », ….
b. L’événement impossible de l’expérience aléatoire qui consiste à tirer une carte d’un
jeu de 52 cartes est décrit [Link]. par « obtenir un cœur noir », « obtenir un joker », ….

Définition : evénement élémentaire

Tout événement qui comprend un seul élément de Ω est appelé événement élémentaire.

Exemples

a. Les événements élémentaires de l’expérience aléatoire qui consiste à lancer un dé à


six faces numérotées de 1 à 6 sont décrits par « obtenir le 1 », « obtenir le 2 »,
« obtenir le 3 », « obtenir le 4 », « obtenir le 5 » et « obtenir le 6 ». Pour cette
expérience aléatoire il y a 6 événements élémentaires.

E = {5} est un de ces événements


élémentaires.

b. Les événements élémentaires de l’expérience aléatoire qui consiste à tirer une carte
d’un jeu de 52 cartes sont décrits par : « obtenir l’as de cœur », « obtenir l’as de
pique », …, « obtenir le roi de cœur », …. Pour cette expérience aléatoire il y a 52
événements élémentaires.
24 Probabilités – Cours

Définition : evénement certain

L’événement qui comprend tous les éléments de Ω est appelé événement certain.

Exemples

a. L’événement certain de l’expérience aléatoire qui consiste à lancer un dé à six faces


numérotées de 1 à 6 est décrit [Link]. par « obtenir un résultat strictement inférieur à
10 », « obtenir un multiple de 1 », « obtenir un résultat positif », ….
b. L’événement certain de l’expérience aléatoire qui consiste à tirer une carte d’un jeu
de 52 cartes est décrit [Link]. par « obtenir une carte rouge ou noire », « ne pas obtenir
un joker », ….

Définition : evénements incompatibles

Deux événements qui n’ont en commun aucun élément de Ω sont appelés événements
incompatibles.

Exemples

a. Pour l’expérience aléatoire qui consiste à lancer un dé à six faces numérotées de


1à6:
A : « obtenir un résultat pair » et B : « obtenir le 1 ou le 3 » sont des événements
incompatibles.

=A {=
2; 4;6} et B {1;3} sont deux
événements incompatibles.

b. Pour l’expérience aléatoire qui consiste à tirer une carte d’un jeu de 52 cartes :
A : « obtenir une carte rouge » et B : « obtenir un pique » sont incompatibles ;
C : « obtenir un cœur » et D : « obtenir un trèfle » sont incompatibles ;
E : « obtenir une figure » et F : « obtenir un as » sont incompatibles.
Probabilités – Cours 25

Définition : événement contraire

Soit A un événement de Ω. L’ensemble des éléments de Ω qui n’appartiennent pas à A est


appelé événement contraire de A et est noté A .

Exemples

a. Pour l’expérience aléatoire qui consiste à lancer un dé à six faces numérotées de


1à6:

A : « obtenir un résultat pair » et A : « obtenir un résultat impair » sont des


événements contraires.

A = {1;3;5} est l’événement contraire de A = {2; 4;6} .

b. Pour l’expérience aléatoire qui consiste à tirer une carte d’un jeu de 52 cartes :

A : « obtenir une carte rouge » et A : « obtenir une carte noire » sont des événements
contraires ;

B : « obtenir un cœur » et B : « obtenir un trèfle, un pique ou un carreau » sont des


événements contraires.
Remarque :

Un événement A et son contraire A sont toujours incompatibles, et leur réunion est


l’univers Ω.
26 Probabilités – Cours

2 Calcul de probabilités
Définition : probabilité

On entend par probabilité d’un événement A une mesure de la « chance » que A se


produise. On la note P ( A ) .

2.1 Approche expérimentale – Loi des grands nombres

Il arrive parfois qu’on recoure à une approche expérimentale pour déterminer P ( A ) . Elle
consiste à répéter, dans des conditions identiques, une expérience aléatoire un grand
nombre de fois et à observer la fréquence (Häufigkeit) d’apparition de A.
Celle-ci se rapproche alors d’une valeur (fréquence limite), qui est une bonne
approximation de P ( A ) .

Loi des grands nombres (Gesetz der großen Zahlen)

Dans une expérience aléatoire, soit A un événement d’un univers Ω.


Si on répète l’expérience un grand nombre de fois, la fréquence de A tend à se rapprocher
de la probabilité de A :

f ( A ) ≈ P ( A ) , si on répète l’expérience un grand nombre de fois

La loi des grands nombres relie ainsi deux importants domaines mathématiques : la
probabilité et la statistique (la fréquence est bien une grandeur statistique).

Exemple 1 : lancer d’une punaise

On lance une punaise. Il s’agit d’une expérience aléatoire avec les deux issues possibles
que voici :
La punaise tombe à plat sur le dos. La punaise tombe sur le côté.

La seule possibilité de déterminer la probabilité pour que la punaise tombe sur le « dos »
ou sur le « côté » est de réaliser l’expérience manuellement : on lance toujours de la
même façon et un grand nombre de fois une punaise. On obtient alors à titre d’exemple
le tableau suivant :
Probabilités – Cours 27

Nombre de lancers

D : « Punaise sur le dos » 1573

C : « Punaise sur le côté » 2179

On calcule la fréquence d’apparition de ces deux événements élémentaires :

=f (D) 1573 ≈ 0,4192 =f (C ) 2179 ≈ 0,5808


1573 + 2179 1573 + 2179

Étant donné qu’on a répété cette expérience un grand nombre de fois, on peut conclure,
d’après la loi des grands nombres, que les probabilités d’obtenir la punaise sur le « dos »
ou sur le « côté » valent approximativement :

P ( D ) ≈ 0,42 =
42% P ( C ) ≈ 0,58 =
58%

Exemple 2 : lancer d’un dé

On lance un dé usuel à six faces, et on s’intéresse à la probabilité d’obtenir un « 6 ».


