Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
Introduction :
La décontamination de l’air représente un enjeu majeur pour les entreprises, quel
que soit leur secteur. Exposés aux particules, micro-organismes et composés organiques
volatiles (COV), les locaux fermés sont particulièrement sensibles aux risques de
contamination. Sans solution adaptée, les conséquences économiques, matérielles et
humaines qui en découlent peuvent être lourdes pour les entreprises touchées :
produits avariés, réclamations, maladies et infections…
A ce titre, l’installation d’une CTA est essentielle, aussi bien pour les usines et ateliers
industriels, les établissements de santé que pour les bureaux du secteur tertiaire. Traiter
l’ensemble des espaces de manière efficace avec des systèmes classiques se révèle
cependant souvent contraignant et onéreux pour les très gros volumes ou les locaux à la
configuration atypique. Pour cette raison, Photoclean a mis au point plusieurs gammes
de modules de traitement d’air à la technologie de pointe, basée sur le principe de la
photolyse. Notre solution unique, dont le cœur du système est exclusivement fabriqué
dans nos locaux de la région lyonnaise, tire son efficacité de l’alliance des rayons UV-C
et d’un échangeur spécifique créé et fabriqué par Photoclean.
A la différence d’un système de filtration classique, nos modules ne stockent pas les
particules et contaminants : ils les adsorbent pour mieux les dégrader et donc les
éliminer. Nos appareils vous permettent d’éliminer plus de 95% des contaminants
circulant dans l’air avec un niveau de filtration moins exigeant et donc moins énergivore.
[6]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
1. Définition de centrale de traitement de l’air :
Une centrale de traitement d'air est un élément technique dédié au chauffage au
rafraîchissement, à l'humidification ou à la déshumidification des locaux tertiaires ou
industriels, c'est un système tout air à débit constant ou variable.
Une CTA est soit de type monobloc, soit elle est constituée de modules additionnés les
uns aux autres, suivant la configuration, modules ventilation, module batteries froides
et chaudes, module filtres, etc. [3]
Nous verrons trois types de centrales de traitement d'air :
1. La CTA simple flux, elle est soit tout air neuf, soit tout air repris ou encore en
mélange des deux flux
2. La CTA double flux, elle permet toutes les combinaisons possibles entre la reprise
d'air, l'air neuf, l'air rejeté, l'air traité suivant la configuration.
3. La CTA à soufflage constant
Toutes les unités assurent les fonctions suivantes :[8]
• Filtration de l’air
• Ventilation
• Chauffage ou refroidissement de l’air introduit dans la pièce.
• Commande, contrôle, signalisation et régulation des organes composant l’unité.
Deux fonctionnements disponibles : [8]
• Fonctionnement continu (mode par défaut)
• Fonctionnement par programme horaire (6 plages horaires / jour + 10 périodes
d’exception)
2. Régulation de débit :
Les moteurs de ventilation sont gérés par un signal 0-10 V
Les ventilateurs peuvent être régulés :
• En débit constant sur l’air neuf et la reprise
• En pression constante sur l’air neuf et/ou la reprise
• En pression constante sur l’air neuf et débit de la reprise en fonction du débit de
soufflage (coefficient multiplicateur par rapport au débit de soufflage)
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• En débit variable en fonction de la température extérieure afin de réaliser des
économies d’énergie. [8]
Figure II-1 : Les variation des débits en foction de température extérieure
3 consignes de débit (ou pression) peuvent être fixées :
• Mode « confort » : débit nominal de l’unité
• Mode « éco » : débit réduit
• Mode « boost » : débit de surventilation
En outre, les ventilateurs démarrent après l’ouverture des registres d’isolement (si
présents).
Une post-ventilation à l’arrêt de la centrale est activée en présence d’une batterie
électrique.
Les défauts des ventilateurs sont remontés par contact sec TOR. [8]
3. Régulation de température :
Par hausse de la température, la régulation calculera le besoin frigorifique nécessaire au
maintien constant de celle-ci.
