Chapitre 1 : Réseaux électriques monophasés et
triphasés
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1. Introduction :
Le développement et l'interconnexion des réseaux électriques
de production, de transport et de distribution a obligé les
compagnies d'électricité à faire le choix du système électrique :
Types de tension (continue ou alternative), en monophasé ou
polyphasé, fréquence..etc. Ces choix sont directement liés aux
considérations techniques et économiques.
Dans ce contexte, la tension a été choisie alternative afin de
pouvoir utiliser les transformateurs pour transporter l'énergie
en haute tension et l'utiliser en basse tension.
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2. Réseaux électriques monophasés
2.1 Lois de base et conventions des circuits électriques
2.1.1 Convention de signe pour les circuits
Lorsqu’un dipôle électrique représente le générateur de tension
d’un circuit électrique, on oriente naturellement ses grandeurs
électriques en "convention générateur". On retiendra la
représentation suivante : Dipôle i
u
la puissance électrique associée au dipôle s’écrit : p=u.i
– Si: p=u.i>0 on dit que le dipôle fournit de la puissance au
reste du circuit.
– Si: p=u.i<0 on dit que le dipôle reçoit de la puissance du
reste du circuit.
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Lorsqu’un dipôle électrique n’est pas générateur, on le qualifie
de récepteur et on oriente ses grandeurs électriques en
"convention récepteur". On retiendra la représentation suivante
:
Dipôle i
– Si: p=u.i>0 on dit que le dipôle reçoit de la puissance du
reste du circuit.
– Si: p=u.i<0 on dit que le dipôle fournit de la puissance au
reste du circuit.
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2.1.2 régime périodique quelconque
Pour caractériser les grandeurs électriques variables dans le temps
des régimes périodiques, on distingue les paramètres
incontournables, notés autour de la figure suivante, qui sont : la
période, la fréquence, la valeur moyenne, la valeur efficace
s(t)
T=1/f
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- On définit la valeur moyenne d’une grandeur s(t) périodique de
période T par :
1 T t
S moy s(t )
T t
s(t )dt
- On définit la valeur efficace d’une grandeur s(t) périodique de
période T par :
1 T t
Seff
T
t
s(t )2 dt
Remarques :
-La valeur moyenne d’un signal est la valeur qui sépare le signal
sur une période en deux surfaces égales
- Si s(t ) s1 (t ) s2 (t )
Alors : s(t ) s1(t ) s2 (t ) mais Seff S1eff S 2eff
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2.2 Le régime sinusoïdal et sa représentation complexe
2.2.1 Représentation temporelle du régime sinusoïdale
Le régime sinusoïdale permanent est d'une grande importance en
Electrotechnique. C'est sous cette forme que pratiquement
toute l'énergie électrique est générée et transportée et qu'une
bonne partie de cette énergie est utilisée. Par ailleurs, les
signaux périodiques non-sinusoïdaux peuvent être décomposés
en série de Fourier qui font apparaître des composantes
sinusoïdales. C’est également en régime sinusoïdal qu’on peut
transporter l’énergie électrique sous très haute tension grâce à
l’utilisation des transformateurs.
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- Une grandeur sinusoïdale s(t) s'écrit sous la forme :
s(t ) S
max sin(t )
Tel que :
- est la pulsation définie par: 2 f 2 avec f est la
T
fréquence et T est la période .
- est la phase à l'origine. Dans ce cas 0
- S max est la valeur maximale,
s(t )
S max
S max
S eff
2
0 T T
2
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En régime sinusoïdal, les relations de maille exprimées à l’aide
des relations mises en jeu pour les différents dipôles, deviennent
des équations différentielles dont la résolution se complique
de façon prohibitive dans les circuits comportant plus d’un ou
deux récepteurs.
Pourtant le régime sinusoïdal est le plus utilisé dans le domaine
de l’énergie électrique. Il est donc impératif de mettre en œuvre
une notation et une méthodologie particulières portant sur les
grandeurs sinusoïdales. Cette notation est la "notation
complexe" (ou vectorielle) des grandeurs sinusoïdales.
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En électrotechnique, les récepteurs électriques sont
pratiquement toujours connectés aux bornes d’une même source
fournissant une tension sinusoïdale u(t) qu’on caractérisa par sa
valeur efficace U. En considérant la tension u(t), comme tension
d’alimentation d’un système de charges, on considérera souvent
cette tension comme étant à l’origine des phases. On écrit
ainsi de façon classique une tension sinusoïdale de référence sous
la forme :
u(t ) U max sin(t ) 2.U sin(t )
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Par ailleurs, la grande majorité des récepteurs électriques sous
tension sinusoïdale sont des récepteurs à tendance inductive.