On peut [Link]. réaliser 10 000 lancers de ce dé et noter la fréquence fn du « 6 » après n
lancers (n est un entier compris entre 1 et 10 000). D’après la loi des grands nombres,
plus n devient grand, plus la fréquence fn constitue une bonne approximation de la
probabilité cherchée.
Le graphique ci-dessous, qui montre une évolution possible (simulée dans GeoGebra) de
la fréquence fn quand n varie entre 1 et 10 000, illustre la loi des grands nombres : plus
n devient grand, plus la courbe en zig-zag qui représente fn s’approche de la droite
horizontale représentant la probabilité p ≈ 0,17 d’obtenir un « 6 ».

Dans cet exemple, il est possible de calculer la valeur exacte de p : on verra dans le
prochain paragraphe qu’elle vaut 1.
6
28 Probabilités – Cours

2.2 Approche théorique – Formule de Laplace


On peut souvent calculer la probabilité d’un événement par un raisonnement
mathématique, sans mener d’expérience. Par exemple, des considérations de symétrie
amènent à dire qu’aucune face d’un dé n’est privilégiée par rapport aux autres et que la
probabilité de chaque résultat est ainsi égale à 1.
6

Définition : événements équiprobables

Si toutes les issues d’une expérience aléatoire ont la même probabilité de se produire, on
dit que les événements élémentaires de cette expérience sont équiprobables.
Dans la suite du cours, on considérera uniquement des expériences aléatoires où les
événements élémentaires sont équiprobables.

Exemples

a. Si l’expérience aléatoire consiste à lancer un dé non truqué à six faces numérotées de


1 à 6, alors chaque face a la même probabilité d’apparaître, à savoir 1 . Les
6
événements élémentaires (« obtenir le 1 », « obtenir le 2 », …, « obtenir le 6 ») sont
donc équiprobables.
b. Dans l’expérience aléatoire qui consiste à lancer une punaise comme décrit à la page
26, on a conclu, d’après la loi des grands nombres, que P ( A ) ≈ 0,42 et P ( B ) ≈ 0,58 ,
avec A : « punaise sur le dos » et B : « punaise sur le côté ». Ces deux événements
élémentaires ne sont donc pas équiprobables.

Définition : probabilité uniforme

Soit Ω l’univers d’une expérience aléatoire dont tous les événements élémentaires sont
équiprobables. La probabilité d’un événement quelconque A de Ω se calcule par :

P ( A ) = # A (formule de Laplace) 3
#Ω
Les descriptions suivantes, parmi d’autres, suggèrent l’équiprobabilité :

• le lancement d’un dé ou d’une pièce de monnaie bien équilibré(e), ou parfait(e), ou


non truqué(e), ou non pipé(e) ;

• le tirage au hasard dans une urne, d’une boule parmi des boules identiques, ou
indiscernables au toucher ;

• le tirage au hasard d’une carte dans un jeu bien mélangé, ou bien battu.

3 Pierre Simon de Laplace : mathématicien français (1749 - 1827).


Probabilités – Cours 29

Exemple

Dans une classe de 23 élèves, il y en a 5 qui n’ont pas fait leur devoir à domicile. Le
professeur de mathématique choisit un élève au hasard pour présenter sa solution au
tableau. On aimerait déterminer la probabilité de l’événement A : « choisir un élève qui
n’a pas fait son devoir ». Comme on choisit au hasard, chaque élève possède la même
probabilité d’être choisi et la formule de Laplace s’applique.

Comme l’ensemble de la classe forme l’univers Ω, on a #Ω = 23. Comme 5 élèves n’ont


pas fait leur devoir, on a #A = 5 . Ainsi :

#A =
P ( A) = 5 ≈ 0,2174 =
21,74%
# Ω 23

Propriétés de la probabilité uniforme

Soit Ω l’univers d’une expérience aléatoire dont tous les événements élémentaires sont
équiprobables.

(1) Quel que soit l’événement A de Ω : P ( A ) ≥ 0 et P ( A ) ≤ 1 .

(2) Si A est l’événement impossible, alors P ( A) = 0 .


Si A est l’événement certain, alors P ( A) = 1 .

(3) Quels que soient les événements


incompatibles A et B : P ( A ∪ B=
) P ( A) + P ( B )
(4) Quel que soit l’événement A de Ω : P ( A )= 1 − P ( A ) .

Preuve
(1) P ( A ) = # A , qui est le quotient de deux entiers positifs (nombre d’éléments).
#Ω
Ainsi P ( A ) ≥ 0 . Comme A est une partie de Ω, on a # A ≤ # Ω , donc P ( A ) ≤ 1 .

A ) #=
(2) Si A est l’événement impossible, alors #A = 0 et donc P (= A =0 0.
#Ω #Ω
Si A est l’événement certain, alors #A = #Ω et donc P (=
A) = # A #=
Ω 1.
#Ω #Ω
(3) Comme A et B sont deux événements incompatibles, ils n’ont pas d’éléments
communs.

Il en résulte que # ( A ∪ B ) = # A + # B .
#( A ∪ B ) # A + # B # A # B
Il s’ensuit que P ( A ∪ B ) = = = + = P ( A) + P ( B ) .
#Ω #Ω #Ω #Ω
30 Probabilités – Cours

(4) Par définition, A est l’ensemble des éléments de Ω qui n’appartiennent pas
à A.

Il en résulte que A et A sont deux événements incompatibles et que A ∪ A est


l’événement certain.
(3) (2)
Il s’ensuit que P ( A ∪ A )= P ( A ) + P ( A ) et P ( A ∪ A ) = P ( Ω ) = 1 .

Par conséquent P ( A ) + P ( A ) =
1 ⇔ P ( A) =
1 − P ( A) . 

Exemple

On lance un dé non truqué à six faces numérotées de 1 à 6.

On a donc Ω ={1; 2;3; 4;5; 6} , avec #Ω = 6.

(1) Soit A : « obtenir le 6 ». Donc A = {6} avec #A = 1 et P ( A ) =


1 ≈ 0,1667 ≥ 0 .
6

(2) Soit B : « obtenir un résultat négatif ». Donc B = ∅ , avec #B = 0 et P ( B )= 0=


6
0.