Elle autorisera, si possible, le free-cooling puis agira sur la récupération d’énergie
(vitesse de rotation du récupérateur rotatif ou ouverture du by-pass du récupérateur à
plaques), puis sur la vanne de la batterie à eau N°1 de type «Froide» ou de type «Mixte»
en mode froid (autorisée par le thermostat Change-Over), puis sur la vanne de la
batterie à eau N°2 de type «Froide».
Par baisse de la température, la régulation calculera le besoin calorifique nécessaire au
maintien constant de celle-ci.
Elle agira sur la récupération d’énergie (vitesse de rotation du récupérateur rotatif ou
ouverture du by-pass du récupérateur à plaques), puis sur la vanne de la batterie à eau
N°1 de type «Chaude» ou de type «Mixte» en mode chaud (autorisée par le thermostat
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Change-Over), puis sur la vanne de la batterie à eau N°2 de type «Chaude», puis sur le
ou les étages de la batterie électriques.
En cas de gestion à pression constante, si l’ouverture des volets en gaine n’est pas
suffisante, le fonctionnement des batteries électriques est interdit afin d’éviter la
surchauffe des éléments chauffants. Le débit d’autorisation des batteries électriques est
égal à la moitié du débit nominal. [8]
3.1. Contrôle de la température régulée :
Selon le paramétrage, il est possible de réguler la température de soufflage, la
température de reprise, ou la température d’ambiance (option terminal ambiant).
La température régulée est contrôlée pour être maintenue à la consigne choisie par
l’utilisateur. Pour se faire un ordre dans l’actionnement des différents organes est à
définir.
La récupération (Priorité 1), est le premier élément que l’on actionne quand on veut à
réguler la température.
Si la récupération d’énergie ne permet pas d’atteindre la consigne voulue, les batteries
hydrauliques sont enclenchées ou les batteries à détente directe (Priorité 2). En
refroidissement il y a que 2 niveaux de priorité.
En chauffage si la consigne n’est pas atteinte par les batteries, c’est la batterie
électrique qui s’enclenche (Priorité 3) car elle est consommatrice d’énergie.
Nota : les priorités sont à disposer en fonction du nombre d’organes de régulation. [8]
3.2. Compensation de la température régulée en fonction de la température
extérieure :
Par défaut, fonction désactivée, elle est utilisée pour 2 applications :
• Economie d’énergie (adaptation de la consigne aux conditions extérieures).
• Confort (permet de limiter le ΔT entre extérieur et intérieur).
Cette fonction est disponible pour le mode confort. La courbe ci-dessous montre
l’évolution de la température régulée en fonction de la température extérieure. [8]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
Figure II-2 : Compensation de la température régulée en fonction de la température extérieure
4. Types de CTA :
4.1. CTA simple flux :
Figure II-3 : Détails d'une centrale de traitement d'air, simple flux
Rôle des divers éléments:
• Volet d’air neuf : Ce volet motorisé règle en fonction de la régulation le débit
d’air neuf, il aussi une fonction antigel. [3]
• Volet de reprise: Il régule l'admission de l'air repris dans le local à traiter,
fonctionne en parallèle avec le volet d'air neuf. [3]
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• Boîte de mélange : Permet le mélange de l’air neuf et de l’air de repris . Les volets
d’air de reprise et d’air neuf sont synchronisés à partir d’un jeu de tringlerie ou
de moteurs indépendants. [3]
• Pressostat filtres : Détection défaut filtres encrassés, alarme seule. [3]
• Pressostat variation ventilation: Détecteur de type transducteur qui permet de
modifier la vitesse de rotation du moteur en fonction de l'encrassement des
filtres. [3]
• Filtration: La filtration protège la CTA contre la poussière et les diverses
particules nuisibles. Il peut y avoir plusieurs niveaux de filtration de moyenne à
haute efficacité. [3]
• Batterie chaude : Serpentin en cuivre ou l'eau chaude circule munie d'ailettes en
aluminium afin de favoriser l'échange avec l'air, l'eau et l'air circulent à contre-
courant. [3]
• Batterie froide : La batterie froide peut être à détente directe (fluide frigorifique)
ou à eau glacée (configuration identique à la batterie eau chaude). [3]
• Humidificateur : L’humidification s’effectue par ruissellement d’eau sur un
matelas de fils d’acier galvanisé ou par injection de vapeur ( non représenté ). [3]
• Pare gouttelettes : Évite l'entrainement de goutte d'eau . [3]
• Volet incendie : Limite la propagation des fumés par compartimentage.
