Étude de la microsismicité à Kherrata
Étude de la microsismicité à Kherrata
Mémoire de Magister
THEME :
ETUDE DE LA MICROSISMICITE DE LA REGION DE KHERRATA
2008/2009
Remerciement :
Premièrement et avant tous, je remercie le Dieu le Tout puissant qui m’a aidé à réaliser
ce travail.
Je tiens à remercier en tout premier lieu Mr : A.K. Yelles Chaouche qui a encadré ce
travail. Je désire le remercier surtout pour sa compréhension durant mes absences qui sont
justifiées.
Je remercie tout qui nous a enseignés : Mrs : Bougara , H. Djellit, A.K. Yelles Chaouche,
Bourzami, Mme : Hachemi sans ou oublié les Français : Michel Granet et .
Je remercie tous les travailleurs, les femmes de ménages pour leur soutien et gentillesse.
Je voudrais remercier toutes les familles qui ont été à côté de moi dans les situations
difficiles pendant mon séjour à Alger tel que : Lalouche Hamid et Said, Nissili Daoued,
Merrah Karim et la famille Lalouche Amar et ses enfants est surtout sa fille Akila.
Ce travail est aussi le fruit de soutien inconditionnel de mon mari, un grand merci pour
lui pour sa patience.
Merci à ma mère et à mon père dont le soutient, l’invocation et l’amour ont été plus que
nécessaire.
Liste des figures :
Figure I.1 : Configuration des grands domaines de l’orogéne alpine en Méditerranée. ...... 3
Figure I.2 : Carte structurale de l’Algérie du Nord ............................................................... 4
Figure I.3 : Carte structurale de la région des Babors montrant les différentes unités et les
principaux décrochements. ..................................................................................................... 6
Figure I.4 : a) Vecteurs de déplacement selon le modèle Nuvel-1 (DeMets et autres, 1990,
1994). Le module et l’orientation du vecteur de vitesse pour plusieurs points choisis sont
donnés entre parenthèses. b) Champs de contrainte proposés pour différents secteurs de la
région Ibéro-Maghrébine, basés sur des données de divers auteurs. ...................................... 8
Figure I.5 : Carte tectonique de la Méditerranée montrant les deux domaines en extension
depuis le Miocène inférieur (entre 15 et 25 Ma), la mer occidentale et la mer Egée. ............ 9
Figure I.6 : Schéma sismotectonique du Nord de l'Algérie montrant les principales
structures actives observées dans le Tell ............................................................................... 10
Figure I.7.a : Le pli-faille de Kherrata ................................................................................. 11
Figure I.7.b : Le pli-faille de Kherrata Talus d’éboulis au douar Ferbous .......................... 11
Figure I.8 : Carte seismotectonique du nord-est algérien montrant les différentes failles
actives et potentiellement actives réalisée sur la base des travaux de (Vila, 1980; Aissaoui,
1984; Meghraoui, 1988; Boudiaf, 1996; Harbi et al, 1999). ................................................. 12
i
Figure II.13 : Carte isoséiste de séisme de Ain Abessa-El Ouricia du 11 juillet 1975. ....... 29
Figure II.14 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 10 Novembre 1975. ...................... 30
Figure II.15 : Carte isoséiste de séisme de Darguina du 15 Mars 1977. .............................. 31
Figure II.16 : Carte isoséiste de séisme de Bejaïa du 17 Septembre 1977. ......................... 32
Figure II.17 : Carte isoséiste de séisme de Djemila du 14 avril 1977. ................................ 33
Figure II.18 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 09 Décembre 1978. ...................... 34
Figure II.19 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 25 Décembre 1978. ...................... 35
Figure II.20 : Carte isoséiste de séisme de Sétif du 03 Aout 1980. ..................................... 36
Figure II.21 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 01 Novembre 1983. ...................... 37
Figure II.22 : Carte isoséiste de séisme Kherrata du 21 Octobre 1985. ............................... 38
Figure II.23 : Carte isoséiste de séisme de Darguina du 20 Septembre 1992. ..................... 39
Figure II.24 : Carte isoséiste de séisme d’Ain-Lahdjar du 29 Septembre 1995. ................. 39
Figure II.25 : Carte isoséiste de séisme d’Ain-Roua du 18 Avril 1996. .............................. 40
Figure II.26 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Arnat du 20 Mai 1996. .............................. 41
Figure II.27 : Carte isoséiste de séisme de Djemila du 01 Décembre 1997. ....................... 41
Figure II.28 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 20 Janvier 2000. ........................... 42
Figure II.29 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Abessa du 10 Septembre 2000. ................. 43
Figure II.30 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Arnat du 08 Octobre 2000. ....................... 43
Figure II.31 : Carte de la sismicité historique du Sétif et ses environs 1365-2001 (réalisée à
partir des catalogues sismologiques). .................................................................................... 45
Figure II.32 : Le secteur de l'intensité maximum (ligne mince) pendant le tremblement de
terre de Beni Ourtilane 10 Novembre 2000 (M w = 5. 7). .................................................... 46
Figure II.33 : Soulèvement de l'apparence de photographies, a) (environ 20 m) et
inclinaison de terrasse alluviale dans le fleuve d'Oued Ilmayen. b) Gorges profondes
(environ 50 m) d'Oued Boussellam. ...................................................................................... 47
Figure II.34 : Les désordres géologiques sont remarqués près de scarp de cette faille, autour
des villages de Tachaouaft, d'Aguemoun et d'Ighil Ouatou. ................................................. 47
ii
Figure III.6 : Station CKHR (Sétif) ..................................................................................... 52
Figure III.7 : Sismomètre large bande ................................................................................. 52
Figure III.8 : Système d’acquisition .................................................................................... 52
Figure III.9 : Transmission par satellite (VSAT) des données de la station vers le
Datacenter (Alger). ................................................................................................................ 52
Figure V.1 : Sismicité instrumentale entre 2002-2008 d’après les catalogues (Yelles-
Chaouche A.K et al., 2002 ,2008). ........................................................................................ 74
Figure V.2 : Histogramme des évènements de la periode 2002-2008 en fonction de la
magnitude. ............................................................................................................................. 74
Figure V.3 : Sismomètre DS-4A courte période .................................................................. 75
iii
Figure V.4 : Serveur d’acquisition et d’enregistrement des données EDAS-24IP............... 76
Figure V.5 : Station sismologique. 1- Système GPS ; 2- Panneau solaire ; 3-Boitier de la
station ; 4- Sismomètre. ......................................................................................................... 77
Figure V.6 : Sismomètres Kinémétrics de type SS1 courte période. ................................... 77
Figure V.7 : Station sismologique autonome. ...................................................................... 78
Figure V.8 : Disposition du réseau utilisé. ........................................................................... 80
Figure V.9 : Le séisme de 27/06/2007 enregistré par le réseau ADSN ................................ 80
Figure V.10 : Le séisme de 27/06/2007 enregistré par les trois composantes de la station
CKHR. ................................................................................................................................... 81
Figure V.11 : Le pointage de l’onde P selon la composante verticale ................................. 81
Figure V.12 : Représentation spatiale des séismes de la région de Kherrata Avril-Décembre
2007 ....................................................................................................................................... 82
Figure V.13 : Carte isoséiste de séisme de Tichy 27 Juin 2007 ........................................... 82
iv
Liste des tableaux :
Tableau II.1 : Les principaux évènements historiques dans la région de Sétif et ses
environs. ................................................................................................................................... 44
Tableau III.1 : Stations du réseau ADSN. .............................................................................. 51
Tableau IV.1 : Localisations et estimation des magnitudes dans les différents centres
mondiaux de sismologie. .......................................................................................................... 54
Tableau IV.2 : Relocalisation du choc principal. .................................................................... 55
Tableau IV.3 : Mécanismes au foyer du choc principal proposés par différents organismes
internationaux. .......................................................................................................................... 55
Tableau IV.4 : Stations sismologiques utilisées. .................................................................... 60
Tableau IV.5 : Paramètres des trois solutions focales. ........................................................... 70
Tableau V.1 : Stations sismologiques utilisées. ...................................................................... 78
I
Nomenclature :
AFPS :
CRAS : Comptes Rendus de l'Académie
CRAAG : Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique
NEIC: National Earthquake Information Center, USA
MOI: Intensité Maximale Observés
EMS: European Macroseismic Scale
ESC: Commission Sismologique Européenne
GMT: Generic Mapping Tools Graphics
EMSC: European Mediterranean Seismological
I0 : Intensité
M: Magnitude
Ml : Magnitude locale
Mw: Magnitude du moment sismique
Md : Magnitude de durée
Ms : Magnitude des ondes de surfaces
Mb : Magnitude des ondes de volumes
MMI : Modified Mercalli Intensity
MSK : Medvedev-Sponheuer-Karnik
P: Ondes de volume longitudinal
S: Onde de volume transversal
Pl : Plongement
REALSAS : Réseau Algérien de Surveillance et d’Alerte Sismique
LAT : Latitude
LON : Longitude
DEP : Profondeur
RMS : L’erreur quadratique moyenne
ERH : L’erreur standard de l’épicentre
ERZ : L’erreur standard de la profondeur focale
GAP : Grande séparation azimutale entre les stations
DMIN : La distance épicentrale minimale.
ITR : Le nombre d’itérations pour atteindre la convergence.
NWR : Le nombre de phases P utilisées dans les calculs.
T: Durée du signal en seconde.
D: Distance épicentrale en km.
ADSN : Algerian Digital Seismic Network
Ml : Magnitude locale
HRV : Harvard University, Cambridge, Massachussette
Str: Strik : Azimut
Dip: Pendage
Rak: Glissement
EMHD: Mahouada (Médea)
ATAF: Tarf (M’Sila)
CKHR: Kef Lahmer (Sétif)
CKTR: Kantarra (Biskra)
CABS: Abbabsia (Guelma)
OJGS: Guires (Rélizane)
OKGL: Kef Guellal (Mostaganem)
OTSS: Tessala (Sidi Belabbes)
CSVB: Ain Smara (Constantine)
TTAM : Tamanrasset (Tamanrasset)
AOKS: AOK Aokas
TZNB: Tizi N’Bechar
ASET: SET Sétif
CAEH: Ain el Ouahch
CDFR: Bouaffroune
CMAH: Dj-Manchoura
CASM : Ain Smara
Table des Matières
Remerciement ........................................................................................................................
Liste des figures .....................................................................................................................
Liste des tableaux ..................................................................................................................
La nomenclature ....................................................................................................................
Introduction générale ............................................................................................................ 1
i
II.5 Les séismes de Sétif et ses environs avec les cartes isoséistes reportés dans les
catalogues ................................................................................................................................ 17
ii
2. Erreurs sur le temps .......................................................................................... 63
3. Erreurs dues au modèle de vitesse .................................................................... 63
4. Estimation de RMS, ERH et ERZ .................................................................... 63
IV.3.5 Précision de localisation ....................................................................................... 63
IV.3.6 Calcule de la magnitude ........................................................................................ 64
IV.4 Analyse des données ....................................................................................................... 65
IV.4.1 Etude des répliques ............................................................................................... 65
a) Distribution spatiale des répliques ................................................................... 65
b) Distribution des foyers en profondeur ............................................................. 66
c) Mécanismes aux foyers des répliques .............................................................. 68
V.1 Sismicité actuelle de la région des Babors (Nord de Sétif) et ses environs...................... 72
V.2 Description de l’appareillage ............................................................................................ 74
V.3 Choix de sites.................................................................................................................... 77
V.4 Installation du réseau ........................................................................................................ 77
V.5 Discussion ......................................................................................................................... 82
iii
Introduction générale
Le Nord de l’Algérie est connu comme une région d'une activité séismique
importante dans le bassin méditerranéen occidental. La séismicité est concentrée
essentiellement le long de l'Atlas tellien (Nord de l’Algérie) ; elle est liée à la collision des
plaques africaine et eurasienne.
