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Thèmes abordés

  • signalisation,
  • développement,
  • défis,
  • câblage,
  • communications,
  • infrastructure,
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  • numérique,
  • transmission
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ARCHITECTURE

DES RESEAUX
DES TELECOMMUNICATIONS

www.esmt.sn

Sommaire :
Chapitre I : Les communications
I.1 La communication
I.2 Les télécommunications

Chapitre II: Historique des télécommunications


II.1 Introduction
II.2 La transmission de la voie
II.3 Le télégraphe optique
II.4 Le télégraphe électrique
II.5 Le téléphone
II.6 Les centraux téléphoniques

Chapitre III: Les réseaux des télécommunications


III.1 Introduction
III.2 Les réseaux télécommunications commuté RTC
III.3 Organisation rationnelle d’un réseau téléphonique
III.4 Plans techniques fondamentaux

1
Sommaire (suite)
Chapitre IV: Les réseaux des télécommunications mobiles GSM
IV.1 Schéma générale d’une communication GSM
IV.2 Les bandes de fréquences
IV.3 Multiplexage temporel – canaux de transmission

Chapitre V: Réseau numérique à intégration de services RNIS


V.1 Définition du RNIS
V.2 Signalisation hors bande et intégration de services
V.3 Une même installation
V.4 Les avantages pour l’utilisateur
V.5 Types d’accès RNIS

Objectif Général :

Décrire un réseau de télécommunications, énumérer les principales contraintes


techniques de son fonctionnement et donner les solutions et les structures
utilisées pour les résoudre..
Objectifs Intermédiaires :

1. Retrouver les 4 types de communication (parole, image, texte, informatique)


et citer les réseaux spécifiques s’y rapportant, définir le mot
« TELECOMMUNICATIONS ».

2. Connaître l’essentiel sur l’historique des télécommunications.

3. Décrire un réseau téléphonique et citer les différents problèmes concernant


son implantation et son fonctionnement.

4. Décrire l’organisation type d’un réseau téléphonique (zones, classes


d’autocommutateurs, etc …) et décrire les réseaux GSM et RNIS.

5. Expliquer les différents plans techniques fondamentaux.

2
CHAPITRE I : LES COMMUNICATIONS

I.1 LA COMMUNICATION
Communication : action de communiquer
Communiquer : être en relation avec, transmettre.
Pour communiquer, il faut :
- Etre au moins à deux
- S’entendre (dans les deux sens du mot : ouir, se mettre d’accord).
- Se comprendre (parler le même langage).

Exemples de communications :
La lettre, le discours, le geste (mime), le journal, la radio, la télévision,
le téléphone, …

I.2 LES TELECOMMUNICATIONS :

Une télécommunication est une communication à distance à temps réel.

Les télécommunications se caractérisent par le fait que seul l’information utile


est transmise aux usagers, le support étant utilisable par différentes communications
soit en même temps soit à des temps différents.

On peut classer les télécommunications en 4 types :


- télécommunications orales : téléphone, radio, …
- télécommunications écrites : télex, …
- télécommunications visuelles : télévision, télécopie, …
- télécommunications informatiques : transmission de données, télétexte,
télématique, …

NOTA : La littérature, le cinéma, la peinture, etc, sont aussi des moyens de


communications, mais indirects. Ils ne sont donc pas classés dans
les télécommunications.

3
CHAPITRE II : HISTORIQUE DES
TELECOMMUNICATIONS

II.1 INTRODUCTION

De tous temps et dans tous les pays, les hommes ont éprouvé le besoin d’échanger
leurs pensées à distance.

Les premières transmissions furent réalisées dès l’antiquité par des signaux
optiques
ou sonores très simples (feux, fumées, etc. …) que l’œil ou l’oreille interprétaient.
Plus tard, les chercheurs s’essayèrent à transmettre la parole par le moyen de
l’électricité, mais il a fallu attendre la mise au point du téléphone, inventé en 1876,
pour que le langage articulé soit transmis à distance dans des conditions
satisfaisantes.

II.2 LA TRANSMISSION DE LA VOIE


A l’air libre, la parole n’est intelligible qu’à une distance de quelques dizaines de mètres.
Les cris ont une portée bien plus grande. D’où l’idée des Perses d’échelonner sur
certains itinéraires des postes de crieurs qui se répétaient les appels les uns aux
autres, grâce à quoi les nouvelles pouvaient être transmises en une journée dans des
relations où le voyage durait trente jours.