• DAD : Détecteur Autonome Déclencheur, protection incendie, commande le volet
incendie. [3]
• Détecteur de fumée : Détection de fumée qui permet au DAD d'agir sur le volet
incendie. [3]
• Bloc ventilateur : Le ventilateur peut être à action ou à réaction, entrainement
par courroies, direct ou à commutation électronnique (EC). [3]
4.2. CTA double flux :
Une CTA double flux peut fonctionner :
Recyclage partiel : une partie de l'air repris dans le local est rejeté, et il remplacé par de
l'air neuf. Recyclage total : sans apport d'air neuf, le traitement de l'air se fait seulement
sur l'air repris. Tout air neuf : Ici la centrale fonctionne tout air neuf. Exemple de
configuration : [3]
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Figure II-4 : CTA double flux
5. Régulation du taux d’air neuf dans les installations “tout air” :
5.1. Principe :
Un taux d’air neuf minimum est requis pour assurer l’air hygiénique aux occupants.
Mais ce débit d’air est coûteux, tout d’abord en chauffage et en refroidissement de l’air
extérieur ! [7]
Figure II-5 : Registre sur la prise d’air neuf et régulateur du débit de gaine.
Par exemple, voici un extrait de l’analyse du coût du traitement d’air qui compare deux
situations : [7]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
1. Un bureau de 60 m3 est alimenté en “tout air neuf”.
2. Cette fois, un recyclage est organisé, avec un apport d’air neuf limité aux besoins
hygiéniques. [6]
Dans ce deuxième cas, la consommation est diminuée de 45 % !
REMARQUE : sur le graphe, dans un souci pédagogique, les débits ont été exprimés en
m3/h en respectant la conservation de ces débits (210 + 60 = 270 m3/h). En réalité, seuls
les débits massiques sont conservés. [7]
Il importe donc d’adapter à tout moment le débit d’air neuf adéquat. On peut parler
d’une véritable gestion de l’air neuf, puisque
• Le débit d’air neuf sera minimal en plein hiver et en plein été.
• Le débit sera maximal lorsqu’il est préférable d’utiliser de l’air extérieur “gratuit”
que de traiter l’air intérieur. [7]
• Le débit sera nul en période de relance du bâtiment (pas d’occupants). [7]
• Le débit sera maximal si l’on souhaite refroidir le bâtiment durant la nuit par de
l’air frais extérieur (free cooling) [7]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
De plus, si autrefois on ne pouvait faire que du “minimal-maximal”, l’apparition sur le
marché de nombreux “capteurs” (détecteurs de présence, sonde de qualité d’air,…)
permet aujourd’hui de moduler les registres d’air neuf en fonction du nombre de
personnes effectivement présentes dans le bâtiment.
L’exemple de la gestion du débit d’air neuf dans un auditoire (analysé par le COSTIC en
France) est parlant à ce sujet.
Quand on sait qu’un bureau d’études dimensionne une installation sur plan, sur base
d’un nombre présumé de personnes présentes, on comprend qu’un réajustement peut
avoir lieu…
Mais le débit d’air est aussi coûteux en énergie électrique de ventilateurs. Le
développement du variateur de vitesse ouvre maintenant de nouvelles perspectives
pour adapter les régulations de manière à ce que la vitesse des ventilateurs et donc leur
consommation soit toujours minimale en fonction des besoins d’air. [7]
5.2. régulation du débit d’air par action sur le recyclage :
Un premier mode de régulation consiste à agir sur la quantité d’air recyclée de manière
à ajuster le taux d’air neuf aux justes besoins hygiénique et thermique. Dans ce cas on
optimalise la consommation de chaleur et de refroidissement, malheureusement, tout
en gardant une consommation électrique de ventilateurs constante.