-Cette région est restée peu étudiée du point de vue sismique. Seule la sismicité de la
région de Kherrata a fait l’objet de notes scientifiques.
-Dans cette région se situe donc la seconde ville de l’Est du pays et l’une des wilayas
d’Algérie les plus peuplée.
Le travail présenté ici est le complément de celui présenté par ma collègue LAYADI
Khalissa qui elle s’est intéressée dans sa thèse de Magister au microzonage de la ville de
Sétif [Layadi 2009].
Au cours de l’histoire, plusieurs auteurs Rothé (1950), Grandjean (1959), Hée (1933
et 1950), Roussel (1973) et Benhallou (1985), signalent dans leurs publications des
secousses sismiques dans la région Nord de Sétif, plus précisément dans la région de
Kherrata. Ils mentionnent également l’existence de la structure active de Kherrata à
l’origine de cette sismicité.
1
Celle du 28 juin 1974 avec une intensité de VI (Mb=4.9) [Hatzfeld 1978, Mokrane et
al. 1994, Harbi et al. 1999, 2003].
Plus récemment il est à signaler que la région de Sétif dans sa partie ouest, a été
touchée par le séisme de Beni-Ourtilane du 10 Novembre 2000 à 21h 10mn 51s (GMT). Ce
séisme s’est produit à environ 40km au WSW du village de Kherrata avec une magnitude
de Ms=5.7 (Bouhadad et al., 2003). L’intensité maximale observée est estimée à VII
(échelle MSK).
Ainsi la séismicité historique de la région de Sétif montre que l’activité sismique est
relativement modérée et essentiellement concentrée dans la région des Babors, située au
Nord de Setif. Cette activité est continue et beaucoup d’événements sismiques sont
enregistrés annuellement et reportés dans les catalogues de sismicité (Rothé, 1950 ;
Mokrane et al., 1994 ; Benouar, 1994 ; A. Yelles-Chaouche et al., 2002, 2006)
Une conclusion générale est faite sur la base des résultats obtenus.
2
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
I.1 Introduction :
3
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
I.2.1 Le Tell :
a. Les Kabylides :
4
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
b. Le domaine de flyschs :
Les nappes de flyschs sont présentes du Maroc à la Sicile, en passant par la péninsule
ibérique. En Algérie, ces nappes sont soit en position interne, c’est-à-dire rétrocharriées sur
les zones internes (flyschs Nord-kabyles), soit en position relativement externe à la bordure
Sud de la Dorsale Kabyle (flyschs Sud-kabyles), soit totalement externes, charriées jusqu’à
une centaine de kilomètres au Sud, « flottant » sur le Tell externe (figures 1.2).
c. Le domaine externe :
Les travaux récents de géologie menés dans la région des Babors montrent que
celles ci sont structurées en un ensemble de nappes. [Leikine, M. 1971 ; Coutelle, A.
1979 ; Obert, D. 1984]
Les principales unités reconnues dans la région sont : l’unité de Ben Hamza, l’unité
de Draa El Arbaa, l’unité de Barbacha et l’unité de Beni Ourtilane. La stratigraphie de ces
unités et leurs positions géographiques est montrée sur la figure (I.3). De point de vue
position structurale, classe ces unités en quatre catégories qui sont du sommet vers la
base :
5
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
Figure I.3 : Carte structurale de la région des Babors montrant les différentes unités
et les principaux décrochements. 1= Zone Kabyle, 2= Flyschs, 3= Numidien, 4= Unité de
Barbacha, 5= Unité de Breck–Gouraya, 6= Unité de Draa Larbaa-Erraguene, 7= Unité de
Beni-Abdallah, 8= Unité de Babor-Beni-Ourtilane, 9= Unité de Bouhamza, 10= Klippes à
matériel éocène, 11= Bibans, 12= Nappe néritique constantinoise, 13= Formations Post-
nappe, 14= Massifs éruptifs, 15= Contact stratigraphique, 16= Contact séparant le matériel
tellien des unités plus internes, 17= Contact intra-tellien entre les Babors internes et les
Babors externes, 18= Contact entre les diverses unités d’un même ensemble, 19=
Emplacement des décrochements crétacés, 20= Décrochement miocène, 21=
Décrochement fini ou post miocène, 22= Décrochement de socle. [Obert, D. 1984]
Les environs de Kherrata font partie de la chaine des Babors. La région est
caractérisée par un empilement de nappes. De bas en haut, on distingue la nappe
numidienne, les nappes telliennes et le para-autochtone du Djebel Anini [Kolli, O. 2005].
6
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
Golfe de Cadix, au Nord Maroc et au niveau de la mer d'Alboran le contact devient plus
complexe et la séismicité est plus diffuse. Le contact des deux plaques semble ensuite
longer les côtes algérienne et tunisienne avant de rallier la péninsule Sicilienne.
Le pôle de rotation des plaques Afrique/Europe est situé près des îles Canaries. Selon
le modèle Nuvel-1 (DeMets et al, 1990, 1994), la vitesse de déplacement de l'Afrique par
rapport à l'Europe est autour 7 mm/an au Nord de l'Algérie, diminuant vers l'Ouest à 4
mm/an dans l'Océan Atlantique. La direction de déplacement change progressivement à
partir de cette région, s’orientant du NNW-SSE au Nord de l'Algérie, vers le NW-SE au
niveau de la mer d'Alboran et le Golfe de Cadix, et E-W dans l'Océan Atlantique
(figure I.4).
7
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
8
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
9
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
A l’Est, entre les Grande et Petite Kabylie, on trouve la chaîne des Babors (figure
I.6), avant de retrouver à l'Est le contact anormal entre la Petite Kabylie (zones internes) et
les zones externes au Sud [Domzig, A. 2006].
L’Atlas tellien subit à une sismicité élevée qui se matérialise par des tremblements
de terre modérés à forts, dont plusieurs se sont produits pendant ce siècle.
Parmi eux le séisme particulièrement destructif d’El Asnam 1980 (Ms =7.3) et de
Boumerdes 21 mai 2003, de Mw 6.9.
Ceci rend l'identification des failles seismogeniques bien qu'essentiel une tâche
difficile, pour l'évaluation de risque sismique. [Déverchère. J, 2005]
10
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
région est caractérisée par la présence de plusieurs failles actives qui peuvent être la source
de tremblements de terre forts à modérés dans le future. Certaines de ces structures
géologiques sont bien étudiées : dans la région de M’Sila, la faille inverse de Chott EL
Hammam est associée à un anticlinal actif NE-SW.
Dans le bassin néogène de Soummam, les études récentes basées sur l'analyse des
modèles numériques (Boudiaf et al., 1999) ont permis d’identifier les déformations
récentes qui affectent les jeunes dépôts quaternaires. Ces déformations sont reliées
probablement aux tremblements de terre forts qui se sont produits dans le passé, à la
frontière Sud des montagnes de Kabylie.
Beaucoup des régions à l’Est de l’Algérie sont peu étudiées, telle que Guelma, et les
régions de Constantine-Sétif, montrent plusieurs failles néotectoniques et sont
l'emplacement des épicentres historiques (Guiraud, 1977; Vila, 1980).
11
CHAPITRE I Contexte Géologique et Seismotectonique
12
CHAPITRE II Sismicité Historique
II.1 Introduction :
Plusieurs catalogues sur la sismicité du Nord de l’Algérie .ont été édités de par le
passé. Perrey a édité une note sur les tremblements de terre en Algérie (Perrey, 1848) et il
a continué sa publication par des notes sur les séismes en Algérie jusqu'à 1871 dans ses
listes annuelles. M. Chesneau a édité une note sur les tremblements de terre pendant la
période 1716-1887 contenant quelques détails intéressants (Chesneau, 1892). En même
temps, Montessus de Ballore (1892) a édité quelques commentaires sur le nombre de
tremblements de terre ressentis en Algérie. La séismicité de l'Afrique du Nord est
également abordé dans le livre "Les tremblements de terre, sismologique de géographie"
édité par Montessus de Ballore (1906). Ce livre inclut une carte montrant les tremblements
de terre en Algérie. Pendant le dernier siècle, plusieurs notes ont été éditées en sciences de
Comptes Rendus de l'Académie des (CRAS) au sujet des événements séismiques en
Algérie. Une autre liste des tremblements de terre algériens a été éditée dans le bulletin du
service d'Algérie de Météorologique pendant la période 1889 à 1908. Roussel (1973) a
énuméré des tremblements de terre algériens pendant la période 1716 à 1970, pour analyser
la fréquence de la séismicité ; il a préparé également une carte des intensités observées.
Plus récemment, Ambraseys et Vogt (1988) ont édité une étude sur la séismicité
historique dans la province d'Alger pendant la période 1365 à 1902.
Guidoboni et al. (1994), dans leurs "catalogue des tremblements de terre antiques
dans le secteur méditerranéen jusqu'au 10ème siècle", mentionnent un événement
séismique, qui s'est produit dans Sétif (Algérie), connu à ce moment-là comme Sitifis, dans
419 avant J-C. Ainsi ce séisme correspond au premier séisme connu en Algérie alors que
précédemment le premier séisme rapporté était celui d’Alger de 1365 (Yelles et al., 2007)
La séismicité de l'Algérie tout au long du 20ème siècle est reportée par Benouar
(1994) [Benouar, D. 2004].
Des catalogues ou listings ont été réalisés par des Universitaires ou chercheurs
Algériens après l’indépendance du pays jusqu’à aujourd’hui. Nous citerons :
13
CHAPITRE II Sismicité Historique
Benhallou (1985) : Cet auteur est le premier Chercheur Algérien qui s’est intéressé à
la sismicité historique de toute l’Algérie de 1790 à 1984.
Mokrane et al. (1994) : Ce catalogue qui est le premier établi par le Centre de
Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) traite de la sismicité
de l’Algérie pour la période 1365-1992.
Benouar (1994) : Le catalogue établi par cet auteur pour toute la région du Maghreb
et qui s’étend de 1900 à 1990.
Harbi (2001) : Une étude des séismes historiques et une mise à jour du catalogue,
jusqu’à 2000.
Yelles et al. (2002, 2006) : Ce sont les second et troisième catalogue établi par le
CRAAG. Il traite la sismicité de l’Algérie pour la période 1992-2001 [Harbi, A. 2006].
Le Nord de L’Algérie est connu comme région d’une activité sismique modérée dans
le bassin méditerranéen occidental.
Les séismes les plus violents, voire les plus meurtriers, sont ceux qui se sont produits
dans la région littorale, particulièrement dans la région d’Alger en 1716 et en 1755, à Oran
en 1790, à Blida en 1825, à Djidjelli en 1856 et à Gouraya en 1891.
14
CHAPITRE II Sismicité Historique
(a) Le domaine maritime. Il est important de souligner que, parmi les plus importants
séismes qui ont frappé le Nord de l’Algérie, plusieurs se sont produits en mer. À cet égard,
les séismes d’Alger de 1716, d’Oran de 1790, de Djidjelli de 1856 et de Boumerdes de
2003 sont les plus représentatifs.
(b) Le Tell. Dans cette région se manifeste la plus grande partie de l’activité sismique
de Nord de l’Algérie. Avec le domaine maritime, elle constitue la région la plus exposée
aux séismes violents et dévastateurs, puisque la majeure partie de la population algérienne
y réside.
