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Étude de la microsismicité à Kherrata

Ce document présente une étude de la microsismicité de la région de Kherrata en Algérie. Il contient des informations sur la tectonique de la région, l'histoire sismique, et le réseau de surveillance sismique actuel.

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Étude de la microsismicité à Kherrata

Ce document présente une étude de la microsismicité de la région de Kherrata en Algérie. Il contient des informations sur la tectonique de la région, l'histoire sismique, et le réseau de surveillance sismique actuel.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Ferhat Abbas- Sétif

Faculté des Sciences


Département : Physique

Mémoire de Magister

THEME :
ETUDE DE LA MICROSISMICITE DE LA REGION DE KHERRATA

Présenté par : Encadré par Mr :


Nassia MOUSSAOUI A.K. Yelles Chaouche

Devant le jury composé de :

Mr. Halim HAROUN Président Professeur Université Ferhat Abbas Sétif


Mr. A.K YELLES-CHAOUCHE Rapporteur Directeur de recherche CRAAG Alger
Mr. Hammou DJELLIT Examinateur Directeur de recherche CRAAG Alger
Mr. Fethi SEMMANE Examinateur Maître de recherche CRAAG Alger

2008/2009
Remerciement :

Premièrement et avant tous, je remercie le Dieu le Tout puissant qui m’a aidé à réaliser
ce travail.

Je tiens à remercier en tout premier lieu Mr : A.K. Yelles Chaouche qui a encadré ce
travail. Je désire le remercier surtout pour sa compréhension durant mes absences qui sont
justifiées.

Je remercie Mr : Hachemi le chef département pendant l’année théorique pour sa


gentillesse et son soutient.

Je remercie tout qui nous a enseignés : Mrs : Bougara , H. Djellit, A.K. Yelles Chaouche,
Bourzami, Mme : Hachemi sans ou oublié les Français : Michel Granet et .

Je remercie les membres de jury d’avoir acceptés de participer au jugement de ce travail.

Je remercie les membres de Laboratoire de sismologie au niveau du CRAAG pour leur


aide et sans oublier Mr : Chafik Aidi et Mr : Beldjoudi ; Attachés de recherche au niveau de ce
centre.

Je remercie tous les travailleurs, les femmes de ménages pour leur soutien et gentillesse.

Je voudrais remercier toutes les familles qui ont été à côté de moi dans les situations
difficiles pendant mon séjour à Alger tel que : Lalouche Hamid et Said, Nissili Daoued,
Merrah Karim et la famille Lalouche Amar et ses enfants est surtout sa fille Akila.

Ce travail est aussi le fruit de soutien inconditionnel de mon mari, un grand merci pour
lui pour sa patience.

Un grand merci à ma fille Imene qui a de courage de patience lors de l’absence de sa


Maman.

Merci à ma mère et à mon père dont le soutient, l’invocation et l’amour ont été plus que
nécessaire.
Liste des figures :

Figure I.1 : Configuration des grands domaines de l’orogéne alpine en Méditerranée. ...... 3
Figure I.2 : Carte structurale de l’Algérie du Nord ............................................................... 4
Figure I.3 : Carte structurale de la région des Babors montrant les différentes unités et les
principaux décrochements. ..................................................................................................... 6
Figure I.4 : a) Vecteurs de déplacement selon le modèle Nuvel-1 (DeMets et autres, 1990,
1994). Le module et l’orientation du vecteur de vitesse pour plusieurs points choisis sont
donnés entre parenthèses. b) Champs de contrainte proposés pour différents secteurs de la
région Ibéro-Maghrébine, basés sur des données de divers auteurs. ...................................... 8
Figure I.5 : Carte tectonique de la Méditerranée montrant les deux domaines en extension
depuis le Miocène inférieur (entre 15 et 25 Ma), la mer occidentale et la mer Egée. ............ 9
Figure I.6 : Schéma sismotectonique du Nord de l'Algérie montrant les principales
structures actives observées dans le Tell ............................................................................... 10
Figure I.7.a : Le pli-faille de Kherrata ................................................................................. 11
Figure I.7.b : Le pli-faille de Kherrata Talus d’éboulis au douar Ferbous .......................... 11
Figure I.8 : Carte seismotectonique du nord-est algérien montrant les différentes failles
actives et potentiellement actives réalisée sur la base des travaux de (Vila, 1980; Aissaoui,
1984; Meghraoui, 1988; Boudiaf, 1996; Harbi et al, 1999). ................................................. 12

Figure II.1 : Carte de la sismicité historique (bases de données du CRAAG et USGS, de


1365 à 1972). L’intensité est indiquée à l’échelle MSK ....................................................... 14
Figure II.2 : La carte des épicentres du Nord de l'Algérie, de 1973 à 2006 (base de données
NEIC). ................................................................................................................................... 15
Figure II.3 : Carte isoséiste de séisme du Djermouna (Kherrata) du 17 Février 1949. ....... 18
Figure II.4 : Carte isoséiste de séisme d’Ouricia (Sétif) de 13 novembre 1957. ................. 19
Figure II.5 : Carte isoséiste de séisme de Sétif du 26 Novembre 1957 ............................... 20
Figure II.6 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 6 juin 1959. .................................... 21
Figure II.7 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 22 janvier 1960. .............................. 22
Figure II.8 : Carte isoséiste de séisme d’Aokas du 27 janvier 1960 .................................... 23
Figure II.9 : Carte isoséiste de séisme de Behagle (Bir Hadada) du 4 septembre 1963 ...... 24
Figure II.10 : Carte isoséiste de séisme de Bir Hadada du 27 janvier 1968 ........................ 25
Figure II.11: Carte isoséiste de séisme de Darguinah du 28 juin 1974................................ 27
Figure II.12 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 9 novembre 1974 .......................... 28

i
Figure II.13 : Carte isoséiste de séisme de Ain Abessa-El Ouricia du 11 juillet 1975. ....... 29
Figure II.14 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 10 Novembre 1975. ...................... 30
Figure II.15 : Carte isoséiste de séisme de Darguina du 15 Mars 1977. .............................. 31
Figure II.16 : Carte isoséiste de séisme de Bejaïa du 17 Septembre 1977. ......................... 32
Figure II.17 : Carte isoséiste de séisme de Djemila du 14 avril 1977. ................................ 33
Figure II.18 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 09 Décembre 1978. ...................... 34
Figure II.19 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 25 Décembre 1978. ...................... 35
Figure II.20 : Carte isoséiste de séisme de Sétif du 03 Aout 1980. ..................................... 36
Figure II.21 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 01 Novembre 1983. ...................... 37
Figure II.22 : Carte isoséiste de séisme Kherrata du 21 Octobre 1985. ............................... 38
Figure II.23 : Carte isoséiste de séisme de Darguina du 20 Septembre 1992. ..................... 39
Figure II.24 : Carte isoséiste de séisme d’Ain-Lahdjar du 29 Septembre 1995. ................. 39
Figure II.25 : Carte isoséiste de séisme d’Ain-Roua du 18 Avril 1996. .............................. 40
Figure II.26 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Arnat du 20 Mai 1996. .............................. 41
Figure II.27 : Carte isoséiste de séisme de Djemila du 01 Décembre 1997. ....................... 41
Figure II.28 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 20 Janvier 2000. ........................... 42
Figure II.29 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Abessa du 10 Septembre 2000. ................. 43
Figure II.30 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Arnat du 08 Octobre 2000. ....................... 43
Figure II.31 : Carte de la sismicité historique du Sétif et ses environs 1365-2001 (réalisée à
partir des catalogues sismologiques). .................................................................................... 45
Figure II.32 : Le secteur de l'intensité maximum (ligne mince) pendant le tremblement de
terre de Beni Ourtilane 10 Novembre 2000 (M w = 5. 7). .................................................... 46
Figure II.33 : Soulèvement de l'apparence de photographies, a) (environ 20 m) et
inclinaison de terrasse alluviale dans le fleuve d'Oued Ilmayen. b) Gorges profondes
(environ 50 m) d'Oued Boussellam. ...................................................................................... 47
Figure II.34 : Les désordres géologiques sont remarqués près de scarp de cette faille, autour
des villages de Tachaouaft, d'Aguemoun et d'Ighil Ouatou. ................................................. 47

Figure III.1 : Réseau Algérien de Surveillance et d’Alerte Sismique (REALSAS) ............ 50


Figure III.2 : La station analogique régionale de Constantine. ............................................ 50
Figure III.3 : Numérisation du signal analogique de la station de Constantine ................... 50
Figure III.4 : Les trois composantes de sismomètre de la station CASM ........................... 50
Figure III.5 : Algerian Digital Seismic Network. ................................................................ 52

ii
Figure III.6 : Station CKHR (Sétif) ..................................................................................... 52
Figure III.7 : Sismomètre large bande ................................................................................. 52
Figure III.8 : Système d’acquisition .................................................................................... 52
Figure III.9 : Transmission par satellite (VSAT) des données de la station vers le
Datacenter (Alger). ................................................................................................................ 52

Figure IV.1 : Carte isoséiste de séisme de Lâalam du 20 Mars 2006. ................................. 56


Figures (IV.2.a jusqu'à f) ...................................................................................................... 58
Figure IV.3 : Emplacement de réseau utilisé. ...................................................................... 61
Figure IV.4 : Exemple de sortie du programme hypo71. ..................................................... 62
Figure IV.5 : Modèle de vitesse utilisé. ............................................................................... 63
Figure IV.6.a : Distribution des RMS par tranche de 0.05 sec en fonction de nombre des
événements. .......................................................................................................................... 65
Figure IV.6.b : Distribution des ERH par tranche de 500m en fonction de nombre des
événements. ........................................................................................................................... 65
Figure IV.6.c : Distribution des ERZ par tranche de 500m en fonction de nombre des
événements. ........................................................................................................................... 65
Figure IV.6.d : Distribution des magnitudes en fonction de nombre des événements ........ 65
Figure IV.6.e : Distribution profondeurs en fonction de nombre des événements. ............. 65
Figure IV.7 : Carte de localisation de 128 répliques. ........................................................... 66
Figure IV.8 : Localisation de 52 événements sélectionnés avec les critères suivants :
(RMS<0.35, ERZ<4 et ERH<4). ........................................................................................... 67
Figure IV.9 : Essaim NS de 22 évènements et emplacement des coupes transversale et
longitudinale. ......................................................................................................................... 68
Figure IV.10 : Coupe AA’. .................................................................................................. 68
Figure IV.11 : Coupe BB’. ................................................................................................... 69
Figure IV.12 : Représentation spatiale des mécanismes au foyer. ....................................... 70
Figure IV.13 : Représentation des trois solutions focales. ................................................... 70

Figure V.1 : Sismicité instrumentale entre 2002-2008 d’après les catalogues (Yelles-
Chaouche A.K et al., 2002 ,2008). ........................................................................................ 74
Figure V.2 : Histogramme des évènements de la periode 2002-2008 en fonction de la
magnitude. ............................................................................................................................. 74
Figure V.3 : Sismomètre DS-4A courte période .................................................................. 75

iii
Figure V.4 : Serveur d’acquisition et d’enregistrement des données EDAS-24IP............... 76
Figure V.5 : Station sismologique. 1- Système GPS ; 2- Panneau solaire ; 3-Boitier de la
station ; 4- Sismomètre. ......................................................................................................... 77
Figure V.6 : Sismomètres Kinémétrics de type SS1 courte période. ................................... 77
Figure V.7 : Station sismologique autonome. ...................................................................... 78
Figure V.8 : Disposition du réseau utilisé. ........................................................................... 80
Figure V.9 : Le séisme de 27/06/2007 enregistré par le réseau ADSN ................................ 80
Figure V.10 : Le séisme de 27/06/2007 enregistré par les trois composantes de la station
CKHR. ................................................................................................................................... 81
Figure V.11 : Le pointage de l’onde P selon la composante verticale ................................. 81
Figure V.12 : Représentation spatiale des séismes de la région de Kherrata Avril-Décembre
2007 ....................................................................................................................................... 82
Figure V.13 : Carte isoséiste de séisme de Tichy 27 Juin 2007 ........................................... 82

iv
Liste des tableaux :

Tableau II.1 : Les principaux évènements historiques dans la région de Sétif et ses
environs. ................................................................................................................................... 44
Tableau III.1 : Stations du réseau ADSN. .............................................................................. 51
Tableau IV.1 : Localisations et estimation des magnitudes dans les différents centres
mondiaux de sismologie. .......................................................................................................... 54
Tableau IV.2 : Relocalisation du choc principal. .................................................................... 55
Tableau IV.3 : Mécanismes au foyer du choc principal proposés par différents organismes
internationaux. .......................................................................................................................... 55
Tableau IV.4 : Stations sismologiques utilisées. .................................................................... 60
Tableau IV.5 : Paramètres des trois solutions focales. ........................................................... 70
Tableau V.1 : Stations sismologiques utilisées. ...................................................................... 78

I
Nomenclature :

AFPS :
CRAS : Comptes Rendus de l'Académie
CRAAG : Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique
NEIC: National Earthquake Information Center, USA
MOI: Intensité Maximale Observés
EMS: European Macroseismic Scale
ESC: Commission Sismologique Européenne
GMT: Generic Mapping Tools Graphics
EMSC: European Mediterranean Seismological
I0 : Intensité
M: Magnitude
Ml : Magnitude locale
Mw: Magnitude du moment sismique
Md : Magnitude de durée
Ms : Magnitude des ondes de surfaces
Mb : Magnitude des ondes de volumes
MMI : Modified Mercalli Intensity
MSK : Medvedev-Sponheuer-Karnik
P: Ondes de volume longitudinal
S: Onde de volume transversal
Pl : Plongement
REALSAS : Réseau Algérien de Surveillance et d’Alerte Sismique
LAT : Latitude
LON : Longitude
DEP : Profondeur
RMS : L’erreur quadratique moyenne
ERH : L’erreur standard de l’épicentre
ERZ : L’erreur standard de la profondeur focale
GAP : Grande séparation azimutale entre les stations
DMIN : La distance épicentrale minimale.
ITR : Le nombre d’itérations pour atteindre la convergence.
NWR : Le nombre de phases P utilisées dans les calculs.
T: Durée du signal en seconde.
D: Distance épicentrale en km.
ADSN : Algerian Digital Seismic Network
Ml : Magnitude locale
HRV : Harvard University, Cambridge, Massachussette
Str: Strik : Azimut
Dip: Pendage
Rak: Glissement
EMHD: Mahouada (Médea)
ATAF: Tarf (M’Sila)
CKHR: Kef Lahmer (Sétif)
CKTR: Kantarra (Biskra)
CABS: Abbabsia (Guelma)
OJGS: Guires (Rélizane)
OKGL: Kef Guellal (Mostaganem)
OTSS: Tessala (Sidi Belabbes)
CSVB: Ain Smara (Constantine)
TTAM : Tamanrasset (Tamanrasset)
AOKS: AOK Aokas
TZNB: Tizi N’Bechar
ASET: SET Sétif
CAEH: Ain el Ouahch
CDFR: Bouaffroune
CMAH: Dj-Manchoura
CASM : Ain Smara
Table des Matières

Remerciement ........................................................................................................................
Liste des figures .....................................................................................................................
Liste des tableaux ..................................................................................................................
La nomenclature ....................................................................................................................
Introduction générale ............................................................................................................ 1

CHAPITRE I : Contexte Géologique et Seismotectonique

I.1 Introduction ....................................................................................................................... 3


I.2 Contexte Géologique ......................................................................................................... 3
I.2.1 Le Tell ....................................................................................................................... 4
a. Les Kabylides ....................................................................................................... 4
b. Le domaine de flyschs .......................................................................................... 5
c. Le domaine externe ............................................................................................... 5
I.3 Contexte seismotectonique ................................................................................................ 6
I.3.1 Cinématique et champs de contrainte ..................................................................... 7
I.3.2 Tectonique de la région ouest-méditerranéenne ...................................................... 9

CHAPITRE II : Sismicité Historique

II.1 Introduction ..................................................................................................................... 13


II.2 Les catalogues de la séismicité historique ........................................................................ 13
II.3 Distribution de la sismicité dans le Nord de l’Algérie ..................................................... 14
II.3.1 Les zones de sismicité ............................................................................................ 15
II.3.2 Sismicité de la région des Babors .......................................................................... 16
II.4 Principaux paramètres caractérisant un séisme ................................................................ 16
II.4.a Intensité .................................................................................................................. 16
II.4.b La magnitude .......................................................................................................... 17

i
II.5 Les séismes de Sétif et ses environs avec les cartes isoséistes reportés dans les
catalogues ................................................................................................................................ 17

II.6 Conclusion ........................................................................................................................ 48

Chapitre III : Méthodologie de surveillance

III.1 Le réseau de territoire .................................................................................................... 48


III.1.1 Réseau sismologique télémétré numérisé (REALSAS). ...................................... 48
III.1.2 Réseau ADSN (Algerian Digital Seismic Network)............................................. 49

Chapitre IV : Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

IV.1 Introduction .................................................................................................................... 53


IV.2 Caractéristiques sismiques du choc principal ............................................................... 53
IV.2.1 Localisation et relocalisation de choc principal ................................................... 53
a) Localisation ...................................................................................................... 53
b) Relocalisation ................................................................................................... 53
IV.2.2 Mécanisme au foyer ............................................................................................. 54
IV.2.3 Carte isoséiste ...................................................................................................... 54
IV.2.4 Effets engendrés par le séisme ............................................................................. 55
IV.3 Traitement et analyse des données ................................................................................. 58
IV.3.1 Description de l’appareillage .............................................................................. 58
a) Stations Géostar ............................................................................................... 58
b) Stations Leas (Hathor3) ................................................................................... 58
IV.3.2 Mise en place de réseau d’enregistrement ........................................................... 59
IV.3.3 Dépouillement des enregistrements ..................................................................... 60
a. Localisation des évènements ............................................................................ 60
a.1 Le programme HYPO71 ............................................................................ 61
a.2 Choix de modèle de vitesse........................................................................ 62
IV.3.4 Tri des données traitées ......................................................................................... 62
1. Estimation des erreurs....................................................................................... 63

ii
2. Erreurs sur le temps .......................................................................................... 63
3. Erreurs dues au modèle de vitesse .................................................................... 63
4. Estimation de RMS, ERH et ERZ .................................................................... 63
IV.3.5 Précision de localisation ....................................................................................... 63
IV.3.6 Calcule de la magnitude ........................................................................................ 64
IV.4 Analyse des données ....................................................................................................... 65
IV.4.1 Etude des répliques ............................................................................................... 65
a) Distribution spatiale des répliques ................................................................... 65
b) Distribution des foyers en profondeur ............................................................. 66
c) Mécanismes aux foyers des répliques .............................................................. 68

IV.5 Conclusion ...................................................................................................................... 71

Chapitre V : Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

V.1 Sismicité actuelle de la région des Babors (Nord de Sétif) et ses environs...................... 72
V.2 Description de l’appareillage ............................................................................................ 74
V.3 Choix de sites.................................................................................................................... 77
V.4 Installation du réseau ........................................................................................................ 77
V.5 Discussion ......................................................................................................................... 82

VI. Conclusion générale ................................................................................................. 84


Annexe .................................................................................................................................

iii
Introduction générale

Le Nord de l’Algérie est connu comme une région d'une activité séismique
importante dans le bassin méditerranéen occidental. La séismicité est concentrée
essentiellement le long de l'Atlas tellien (Nord de l’Algérie) ; elle est liée à la collision des
plaques africaine et eurasienne.

La séismicité historique en Algérie remonte au séisme de Sitifis de 419 [Yelles et


al.,2006]. Lors de ces deux dernières décennies, la région de l’Atlas tellien a été frappée
par de nombreux séismes tels que le séisme d'EL-Asnam le 10 octobre 1980, Ms=7.3 ;
Constantine le 27 Octobre 1985, Ms=6.0 ; Tipasa-Chenoua, Le 29 Octobre 1989, Ms=6.0 ;
Mascara le 18 Août 1994, Ms=6.0 ; Alger le 4 Septembre 1996, Ms=5.8 ; Ain Temouchent
le 22 Décembre 1999, Ms=5.5 et récemment le tremblement de terre de Zemmouri le 21
Mai 2003, Mw = 6.8. Tous ces événements ont permis de mettre en évidence des sources
séismiques au Nord de l’Algérie.

Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à la sismicité de la région de Sétif-


Kherrata (située à près de 30 Km au Nord de Setif) du fait que :

-Cette région est restée peu étudiée du point de vue sismique. Seule la sismicité de la
région de Kherrata a fait l’objet de notes scientifiques.

-Dans cette région se situe donc la seconde ville de l’Est du pays et l’une des wilayas
d’Algérie les plus peuplée.

-La littérature mentionne l’occurrence du séisme destructeur de Sitifis donnant ainsi


une raison supplémentaire d’étudier cette région.

Le travail présenté ici est le complément de celui présenté par ma collègue LAYADI
Khalissa qui elle s’est intéressée dans sa thèse de Magister au microzonage de la ville de
Sétif [Layadi 2009].

Au cours de l’histoire, plusieurs auteurs Rothé (1950), Grandjean (1959), Hée (1933
et 1950), Roussel (1973) et Benhallou (1985), signalent dans leurs publications des
secousses sismiques dans la région Nord de Sétif, plus précisément dans la région de
Kherrata. Ils mentionnent également l’existence de la structure active de Kherrata à
l’origine de cette sismicité.

Parmi ces événements sismiques ont peut citer :

La secousse du 17 février 1949. Ce séisme modéré avec une intensité maximale


observé de VII (Mb=4.9) causa la mort de neuf personnes et approximativement de 350
blessés(Rothé 1950, Gobert 1984).

1
Celle du 28 juin 1974 avec une intensité de VI (Mb=4.9) [Hatzfeld 1978, Mokrane et
al. 1994, Harbi et al. 1999, 2003].

Plus récemment il est à signaler que la région de Sétif dans sa partie ouest, a été
touchée par le séisme de Beni-Ourtilane du 10 Novembre 2000 à 21h 10mn 51s (GMT). Ce
séisme s’est produit à environ 40km au WSW du village de Kherrata avec une magnitude
de Ms=5.7 (Bouhadad et al., 2003). L’intensité maximale observée est estimée à VII
(échelle MSK).