Plus près de nous, les tubes acoustiques permirent également de communiquer par la
parole en canalisant les vibrations de l’air, mais sur des distances extrêmement faibles.

II.3 LE TELEGRAPHE OPTIQUE


C’est à Claude CHAPPE que devait revenir l’honneur de découvrir, ou plutôt de mettre
au point, le système de télégraphe optique qui porte son nom, et qui commence à
fonctionner sur une ligne expérimentale en 1793.

L’efficacité du procédé étant démontrée, de nouvelles lignes furent crées. En 1844, le


réseau français comportait 5000 kilomètres de lignes, et 534 stations desservaient 29
villes.

4
II.4 LE TELEGRAPHE ELECTRIQUE

En 1774, le français LESAGE avait imaginé de relier 24 balles de sureau, représentant


chacune une lettre de l’alphabet, par des fils métalliques d’une certaine longueur à une
machine produisant des décharges d’électricité statique. Une décharge envoyée dans
un des fils provoquait le déplacement de la balle correspondante.

COXE en 1810 et SOEMMERING en 1811 emploient non plus l’électricité statique


mais le courant fourni par des piles : ils relient 24 piles à 24 voltamètres (un par lettre),
la fermeture de l’interrupteur d’un des fils provoquant, à distance, la décomposition de
l’eau du tube correspondant à la lettre, dans lequel le courant est envoyé.

En 1820, AMPERE reprend le même dispositif, mais remplace les voltamètres par des
aiguilles aimantées : la déviation d'une aiguille indique le fil correspondant toujours à
une lettre dans lequel le courant est envoyé.

Puis, en octobre 1832, AMPERE et ARAGO découvrent l’électroaimant qui devait


permettre par la suite de résoudre la plupart des problèmes posés par l’émission, la
transmission et la réception des signaux télégraphiques et conduire à l’invention du
téléphone.

Dès la même année, aux Etats-Unis, Samuel MORSE pose les grands principes de
son système dont les premières démonstrations ont lieu en 1837. Un brevet lui est
délivré en 1840 et il obtint en 1843 les crédits nécessaires à la construction de la
première ligne Washington - Baltimore qui est mise en service le 24 mai 1844.

En France, ARAGO présente en 1845 un rapport à la Chambre des Députés tendant


à l’adoption du télégraphe électrique. Les crédits permettant l’établissement d’une
ligne PARIS-ROUEN sont votés. Mais rapidement le système Morse est écarté au
profit des appareils présentés par BREGUET. Le premier qui, composé de petites
barrettes mobiles imitant les signaux chappe, permettait une substitution progressive
du télégraphe électrique au télégraphe aérien dans le réseau général existant.

Le second, à cadran, où la lettre transmise était désignée par l’arrêt d’une aiguille
dont les mouvements étaient commandés par le poste émetteur, était réservé au
service des Chemins de Fer, alors en plein développement.

Cependant, le télégraphe Morse présentait le grand avantage de laisser une preuve


écrite de l’existence et du contenu des messages. Aussi ce système fut-il finalement
adopté en France en 1856.

10

5
II.5 LE TELEPHONE

Avant le téléphone :

L'apparition du téléphone fut précédée de nombreuses recherches sur des appareils


permettant de transmettre des sons musicaux (téléphones musicaux).

En1837, deux physiciens américains, HENRY et PAGE, découvrirent qu'une tige


métallique soumise à des aimantations et des désaimantations successives très rapides
pouvait émettre des sons, lesquels étaient en rapport avec la fréquence des émissions
de courant qui les provoquaient (musique galvanique).

A leur suite, de nombreux chercheurs essayèrent de produire des sons musicaux par le
courant électrique, notamment FORMENT et PETRINA qui construisirent en 1847 et
1852 des vibrateurs électriques. En 1854, un fonctionnaire de l'administration française
des télégraphes, Charles BOURSEUL, publia dans la revue "l'Illustration" (numéro du 26
août 1854), une note sur la possibilité de transmettre la parole à distance au moyen de
l'électricité.

11

Cette idée fut accueillie avec le plus grand scepticisme car personne n'imaginait qu'elle
put prendre corps un jour. Cependant, bien que la suggestion de BOURSEUL fut
imparfaite puisqu'il imaginait de faire valoir le courant par tout ou rien au lieu de le
moduler, il est permis de croire qu'elle aurait entraîné l'invention du téléphone si des
expériences suffisamment poussées avaient été entreprises. Malheureusement, l'auteur
ne put aboutir à aucun résultat pratique satisfaisant.