Ainsi, dans la plupart des cas, le courant i(t) traversant un dipôle
est en retard par rapport à la tension u(t). On écrira alors par
convention les courants sous la forme :
i(t ) I max sin(t ) 2.I sin(t )
u(t)
Umax
i(t )
I max
t
0 T T
2
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2.2.1 Représentation complexe du régime sinusoïdale
Pour représenter une grandeur sinusoïdale il suffit, à fréquence
constante, de connaître sa valeur efficace et sa phase. En
électrotechnique, l’écriture sous forme complexe des courants et
des tensions permet de ne les caractériser que par ces deux
grandeurs et non plus en fonction du temps.
Les nombres complexes U et I sont les " phaseurs " (ou
amplitudes complexes) de la tension u et du courant i. Ce sont
des grandeurs complexes fixes dans le plan complexe qui
n’apportent que les valeurs efficaces et les déphasages respectifs
comme informations.
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En notation complexe les phaseurs U et I s'expriment
respectivement par :
U Ue j 0 U et I Ie j
Dans le plan complexe de ces deux vecteurs, en considérant le
vecteur de la tension comme étant l'origine des phases, ces deux
vecteurs sont représentés comme suit :
Im
U Re
I
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2.2.3 Application de la représentation complexe aux dipôles linéaires
L'application de la représentation complexe aux différents dipôles rencontrés dans les
configurations liées à l'Electrotechnique est donnée ci-dessous :
I Im
U Re
U R U R.I
I
0
I Im
U Re
U L U jL.I
I
2
I Im
I 2
U C 1
U Re U .I
jC
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D'une manière générale, on distinguera classiquement les dipôles
à réactance et déphasage positif et ceux à réactance et déphasage
négatifs, respectivement appelés inductifs et capacitifs. La figure
suivante montre ces dipôles :
I R I Im
U L ou U R L U Re
0
Im
I
I R I
C U Re
U ou U R C
0
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2.3 Puissances électriques en régime alternatif sinusoïdal
En régime alternatif sinusoïdal, on s’intéresse toujours à la
puissance moyenne consommée par les récepteurs électriques.
On parle, pour la nommer, de puissance active. Pourtant il
existe plusieurs autres types de puissance électriques, qui
correspondent à des notions liées aux aspects technologiques de
la distribution de l’énergie électrique.
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2.3.1 La puissance instantanée :
La puissance instantanée est par définition :
p(t ) u(t ).i(t )
En considérant : u(t ) U max sin(t ) et i(t ) I max sin(t )
p(t ) u(t ).i(t ) U maxI max sin(t ) sin(t )
2UI
cos(t (t ) cos(t (t )
2
UI cos() UI cos(2t )
Le terme : UI cos(2t ) est appelé puissance fluctuante
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2.3.2 La puissance active :
La puissance active P est par définition la valeur moyenne de la
puissance instantanée par période :
1 T 1 T
P p(t )dt UI cos() UI cos(2t )dt
T 0 T 0
1 T 1 T
UI cos()dt UI cos(2t )dt
T 0 T 0
UI cos()
Cette puissance qui correspond à un travail physique effectif, son
unité est le Watt (W).
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2.3.3 La puissance apparente :
Par définition la puissance apparente S s'exprime par le produit :
S U .I
Cette puissance joue un rôle primordial dans le
dimensionnement de la ligne et le choix des appareillages de
distribution d'énergie, son unité est le volt-ampère (VA).
2.3.4 La puissance réactive :
S'exprime en général par Q, cette puissance correspond à la
partie réactive du courant. De point de vue travail, la puissance
réactive ne présente aucun effet.
En régime sinusoïdal, la puissance réactive est définie par :
Q UI sin()
L’unité de la puissance réactive est le VAR (Volt-Ampère Réactif)
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2.3.5 Le facteur de puissance :
Pour caractériser le taux d'utilisation d'un réseau, d'un récepteur
ou d'une source, on est amené à utiliser le facteur de puissance.
Ce dernier est défini par :
P
K cos()
S
2.3.6 La puissance apparente complexe :
La puissance complexe est le produit du phaseur tension par le
conjugué du phaseur courant :
j *
S U .I U .I .e
*
U .I .e j
U .I cos() j sin()
P jQ S S P 2 Q2 U .I
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2.3.7 Application aux différents dipôles :
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2.3.8 Théorème de Boucherot :
La puissance active d’un système est la somme des puissances
actives des éléments le constituant, de même pour la puissance
réactive et la puissance apparente complexe.
I
P1, Q1 P2, Q2 ... Pn, Qn
n n
Ptotal Pi Qtotal Qi 2
et Stotal Ptotal 2
Qtotal
i 1 i 1
n
il faut faire attention ici : Stotal Si
i 1
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2. Réseaux électriques triphasés
2.1 Réseau triphasé symétrique
2.1.1 Définition
- Les réseau triphasés sont très répandus dans le monde industriel
en raison de leurs nombreuses propriétés favorables à la
production, au transport et à l’utilisation des grandeurs
électriques.