Ainsi la séismicité historique de la région de Sétif montre que l’activité sismique est
relativement modérée et essentiellement concentrée dans la région des Babors, située au
Nord de Setif. Cette activité est continue et beaucoup d’événements sismiques sont
enregistrés annuellement et reportés dans les catalogues de sismicité (Rothé, 1950 ;
Mokrane et al., 1994 ; Benouar, 1994 ; A. Yelles-Chaouche et al., 2002, 2006)

Le 20 Mars 2006, un séisme de magnitude modéré de Mw= 5.2 a frappé la région de


Kherrata. L’épicentre a eu lieu à 70km au NW de la ville de Sétif. Le séisme ayant été
ressenti dans un rayon d’environ 70km a causé la mort de quatre personnes et fait 68
blessés. Les dommages ont été observés à Lâalam où quelques constructions et anciennes
maisons ont été endommagées.

L’objectif de notre travail est d’étudier la séismicité de la région de Sétif et ses


environs. L’occurrence du séisme de Lâalam de 20 mars 2006 nous a donné l’opportunité
d’étudier un événement modéré s’étant produit dans cette région. Cette étude s’est
également intéréssée à la sismicité qui s’est produite durant la période d’Avril à Décembre
2007 utilisant les données recueillies par le nouveau réseau sismologique digital installé
par le CRAAG.

Le premier chapitre présente le cadre géologique et sismotectonique de la région de


Setif.

Le deuxième chapitre est consacré essentiellement à la sismicité historique de la


région de Sétif et de ses environs entre 419 et 2001.

La description du réseau sismologique du territoire utilisé pour la surveillance


sismique est détaillée dans le chapitre III.

Le quatrième chapitre est consacré à l’étude du séisme de Lâalam du 20 Mars 2006.

Le cinquième chapitre est consacré à l’activité sismique de la région de Kherrata et


de ses environs et à la discussion des résultats.

Une conclusion générale est faite sur la base des résultats obtenus.

2
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

CHAPITRE I : Contexte Géologique et Seismotectonique

I.1 Introduction :

Le Nord de l'Algérie est composé de divers domaines géologiques et structuraux,


faisant partie de la chaîne alpine des Maghrébides qui s'étend de Gibraltar à la Calabre
[Wildi, 1983 ; Delga, D. 1969]. Cette région est probablement la plus active de la
méditerranée occidentale, située aux frontières des plaques Afrique et Eurasie [J.P.
Montilla., 2003].

I.2 Contexte Géologique :

Le domaine orogénique cénozoïque Maghrébin est classiquement séparé en deux


systèmes différents : Tell–Rif ou Maghrebides et l'Atlas (figure I.1). En mer méditerranée
occidentale, le système Tell–Rif (Tell en Algérie et en Tunisie, le Rif au Maroc) appartient
au domaine alpin est composé de :

1. Les zones internes (ou Kabylides),


2. Le domaine des flyschs, qui correspond à l'ancienne couverture sédimentaire
de la Téthys,
3. Les zones externes.

Figure I.1 : Configuration des grands domaines de l’orogéne alpine en Méditerranée


[Delga, D. 1969].

3
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

I.2.1 Le Tell :

Le Tell est constitué de séries sédimentaires épaisses à caractère principalement


marneux. Les dépôts sédimentaires du Miocène « post-nappes » scellent en quelque sorte
les derniers grands mouvements tectoniques à l’origine de la formation des nappes
telliennes. De grands bassins littoraux tels que la Mitidja et le bassin du Chélif, orientés
OSO-ENE, sont comblés par les sédiments des transgressions marines miocènes à
quaternaires (figure 1.2). Les sédiments miocènes « post-nappes » sont constitués de
conglomérats et de molasses alors que les sédiments pliocènes sont typiquement composés
de marnes. Les sédiments quaternaires sont généralement composés d’alluvions des
fleuves dans les bassins néogènes ou d’anciennes plages quaternaires le long de la côte.
L’ensemble de ces sédiments est actuellement légèrement déformé à terre, là où la
tectonique récente (plio-quaternaire) s’exprime (figure I.2).

Figure I.2 : Carte structurale de l’Algérie du Nord [Benaouali-Mebarek. 2006].

a. Les Kabylides :

Les Kabylides, comprenant, d'Ouest en Est, les massifs du Chenoua et d'Alger, la


Grande Kabylie et la Petite Kabylie (Figure 1.2), sont composées de socle métamorphique
cristallophyllien paléozoïque (principalement des gneiss âgés de 480 Ma à 300 Ma selon
des datations Rb-Sr par J. Sonet, dans M. Durand Delga, 1969). Ils présentent des
analogies avec les massifs des Alpujarrides en Andalousie (Cordillères Bétiques) ou des
Sebtides dans le Rif. Le socle semble pelliculaire car à certains endroits (par exemple Ain
Kechera) en petite Kabylie, au milieu du socle affleurent des faciès telliens sous-jacents
(M. Durand Delga, 1969) (figure I.3).

4
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

b. Le domaine de flyschs :

Les nappes de flyschs sont présentes du Maroc à la Sicile, en passant par la péninsule
ibérique. En Algérie, ces nappes sont soit en position interne, c’est-à-dire rétrocharriées sur
les zones internes (flyschs Nord-kabyles), soit en position relativement externe à la bordure
Sud de la Dorsale Kabyle (flyschs Sud-kabyles), soit totalement externes, charriées jusqu’à
une centaine de kilomètres au Sud, « flottant » sur le Tell externe (figures 1.2).

c. Le domaine externe :

Le domaine externe est représenté par d’importantes séries mésozoiques et


cénozoiques, à dominante marno-calcaire ou gréseuse. Leur structure tectonique en nappes
décollées au dessus du Trias gypso-argileux, montre une progression vers le Sud vers les
unités allochtones pré-saharien des Hautes Plaines. Les massifs des Bibans et de l’Atlas
blidéen, d’âge crétacé, sont considérés comme autochtones ou parautochtones (figure I.1).

Le massif de Babors, localisé au Nord de Sétif se caractérise par des plissements


intenses, En plusieurs points, on observe les charnières de plis, anticlinaux ou synclinaux,
pressés les uns contre les autres et groupés en faisceaux parallèles, approximativement
dirigés de l’Ouest à l’Est. Dans l’axe des anticlinaux peuvent apparaître le terrain le plus
ancien de la région, le Trias, avec ses argiles rouges ou vertes et ses amas de gypse.

Les travaux récents de géologie menés dans la région des Babors montrent que
celles ci sont structurées en un ensemble de nappes. [Leikine, M. 1971 ; Coutelle, A.
1979 ; Obert, D. 1984]

Les principales unités reconnues dans la région sont : l’unité de Ben Hamza, l’unité
de Draa El Arbaa, l’unité de Barbacha et l’unité de Beni Ourtilane. La stratigraphie de ces
unités et leurs positions géographiques est montrée sur la figure (I.3). De point de vue
position structurale, classe ces unités en quatre catégories qui sont du sommet vers la
base :

1. unités Baboriennes internes (unités de Brek-Gouraya, et Barbacha).


2. unités Baboriennes médianes (unités de Beni Abdallah, et Draa El Arbaa-
Erraguence).
3. unités Baboriennes externes (unité de Beni-Ourtilane).
4. unités Bibaniques (unité Boulouza et zone Bibanique) [Obert, D. 1984].

5
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

Figure I.3 : Carte structurale de la région des Babors montrant les différentes unités
et les principaux décrochements. 1= Zone Kabyle, 2= Flyschs, 3= Numidien, 4= Unité de
Barbacha, 5= Unité de Breck–Gouraya, 6= Unité de Draa Larbaa-Erraguene, 7= Unité de
Beni-Abdallah, 8= Unité de Babor-Beni-Ourtilane, 9= Unité de Bouhamza, 10= Klippes à
matériel éocène, 11= Bibans, 12= Nappe néritique constantinoise, 13= Formations Post-
nappe, 14= Massifs éruptifs, 15= Contact stratigraphique, 16= Contact séparant le matériel
tellien des unités plus internes, 17= Contact intra-tellien entre les Babors internes et les
Babors externes, 18= Contact entre les diverses unités d’un même ensemble, 19=
Emplacement des décrochements crétacés, 20= Décrochement miocène, 21=
Décrochement fini ou post miocène, 22= Décrochement de socle. [Obert, D. 1984]

Les environs de Kherrata font partie de la chaine des Babors. La région est
caractérisée par un empilement de nappes. De bas en haut, on distingue la nappe
numidienne, les nappes telliennes et le para-autochtone du Djebel Anini [Kolli, O. 2005].

I.3 Contexte seismotectonique :

Le Nord de l’Algérie est le siège de nombreux séismes qui sont majoritairement


produits par des failles inverses en accord avec le mouvement général de compression à la
frontière des plaques tectoniques Eurasie et Afrique (figure I.4).

La complexité séismotectonique de la région d'Ibéro-Maghrébine est remarquable en


raison du contact entre les plaques eurasienne et africaine. La séismicité se répartit comme
suit ; peu profonde (h < 30 kilomètres), intermédiaire (30 < h < 150 kilomètres) et très
profonde (h > 600 kilomètres). Des Açores vers le Banc de Gorringe, le contact entre les
plaques d'Eurasie et d'Afrique est clair et linéaire (Udias et Buforn, 1991 ; figure I.4), et
tous les foyers de tremblement de terre sont peu profonds. Cependant, dans la zone du

6
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

Golfe de Cadix, au Nord Maroc et au niveau de la mer d'Alboran le contact devient plus
complexe et la séismicité est plus diffuse. Le contact des deux plaques semble ensuite
longer les côtes algérienne et tunisienne avant de rallier la péninsule Sicilienne.

I.3.1 Cinématique et champs de contrainte :

Le champ de contrainte existant dans divers secteurs de la région Ibéro-Maghrébine a


été décrit dans de nombreuses études (figure I.4).Pour le secteur Açores-Gibraltar, où les
plus importants séismes se produisent, l'axe P est orienté NW-SE au NNW-SSE et l'axe de
T est horizontal, orienté NE-SW au ENE-WSW (Moreira, 1985 ; Grimison et Chen, 1986 ;
Buforn et al, 1988a; (Udias et Buforn, 1991; Galindo-Zaldivar et al, 1993). On observe une
orientation semblable dans le Nord de l'Afrique (Udias, 1982 ; Medina et Cherkaoui,
1991 ; Udias et Buforn, 1991 ; Bezzeghoud et Buforn, 1999).

Le pôle de rotation des plaques Afrique/Europe est situé près des îles Canaries. Selon
le modèle Nuvel-1 (DeMets et al, 1990, 1994), la vitesse de déplacement de l'Afrique par
rapport à l'Europe est autour 7 mm/an au Nord de l'Algérie, diminuant vers l'Ouest à 4
mm/an dans l'Océan Atlantique. La direction de déplacement change progressivement à
partir de cette région, s’orientant du NNW-SSE au Nord de l'Algérie, vers le NW-SE au
niveau de la mer d'Alboran et le Golfe de Cadix, et E-W dans l'Océan Atlantique
(figure I.4).

7
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

Figure I.4 : a) Vecteurs de déplacement selon le modèle Nuvel-1 (DeMets et autres,


1990, 1994). Le module et l’orientation du vecteur de vitesse pour plusieurs points choisis
sont donnés entre parenthèses. b) Champs de contrainte proposés pour différents secteurs
de la région Ibéro-Maghrébine, basés sur des données de divers auteurs. 1– Champ de
contrainte pour la région du l'Açores-Gibraltar selon Herraiz et autres (2000) ; 2,3 et 4–
Champs de contrainte pour le Maroc, l'Algérie et la mer d'Alboran, respectivement, selon
Galindo et autres. (1993) ; 5 et 6– Champ de contrainte pour le Betic oriental Cordillère,
selon Alfaro et al (1999) et Coca et Buforn (1994) respectivement ; 7– Champ de
contrainte pour la mer d'Alboran selon Udias et al (1976), Buforn et al. (1995) et
Bezzeghoud et Buforn (1999). 8 et 9– Champ de contrainte pour la zone de Betic des
failles inverses et normales, respectivement, selon Galindo et autres (1999). 10– Champ de
contrainte pour la zone correspondant au faille du l'Açores-Gibraltar selon Moreira (1985),
Grimison et Chen (1986), Buforn et al (1988a), Udias et Buforn (1991) et Galindo Zaldivar
et al (1993). 11– Champ de contrainte pour le Nord de l'Afrique selon Udias (1982),
Medina et Cherkaoui (1991), Udias et Buforn (1991) et Bezzeghoud et Buforn (1999).

8
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

I.3.2 Sismotectonique du Nord de l’Algérie :

Figure I.5 : Carte tectonique de la Méditerranée montrant les deux domaines en


extension depuis le Miocène inférieur (entre 15 et 25 Ma), la mer occidentale et la mer
Egée (d’après Jolivet [1995]). Les frontières de plaques sont complexes et formées de
nombreuses chaînes de montagnes (Pyrénés, Alpes, Dinarides, …). Les flèches blanches
donnes les directions approximatives d’extension, les flèches noires de compression
[Ferhat, G. 1997].

Au niveau du Tell, la convergence des plaques Afrique et Eurasie continue, avec un


taux actuel de 5mm/an. L'atlas Tellien forme la partie Nord d'une large zone ou la
déformation de la croûte est au moins de 400 kilomètres de large et est caractérisé par des
failles et des plis. Le régime tectonique dans cette partie de la chaîne alpine est la plupart
du temps de compression depuis le cénozoïque avec la direction N-S à NO–SE [Yelles-
Chaouche, A.K. 2006].

L'analyse de la séismicité indique que les régions seismogeniques sont situées à


proximité des bassins quaternaires. Ce sont le bassin de la Meseta (région d'Oran) à
l’Ouest, le bassin de la Mitidja (Tipaza-Alger) près de l'Atlas blideen (ou Atlas de Blida,
de la ville de Blida), puis les bassins de la Soummam, bassin de Constantine et de Guelma
dans la partie orientale, et le bassin de Hodna dans le Sud-Est [Montilla, J.P. 2003].

Plus au Sud, on trouve la chaîne des Bibans, formée de nappes telliennes. La


transition entre la région d’Alger et la Grande Kabylie se fait par des failles probablement
décrochantes, telles que la faille de Thénia et des failles au Nord-Ouest de Bouira
(figure I.6).

9
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

A l’Est, entre les Grande et Petite Kabylie, on trouve la chaîne des Babors (figure
I.6), avant de retrouver à l'Est le contact anormal entre la Petite Kabylie (zones internes) et
les zones externes au Sud [Domzig, A. 2006].

La répartition des terrains plio-quaternaires et les structures tectoniques qui les


affectent permet de distinguer deux ensembles dans l’atlas tellien.

1. Le Nord-Est avec un décrochement majeur dextre qui dans son prolongement à


l’Est forme le bassin de Guelma, dans cette partie des décrochements sénestres de direction
NE-SW affectant le bassin de Constantine.
2. Plus à l’Ouest, à partir du méridien de Kherrata le caractère inverse prend le
relais, marqué essentiellement par l’apparition de pli-failles de direction NE-SW à rejeu
sénestre. Ce domaine regroupe le Hodna, la zone de Kherrata, la Soummam et surtout les
bassins de Mitidja et de Chélif [Harbi, A. 2001]..

Figure I.6 : Schéma sismotectonique du Nord de l'Algérie montrant les principales


structures actives observées dans le Tell (inspiré de Benouar et al., 1994, Boudiaf, 1996,
Guiraud, 1977, Meghraoui, 1988) Sources des principaux mécanismes au foyer: Harv :
Harvard CMT catalog, ETHZ: ETH Zürich., INGV: Institut National de Géophysique et
Volcanologie (Italie), IAG: Institut Andalou de Géophysique (Grenade, Espagne), USGS:
United States Geological Survey, CB: Coca et Buforn, 1994, MK: McKenzie, 1972, D:
Dewey, 1990, SH: Shirokova, 1967, BA: Bezzeghoud et al. 1994 [Domzig, A. 2006].

L’Atlas tellien subit à une sismicité élevée qui se matérialise par des tremblements
de terre modérés à forts, dont plusieurs se sont produits pendant ce siècle.

Parmi eux le séisme particulièrement destructif d’El Asnam 1980 (Ms =7.3) et de
Boumerdes 21 mai 2003, de Mw 6.9.

Ceci rend l'identification des failles seismogeniques bien qu'essentiel une tâche
difficile, pour l'évaluation de risque sismique. [Déverchère. J, 2005]

Examinant la carte séismotectonique montrée sur la figure (I.8) (Guirand, 1977 ;


Coutele, 1979 ; Vila, 1980 ; Meghraoui, 1988 ; Boudiaf et al. 1999), il apparait que la

10
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

région est caractérisée par la présence de plusieurs failles actives qui peuvent être la source
de tremblements de terre forts à modérés dans le future. Certaines de ces structures
géologiques sont bien étudiées : dans la région de M’Sila, la faille inverse de Chott EL
Hammam est associée à un anticlinal actif NE-SW.

La faille inverse de Kherrata, associé à un anticlinal actif de direction NE-SO (figure


I.7.a et b). Le séisme de Kherrata du 17 février 1949 qui a généré des traces de surfaces
(environ 50cm rejeu verticale) a permis à Rothé 1950 d’observer et de cartographier un
pli faille N°70 (Rothé, 1950). Ce pli-faille serait responsable de l’activité sismique dans la
zone des Babors.

Figure I.7.a : Le pli-faille Figure I.7.b : Le pli-faille de Kherrata


de Kherrata [Rothé, 1950]. Talus d’éboulis au douar Ferbous
[Rothé, 1950].

Dans le bassin néogène de Soummam, les études récentes basées sur l'analyse des
modèles numériques (Boudiaf et al., 1999) ont permis d’identifier les déformations
récentes qui affectent les jeunes dépôts quaternaires. Ces déformations sont reliées
probablement aux tremblements de terre forts qui se sont produits dans le passé, à la
frontière Sud des montagnes de Kabylie.

Beaucoup des régions à l’Est de l’Algérie sont peu étudiées, telle que Guelma, et les
régions de Constantine-Sétif, montrent plusieurs failles néotectoniques et sont
l'emplacement des épicentres historiques (Guiraud, 1977; Vila, 1980).

11
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique

Figure I.8 : Carte seismotectonique du Nord-Est algérien montrant les différentes


failles actives et potentiellement actives réalisée sur la base des travaux de (Vila, 1980;
Aissaoui, 1984; Meghraoui, 1988; Boudiaf, 1996; Harbi et al, 1999). A : failles
quaternaires liées aux sources hydrothermiques, B : failles plioquaternaires, C : failles
inverses, D : pli, E : failles offshore, F : flexure Sud atlasique.

1) Anticlinal quaternaire du Djebel Tella, 2) Faille de Ain Smara, 3) Faille de


Bouchegouf, 4) Faille du Nord de Djemila, 5) Faille de Djebel Youcef, 6) Faille de cape
Rosa, 7) Faille de Constantine, 8) Faille de Hammam N’Bailis, 9) Faille de Kherrata, 10)
Faille de Sigus, 11) Faille de Tazmalt-Mechdallah, 12) Faille de Temlouka, 13) Fossé de
Mesloula, 14) Fossé de l’Ouenza, 15) Fossé de Taoura, 16) Pli faille de Chott El Hammam,
17) Réseau Guergour-Anini, 18) Faille de Djebel Safia, 19) Fossé de Terraguelt
[Harbi, A. II, 2003].

12
CHAPITRE II Sismicité Historique

CHAPITRE II : Sismicité Historique

II.1 Introduction :

Avant de nous intéresser à la sismicité instrumentale, il nous est apparu important de


présenter la sismicité historique de la région Sétif-Kherrata. L’existence d’événements
historiques est bien la première preuve qu’une région est sismique. L’étude de la sismicité
historique est un indicateur sur l’importance de la sismicité mias également sur sa
répartition spatiale.

II.2 Les catalogues de la séismicité historique :

Plusieurs catalogues sur la sismicité du Nord de l’Algérie .ont été édités de par le
passé. Perrey a édité une note sur les tremblements de terre en Algérie (Perrey, 1848) et il
a continué sa publication par des notes sur les séismes en Algérie jusqu'à 1871 dans ses
listes annuelles. M. Chesneau a édité une note sur les tremblements de terre pendant la
période 1716-1887 contenant quelques détails intéressants (Chesneau, 1892). En même
temps, Montessus de Ballore (1892) a édité quelques commentaires sur le nombre de
tremblements de terre ressentis en Algérie. La séismicité de l'Afrique du Nord est
également abordé dans le livre "Les tremblements de terre, sismologique de géographie"
édité par Montessus de Ballore (1906). Ce livre inclut une carte montrant les tremblements
de terre en Algérie. Pendant le dernier siècle, plusieurs notes ont été éditées en sciences de
Comptes Rendus de l'Académie des (CRAS) au sujet des événements séismiques en
Algérie. Une autre liste des tremblements de terre algériens a été éditée dans le bulletin du
service d'Algérie de Météorologique pendant la période 1889 à 1908. Roussel (1973) a
énuméré des tremblements de terre algériens pendant la période 1716 à 1970, pour analyser
la fréquence de la séismicité ; il a préparé également une carte des intensités observées.

Plus récemment, Ambraseys et Vogt (1988) ont édité une étude sur la séismicité
historique dans la province d'Alger pendant la période 1365 à 1902.

Guidoboni et al. (1994), dans leurs "catalogue des tremblements de terre antiques
dans le secteur méditerranéen jusqu'au 10ème siècle", mentionnent un événement
séismique, qui s'est produit dans Sétif (Algérie), connu à ce moment-là comme Sitifis, dans
419 avant J-C. Ainsi ce séisme correspond au premier séisme connu en Algérie alors que
précédemment le premier séisme rapporté était celui d’Alger de 1365 (Yelles et al., 2007)

La séismicité de l'Algérie tout au long du 20ème siècle est reportée par Benouar
(1994) [Benouar, D. 2004].

Des catalogues ou listings ont été réalisés par des Universitaires ou chercheurs
Algériens après l’indépendance du pays jusqu’à aujourd’hui. Nous citerons :

13
CHAPITRE II Sismicité Historique

Benhallou (1985) : Cet auteur est le premier Chercheur Algérien qui s’est intéressé à
la sismicité historique de toute l’Algérie de 1790 à 1984.

Mokrane et al. (1994) : Ce catalogue qui est le premier établi par le Centre de
Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) traite de la sismicité
de l’Algérie pour la période 1365-1992.

Benouar (1994) : Le catalogue établi par cet auteur pour toute la région du Maghreb
et qui s’étend de 1900 à 1990.