12

6
L'invention de Graham BELL :

Le 14 février 1876, deux demandes de brevets étaient déposées l'une à Boston par
Graham BELL pour un appareil dit "Télégraphe harmonique", l'autre à Chicago par
Elisha GRAY.

Le 7 mars de cette année là, Alexandre Graham BELL obtenait le brevet n°174465 qui
lui donnait pratiquement le monopole pour la transmission de la parole par téléphone.
Cette attribution donna lieu à un long procès qui ne se termina qu'en 1880, à l'issue
duquel le brevet et les droits d'invention furent attribués à BELL. Des recherches
approfondies ayant établi que sa demande avait été déposée deux heures avant celle
de GRAY.

En 1876, BELL réalisa une première expérience de transmission à distance entre


Boston et Malden (9 km) en utilisant les fils du télégraphe électrique : "des
conversations s'échangèrent avec la plus grande facilité d'un poste à l'autre. Un
pianiste exécuta à Malden un morceau qui fut l'auditoire".

13

De nouvelles expériences se déroulèrent ensuite, notamment entre Salem et Boston


(22 km) et entreNew- York et Northconway (plus de 230 km).

BELL forma alors une société pour l'exploitation du téléphone, et le premier réseau fut
constitué à New-York en 1877. Le développement véritable du téléphone ne date
cependant que de 1878, époque à laquelle l'appareil de BELL fut présenté à
l'Exposition Universelle de Paris.

Les premiers appareils téléphoniques :

La réalisation initiale de BELL comprenait un transmetteur et un récepteur distincts


mais, par la suite, l'inventeur mit au point un appareil réversible remplissant
indifféremment l'un ou l'autre rôle.
Il s'agissait d'appareils magnétiques constitués par une bobine entourant un aimant
permanent en face duquel pouvait vibrer une membrane en fer doux : les vibrations de
la membrane du transmetteur provoquées par la parole entraînaient des vibrations de
flux magnétique du barreau aimanté.

14

7
Il en résultait des courants d'induction très faibles qui, recueillis dans la bobine du
récepteur, modifiait le champ créé par l'aimant permanent et faisait ainsi vibrer la
membrane du récepteur en accord avec celle de l'émetteur lorsqu'ils ne se trouvaient
pas à une distance trop grande l'un de l'autre. C'est pourquoi, malgré divers
perfectionnements, ce téléphone ne put autoriser des transmissions à grande
distance. Les forces électromotrices induites étant trop faibles.

En 1877, un autre constructeur américain, Thomas EDISON, fit breveter un nouveau


téléphone comprenant un transmetteur et un récepteur spécialisés où les vibrations de
courant étaient provoquées non pas en agissant sur un champ magnétique , mais sur
la résistance d'un circuit parcouru en permanence par le courant électrique d'une pile.
Malheureusement, ce nouveau téléphone ne pouvait toujours pas servir pour les
transmissions à grande distance.

15

L'invention du microphone :

C'est l'invention du microphone par un physicien anglais, D.E. HUGUES, qui permit
au téléphone de devenir, en 1878, un moyen de communication véritablement
utilisable.

Mis au point pour accroître l'intensité des sons, l'appareil était formé d'un crayon de
charbon enchâssé dans deux blocs de même matière susceptibles de vibrer sous
l'action des ondes sonores. Les contacts crayon - blocs étant imparfaits, la
résistance électrique du système variait selon les vibrations de la voix. L'ensemble
était intercalé dans un circuit électrique alimenté par une pile. L'intensité du courant
circulant dans le circuit variait donc en fonction des fluctuations de la résistance.

16

8
CHRONOLOGIE DE QUELQUES POSTES TELEPHONIQUES

Année Désignation Nationalité


1876 BELL (USA)

1877 Edison (USA)

1878 Hugues (GB)

1879 Ader ( F)

1893 Berthon - Ader (F)

1910 Marty (F)

1924 BC - Auto (type 1924) (F)

1943 U 43 (F)

1963 S 63 (F)

1975 T 75 (F)

1980 Digitel 2000 (USA)

1983 T 83 (F)

17

II.6 LES CENTRAUX TELEPHONIQUES

Les centraux manuels :

Le premier central téléphonique digne de ce nom vit le jour à Newhaven (USA) en


1878. Paris fut la première ville d'Europe à bénéficier de ce nouveau mode de
transmission : un réseau urbain y fut établi dès 1879. Mais l'état français, craignant
l'indifférence du public et reculant devant les dépenses à engager, en confia la
réalisation à trois sociétés concessionnaires qui fusionnèrent en 1880, puis furent
rachetées par l'état en 1889.
Les centraux automatiques :

Toutes charmantes qu'elles fussent, on ne pouvait envisager de multiplier les


demoiselles du téléphone aussi vite que l'on multipliait les abonnés, et les
centraux, surchargés, menaçaient le développement de cette industrie naissante.
C'est pourquoi, dès 1881, de nombreux chercheurs travaillèrent sur la question.
En fin de compte, dix ans plus tard, c'est un système appelé STROWGER qui est
le plus généralement retenu.