Généralement, la modulation du volet d’air neuf en fonction des besoins réels du local
se fait via une sonde de qualité d’air placée dans le conduit d’air extrait. Le groupe
d’extraction ne doit concerner qu’une seule salle ou qu’un ensemble de locaux
homogènes dans leur utilisation. [7]
Exemple :
Le taux d’air neuf de la salle du restaurant d’entreprise (occupation très variable) est
modulé en fonction d’une sonde COV placée dans la gaine d’air extrait.
Mais parfois, il est plus judicieux de placer une sonde de qualité d’air dans le local
même : [7]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
Exemples :
• Si la ventilation de salle du restaurant est assurée par une pulsion en salle et une
extraction en cuisine, une sonde placée en salle sera plus significative des besoins
hygiéniques de la salle.
• De même, la ventilation d’une salle de sports par extraction dans les vestiaires
sera mieux régulée par une sonde COV dans la salle plutôt que par une sonde
dans la gaine d’extraction (… sonde influencée par les odeurs de baskets !). [7]
Quelle régulation ?
Le principe est simple : définir la loi de correspondance entre la mesure de la sonde et
l’ouverture du volet d’air.
Par exemple, pour une sonde CO2, le volet d’air neuf est fermé pour une teneur
inférieure à 900 ppm de CO2, et totalement ouvert au-delà de 1 400 ppm (soit une
bande proportionnelle de 500 ppm). [7]
Mais en pratique, d’autres critères peuvent apparaître
• On peut vouloir réaliser du free cooling (rafraîchissement nocturne du bâtiment
grâce à la température de l’air extérieur plus fraîche que celle de l’air intérieur).
• Également, une valeur minimale du débit d’air neuf est souvent demandée. [7]
Elaborons par étapes la régulation qui permet d’atteindre ces différents objectifs :
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
• Étape 1 :
Le régulateur de température R1 définit la demande thermique du local par
comparaison entre température ambiante et consigne, et en tenant compte d’une
température limite basse de soufflage en sortie de gaine. Suivant le cas, il actionne
l’ouverture des voies trois voies de la batterie de chauffe et de la batterie froide. Une
zone neutre est ménagée autour de la consigne (de 2 à 3°C). Pour la clarté du schéma, la
régulation en fonction de l’humidité, la protection anti-gel,.. n’ont pas été indiquée ici.
[7]
• Étape 2 :
Le régulateur de ventilation R2 commande l’ouverture des volets d’air neuf, suite à
l’évolution de la température dans le local. Le débit sera minimum en hiver. En mi-
saison, après la demande de chauffage du matin, ce sont les apports gratuits qui font
monter la température intérieure. Pour répondre à ces besoins c’est d’abord l’air neuf
extérieur qui est pulsé. Puis, la charge devenant trop élevée, l’air neuf est ramené en
valeur minimale et l’installation de froid prend le relais. [7]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
Étape 3 :
La fermeture des registres, lors de la montée en température dans le local, ne doit se
faire que lorsque la température extérieure est supérieure à la température intérieure.
C’est dans ce but qu’une comparaison est faite entre température d’air repris et
température extérieure et que l’information est répercutée vers le régulateur de
ventilation afin qu’il déplace le point de fermeture des registres vers le débit minimal.
Mieux : ce sont les deux niveaux d’enthalpie qui seront comparés. [7]
L’ouverture en tout air neuf la nuit (free cooling) est alors également possible via cette
régulation. Attention, si l’installation est totalement arrêtée la nuit, la sonde de
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
température extérieure doit être située à l’extérieur et non dans la gaine de prise d’air
neuf (arrêt de la circulation d’air, donc sonde non fidèle de la température extérieure).