Harbi (2001) : Une étude des séismes historiques et une mise à jour du catalogue,
jusqu’à 2000.

Yelles et al. (2002, 2006) : Ce sont les second et troisième catalogue établi par le
CRAAG. Il traite la sismicité de l’Algérie pour la période 1992-2001 [Harbi, A. 2006].

II.3 Distribution de la sismicité dans le Nord de l’Algérie :

Le Nord de L’Algérie est connu comme région d’une activité sismique modérée dans
le bassin méditerranéen occidental.

Les séismes les plus violents, voire les plus meurtriers, sont ceux qui se sont produits
dans la région littorale, particulièrement dans la région d’Alger en 1716 et en 1755, à Oran
en 1790, à Blida en 1825, à Djidjelli en 1856 et à Gouraya en 1891.

Au cours de la première moitié du XXe siècle, qui correspond à la fin de la période


historique, l’Algérie a été touchée par deux autres séismes importants : celui de Sour-El-
Ghozlane (24 juin 1910, Ms =6, 4) et celui d’Orléans ville (9 septembre 1954, Ms =6, 7)
(figure II.1).

Figure II.1 : Carte de la sismicité historique (bases de données du CRAAG et USGS, de


1365 à 1972). L’intensité est indiquée à l’échelle MSK [Domzig, A. 2006].

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CHAPITRE II Sismicité Historique

II.3.1 Les zones de sismicité :

Quatre zones majeures de sismicité sont ainsi mises en évidence :

(a) Le domaine maritime. Il est important de souligner que, parmi les plus importants
séismes qui ont frappé le Nord de l’Algérie, plusieurs se sont produits en mer. À cet égard,
les séismes d’Alger de 1716, d’Oran de 1790, de Djidjelli de 1856 et de Boumerdes de
2003 sont les plus représentatifs.

(b) Le Tell. Dans cette région se manifeste la plus grande partie de l’activité sismique
de Nord de l’Algérie. Avec le domaine maritime, elle constitue la région la plus exposée
aux séismes violents et dévastateurs, puisque la majeure partie de la population algérienne
y réside.

(c) Les Hauts Plateaux. Actuellement, cette région se caractérise par une quasi-
absence de sismicité. Les Hauts Plateaux semblent donc se comporter comme un bloc
rigide, se déformant simplement au niveau de ses bordures.

(d) L’Atlas saharien. Dans cette région, les cartes de sismicité montrent un chapelet
de petits séismes de faible magnitude (M < 4), qui s’étale en particulier le long du front
Sud-Atlasique.

Les Hauts Plateaux semblent aussi séparés des Hautes Plaines constantinoises par un
important accident de direction NW–SE allant de Kherrata au Nord à Biskra au Sud-Est
(figure II.1), accident sur lequel se matérialise un chapelet de séismes modérés [Yelles-
Chaouche, A.K. 2006].

Figure II.2 : La carte des épicentres du Nord de l'Algérie, de 1973 à 2006 (base de
données NEIC) [Domzig, A. 2006].

Durant les deux derniers siècles, l’Atlas tellien fut le siège de nombreux séismes
destructeurs comme le souligne le catalogue de la sismicité algérienne qui indique une
occurrence de séismes forts à modérés (Ms>5) dans cette région [Maouche, S. 2004].

15
CHAPITRE II Sismicité Historique

Celui-ci est frappé par beaucoup des évènements par exemple : El Asnam 10 octobre
1980, Ms=7.3, Constantine 27octobre 1985, Ms=6.0, Tipaza-Chenoua, 29 octobre 1989,
Ms=6.0, Mascara, 18 Août 1994, Ms=6.0, Alger, 4 septembre 1996, Ms=5.8, Ain
Temouchent, 22 décembre 1999, Ms=5.5, et récemment le tremblement de terre de
Zemmouri de 21 Mai 2003, Mw=6.8 (figure II.2) [Ayadi, A. et al., 2004].

II.3.2 Sismicité de la région des Babors :

La région des Babors connue plusieurs séismes dans le passé (Ambraseys, 1982 ;
Benhallou, 1985; Benouar, 1994; Mokrane et al., 1994; Harbi et al., 1999) [Bouhadad Y.
2003].

Dans la chaînes des Babors l’intensité maximale observée (MOI) est évaluée à être
VIII [Bezzeghoud et al., 1996 ; Boughacha et al., 2004].

La région a connue plusieurs séismes de magnitude modérée à faible .L’activité


sismique est continue et plusieurs événements sismiques sont enregistrés annuellement
dans cette région et reportée dans les catalogues sismiques (Rothé 1950, Mokrane et al.,
1994, Benouar, 1994, A.K. Yelles-Chaouche et al., 2002, 2008).

D’après le catalogue d’E. Guibodoni (catalogue of ancien earthquakes in the


Mediterranean area up to the 10th century, 1994), un séisme historique de Sitifis a eu lieu à
Sétif en 419 avant J-C [Harbi, A. 2006].

En vue d’assurer une surveillance des secousses sismiques, y compris celle non
ressenties par l’homme (microsismicité), ce n’est qu’en 1957 qu’une station sismologique
courte période a été installée à Sétif. Cette station a permis d’enregistrer de nombreuses
secousses et de confirmer l’activité régulière de la région de Kherrata.

II.4 Principaux paramètres caractérisant un séisme :

Chaque séisme est caractérisé par l’heure à la quelle il produit, sa localisation


(latitude, longitude, profondeur), sa magnitude et son intensité.

a. Intensité :

Avant l’ère instrumentale, l’étude d’un séisme se faisait par d’observation des effets
de ce séisme à l’endroit ou il s’était produit.

L’intensité macrosismique est évaluée à partir de l’inventaire, sur site, de l’ensemble


des effets produits par la secousse sismique sur la population, les constructions et
l’environnement physique. Ces effets sont évalués d’une manière qualitative, selon une
échelle d’intensité macrosismique dont les degrés correspondent à des effets croissants
définis à l’aide de descriptions conventionnelles. Il existe plusieurs échelles d’intensité
dans lesquelles un numéro est assigné à chaque groupe caractéristique d’effets ; ces degrés

16
CHAPITRE II Sismicité Historique

sont le plus souvent notés de I à XII. L’échelle utilisée, la plus récente, est celle de
Mercalli modifiée dont la version a été mise au point en 1964 par Medvedev, Sponheuer et
Karnik, dite échelle MSK. Cette dernière a été recommandée comme étalon pour l’Europe
par la commission sismologique Européenne [P. Godefroy, 1985], elle est également
utilisée par plusieurs auteurs (Rothé 1950, Hée 1950, Grangeand 1959 et Benhallou 1985)
pour l’établissement des cartes isoséistes relatives aux séismes algériens.

La dernière version de l’échelle MSK remise à jour en 1992 sous la nouvelle


appellation EMS 92 ou European Macroseismic Scale 1992 et qui a été élaborée par la
commission sismologique européenne (ESC).

La carte macrosismique résultats des enquêtes menées auprès de la population locale


et des régions avoisinantes et même dans le reste du pays. Cette carte est établie en
éliminant les aires d’égale d’intensité par des courbes isoséistes, enveloppes des données
ponctuelles de même degré.

Malgré son proche descriptive, l’intensité reste le compliment indispensable de la


sismicité instrumentale.

b. La magnitude :

Tout calcul de magnitude est basé sur le logarithme de l’amplitude d’une certaine
onde sismique à partir d’un certain sismomètre et dépend de corrections tenant compte de
la distance épicentrale, la profondeur du foyer et de la nature du sous-sol à la station
d’enregistrement.

II.6 Les séismes de Sétif et ses environs avec les cartes isoséistes reportés dans les
catalogues :

1. Le séisme de Djermouna (Kherrata) du 17 Février 1949 :

Ce séisme est cité par plusieurs auteurs. Grandjean (1954) rapporte que la secousse a
été huit fois moins forte que celle du 17 février 1949. Les journaux disponibles à la
bibliothèque nationale de la ville d’Alger ne rapportent rien sur ce séisme. Le journal
d’Alger du 18 février 1949 mentionne qu’il y’a eu des secousses depuis le 5, 6 et 7 janvier
(figure II.3).

Oued Marsa sans plus. Pourtant Grandjean (1954) parle de 30 gourbis détruits au
douar Djermouna et estime l’aire macrosismique à 25 km. Dans le catalogue de Benouar
(1993), l’intensité est estimée à V MSK mais comme nous manquons d’information sur les
effets s’induits par la secousse et pas de précisions sur les destructions, nous préférons ne
pas estimer d’intensité ni de garder celle existante.

17
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.3 : Carte isoséiste du séisme de Djermouna (Kherrata) du 17 Février 1949


[MOKRANE, A et al., 1994].

2. Le séisme d’Ouricia du 13 novembre 1957 :

Le 13 novembre 1957 à 19h 16mn 24s (GMT), un tremblement de terre frappa la


région de Sétif et ses environs. Selon Benhallou (1985), la secousse a été assez violemment
ressentie dans la région de Sétif (degré VII-VIII MMI à Sétif et El Ourcia) ; l’épicentre
localisé dans le Djebel Megris, correspond à un foyer superficiel (h=3,5 km). Selon les
questionnaires, la secousse a été ressentie par toute la population à Sétif où il y eut chute de
la croix de l’église, arrêt de l’horloge automatique ; craquement de meubles, planchers et
plafonds ; dégâts aux immeubles, fissures, chutes de tuiles et de cheminée et lézardes dans
les murs. A St Arnaud, ¾ de la population a ressenti la secousse qui a causé des vibrations
de vitres et vaisselle, balancement des objets suspendus. A Fermatou, tout le monde l’a
ressentie et il y eut tintement de sonnettes, craquement de meubles et fissures aux murs. A
Ain Abessa, presque tout le monde l’a ressentie et il y eut aussi vibration de vitres,
craquement de meubles, plafonds, déplacement d’objets et agrandissement de fissures. A
El Ouricia, la secousse a été très fortement ressentie par tout le monde et causa aussi des
vibrations de vaisselle et de vitres ; tintement de sonnettes ; craquement de meubles,
planchers, plafonds; déplacement de meubles et dégâts aux immeubles, fissures, chutes de
tuiles et de cheminées. Des répliques suivirent ce premier choc le 14 novembre à 1h 22mn,
2h 45mn et 3h 45mn (la deuxième était la plus forte) ; le 21 novembre un séisme frappa
Sétif à 20h 16mn et fut ressentie par tout le monde ; le séisme de cette journée aurait été
ressenti à Amoucha. Une autre réplique a été ressentie à Sétif à 3h 40mn le 22 novembre
réveillant beaucoup de monde et causant des vibrations de vaisselle et de vitres et
craquement de meubles. La plus forte réplique fut ressentie le 26 novembre 1957. D’après

18
CHAPITRE II Sismicité Historique

les questionnaires, la secousse a été ressentie par tout le monde à Coligny et Sétif causant
des vibrations de meubles, planchers et plafonds, portes, fenêtres et de tous objets. Des
fissures aux immeubles et au sol autour des pylônes électriques. Cette réplique fut plus
faible à El Ouricia et a été suivie par d’autres le 29 novembre, la première à 5h 21mn
(GMT) a été ressentie par tout le monde et la deuxième à 22h 45mn par de nombreuses
personnes ; les deux ont causé la vibration de vaisselle et de vitres. Mokrane et al. (1994)
reprennent Benhallou et adoptent l’épicentre macrosismique estimé par l’IMPGA dans le
Djebel Megris à 36.20°N, 5.40°E. L’analyse de l’information macrosismique récoltée nous
amène à estimer l’épicentre macrosismique plutôt à El Ouricia où il y’a eu plus d’effet et
de réévaluer l’intensité maximale I0 de VII-VIII MMI (Mokrane et al. 1994) à VI-VII EMS
(figure II.4).

Figure II.4 : Carte isoséiste de séisme d’Ouricia (Sétif) de 13 novembre 1957 [Mokrane,
A et al., 1994].

19
CHAPITRE II Sismicité Historique

3. Séisme de Sétif du 26 Novembre 1957 :

Le 26 novembre 1957 à 05h 47mn 54s (GMT), réplique de séisme du 13 Novembre


1957 qui a eu lieu à Sétif. L’épicentre macrosismique estimé par l’IMPGA à 36.23°N,
5.42°E (figure II.5).

Figure II.5 : Carte isoséiste de séisme de Sétif du 26 Novembre 1957 [Mokrane, A et al.,
1994].

4. Les séismes de Kherrata du 6 juin 1959 :

Le 6 Juin 1959, un tremblement de terre frappa la zone de Kherrata et ses environs à


22h 34mn 42s (GMT). Selon les questionnaires, la secousse a été ressentie par tout le
monde à Aokas où il y eut craquements, vibration de vaisselle mais pas de dégâts. A
Darguinah, on signala de grosses vibrations de vitres, tintement de sonnettes, arrêt
d’appareillage électriques et réveil général des dormeurs. La secousse précédée d’un
précurseur le 1 juin à 5h 6mn 18s (GMT) a été ressentie à Kherrata par presque tout le
monde ; on rapporte des craquements et déplacements de meubles, le réveil des dormeurs
dont certains sont sortis des habitations. A El Main, la secousse a été ressentie par tout le

20
CHAPITRE II Sismicité Historique

monde ; on rapporte que quelques murs ont été lézardés, les sols en ciment craquelés et
crevassés ainsi que quelques éboulements. Benouar (1993) le cite comme étant un séisme
de Darguinah. Sur la base de l’information recueillie, la carte isoséiste est revue,
l’épicentre macrosismique 36.60°N ; 5.30°E donné par Mokrane et al. (1994) est ré-estimé
et l’intensité maximale I0 est réévaluée de V-VI MMI à Darguinah (Mokrane et al. 1994) à
V-VI EMS attribuée à Kherrata et El Main (figure II.6).

Figure II.6 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 6 juin 1959 [Mokrane, A et al.,
1994].

5. Le séisme de Kherrata du 22 janvier 1960 :

Le 22 Janvier 1960, un tremblement de terre frappa la zone de Kherrata et ses


environs à 11h 27mn 30s (GMT). Selon les questionnaires, la secousse a été ressentie à
Tazmalt causant des vibrations de vitres, portes et fenêtres et fissures au plafond d’une
pièce. A Ain Abessa, elle a été perçue par la majorité des personnes ; on rapporte des
vibrations de petits objets, le craquement de planchers et meubles. A Ain Roua, plusieurs
personnes l’ont ressenti et il y eut déplacement d’objets et fissures aux murs. A Darguinah,
la secousse a été ressentie par tout le monde et on y signale la vibration et le bris de
vaisselle, vitres et le tintement de sonnettes. A El Kseur, il y’a eu vibration de vaisselle et
vitres et arrêt de l’horloge de la mairie. A Kherrata aussi tout le monde l’a ressentie ; on
signale l’ébranlement d’objets mobiles, des lézardes à une vieille maison, la chute de
quelques pierres dans les gorges de Kherrata ainsi que la chute de plâtras et fissures dans
21
CHAPITRE II Sismicité Historique

les vieilles bâtisses. On signale aussi un fort ébranlement de meubles à Aokas. La secousse
qui a eu lieu dans la même journée à Lafayette (Bougâa de nos jours) à 15h 37mn 12s à 25
km au SW de Kherrata est un autre séisme. Sur la base de l’information recueillie, la carte
isoséiste est revue, l’épicentre macrosismique 36.50°N, 5.20°E donné par Mokrane et al.
1994 est ré-estimé et l’intensité maximale I0 est réévaluée de VI MMI (Mokrane et al.
1994) à V-VI EMS et est attribuée à Kherrata (figure II.7).

Figure II.7 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 22 janvier 1960 [Mokrane, A et al.,
1994].

6. Le séisme d’Aokas du 27 janvier 1960 :

Le 27 janvier 1960, un séisme a été ressenti par tout le monde à Aokas causant des
craquements de meubles et des fissures légères aux murs ainsi que quelques glissements de
terrain. A Darguinah, la secousse a été ressentie par tout le monde, on rapporte de très
grosses vibrations de toutes sortes d’objets. Sur la base de l’information disponible, une
carte isoséiste est tracée ; l’épicentre macrosismique est estimé et l’intensité maximale I0
donnée par Benouar (1993) est adoptée est attribuée à Aokas et Darguinah (figure II.8).

22
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.8 : Carte isoséiste de séisme d’Aokas du 27 janvier 1960 [Mokrane, A et al.,
1994].

7. Le séisme de Behagle (Bir Hadada) du 4 septembre 1963 :

Le 4 septembre 1963, un tremblement de terre frappa la région de Sétif à 5h 6mn 46s


(GMT). Selon les questionnaires, la secousse a été ressentie par tout le monde à Ain
Abessa, Ampère, Belâa, A Bir Hadada, Boutaleb, Arbaoun, Lafayette, El Hammam, Tixter
et Ras El Oued. On rapporte 1) des vibrations de vaisselle et vitres à Ain Abessa, Ampère,
Boutaleb, Arbaoun et Lafayette ; 2) le craquement de meubles, planchers et plafonds à Ain
Abessa, Belâa, Boutaleb, Arbaoun et Ras El Oued ; 3) le tintement des sonnettes à Ain
Abessa, Boutaleb et Lafayette ; 4) déplacement de meubles et objets à Boutaleb, et
Arbaoun (sauf les objets sur étagères) ; 5) des fissures et lézardes aux murs à Ain Abessa,
Ampère, Belâa, Boutaleb, Lafayette, Tixter (sauf à certains murs mais un mur est tombé) et
Ras El Oued (au niveau des façades) ; 6) chute de cheminées à Ain Abessa ; 7) Chute de
plâtre du plafond à El Hammam ; 8) fissures de terrains à Belâa où il y’a eu aussi
glissement léger et à La Barbinais ; 9) eau trouble et changement de débit à Ampère, La
Barbinais et Tixter (augmentation). Mais c’est à Behagle (Bir Hadada) qu’il y’a eu le plus
de dégâts avec déplacement de toute chose, fissures dans toute la région et destruction
totale de plusieurs maisons. Selon Benhallou (1985), il y eut un mort et une centaine de
blessés suite au séisme qui fut suivi de plusieurs secousses ressenties à Bordj Bou Arréridj,
Batna et Châteaudun et dont une cinquantaine a été enregistrée à Sétif dans un intervalle de
1h 30mn. La même information est rapportée dans La Dépêche de Constantine et de l’Est
Algérien du 5 septembre 1963. On y lit les passages suivants : « La terre a tremblé hier
dans l’Est Algérien. Le séisme a été ressenti entre 5h 10mn et 8h 40mn en de nombreux
centres. Les secousses furent certes de courte durée mais assez fortes en certaines régions.
Le phénomène se manifesta particulièrement à Behagle (Département de Sétif). En effet,
18 secousses furent enregistrées dans ce village dont la plus forte se situe vers 5h 10mn.
Plus de la moitié des modestes demeures de ce centre s’effondrèrent et des décombres, on

23
CHAPITRE II Sismicité Historique

devait hélas retirer le corps d’une fillette de 8 ans. On déplore également une centaine de
blessés. A Sétif, les secousses furent également enregistrées dès les premières heures de
l’aube et ont mis en émoi la population. La plus forte fut celle de 5h 10mn qui dura
plusieurs secondes. Les autres furent moins violentes. D’autres furent ressenties dans la
matinée. Il n’y eut heureusement pas de dégâts. Même phénomène à Châteaudun-Du-
Rhumel où la secousse a été ressentie par toute la population et même créé un début de
panique. A Batna, les mouvements de courte durée furent enregistrés à 5h 10mn et 5h
25mn. Enfin à Constantine, une partie de la population ressentit également et aux mêmes
heures le phénomène ». Le journal publie aussi une photo d’une maison traditionnelle (en
toub genre Akham (maison kabyle)). On ne traite pas de ce séisme dans les catalogues
antérieurs malgré sa grandeur et les effets qu’il a induits. Benouar (1993) le place à Ain
Taghrout alors que Mokrane et al. (1994) reprend la localisation donnée par le BCIS mais
aucune estimation d’intensité n’est effectuée. Sur la base de l’information recueillie, une
carte isoséiste est établie, un épicentre macrosismique est estimé et l’intensité maximale I0
est évaluée à VIII-IX EMS et est attribuée à Behagle (Bir Hadada) (figure II.9).

Figure II.9 : Carte isoséiste de séisme de Behagle (Bir Hadada) du 4 septembre 1963
[Mokrane, A et al., 1994].

8. Le séisme de Sétif du 2 mars 1967 :

Ce séisme n’est pas cité dans le catalogue de Mokrane et al. (1994). Selon les
questionnaires, la secousse a été ressentie par tout le monde à Mezloug causant des
vibrations de vitres mais aucun dégât. Tout le monde l’a ressentie à Sétif où il y eut plus
d’effets comme de déplacement de quelques meubles légers, l’ouverture de quelques portes
mais sans qu’aucune fissure ne soit constatée. Benouar (1993) en se référant à Mezcua et

24
CHAPITRE II Sismicité Historique

Martinez (1983) donne une intensité de 3 MSK à Sétif. Selon l’information contenue dans
les questionnaires, l’épicentre macrosismique 36.25°N, 5.38°E donné par Benouar (1993)
est ré-estimé à 36.18°N, 5.41°E et l’intensité maximale I0 est réévaluée de III MSK
(Benouar, 1993) à V EMS et est attribuée à Sétif [Mokrane, A et al., 1994].

9. Le séisme de Bir Hadada du 27 janvier 1968 :

Ce séisme est connu sous le nom de séisme des Monts Hodna dans les travaux
antérieurs. Selon les questionnaires, la secousse a été ressentie par tout le monde à Ain
Arnat, Magra, Bir Hadada et Ras El Oued ; on signala la vibration de fenêtres, vaisselle, et
vitres et le craquement de portes dans toutes ces localités mais dans les deux dernières, on
rapporte aussi des fissures de plafonds et d’immeubles ainsi que quelques fissures à
Berhoum et Belimour. Sur la base de l’information récoltée à partir des questionnaires, la
carte isoséiste est revue, l’épicentre macrosismique 35.90°N, 5.10°E donné par Mokrane et
al. (1994) à Ras El Oued est ré-estimé à Bir Hadada qui a été secouée en 1963 par un
séisme destructeur et qui se trouve proche de l’épicentre instrumental ; l’intensité
maximale I0 est réévaluée de VI MMI (Mokrane et al. 1994) à V-VI EMS et est attribuée à
Bir Hadada et Ras El Oued (figure II.10).