(c) Les Hauts Plateaux. Actuellement, cette région se caractérise par une quasi-
absence de sismicité. Les Hauts Plateaux semblent donc se comporter comme un bloc
rigide, se déformant simplement au niveau de ses bordures.
(d) L’Atlas saharien. Dans cette région, les cartes de sismicité montrent un chapelet
de petits séismes de faible magnitude (M < 4), qui s’étale en particulier le long du front
Sud-Atlasique.
Les Hauts Plateaux semblent aussi séparés des Hautes Plaines constantinoises par un
important accident de direction NW–SE allant de Kherrata au Nord à Biskra au Sud-Est
(figure II.1), accident sur lequel se matérialise un chapelet de séismes modérés [Yelles-
Chaouche, A.K. 2006].
Figure II.2 : La carte des épicentres du Nord de l'Algérie, de 1973 à 2006 (base de
données NEIC) [Domzig, A. 2006].
Durant les deux derniers siècles, l’Atlas tellien fut le siège de nombreux séismes
destructeurs comme le souligne le catalogue de la sismicité algérienne qui indique une
occurrence de séismes forts à modérés (Ms>5) dans cette région [Maouche, S. 2004].
15
CHAPITRE II Sismicité Historique
Celui-ci est frappé par beaucoup des évènements par exemple : El Asnam 10 octobre
1980, Ms=7.3, Constantine 27octobre 1985, Ms=6.0, Tipaza-Chenoua, 29 octobre 1989,
Ms=6.0, Mascara, 18 Août 1994, Ms=6.0, Alger, 4 septembre 1996, Ms=5.8, Ain
Temouchent, 22 décembre 1999, Ms=5.5, et récemment le tremblement de terre de
Zemmouri de 21 Mai 2003, Mw=6.8 (figure II.2) [Ayadi, A. et al., 2004].
La région des Babors connue plusieurs séismes dans le passé (Ambraseys, 1982 ;
Benhallou, 1985; Benouar, 1994; Mokrane et al., 1994; Harbi et al., 1999) [Bouhadad Y.
2003].
Dans la chaînes des Babors l’intensité maximale observée (MOI) est évaluée à être
VIII [Bezzeghoud et al., 1996 ; Boughacha et al., 2004].
En vue d’assurer une surveillance des secousses sismiques, y compris celle non
ressenties par l’homme (microsismicité), ce n’est qu’en 1957 qu’une station sismologique
courte période a été installée à Sétif. Cette station a permis d’enregistrer de nombreuses
secousses et de confirmer l’activité régulière de la région de Kherrata.
a. Intensité :
Avant l’ère instrumentale, l’étude d’un séisme se faisait par d’observation des effets
de ce séisme à l’endroit ou il s’était produit.
16
CHAPITRE II Sismicité Historique
sont le plus souvent notés de I à XII. L’échelle utilisée, la plus récente, est celle de
Mercalli modifiée dont la version a été mise au point en 1964 par Medvedev, Sponheuer et
Karnik, dite échelle MSK. Cette dernière a été recommandée comme étalon pour l’Europe
par la commission sismologique Européenne [P. Godefroy, 1985], elle est également
utilisée par plusieurs auteurs (Rothé 1950, Hée 1950, Grangeand 1959 et Benhallou 1985)
pour l’établissement des cartes isoséistes relatives aux séismes algériens.
b. La magnitude :
Tout calcul de magnitude est basé sur le logarithme de l’amplitude d’une certaine
onde sismique à partir d’un certain sismomètre et dépend de corrections tenant compte de
la distance épicentrale, la profondeur du foyer et de la nature du sous-sol à la station
d’enregistrement.
II.6 Les séismes de Sétif et ses environs avec les cartes isoséistes reportés dans les
catalogues :
Ce séisme est cité par plusieurs auteurs. Grandjean (1954) rapporte que la secousse a
été huit fois moins forte que celle du 17 février 1949. Les journaux disponibles à la
bibliothèque nationale de la ville d’Alger ne rapportent rien sur ce séisme. Le journal
d’Alger du 18 février 1949 mentionne qu’il y’a eu des secousses depuis le 5, 6 et 7 janvier
(figure II.3).
Oued Marsa sans plus. Pourtant Grandjean (1954) parle de 30 gourbis détruits au
douar Djermouna et estime l’aire macrosismique à 25 km. Dans le catalogue de Benouar
(1993), l’intensité est estimée à V MSK mais comme nous manquons d’information sur les
effets s’induits par la secousse et pas de précisions sur les destructions, nous préférons ne
pas estimer d’intensité ni de garder celle existante.
17
CHAPITRE II Sismicité Historique
18
CHAPITRE II Sismicité Historique
les questionnaires, la secousse a été ressentie par tout le monde à Coligny et Sétif causant
des vibrations de meubles, planchers et plafonds, portes, fenêtres et de tous objets. Des
fissures aux immeubles et au sol autour des pylônes électriques. Cette réplique fut plus
faible à El Ouricia et a été suivie par d’autres le 29 novembre, la première à 5h 21mn
(GMT) a été ressentie par tout le monde et la deuxième à 22h 45mn par de nombreuses
personnes ; les deux ont causé la vibration de vaisselle et de vitres. Mokrane et al. (1994)
reprennent Benhallou et adoptent l’épicentre macrosismique estimé par l’IMPGA dans le
Djebel Megris à 36.20°N, 5.40°E. L’analyse de l’information macrosismique récoltée nous
amène à estimer l’épicentre macrosismique plutôt à El Ouricia où il y’a eu plus d’effet et
de réévaluer l’intensité maximale I0 de VII-VIII MMI (Mokrane et al. 1994) à VI-VII EMS
(figure II.4).
Figure II.4 : Carte isoséiste de séisme d’Ouricia (Sétif) de 13 novembre 1957 [Mokrane,
A et al., 1994].
19
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.5 : Carte isoséiste de séisme de Sétif du 26 Novembre 1957 [Mokrane, A et al.,
1994].
20
CHAPITRE II Sismicité Historique
monde ; on rapporte que quelques murs ont été lézardés, les sols en ciment craquelés et
crevassés ainsi que quelques éboulements. Benouar (1993) le cite comme étant un séisme
de Darguinah. Sur la base de l’information recueillie, la carte isoséiste est revue,
l’épicentre macrosismique 36.60°N ; 5.30°E donné par Mokrane et al. (1994) est ré-estimé
et l’intensité maximale I0 est réévaluée de V-VI MMI à Darguinah (Mokrane et al. 1994) à
V-VI EMS attribuée à Kherrata et El Main (figure II.6).
Figure II.6 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 6 juin 1959 [Mokrane, A et al.,
1994].
les vieilles bâtisses. On signale aussi un fort ébranlement de meubles à Aokas. La secousse
qui a eu lieu dans la même journée à Lafayette (Bougâa de nos jours) à 15h 37mn 12s à 25
km au SW de Kherrata est un autre séisme. Sur la base de l’information recueillie, la carte
isoséiste est revue, l’épicentre macrosismique 36.50°N, 5.20°E donné par Mokrane et al.
1994 est ré-estimé et l’intensité maximale I0 est réévaluée de VI MMI (Mokrane et al.
1994) à V-VI EMS et est attribuée à Kherrata (figure II.7).
Figure II.7 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 22 janvier 1960 [Mokrane, A et al.,
1994].
Le 27 janvier 1960, un séisme a été ressenti par tout le monde à Aokas causant des
craquements de meubles et des fissures légères aux murs ainsi que quelques glissements de
terrain. A Darguinah, la secousse a été ressentie par tout le monde, on rapporte de très
grosses vibrations de toutes sortes d’objets. Sur la base de l’information disponible, une
carte isoséiste est tracée ; l’épicentre macrosismique est estimé et l’intensité maximale I0
donnée par Benouar (1993) est adoptée est attribuée à Aokas et Darguinah (figure II.8).
22
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.8 : Carte isoséiste de séisme d’Aokas du 27 janvier 1960 [Mokrane, A et al.,
1994].
23
CHAPITRE II Sismicité Historique
devait hélas retirer le corps d’une fillette de 8 ans. On déplore également une centaine de
blessés. A Sétif, les secousses furent également enregistrées dès les premières heures de
l’aube et ont mis en émoi la population. La plus forte fut celle de 5h 10mn qui dura
plusieurs secondes. Les autres furent moins violentes. D’autres furent ressenties dans la
matinée. Il n’y eut heureusement pas de dégâts. Même phénomène à Châteaudun-Du-
Rhumel où la secousse a été ressentie par toute la population et même créé un début de
panique. A Batna, les mouvements de courte durée furent enregistrés à 5h 10mn et 5h
25mn. Enfin à Constantine, une partie de la population ressentit également et aux mêmes
heures le phénomène ». Le journal publie aussi une photo d’une maison traditionnelle (en
toub genre Akham (maison kabyle)). On ne traite pas de ce séisme dans les catalogues
antérieurs malgré sa grandeur et les effets qu’il a induits. Benouar (1993) le place à Ain
Taghrout alors que Mokrane et al. (1994) reprend la localisation donnée par le BCIS mais
aucune estimation d’intensité n’est effectuée. Sur la base de l’information recueillie, une
carte isoséiste est établie, un épicentre macrosismique est estimé et l’intensité maximale I0
est évaluée à VIII-IX EMS et est attribuée à Behagle (Bir Hadada) (figure II.9).
Figure II.9 : Carte isoséiste de séisme de Behagle (Bir Hadada) du 4 septembre 1963
[Mokrane, A et al., 1994].
Ce séisme n’est pas cité dans le catalogue de Mokrane et al. (1994). Selon les
questionnaires, la secousse a été ressentie par tout le monde à Mezloug causant des
vibrations de vitres mais aucun dégât. Tout le monde l’a ressentie à Sétif où il y eut plus
d’effets comme de déplacement de quelques meubles légers, l’ouverture de quelques portes
mais sans qu’aucune fissure ne soit constatée. Benouar (1993) en se référant à Mezcua et
24
CHAPITRE II Sismicité Historique
Martinez (1983) donne une intensité de 3 MSK à Sétif. Selon l’information contenue dans
les questionnaires, l’épicentre macrosismique 36.25°N, 5.38°E donné par Benouar (1993)
est ré-estimé à 36.18°N, 5.41°E et l’intensité maximale I0 est réévaluée de III MSK
(Benouar, 1993) à V EMS et est attribuée à Sétif [Mokrane, A et al., 1994].
Ce séisme est connu sous le nom de séisme des Monts Hodna dans les travaux
antérieurs. Selon les questionnaires, la secousse a été ressentie par tout le monde à Ain
Arnat, Magra, Bir Hadada et Ras El Oued ; on signala la vibration de fenêtres, vaisselle, et
vitres et le craquement de portes dans toutes ces localités mais dans les deux dernières, on
rapporte aussi des fissures de plafonds et d’immeubles ainsi que quelques fissures à
Berhoum et Belimour. Sur la base de l’information récoltée à partir des questionnaires, la
carte isoséiste est revue, l’épicentre macrosismique 35.90°N, 5.10°E donné par Mokrane et
al. (1994) à Ras El Oued est ré-estimé à Bir Hadada qui a été secouée en 1963 par un
séisme destructeur et qui se trouve proche de l’épicentre instrumental ; l’intensité
maximale I0 est réévaluée de VI MMI (Mokrane et al. 1994) à V-VI EMS et est attribuée à
Bir Hadada et Ras El Oued (figure II.10).
Figure II.10 : Carte isoséiste de séisme de Bir Hadada du 27 janvier 1968 [Mokrane, A et
al., 1994].
25
CHAPITRE II Sismicité Historique
26
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.11 : Carte isoséiste de séisme de Darguinah du 28 juin 1974 [Mokrane, A et al.,
1994].