Soit C : « obtenir un résultat inférieur ou égal à 6 ». Donc C = Ω , avec #C = 6 et


P ( C )= 6=
6
1.

(3) Soient D : « obtenir le 1 ou le 3 » et E : « obtenir le 2 ». Donc D = {1;3} , avec


#D = 2 et P ( D )= 2=
6
1
3
, et E = {2} , avec #E = 1 et P ( E ) = 61 .

Les événements D et E sont incompatibles, car ils n’ont aucun élément commun.

On a (D ∪ E) : « obtenir le 1, le 2 ou le 3 ». Donc ( D ∪ E ) =
{1;2;3} avec
#( D ∪ E ) =
3 et P ( D ∪ E ) = 63 = 12 = 13 + 61 = P ( D ) + P ( E ) .

(4) Soient D : « obtenir le 1 ou le 3 » et son contraire D . Donc D = {1;3} , avec #D = 2


et P ( D )= 2=
6
1
3
, et D = {2;4;5;6} , avec # D = 4 et P ( D ) = 64 = 32 = 1 − 13 = 1 − P ( D ) .
Probabilités – Cours 31

Illustration des propriétés (1) et (2) :


événement
certain
1 parmi 13 personnes, au moins 2 sont nées le même mois
0,9

0,8

0, 7 parmi 30 personnes, au moins 2 ont la même date de naissance

0, 6

0,5 une pièce de monnaie tombe du côté pile


0, 4

0,3

0, 2
un dé montre un 6 lors d'un jet
0,1 on gagne le gros lot à EUROMILLIONS en jouant 1 combinaison
0 un dé montre un 7 lors d'un jet
événement
impossible

Contre-exemple du (3)

Soient D : « obtenir le 1 ou le 3 » et F : « obtenir le 1 ou le 2 ». Donc D = {1;3} , avec


#D = 2 et P ( D )= 2=
6
1
3
, et F = {1;2} , avec #F = 2 et P ( F )= 2=
6
1.
3

Les événements D et F ne sont pas incompatibles, car ils ont un élément commun.

On a (D ∪ F) : « obtenir le 1, le 2 ou le 3 ». Donc ( D ∪ F ) =
{1;2;3} , avec # ( D ∪ F ) =
3 et
P ( D ∪ F ) =63 =12 , et P ( D ) + P ( F ) = 13 + 13 = 32 , donc P ( D ∪ F ) ≠ P ( D ) + P ( F ) .
32 Probabilités – Cours

3 Expériences aléatoires à plusieurs étapes


3.1 Représentation
Une expérience aléatoire comporte souvent deux ou plusieurs étapes.
On peut alors utiliser soit une liste, soit une grille, soit un schéma en arbre pour
représenter l’expérience.

Exemple

Un homme possède trois chapeaux (un rouge noté R, un bleu noté B et un vert noté V),
ainsi que deux cravates (une bleue notée b et une verte notée v). Un matin, cet homme
choisit au hasard un chapeau, puis une cravate.
De combien de façons peut-il combiner ces deux accessoires ?

R B V b v

Le choix d’une combinaison chapeau-cravate est une expérience aléatoire à deux étapes.
Soit Ω son univers.

• Représentation de Ω par une liste : Ω ={( R , b ) ; ( B , b ) ; (V , b ) ; ( R , v ) ; ( B , v ) ; (V , v )} , avec


#Ω = 6.
On constate que l’homme peut combiner ses chapeaux et cravates de 3 ⋅ 2 =6 façons
différentes.

• Représentation de Ω par une grille (seulement réalisable pour des expériences à deux
étapes) :

b v
R ( R , b) (R, v )
B ( B , b) (B, v)
V (V , b ) (V , v )

Il y a 3 ⋅ 2 =6 couples dans la grille, et on retrouve #Ω = 6.


Probabilités – Cours 33

• Représentation de Ω par un schéma en arbre, composé de nœuds et de branches :

Chaque chemin dans l’arbre correspond à un élément de Ω, c.-à-d. à un événement


élémentaire.

Il y a 3 ⋅ 2 =6 chemins, et on retrouve #Ω = 6.
Le schéma ci-dessus illustre la règle générale suivante (admise sans preuve) :

Règle du produit pour le nombre d’éléments d’un univers

On considère une expérience aléatoire à plusieurs étapes pour laquelle il y a


a choix lors de la 1re étape,
b choix lors de la 2e étape,
c choix lors de la 3e étape,
...,
tous ces choix étant indépendants les uns des autres.

L’univers Ω de cette expérience possède a ⋅ b ⋅ c ⋅ éléments :


# Ω = a ⋅ b ⋅ c ⋅
34 Probabilités – Cours

3.2 Règles des chemins


Un homme possède trois chapeaux (un rouge noté R, un bleu noté B et un vert noté V),
ainsi que deux cravates (une bleue notée b et une verte notée v). Un matin, cet homme
choisit au hasard un chapeau, puis une cravate.
Le choix d’une combinaison chapeau-cravate est une expérience aléatoire à deux étapes.
Le tirage d'un chapeau et d’une cravate se faisant au hasard, il y a équiprobabilité du choix
à faire lors de chaque étape, c’est-à-dire la formule de Laplace s'applique à chaque étape.
L’expérience se résume donc par le schéma en arbre suivant :

Loi des nœuds


À chaque nœud non terminal, il faut emprunter une et une seule branche qui en est issue.
D’où la règle suivante :

Loi des nœuds

Pour chaque nœud non terminal de l’arbre, la somme des probabilités le long des
branches issues de ce nœud est égale à 1.
Probabilités – Cours 35

1re règle des chemins


On demande de calculer la probabilité d'obtenir un chapeau bleu et une cravate bleue.
Pour cela, on imagine que l'on réalise l’expérience 1 200 fois.
D’après la loi des grands nombres, on peut s'attendre à obtenir un chapeau bleu dans
environ 1 des cas, c.-à-d. dans environ 400 des 1 200 expériences.
3
Toujours d’après la loi des grands nombres, parmi les 400 expériences qui ont donné un
chapeau bleu, on obtient une cravate bleue dans environ 1 des cas, c.-à-d. dans environ
2
200 des 1200 expériences. La fréquence de la combinaison « chapeau bleu – cravate
bleue » est donc environ 200 = 61 .
1200

La probabilité de cette combinaison est alors 1 , encore d’après la loi des grands nombres.
6

Elle s’obtient directement en multipliant les probabilités 1 et 1 rencontrées le long du


3 2
chemin de l'arbre qui mène à la combinaison « chapeau bleu – cravate bleue ». D'où la
règle suivante :
1re règle des chemins (erste Pfadregel)

La probabilité de l’issue représentée par un chemin dans un schéma en arbre est égale au
produit des probabilités figurant le long de ce chemin.