- Un système triphasé (souvent abrégé 3~) est une catégorie
particulière de réseau polyphasé à trois grandeurs (tensions ou
courants) sinusoïdales de même fréquence.
- Le système est symétrique si les grandeurs sinusoïdales sont de
mêmes valeurs efficaces et déphasées de 2 3 .
- Il est direct si les phases sont ordonnées dans le sens
trigonométrique inverse et inverse dans l’autre cas.
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-Un réseau triphasé est un assemblage de trois générateurs de
tension indépendants connectés en étoile (ou triangle), c’est à
dire avec un pôle commun appelé point neutre.
- La ligne est l’ensemble des conducteurs transportant l’énergie.
- On distingue trois conducteurs (un par phase) et
éventuellement un quatrième pour le retour du courant appelé
conducteur de neutre
IR (I1)
R(1)
URS UTR
(U12) IS (I2)
(U31) S(2)
UST
IT (I3)
(U23) T(3)
VR VS VT
(V1) (V2) (V3)
IN
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2.2 Les tensions délivrées
2.2.1 Les tensions simples
- Puisque les grandeurs sont sinusoïdales, les tensions et courants
utiliseront la notation complexe. Les trois tensions entre phase et
neutre sont les tensions simples, notées V. Ces tensions sont
exprimées comme suit :
-Ecriture temporelle: V3
v1(t ) 2V cos(t ) 2
2
2 3
v2 (t ) 2V cos(t )
3
V1
4
v3 (t ) 2V cos(t )
3
-Ecriture complexe :
V1 2Ve j t 2
2
j t
V2 3
3
V2 2Ve
4
j t
3
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2.2.2 Les tensions composées
- En retranchant deux tensions simples consécutives, on établit
l’expression des tensions composées, notées U, entre deux
phases.Voici le détail du calcul pour la tension U 12 :
2
j t 2
2Ve j t 1 e 3
j
U 12 V 1 V 2 2Ve j t 2Ve 3
2 2 3
2Ve j t
1 cos( ) j sin( ) 2Ve j t j 3
3 3 2 2
j ( t ) j( )
3 2Ve 6
3V 1e 6
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En effectuant le même résonnement, nous avons:
-Ecriture temporelle: -Ecriture complexe :
j( )
u12 (t ) 3 2V cos(t ) U 12 V 1 V 2 3V 1e 6
6
j( )
u23 (t ) 3 2V cos(t ) U 23 V 2 V 3 3V 2e 6
2
7 j( )
u 31(t ) 3 2V cos(t ) U 31 V 3 V 1 3V 3e 6
6 u 31 V3
Module U 3V
u 12
Ces trois tensions forment un
6
système triphasé symétrique en V1
avance de π/6 sur celui des
tensions simples. Le rapport des
modules des tensions simples et
composées est U 3V V2
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Z. BOULGHASOUL u 23
Remarques :
- On notera, qu’à chaque instant, la somme des trois tensions
simples, comme celle des trois tensions composées est nulle.
2 4
v1(t ) v2 (t ) v3 (t ) 2V cos(t ) cos(t ) cos(t )
3 3
0
V
j( )
U 12 U 23 U 31 3e 6
1 V 2 V 3
0
- Les couples de tensions sont notés tension simple/tension
composée (V/U). Ceux couramment rencontrées dans
l’industrie sont 230/400 V et 380/660 V.
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2.3 Couplage et connexion de la charge
A partir d’un réseau distribué par trois ou quatre conducteurs, il
est possible de relier trois dipôles de deux manières différentes :
• Un pôle de chaque élément est relié à une phase tandis
que les autres sont interconnectés, il s’agit du couplage
étoile (symbole Y).
• Chaque dipôle est placé entre deux phases, il s’agit du
couplage triangle (symbole D ou ∆).
La charge peut être composée d’impédances
différentes Z 1, Z 2 et Z 3 on dit alors qu’elle est déséquilibrée.
Si les impédances sont identiques Z (module Z, argument φ), elle
est dite équilibrée.
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2.3.1 Couplage étoile
Dans le couplage étoile, les éléments de la charge sont soumis
aux tensions simples . Le point neutre de la charge peut être ou
non relié au neutre distribué.
Les courants dans la ligne I 1, I 2 et I 3 s’expriment par :
V1 V
I1 2e j t I 2e j t
Z1 Z
V2 V
2
j t
2
j t
I2 2e 3
I 2e 3
Z2 Z
V3 V
4
j t
4
j t
I1 Z
I3 2e 3
I 2e 3
1
Z3 Z I2 v1 Z
2
I3 v2 Z
3
v3
N
Montage en étoile
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Les courants I 1, I 2 et I 3 forment un système déphasé de -φ par
rapport au système des tensions simples.