[7]
Étape 4 :
L’information de la sonde de qualité de l’air influence encore le servomoteur du clapet
d’air neuf :
• La position “minimale” est affinée en fonction du nombre de personnes
effectivement présentes, ce qu’atteste la sonde de qualité d’air (CO2, COV,
humidité,…). [7]
• En zone neutre, on choisit la demande d’ouverture maximale entre celle
provenant de la sonde de qualité d’air et celle du régulateur de température. [7]
Particularité d’une installation à débit d’air variable :
Dans une installation VAV, la position du volet d’air neuf se pose de façon particulière
Il est difficile de prévoir une sonde de qualité d’air dans chaque zone. Aussi, le débit
d’air neuf minimal sera fixé pour tout le bâtiment. Éventuellement, si le bâtiment est
d’utilisation homogène, une sonde de qualité de l’air peut être insérée dans la reprise
d’air globale. [7]
Le débit total pulsé est fonction de la charge : c’est le principe même du VAV.
Dès lors, le rapport débit d’air neuf/débit total fluctue en permanence !
Exemple :
Supposons un débit d’air neuf minimal de 2 000 m³/h.
Supposons en plein été, un débit total pulsé de 10 000 m³/h. On en déduit un besoin
d’ouverture du clapet d’air neuf de 20 %.
Plaçons-nous maintenant en mi-saison, l’installation est en zone neutre, aucune charge
ne doit être apportée pour refroidir les locaux : le débit total pulsé est de 2 000 m³/h. Il
faut à présent que le clapet d’air neuf soit ouvert à 100 % ! [7]
Le schéma de régulation doit donc adapter en permanence la position du servomoteur.
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
Une sonde de vitesse d’air est placée dans la prise d’air neuf. Elle informe le régulateur
de ventilation qui intégrera cette donnée dans l’estimation de la position minimale du
servomoteur. Mais la demande du régulateur de température peut être encore plus
importante si on est en zone neutre. En pratique, il choisira donc la valeur maximale
entre les demandes “hygiénique” et “thermique”.[7]
5.3. régulation du débit d’air par action combinée sur la vitesse du ventilateur et
sur le recyclage :
Transporter de l’énergie thermique via un réseau de ventilation coûte cher en
consommation de ventilateurs. Dès lors, on peut se poser la question de la nécessité de
maintenir en permanence le débit maximum quels que soient les besoins en air neuf, en
chauffage ou en refroidissement. Le développement des variateurs de vitesse dans les
groupes de traitement d’air permet d’envisager de nouveaux algorithmes de régulation
encore plus économiseur d’énergie.
Un exemple est repris ici mis en œuvre dans un bâtiment existant (source : Bureau
d’études MATRIciel sa, 2010). D’autres peuvent être envisagés, chacun guidé par la
question “comment minimiser la vitesse des ventilateurs et ensuite le recours à la
production de froid en fonction des besoins ? ”[7]
Descriptif de l’installation :
L’installation assure le chauffage, le refroidissement et la ventilation de bureaux. Le
chauffage principal est assuré par des convecteurs statiques, la ventilation et le
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
refroidissement par un groupe de ventilation avec roue hygroscopique de récupération,
boite de mélange, batteries chaude et froide, humidificateur vapeur et ventilateur à
vitesse variable. [7]
Principe de régulation :
Objectif : minimiser d’abord la consommation électrique des ventilateurs en favorisant
un fonctionnement à basse vitesse et ensuite le recours aux batteries chaudes et
froides, tout en garantissant un débit d’air neuf hygiénique et une température de
pulsion minimaux. [7]
En hiver (Text < Tnon chauffage) :
En journée, le chauffage est assuré par les convecteurs avec une température d’eau
réglée par courbe de chauffe au niveau des chaudières et une régulation locale
par vannes thermostatiques. [7]
Le groupe de ventilation travaille en tout air neuf. La vitesse du ventilateur est minimale
et correspond au besoin hygiénique. L’air de pulsion est à température neutre, réglée au
moyen de la batterie chaude. La récupération de chaleur sur l’air extrait est maximale.
L’humidification est commandée par une consigne d’humidité relative mesurée dans la
reprise commune.
La nuit et le week-end, l’ensemble des installations est mis à l’arrêt avec contrôle d’une
température ambiante minimale.