2e règle des chemins


On demande de calculer la probabilité d’obtenir une combinaison avec exactement une
pièce bleue. Il s’agit des combinaisons « Rb » (chapeau rouge, cravate bleue), « Bv »
(chapeau bleu, cravate verte) et « Vb » (chapeau vert, cravate bleue).
D'après la 1re règle des chemins, les probabilités de ces combinaisons sont :
P ( Rb ) = 13 ⋅ 12 = 61 P ( Bv ) = 13 ⋅ 12 = 61 P (Vb ) = 13 ⋅ 12 = 61
D’où : P ( obtenir une combinaison avec exactement une pièce bleue )
= P ( Rb ∪ Bv ∪ Vb )
= P ( Rb ) + P ( Bv ) + P (Vb ) , par incompatibilité deux à deux des trois événements
= 61 + 61 + 61
= 63
= 12
Ainsi, pour calculer la probabilité d’un événement se réalisant suivant plusieurs chemins
de l’arbre, on doit ajouter les probabilités de ces chemins. D’où la règle suivante :
2e règle des chemins (zweite Pfadregel)

La probabilité d’un événement est égale à la somme des probabilités de tous les chemins
qui représentent cet événement dans un schéma en arbre.
36 Probabilités – Cours

Exemple

Éthaniel lance trois dés, un rouge, un vert et un bleu. Quelle est la probabilité d’obtenir
au moins un « six » ?
Il s’agit d’une expérience aléatoire à trois étapes.
Méthode 1
Schéma en arbre :

On se rend compte que le schéma final posséderait 6 ⋅ 6 ⋅ 6 =216 chemins. Cette méthode
est donc trop laborieuse.
Probabilités – Cours 37

Méthode 2
On note que « obtenir au moins un six » est l’événement contraire de « ne pas obtenir un
six ». On peut donc déterminer d’abord la probabilité de ne pas obtenir un « six ».

Or, à chaque lancer, on obtient soit un « six », avec une probabilité de 1 , soit pas de
6

« six », avec une probabilité de 5.


6

On obtient ainsi l’arbre simplifié suivant :

D’où, par la 1re règle des chemins :

P ( «ne pas obtenir de six» ) = 65 ⋅ 65 ⋅ 65 = 125


216
≈ 0,579 = 57,9%

et donc :

P ( «obtenir au moins un six» ) =


1 − P ( «ne pas obtenir de six» ) =91 ≈ 42,1%
216

Deux bons tuyaux

• Quand la description d'un événement comporte une locution comme « au moins »


respectivement « au plus », il est souvent avantageux de calculer d'abord la
probabilité de l'événement contraire !

• Dans de nombreux problèmes, il n'est pas nécessaire (et même déconseillé) de


dessiner l'arbre complet ! On dessine uniquement les branches qui sont en rapport
avec le problème étudié.
38 Probabilités – Exercices

Exercices
1 Vocabulaire 39
2 Calcul de probabilités 41
2.1 Approche expérimentale – Loi des grands nombres 41
2.2 Approche théorique – Formule de Laplace 42
3 Expériences aléatoires à plusieurs étapes 45
Probabilités – Exercices 39

1 Vocabulaire
Exercice 1 
Un sac contient 13 boules indiscernables au toucher et numérotées de 0 à 12. On tire au
hasard une boule.
Donner tous les résultats possibles correspondant aux événements suivants :
a. A : « obtenir un multiple de 2 ou de 3 » ;
b. B : « obtenir un multiple de 2 et de 3 » ;
c. C : « obtenir un nombre premier strictement supérieur à 5 »

Exercice 2 
Dans chaque cas, énoncer l’événement contraire de l’événement donné, sans utiliser de
négation :

Expérience aléatoire Événement


a. Dans une crèche, on choisit au hasard
A : « les deux enfants sont des garçons »
deux enfants.
b. Deux épidémies sévissent en même
temps dans un lycée, la gastro-entérite B : « l’élève a au moins une des deux
et un rhume. On choisit un élève au maladies »
hasard.
c. Dans une colonie de vacances,
composée d’enfants de huit et neuf ans, C : « l’enfant est une fille de huit ans »
on choisit au hasard un enfant.
d. On jette simultanément deux pièces de D : « exactement une pièce est tombée
monnaie. sur pile »
e. On prend au hasard un pot dans un pack
de huit yaourts aux fruits. Les yaourts
E : « le yaourt est aux fruits rouges »
sont aux fraises, aux citrons, aux
cerises ou aux framboises.
40 Probabilités – Exercices

Exercice 3 
On choisit au hasard une boule d’une urne contenant cinq boules rouges numérotées de 1
à 5, ainsi que quatre boules vertes numérotées de 1 à 4.

a. Recopier et compléter les phrases suivantes :


1. Les événements A : « obtenir une boule verte » et B : « obtenir une boule
numérotée 5 » sont _____________________________________.
2. L’événement C :« obtenir une boule avec un numéro strictement inférieur à 10 »
est _____________________________________.
3. L’événement D : « ___________________________________ » est l’événement impossible.
4. L’événement A : « obtenir une boule verte » est l'événement contraire de E :
« __________________________________________________________________________ ».
b. Vrai ou faux ? Justifier.
1. Les événements F : « obtenir une boule avec un numéro pair » et E :« obtenir une
boule rouge » sont des événements incompatibles.
2. L’événement F : « obtenir une boule avec un numéro pair » est l’événement
contraire de G : « obtenir une boule avec un numéro impair ».
3. L’événement H : « obtenir une boule verte ou une boule rouge » est l’événement
certain.