Tous les courants ont la même amplitude efficace V/Z et chacun
d’eux est déphasé de φ par rapport à la tension simple
V
correspondante. I
3
3
Le courant dans le neutre est :
IN I 1 I 2 I 3
j t 2
j t j t
4 V1
I 2 e e 3 e 3
I2 I1
0
V2
En conclusion, dans une charge équilibrée alimentée par un réseau
triphasé symétrique, le courant de neutre est nul. Il n’est donc pas
nécessaire de connecter les neutres de la source et de la charge.
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2.3.2 Couplage triangle
Dans le couplage triangle, les éléments de la charge sont soumis
aux tensions composées. Les courants J 1, J 2 et J 3 circulent dans
les éléments, ils sont donc déphasés de –φ par rapport aux
tensions composées.
U 12 U
j t
j t
6 6
J1 2e J 2e
Z Z
U 23 U
j t
j t
2 2
J2 2e J 2e
Z Z
U 31 U
7
j t
7
j t
6 6
J3 2e J 2e 1
i1
Z Z j1
j3
u 12
Z
i2
Les courants de branches forment un 2 Z u31
Système triphasés équilibré u 23 Z
i3 j2
3
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La connaissance de ces courants permet de déterminer les courants
en ligne, par exemple pour I 1 :
j j
7
6
I1 J 1 J 3 J 2e j t e 6 e
3J 2e j t J3
De même pour les autres composantes : +
2
j t
3
I2 J 2 J1 3J 2e
V 1
4
j t I1
3
I3 J 3 J 2 3J 2e +
J1
+
Le module des courants en ligne est J 2
U
3 plus élevé que celui dans les éléments 23
I1
I 3J
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2.4 Réseau triphasé non symétrique
Une charge est non équilibrée si elle est constituée de trois
impédances différentes Z 1 , Z 2 et Z 3 ,couplées en étoile ou en
triangle. Les courants de ligne ne sont alors pas tous égaux.
dans le cas où le neutre est relié au réseau par le conducteur, le
courant qui le traverse n’est pas nécessairement nul.
Ce principe est utilisé dans certains dispositifs de détection de
défauts : le défaut (parfois dû à un contact humain) occasionne
un déséquilibre, le courant de neutre est détecté dans le but d’agir
en conséquence (coupure, pour protéger les personnes ou
signalisation).
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Z. BOULGHASOUL
2.5 Les puissances en triphasé
2.5.1 Charge triphasée déséquilibrée (ou quelconque)
La puissance instantanée absorbée par le récepteur est la somme
des puissances véhiculées par chaque phase
p (t ) v 1i1 v 2i2 v 3i3
En cas de charge déséquilibrée, tensions et courants sont déphasés
de φ1, φ2 ou φ3 suivant les phases. La puissance active est la valeur
moyenne :
P V1I 1 cos(1 ) V2 I 2 cos( 2 ) V 3 I 3 cos( 3 )
La puissance réactive :
Q V1I 1 sin(1 ) V 2 I 2 sin( 2 ) V 3I 3 sin( 3 )
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Z. BOULGHASOUL
2.5.2 Charge triphasée équilibrée
Si la charge est équilibrée, les trois impédances, donc les trois
déphasages sont identiques :φ1 = φ 2 = φ 3 = –φ (le signe moins
est une commodité d’écriture).
Les tensions et courants ont alors les expressions instantanées
suivantes : v (t ) 2V cos(t )
1 i (t ) 2I cos(t )
1
2 2
v2 (t ) 2V cos(t ) i2 (t ) 2I cos(t )
3 3
4 4
v3 (t ) 2V cos(t ) i3 (t ) 2I cos(t )
3 3
4
cos(2 t ) cos(2 t )
3
p (t ) 3VI cos( ) VI
8
cos(2 t )
3
Le terme entre crochets est la somme de trois cosinus d’angles
équirépartis sur le cercle trigonométrique, il est donc nul.
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Z. BOULGHASOUL
La puissance active consommée par la charge est constante. A la
différence de la puissance moyenne en monophasé, aucun terme de
puissance fluctuante n’apparaît dans l’expression :
P 3VI cos( )
La puissance réactive elle, s’exprime par :
Q 3VI sin( )
La puissance apparente s’exprime par :
S 3VI
On peut étendre l’écriture des puissances en utilisant les relations
entre les modules des tensions simples et composées :
U
P 3 I cos( ) 3UI cos( ) et Q 3UI sin( )
3
S 3UI
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Fin de Chapitre 1
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