La relance matinale est optimisée et s’effectue obligatoirement sans air neuf. [7]
En mi-saison (Text < Tnon chauffage et < Tintérieure) :
Les circuits convecteurs et batterie chaude sont mis à l’arrêt.
En journée, le refroidissement éventuel est assuré par le groupe de ventilation. La
température de pulsion de l’air est régulée grâce à une cascade entre la modulation de
la roue de récupération, la batterie froide et enfin la vitesse du ventilateur. Le taux d’air
neuf du groupe reste maximal.
La nuit, les installations sont à l’arrêt. [7]
En plein été (Textérieure > Tintérieure) :
Les circuits convecteurs et batteries chaudes sont mis à l’arrêt.
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
En journée, le refroidissement est assuré par le groupe de ventilation. La température
de pulsion de l’air est régulée grâce à une cascade entre la batterie froide et ensuite la
vitesse du ventilateur. La récupération de chaleur reste maximale et le taux d’air neuf
du groupe est adapté en fonction de la vitesse du ventilateur pour que le débit global
corresponde au besoin hygiénique.
La nuit, si les conditions extérieures le permettent, le groupe de ventilation est activé, à
vitesse maximale, sans traitement d’air ni récupération de chaleur. [7]
5.4. régulation du débit d’air neuf dans une installation “tout air neuf” :
Certaines contraintes peuvent amener des auteurs de projet à mettre en place un free
cooling mécanique pour rafraîchir le bâtiment en été.
Dans ce cas, le réseau de ventilation hygiénique est surdimensionné pour assurer un
débit de refroidissement suffisant. Une gestion est donc nécessaire pour adapter le
débit en fonction de la saison : un débit minimum hygiénique en hiver et un débit
augmentant en été en fonction des températures intérieure et extérieure. [7]
Comme dans une installation VAV traditionnelle, la gestion individuelle de l’ambiance
peut se gérer par action sur des clapets modulants, le ventilateur modulant sa vitesse de
manière à maintenir une pression constante dans le réseau. La consommation du
groupe de ventilation est alors plus ou moins proportionnelle au débit pulsé.
L’étrangeté de ce mode de régulation apparaît par exemple en hiver. Dans ce cas il y a
de fortes chances que l’ensemble des clapets de zone soit fermé en position minimale,
générant une perte de charge que le ventilateur doit vaincre pour assurer le débit
hygiénique. L’idéal énergétique voudrait plutôt que, pour le même débit pulsé, tous les
clapets soient ouverts en grand et que le ventilateur réduise encore plus sa vitesse. Cela
paraît simple lorsque toutes les zones du bâtiment demandent le débit minimal, mais
cela se complique si, en été, les demandes de débit varient entre les zones. Dans ce cas,
il convient de trouver un moyen de régulation qui permet au ventilateur de travailler
toujours non seulement à son débit minimal, mais aussi à sa pression minimale. Ce sera
le cas si la gestion de l’ensemble du système “clapets modulants – ventilateur” fait en
sorte que quel que soit le besoin, au moins un clapet dans l’installation est en position
totalement ouverte.
Un tel mode de régulation existe de façon intégrée chez certains fabricants de systèmes
de ventilation. Il peut également être composé au départ de composants indépendants.
[7]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
Descriptif de l’installation :
L’installation est alors composée de : [7]
• Clapets modulants (ou boites VAV) sur la pulsion et l’extraction de chaque zone.
Ces clapets ont la caractéristique de permettre une lecture digitale du débit et de
la pression.
• Groupe de ventilation à vitesse variable, avec batteries chaude et froide et roue
de récupération
• Régulateur digital
Principe de régulation :
• Régulation estivale :
La température de consigne d’été sera contrôlée par action en cascade sur :
La température de pulsion : si la température de reprise du groupe dépasse la
température de consigne d’été, une commande en cascade modulera la vitesse de la
roue de récupération puis l’enclenchement de la batterie froide de manière à adapter la
température de pulsion jusqu’à une température de pulsion minimale de confort. La
température de pulsion est sera également limitée si la température d’une des zones
descend en dessous d’une valeur minimale de confort paramétrable.