Exercice 4 
Une expérience aléatoire consiste à tirer au hasard une seule carte d’un jeu de 52 cartes
composé de treize valeurs (trois figures : roi, dame et valet ; dix cartes numérotées de 1 à
10) et quatre couleurs : carreau, trèfle, cœur et pique.
Pour chacune des affirmations suivantes, dire si elle est vraie ou fausse et justifier.
a. A : « obtenir une dame » et B : « obtenir un 9 » sont incompatibles.
b. A : « obtenir une dame » et C : « obtenir un cœur » sont incompatibles.
c. D : « obtenir une carte numérotée de 1 à 10 ou une figure » est l’événement certain.
d. E : « obtenir une carte rouge » est l’événement contraire de « obtenir une carte
noire ».
Probabilités – Exercices 41

2 Calcul de probabilités
2.1 Approche expérimentale – Loi des grands nombres
Exercice 5 
Les quatre faces d’un dé tétraédrique sont peintes en rouge, en bleu, en
jaune et en noir.
Pour savoir si ce dé est truqué, des élèves le lancent et observent la
couleur de la face cachée. Voici leurs résultats :

Nombre de Couleur de la face cachée


Élève
lancers Rouge Bleu Jaune Noir
Brunehaut 20 9 7 2 2
Clotaire 60 23 20 8 9
Dagobert 250 85 90 36 39
Frédégonde 40 15 15 6 4
Giselbert 150 47 54 23 26

a. Estimer la probabilité de chacune des couleurs. Justifier.


b. Le dé est-il équilibré ? Justifier.

Exercice 6 
Jadwiga lance 500 fois un décaèdre régulier dont les 10 faces sont peintes en
rouge, en bleu et en jaune.
Voici ses résultats :
Couleur de la face cachée
Rouge Bleu Jaune
237 89 174
a. Estimer la probabilité de chacune des couleurs. Justifier.
b. Voici le patron du dé que Jadwiga a lancé. Colorier ses faces de sorte qu’il corresponde
le mieux aux résultats trouvés.
42 Probabilités – Exercices

2.2 Approche théorique – Formule de Laplace


Exercice 7 
Une urne contient quatre boules rouges et six boules vertes, toutes indiscernables au
toucher. On tire une boule au hasard. Répondre par vrai (V) ou faux (F).

Il y a autant de chances d'avoir une boule verte qu'une boule rouge.

Il y a 4 chances sur 10 d'obtenir une boule verte.

Si on répète un grand nombre de fois cette expérience, la fréquence


d'apparition d'une boule verte devrait être proche de 0,6.

Il y a 6 chances sur 4 d'obtenir une boule verte.

La probabilité de tirer une boule rouge est 2.


5

Exercice 8 
Une urne contient des boules indiscernables au toucher : cinq blanches, numérotées de 1
à 5, huit noires, numérotées de 1 à 8 et dix grises, numérotées de 1 à 10. On tire une boule
au hasard.
a. Quelle est la probabilité de tirer une boule blanche ? Une boule noire ?
b. Quelle est la probabilité de tirer une boule qui porte le numéro 4 ? Le numéro 9 ?

Exercice 9 
On lance un dé équilibré à douze faces (dodécaèdre régulier) numérotées de 1 à 12.

a. Quelle est la probabilité d’obtenir un nombre impair ?


b. Quelle est la probabilité d’obtenir un multiple de 2 ? Un multiple de 3 ?
c. Quelle est la probabilité d’obtenir un multiple de 2 et de 3 ?
d. Quelle est la probabilité d’obtenir un multiple de 2 ou de 3 ?
e. Quelle est la probabilité d’obtenir ni un multiple de 2 ni un multiple de 3 ?
f. Quelle est la probabilité d’obtenir un nombre supérieur ou égal à 8 ou pair ?
Probabilités – Exercices 43

Exercice 10 
La roulette française est un jeu de hasard qui consiste à tirer un numéro à l’aide d’une bille
qui est jetée sur un plateau tournant muni de 37 cases numérotées de 0 à 36. Les cases
sont alternativement rouges et noires, sauf la case « 0 » qui est verte et qui est considérée
comme ni paire, ni impaire.

Déterminer la probabilité de chacun des événements suivants (illustrés par la figure ci-
dessus) :
A : « plein » (mise sur un seul nombre sauf 0) ;
B : « cheval » (mise sur deux nombres voisins sur la table) ;
C : « transversale pleine » (mise sur les trois nombres d’une même ligne) ;
D : « carré » (mise sur quatre nombres formant un carré sur la table) ;
E : « les quatre premiers » (mise sur les nombres 0, 1, 2 et 3) ;
F : « transversale simple » (mise sur les six nombres de deux lignes voisines) ;
G : « colonne » (mise sur les nombres d’une même colonne) ;
H : « douzaine du milieu » (mise sur les nombres 13 à 24) ;
I : « rouge » (mise sur les nombres de la couleur rouge) ;
J : « pair » (mise sur les nombres pairs sauf 0) ;
K : « passe » (mise sur les nombres 19 à 36).
44 Probabilités – Exercices

Exercice 11 
On tire au hasard une carte dans un jeu ordinaire de 52 cartes. Déterminer la probabilité
des événements suivants :

• A : « tirer un as » • B : « tirer une figure »

• C : « tirer un cœur » • D : « tirer un nombre pair »

• E : « tirer une carte rouge » • F : « tirer une carte qui n’est ni rouge,
ni noire »

• G : « tirer une dame blanche » • H : « tirer un roi rouge »

• I : « tirer une carte qui n’est pas un • J : « tirer un roi rouge ou un sept »
valet noir »