Le 9 novembre 1974, un fort séisme fut ressenti à Kherrata et ses environs à 12h
15mn 10s (GMT). Selon les questionnaires, tout le monde l’a ressenti à Amoucha où il y
eut des dégâts aux immeubles, fissures et chute de tuiles. A Ain Kebira où la secousse a été
ressentie par tout le monde, il y eut vibration de tous les objets et quelques glissements de
pierre des rochers. A Arbaoun, la secousse a été ressentie par tout le monde, on signale la
vibration de vaisselle et vitres, craquement de meubles, fissures aux murs, chute de tuiles
et cheminées. A Kherrata aussi tout le monde a ressenti la secousse et on rapporte des
fissures aux maisons et des dégâts importants aux immeubles. Selon le journal El
Moudjahid du 10 novembre 1974, trois secousses ont été ressenties dans la Daїra de
Kherrata. On y lit les passages suivants : « La première, qui a été ressentie au centre du
chef lieu de la daïra de Kherrata, n’a occasionné uniquement que des dégâts matériels. En
outre, un atelier mécanique auto a été détruit et deux habitations à Oued Berrad (commune
de Taskriout) ont été endommagées. Par contre la seconde secousse qui a eu lieu à 13h
30mn (heure locale, ndlr) aux gorges de Châabet Lakhra (commune de Taskriout) sur la
route nationale numéro 9 a été plus tragique. En effet, les occupants d’un véhicule
particulier qui circulait sur cet axe routier ont été pris dans une avalanche de pierres. Bilan
: 5 personnes blessées dont deux dans un état grave ont été admises à l’hôpital civil de
Sétif. Enfin la troisième et dernière secousse s’est produite à 22h 30mn dans cette même
région endommageant le bâtiment administratif de la brigade du Darak El watani de
Kherrata ». Les catalogues ne rapportent ni cette dernière secousse ni la première. Sur la
base de l’information récoltée, la carte isoséiste est revue, l’épicentre macrosismique
27
CHAPITRE II Sismicité Historique
36.43°N 5.50°E donné par Mokrane et al. (1994) est ré-estimé et l’intensité maximale I0 est
réévaluée de V MMI (Mokrane et al. 1994) à VII EMS (figure II.12).
28
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.13 : Carte isoséiste de séisme de Ain Abessa El Ouricia du 11 juillet 1975
[Mokrane, A et al., 1994].
29
CHAPITRE II Sismicité Historique
Le 15 Mars 1977, un tremblement de terre frappa Darguina à 23h 25mn 09s (GMT).
L’épicentre macrosismique 36.52°N 05.33°E estimé par AM; l’intensité maximale I0 est de
IV à V (figure II.15).
30
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.15 : Carte isoséiste de séisme de Darguina du 15 Mars 1977 [Mokrane, A et al.,
1994].
31
CHAPITRE II Sismicité Historique
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CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.17 : Carte isoséiste de séisme de Djemila du 14 avril 1977 [Mokrane, A et al.,
1994].
34
CHAPITRE II Sismicité Historique
Le 03 Aout 1980, un tremblement de terre frappa Sétif à 02h 25mn 00s (GMT) selon
CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.15°N 05.45°E estimé par AM ; l’intensité
maximale I0 est de V observée à Sétif, Guidjel (figure II.20).
35
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.20 : Carte isoséiste de séisme de Sétif du 03 Aout 1980 [Mokrane, A et al.,
1994].
36
CHAPITRE II Sismicité Historique
37
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.22 : Carte isoséiste de séisme Kherrata du 21 Octobre 1985 [Mokrane, A et al.,
1994].
38
CHAPITRE II Sismicité Historique
39
CHAPITRE II Sismicité Historique
Le 18 Avril 1996, un tremblement de terre frappa Ain-Roua à 21h 58mn 27s (GMT)
avec la magnitude 4,8 donnée par CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.40°N 05.00°E
estimé par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de V a été observée à Guenzet, Hammam-
Guerguour, Bordj-Zemmoura, Ain-Roua et Barbacha (figure II.25).
Figure II.25 : Carte isoséiste de séisme d’Ain-Roua du 18 Avril 1996 [Yelles Chaouche,
A.K et al., 2002].
Le 20 Mai 1996, un tremblement de terre frappa Ain-Arnat à 05h 37mn 45s (GMT)
avec la magnitude 3.0 selon CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.22°N 05.39°E estimé
par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de IV (figure II.26).
40
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.26 : Carte isoséiste de séisme de Ain-Arnat du 20 Mai 1996 [Yelles Chaouche,
A.K et al., 2002].
Le 01 Octobre 1997, un tremblement de terre frappa Djemila à 16h 28mn 08s (GMT)
avec la magnitude 3.1 selon CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.17°N 05.42°E estimé
par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de IV (figure II.27).
41
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.28 : Carte isoséiste de séisme de Kherrata du 20 Janvier 2000 [Yelles Chaouche,
A.K et al., 2002].
42
CHAPITRE II Sismicité Historique
Le 08 Octobre 2000, un tremblement de terre frappa Ain Arnat à 10h 27mn 49s
(GMT) avec la magnitude 2.6 selon CRAAG. L’épicentre macrosismique 36.17°N 05.42°E
estimé par CRAAG; l’intensité maximale I0 est de III (figure II.30).
43
CHAPITRE II Sismicité Historique
Tableau récapitulatifs :
Tableau II.1 : Les principaux évènements historiques dans la région de Sétif et ses
environs.
44
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.31 : Carte de la sismicité historique de Sétif et ses environs 1365-2001 (réalisée
à partir des catalogues sismologiques)
L’analyse de cette carte montre une concentration d’épicentres orientés N-S au Nord
de Kherrata. A l’Ouest et à l’Est de cette région, les séismes sont répartis le long de la
bordure des massifs de grande Kabylie et petite Kabylie respectivement.
45
CHAPITRE II Sismicité Historique
La sismicité de la région des Babors est modérée (M≤5.5), elle peut causée beaucoup
des destructions.
46
CHAPITRE II Sismicité Historique
Figure II.34 : Les désordres géologiques sont remarqués près de scarp de cette faille,
autour des villages de Tachaouaft, d'Aguemoun et d'Ighil Ouatou.
Bien que, les désordres ne sont pas bien exprimés pour être considéré comme
coupures extérieures, leur endroit proche et leur alignement le long du scarp de faille
peuvent suggérer qu'ils aient une signification tectonique possible. En outre, dans la région
de Tachaouaft quelques dispositifs topographiques tels que la tendance de la voie d'eau
d'Ighzer Tissant est parmi l'évidence de l'activité récente du la faille de Tachaouaft
[Bouhadad, Y et al., 2003].
47
CHAPITRE II Sismicité Historique
II.6 Conclusion :
48
Chapitre III Méthodologie de Surveillance
Durant la période coloniale, plusieurs stations sismologiques ont été mise en place
sur le territoire national. En effet, la première station installée en Algérie fût celle d’Alger
en 1910. Elle fut suivie par les stations de Sétif, Béni Abbes, Oued Fodda, Tlemcen…ces
stations permis à l’époque à l’Institut Météorologique et de Physique du Globe d’Alger
(1931-1980) d’éditer de nombreux rapports et catalogues sur l’activité sismique. Ces
stations qui ont continué pour certaines d’entre elles à fonctionner après l’indépendance
ont par la suite servit de complément au réseau de surveillance télémètre mise en place en
1990 (REALSAS).
Le réseau télémétré est composé de 32 stations dont une principale (Alger) et trois
régionales (Constantine, Chélif, Oran) (figure III.1). Chaque régionale équipée d’une
station tri composantes : Nord-Sud, Est-Ouest et une composante verticale (z) qui consiste
en un modèle de sismomètre Kinémétrics 1Hz, type SS1 basé sur un instrument de masse
et ressort et une transduction électromagnétique, courte période, reçoit en temps réel les
données dans 7 stations par ondes radio UHF, directement ou bien par station relais les
données sous forme digitale sont envoyées à la station centrale (Bouzaréah) par lignes
téléphoniques spécialisées. Deux ressorts circulaires flexibles supportent la masse du
sismomètre. les stations sites possèdent un sismomètre Kinémétrics a une composante
verticale, et une armoire de télémétrie TH11 qui contient le module d’amplification (AM2)
avec filtre passe bas et passe haut, un module d’oscillation (OM2) tension fréquence, un
module de calibration (CM2) et une carte d’alimentation (PP13)+4Volt-4Volt. Un émetteur
connecté à une antenne polarité verticale ou horizontale orienté en direction du récepteur
et une batterie 12Volts pour l’alimentation en énergie est connecté au panneau solaire
orienté plein sud. Tout cet équipement est monté sur un pylône.
49
Chapitre III Méthodologie de Surveillance
Figure III.2 : Sismographe Figure III.3 : Numérisation Figure III.4 : Les trois
à la station analogique du signal analogique de la composantes de sismomètre
régionale de Constantine. station de Constantine. de la station CASM.
Après le séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003,un important effort a été réalisé pour
doter l’Algérie d’un réseau sismologique de dernière génération. Ceci a été réalisé grâce à
l’acquistion sur fond propre d’équipements achetés auprès de la firme Kinemetrics mais
aussi grâce à la coopération avec la CEA (Chine).
50
Chapitre III Méthodologie de Surveillance
jusqu'à 0,0167 Hz et de 02 stations très large bande (VBB) à une fréquence allant jusqu'à
0,0083 Hz. La figure (III.5) présente la répartition de ces stations sur le territoire algérien.
Le choix des sites pour l’installation des stations a été basé sur les critères suivants :
- Géologiques ;
- Meilleur couverture du territoire ;
- Etude du niveau de bruit (Compagne Site Survey) ;
- Sécurité des équipements.
- Le tableau suivant résume les différentes caractéristiques des stations
installées :
Station Lieu(Wilaya) Type Power Transmission
EMHD Mahouada (Médea) BB Solar Panel VSAT
ATAF Tarf (M’Sila) BB Solar Panel VSAT
CKHR Kef Lahmer (Sétif) BB Solar Panel VSAT
CKTR Kantarra (Biskra) BB Solar Panel VSAT
CABS Abbabsia (Guelma) BB AC VSAT
OJGS Guires (Tiaret) BB Solar Panel VSAT
OKGL Kef Guellal (Relizane) BB Solar Panel VSAT
OTSS Tessala (Sidi Belabbes) BB Solar Panel VSAT
CSVB Ain Smara (Constantine) VBB AC VSAT
TTAM Tamanrasset (Tamanrasset) VBB AC VSAT
La centrale de données installée au centre CRAAG reçoit les données des stations en
temps réel par voix satellitaire. L’enregistrement des événements se fait en continu et la
localisation est automatique se fait par un ordinateur à l’aide d’un programme (MSDP).
51
Chapitre III Méthodologie de Surveillance
Le réseau ADSN est basé sur une transmission par voie satellitaire. Ainsi la centrale
de données basée au CRAAG reçoit grâce à ce mode de transmission, l’ensemble des
données des stations.
Ce réseau peut être densifié par des stations portables en cas d’événement sismique
important.
52
Chapitre III Méthodologie de Surveillance
53
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
IV.1 Introduction :
Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006 est l’un des plus importants évènements
enregistrés dans la région Nord sétifienne durant la période instrumentale. Il a été suivi par
d’importantes répliques.
a- Localisation :
Le choc principal s’est produit à 19h44mn (UTC) et a été immédiatement localisé par
le CRAAG à 70 Km Sud-Est de Bejaia (36.56° N 5.41°E, CRAAG), sa magnitude a été
estimé à Md=5.6 (CRAAG). Le tableau ci-dessous résume les différentes localisations et
estimations des magnitudes dans les différents centres mondiaux de sismologie.