Figure II.10 : Carte isoséiste de séisme de Bir Hadada du 27 janvier 1968 [Mokrane, A et
al., 1994].

25
CHAPITRE II Sismicité Historique

10. Le séisme de Darguinah du 28 juin 1974 :


Le 28 juin 1974, un tremblement de terre frappa la zone de Darguinah et ses environs
à 11h 9mn 38s (GMT). Ce séisme est connu dans les catalogues antérieurs comme étant
celui de Kherrata. Cependant les questionnaires rapportent qu’il a fait plus d’effets à
Darguinah où tout le monde l’a ressenti ; on rapporte que plusieurs murs et plafonds ont été
lézardés et aussi le renversement d’objets mobiles et la chute de cheminées. Tout le monde
l’a ressenti (il en a réveillé la majorité) à Ain El Kebira, Arbaoun, Seddouk, Babor et
Kherrata où on signala la vibration de vaisselle, des vitres et des portes, le déplacement des
meubles et objets, la chute de plâtre et des fissures légères aux murs. Ces dernières ont
aussi été signalées à Bougâa où le séisme a été ressenti par plusieurs personnes. A Jijel
75% de la population l’a ressenti et on nota la vibration de vaisselle, vitres et meubles, et
l’interruption de l’électricité pendant une durée de 5mn environ mais aucun dégât n’est
signalé. Il y eut aussi éboulement et chute de pierres dans les régions montagneuses,
glissement et affaissement des bordures de la chaussée particulièrement à Darguinah. Le
niveau de l’eau a augmenté dans la région de Kherrata mais pas à Ain El Kebira. Les
journaux de l’époque n’en parlent pas. On trouve dans le journal El Moudjahid du 10
novembre le passage suivant concernant le séisme de Kherrata du 9 novembre 1974: «
Rappelons que ces secousses telluriques ont été déjà enregistrées dans cette même région
le 18 juin dernier faisant un mort et endommageant plus de 400 habitations ». L’analyse de
l’information recueillie à partir des questionnaires nous a permis de revoir la carte isoséiste
et de ré-estimer l’épicentre macrosismique 36. 49°N 5.28°E donné par Mokrane et al.
(1994) ; l’intensité maximale I0 est réévaluée de VI MM (Mokrane et al.1994) à VI-VII
EMS et est attribuée à Darguinah (figure II.11). Nous notons toutefois qu’un VII EMS est
assez probable si l’information rapportée par El Moudjahid est vérifiée.

26
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.11 : Carte isoséiste de séisme de Darguinah du 28 juin 1974 [Mokrane, A et al.,
1994].

11. Le séisme de Kherrata du 9 novembre 1974 :

Le 9 novembre 1974, un fort séisme fut ressenti à Kherrata et ses environs à 12h
15mn 10s (GMT). Selon les questionnaires, tout le monde l’a ressenti à Amoucha où il y
eut des dégâts aux immeubles, fissures et chute de tuiles. A Ain Kebira où la secousse a été
ressentie par tout le monde, il y eut vibration de tous les objets et quelques glissements de
pierre des rochers. A Arbaoun, la secousse a été ressentie par tout le monde, on signale la
vibration de vaisselle et vitres, craquement de meubles, fissures aux murs, chute de tuiles
et cheminées. A Kherrata aussi tout le monde a ressenti la secousse et on rapporte des
fissures aux maisons et des dégâts importants aux immeubles. Selon le journal El
Moudjahid du 10 novembre 1974, trois secousses ont été ressenties dans la Daїra de
Kherrata. On y lit les passages suivants : « La première, qui a été ressentie au centre du
chef lieu de la daïra de Kherrata, n’a occasionné uniquement que des dégâts matériels. En
outre, un atelier mécanique auto a été détruit et deux habitations à Oued Berrad (commune
de Taskriout) ont été endommagées. Par contre la seconde secousse qui a eu lieu à 13h
30mn (heure locale, ndlr) aux gorges de Châabet Lakhra (commune de Taskriout) sur la
route nationale numéro 9 a été plus tragique. En effet, les occupants d’un véhicule
particulier qui circulait sur cet axe routier ont été pris dans une avalanche de pierres. Bilan
: 5 personnes blessées dont deux dans un état grave ont été admises à l’hôpital civil de
Sétif. Enfin la troisième et dernière secousse s’est produite à 22h 30mn dans cette même
région endommageant le bâtiment administratif de la brigade du Darak El watani de
Kherrata ». Les catalogues ne rapportent ni cette dernière secousse ni la première. Sur la
base de l’information récoltée, la carte isoséiste est revue, l’épicentre macrosismique

27
CHAPITRE II Sismicité Historique

36.43°N 5.50°E donné par Mokrane et al. (1994) est ré-estimé et l’intensité maximale I0 est
réévaluée de V MMI (Mokrane et al. 1994) à VII EMS (figure II.12).

Figure II.12 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 9 novembre 1974 [Mokrane, A et


al., 1994].

12. Le séisme de Ain Abessa-El Ouricia du 11 juillet 1975 :

Le 11 juillet 1975, un tremblement de terre frappa la région de Sétif plus


spécialement la zone Ain Abessa El Ouricia où il a été ressenti par tout le monde et où les
questionnaires rapportent le plus d’effets. Ces derniers se résument à la vibration de
vaisselle et de vitres, craquement de meubles, dégâts aux immeubles particulièrement des
fissures assez importantes aux murs et plafonds des édifices publics ou habitations privées
(80% des bâtisses d’El Ouricia) ; plusieurs sources auraient changé de niveau d’eau. Selon
le journal El Moudjahid du 1er juillet 1975, sept secousses telluriques ont été ressenties ce
jour là à Sétif entre 2h 40mn et 13h 20mn dont la plus forte, celle de 7h 19mn, a fait un
mort (suite à l’écroulement d’un ancien édifice religieux dont l’intérieur s’est effondré) et
18 blessés et endommagé de nombreuses habitations. Les immeubles de deux cités, dont
l’une au centre ville et l’autre à la sortie, ont été plus ou moins endommagés (fissures
visibles et murs lézardés). Ce sont paradoxalement les anciennes habitations qui ont subi le
moins de dégâts ; deux immeubles des nouvelles cités ont été évacués et la nouvelle
caserne de Protection Civile, dont les travaux sont en voie d’achèvement, a été, elle aussi
sérieusement touchée. Cette secousse a surtout causé à Sétif une grosse frayeur poussant de
nombreuses familles à déserter leurs logements (figure II.13).

28
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.13 : Carte isoséiste de séisme de Ain Abessa El Ouricia du 11 juillet 1975
[Mokrane, A et al., 1994].

13. Le séisme de Kherrata du 10 Novembre 1975 :

Le 10 Novembre 1975, un tremblement de terre frappa Kherrata à 10h 41mn 15s


(GMT) selon IMPGA. L’épicentre macrosismique 36.50°N 05.47°E estimé par AM;
l’intensité maximale I0 est de III observée à Kherrata, Amoucha, Ain Kebira, Arbaoun et
Ziama Mansouria ; la profondeur est de 15km (figure II.14).

29
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.14 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 10 Novembre 1975 [Mokrane, A et


al., 1994].

14. Le séisme de Darguina du 15 Mars 1977 :

Le 15 Mars 1977, un tremblement de terre frappa Darguina à 23h 25mn 09s (GMT).
L’épicentre macrosismique 36.52°N 05.33°E estimé par AM; l’intensité maximale I0 est de
IV à V (figure II.15).

30
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.15 : Carte isoséiste de séisme de Darguina du 15 Mars 1977 [Mokrane, A et al.,
1994].

15. Le séisme de Bejaïa du 17 Septembre 1977 :

Le 17 Septembre 1977, un tremblement de terre frappa Bejaïa à 22h 24mn 30s


(GMT) avec la magnitude 4.8 donnée par BISC. L’épicentre macrosismique 36.61°N
05.14°E estimé par AM; l’intensité maximale I0 est de IV observée à Bejaïa, Amizour,
Kherrata, Tichy et Souk El Tenine (figure II.16).

31
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.16 : Carte isoséiste de séisme de Bejaïa du 17 Septembre 1977 [Mokrane, A et


al., 1994].

16. Le séisme de Djemila du 14 avril 1977 :

Le 14 avril 1977, un tremblement de terre frappa la zone de Djemila dans la région


de Sétif. Benouar (1993) l’identifie comme étant celui de Si Merouane ; l’épicentre estimé
par l’ISC est proche d’Arbaoun où le séisme a été fortement ressenti. Les questionnaires
révèlent qu’il y’a eu vibration de vaisselle avec déplacements de petits objets à Rouached ;
vibration du mobilier à Béni Amrane (?) ; déplacement de meubles et fissures sur les murs
des immeubles à Béni Aziz (Arbaoun) ; vibration de vitres à Texenna ; vibration de vitres
et de meubles à Jijel ; vibrations de vaisselle, vitres et tintement de sonnettes à Amoucha ;
à Ferdjioua l’eau de bain thermal est devenue trouble et a changé de couleur (rouge) et il y
eut la vibration de vaisselle et de vitres. A Djemila, la secousse a été ressentie par tout le
monde, il y’a eu craquement de planchers et plafonds, fissures dans les immeubles, chute
de tuiles et de cheminées, eau de source troublée (blanche comme du lait), fissures sur les
routes et glissement de terrain. A Béni Fouda, il y a eu craquement de meubles, de
planchers, de plafonds et de tuiles ainsi que le déplacement de meubles. A Arbaoun, on
enregistra le craquement de meubles, planchers et plafonds, des fissures dans plusieurs
immeubles et de la fumée provenant de la terre pendant le tremblement de terre. Un
télégramme émanant de la wilaya de Sétif signale à Djemila des dégâts matériels assez
importants, des fissurations dans plusieurs immeubles et un enfant touché par une chute de
matériaux, légèrement blessé. Un autre message de la même source rapporte que « 2
familles ont été évacuées de leurs habitations très anciennes, des logements fissurés ne
présentant pas de danger immédiat, aucune victime signalée ». Sur la base de l’information
recueillie, la carte isoséiste est revue, l’épicentre macrosismique 36.29°N, 5.68°E donné
par Mokrane et al. 1994 est adopté et l’intensité maximale I0 est réévaluée de V MM
(IMPGA) à VI-VII EMS et est attribuée à Djemila (figure II.17).

32
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.17 : Carte isoséiste de séisme de Djemila du 14 avril 1977 [Mokrane, A et al.,
1994].

17. Les séismes de Djemila des 21 et 22 juin 1977 :

Le 21 Juin 1977, un tremblement de terre frappa encore la zone de Djemila, deux


mois après celui qu’elle a éprouvé en avril de la même année. C’est un séisme que
Benhallou (1985), repris par Benouar, reporte comme ayant eu lieu le 21 Juin ; Mokrane et
al. (1994) adopte l’intensité donnée par Benhallou (1985), i.e. IV MMI mais reporte la date
du 22 Juin 1977. Benouar (1993) estime un épicentre au Nord de Djamila mais aucun
catalogue ne mentionne les répliques qui ont suivi cet événement qui ne semble pas avoir
été enregistré par les sismographes. En effet les questionnaires rapportent que des
secousses ont été ressenties du 21 au 26 juin 1977 ; un questionnaire rempli par l’APC de
Djemila cite 13 événements sismiques dont les plus fortes étaient celles du même jour de
18h 30mn et 22h 30mn. Selon les questionnaires, on signale à Djemila la vibration de
vaisselle, portes et fenêtres ; des craquements de meubles et plafonds et des fissures aux
murs et aux bâtisses. Il y a aussi un message provenant du commandant de la gendarmerie
nationale daté du 22 Juin 1977 signalant des secousses légères persistantes à Djemila
depuis l’après midi du 21 juin sans causer de victimes ni de dégâts excepté de légères
fissures sur les vieilles bâtisses dont siège de l’APC en plus de la panique parmi la
population locale dont certaines familles ont quitté précipitamment les demeures. Mokrane
et al. (1994) comme Benouar (1993) affectent une intensité de IV MMI en se référant à
Benhallou (1985). Sur la base de l’information recueillie, nous ré-estimons l’intensité
maximale I0 à V EMS pour ce fort événement que nous considérons comme étant une forte
réplique du séisme de Djamila du 14 Avril 1977.

18. Le séisme de Kherrata du 09 Décembre 1978 :

Le 09 Décembre 1978, un tremblement de terre frappa la zone de Kherrata et ses


environs à 06h 00mn 00s (GMT). L’épicentre macrosismique 36. 54°N 5.01°E estimé par
AM; l’intensité maximale I0 est de IV observée à Kherrata, Darguina, Aokas et Cheminie
(figure II.18).
33
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.18 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 09 Décembre 1978 [Mokrane, A et


al., 1994].

19. Le séisme de Kherrata du 25 Décembre 1978 :

Le 09 Décembre 1978, un tremblement de terre frappa la zone de Kherrata et ses


environs à 12h 05mn 00s (GMT). L’épicentre macrosismique 36. 55°N 5.09°E estimé par
AM; l’intensité maximale I0 est de IV observée à Kherrata, Ziama Mansouria, Tichy,
Amizour (figure II.19).

34
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.19 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 25 Décembre 1978 [Mokrane, A et


al., 1994].

20. Le séisme de Sétif du 03 Aout 1980 :

Le 03 Aout 1980, un tremblement de terre frappa Sétif à 02h 25mn 00s (GMT) selon
CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.15°N 05.45°E estimé par AM ; l’intensité
maximale I0 est de V observée à Sétif, Guidjel (figure II.20).

35
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.20 : Carte isoséiste de séisme de Sétif du 03 Aout 1980 [Mokrane, A et al.,
1994].

21. Le séisme de Kherrata du 01 Novembre 1983 :

Le 01 Décembre 1983, un tremblement de terre frappa la zone de Kherrata et ses


environs à 02h 02mn 00s (GMT) avec la magnitude 4.1 donnée par CRAAG. L’épicentre
macrosismique 36.57°N 5.28°E estimé par AM; l’intensité maximale I0 est de IV observée
à Kherrata, Béjaia, Aokas, Souk El Tenine, Tichy et Amoucha (figure II.21).

36
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.21 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 01 Novembre 1983 [Mokrane, A et


al., 1994].

22. Le séisme de Kherrata du 21Ooctobre 1985 :

Le 21 Octobre 1985, un tremblement de terre frappa la zone de Kherrata et ses


environs à 03h 035mn 00s (GMT) avec la magnitude 4.1 donnée par CRAAG. L’épicentre
macrosismique 36.40°N 5.17°E estimé par AM; l’intensité maximale I0 est de V observée à
Kherrata et Bougaâ (figure II.22).

37
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.22 : Carte isoséiste de séisme Kherrata du 21 Octobre 1985 [Mokrane, A et al.,
1994].

23. Le séisme de Darguina du 20 Septembre 1992 :

Le 20 Septembre 1992, un tremblement de terre frappa la zone de Darguina et ses


environs à 05h 02mn 03s (GMT) avec la magnitude 4.2 donnée par CRAAG. L’épicentre
macrosismique 36.47°N 5.32°E estimé par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de V. A
Kherrata quelques fissures minimes ont affecté certains immeubles. A Derguina et Tizi
N’Béchar des craquements de meubles ont été observés (figure II.23).

38
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.23 : Carte isoséiste de séisme de Darguina du 20 Septembre 1992 [Mokrane, A


et al.,1994].

24. Le séisme d’Ain-Lahdjar du 29 Septembre 1995 :

Le 29 Septembre 1995, un tremblement de terre frappa la zone d’Ain-Lahdjar et ses


environs à 11h 12mn 53s (GMT) avec la magnitude 4,4 donnée par CRAAG. L’épicentre
macrosismique 36.96°N 05.61°E estimé par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de V a été
observée dans la localité de Ain-Lahdjar, a produit des craquements de meubles des
vibrations de vaisselle et des fissures aux murs de constructions (figure II.24).

Figure II.24 : Carte isoséiste de séisme d’Ain-Lahdjar du 29 Septembre 1995 [Yelles


Chaouche, A.K et al., 2002].

39
CHAPITRE II Sismicité Historique

25. Le séisme d’Ain-Roua du 18 Avril 1996 :

Le 18 Avril 1996, un tremblement de terre frappa Ain-Roua à 21h 58mn 27s (GMT)
avec la magnitude 4,8 donnée par CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.40°N 05.00°E
estimé par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de V a été observée à Guenzet, Hammam-
Guerguour, Bordj-Zemmoura, Ain-Roua et Barbacha (figure II.25).

Figure II.25 : Carte isoséiste de séisme d’Ain-Roua du 18 Avril 1996 [Yelles Chaouche,
A.K et al., 2002].

26. Le séisme de Ain-Arnat du 20 Mai 1996 :

Le 20 Mai 1996, un tremblement de terre frappa Ain-Arnat à 05h 37mn 45s (GMT)
avec la magnitude 3.0 selon CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.22°N 05.39°E estimé
par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de IV (figure II.26).

40
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.26 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Arnat du 20 Mai 1996 [Yelles Chaouche,
A.K et al., 2002].

27. Le séisme de Djemila du 01 Décembre 1997 :

Le 01 Octobre 1997, un tremblement de terre frappa Djemila à 16h 28mn 08s (GMT)
avec la magnitude 3.1 selon CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.17°N 05.42°E estimé
par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de IV (figure II.27).

Figure II.27 : Carte isoséiste de séisme de Djemila du 01 Décembre 1997 [Yelles


Chaouche, A.K et al., 2002].

41
CHAPITRE II Sismicité Historique

28. Le séisme de Kherrata du 20 Janvier 2000 :

Le 20 Janvier 2000, un tremblement de terre frappa la zone de Kherrata et ses


environs à 23h 26mn 20s (GMT) avec la magnitude 4.2 donnée par CRAAG. L’épicentre
macrosismique 36.52°N 5.29°E estimé par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de V a été
observée à Kherrata et Darguina ou il a été signalés des craquements de meubles, des
vibrations de vaisselles et de vitres (figure II.28).

Figure II.28 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 20 Janvier 2000 [Yelles Chaouche,
A.K et al., 2002].

29. Le séisme de Ain-Abessa du 10 Septembre 2000 :

Le 10 Septembre 2000, un tremblement de terre frappa la zone de Ain-Abessa et ses


environs à 19h 49mn 02s (GMT) avec la magnitude 2,7 donnée par CRAAG. L’épicentre
macrosismique 36.43°N 5.33°E estimé par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de III a été
observée à Kherrata, Babor et Ain-Abessa (figure II.29).

42
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.29 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Abessa du 10 Septembre 2000 [Yelles


Chaouche, A.K et al., 2002].

30. Le séisme de Ain Arnat du 08 Octobre 2000 :

Le 08 Octobre 2000, un tremblement de terre frappa Ain Arnat à 10h 27mn 49s
(GMT) avec la magnitude 2.6 selon CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.17°N 05.42°E
estimé par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de III (figure II.30).

Figure II.30 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Arnat du 08 Octobre 2000 [Yelles


Chaouche, A.K et al., 2002].

43
CHAPITRE II Sismicité Historique

Tableau récapitulatifs :

Le tableau suivant montre les principaux événements historiques dans la région de


Sétif et ses environs :
Date Heure Epicentre Epicentre Profon- M I0 Tendances
(GMT) macrosismique Instrumentale deur isoseismiques
(km)
01/07/1886 09:45:00 36.50-5.30 -- -- 5.2 VIII
17/02/1949 21:00:50 36.50-5.25 -- 10 -- VII NW-SE à E-W
13/11/1957 19:16:24 36.20-5.40 _ _ 5.2- 5.7 VII - VIII
26/11/1957 05:47:54 36.20-5.40 - -- 5.2 VII
06/06/1959 22:34:41 36.60-5.30 36.60-5.30 7 - 11 -- V-VI NE-SW à ENE-
WSW
22/01/1960 11:27:30 36.50-5.20 36.40-5.10 5-6 -- VI N-S à NEW-
SSE
25/02/1968 15:40:44 36.70-5.50 36.55-5.31 6-9 4.8 VII-VIII E-W à ENE-
WSW
28/06/1974 11:09:41 36.49-5.28 36.60-5.30 -- 5 VI E-W à WNW-
ESE
10/11/1975 10:41:15 36.50-5.47 -- 15 -- III NW-SE
09/12/1978 06:00:00 36.54-5.10 -- -- -- IV E-W
25/12/1978 12:05:00 36.55-5.09 36.68-5.37 -- -- IV E-W
01/11/1983 02:02:00 36.57-5.28 -- -- 4.1 IV NW-SE
21/10/1985 03:35:00 36.40-5.17 -- -- 4.1 V NE-SW
20/09/1992 05:02:03 36.47-5.32 36.50-5.32 -- 4.2 V NW-SE
31/05/1999 13:24:39 36.60-5.23 -- -- 4.5 IV --
18/07/1999 20:14:55 36.60-5.30 -- -- 4.1 IV --
20/01/2000 23:26:20 36.52-5.29 36.32-5.61 -- 4.2 V NW-SE
10/11/2000 20:10:53 36.44-4.80 36.44-4.76 -- 5.7 VII NE-SW

Tableau II.1 : Les principaux évènements historiques dans la région de Sétif et ses
environs.

D’après le tableau (II.1) et les cartes isoséistes durant la période 1365-2001


l’orientation de ces dernières est soit NS, NE-SW ou bien NW-SE ce qui est-on accord
avec la distribution spatial des épicentres (figure II.31).

44
CHAPITRE II Sismicité Historique

Figure II.31 : Carte de la sismicité historique de Sétif et ses environs 1365-2001 (réalisée
à partir des catalogues sismologiques)

L’ensemble des évènements macrosismiques et instrumentaux entre 1365-2001 de la


région de Sétif et ses environs est représenté sur la figure (II.32).

La carte de sismicité historique de la région de Sétif et ses environs qu’on a réalisée à


partir des données des catalogues sismologiques a permis de mettre en évidence les zones
de l’activité sismique.

L’analyse de cette carte montre une concentration d’épicentres orientés N-S au Nord
de Kherrata. A l’Ouest et à l’Est de cette région, les séismes sont répartis le long de la
bordure des massifs de grande Kabylie et petite Kabylie respectivement.

La région de Beni Ourtilaine à l’Ouest de Kherrata est secouée par un séisme de 20


Novembre 2000.

45
CHAPITRE II Sismicité Historique

31. Le séisme de Beni Ourtilaine :

La sismicité de la région des Babors est modérée (M≤5.5), elle peut causée beaucoup
des destructions.