Puis l’ouverture des clapets de zone : si la température de pulsion minimale est atteinte,
les clapets de zone s’ouvriront, entraînant l’augmentation de la vitesse des ventilateurs
du groupe. Les clapets sont alors commandés par une mesure de température locale : la
vitesse des ventilateurs et leur hauteur manométrique seront réglées en fonction de la
position des clapets de zone. Le système de régulation connaît le débit de chaque
registre et optimise la vitesse de la centrale de traitement d’air de manière à ce qu’au
moins un registre soit totalement ouvert (les ventilateurs adaptent leur vitesse jusqu’à
ce qu’un des débits locaux devienne inférieur à sa consigne). [7]
• Régulation hivernale :
Durant la saison de chauffe, la centrale de traitement d’air est réglée à une valeur
correspondant au débit d’air hygiénique minimal. Ici aussi, les clapets de zones sont
automatiquement réglés afin qu’au moins un registre soit totalement ouvert de manière
à optimaliser la pression du réseau.
La roue de récupération fonctionne à sa vitesse maximale et la température de pulsion
est maintenue à une valeur de consigne. [7]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
• Algorithme de régulation associé (extrait) :
La température de consigne de pulsion de l’air dépend de la température extérieure. Par
exemple : si Text < ou = 0°C, Tpuls = 19 °C ; si Text > 18 °C, Tpuls = 16 °C, modulation
linéaire entre ces 2 points.
Pour chaque zone (chaque clapet modulant), une courbe définit un débit d’air de
consigne en fonction de la T° ambiante, avec une plage morte entre le débit minimal en
mode chauffage (T ambiante = 21 °C) et l’augmentation du débit en mode
refroidissement naturel (Tambiante > 24 °C).
Les signaux 0-10 V d’entrée et sortie des boîtes VAV sont convertis en débit d’air (m³/h)
en fonction du débit maximum voulu. Un signal de 30 % (3 V) correspond ainsi au débit
de ventilation hygiénique, un signal de 100 % (10 V) au débit maximal de free cooling.
Un signal de 0 % (0 V) correspond alors à la mise à l’arrêt du système (par exemple,
fermeture complète des boîtes suivant un horaire programmé).
Le signal de sortie 0-10 V d’une boîte VAV est envoyé à la GTC. Il permet de lire le débit
réel de la boîte.
L’écart entre la consigne de débit et le débit mesuré est calculé pour chaque boîte VAV
(en pulsion et en extraction). La valeur minimale de cet écart pour les différentes boîtes
est envoyée à un régulateur PID qui module la vitesse du groupe de pulsion pour la
maintenir à une valeur de consigne (par exemple “-50 m³/h”). Cela signifie qu’au
minimum une boîte est en demande permanente et donc se retrouve en position
complètement ouverte et le ventilateur fonctionne toujours à sa vitesse minimale. [7]
6. Composants associés :
• Les registres équipés de moto-réducteurs et les vannes modulantes sont reliés au
régulateur. Actuellement, la plupart des projets incluent une communication
électronique, voire informatique, via bus de communication au dépend des
conceptions pneumatiques qui ont eu leurs heures de gloire, mais beaucoup trop
coûteuses au niveau investissement et exploitation. [7]
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Chpitre II : La régulation de centrale de traitement de l’air
• Le contrôle de la température pose moins de problèmes qu’auparavant. Les
sondes de température sont devenues fiables et permettent, associées à des
automates, de réguler de manière optimum la température de l’ambiance. [7]
• Enfin, les régulateurs sont des automates programmables reliés entre eux et,
éventuellement, à un superviseur (GTC) par un bus de communication. À l’heure
actuelle, il est rare de voir des conceptions où les sorties des régulateurs sont
pneumatiques. En effet, les coûts d’investissement (centrale de production d’air
comprimé), d’exploitation (système de régulation à fuite contrôlée) sont
importants et la précision ne vaut pas celle d’une installation électronique. [7]
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