• K : « tirer un huit ou un carreau » • L : « tirer le huit de carreau »

• M : « tirer un trèfle ou une dame » • N : « tirer une carte noire ou un dix »

Exercice 12 
Un fermier possède 2000 vaches, numérotées de 1 à 2000 pour bien les distinguer.
Déterminer la probabilité que le numéro d’une vache observée au hasard commence par
le chiffre 1.
Probabilités – Exercices 45

3 Expériences aléatoires à plusieurs étapes


Exercice 13 
On lance trois fois une pièce de monnaie bien équilibrée.
a. Représenter la situation par un schéma en arbre.
b. Quelle est la probabilité :
1. d’avoir 3 faces ? 2. que le 2e jet soit face ?
3. que seul le 2e jet soit face ? 4. que le 3e jet soit différent du 1er ?
5. d’avoir exactement une fois pile ? 6. d’avoir au moins 1 fois pile ?

Exercice 14 
Pour fêter la fin de l’année scolaire, les 1200 élèves d’un lycée avaient le choix entre du
bœuf, du cabillaud et une ratatouille végétarienne, accompagné soit de nouilles, soit de
haricots verts.

B C R n h

Le cuisinier a remarqué que

• 738 élèves ont mangé du bœuf ;

• 324 élèves ont mangé du cabillaud ;

• dans chaque cas 68 % des élèves ont préféré les nouilles comme
accompagnement.
Quelle est la probabilité qu’un élève choisi au hasard ait mangé des légumes ?
46 Probabilités – Exercices

Exercice 15 
Le sang humain est classé en quatre groupes distincts : A, B, AB et O. Indépendamment du
groupe, le sang peut posséder le facteur Rhésus. Si le sang d’un individu possède ce
facteur, il est dit de Rhésus positif (Rh+), sinon il est dit de Rhésus négatif (Rh−).
La répartition des groupes sanguins dans la population d'un certain pays européen est la
suivante :
A B AB 0

45 % 9% 3% 43 %

Dans chaque groupe, la répartition des facteurs Rhésus est la suivante :


Groupe A B AB O

Rh+ 87 % 78 % 67 % 86 %

Rh− 13 % 22 % 33 % 14 %

Un individu de groupe O et de Rhésus négatif est appelé donneur universel, car il peut
donner de son sang aux personnes de tous les groupes sanguins.
a. Quelle est la probabilité qu’une personne choisie au hasard ait un sang du groupe O ?
b. Quelle est la probabilité qu’une personne choisie au hasard soit un donneur
universel ?
c. Quelle est la probabilité qu’une personne choisie au hasard ait un facteur Rhésus
négatif ?

Exercice 16 
À l’aéroport de Laudanum, l’inspection sanitaire soumet les touristes qui reviennent de
l’île de Babaorum à un test médical relatif à une maladie typique de cette île. Par
expérience, seul 1 touriste parmi 1000 est porteur de la maladie. Le test possède les
caractéristiques suivantes :

• si un touriste est porteur de la maladie, le test est positif dans 98 % des cas ;
• si un touriste est sain, le test est négatif dans 99 % des cas.
On choisit au hasard un touriste qui revient de Babaorum.
a. Quelle est la probabilité que ce touriste ne soit pas porteur de la maladie et que le test
soit quand-même positif ?
b. Quelle est la probabilité que ce touriste soit porteur de la maladie et que le test soit
négatif ?
c. Quelle est la probabilité que le test se trompe chez ce touriste ?
Probabilités – Exercices 47

Exercice 17 
Minence a observé :
« Si le professeur m'interroge à un cours, alors il m'interroge au cours suivant avec une
probabilité de 2. S'il ne m'interroge pas à un cours alors il ne m'interroge pas au suivant
3

avec une probabilité de 1 .».


9

Aujourd'hui, mardi, Minence a été interrogé. Les cours suivants ont lieu mercredi et jeudi.
a. Construire un arbre illustrant cette situation.
b. Quelle est la probabilité que Minence soit interrogé jeudi ?

Exercice 18 
On fait tourner deux fois la roue de la fortune (Glücksrad) de la figure suivante, affichant
les trois couleurs indiquées. Quelle est la probabilité d'obtenir deux fois la même couleur ?

Exercice 19 
Dans une chambre noire se trouve un tiroir rempli de chaussettes : 4 sont noires, 6 sont
rouges et 2 sont blanches. Jéroboam choisit au hasard deux chaussettes.
Avec quelle probabilité les deux chaussettes choisies ont-elles la même couleur ?

Exercice 20 
Un bus rencontre deux feux de circulation sur son trajet, qui fonctionnent
indépendamment l'un de l'autre. Chaque feu est rouge pendant 7 du temps, orange
10

pendant 1 du temps et vert pendant le reste du temps.


20

a. Quelle est la probabilité que les deux feux soient au vert ?


b. Quelle est la probabilité que l'un des feux soit au vert et l'autre au rouge ?
48 Probabilités – Exercices

Exercice 21 
a. On choisit une des lettres dans l’urne ci-dessous au hasard.

E I L E
M I T W
E I L E

Quelle est la probabilité d’obtenir la lettre « E » ?


b. On choisit une des trois urnes ci-dessous au hasard, puis on choisit au hasard une
lettre dans l'urne choisie.

E I L E M I T W E I L E

Quelle est la probabilité d’obtenir la lettre « E » ?


c. Vaut-il mieux parier (wetten) sur a. ou sur b. ?

Exercice 22 
Sur un dé non truqué en forme de tétraèdre régulier, on écrit les entiers de 1 à 4 auprès
des sommets de la façon suivante : on écrit trois « 1 » auprès d’un des sommets, trois « 2 »
auprès d’un 2e sommet, et ainsi de suite.
On lance ce dé, puis on note comme résultat du lancer le nombre écrit auprès du sommet
qui pointe vers le haut (pour le dé ci-dessous, le résultat du lancer est donc 1).