Le séisme de Beni Ourtilaine de 10 Novembre 2000 à 20h 10mn 53s de magnitude


Ms=5.7 a eu lieu n’est pas loin de la région épicentrale de séisme de Kherrata en 17 février
1949 (I0=VII) (MKSA) qui causé la perte de deux personnes et approximativement 350
personnes blessés (Rothé, 1950 ; Benouar, 1994).

La faille de Tachaouaft est mentionnée comme une faille néotectonique par


Maghraoui (1988) (figure II.32) et elle est supposée en relation avec la sismicité de la
région. Elle est présentée par Coutelle (1979). Le choc principal a eu lieu à une petite
profondeur de 5km selon NEIC et à 10Km suivant (EMSC).

L’investigation géologique réalisée dans la région de Tichy-Half (Coyne et Bellier,


1996), montre que la faille est une faille inverse de pendage environ 40° vers le SE.

Figure II.32 : Le secteur de l'intensité maximum (ligne mince) pendant le tremblement de


terre de Beni Ourtilane 10 Novembre 2000 (M w = 5. 7). 1= la trace de la faille de

46
CHAPITRE II Sismicité Historique

Tachaouaft, 2= les chutes de roche observées, 3= l'épicentre Macroséismique, 4= l'intensité


maximum observée échelle MSK [Bouhadad. Y et al., 2003].

Les quelques évidences géomorphologiques d’activité tectonique de la faille de


Tachaouaft principalement représentées par le soulèvement et inclinaisons des terrasses
alluviales, particulièrement dans la rivière d’Oued Ilmayen. Ainsi, la profondeur des
gorges incisée par l’Oued Bousselem peut supposer qu’il dû au soulèvement néotectonique
(figures II.33, 34).

Figure II.33 : Soulèvement de l'apparence de photographies. a) (environ 20 m) et


inclinaison de terrasse alluviale dans le fleuve d'Oued Ilmayen. b) Gorges profondes
(environ 50 m) d'Oued Boussellam.

Figure II.34 : Les désordres géologiques sont remarqués près de scarp de cette faille,
autour des villages de Tachaouaft, d'Aguemoun et d'Ighil Ouatou.

Bien que, les désordres ne sont pas bien exprimés pour être considéré comme
coupures extérieures, leur endroit proche et leur alignement le long du scarp de faille
peuvent suggérer qu'ils aient une signification tectonique possible. En outre, dans la région
de Tachaouaft quelques dispositifs topographiques tels que la tendance de la voie d'eau
d'Ighzer Tissant est parmi l'évidence de l'activité récente du la faille de Tachaouaft
[Bouhadad, Y et al., 2003].
47
CHAPITRE II Sismicité Historique

II.6 Conclusion :

Au travers cette étude, nous avons put identifier :

1. Le premier séisme répertorié dans la sismicité historique : le séisme de Sitifis de 419.


2. De nombreux événements sismiques se sont produits dans la région, surtout dans la
région Nord sétifienne.
3. En général, les séismes sont de magnitude modérée.

48
Chapitre III Méthodologie de Surveillance

Chapitre III : Méthodologie de Surveillance

III.1 Le réseau de territoire :

Durant la période coloniale, plusieurs stations sismologiques ont été mise en place
sur le territoire national. En effet, la première station installée en Algérie fût celle d’Alger
en 1910. Elle fut suivie par les stations de Sétif, Béni Abbes, Oued Fodda, Tlemcen…ces
stations permis à l’époque à l’Institut Météorologique et de Physique du Globe d’Alger
(1931-1980) d’éditer de nombreux rapports et catalogues sur l’activité sismique. Ces
stations qui ont continué pour certaines d’entre elles à fonctionner après l’indépendance
ont par la suite servit de complément au réseau de surveillance télémètre mise en place en
1990 (REALSAS).

III.1.1 Réseau sismologique télémétré numérisé (REALSAS) :

Le réseau télémétré est composé de 32 stations dont une principale (Alger) et trois
régionales (Constantine, Chélif, Oran) (figure III.1). Chaque régionale équipée d’une
station tri composantes : Nord-Sud, Est-Ouest et une composante verticale (z) qui consiste
en un modèle de sismomètre Kinémétrics 1Hz, type SS1 basé sur un instrument de masse
et ressort et une transduction électromagnétique, courte période, reçoit en temps réel les
données dans 7 stations par ondes radio UHF, directement ou bien par station relais les
données sous forme digitale sont envoyées à la station centrale (Bouzaréah) par lignes
téléphoniques spécialisées. Deux ressorts circulaires flexibles supportent la masse du
sismomètre. les stations sites possèdent un sismomètre Kinémétrics a une composante
verticale, et une armoire de télémétrie TH11 qui contient le module d’amplification (AM2)
avec filtre passe bas et passe haut, un module d’oscillation (OM2) tension fréquence, un
module de calibration (CM2) et une carte d’alimentation (PP13)+4Volt-4Volt. Un émetteur
connecté à une antenne polarité verticale ou horizontale orienté en direction du récepteur
et une batterie 12Volts pour l’alimentation en énergie est connecté au panneau solaire
orienté plein sud. Tout cet équipement est monté sur un pylône.

A la réception, la transformation du signal analogique en signal numérique se fait à


l’aide d’une carte interface et d’un programme de numérisation. Le réseau télémétrie
analogique est relié directement par câble à une carte interface montée sur l’ordinateur
d’acquisition. C’est ou se fait la numérisation à l’aide d’un programme. Le stockage des
enregistrements se fait sur un autre ordinateur relié au premier.

49
Chapitre III Méthodologie de Surveillance

Figure III.1 : Réseau Algérien de Surveillance et d’Alerte Sismique (REALSAS).

Le réseau sismologique de la région de Constantine est aujourd’hui composé de 10


stations, Merouana (CMER), et Guelma (CGLM), deux stations fixes, et 8 appartenant au
réseau télémétré : Ain Smara (CASM) ; Bouaffroune (CDFR) ; Ain el Ouahch (CAEH) ;
Dj-Teioualt (CTEI) ; Kef-Lehmer (CKHR) ; Dj-Manchoura (CMAH) ; Abbabsia (CABS)
et Kef-Lekhel (CKFL), qui constituent le réseau régional de l’Est (voir la partie encadrée
de la figure précédente).

Figure III.2 : Sismographe Figure III.3 : Numérisation Figure III.4 : Les trois
à la station analogique du signal analogique de la composantes de sismomètre
régionale de Constantine. station de Constantine. de la station CASM.

III.1.2 Réseau ADSN (Algerian Digital Seismic Network) :

Après le séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003,un important effort a été réalisé pour
doter l’Algérie d’un réseau sismologique de dernière génération. Ceci a été réalisé grâce à
l’acquistion sur fond propre d’équipements achetés auprès de la firme Kinemetrics mais
aussi grâce à la coopération avec la CEA (Chine).

Au travers cette coopération avec le partenaire Chinois, un réseau de surveillance


sismique composé de 10 stations large Bande a été installé en 2006. Il est composé de
stations numériques de type Geodevice, dont 08 larges bandes (BB) à une fréquence allant

50
Chapitre III Méthodologie de Surveillance

jusqu'à 0,0167 Hz et de 02 stations très large bande (VBB) à une fréquence allant jusqu'à
0,0083 Hz. La figure (III.5) présente la répartition de ces stations sur le territoire algérien.

Le choix des sites pour l’installation des stations a été basé sur les critères suivants :

- Géologiques ;
- Meilleur couverture du territoire ;
- Etude du niveau de bruit (Compagne Site Survey) ;
- Sécurité des équipements.
- Le tableau suivant résume les différentes caractéristiques des stations
installées :
Station Lieu(Wilaya) Type Power Transmission
EMHD Mahouada (Médea) BB Solar Panel VSAT
ATAF Tarf (M’Sila) BB Solar Panel VSAT
CKHR Kef Lahmer (Sétif) BB Solar Panel VSAT
CKTR Kantarra (Biskra) BB Solar Panel VSAT
CABS Abbabsia (Guelma) BB AC VSAT
OJGS Guires (Tiaret) BB Solar Panel VSAT
OKGL Kef Guellal (Relizane) BB Solar Panel VSAT
OTSS Tessala (Sidi Belabbes) BB Solar Panel VSAT
CSVB Ain Smara (Constantine) VBB AC VSAT
TTAM Tamanrasset (Tamanrasset) VBB AC VSAT

Tableau III.1 : Stations du réseau ADSN.

La centrale de données installée au centre CRAAG reçoit les données des stations en
temps réel par voix satellitaire. L’enregistrement des événements se fait en continu et la
localisation est automatique se fait par un ordinateur à l’aide d’un programme (MSDP).

51
Chapitre III Méthodologie de Surveillance

Broadband stations VSAT-link 50 km


Short period stations
Data center

Figure III.5 : Algerian Digital Seismic Network.

Le réseau ADSN est basé sur une transmission par voie satellitaire. Ainsi la centrale
de données basée au CRAAG reçoit grâce à ce mode de transmission, l’ensemble des
données des stations.

Ce réseau peut être densifié par des stations portables en cas d’événement sismique
important.

Figure III.6 : Station CKHR Figure III.7 : Sismomètre large


(Sétif) bande

Figure III.8 : Système d’acquisition Figure III.9 : Transmission par satellite


(VSAT) des données de la station vers le
Datacenter (Alger).

52
Chapitre III Méthodologie de Surveillance

A l’heure actuelle, le réseau se densifie par l’adjonction de nouvelles stations


sismologiques large bande et SP. En 2011, le réseau sera composé de pré de 80 stations
numériques qui couvriront l’ensemble de la région Nord du pays.

53
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Chapitre IV : Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

IV.1 Introduction :

Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006 est l’un des plus importants évènements
enregistrés dans la région Nord sétifienne durant la période instrumentale. Il a été suivi par
d’importantes répliques.

IV.2 Caractéristiques sismiques du choc principal :

IV.2.1 Localisation et relocalisation de choc principal :

a- Localisation :

Le choc principal s’est produit à 19h44mn (UTC) et a été immédiatement localisé par
le CRAAG à 70 Km Sud-Est de Bejaia (36.56° N 5.41°E, CRAAG), sa magnitude a été
estimé à Md=5.6 (CRAAG). Le tableau ci-dessous résume les différentes localisations et
estimations des magnitudes dans les différents centres mondiaux de sismologie.
Temps origine Lat. N Long. E Prof (km) Magnitude Réf
(hh:mn:ss)
19:44:23.61 36.56 5.41 7.7 Md=5.6 CRAAG
19:44:26.80 36.62 5.32 12.0 Mw=5.2 HRV-CMT
19:44:25.30 36.59 5.41 12.0 Mw=5.2 INGV
19:44:22.20 36.68 5.33 2.0 Mw=5.2 EMSC
19:44:27.00 36.82 5.25 10.0 Mw=5.3 ETHZ

Tableau IV.1 : Localisations et estimation des magnitudes dans les différents centres
mondiaux de sismologie.

b- Relocalisation :

Afin d’avoir une meilleure précision sur l’épicentre du choc principal, nous avons
fait une relocalisation de ce dernier, en utilisant les enregistrements du réseau télémètré
algérien (les mêmes utilisés pour la localisation du choc principal). Les résultats ont été
traités en appliquant le modèle de vitesse (même modèle appliqué pour la localisation des
répliques).

54
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Source Date Heur Lat Long Prof M Plan 1 Plan 2 Mécanisme


(h mn s) (km) (M au foyer
L)
Str Dip Rak Str Dip Rak

Notre 20/03/2006 19:44:23.27 5.40 36.57 6.95 5.2 217.5 54.2 33.8 106.3 63.1 139.4
relocalisa
tion

Tableau IV.2 : Relocalisation du choc principal.

IV.2.2 Mécanisme au foyer :

Des solutions focales ont été déterminées pour le choc principal du 20 Mars 2006 par
différents organismes mondiaux, elles sont présentées dans le tableau.

Les solutions proposées par Harvard et INGV est un mécanisme de type


décrochement senestre.
Organismes Plans Strike Dip Slip
nodaux
Harvard Plan 1 92 64 -174
CMT

Tableau IV.3 : Mécanismes au foyer du choc principal proposé par Harvard.

IV.2.3 Carte isoséiste :

Les isoséistes montrent une intensité de I0=VII (échelle EMS 98) dans les localités
de Lâalam, Ziama-Mansouria et Souk El-Tenine. L’allongement de ces courbes est dans la
direction NS à NW-SE, bien corrélée avec la distribution spatiale des répliques (figure
IV.1).

55
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Figure IV.1 : Carte isoséiste de séisme de Lâalam du 20 Mars 2006.

IV.2.4 Effets engendrés par le séisme :

Avec un foyer estimé à 7.7 Km (CRAAG) de profondeur, ce séisme superficiel a


affecté une large zone. La répartition des effets de l’événement n’est pas homogène ; les
courbes isoséistes VI et VII sont orientées NS, par contre les courbes IV et V sont orientés
NW-SE (figure IV.1). Les effets de surface telle que le glissement de terrain a été observé
à la région de Lâalam.

Glissement de terrain de Lâalam :

Les investigations effectuées dans la région épicentrale après le séisme montre que
les victimes sont dues au glissement de terrain engendrées (ou réactivées) par le choc
principal et fortes répliques [Beldjoudi, H et al., 2009Ce glissement est la conséquence de
la géomorphologie des montagnes, dominées par l’inclinaison environ 20° vers l’ouest,
entre la montagne d’Adrar-El-Alem (1233 m d’altitude) au nord et la montagne de
Tachachit (1277 m) au sud (figure IV.2.a).

Les conditions locales de terrain conduit au glissement, puisque le terrain est


constitué de formation argileuses et des schistes d’âge crétacé, déposés sur une couche
calcaire de Lias des montagnes d’Adrar-El-Alem et Tachachit (Obert, 1981). En plus, la
l’eau due aux chutes de pluies et la fonte des neiges emprunte la rivière d’Ighzer Tamksout
qui traverse le village de Lâalam, s’infiltre, circule donc en profondeur, et pourrait donc
laver, éroder le matériau crétacé et réduire l’équilibre de l’inclinaison et augmentant
l’instabilité de terrain. D’autre part, la construction de maisons récentes pourrait constituer
un facteur aggravant pour la stabilité des sols.

56
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Dans la même région, un glissement de terrain a déjà eu lieu en 1985. Il est visible
sur le flanc sud de la montagne d’Adrar-El-Alem (figure IV.2.a). Nous avons put observer
un pilier cassée antérieurement avant le séisme de 20 Mars 2006.

Les investigations menées après le choc principal ont relevés plusieurs fissures
(figure IV.2.b), créer ou réactiver après le séisme. Ces fissures sont orientées
principalement N070, N030 et N0160, et la majorité sont localisées sur le flanc nord de la
montagne de Tachachit. La direction N075 dominante fût observée de haut au bas de des
pentes sur quelques centaines de mètres. Ces fissures se présente en échelon disposé,
indiquant en générale un mouvement dextre, i.e., le côté sud déplacé plus, relativement au
coté nord. Au village de Lâalam une maison moderne a été fendue en deux parties par une
fissure N075. Les deux parties se sont déplacées en mouvement dextre d’environ 30cm.
Au-delà de glissement de Lâalam, les chutes des pierres ont été observées dans tout les
chaines des Babors, y compris dans les villages et ville de Lâalam et Kherrata. Par exemple
sur les falaises de la route de joignant les villages de Souk El-Tenine à Ziama-Mansouriah,
les chutes des pierres ont endommagée la route, produisant un petit cratère barrant ainsi la
route (figure IV.2.c).

Quelques maisons anciennes ont été détruites (figure IV.2.d), conduisant à la mort de
quatre personnes. Cependant, la nouvelle école du village de Lâalam, située en dehors de la
région de glissement de terrain, était endommagée par les fissures (figures IV.2.e et
IV.2.f).

57
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Figure IV.2.a Figure IV.2.b

Figure IV.2.c Figure IV.2.d

Figure IV.2.e Figure IV.2.f

Figures (IV.2.a jusqu'à f) :

a. Village Lâalam, glissement de terrain en 1985.


b. Maisons ancienne détruite conduit à la mort d’une personne.
c. Craquement sur le mur de l’école de Lâalam.
d. Craquement se forme X sur le mur e l’autre côté de l’école de Lâalam.
e. Les fissures N 075 affectées la route principale de village de Lâalam.
f. Chutes des roches sur la route nationale N° 43 NW de village Lâalam, entre
Souk El-Tenine et Ziama-Mensouria [Beldjoudi, H et al., 2009].

58
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

IV.3 Traitement et analyse des données :

IV.3.1 Description de l’appareillage :

Trois types des stations ont été utilisés pour cette compagne :

 GEOSTAR (04 stations).


 LEAS (06 stations).
 Réseau télémétré permanent numérique (06 stations de la partie Est du réseau
permanent de CRAAG).

a) Stations Géostar :

Les quatre stations ont été acquises en 2000 auprès de l’université de Strasbourg. Ces
stations sont les premières à enregistrement numérique. Elles sont dotées d’un système
GPS pour leur localisation et équipé d’un disque dur de 6 Go dont Dos ne reconnait que
deux fois 2 Go (Unité D : et E :). Ces stations se présente sous forme de boîtier métallique
de dimensions 17x11x21cm. Les sismographes sont de type L22D tri-composantes. Le
programme d’acquisition n’utilise que la première unité qui correspond à une duré
d’enregistrement de 3 à 4 mois et E comme unité d’archivage temporaire.

b) Stations Leas (Hathor3) :

Hathor3 est une station (numériseur) de construction Européenne (Leas boite


spécialisée dans le développement des produits électroniques destinés à la sismologie et la
volcanologie). Elle est autonome, portable, facile à manier. L’enregistrement est
instantané, cette station est dite d’intervention rapide.

Elle se présente sous forme de boîtier métallique de dimensions 27x11x23cm, Son


poids et de 1,1kg et sur l’une des surfaces latérales suivant la largeur se trouve la table de
commandes.

Elle existe en différentes versions :

- Stockage sur disque IDE interne et extractible.


- Transfert par modem sur ligne téléphonique.
- Stockage sur carte flash au format P MCIA.
- Transfert par modem GPS.

La version utilisée lors de notre compagne est le stockage disque IDE interne et
extractible.

59
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Cette station d’acquisitions offres des caractéristiques techniques de hautes qualités


aptes à satisfaire les exigences les plus particulières de la recherche sismologique et
volcanologique.

Caractéristiques techniques :
 Alimentation 12v.
 Consommation :
 1500 MW (125 mA) réception continue.
 180 mW (15 mA) en mode veille.
 Synchronisation et localisation par satellite possible par code LCP 2.
 Certification CE.

IV.3.2 Mise en place de réseau d’enregistrement :

Le jour après le choc principal une disposition de dix stations temporaires à trois
composantes était installée autour de la région affectée. A ce dispositif a été utilisé les six
stations à une composante composant la partie Est de réseau permanant nationale de
CRAAG (figure IV.3).

Le réseau temporaire incluait quatre stations de type Géostars installées à l’Ouest et


Nord-Ouest du choc principal, et six stations de type Leas installées au Nord du choc
principal.
Code Type Coordonnées
Latitude Longitude Altitude (m)
ASML Geostar 5.24 36.85 673
AOKS Geostar 5.24 36.63 117
BTCH Geostar 5.19 36.66 000
TZNB Geostar 5.22 36.61 393
ASET RTN 5.39 36.18 1000
CAEH RTN 6.85 36.78 388
CASM RTN 6.49 36.26 680
CDFR RTN 5.87 36.54 1187
CKHR RTN 5.51 36.01 1280
CMAH RTN 7.41 36.62 795
AAFD RTN 4.07 36.63 1545

Tableau IV.4 : Stations sismologiques utilisées. (RTN : Réseau télémétré national).

60
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Figure IV.3 : Emplacement de réseau utilisé.

IV.3.3 Dépouillement des enregistrements :

Pour l’étude de répliques enregistrées pendant la période du 20.03.2006 au


04.04.2006, un dépouillement a été effectué.

Pour le dépouillement des signaux sur l’ensemble des stations, en premier lieu, on
pointe les temps d’arriver des ondes P sur la composante verticale et les ondes S sur les
composantes horizontales, à chaque phase est attribué un poids allant de 0 (très bonne
lecture) à 4 (la phase n’est pas prise en compte). En dernier lieu, on détermine la longueur
de signal pour calculer la magnitude durée (Md).

a. Localisation des évènements :

L’ensemble de nos données a été localisé à l’aide de logiciel HYPO71 (Lee et Lahr,
1975 ; modifié par J. Fréchet et J.P.Glot, 1986).

Les 128 évènements ont été traités par le programme hypo71.

Le fichier résultat (figure IV.4), fournit : d’une part, les coordonnées géographiques
de l’épicentre, la profondeur du foyer et le temps origine et d’autre part, les paramètres liés
à la précision des localisations et la couverture azimutale. Ainsi, l’erreur quadratique
moyenne sur l’ensemble des stations (RMS, en sec), des erreurs standard sur la position de
l’épicentre (ERH, en km) et sur la profondeur du foyer (ERZ, en km) et la non-couverture
azimutale (GAP, en degré) sont calculés.

61
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Figure IV.4 : Exemple de sortie du programme hypo71.

Légende de la Figure

En première ligne sont donnés : la date (YR MO DA), l’heur origine du séisme
(ORIGIN), les coordonnées de l’épicentre en degré et minute (Lat N, Lon W), la
profondeur (DEPTH) en kilomètres, l’erreur quadratique moyenne (RMS) en seconde, les
erreurs standards sur la position de l’épicentre (ERH, en km) et sur la profondeur du foyer
(ERZ, en km) et la non-couverture azimutale (GAP, en degré).

DMIN : la distance épicentrale minimale.

ITR : le nombre d’itérations pour atteindre la convergence.