Temps origine Lat. N Long. E Prof (km) Magnitude Réf
(hh:mn:ss)
19:44:23.61 36.56 5.41 7.7 Md=5.6 CRAAG
19:44:26.80 36.62 5.32 12.0 Mw=5.2 HRV-CMT
19:44:25.30 36.59 5.41 12.0 Mw=5.2 INGV
19:44:22.20 36.68 5.33 2.0 Mw=5.2 EMSC
19:44:27.00 36.82 5.25 10.0 Mw=5.3 ETHZ
Tableau IV.1 : Localisations et estimation des magnitudes dans les différents centres
mondiaux de sismologie.
b- Relocalisation :
Afin d’avoir une meilleure précision sur l’épicentre du choc principal, nous avons
fait une relocalisation de ce dernier, en utilisant les enregistrements du réseau télémètré
algérien (les mêmes utilisés pour la localisation du choc principal). Les résultats ont été
traités en appliquant le modèle de vitesse (même modèle appliqué pour la localisation des
répliques).
54
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Notre 20/03/2006 19:44:23.27 5.40 36.57 6.95 5.2 217.5 54.2 33.8 106.3 63.1 139.4
relocalisa
tion
Des solutions focales ont été déterminées pour le choc principal du 20 Mars 2006 par
différents organismes mondiaux, elles sont présentées dans le tableau.
Les isoséistes montrent une intensité de I0=VII (échelle EMS 98) dans les localités
de Lâalam, Ziama-Mansouria et Souk El-Tenine. L’allongement de ces courbes est dans la
direction NS à NW-SE, bien corrélée avec la distribution spatiale des répliques (figure
IV.1).
55
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Les investigations effectuées dans la région épicentrale après le séisme montre que
les victimes sont dues au glissement de terrain engendrées (ou réactivées) par le choc
principal et fortes répliques [Beldjoudi, H et al., 2009Ce glissement est la conséquence de
la géomorphologie des montagnes, dominées par l’inclinaison environ 20° vers l’ouest,
entre la montagne d’Adrar-El-Alem (1233 m d’altitude) au nord et la montagne de
Tachachit (1277 m) au sud (figure IV.2.a).
56
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Dans la même région, un glissement de terrain a déjà eu lieu en 1985. Il est visible
sur le flanc sud de la montagne d’Adrar-El-Alem (figure IV.2.a). Nous avons put observer
un pilier cassée antérieurement avant le séisme de 20 Mars 2006.
Les investigations menées après le choc principal ont relevés plusieurs fissures
(figure IV.2.b), créer ou réactiver après le séisme. Ces fissures sont orientées
principalement N070, N030 et N0160, et la majorité sont localisées sur le flanc nord de la
montagne de Tachachit. La direction N075 dominante fût observée de haut au bas de des
pentes sur quelques centaines de mètres. Ces fissures se présente en échelon disposé,
indiquant en générale un mouvement dextre, i.e., le côté sud déplacé plus, relativement au
coté nord. Au village de Lâalam une maison moderne a été fendue en deux parties par une
fissure N075. Les deux parties se sont déplacées en mouvement dextre d’environ 30cm.
Au-delà de glissement de Lâalam, les chutes des pierres ont été observées dans tout les
chaines des Babors, y compris dans les villages et ville de Lâalam et Kherrata. Par exemple
sur les falaises de la route de joignant les villages de Souk El-Tenine à Ziama-Mansouriah,
les chutes des pierres ont endommagée la route, produisant un petit cratère barrant ainsi la
route (figure IV.2.c).
Quelques maisons anciennes ont été détruites (figure IV.2.d), conduisant à la mort de
quatre personnes. Cependant, la nouvelle école du village de Lâalam, située en dehors de la
région de glissement de terrain, était endommagée par les fissures (figures IV.2.e et
IV.2.f).
57
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
58
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Trois types des stations ont été utilisés pour cette compagne :
a) Stations Géostar :
Les quatre stations ont été acquises en 2000 auprès de l’université de Strasbourg. Ces
stations sont les premières à enregistrement numérique. Elles sont dotées d’un système
GPS pour leur localisation et équipé d’un disque dur de 6 Go dont Dos ne reconnait que
deux fois 2 Go (Unité D : et E :). Ces stations se présente sous forme de boîtier métallique
de dimensions 17x11x21cm. Les sismographes sont de type L22D tri-composantes. Le
programme d’acquisition n’utilise que la première unité qui correspond à une duré
d’enregistrement de 3 à 4 mois et E comme unité d’archivage temporaire.
La version utilisée lors de notre compagne est le stockage disque IDE interne et
extractible.
59
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Caractéristiques techniques :
Alimentation 12v.
Consommation :
1500 MW (125 mA) réception continue.
180 mW (15 mA) en mode veille.
Synchronisation et localisation par satellite possible par code LCP 2.
Certification CE.
Le jour après le choc principal une disposition de dix stations temporaires à trois
composantes était installée autour de la région affectée. A ce dispositif a été utilisé les six
stations à une composante composant la partie Est de réseau permanant nationale de
CRAAG (figure IV.3).
60
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Pour le dépouillement des signaux sur l’ensemble des stations, en premier lieu, on
pointe les temps d’arriver des ondes P sur la composante verticale et les ondes S sur les
composantes horizontales, à chaque phase est attribué un poids allant de 0 (très bonne
lecture) à 4 (la phase n’est pas prise en compte). En dernier lieu, on détermine la longueur
de signal pour calculer la magnitude durée (Md).
L’ensemble de nos données a été localisé à l’aide de logiciel HYPO71 (Lee et Lahr,
1975 ; modifié par J. Fréchet et J.P.Glot, 1986).
Le fichier résultat (figure IV.4), fournit : d’une part, les coordonnées géographiques
de l’épicentre, la profondeur du foyer et le temps origine et d’autre part, les paramètres liés
à la précision des localisations et la couverture azimutale. Ainsi, l’erreur quadratique
moyenne sur l’ensemble des stations (RMS, en sec), des erreurs standard sur la position de
l’épicentre (ERH, en km) et sur la profondeur du foyer (ERZ, en km) et la non-couverture
azimutale (GAP, en degré) sont calculés.
61
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Légende de la Figure
En première ligne sont donnés : la date (YR MO DA), l’heur origine du séisme
(ORIGIN), les coordonnées de l’épicentre en degré et minute (Lat N, Lon W), la
profondeur (DEPTH) en kilomètres, l’erreur quadratique moyenne (RMS) en seconde, les
erreurs standards sur la position de l’épicentre (ERH, en km) et sur la profondeur du foyer
(ERZ, en km) et la non-couverture azimutale (GAP, en degré).
Ce logiciel qui calcule les coordonnées des foyers et le temps origine d’un
événement sismique à partir des données qu’on lui fourni est très répandu dans les études
de sismicité. Le principe de son fonctionnement est par la minimisation, au sens des
moindres carrés, de la différence entre les temps des parcours hypocentres-sites observés et
calculé. Ce programme utilise le tracé du rais dans un milieu homogène à interfaces planes.
Il est besoin comme entré d‘une carte d’initialisation, avec des valeurs adaptées à la nature
des données (ex. distance entre les stations, précision des lectures, nombre d’itération,
etc…), des coordonnées des stations, du modèle de vitesse en couches horizontales et
homogènes, et de la liste des phases P et S associées à un facteur de qualité. Il est suivi par
des cartes de contrôle comprenant la profondeur focale initiale et la distance épicentrale
maximale au-delà de laquelle le programme ne tient plus compte des points pour la
localisation. Les valeurs adaptées à la nature des données, comme la carte d’initialisation et
les cartes de contrôle, ont été choisi à partir des données très bien localisé (RMS <0,2 sec,
62
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
ERZ et ERH <2km, GAP <180°) lors d’une première étape de localisation. En addition des
coordonnées du foyer sismique et du temps d’origine pour chaque séisme, le programme
fourni aussi des paramètres qui sont en relation avec la qualité de la localisation. Ces
paramètres sont :
Le RMS : racine carrées de la somme des carrés des résidus dans les stations.
Le ERH et ERZ : erreur statistique épicentrale et sur la profondeur,
respectivement [Tatar 2001].
La recherche d’un modèle de vitesse est grandement simplifiée s’il existe pour la
région étudiée des investigations de séismologie expérimentales.
On a utilisé le modèle de vitesse de Beldjoudi et al., (2007). Ils ont utilisés le modèle
de vitesse de Bounif et al., (1987), (Bounif et Dorbat 1998), qui ont défini un modèle pour
la région de Constantine. Pour améliorer ce modèle de vitesse ils ont utilisés un modèle
(modèle 1) avec différents ration de Vp/Vs (de 1,73 à 1,78). Le bon résultat est obtenue
pour Vp/Vs= 1,75. Plusieurs modèles ont été testés pour différentes couches et vitesses en
utilisant le teste sur RMS (Tatar 2001). Cette méthode correspond à une succession de tests
sur les modèles de vitesse (principalement Vs et les épaisseurs des couches). Ce qui est
visée est l’obtention d’un RMS minimal connaissant le rapport Vp/Vs. Le modèle 2 donne
le bon RMS minimal et il est utilisé dans cette étude.
0
4.9 km/s
Z=11 km
6.2 km/s
Z=15 km
6.5 km/s
Afin d’obtenir les évènements les plus représentatifs et les mieux localisés, nous
avons pris les évènements enregistrés par 3 stations ou plus. Finalement, ce sont 128
évènements pris en considération.
Nous avons effectué un tri des résultats en se basent sur les paramètres suivants :
63
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Les enregistrements traités sont numériques, l’erreur sur la lecture du temps d’arrivé
de l’onde P est de l’ordre de 2/100 de seconde. On n’a pas besoin d’apporter des
corrections au temps d’arriver car la synchronisation de l’horloge se fait automatiquement
par GPS relié aux stations.
L’estimation des erreurs produites par le modèle de vitesse choisi s’avère délicate à
cause de l’absence de l’étude sur la structure de la région.
A partir de 128 événements localisés pendant deux mois, nous avant construits des
histogrammes (figures IV.a à IV.e) afin d’en connaître les principales caractéristiques. On
peut voir que le RMS est essentiellement concentré entre 0.01 et 0.2 (figure IV.6.a). Les
erreurs verticales et horizontales se situent entre 1 et 3,5km (figures IV.6.b, IV.6.c). On
peut dire donc que les erreurs de localisation sont généralement inférieures à 4km.
64
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
65
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Les cartes ci-dessous ont été réalisées avec le logiciel GMT, la figure (VI.7)
représente la totalité des répliques. Les magnitudes de ses évènements sont comprises entre
1 et 4,8.
Une carte filtrée a été réalisée en utilisant les paramètres RMS, ERZ et ERH comme
valeurs limites (figure IV.8).
66
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Mer Méditerranée
Le 2eme essaim présente une orientation NW-SE, il est moins dense comparé à
l’essaim 1 de la branche Nord-Sud.
Cela indique que, en ajoutant au plan de faille qui a produit le choc principal, les
autres plans de faille sont actifs durant l’activité des répliques.
Ainsi la faille de direction NS, semble être la faille ayant joué principalement durant
ce séisme. Les autres plans seraient des directions connexes.
67
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Pour tenter d’identifier l’origine des répliques (zone sismogène) nous avons
effectués deux coupes longitudinale et transversale à la direction formée par la distribution
spatiale de 22 répliques (figure IV.9).