On lance le dé une 2e fois, puis on calcule la somme des deux résultats obtenus.
a. Quels sont les résultats possibles ? Illustrer cette expérience à l’aide d’une grille à
double entrée.
b. Construire un arbre illustrant cette situation.
c. Quelle est la probabilité d’obtenir une somme égale à 7 ?

d. La probabilité d’obtenir une somme égale à s vaut 1


4
. Que vaut s ?

e. Quelle est la probabilité d’obtenir une somme paire ?


f. Quelle est la probabilité d’obtenir une somme qui soit multiple de 2 et de 3 ?
g. Quelle est la probabilité d’obtenir une somme qui soit multiple de 2 ou de 3 ?
Probabilités – Exercices 49

Exercice 23 
Une urne contient 2 boules blanches, 5 boules rouges et 7 boules violettes indiscernables
au toucher.
a. On tire successivement et avec remise deux boules de l’urne. Déterminer les
probabilités de tirer :
1. une boule blanche, puis une boule rouge ;
2. une boule blanche et une boule rouge ;
3. une boule violette au deuxième tirage ;
4. deux boules de même couleur ;
5. deux boules de couleurs différentes ;
6. deux boules violettes ; avec remise sans remise

7. aucune boule violette ;


8. exactement une boule blanche ;
9. au moins une boule rouge ;
b. Reprendre la question précédente, en supposant qu’on tire successivement et sans
remise deux boules de l’urne.

Exercice 24 
Le diagramme suivant montre l'évolution du temps en Bordurie (pays imaginaire). La
lettre « B » signifie « beau temps », et la lettre « M » signifie « mauvais temps ». Ainsi [Link].,
lorsqu'il fait beau aujourd'hui, alors il fera également beau demain avec une probabilité
de 5.
6

La fête champêtre des scouts locaux aura lieu les 3 et 4 juin. Le 1er juin, il fait beau.
a. Avec quelle probabilité fera-t-il beau le 2 juin ?
b. Avec quelle probabilité fera-t-il mauvais le 3 juin ?
c. Avec quelle probabilité fera-t-il beau le 4 juin ?
d. Avec quelle probabilité fera-t-il beau le 3 juin et le 4 juin ?
50 Probabilités – Exercices

Exercice 25 
Une entreprise d’électronique a réparti la production de sa nouvelle génération de
smartphones sur trois usines :

• 30 % des smartphones proviennent de l’usine A ;


• 50 % de l’usine B ;
• 20 % de l’usine C.
Les pourcentages de smartphones défectueux produits dans les usines A, B et C sont
respectivement 5 %, 0,4 % et 3,5 %.
Quelle est la probabilité qu’un smartphone mis en vente ne soit pas défectueux ?
Exercice 26 
Après une soirée bien arrosée, Jean-Clément essaie d’ouvrir sa porte. Il a un trousseau de
10 clés, qui, vu son état, lui apparaissent indiscernables !
a. Sachant qu’il essaie les clés en remettant chaque fois la clé utilisée dans le trousseau,
quelle est la probabilité d’ouvrir la porte :
1. au premier essai ;
2. au sixième essai ;
3. en moins de 4 essais ?
b. Le prochain weekend, suite à son expérience, il essaie les clés en écartant chaque fois
la clé utilisée quand elle n’ouvre pas la porte. Reprendre les questions précédentes.
Exercice 27 
On propose les trois jeux suivants :
a. obtenir dans 6 lancers d'un dé seulement des résultats impairs ;
b. obtenir dans 4 lancers d'un dé seulement les résultats « 5 » ou « 6 » ;
c. obtenir dans 6 lancers d'un dé 6 résultats différents.
Quel jeu est le plus favorable au joueur ?
Exercice 28 

2 3 4 5 4 5 6 7 1 2 5 8 10

Dans chacune des urnes ci-dessus, on tire au hasard exactement un nombre.


a. On multiplie les trois nombres obtenus. Quelle est la probabilité d’obtenir un produit
pair ?
b. On additionne les trois nombres obtenus. Quelle est la probabilité d’obtenir une
somme paire ?
Probabilités – Exercices 51

Exercice 29 

A N A N A S

a. De l’urne ci-dessus, on tire, successivement et sans remise, quatre lettres.


Quelle est la probabilité d’obtenir le mot « ANNA » ?
b. De l’urne ci-dessus, on tire, successivement et avec remise, quatre lettres.
Quelle est la probabilité d’obtenir le mot « ANNA » ?

Exercice 30 
On lance trois dés. Avec quelle probabilité le plus petit des trois résultats obtenus est-il
égal à 1 ?

Exercice 31 
Dans un jeu usuel de 52 cartes, on tire, successivement et sans remise, une main de cinq
cartes.
a. Calculer la probabilité qu’au moins une des cartes de la main soit un as.
b. Calculer la probabilité que toutes les cartes de la main possèdent la même couleur.

Exercice 32 
Parmi les 9 passagers d'un minibus se trouvent 4 contrebandiers (Schmuggler). Un
douanier choisit 3 personnes pour un contrôle. Il s'avère que tous les 3 sont des
contrebandiers.
a. Calculer la probabilité de cet événement, si on suppose que le douanier choisit les 3
personnes au hasard.
b. Au vu de la probabilité trouvée dans a., que penser des capacités professionnelles du
douanier ?

Exercice 33 
Dans une urne se trouvent deux boules blanches et trois boules noires. Deux joueurs A et
B tirent à tour de rôle et au hasard une boule dans cette urne, sans remise, en commençant
par A. Le vainqueur du jeu est le premier joueur qui tire une boule blanche.
Lequel des deux a le plus de chances de gagner ?
52 Probabilités – Exercices

Exercice 34 
Dans un jeu de hasard, une urne est remplie avec 7 boules blanches et 2 boules noires.
On tire, sans les remettre, des boules jusqu'à ce que l'un des événements suivants arrive :

• soit on a obtenu 3 boules blanches d'affilée (am Stück);

• soit on a tiré une boule noire.


Sur quel événement a-t-on intérêt à parier ?