NWR : le nombre de phases P utilisées dans les calculs.

a.1 Le programme HYPO71 :

Ce logiciel qui calcule les coordonnées des foyers et le temps origine d’un
événement sismique à partir des données qu’on lui fourni est très répandu dans les études
de sismicité. Le principe de son fonctionnement est par la minimisation, au sens des
moindres carrés, de la différence entre les temps des parcours hypocentres-sites observés et
calculé. Ce programme utilise le tracé du rais dans un milieu homogène à interfaces planes.
Il est besoin comme entré d‘une carte d’initialisation, avec des valeurs adaptées à la nature
des données (ex. distance entre les stations, précision des lectures, nombre d’itération,
etc…), des coordonnées des stations, du modèle de vitesse en couches horizontales et
homogènes, et de la liste des phases P et S associées à un facteur de qualité. Il est suivi par
des cartes de contrôle comprenant la profondeur focale initiale et la distance épicentrale
maximale au-delà de laquelle le programme ne tient plus compte des points pour la
localisation. Les valeurs adaptées à la nature des données, comme la carte d’initialisation et
les cartes de contrôle, ont été choisi à partir des données très bien localisé (RMS <0,2 sec,

62
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

ERZ et ERH <2km, GAP <180°) lors d’une première étape de localisation. En addition des
coordonnées du foyer sismique et du temps d’origine pour chaque séisme, le programme
fourni aussi des paramètres qui sont en relation avec la qualité de la localisation. Ces
paramètres sont :

 Le RMS : racine carrées de la somme des carrés des résidus dans les stations.
 Le ERH et ERZ : erreur statistique épicentrale et sur la profondeur,
respectivement [Tatar 2001].

a.2 Choix de modèle de vitesse :

La recherche d’un modèle de vitesse est grandement simplifiée s’il existe pour la
région étudiée des investigations de séismologie expérimentales.

On a utilisé le modèle de vitesse de Beldjoudi et al., (2007). Ils ont utilisés le modèle
de vitesse de Bounif et al., (1987), (Bounif et Dorbat 1998), qui ont défini un modèle pour
la région de Constantine. Pour améliorer ce modèle de vitesse ils ont utilisés un modèle
(modèle 1) avec différents ration de Vp/Vs (de 1,73 à 1,78). Le bon résultat est obtenue
pour Vp/Vs= 1,75. Plusieurs modèles ont été testés pour différentes couches et vitesses en
utilisant le teste sur RMS (Tatar 2001). Cette méthode correspond à une succession de tests
sur les modèles de vitesse (principalement Vs et les épaisseurs des couches). Ce qui est
visée est l’obtention d’un RMS minimal connaissant le rapport Vp/Vs. Le modèle 2 donne
le bon RMS minimal et il est utilisé dans cette étude.

0
4.9 km/s
Z=11 km
6.2 km/s
Z=15 km
6.5 km/s

Figure IV.5 : Modèle de vitesse utilisé. Vitesse de l’onde P


[H. Beldjoudi et al., 2007].

IV.3.4 Tri des données traitées :

Afin d’obtenir les évènements les plus représentatifs et les mieux localisés, nous
avons pris les évènements enregistrés par 3 stations ou plus. Finalement, ce sont 128
évènements pris en considération.

Nous avons effectué un tri des résultats en se basent sur les paramètres suivants :

 Erreurs quadratique moyenne RMS<0,34.

63
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

 Erreurs standard sur la position de l’épicentre ERH< 4km.


 Erreurs standard sur la position du foyer ERZ<4km.

1. Estimation des erreurs :

La fiabilité des données numériques, utilisées pour l’interprétation du phénomène


physique, impose la connaissance des erreurs estimées.

Afin d’estimer l’incertitude sur la détermination du foyer, il est important de signaler


ces différentes erreurs. Elles sont essentiellement dues à la lecture des enregistrements,
l’influence du modèle de vitesse utilisé ainsi qu’à la précision due au programme de calcul.

2. Erreurs sur le temps :

Les enregistrements traités sont numériques, l’erreur sur la lecture du temps d’arrivé
de l’onde P est de l’ordre de 2/100 de seconde. On n’a pas besoin d’apporter des
corrections au temps d’arriver car la synchronisation de l’horloge se fait automatiquement
par GPS relié aux stations.

3. Erreurs dues au modèle de vitesse :

L’estimation des erreurs produites par le modèle de vitesse choisi s’avère délicate à
cause de l’absence de l’étude sur la structure de la région.

4. Estimation de RMS, ERH et ERZ :

Le programme hypo71 calcule l’erreur quadratique moyenne sur l’ensemble des


stations (RMS), l’erreur standard sur la position de l’épicentre (ERH) et sur la profondeur
du foyer (ERZ), la non-couverture azimutale (GAP) en tenant compte du nombre et de la
distribution des stations sismologiques.

IV.3.5 Précision de localisation :

A partir de 128 événements localisés pendant deux mois, nous avant construits des
histogrammes (figures IV.a à IV.e) afin d’en connaître les principales caractéristiques. On
peut voir que le RMS est essentiellement concentré entre 0.01 et 0.2 (figure IV.6.a). Les
erreurs verticales et horizontales se situent entre 1 et 3,5km (figures IV.6.b, IV.6.c). On
peut dire donc que les erreurs de localisation sont généralement inférieures à 4km.

En examinant l’histogramme dessiné pour la magnitude des séismes on constate


que la magnitude varie entre 1 et 4 avec une importante concentration entre 2 et 3
(figure IV.6.d). L’histogramme dessiné pour la profondeur des séismes dans la région
d’étude, montre que la majorité de nos données sont localisées entre 5 et 6km de
profondeur (figure IV.6.e).

64
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Figure IV.6.a : Distribution des Figure IV.6.b : Distribution des ERH


RMS par tranche de 0.05 sec en par tranche de 500m en fonction de
fonction de nombre des événements. nombre des événements.

Figure IV.6.c : Distribution des ERZ Figure IV.6.d : Distribution des


par tranche de 500m en fonction de magnitudes en fonction de nombre
nombre des événements. des événements

Figure IV.6.e : Distribution profondeurs en fonction de nombre des événements.

IV.3. 6 Calcule de la magnitude :

La magnitude permet d’estimer grossièrement l’énergie libérée par un séisme.

65
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Le calcul de la magnitude des séismes locaux utilise la durée T en seconde du signal


enregistré. Celle-ci correspond à la différence entre le temps d’arrivée de l’onde primaire et
le retour à l’enregistrement du bruit de fond.

La relation utilisée est la suivante :


M=-1.90+2.80(-logT) +0.00035D………………………………………..(CRAAG)
Avec T : durée du signal en seconde.
D : distance épicentrale en km.

IV.4 Analyse des données :

IV.4.1 Etude des répliques :

a. Distribution spatiale des répliques :

Les cartes ci-dessous ont été réalisées avec le logiciel GMT, la figure (VI.7)
représente la totalité des répliques. Les magnitudes de ses évènements sont comprises entre
1 et 4,8.

Figure IV.7 : Carte de localisation de 128 répliques.

Une carte filtrée a été réalisée en utilisant les paramètres RMS, ERZ et ERH comme
valeurs limites (figure IV.8).

66
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

La distribution spatiale des répliques est complexe, cependant trois principale


tendance sont visibles : NS, EW et NW-SE (figure IV.8).

Mer Méditerranée

Figure IV.8 : Localisation de 52 événements sélectionnés avec les critères suivants :


(RMS<0.35, ERZ<4 et ERH<4).

Le 1er essaim présente une orientation Nord-Sud se répartie perpendiculairement sur


environ 15 km, il est dense et comporte le choc principal et les deux fortes répliques.

Le 2eme essaim présente une orientation NW-SE, il est moins dense comparé à
l’essaim 1 de la branche Nord-Sud.

Le 3eme essaim présente une orientation E-W, moins dense.

Cela indique que, en ajoutant au plan de faille qui a produit le choc principal, les
autres plans de faille sont actifs durant l’activité des répliques.

Ainsi la faille de direction NS, semble être la faille ayant joué principalement durant
ce séisme. Les autres plans seraient des directions connexes.

b. Distribution des foyers en profondeur :

La distribution en profondeur des hypocentres est nécessaire pour l’estimation du


pendage et de la dimension du plan de faille qui a généré le choc principal.

67
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Pour tenter d’identifier l’origine des répliques (zone sismogène) nous avons
effectués deux coupes longitudinale et transversale à la direction formée par la distribution
spatiale de 22 répliques (figure IV.9).

Mer Méditerranée

B B’

A’

Figure IV.9 : Essaim NS de 22 évènements et emplacement des coupes transversale


et longitudinale.

Coupe AA’ d’azimute 180° suit l’allongement de la répartition (figure IV.10).

Coupe BB’ d’azimute 90° perpendiculaire à la répartition (figure IV.11).

Figure IV.10 : Coupe AA’(NS).

68
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Figure IV.11 : Coupe BB’(EW).

Les coupes transversale et longitudinale réalisées dans les directions N-S et E-W
respectivement coupes AA’ et BB’ montrent que la totalité des hypocentres sont situés
dans une tranche comprise entre 0 et 10km de profondeur, qui correspond à l’épaisseur de
la croûte sismologique (zone sismogène) dans le nord de l’Algérie (Ouyed et al., 1983,
Bounif et al., 1987, 2004). La coupe BB’ montre que la faille est verticale (figure IV.11).
Les coupes montrent aussi que les dimensions de la faille est d’environ 5km de largeur
(coupe BB’) et sa longueur est d’environ 10km.

c. Mécanismes aux foyers des répliques :

Le mécanisme au foyer permet la compréhension du processus de rupture à la source


lors d’un séisme ainsi que les implications tectoniques régionale. Les premières
investigations dans la théorie des mécanismes focaux remontent à l’année 1917 après le
séisme de Japon de 18 Mai de la même année de magnitude M=6.3. Le professeur Shida a
examiné le sens des premières arrivées des ondes sismiques. Il a établi un schéma de la
distribution des mouvements des premières arrivées dont il distingue les mouvements
répulsifs a partir de l’épicentre (compression ou poussée) et les mouvements attractifs vers
l’épicentre (dilatation ou traction).

69
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

Figure IV.12 : Représentation spatiale des mécanismes au foyer.

N° Date Heur Lat Long Prof M Plan 1 Plan 2


(km)
(h mn s) (ML) Str Dip Rak Str Dip Rak
1 20/03/2006 19:54:15.87 5.40 36.57 3.47 4.8 38.8 83.2 15 307 75.1 173
2 31/03/2006 06:13:30.19 5.40 36.62 8.85 4.4 85.0 89.8 -5.0 175 85 -179
3 01/04/2006 04:09:05.36 5.41 36.62 7.75 3.7 291.2 72.0 30.0 189.1 62.3 155.3

Tableau IV.5 : Paramètres des trois solutions focales.

On a choisi trios événements qui ont suivi le choc principal pour tracé les
mécanismes au foyer. A cause de manque de couverture de la région concernant les
stations on a peu de polarité pour présenter les solutions focales (deux événements avec six
polarités et un événement avec huit polarités).

On a utilisé les premières polarités des ondes d’arrivés (ondes P) pour chaque station.
En examinant les mécanismes au foyer calculés (figure IV.13) on remarque qu’ils sont en
faille décrochante.

1 2 3

Figure IV.13 : Représentation des trois solutions focales.

70
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006

IV.5 Conclusion :

Le séisme de Laâlam est le premier séisme modéré de cette ampleur dans la région
Nord sétifienne. Ce séisme a permis ainsi de préciser le réseau de failles actives dans la
région. En effet alors que l’on avait pensé en premier lieu que ce séisme avait été généré
par la faille de Kherrata c’est en fait un segment NS prés du village de Lâalam qui a
produit cet événement. Ce segment semble être une faille de transfert entre les segments de
direction NE-SW.

71
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Chapitre V :

Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

V.1 Sismicité actuelle de la région des Babors (Nord de Sétif) et ses environs :

La région a connue plusieurs séismes de magnitude modérée à faible. L’activité


sismique est continue. Plusieurs événements sismiques sont enregistrés annuellement dans
cette région et sont reportés dans les catalogues sismiques (Rothé 1950, Mokrane et al.
1994, Benouar 1994, Yelle Chaouche, A.K.et al. 2002, 2006).

La figure (V.1) montre la distribution des séismes instrumentaux de magnitude


inferieure à 6, (Yelles Chaouche A.K. et al., 2002 ,2006). Cette figure montre une
concentration des séismes dans la direction Nord-Sud. La concentration de la sismicité au
Nord de Sétif indique une activité importante dans cette région.

Ce sont donc près de 365 évènements qui ont été enregistrés pendant une période de
7 ans. Du point de vue magnitude: tous les évènements ont une magnitude inférieure à 4
(figure V.2), sauf les évènements du 20/03/2006 et du 27/06/2007 qui ont des magnitudes
5.8 et 4.9 respectivement.

Au delà du séisme de Lâalam, nous nous sommes intéressés à la sismicité récente de


la région de Sétif-Kherrata. Grâce au réseau sismologique du CRAAG installé à partir de la
fin des années 90, de nombreuses secousses ont été enregistrés dans la région.

72
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Figure V.1 : Sismicité instrumentale entre 2002-2008 d’après les catalogues [Yelles-
Chaouche, A.K. et al., 2002 ,2008].

Figure V.2 : Histogramme des évènements de la période 2002-2008 en fonction de


la magnitude.

Afin de surveiller la région de Sétif, une nouvelle campagne de microsismicité de


neuf mois a été organisée pendant les mois d’Avril à septembre 2007 dans la région de
Kherrata au Nord de Sétif par une équipe de CRAAG. Cette région du Nord de Sétif a été
une nouvelle fois choisie en raison de :

1) L’importante activité sismique durant l’année 2006.


2) La présence de plusieurs failles.

73
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

V.2 Description de l’appareillage :

Trois types des stations ont été utilisés pour cette campagne :

 GEODEVICE (05 stations).


 Réseau ADSN (Algerian Digital Seismic Network) (cité avant).
 Réseau Télémétré permanent numérique (cité avant).

 GEODVICE :

Les stations ont été acquises en 2006 auprès de la Chine, qui sont à enregistrement
numérique. Ce type de station est composée de :

1. Un sismomètre de type DS-4A ; il est utilisé pour enregistrer les événements


proches ou locaux. Il est composé de trois composantes courte période, transducteurs et
système d’alimentation. Le sismomètre est mis à niveau avec les trois pieds réglés
jusqu’à ce que la bulle qui est fixée sur le coté de la base, est au centre de cercle de
boulette. Le pole indicatif est inséré dans le trou qui est sur la base de l’instrument.
Le sismomètre est ajusté sur la plate forme jusqu’à ce que le pole indicatif soit
aligné dans la direction E-W (on peut utiliser la boussole pour confirmer cette
direction). A l’aide d’un câble, le sismomètre se connecte au système d’enregistrement
EDAS-24IP.

Connexion de DS-4A
à l’EDAS-24IP

Pole indicatif

Niveau

Figure V.3 : Sismomètre DS-4A courte période.

2. Serveur d’acquisition des données EDAS-24IP est un nouveau type


d’acquisition et d’enregistrement de données de tremblement de terre, disposé avec la
gamme dynamique de haute résolution et étendue, particulièrement développée pour
l'observation séismique de l'application d'internet.

La fonction principale de EDAS-24IP est de convertir le signal analogique


output par le sismomètre au signale numérique et l’enregistrer dans le disque ;

74
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Il est composé de :

1) Socket pour sismomètre A : utilisé pour connecter sismomètre A ;


2) Socket pour sismomètre B : utilisé pour connecter sismomètre B ;
3) Port pour l’antenne GPS : utilisé pour connecter l’antenne GPS ;
4) Power socket (douille de puissance) : pour la connexion externe +12V.
Seulement d'une telle manière, d'EDAS peut fonctionner ;
5) COM2 port de Communication périodique (serial communication port) :
Connecter le computer pour réaliser la surveillance de statut d’opération et la
gestion de système ;
6) COM1 port de communication périodique (serial communication port) :
Connecter le computer pour réaliser la transmission de données, la surveillance de
statut d’opération et la gestion de système ;
7) Port LAN : utilisé pour connecter le dispositif de réseau tel que Hub;

1 2 3 4 5 6 7

Figure V.4 : Serveur d’acquisition et d’enregistrement des données EDAS-24IP.

3. Deux batteries 12 volts chacune pour l’alimentation en énergie est


connectée au Serveur d’acquisition et d’enregistrement des données EDAS-24IP ;
4. Système GPS pour leur localisation et surtout pour le temps absolu ;
5. Voltmètre et ampèremètre ;
6. Panneau solaire orienté plein sud pour l’alimentation des batteries ;

75
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

1 2

3 4

Figure V.5 : Station sismologique. 1- Système GPS ; 2- Panneau solaire ; 3-Boitier de la


station ; 4- Sismomètre.

 Station sismologique autonome de Sétif :

La station sismologique est une station autonome, elle fonctionne depuis 1957, son
enregistrement est en mode analogique à deux composantes : composante horizontale Est-
Ouest et composante verticale (z).

Elle est composée de :

 Un sismomètre Kinémétrics de type SS1 courte période

Sismomètre à
composante
verticale
Sismomètre à
composante
horizontale

Figure V.6 : Sismomètres Kinémétrics de type SS1 courte période.

76
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

 Un tambour d’enregistrement sur lequel s’inscrivent les séismes à


l’aide d’un stylet, sa vitesse de rotation est réglée sur 24h (1tour/15mn) ;

 Une base de temps composée d’une horloge à quartz qui assure


l’inscription régulière des temps heure, minute et seconde ;

Horloge à quartz

Tambour

Figure V.7 : Station sismologique autonome.

 Amplificateur est réglable de 72 dB à 78 dB ;


 Un galvanomètre auquel sont liés les stylets ;
 Système GPS pour les corrections horaires ;
 Le filtrage des fréquences indésirables est possible grâce à un jeu de
filtre passe bas 2,5 Hz ;
 Une alimentation électrique de 12 volts (pour l’horloge interne et pour
le moteur de rotation du tambour et de translation des stylets).
Le changement des bandes se fait toutes les 24 heures à des heures fixes.

V.3 Choix de sites :

Le choix des stations fut déterminé par la nature géologique du site ainsi que par
l’environnement naturel et humain. De préférence, la station fut posée sur des sols durs
(terrains rocheux) en évitant les sols mous, les routes, les régions boisées, les
ruissellements des eaux et les activités allotropiques. Tous ça c’est pour améliorer la
qualité de signal et d’optimiser le rapport signal/bruit.

V.4 Installation du réseau :

Le réseau des stations est installé par une équipe de CRAAG, elles sont repérées par
leurs coordonnées géographiques (tableau V.1) et reportées sur une carte à l’échelle
(1/50.000) (figure V.8).
77
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Code Type Coordonnées Date Observation


stations Latitude Longitude Altitude (m) d’installation
STF portable 36 11.40N 5 23.40E 1151 14.05.07 Problème
d’enregistrement
ONS portable 36 16.20N 6 29.40E 730 14.05.07 -
KHE portable 36 28.48N 5 16.20E 592 15.05.07 Problème
d’enregistrement
AOK portable 36 37.80N 5 14.40E 147 16.05.07 Problème
d’enregistrement
STN portable 36 37.20N 5 19.80E 74 16.05.07 Problème
d’enregistrement
LCP ADSN 36 47.82N 3 01.93E 411 -
SVB ADSN 36 16.17N 6 29.46E 729 -
KHR ADSN 36 01.00N 5 30.73E 1331 -
TAF ADSN 35 87.00N 4 27.00E 1040 -
MHD ADSN 36 12.03N 2 57.11E 1250 -
KTR ADSN 35 13.60N 5 41.41E 646 -
ABS ADSN 36 16.35N 7 28.24E 1072 -
SET RTN 36 11.31N 5 23.53E 1000 -
MER RTN 35 37.41N 5 54.42E 1020 -
DFR RTN 36 32.70N 5 52.62E 1187 -
TEI RTN 36 03.50N 6 24.20E 1285 -
ASM RTN 36 15.60N 6 29.40E 680 -
KFL RTN 36 24.29N 6 43.30E 1200 -
AEH RTN 36 47.05N 6 51.00E 388 -
MAH RTN 36 37.50N 7 25.18E 795 -
AFD RTN 36 38.00N 4 34.00E 1545 -
DJB RTN 36 09.46N 3 26.28E 1140 -
TRT RTN 35 23.07N 1 18.04E 1221 -
KET RTN 36 02.82N 3 52.93E 1428 -

Tableau V.1 : Stations sismologiques utilisées.

78
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Figure V.8 : Disposition du réseau utilisé.

Après dépouillement et tri des données pour les évènements de la période d’avril au
décembre 2007, on a 125 événements de magnitude comprise entre 1.4 et 4.9 se sont
produits dans la région de Kherrata et ses environs.

Exemple d’enregistrement de l’évènement 27/06/2007 (figure V.9, 10, 11) :

Figure V.9 : Le séisme de 27/06/2007 enregistré par le réseau ADSN.

79
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Figure V.10 : Le séisme de 27/06/2007 enregistré par les trois composantes de la


station CKHR.

Figure V.11 : Le pointage de l’onde P selon la composante verticale.

80
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Figure V.12 : Représentation spatiale des séismes de la région de Kherrata Avril-


Décembre 2007.

Les épicentres sont représentés sur la figure (V.12) par des cercles dont le rayon est
proportionnel à la magnitude. Examinant cette carte, on constate aisément une
concentration des épicentres entre Kherrata, Djemila et Sétif. Les séismes sont marqués par
de faibles magnitudes (Ml≤4).

Figure V.13 : Carte isoséiste de séisme de Tichy 27 Juin 2007.


Dans cette période on a enregistré un événement de ML=4,9 à Tichy, région situé au
Nord de Kherrata (figure V.13). Ce séisme a eu lieu à 01h 22mn 09.6s (GMT), son
épicentre instrumental (36 622°N, 05 176°). D’après la figure (V.13), l’intensité maximale
observée est estimée à V. Les isoséistes sont orientés NW-SE.
81
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Les catalogues de sismicité historique montrent qu’à l’heure actuelle, cette région est
affectée par une sismicité modérée.

Presque toutes les profondeurs hypocentrales des séismes enregistrés dans cette
région, sont à des profondeurs de moins de 12km. Le caractère superficiel de ces séismes
est en accord avec le contexte tectonique régional. En effet les séismes superficiels sont
liés en zone de collision.