Mer Méditerranée
B B’
A’
68
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
Les coupes transversale et longitudinale réalisées dans les directions N-S et E-W
respectivement coupes AA’ et BB’ montrent que la totalité des hypocentres sont situés
dans une tranche comprise entre 0 et 10km de profondeur, qui correspond à l’épaisseur de
la croûte sismologique (zone sismogène) dans le nord de l’Algérie (Ouyed et al., 1983,
Bounif et al., 1987, 2004). La coupe BB’ montre que la faille est verticale (figure IV.11).
Les coupes montrent aussi que les dimensions de la faille est d’environ 5km de largeur
(coupe BB’) et sa longueur est d’environ 10km.
69
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
On a choisi trios événements qui ont suivi le choc principal pour tracé les
mécanismes au foyer. A cause de manque de couverture de la région concernant les
stations on a peu de polarité pour présenter les solutions focales (deux événements avec six
polarités et un événement avec huit polarités).
On a utilisé les premières polarités des ondes d’arrivés (ondes P) pour chaque station.
En examinant les mécanismes au foyer calculés (figure IV.13) on remarque qu’ils sont en
faille décrochante.
1 2 3
70
Chapitre IV Le séisme de Lâalam du 20 Mars 2006
IV.5 Conclusion :
Le séisme de Laâlam est le premier séisme modéré de cette ampleur dans la région
Nord sétifienne. Ce séisme a permis ainsi de préciser le réseau de failles actives dans la
région. En effet alors que l’on avait pensé en premier lieu que ce séisme avait été généré
par la faille de Kherrata c’est en fait un segment NS prés du village de Lâalam qui a
produit cet événement. Ce segment semble être une faille de transfert entre les segments de
direction NE-SW.
71
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Chapitre V :
V.1 Sismicité actuelle de la région des Babors (Nord de Sétif) et ses environs :
Ce sont donc près de 365 évènements qui ont été enregistrés pendant une période de
7 ans. Du point de vue magnitude: tous les évènements ont une magnitude inférieure à 4
(figure V.2), sauf les évènements du 20/03/2006 et du 27/06/2007 qui ont des magnitudes
5.8 et 4.9 respectivement.
72
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Figure V.1 : Sismicité instrumentale entre 2002-2008 d’après les catalogues [Yelles-
Chaouche, A.K. et al., 2002 ,2008].
73
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Trois types des stations ont été utilisés pour cette campagne :
GEODVICE :
Les stations ont été acquises en 2006 auprès de la Chine, qui sont à enregistrement
numérique. Ce type de station est composée de :
Connexion de DS-4A
à l’EDAS-24IP
Pole indicatif
Niveau
74
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Il est composé de :
1 2 3 4 5 6 7
75
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
1 2
3 4
La station sismologique est une station autonome, elle fonctionne depuis 1957, son
enregistrement est en mode analogique à deux composantes : composante horizontale Est-
Ouest et composante verticale (z).
Sismomètre à
composante
verticale
Sismomètre à
composante
horizontale
76
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Horloge à quartz
Tambour
Le choix des stations fut déterminé par la nature géologique du site ainsi que par
l’environnement naturel et humain. De préférence, la station fut posée sur des sols durs
(terrains rocheux) en évitant les sols mous, les routes, les régions boisées, les
ruissellements des eaux et les activités allotropiques. Tous ça c’est pour améliorer la
qualité de signal et d’optimiser le rapport signal/bruit.
Le réseau des stations est installé par une équipe de CRAAG, elles sont repérées par
leurs coordonnées géographiques (tableau V.1) et reportées sur une carte à l’échelle
(1/50.000) (figure V.8).
77
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
78
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Après dépouillement et tri des données pour les évènements de la période d’avril au
décembre 2007, on a 125 événements de magnitude comprise entre 1.4 et 4.9 se sont
produits dans la région de Kherrata et ses environs.
79
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
80
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Les épicentres sont représentés sur la figure (V.12) par des cercles dont le rayon est
proportionnel à la magnitude. Examinant cette carte, on constate aisément une
concentration des épicentres entre Kherrata, Djemila et Sétif. Les séismes sont marqués par
de faibles magnitudes (Ml≤4).
Les catalogues de sismicité historique montrent qu’à l’heure actuelle, cette région est
affectée par une sismicité modérée.
Presque toutes les profondeurs hypocentrales des séismes enregistrés dans cette
région, sont à des profondeurs de moins de 12km. Le caractère superficiel de ces séismes
est en accord avec le contexte tectonique régional. En effet les séismes superficiels sont
liés en zone de collision.
En raison de la situation sécuritaire, les stations n’ont put cependant être déployés
comme convenu, biaisant quelque peu la qualité des données obtenues.
82
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Récemment cette région a été affectée par un séisme modéré de 20 Mars 2006, plus
précisément dans la région de Lâalam avec une magnitude Md = 5,6 (CRAAG). Utilisant
le réseau sismologique permanent du CRAAG et le réseau sismologique temporaire
installé par une équipe de CRAAG le jour après le choc principal. L’activité sismique a été
suivi durant seize jours, de 20 Mars jusqu’à 04 Avril 2006.
Durant cette période, 128 répliques ont été enregistrées. Pour la localisation de ces
événements on a choisi le programme Hypo 71 (Klein, 1978). On a utilisé le modèle de
vitesse de Beljoudi et al (2007). Parmi ces événements 52 séismes sont localisés avec les
critères RMS inférieur à 0,34s et es erreurs sur la composante horizontale et verticale
inférieur à 4km.
D’après les cartes de la sismicité et les coupes réalisées utilisant logiciel GMT, on
constate que la majorité des répliques sont orientées N-S et leur foyer sont entre 0 et 10km
de profondeur qui correspond à l’épaisseur de la croûte séismogénique dans le Nord de
l’Algérie [Ouyed et al., 1983 ; Bounif et al., 1987, 2004].
En effet l’événement de 2006 semble s’être produit sur un segment relais de direction
N-S entre la partie Ouest et la partie Est située dans la région du massif de petite Kabylie.
Nous pensons que la rivière de direction NS qui s’écoule entre Kherrata et la ville de Souk
El-Tenine pourrait se confondre avec l’accident actif révélé par le séisme de 2006.
Dans cette même zone s’est donc produit le séisme du 2007. Malheureusement les
stations chinoises employées ont eu un problème de fonctionnement. C’est pour cela
qu’ont été utilisées les données collectées par le réseau national. Des questions majeures
restent posées. Est-ce la même faille qui a put rejouer. Y’a-t-il eu transfert de contraintes
entre les deux séismes qui sont espacés de quelques mois dans la durée. Quel est le lien de
ces deux séismes avec le séisme de Beni Ourtilane qui lui semble s’être produit le long de
la bordure sud du massif de grande Kabylie. Il apparaît que la région de Kherrata se situe
dans une zone charnière entre les deux blocs de Grande et Petite Kabylie. Cette région se
déforme plus intensément qu’ailleurs et que la sismicité reprend des accidents ayant
conduit à la structuration du massif des Babors.
Pour la région de Sétif, il apparaît suite à l’étude effectuée en 2007 que la sismicité la
plus intense se situe du coté de Kherrata. Mais d’autres zones sismogènes apparaissent. Il
s’agit de la zone au sud de Sétif, c.à.d. le grand accident de direction NW-SE qui limite la
zone des Hauts Plateaux avec les Hautes plaines constantinoises. Ce grand accident a été
décrit par Yelles et al. (2006). Il constituerait ainsi une zone tampon entre deux grands
domaines. La seconde zone se situerait à l’Est de Sétif. La sismicité se concentrerait ainsi
le long de la bordure sud des massifs de petite Kabylie et irait donc au Nord de
Constantine.
83
Chapitre V Activité sismique de la région de Sétif (2002-2008)
Il faut rappeler qu’en 419 avant J-C la ville de Sétif semble avoir été touchée par un
séisme important. Serait ce en rapport avec la sismicité au Nord de Sétif ou bien un
accident pas loin de la ville, l’une des plus importantes d’Algérie.
84
VI. Conclusion générale
Il apparaît évident que la région au nord de Sétif c.a.d. la région de Kherrata semble la
plus active. Cela a été démontré par la sismicité historique mais également par l’installation
du réseau de surveillance sismique. Mais que ce soit à l’Est à l’Ouest et au sud de Sétif des
zones sismogènes existent.
Le séisme de Lâalam de 20 Mars 2006 a eu lieu au nord de Sétif. L’étude des répliques
montre que l’activité de ces derniers est générée par une nouvelle faille. Ce qui indique que la
géométrie de la faille principale est complexe
Il apparaît donc urgent de multiplier les investigations dans la région tout d’abord pour
cartographier avec précision l’ensemble des structures actives et plus particulièrement la
structure majeure de Kherrata.
Quelle segmentation, quelles orientations de ces segments, quel enracinement. Tout cela
est indispensable pour mieux comprendre ce réseau complexe de structures actives.
Il y’a lieu de savoir quels effets néfastes peut entrainer l’occurrence de ces séismes. On
a vu lors du séisme de 2006 d’importantes chutes de pierre des falaises qui bordent la région
de Lâalam. Il faut donc resserrer la surveillance et accroitre le nombre de stations. Il faut dire
qu’un effort important a été réalisé par le CRAAG ces dernières années pour couvrir la région
Est qui présente plusieurs zones actives qu’il y’a lieu de surveiller. Cependant cet effort doit
être poursuivi. Il faudra essayer de couvrir la région Sud de Sétif qui semble moins active.
86
l’ampleur de la sismicité soit appréciée à juste mesure, que la répartition spatiale de la
sismicité dans cette région soit mieux connue. Ces donc tout ces efforts qui permettront une
meilleure évaluation de l’aléa sismique dans cette région mais qui permettront de réduire le
risque dans cette région.