Exercice 35 
La probabilité que Rainer Zufall, professeur de mathématiques, soit absent pour cause de
maladie en un jour donné est égale à 0,1 %. Calculer la probabilité que M. Zufall soit absent
pendant au moins un jour de l’année scolaire (175 jours).

Exercice 36 (les dés non transitifs d’Efron) 


Les figures ci-dessous représentent quatre développements de dés.

A B C D
0 3 2 5
4 0 4 3 3 3 2 2 2 1 1 1
4 3 6 5
4 3 6 5

Ermesinde peut choisir un des quatre dés, ensuite Falbala choisit un des trois dés restants.
Chacun lance son dé. Le gagnant est celui qui a obtenu le nombre le plus élevé.
a. On suppose qu’Ermesinde choisit le dé A et Falbala le dé D. Calculer la probabilité que
Falbala gagne.
b. Si Ermesinde choisit le dé B : quel dé devrait choisir Falbala pour maximiser ses
chances de gagner ?
c. Si Ermesinde choisit le dé C : quel dé devrait choisir Falbala pour maximiser ses
chances de gagner ?
d. Si Ermesinde choisit le dé D : quel dé devrait choisir Falbala pour maximiser ses
chances de gagner ?
e. Est-il préférable d'être le premier à choisir ou le deuxième ? Pourquoi ?
Probabilités – Exercices 53

Exercice 37 (problème de partage) 


Les employés de bureau Gaston Lagaffe et Laurent Galère jouent pendant leurs heures de
travail à un jeu de hasard équitable (chaque joueur a une chance de 50 % de gagner une
partie). Le joueur qui, le premier, a gagné 100 parties récupère 100 €. Lorsque le score
est 99-98 pour Galère, leur chef entre soudain dans leur bureau, et les deux sont obligés
d'abandonner immédiatement leur partie. Calculer les probabilités de gain de chaque
joueur. En déduire une répartition équitable des 100 € entre les deux joueurs.
Exercice 38 
Une urne contient 2 boules blanches, 5 boules rouges et 7 boules vertes indiscernables au
toucher.
a. On tire successivement et avec remise trois boules de l’urne. Déterminer les
probabilités de tirer :
1. une boule blanche, puis une boule rouge, puis une boule verte;
2. trois boules de même couleur ;
3. trois boules de couleurs deux à deux différentes ;
4. exactement deux boules vertes ;
5. aucune boule verte ;
6. exactement une boule blanche ;
7. au moins une boule rouge.
b. Reprendre la question précédente en supposant qu’on tire successivement et sans
remise trois boules de l’urne.
54 Probabilités – Exercices

Exercice 39 (Sechser im Lotto) 


Jouer au loto dans sa forme la plus simple consiste à cocher dans une grille 6 numéros
parmi 49. Exemple :

Lors du tirage, l’organisateur du jeu tire au hasard dans une urne 6 boules parmi 49 boules
numérotées de 1 à 49. Le joueur doit ensuite compter combien de ces numéros il a coché.
a. Calculer la probabilité d’avoir coché les six bons numéros.
b. Un passager avec les yeux bandés est conduit en voiture d’Echternach jusqu’à
Kaiserslautern (trajet de 138 km). Au bord de la route on a placé au hasard un piquet
de 1 cm de largeur. Le passager a le droit de tirer une seule fois un coup de fusil.
Calculer la probabilité qu’il tire son coup de fusil exactement au moment de passer à
côté du piquet. Comparer le résultat avec celui du a.

Exercice 40 (paradoxe des anniversaires) 


Une classe a 25 élèves.
a. Quelle est la probabilité que tous les élèves soient nés des jours différents de l’année ?
Pour simplifier (très peu), on suppose que chaque année comporte 365 jours, tous
équiprobables.
b. Quelle est la probabilité qu’au moins deux des élèves soient nés le même jour ?

Exercice 41 (paradoxe du chevalier de Méré) 


En 1654, le chevalier de Méré posa le problème suivant au mathématicien Blaise Pascal
(1623 – 1662) :
« Est-il plus probable d'obtenir au moins un six en 4 lancers d'un dé parfait (événement
A) ou d'obtenir au moins un double-six en lançant 24 fois deux dés (événement B) ? »
a. Calculer la probabilité de chacun des deux événements, puis répondre à la question
du chevalier de Méré. Sur quel événement a-t-on intérêt à parier ?
b. Pourquoi ces résultats ont pu paraître paradoxaux au chevalier de Méré ?
Probabilités – Exercices 55

Exercice 42 
80 % des élèves réussissent l’examen de fin d’études.
Cependant, 15 % des élèves ont acheté le livre intitulé « Pueri sani ». Parmi ceux-là, 99 %
réussissent leur examen. Si un élève choisi au hasard n’a pas acheté le livre, quelle est la
probabilité qu’il réussisse tout de même son examen de fin d’études ?

Exercice 43 
Agnan (A) et Bérangère (B) jouent au tennis de table. Le premier à gagner deux manches
est le vainqueur du match. Pour chaque manche, on note le vainqueur ; un match nul
(Unentschieden) n’existe pas.
La probabilité du gain de la première manche pour Agnan est 0,6 et pour Bérangère 0,4.
Cependant, dès que Bérangère gagne une manche, sa probabilité de gain augmente de
10 % ; dès qu’Agnan gagne une manche, sa probabilité de gain diminue de 10 %.
a. Quelle est la probabilité que Bérangère gagne le match ?
b. Quelle est la probabilité que Bérangère gagne le match, si elle a gagné la première
manche ?

Exercice 44 
Dans un tournoi d’exhibition de tennis, le héros local Gilles Knüller doit affronter les
champions planétaires Rafael Vandal et Roger Federweisser au cours de trois sets
successifs où ses deux adversaires alterneront. Il remportera ce tournoi s’il gagne deux
sets consécutifs. Il considère que la probabilité p de battre Vandal est supérieure à celle q
de battre Federweisser : p > q .

Quel adversaire va-t-il choisir d’affronter en premier ?

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