V.5 Analyse de la sismicité récente :

La région de Sétif-Kherrata n’a fait l’objet que de peu d’études sismiques ou


sismotectoniques dans le passé. S’il est vrai que Rothé (1950) y a consacré une publication
dans les années 50, il n’en reste pas moins que depuis seules quelques allusions à la
sismicité de la région était mentionnée (Benhallou, 1985, Meghraoui,1988). Plusieurs
facteurs semblent expliquer ce fait. Les vingt dernières années n’ont pas toujours été
propices aux investigations. Le manque de moyens pour faire une écoute de la région serait
également à l’origine de ce manque d’informations. La présence de la station sismologique
de Sétif, outre qu’elle a put enregistrer une activité n’a pas permis d’avoir un vue
exhaustive de cette activité. C’est pour cela que la connaissance de l’activité de la région
de Kherrata s’est limitée essentiellement aux données macrosismiques suite aux
informations collectées après l’occurrence de secousses. Ces cartes sont donc la première
source d’informations de la région. Dans le chapitre consacré dans ce mémoire, on tente
d’analyser aussi bien la répartition spatiale que temporelle. Ce qui semble important c’est
que la sismicité semble être générée tout autour de l’accident majeur de Kherrata.

Ce n’est donc qu’avec la mise en place du réseau sismologique de surveillance en


1998 qu’a débuté une localisation sérieuse des événements sismiques.

De par la même se produisait le 20 Novembre 2000, l’événement de Beni Ourtilane


(W. de Sétif). Cet événement qui a pu faire l’objet d’’investigations sismologiques et
tectoniques a révélé la présence d’un accident NE-SW dans la région de Freha, là ou le
maximum de dégâts a put être constaté.

Depuis ce séisme, la surveillance de la région Est n’a cessé de se renforcer par la


mise en place de nouvelles stations. Ce séisme a donné l’opportunité d’effectuer la
première étude de qualité dans cette région. En effet outre la couverture du réseau,
plusieurs stations portables ont été déployées dans la zone pour suivre l’activité.

En raison de la situation sécuritaire, les stations n’ont put cependant être déployés
comme convenu, biaisant quelque peu la qualité des données obtenues.

Suite à l’analyse des données, la géométrie de la structure active de la région a pu


être précisée. Si il est établit aujourd’hui que la faille de Kherrata constitue l’un des
accidents majeurs, sa géométrie reste donc à préciser.

82
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Récemment cette région a été affectée par un séisme modéré de 20 Mars 2006, plus
précisément dans la région de Lâalam avec une magnitude Md = 5,6 (CRAAG). Utilisant
le réseau sismologique permanent du CRAAG et le réseau sismologique temporaire
installé par une équipe de CRAAG le jour après le choc principal. L’activité sismique a été
suivi durant seize jours, de 20 Mars jusqu’à 04 Avril 2006.

Durant cette période, 128 répliques ont été enregistrées. Pour la localisation de ces
événements on a choisi le programme Hypo 71 (Klein, 1978). On a utilisé le modèle de
vitesse de Beljoudi et al (2007). Parmi ces événements 52 séismes sont localisés avec les
critères RMS inférieur à 0,34s et es erreurs sur la composante horizontale et verticale
inférieur à 4km.

D’après les cartes de la sismicité et les coupes réalisées utilisant logiciel GMT, on
constate que la majorité des répliques sont orientées N-S et leur foyer sont entre 0 et 10km
de profondeur qui correspond à l’épaisseur de la croûte séismogénique dans le Nord de
l’Algérie [Ouyed et al., 1983 ; Bounif et al., 1987, 2004].

En effet l’événement de 2006 semble s’être produit sur un segment relais de direction
N-S entre la partie Ouest et la partie Est située dans la région du massif de petite Kabylie.
Nous pensons que la rivière de direction NS qui s’écoule entre Kherrata et la ville de Souk
El-Tenine pourrait se confondre avec l’accident actif révélé par le séisme de 2006.

Dans cette même zone s’est donc produit le séisme du 2007. Malheureusement les
stations chinoises employées ont eu un problème de fonctionnement. C’est pour cela
qu’ont été utilisées les données collectées par le réseau national. Des questions majeures
restent posées. Est-ce la même faille qui a put rejouer. Y’a-t-il eu transfert de contraintes
entre les deux séismes qui sont espacés de quelques mois dans la durée. Quel est le lien de
ces deux séismes avec le séisme de Beni Ourtilane qui lui semble s’être produit le long de
la bordure sud du massif de grande Kabylie. Il apparaît que la région de Kherrata se situe
dans une zone charnière entre les deux blocs de Grande et Petite Kabylie. Cette région se
déforme plus intensément qu’ailleurs et que la sismicité reprend des accidents ayant
conduit à la structuration du massif des Babors.

Pour la région de Sétif, il apparaît suite à l’étude effectuée en 2007 que la sismicité la
plus intense se situe du coté de Kherrata. Mais d’autres zones sismogènes apparaissent. Il
s’agit de la zone au sud de Sétif, c.à.d. le grand accident de direction NW-SE qui limite la
zone des Hauts Plateaux avec les Hautes plaines constantinoises. Ce grand accident a été
décrit par Yelles et al. (2006). Il constituerait ainsi une zone tampon entre deux grands
domaines. La seconde zone se situerait à l’Est de Sétif. La sismicité se concentrerait ainsi
le long de la bordure sud des massifs de petite Kabylie et irait donc au Nord de
Constantine.

83
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)

Il faut rappeler qu’en 419 avant J-C la ville de Sétif semble avoir été touchée par un
séisme important. Serait ce en rapport avec la sismicité au Nord de Sétif ou bien un
accident pas loin de la ville, l’une des plus importantes d’Algérie.

84
VI. Conclusion générale

Ce mémoire est le premier consacré à la sismicité de la ville de Sétif et ses environs


c.à.d. la région localisée au Nord de Sétif. Il a été réalisé suite à l’ouverture de la post
graduation au niveau de l’université de Ferhat Abbas.

Jusqu’à l’ouverture de cette post graduation peu de personnes parlaient de sismicité à


Sétif. Or il s’avère au travers de ce mémoire qu’à l’instar de toutes les régions Nord du pays la
région de Sétif est concernée par l’activité sismique.

Il apparaît évident que la région au nord de Sétif c.a.d. la région de Kherrata semble la
plus active. Cela a été démontré par la sismicité historique mais également par l’installation
du réseau de surveillance sismique. Mais que ce soit à l’Est à l’Ouest et au sud de Sétif des
zones sismogènes existent.

Le séisme de Lâalam de 20 Mars 2006 a eu lieu au nord de Sétif. L’étude des répliques
montre que l’activité de ces derniers est générée par une nouvelle faille. Ce qui indique que la
géométrie de la faille principale est complexe

. L’activité sismique enregistrée durant la période d’Avril à Décembre 2007 a également


montré une intense activité aux environs de Kherrata.

Au Sud de Sétif l’activité sismique semble concentrée au niveau du grand accident de


direction NW-SE qui limite la zone des Hauts plateaux avec les Hauts pleines constantinoise
et la zone situé à l’Est de Sétif.

Il apparaît donc urgent de multiplier les investigations dans la région tout d’abord pour
cartographier avec précision l’ensemble des structures actives et plus particulièrement la
structure majeure de Kherrata.

Quelle segmentation, quelles orientations de ces segments, quel enracinement. Tout cela
est indispensable pour mieux comprendre ce réseau complexe de structures actives.

Il y’a lieu de savoir quels effets néfastes peut entrainer l’occurrence de ces séismes. On
a vu lors du séisme de 2006 d’importantes chutes de pierre des falaises qui bordent la région
de Lâalam. Il faut donc resserrer la surveillance et accroitre le nombre de stations. Il faut dire
qu’un effort important a été réalisé par le CRAAG ces dernières années pour couvrir la région
Est qui présente plusieurs zones actives qu’il y’a lieu de surveiller. Cependant cet effort doit
être poursuivi. Il faudra essayer de couvrir la région Sud de Sétif qui semble moins active.

Ce mémoire ainsi que celui de ma collègue LAYADI constituent une contribution à


l’évaluation du risque sismique. Il est indispensable que les règles de construction
parasismique soient appliquées dans leurs plus grandes rigueurs. Il est important que

86
l’ampleur de la sismicité soit appréciée à juste mesure, que la répartition spatiale de la
sismicité dans cette région soit mieux connue. Ces donc tout ces efforts qui permettront une
meilleure évaluation de l’aléa sismique dans cette région mais qui permettront de réduire le
risque dans cette région.

87
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36.58 05.43 2.9 -- 02/04/2002 18:48:51 -- NE KHERRATA CRAAG
36.00 05.46 3.2 -- 23/04/2002 18:20:38 III S SETIF CRAAG
36.47 05.80 2.0 -- 21/05/2002 08:31:42 -- E SETIF CRAAG
36.25 05.68 2.2 -- 22/05/2002 13:41:32 -- E SETIF CRAAG
36.44 04.48 2.2 -- 03/06/2002 22:32:21 -- BENI-OUARTILANE CRAAG
36.05 06.15 2.0 -- 04/06/2002 15:21:09 -- SE SETIF CRAAG
36.14 05.86 2.2 -- 23/06/2002 13:47:43 -- SE SETIF CRAAG
36.20 05.46 2.9 -- 29/06/2002 19:43:09 -- SETIF CRAAG
35.97 05.85 2.5 -- 30/06/2002 07:26:23 -- NE AIN AZEL CRAAG
36.85 05.32 3.0 -- 02/07/2002 01:20:40 -- N BEJAIA CRAAG
36.19 05.67 2.2 -- 06/07/2002 13:29:43 -- EL EULMA CRAAG
36.22 05.69 2.2 -- 16/07/2002 13:47:56 -- EL EULMA CRAAG
36.39 05.43 1.7 -- 09/08/2002 14:52:50 -- N SETIF CRAAG
35.76 05.58 2.9 -- 26/08/2002 11:49:57 -- AIN AZEL CRAAG
35.81 05.71 2.5 -- 27/08/2002 02:59:26 -- AIN AZEL CRAAG
36.43 04.70 3.0 -- 31/08/2002 22:08:51 III BENI-OUARTILANE CRAAG
36.70 05.83 2.5 -- 08/09/2002 18:44:41 -- S JIJEL CRAAG
36.58 06.18 2.5 -- 09/09/2002 02:22:01 -- NW CONSTANTINE CRAAG
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36.27 05.57 2.2 -- 14/09/2002 13:40:34 -- E SETIF CRAAG
36.43 04.70 2.9 -- 27/09/2002 06:22:32 IV BENI-OUARTILANE CRAAG
36.44 04.72 2.8 -- 07/10/2002 23:11:25 -- BENI-OUARTILANE CRAAG
36.70 05.28 2.5 -- 27/10/2002 14:51:14 -- N AOKAS CRAAG
36.38 04.82 2.5 -- 27/10/2002 05:25:47 -- BENI-OUARTILANE CRAAG
36.44 04.66 2.2 -- 12/11/2002 11:56:56 -- AKBOU CRAAG
36.48 04.85 2.7 -- 17/11/2002 23:27:38 -- BENI-OUARTILANE CRAAG
36.41 05.35 2.2 -- 19/11/2002 15:30:57 -- N SETIF CRAAG

1
36.30 05.45 2.5 -- 20/11/2002 15:03:51 -- N SETIF CRAAG
36.21 05.75 2.0 -- 22/12/2002 14:00:42 -- SETIF CRAAG
36.24 05.68 2.7 -- 24/01/2003 07:55:36 -- EL EULMA CRAAG
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36.41 04.45 2.8 -- 07/06/2003 02:28:22.0 -- KHERRATA CRAAG
36.93 05.39 3.7 -- 17/06/2003 23:31:46.3 III N SETIF CRAAG
36.20 05.73 2.5 -- 22/07/2003 13:33:32.1 -- 07km NE EL EULMA CRAAG
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36.75 04.87 2.9 -- 08/11/2003 10:36:00.3 -- 08km N L KSEUR CRAAG
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36.19 05.89 2.5 -- 30/11/2003 03:36:56.3 -- 18km NE EL EULMA CRAAG
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2
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36.31 04.96 2.5 -- 30/10/2004 20:07:24.0 -- E GUENZET CRAAG
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36.43 04.66 2.9 -- 14/11/2004 04:05:19.3 -- SE AKBOU CRAAG
35.78 05.28 2.6 -- 19/11/2004 05:24:03.0 -- S SETIF CRAAG
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36.52 05.46 2.2 -- 22/11/2004 17:22:59.4 -- E KHERRATA CRAAG
36.60 04.71 3.0 -- 27/11/2004 12:12:58.3 -- SEDDOUK (BEJAIA) CRAAG
36.13 05.51 2.8 -- 08/12/2004 14:13:04.0 -- SE SETIF CRAAG
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36.30 05.55 2.8 -- 23/12/2004 10:07:30.8 -- E SETIF CRAAG
36.36 05.16 3.2 -- 24/12/2004 11:21:24.1 -- E GUENZET CRAAG
36.35 05.31 2.5 -- 25/12/2004 14:14:08.0 -- S KHERRATA CRAAG
35.95 05.53 2.5 -- 04/02/2005 09:15:47.2 -- 15km N AIN AZEL CRAAG
36.16 05.29 2.8 -- 05/02/2005 14:23:31.2 -- 12km SW SETIF CRAAG

3
36.75 04.89 3.1 -- 07/02/2005 17:05:25.3 -- 08km EL KSEUR CRAAG
36.38 05.82 2.0 -- 17/02/2005 04:58:24.0 -- 02km S DJEMILA CRAAG
36.32 05.36 2.5 -- 02/03/2005 15:54:31.8 -- 03km N AIN ABESSA CRAAG
36.32 04.67 3.7 -- 03/03/2005 00:10:31.0 -- 15km W GUENZET CRAAG
36.50 05.42 2.8 -- 06/03/2005 01:50:05.4 -- 12km E KHERRATA CRAAG
36.35 05.26 2.2 -- 07/03/2005 21:09:27.4 -- 08km AIN ROUA CRAAG
35.47 05.89 3.2 -- 08/03/2005 14:23:21.5 -- 11km N DJEMILA CRAAG
36.37 05.38 3.6 -- 19/03/2005 17:11:25.0 IV 15km SE KHERRATA CRAAG
36.14 05.49 2.8 -- 19/03/2005 22:14:30.3 -- 08km SE SETIF CRAAG
36.42 05.20 2.2 -- 21/03/2005 14:45:15.7 -- 10km S KHERRATA CRAAG
36.28 05.55 2.6 -- 22/03/2005 18:26:07.2 -- 04km BENI FOUDA CRAAG
36.46 05.54 2.2 -- 26/03/2005 14:44:29.4 -- 22km E KHERRATA CRAAG
36.31 05.45 2.2 -- 28/03/2005 14:43:29.0 -- 08km S AMMOUCHA CRAAG
36.27 04.43 3.2 -- 11/04/2005 12:07:16.8 -- 12km S TAZMELT CRAAG
36.29 05.74 3.0 -- 21/04/2005 07:23:33.9 -- 13km E BENI FOUDA CRAAG
35.95 05.36 2.5 -- 27/04/2005 15:56:25.2 -- 08km SW BIR HADDADA CRAAG
36.26 05.11 2.7 -- 29/04/2005 02:25:00.2 -- 10km SW AIN ROUA CRAAG
35.94 05.42 3.1 -- 24/05/2005 23:13:32.0 -- 10km N AIN AZEL CRAAG
36.64 04.84 2.2 -- 01/06/2005 17:50:55.1 -- 05km S EL-KSEUR CRAAG
36.15 05.24 3.1 -- 03/06/2005 16:02:18.2 III 02km S EL-MEHDIA CRAAG
36.49 05.33 4.0 -- 09/06/2005 15:23:13.8 -- 05km SE KHERRATA CRAAG
36.29 05.55 3.0 -- 17/06/2005 08:03:37.3 -- 16km NE SETIF CRAAG
36.42 05.58 2.9 -- 17/06/2005 11:55:57.6 -- 27km S KHERRATA CRAAG
36.43 05.74 2.0 -- 24/06/2005 11:42:04.5 -- 21km N EL-EULMA CRAAG
36.46 05.42 3.8 -- 24/06/2005 15:41:49.7 -- 12km SE KHERRATA CRAAG
36.35 05.69 2.5 -- 24/06/2005 17:02:16.8 -- 21km N EL-EULMA CRAAG
36.48 05.44 3.3 -- 08/07/2005 22:11:38.8 -- 14km SE KHERRATA CRAAG
36.26 05.69 2.9 -- 24/07/2005 08:15:21.0 -- 10km N EL-EULMA CRAAG
36.51 05.49 2.5 -- 10/08/2005 21:05:1.8 -- 18km W KHERRATA CRAAG
36.39 05.25 2.2 -- 12/08/2005 15:10:02.9 -- 10km SE AIN ABESSA CRAAG
36.26 04.41 2.5 -- 31/08/2005 16:24:05.9 -- 12km S TAZMELT CRAAG

4
36.52 05.15 4.2 06/09/2005 05:38:29.7 IV 12km W KHERRATA CRAAG
36.78 05.24 2.6 -- 11/09/2005 10:09:08.2 -- 14km N BEJAIA CRAAG
36.48 05.11 2.2 -- 14/09/2005 14:38:12.7 -- 15km W KHERRATA CRAAG
36.57 05.37 2.8 -- 14/09/2005 18:49:06.5 -- 12km NE KHERRATA CRAAG
35.86 05.38 2.2 -- 28/09/2005 00:02:08.8 -- 08km E SALAH BEY CRAAG
36.48 05.39 2.5 -- 05/10/2005 10:38:02.2 -- 10km E KHERRATA CRAAG
36.32 05.50 2.2 -- 19/10/2005 16:24:32.0 -- 10km SE AMMOUCHA CRAAG
36.35 05.43 2.5 -- 22/10/2005 15:48:43.9 -- 13kmNE AIN ABESSA CRAAG
36.72 05.31 3.0 -- 29/10/2005 10:14:50.2 -- 11km N AOKAS CRAAG
36.31 05.47 2.5 -- 31/10/2005 16:22:34.0 -- 14km NE SETIF CRAAG
36.38 04.97 3.9 -- 19/11/2005 20:40:23.8 -- 13km NE GUENZET CRAAG
36.26 05.50 2.5 -- 10/12/2005 14:43:36.4 -- 10km NE SETIF CRAAG
36.50 05.57 2.2 -- 17/12/2005 06:36:28.4 -- 08km W KHERRATA CRAAG
36.34 05.42 2.2 -- 17/12/2005 15:12:23.5 -- 12kmNE AIN ABESSA CRAAG
36.49 05.42 3.1 -- 27/12/2005 07:05:48.9 -- 12km E KHERRATA CRAAG
36.49 05.94 2.6 -- 27/12/2005 13:22:27.8 -- 14km NE AMMOUCHA CRAAG
36.37 05.41 2.2 -- 22/01/2006 13:30:22.1 -- 01km S AMMOUCHA CRAAG
36.44 05.40 2.2 -- 12/02/2006 03:04:59.6 -- 07km N AMOUCHA CRAAG
36.54 05.23 2.8 -- 03/03/2006 13:27:28.6 -- 07km NW KHERRATA CRAAG
36.03 05.33 2.8 -- 04/03/2006 19:53:41.0 -- 08KM S MEZLOUG CRAAG
36.33 05.41 2.4 -- 15/03/2006 15:40:07.4 -- 05km S AMOUCHA CRAAG
36.46 05.37 2.5 -- 20/03/2006 15:26:56.0 -- 09km SE KHERRATA CRAAG
36.65 05.30 5.8 -- 20/03/2006 19:44:20.6 VII 05km NW SOUK ELTNINE CRAAG
36.57 05.40 4.7 -- 20/03/2006 19:54:14.0 -- 08km NW SOUK ELTNINE CRAAG
36.67 05.36 3.3 -- 20/03/2006 19:59:34.7 -- 06km NW SOUK ELTNINE CRAAG
36.71 05.33 3.1 -- 20/03/2006 21:10:06.4 -- 05km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.81 05.32 2.8 -- 20/03/2006 21:19:30.5 -- 21km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.81 05.32 2.6 -- 20/03/2006 21:24:10.5 -- 21km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.32 05.55 2.6 -- 20/03/2006 21:43:07.9 -- 13km SE AMMOUCHA CRAAG
36.77 05.28 3.3 -- 20/03/2006 21:55:08.5 -- 17km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.77 05.27 2.8 -- 20/03/2006 21:57:06.5 -- 16km NW SOUK ELTNINE CRAAG

5
36.84 05.31 2.6 -- 20/03/2006 22:47:39.5 -- 23km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.69 05.39 3.1 -- 20/03/2006 23:06:32.2 -- 10km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.73 05.31 3.9 -- 20/03/2006 23:22:20.2 -- 12km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.76 05.31 3.1 -- 20/03/2006 23:47:37.0 -- 15km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.80 05.29 2.8 -- 21/03/2006 23:57:56.5 -- 19km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.72 05.34 3.1 -- 21/03/2006 00:30:34.7 -- 11km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.83 05.31 2.9 -- 21/03/2006 01:50:13.4 -- 22km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.72 05.24 3.4 -- 21/03/2006 02:26:39.9 -- 10km N AOKAS CRAAG
36.82 05.31 2.6 -- 21/03/2006 02:30:55.4 -- 21km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.82 05.31 3.1 -- 21/03/2006 03:59:29.5 -- 21km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.87 05.35 2.6 -- 21/03/2006 04:55:08.5 -- 27km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.62 05.39 2.9 -- 21/03/2006 06:17:14.7 -- 05km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.73 05.33 3.1 -- 21/03/2006 06:31:45.0 -- 12km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.58 05.42 2.5 -- 21/03/2006 13:43:09.6 -- 10km SE SOUK ETNINE CRAAG
36.67 05.37 3.1 -- 21/03/2006 23:41:55.3 -- 06km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.63 05.35 3.0 -- 22/03/2006 07:46:00.0 -- 02km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.48 04.68 3.5 -- 24/03/2006 21:49:08.3 -- 05km S SEDDOUK CRAAG
36.36 04.86 2.5 -- 24/03/2006 22:09:43.0 -- 06km NE GUENZET CRAAG
36.76 05.31 3.5 -- 26/03/2006 11:26:27.3 -- 16km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.70 05.30 3.9 -- 26/03/2006 18:38:08.7 -- 09km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.61 05.27 2.0 -- 27/03/2006 15:49:38.8 -- 03 km SE AOKAS CRAAG
36.67 05.32 2.7 -- 28/03/2006 23:56:59.4 -- 06km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.64 05.39 2.4 -- 29/03/2006 00:05:14.9 -- 06km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.60 05.43 2.7 -- 30/03/2006 00:40:54.8 -- 09km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.68 05.45 2.6 -- 30/03/2006 12:17:42.5 -- 05km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.55 05.51 2.5 -- 31/03/2006 06:13:27.5 -- 03km NW SOUK ELTNINE CRAAG
36.67 05.40 3.0 -- 31/03/2006 22:53:56.2 -- 05km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.71 05.43 2.0 -- 03/04/2006 04:09:07.8 -- 1km W SOUK ETNINE CRAAG
36.62 05.32 3.5 -- 06/04/2006 06:35:06.8 -- 23km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.81 05.29 3.5 -- 06/04/2006 10:48:46.8 -- 14km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.84 05.28 2.2 -- 09/04/2006 23:26:26.1 -- N SOUK ELTNINE CRAAG