87
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3
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4
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36.77 05.27 2.8 -- 20/03/2006 21:57:06.5 -- 16km NW SOUK ELTNINE CRAAG
5
36.84 05.31 2.6 -- 20/03/2006 22:47:39.5 -- 23km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.69 05.39 3.1 -- 20/03/2006 23:06:32.2 -- 10km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.73 05.31 3.9 -- 20/03/2006 23:22:20.2 -- 12km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.76 05.31 3.1 -- 20/03/2006 23:47:37.0 -- 15km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.80 05.29 2.8 -- 21/03/2006 23:57:56.5 -- 19km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.72 05.34 3.1 -- 21/03/2006 00:30:34.7 -- 11km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.83 05.31 2.9 -- 21/03/2006 01:50:13.4 -- 22km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.72 05.24 3.4 -- 21/03/2006 02:26:39.9 -- 10km N AOKAS CRAAG
36.82 05.31 2.6 -- 21/03/2006 02:30:55.4 -- 21km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.82 05.31 3.1 -- 21/03/2006 03:59:29.5 -- 21km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.87 05.35 2.6 -- 21/03/2006 04:55:08.5 -- 27km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.62 05.39 2.9 -- 21/03/2006 06:17:14.7 -- 05km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.73 05.33 3.1 -- 21/03/2006 06:31:45.0 -- 12km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.58 05.42 2.5 -- 21/03/2006 13:43:09.6 -- 10km SE SOUK ETNINE CRAAG
36.67 05.37 3.1 -- 21/03/2006 23:41:55.3 -- 06km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.63 05.35 3.0 -- 22/03/2006 07:46:00.0 -- 02km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.48 04.68 3.5 -- 24/03/2006 21:49:08.3 -- 05km S SEDDOUK CRAAG
36.36 04.86 2.5 -- 24/03/2006 22:09:43.0 -- 06km NE GUENZET CRAAG
36.76 05.31 3.5 -- 26/03/2006 11:26:27.3 -- 16km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.70 05.30 3.9 -- 26/03/2006 18:38:08.7 -- 09km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.61 05.27 2.0 -- 27/03/2006 15:49:38.8 -- 03 km SE AOKAS CRAAG
36.67 05.32 2.7 -- 28/03/2006 23:56:59.4 -- 06km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.64 05.39 2.4 -- 29/03/2006 00:05:14.9 -- 06km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.60 05.43 2.7 -- 30/03/2006 00:40:54.8 -- 09km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.68 05.45 2.6 -- 30/03/2006 12:17:42.5 -- 05km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.55 05.51 2.5 -- 31/03/2006 06:13:27.5 -- 03km NW SOUK ELTNINE CRAAG
36.67 05.40 3.0 -- 31/03/2006 22:53:56.2 -- 05km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.71 05.43 2.0 -- 03/04/2006 04:09:07.8 -- 1km W SOUK ETNINE CRAAG
36.62 05.32 3.5 -- 06/04/2006 06:35:06.8 -- 23km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.81 05.29 3.5 -- 06/04/2006 10:48:46.8 -- 14km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.84 05.28 2.2 -- 09/04/2006 23:26:26.1 -- N SOUK ELTNINE CRAAG
6
36.72 05.38 2.5 -- 10/04/2006 23:26:26.1 -- 11km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.36 04.69 3.6 -- 14/04/2006 00:04:39.5 -- 18km SE AKBOU CRAAG
36.62 05.37 2.5 -- 18/04/2006 09:07:19.1 -- 10km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.19 05.91 2.8 -- 22/04/2006 11:16:59.2 -- 06km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.19 05.89 2.5 -- 22/04/2006 01:55:28.3 -- 06km E SOUK ELTNINE CRAAG
36.64 05.40 3.0 -- 22/02/2006 02:40:25.1 -- 13km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.62 05.40 3.5 -- 22/94/2006 03:14:11.7 -- 28km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.74 05.37 3.0 -- 22/04/2006 04:33:23.2 -- 14km N AOKAS CRAAG
36.87 05.27 2.5 -- 22/04/2006 14:53:14.0 -- 15km SW KHERRATA CRAAG
35.89 05.74 2.2 -- 01/05/2006 08:35:59.1 -- NE AIN AZEL CRAAG
35.52 05.73 2.5 -- 07/05/2006 23:28:01.2 -- 15km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.51 05.44 2.5 -- 11/05/2006 10:39:22.4 -- 17km NE AIN AZEL CRAAG
36.67 05.48 2.5 -- 14/05/2006 15:37:46.5 -- 02km SW AIN ABESSA CRAAG
36.29 05.27 2.5 -- 18/05/2006 22:25:56.3 -- 10km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.62 05.49 2.8 -- 18/05/2006 04:34:44.5 -- 11km NE DJEMILA CRAAG
36.59 05.43 4.1 -- 23/05/2006 21:46:46.8 -- 03km SE KHELOUA CRAAG
36.49 05.70 2.5 -- 27/05/2006 15:56:08.9 -- 04km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.22 05.96 2.2 -- 27/05/2006 14:14:05.2 -- 06km S AMOUCHA CRAAG
36.65 05.33 3.0 -- 06/06/2006 07:02:34.3 -- 10km E KHERRTA CRAAG
36.70 05.26 2.2 -- 08/06/2006 17:09:27.4 -- 10km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.70 05.26 2.5 -- 10/06/2006 15:37:04.3 -- 06km NE SOUK ELTNINE CRAAG
36.81 04.02 2.8 -- 11/06/2006 09:05:49.0 -- 02km SE SOUK ELTNINE CRAAG
36.66 05.38 3.5 -- 12/06/2006 01:53:13.0 -- 08km NW KHERRTA CRAAG
36.35 05.37 2.2 -- 13/06/2006 14:22:39.4 -- 05km SW AMOUCHA CRAAG
36.60 05.23 2.2 -- 21/06/2006 14:17:22.9 -- 05km NW KHERRATA CRAAG
35.35 05.20 2.7 -- 22/06/2006 18:40:12.1 -- 02km NE AIN ROUA CRAAG
35.75 05.38 3.7 -- 26/06/2006 10:26:30.6 -- 13km SE SALAH BEY CRAAG
35.84 05.27 2.2 -- 28/06/2006 10:28:57.4 -- 03km S SALAH BEY CRAAG
36.54 04.56 3.3 -- 05/07/2006 03:20:02.7 -- 10km N AKBOU CRAAG
36.20 05.65 2.6 -- 06/07/2006 16:20:49.3 -- 06km W EL-EULMA CRAAG
36.45 05.93 2.2 -- 09/07/2006 11:41:29.9 -- 09km NE DJEMILA CRAAG
7
36.36 05.27 2.5 -- 11/07/2006 17:01:07.8 -- 07km N AIN ABESSA CRAAG
36.86 05.06 3.2 -- 18/07/2006 12:24:04.4 -- 12km SW TICHY CRAAG
36.86 05.29 3.3 -- 19/07/2006 21:50:17.1 -- N SOUK ELTNINE CRAAG
36.27 05.56 2.7 -- 19/07/2006 15:49:02.0 -- 07km NW OUED-DEHEB CRAAG
36.76 05.33 2.0 -- 26/07/2006 15:41:43.5 -- 14km N SOUK ELTNINE CRAAG
36.54 05.29 3.1 -- 30/07/2006 20:18:29.9 -- 06km N KHERRATA CRAAG
36.48 05.38 2.5 -- 05/08/2006 10:00:29.6 -- 09km E KHERRATA CRAAG
36.35 05.41 2.2 -- 06/08/2006 15:00:05.8 -- 03km S AMMOUCHA CRAAG
35.75 05.61 3.3 -- 06/08/2006 03:18:21.6 -- 14km SE AIN AZEL CRAAG
36.30 05.35 2.0 -- 14/08/2006 14:39:27.7 -- 05km NE AIN ABESSA CRAAG
36.39 05.29 2.5 -- 17/08/2006 15:12:31.5 -- 11km S KHERRATA CRAAG
36.47 05.56 4.0 -- 26/08/2006 17:44:51.6 -- 16km NE AMMOUCHA CRAAG
36.41 05.55 3.4 -- 30/08/2006 14:12:21.6 -- 13km NE AMMOUCHA CRAAG
36.31 05.35 2.0 -- 30/08/2006 15:26:11.6 -- 05km NE AIN ABESSA CRAAG
36.50 04.63 2.9 -- 03/09/2006 16:06:48.6 -- 06km SW SEDDOUK CRAAG
35.50 05.52 3.0 -- 04/09/2006 17:10:34.9 -- 16km NE AMMOUCHA CRAAG
36.36 05.28 2.6 -- 08/09/2006 14:50:55.3 -- 06km N AIN ABESSA CRAAG
36.42 05.68 2.3 -- 13/09/2006 19:16:52.6 -- 10km N DJEMILA CRAAG
36.60 05.38 2.2 -- 29/09/2006 13:18:25.4 -- 05km SE SOUK ELTNINE CRAAG
35.97 05.68 2.5 -- 06/10/2006 09:45:18.6 -- 20km NE AIN AZEL CRAAG
36.57 05.26 2.7 -- 14/10/2006 06:30:13.0 -- 03km W DERGUINA CRAAG
36.64 05.55 2.5 -- 25/10/2006 23:30:39.0 -- 14km NE AMMOUCHA CRAAG
36.45 05.87 2.2 -- 15/11/2006 16:43:17.2 -- 08km NE DJEMILA CRAAG
36.45 04.74 3.5 -- 29/11/2006 08:57:54.2 -- 10km SE SEDDOUK CRAAG
36.22 04.92 3.0 -- 01/12/2006 20:50:07.1 -- 12km SE GUENZET CRAAG
36.34 05.25 3.0 -- 13/12/2006 23:03:15.8 -- 06km E AIN ROUA CRAAG
36.83 05.25 2.4 -- 09/01/2007 19:31:22.3 -- 18km NE BEJAIA CRAAG
36.64 05.38 4.1 -- 10/01/2007 09:41:57.3 -- 11km NE KHERRATA CRAAG
36.27 05.84 2.2 -- 10/01/2007 09:45:24.7 -- 11km S DJEMILA CRAAG
36.61 05.33 2.2 -- 10/01/2007 09:43:08.4 -- 14km N KHERRATA CRAAG
36.58 05.37 2.5 -- 12/01/2007 19:30:46.1 -- 13km NE KHERRATA CRAAG
8
36.31 05.83 2.3 -- 13/01/2007 14:15:44.5 -- 10km SE DJEMILA CRAAG
36.33 05.45 2.8 -- 22/01/2007 14:14:37.0 -- 06km SE AMOUCHA CRAAG
36.30 05.51 2.5 -- 27/01/2007 14:24:11.4 -- 12km SE AMOUCHA CRAAG
36.37 05.74 2.2 -- 29/01/2007 05:32:16.0 -- 08km SW DJEMILA CRAAG
36.32 05.32 2.5 -- 05/02/2007 15:39:05.9 -- 04km NE AIN ABESSA CRAAG
36.38 05.37 2.5 -- 12/02/2002 14:32:16.9 -- 11km NE AIN ABESSA CRAAG
36.60 05.44 2.4 -- 25/02/2007 20:26:14.3 -- 09km SE SOUK ELTNINE CRAAG
36.49 05.26 2.5 -- 05/03/2007 14:31:01.6 -- 01km N KHERRATA CRAAG
36.30 05.51 2.3 -- 07/03/2007 15:36:49.4 -- 12km SE AMOUCHA CRAAG
36.35 05.40 2.3 -- 13/03/2007 15:51:07.3 -- 04km SW AMOUCHA CRAAG
36.43 05.42 2.4 -- 14/03/2007 14:37:15.9 -- 05km N AMOUCHA CRAAG
36.28 05.38 2.4 -- 27/03/2007 15:58:56.3 -- 08km SE AIN ABESSA CRAAG
36.34 05.47 2.2 -- 28/03/2007 14:39:15.8 -- 07km SE AMOUCHA CRAAG
36.20 05.64 2.2 -- 07/04/2007 07:59:31.7 -- 07km NE EL EULMA CRAAG
36.37 05.39 2.2 -- 17/04/2007 13:42:17.6 -- 03km SW AMOUCHA CRAAG
36.42 05.39 2.2 -- 28/04/2007 14:50:27.7 -- 04km NW AMOUCHA CRAAG
36.53 05.21 2.4 -- 13/05/2007 15:03:03.3 -- 03km NE AIN ROUA CRAAG
36.30 05.83 2.6 -- 18/05/2007 10:39:58.5 -- 08km SE DJEMILA CRAAG
36.34 05.74 2.7 -- 23/05/2007 22:09:05.9 -- 10km SW DJEMILA CRAAG
36.32 05.79 3.5 -- 23/05/2007 23:23:41.8 -- 07km SW DJEMILA CRAAG
36.35 05.74 2.7 -- 23/05/2007 23:31:21.6 -- 09km SW DJEMILA CRAAG
36.28 05.44 2.2 -- 30/05/2007 14:45:29.8 -- 11km NE SETIF CRAAG
36.50 04.74 2.9 -- 03/06/2007 12:17:05.0 -- 09km NW BENI OUARTILANE CRAAG
36.50 04.78 4.0 -- 03/06/2007 13:04:49.8 -- 07km N BENI OUARTILANE CRAAG
36.37 05.38 2.5 -- 0906/2007 14:23:31.7 -- 04km SW AMOUCHA CRAAG
36.27 05.48 2.0 -- 13/06/2007 22:28:58.5 -- 11km NE SETIF CRAAG
36.68 05.26 2.5 -- 24/06/2007 20:12:38.5 -- 06km N AOKAS CRAAG
36.22 05.32 2.2 -- 25/06/2007 20:11:02.8 -- 08km NW SETIF CRAAG
36.62 05.18 4.9 -- 27/06/2007 01:22:09.6 -- 05km S TICHY CRAAG
36.31 05.35 2.4 -- 01/07/2007 16:01:05.9 -- 05km SE AIN ABESSA CRAAG
36.26 05.16 2.5 -- 02/07/2007 15:12:50.5 -- 05km S AIN ROUA CRAAG
9
36.16 05.65 2.5 -- 03/07/2007 18:48:41.4 -- 05km NW EL EULMA CRAAG
36.33 05.41 2.0 -- 04/07/200/ 14:22:57.4 -- 05km S AMOUCHA CRAAG
36.27 05.17 2.5 -- 09/07/2007 15:02:08.0 -- 07km S AIN ROUA CRAAG
36.39 05.35 2.2 -- 21/07/2007 14:27:39.6 -- 13km SE KHERRATA CRAAG
36.31 05.24 2.5 -- 25/07/2007 15:09:53.5 -- 05km SE AIN ROUA CRAAG
36.34 05.41 2.0 -- 25/07/2007 15:51:41.5 -- 04km S AMOUCHA CRAAG
36.35 05.32 4.1 -- 31/07/2007 13:37:46.1 -- 12km NE AIN ROUA CRAAG
36.45 05.43 2.6 -- 02/08/2007 21:26:49.9 -- 07km N AMOUCHA CRAAG
36.63 05.29 2.7 -- 04/08/2007 19:49:11.5 -- 03km E AOKAS CRAAG
36.35 05.41 2.3 -- 22/08/2007 14:43:06.1 -- 03km S AMOUCHA CRAAG
36.34 05.21 2.2 -- 26/08/2007 14:45:33.1 -- 03km NE AIN ROUA CRAAG
36.22 05.56 2.4 -- 09/09/2007 15:47:05.6 -- 13km NE SETIF CRAAG
36.27 05.39 2.2 -- 12/09/2007 15:23:17.4 -- 13km NE SETIF CRAAG
36.51 05.35 3.6 -- 15/09/2007 09:34:10.5 -- 06km NE KHERRATA CRAAG
36.38 05.34 2.2 -- 16/09/2007 16:48:03.1 -- 13km SE KHERRATA CRAAG
36.26 05.52 2.2 -- 19/09/2007 17:07:04.6 -- 12km NE SETIF CRAAG
36.36 05.39 2.5 -- 26/09/2007 16:24:16.7 -- 03km SW AMOUCHA CRAAG
36.28 05.51 2.4 -- 30/09/2007 16:18:54.5 -- 13km SE AMOUCHA CRAAG
36.25 05.56 2.2 -- 03/10/2007 16:40:47.3 -- 15km NE SETIF CRAAG
36.50 05.20 3.1 -- 07/10/2007 06:02:42.8 -- 07km W KHERRATA CRAAG
36.27 05.39 2.5 -- 07/10/2007 16:24:05.4 -- 09km SE AIN ABESSA CRAAG
36.33 05.42 2.5 -- 10/10/2007 16:29:46.6 -- 05km SW AMOUCHA CRAAG
36.34 05.43 2.7 -- 17/10/2007 17:41:22.7 -- 05km S AMOUCHA CRAAG
36.39 05.34 2.2 -- 24/10/2007 14:44:26.3 -- 06km W AMOUCHA CRAAG
36.22 05.48 2.5 -- 10/11/2007 16:10:41.4 -- 06km NE SETIF CRAAG
36.08 05.33 2.4 -- 12/11/2007 10:56:17.5 -- 10km S AIN ARNET CRAAG
36.41 05.54 4.1 -- 22/11/2007 17:51:01.7 -- 10km NE AMOUCHA CRAAG
36.28 05.26 3.0 -- 24/12/2007 11:15:05.6 -- 03km NE AIN ABESSA CRAAG
36.42 05.31 2.8 -- 30/12/2007 15:06:51.0 -- 08km NE KHERRATA CRAAG
36.69 05.04 2.6 -- 09/01/2008 02:31:44.7 -- 08km SW BEJAIA CRAAG
36.47 05.35 3.8 -- 15/01/2008 11:49:30.4 IV 07km SE KHERRATA CRAAG
10
36.35 05.31 2.4 -- 23/01/2008 15:19:09.6 -- 06km NE AIN ABESSA CRAAG
36.28 05.83 2.6 -- 01/02/2008 20:20:00.2 -- 19km NE EL EULMA CRAAG
36.21 05.29 3.2 -- 27/02/2008 15:38:13.5 -- 03km NW AIN ARNET CRAAG
36.39 05.14 3.2 -- 13/03/2008 02:47:47.6 -- 08km NE BOUGAA CRAAG
36.56 05.18 2.5 -- 26/03/2008 14:25:32.3 -- 12km S TICHY CRAAG
36.34 05.42 2.6 -- 09/04/2008 14:45:36.2 -- 04km S AMOUCHA CRAAG
36.41 05.30 2.6 -- 27/04/2008 15:02:55.2 -- 09km SE KHERRATA CRAAG
36.45 05.76 3.3 -- 04/05/2008 21:49:19.6 -- 10km NW DJEMILA CRAAG
36.14 05.65 2.5 -- 05/05/2008 15:51:58.1 -- 10km NW EL EULMA CRAAG
36.43 05.43 2.7 -- 07/05/2008 15:53:50.6 -- 04km NE AMOUCHA CRAAG
36.43 05.40 2.0 -- 25/05/2008 10:26:58.9 -- 05km NW AMOUCHA CRAAG
36.48 04.83 3.3 -- 31/05/2008 21:10:19.0 -- 06km NE BENI OUARTILANE CRAAG
36.58 05.24 3.5 -- 09/06/2008 18:06:52.2 III 06km S AOKAS CRAAG
36.19 05.69 2.9 -- 10/06/2008 14:56:21.8 -- 05km N EL EULMA CRAAG
36.31 05.46 2.4 -- 18/06/2008 14:28:15.4 -- 09km SE AMOUCHA CRAAG
36.76 05.23 3.8 -- 19/06/2008 22:06:01.5 IV 13km E BEJAIA CRAAG
36.41 05.42 2.9 -- 02/07/2008 15:45:59.3 -- 03km N AMOUCHA CRAAG
36.28 05.41 2.1 -- 12/07/2008 04:24:52.3 -- 13km NE SETIF CRAAG
36.53 05.33 2.9 -- 14/07/2008 11:48:06.6 -- 07km NE KHERRATA CRAAG
36.33 05.54 2.5 -- 16/07/2008 17:0314.6: -- 12km SE AMOUCHA CRAAG
36.23 05.38 2.8 -- 18/07/2008 00:21:32.2 -- 05km NW SETIF CRAAG
36.40 05.49 3.2 -- 25/07/2008 17:00:34.6 -- 05km NE AMOUCHA CRAAG
36.39 05.34 2.3 -- 27/07/2008 16:22:40.3 -- 11km NE AIN ABESSA CRAAG
36.47 05.26 2.1 -- 30/07/2008 16:08:48.6 -- 02km SW KHERRATA CRAAG
36.34 06.02 2.9 -- 01/08/2008 21:58:09.6 -- 18km SE DJEMILA CRAAG
36.37 05.40 2.7 -- 06/08/2008 15:59:05.1 -- 02km SW AMOUCHA CRAAG
36.45 05.30 2.6 -- 13/08/2008 17:30:27.3 -- 05km SE KHERRATA CRAAG
36.44 05.79 2.6 -- 15/08/2008 16:36:16.5 -- 07km NW DJEMILA CRAAG
36.33 05.51 2.2 -- 20/08/2008 17:30:06.8 -- 10km SE AMOUCHA CRAAG
36.29 05.21 2.7 -- 25/08/2008 16:16:25.8 -- 05km SE AIN ROUA CRAAG
36.57 05.23 3.1 -- 02/09/2008 14:49:20.4 -- 07km S AOKAS CRAAG
11
36.70 05.09 3.5 -- 06/09/2008 14:38:32.7 -- 06km S BEJAIA CRAAG
36.48 05.33 2.3 -- 21/09/2008 15:35:12.5 -- 04km SE KHERRATA CRAAG
36.47 05.55 2.7 -- 23/09/2008 22:07:17.7 -- 15km NE AMOUCHA CRAAG
36.35 05.51 2.4 -- 24/09/2008 15:33:44.0 -- 09km SE AMOUCHA CRAAG
36.51 05.95 2.8 -- 25/09/2008 04:32:03.7 -- 17km NE DJEMILA CRAAG
36.29 05.82 2.7 -- 05/10/2008 07:56:50.8 -- 10km S DJEMILA CRAAG
36.47 05.90 2.7 -- 09/10/2008 01:49:35.6 -- 11km NE DJEMILA CRAAG
36.34 05.96 2.7 -- 12/10/2008 21:22:30.0 -- 12km SE DJEMILA CRAAG
36.33 05.52 2.6 -- 15/10/2008 16:07:42.9 -- 11km SE AMOUCHA CRAAG
36.38 05.75 2.6 -- 18/10/2008 17:06:19.4 -- 07km SW DJEMILA CRAAG
36.43 05.38 2.7 -- 22/10/2008 15:50:59.7 -- 06km NW AMOUCHA CRAAG
36.27 05.92 3.1 -- 24/10/2008 08:24:08.3 -- 16km SE DJEMILA CRAAG
36.32 05.50 2.5 -- 29/10/2008 16:00:21.5 -- 10km SE AMOUCHA CRAAG
36.44 05.34 2.7 -- 03/11/2008 14:39:26.3 -- 08km SE KHERRATA CRAAG
36.48 05.60 2.9 -- 09/11/2008 04:30:42.4 -- 20km NE AMOUCHA CRAAG
36.55 05.02 4.0 -- 27/11/2008 17:38:20.4 IV 06km SE BARBACHA CRAAG
Tableau 2 : Sismicité historique de la région de Sétif et ses environs (catalogues les séismes de l’Algérie 2002, 2008)
12
Résumé :
La région des Babors a connu plusieurs séismes modérés à faible magnitude. L’activité sismique est assez
continue comme plusieurs événements sismiques sont enregistrés annuellement dans cette région. Les Babors
affectés par plusieurs failles qui s’étaient produit durant la compression des phases alpines. Résultantes da la
convergence entre les plaques Africaine et Eurasienne. Parmi eux la faille de Kherrata qui décrite par Rothé
(1950) après le séisme de 17 Février 1949. Elle est probablement responsable de la majorité de l’activité sismique
de la région.
Le séisme de Lâalam de 20 Mars 2006, a eu lieu dans cette région. Afin de suivre l’activité des répliques,
un réseau sismique temporaire a été installé dans la région pendant 16 jours. L’activité des répliques est générée
par une nouvelle faille. Ce qui indique que la géométrie de la faille principale dans la région des Babors est
complexe. Cet événement semble d’être produit sur un segment relais de direction NS entre la partie Est et la
partie Ouest situé dans la région du massifs de Petite Kabylie.
L’activité sismique durant l’année 2007 est toujours intense du côté de Kherrata. Il y’a l’apparition des
zones sismogènes au Sud de Sétif c.à.d. le grand accident de direction NW-SE qui limite la zones des Hauts
Plateaux avec les Hauts Plaines constantinoise, la zone située à l’Est de Sétif.
Il faut mieux connaitre la répartition spatiale de la sismicité dans la région d’étude pour une meilleure
évaluation de l’Aléas sismique qui permettra de réduire le risque sismique.
Mots clés : Sismicité, Atlas tellien, Faille, Kherrata, séismotectonique, les Babors.
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