6
36.72 05.38 2.5 -- 10/04/2006 23:26:26.1 -- 11km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.36 04.69 3.6 -- 14/04/2006 00:04:39.5 -- 18km SE AKBOU CRAAG
36.62 05.37 2.5 -- 18/04/2006 09:07:19.1 -- 10km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.19 05.91 2.8 -- 22/04/2006 11:16:59.2 -- 06km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.19 05.89 2.5 -- 22/04/2006 01:55:28.3 -- 06km E SOUK ELTNINE CRAAG
36.64 05.40 3.0 -- 22/02/2006 02:40:25.1 -- 13km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.62 05.40 3.5 -- 22/94/2006 03:14:11.7 -- 28km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.74 05.37 3.0 -- 22/04/2006 04:33:23.2 -- 14km N AOKAS CRAAG
36.87 05.27 2.5 -- 22/04/2006 14:53:14.0 -- 15km SW KHERRATA CRAAG
35.89 05.74 2.2 -- 01/05/2006 08:35:59.1 -- NE AIN AZEL CRAAG
35.52 05.73 2.5 -- 07/05/2006 23:28:01.2 -- 15km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.51 05.44 2.5 -- 11/05/2006 10:39:22.4 -- 17km NE AIN AZEL CRAAG
36.67 05.48 2.5 -- 14/05/2006 15:37:46.5 -- 02km SW AIN ABESSA CRAAG
36.29 05.27 2.5 -- 18/05/2006 22:25:56.3 -- 10km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.62 05.49 2.8 -- 18/05/2006 04:34:44.5 -- 11km NE DJEMILA CRAAG
36.59 05.43 4.1 -- 23/05/2006 21:46:46.8 -- 03km SE KHELOUA CRAAG
36.49 05.70 2.5 -- 27/05/2006 15:56:08.9 -- 04km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.22 05.96 2.2 -- 27/05/2006 14:14:05.2 -- 06km S AMOUCHA CRAAG
36.65 05.33 3.0 -- 06/06/2006 07:02:34.3 -- 10km E KHERRTA CRAAG
36.70 05.26 2.2 -- 08/06/2006 17:09:27.4 -- 10km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.70 05.26 2.5 -- 10/06/2006 15:37:04.3 -- 06km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.81 04.02 2.8 -- 11/06/2006 09:05:49.0 -- 02km SE SOUK ELTNINE CRAAG
36.66 05.38 3.5 -- 12/06/2006 01:53:13.0 -- 08km NW KHERRTA CRAAG
36.35 05.37 2.2 -- 13/06/2006 14:22:39.4 -- 05km SW AMOUCHA CRAAG
36.60 05.23 2.2 -- 21/06/2006 14:17:22.9 -- 05km NW KHERRATA CRAAG
35.35 05.20 2.7 -- 22/06/2006 18:40:12.1 -- 02km NE AIN ROUA CRAAG
35.75 05.38 3.7 -- 26/06/2006 10:26:30.6 -- 13km SE SALAH BEY CRAAG
35.84 05.27 2.2 -- 28/06/2006 10:28:57.4 -- 03km S SALAH BEY CRAAG
36.54 04.56 3.3 -- 05/07/2006 03:20:02.7 -- 10km N AKBOU CRAAG
36.20 05.65 2.6 -- 06/07/2006 16:20:49.3 -- 06km W EL-EULMA CRAAG
36.45 05.93 2.2 -- 09/07/2006 11:41:29.9 -- 09km NE DJEMILA CRAAG

7
36.36 05.27 2.5 -- 11/07/2006 17:01:07.8 -- 07km N AIN ABESSA CRAAG
36.86 05.06 3.2 -- 18/07/2006 12:24:04.4 -- 12km SW TICHY CRAAG
36.86 05.29 3.3 -- 19/07/2006 21:50:17.1 -- N SOUK ELTNINE CRAAG
36.27 05.56 2.7 -- 19/07/2006 15:49:02.0 -- 07km NW OUED-DEHEB CRAAG
36.76 05.33 2.0 -- 26/07/2006 15:41:43.5 -- 14km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.54 05.29 3.1 -- 30/07/2006 20:18:29.9 -- 06km N KHERRATA CRAAG
36.48 05.38 2.5 -- 05/08/2006 10:00:29.6 -- 09km E KHERRATA CRAAG
36.35 05.41 2.2 -- 06/08/2006 15:00:05.8 -- 03km S AMMOUCHA CRAAG
35.75 05.61 3.3 -- 06/08/2006 03:18:21.6 -- 14km SE AIN AZEL CRAAG
36.30 05.35 2.0 -- 14/08/2006 14:39:27.7 -- 05km NE AIN ABESSA CRAAG
36.39 05.29 2.5 -- 17/08/2006 15:12:31.5 -- 11km S KHERRATA CRAAG
36.47 05.56 4.0 -- 26/08/2006 17:44:51.6 -- 16km NE AMMOUCHA CRAAG
36.41 05.55 3.4 -- 30/08/2006 14:12:21.6 -- 13km NE AMMOUCHA CRAAG
36.31 05.35 2.0 -- 30/08/2006 15:26:11.6 -- 05km NE AIN ABESSA CRAAG
36.50 04.63 2.9 -- 03/09/2006 16:06:48.6 -- 06km SW SEDDOUK CRAAG
35.50 05.52 3.0 -- 04/09/2006 17:10:34.9 -- 16km NE AMMOUCHA CRAAG
36.36 05.28 2.6 -- 08/09/2006 14:50:55.3 -- 06km N AIN ABESSA CRAAG
36.42 05.68 2.3 -- 13/09/2006 19:16:52.6 -- 10km N DJEMILA CRAAG
36.60 05.38 2.2 -- 29/09/2006 13:18:25.4 -- 05km SE SOUK ELTNINE CRAAG
35.97 05.68 2.5 -- 06/10/2006 09:45:18.6 -- 20km NE AIN AZEL CRAAG
36.57 05.26 2.7 -- 14/10/2006 06:30:13.0 -- 03km W DERGUINA CRAAG
36.64 05.55 2.5 -- 25/10/2006 23:30:39.0 -- 14km NE AMMOUCHA CRAAG
36.45 05.87 2.2 -- 15/11/2006 16:43:17.2 -- 08km NE DJEMILA CRAAG
36.45 04.74 3.5 -- 29/11/2006 08:57:54.2 -- 10km SE SEDDOUK CRAAG
36.22 04.92 3.0 -- 01/12/2006 20:50:07.1 -- 12km SE GUENZET CRAAG
36.34 05.25 3.0 -- 13/12/2006 23:03:15.8 -- 06km E AIN ROUA CRAAG
36.83 05.25 2.4 -- 09/01/2007 19:31:22.3 -- 18km NE BEJAIA CRAAG
36.64 05.38 4.1 -- 10/01/2007 09:41:57.3 -- 11km NE KHERRATA CRAAG
36.27 05.84 2.2 -- 10/01/2007 09:45:24.7 -- 11km S DJEMILA CRAAG
36.61 05.33 2.2 -- 10/01/2007 09:43:08.4 -- 14km N KHERRATA CRAAG
36.58 05.37 2.5 -- 12/01/2007 19:30:46.1 -- 13km NE KHERRATA CRAAG

8
36.31 05.83 2.3 -- 13/01/2007 14:15:44.5 -- 10km SE DJEMILA CRAAG
36.33 05.45 2.8 -- 22/01/2007 14:14:37.0 -- 06km SE AMOUCHA CRAAG
36.30 05.51 2.5 -- 27/01/2007 14:24:11.4 -- 12km SE AMOUCHA CRAAG
36.37 05.74 2.2 -- 29/01/2007 05:32:16.0 -- 08km SW DJEMILA CRAAG
36.32 05.32 2.5 -- 05/02/2007 15:39:05.9 -- 04km NE AIN ABESSA CRAAG
36.38 05.37 2.5 -- 12/02/2002 14:32:16.9 -- 11km NE AIN ABESSA CRAAG
36.60 05.44 2.4 -- 25/02/2007 20:26:14.3 -- 09km SE SOUK ELTNINE CRAAG
36.49 05.26 2.5 -- 05/03/2007 14:31:01.6 -- 01km N KHERRATA CRAAG
36.30 05.51 2.3 -- 07/03/2007 15:36:49.4 -- 12km SE AMOUCHA CRAAG
36.35 05.40 2.3 -- 13/03/2007 15:51:07.3 -- 04km SW AMOUCHA CRAAG
36.43 05.42 2.4 -- 14/03/2007 14:37:15.9 -- 05km N AMOUCHA CRAAG
36.28 05.38 2.4 -- 27/03/2007 15:58:56.3 -- 08km SE AIN ABESSA CRAAG
36.34 05.47 2.2 -- 28/03/2007 14:39:15.8 -- 07km SE AMOUCHA CRAAG
36.20 05.64 2.2 -- 07/04/2007 07:59:31.7 -- 07km NE EL EULMA CRAAG
36.37 05.39 2.2 -- 17/04/2007 13:42:17.6 -- 03km SW AMOUCHA CRAAG
36.42 05.39 2.2 -- 28/04/2007 14:50:27.7 -- 04km NW AMOUCHA CRAAG
36.53 05.21 2.4 -- 13/05/2007 15:03:03.3 -- 03km NE AIN ROUA CRAAG
36.30 05.83 2.6 -- 18/05/2007 10:39:58.5 -- 08km SE DJEMILA CRAAG
36.34 05.74 2.7 -- 23/05/2007 22:09:05.9 -- 10km SW DJEMILA CRAAG
36.32 05.79 3.5 -- 23/05/2007 23:23:41.8 -- 07km SW DJEMILA CRAAG
36.35 05.74 2.7 -- 23/05/2007 23:31:21.6 -- 09km SW DJEMILA CRAAG
36.28 05.44 2.2 -- 30/05/2007 14:45:29.8 -- 11km NE SETIF CRAAG
36.50 04.74 2.9 -- 03/06/2007 12:17:05.0 -- 09km NW BENI OUARTILANE CRAAG
36.50 04.78 4.0 -- 03/06/2007 13:04:49.8 -- 07km N BENI OUARTILANE CRAAG
36.37 05.38 2.5 -- 0906/2007 14:23:31.7 -- 04km SW AMOUCHA CRAAG
36.27 05.48 2.0 -- 13/06/2007 22:28:58.5 -- 11km NE SETIF CRAAG
36.68 05.26 2.5 -- 24/06/2007 20:12:38.5 -- 06km N AOKAS CRAAG
36.22 05.32 2.2 -- 25/06/2007 20:11:02.8 -- 08km NW SETIF CRAAG
36.62 05.18 4.9 -- 27/06/2007 01:22:09.6 -- 05km S TICHY CRAAG
36.31 05.35 2.4 -- 01/07/2007 16:01:05.9 -- 05km SE AIN ABESSA CRAAG
36.26 05.16 2.5 -- 02/07/2007 15:12:50.5 -- 05km S AIN ROUA CRAAG

9
36.16 05.65 2.5 -- 03/07/2007 18:48:41.4 -- 05km NW EL EULMA CRAAG
36.33 05.41 2.0 -- 04/07/200/ 14:22:57.4 -- 05km S AMOUCHA CRAAG
36.27 05.17 2.5 -- 09/07/2007 15:02:08.0 -- 07km S AIN ROUA CRAAG
36.39 05.35 2.2 -- 21/07/2007 14:27:39.6 -- 13km SE KHERRATA CRAAG
36.31 05.24 2.5 -- 25/07/2007 15:09:53.5 -- 05km SE AIN ROUA CRAAG
36.34 05.41 2.0 -- 25/07/2007 15:51:41.5 -- 04km S AMOUCHA CRAAG
36.35 05.32 4.1 -- 31/07/2007 13:37:46.1 -- 12km NE AIN ROUA CRAAG
36.45 05.43 2.6 -- 02/08/2007 21:26:49.9 -- 07km N AMOUCHA CRAAG
36.63 05.29 2.7 -- 04/08/2007 19:49:11.5 -- 03km E AOKAS CRAAG
36.35 05.41 2.3 -- 22/08/2007 14:43:06.1 -- 03km S AMOUCHA CRAAG
36.34 05.21 2.2 -- 26/08/2007 14:45:33.1 -- 03km NE AIN ROUA CRAAG
36.22 05.56 2.4 -- 09/09/2007 15:47:05.6 -- 13km NE SETIF CRAAG
36.27 05.39 2.2 -- 12/09/2007 15:23:17.4 -- 13km NE SETIF CRAAG
36.51 05.35 3.6 -- 15/09/2007 09:34:10.5 -- 06km NE KHERRATA CRAAG
36.38 05.34 2.2 -- 16/09/2007 16:48:03.1 -- 13km SE KHERRATA CRAAG
36.26 05.52 2.2 -- 19/09/2007 17:07:04.6 -- 12km NE SETIF CRAAG
36.36 05.39 2.5 -- 26/09/2007 16:24:16.7 -- 03km SW AMOUCHA CRAAG
36.28 05.51 2.4 -- 30/09/2007 16:18:54.5 -- 13km SE AMOUCHA CRAAG
36.25 05.56 2.2 -- 03/10/2007 16:40:47.3 -- 15km NE SETIF CRAAG
36.50 05.20 3.1 -- 07/10/2007 06:02:42.8 -- 07km W KHERRATA CRAAG
36.27 05.39 2.5 -- 07/10/2007 16:24:05.4 -- 09km SE AIN ABESSA CRAAG
36.33 05.42 2.5 -- 10/10/2007 16:29:46.6 -- 05km SW AMOUCHA CRAAG
36.34 05.43 2.7 -- 17/10/2007 17:41:22.7 -- 05km S AMOUCHA CRAAG
36.39 05.34 2.2 -- 24/10/2007 14:44:26.3 -- 06km W AMOUCHA CRAAG
36.22 05.48 2.5 -- 10/11/2007 16:10:41.4 -- 06km NE SETIF CRAAG
36.08 05.33 2.4 -- 12/11/2007 10:56:17.5 -- 10km S AIN ARNET CRAAG
36.41 05.54 4.1 -- 22/11/2007 17:51:01.7 -- 10km NE AMOUCHA CRAAG
36.28 05.26 3.0 -- 24/12/2007 11:15:05.6 -- 03km NE AIN ABESSA CRAAG
36.42 05.31 2.8 -- 30/12/2007 15:06:51.0 -- 08km NE KHERRATA CRAAG
36.69 05.04 2.6 -- 09/01/2008 02:31:44.7 -- 08km SW BEJAIA CRAAG
36.47 05.35 3.8 -- 15/01/2008 11:49:30.4 IV 07km SE KHERRATA CRAAG

10
36.35 05.31 2.4 -- 23/01/2008 15:19:09.6 -- 06km NE AIN ABESSA CRAAG
36.28 05.83 2.6 -- 01/02/2008 20:20:00.2 -- 19km NE EL EULMA CRAAG
36.21 05.29 3.2 -- 27/02/2008 15:38:13.5 -- 03km NW AIN ARNET CRAAG
36.39 05.14 3.2 -- 13/03/2008 02:47:47.6 -- 08km NE BOUGAA CRAAG
36.56 05.18 2.5 -- 26/03/2008 14:25:32.3 -- 12km S TICHY CRAAG
36.34 05.42 2.6 -- 09/04/2008 14:45:36.2 -- 04km S AMOUCHA CRAAG
36.41 05.30 2.6 -- 27/04/2008 15:02:55.2 -- 09km SE KHERRATA CRAAG
36.45 05.76 3.3 -- 04/05/2008 21:49:19.6 -- 10km NW DJEMILA CRAAG
36.14 05.65 2.5 -- 05/05/2008 15:51:58.1 -- 10km NW EL EULMA CRAAG
36.43 05.43 2.7 -- 07/05/2008 15:53:50.6 -- 04km NE AMOUCHA CRAAG
36.43 05.40 2.0 -- 25/05/2008 10:26:58.9 -- 05km NW AMOUCHA CRAAG
36.48 04.83 3.3 -- 31/05/2008 21:10:19.0 -- 06km NE BENI OUARTILANE CRAAG
36.58 05.24 3.5 -- 09/06/2008 18:06:52.2 III 06km S AOKAS CRAAG
36.19 05.69 2.9 -- 10/06/2008 14:56:21.8 -- 05km N EL EULMA CRAAG
36.31 05.46 2.4 -- 18/06/2008 14:28:15.4 -- 09km SE AMOUCHA CRAAG
36.76 05.23 3.8 -- 19/06/2008 22:06:01.5 IV 13km E BEJAIA CRAAG
36.41 05.42 2.9 -- 02/07/2008 15:45:59.3 -- 03km N AMOUCHA CRAAG
36.28 05.41 2.1 -- 12/07/2008 04:24:52.3 -- 13km NE SETIF CRAAG
36.53 05.33 2.9 -- 14/07/2008 11:48:06.6 -- 07km NE KHERRATA CRAAG
36.33 05.54 2.5 -- 16/07/2008 17:0314.6: -- 12km SE AMOUCHA CRAAG
36.23 05.38 2.8 -- 18/07/2008 00:21:32.2 -- 05km NW SETIF CRAAG
36.40 05.49 3.2 -- 25/07/2008 17:00:34.6 -- 05km NE AMOUCHA CRAAG
36.39 05.34 2.3 -- 27/07/2008 16:22:40.3 -- 11km NE AIN ABESSA CRAAG
36.47 05.26 2.1 -- 30/07/2008 16:08:48.6 -- 02km SW KHERRATA CRAAG
36.34 06.02 2.9 -- 01/08/2008 21:58:09.6 -- 18km SE DJEMILA CRAAG
36.37 05.40 2.7 -- 06/08/2008 15:59:05.1 -- 02km SW AMOUCHA CRAAG
36.45 05.30 2.6 -- 13/08/2008 17:30:27.3 -- 05km SE KHERRATA CRAAG
36.44 05.79 2.6 -- 15/08/2008 16:36:16.5 -- 07km NW DJEMILA CRAAG
36.33 05.51 2.2 -- 20/08/2008 17:30:06.8 -- 10km SE AMOUCHA CRAAG
36.29 05.21 2.7 -- 25/08/2008 16:16:25.8 -- 05km SE AIN ROUA CRAAG
36.57 05.23 3.1 -- 02/09/2008 14:49:20.4 -- 07km S AOKAS CRAAG

11
36.70 05.09 3.5 -- 06/09/2008 14:38:32.7 -- 06km S BEJAIA CRAAG
36.48 05.33 2.3 -- 21/09/2008 15:35:12.5 -- 04km SE KHERRATA CRAAG
36.47 05.55 2.7 -- 23/09/2008 22:07:17.7 -- 15km NE AMOUCHA CRAAG
36.35 05.51 2.4 -- 24/09/2008 15:33:44.0 -- 09km SE AMOUCHA CRAAG
36.51 05.95 2.8 -- 25/09/2008 04:32:03.7 -- 17km NE DJEMILA CRAAG
36.29 05.82 2.7 -- 05/10/2008 07:56:50.8 -- 10km S DJEMILA CRAAG
36.47 05.90 2.7 -- 09/10/2008 01:49:35.6 -- 11km NE DJEMILA CRAAG
36.34 05.96 2.7 -- 12/10/2008 21:22:30.0 -- 12km SE DJEMILA CRAAG
36.33 05.52 2.6 -- 15/10/2008 16:07:42.9 -- 11km SE AMOUCHA CRAAG
36.38 05.75 2.6 -- 18/10/2008 17:06:19.4 -- 07km SW DJEMILA CRAAG
36.43 05.38 2.7 -- 22/10/2008 15:50:59.7 -- 06km NW AMOUCHA CRAAG
36.27 05.92 3.1 -- 24/10/2008 08:24:08.3 -- 16km SE DJEMILA CRAAG
36.32 05.50 2.5 -- 29/10/2008 16:00:21.5 -- 10km SE AMOUCHA CRAAG
36.44 05.34 2.7 -- 03/11/2008 14:39:26.3 -- 08km SE KHERRATA CRAAG
36.48 05.60 2.9 -- 09/11/2008 04:30:42.4 -- 20km NE AMOUCHA CRAAG
36.55 05.02 4.0 -- 27/11/2008 17:38:20.4 IV 06km SE BARBACHA CRAAG

Tableau 2 : Sismicité historique de la région de Sétif et ses environs (catalogues les séismes de l’Algérie 2002, 2008)

12
Résumé :

La région des Babors a connu plusieurs séismes modérés à faible magnitude. L’activité sismique est assez
continue comme plusieurs événements sismiques sont enregistrés annuellement dans cette région. Les Babors
affectés par plusieurs failles qui s’étaient produit durant la compression des phases alpines. Résultantes da la
convergence entre les plaques Africaine et Eurasienne. Parmi eux la faille de Kherrata qui décrite par Rothé
(1950) après le séisme de 17 Février 1949. Elle est probablement responsable de la majorité de l’activité sismique
de la région.

Le séisme de Lâalam de 20 Mars 2006, a eu lieu dans cette région. Afin de suivre l’activité des répliques,
un réseau sismique temporaire a été installé dans la région pendant 16 jours. L’activité des répliques est générée
par une nouvelle faille. Ce qui indique que la géométrie de la faille principale dans la région des Babors est
complexe. Cet événement semble d’être produit sur un segment relais de direction NS entre la partie Est et la
partie Ouest situé dans la région du massifs de Petite Kabylie.

L’activité sismique durant l’année 2007 est toujours intense du côté de Kherrata. Il y’a l’apparition des
zones sismogènes au Sud de Sétif c.à.d. le grand accident de direction NW-SE qui limite la zones des Hauts
Plateaux avec les Hauts Plaines constantinoise, la zone située à l’Est de Sétif.

Il faut mieux connaitre la répartition spatiale de la sismicité dans la région d’étude pour une meilleure
évaluation de l’Aléas sismique qui permettra de réduire le risque sismique.

Mots clés : Sismicité, Atlas tellien, Faille, Kherrata, séismotectonique, les Babors.

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