18

9
M. STROWGER, de son métier, était entrepreneur de pompes funèbres dans une petite
localité du centre des Etats Unis. La légende veut qu'il se soit intéressé à l'automatisation
du réseau dans le seul but de se débarrasser d'une demoiselle du téléphone qui lui causait
les pires ennuis. La téléphoniste de la petite localité était en effet la femme de son
concurrent, et il la soupçonnait non seulement de passer à son époux des appels destinés
à sa propre entreprise, mais aussi d'espionner les décès de la ville. Son central allait
contribuer lentement mais efficacement à réduire au silence toutes les demoiselles du
téléphone de la terre…
Panorama de quelques systèmes téléphoniques

a) Systèmes électroniques rotatifs :

1891 : Strowger  USA


1897 : Rotary  USA
1915 : Semi auto LMT  France
1922 : Automatique rural  France
1929 : R6  France
1948 : L43  France
1950 : Rotary 7B1  USA

b) Systèmes électromécaniques CROSSBAR :

1960 : CP400  France


1960 : Pentaconta  France

19

a) Systèmes semi électroniques CROSSBAR :

1975 : JANUS (CIT ALCATEL)  France

b) Systèmes électroniques spatiaux :

1978 : Métaconta 11F  USA


1978 : AXE  Suède

c) Systèmes électroniques temporels

1973 : E10  France


1975 : D10  Japon
1977 : MT20/25  France
1978 : EWSD (Sièmens)  RFA
1978 : E12  France
1978 : AXE10  Suède
1990 : OCB283  France
etc…

20

10
L’avenir semble appartenir aux systèmes temporels (conférence d’ATLANTA en 1977).
En effet, associés à un réseau numérique, ils forment un ensemble homogène
parfaitement adapté aux exigences modernes (télématique, visiophone, …) tout en
restant compétitifs grâce à la baisse spectaculaire des coûts de fabrication des circuits
électriques et au développement des microprocesseurs.

21

CHAPITRE III : LES RESEAUX DES


TELECOMMUNICATIONS

III. 1. Introduction:
On peut définir un réseau d’une façon générale comme étant un ensemble d’éléments
interconnectés rendant un service particulier.
Exemples :
- Transmission de la voie : réseau téléphonique
- Transmission de textes : réseau télex

Les réseaux sont donc caractérisés par le service qu’ils rendent, mais aussi par leur
exploitation :

• interactivité : l’échange d’information se fait dans les deux sens, de façon conversationnelle.
Exemple :
- réseau Télétel
- réseau téléphonique commuté

à commutation de circuits : le chemin de la mise en relation est virtuel., c’est-à-dire que


l’information, envoyée sous forme de paquets, est acheminée par le réseau de façon
optimale. La gestion de l’itinéraire étant dynamique, ce dernier peut varier au cours de la
communication, suivant le trafic.

22

11
Exemples :
- réseau Senpac
- réseau Transpac

 de type ouvert : Il peut s'interconnecter à plusieurs autres réseaux.

Exemple :
- réseau télex
- réseau téléphonique commuté
- internet
 de type fermé : les utilisateurs n’ont la possibilité de communiquer qu’avec ceux
faisant partie de la même entité juridique, bien que les ressources techniques :
matériel, logiciels,… puissent être communes à plusieurs entités.

Exemple :
- réseau Télécom 1
- réseau Colisée

23

• à caractère public : le raccordement au réseau est géré par l’organisme de service


public des Télécommunications : Office National, administration.
Exemple :
- réseau téléphonique commuté
- réseau Senpac

• à caractère privé : le raccordement au réseau est géré par un organisme privé, qui
peut introduire des conditions restrictives d’accès.
Exemple :
- réseau de la Régie de Chemin de fer
- réseau bancaires (Swift)

Tous ces critères influent donc sur les moyens mis en œuvre et en particulier
sur le matériel utilisé.

24

12
III-2 LE RESEAU TELEPHONIQUE COMMUTE (RTC)

III-2.1 Les fonctions de base d’un réseau téléphonique commuté :

La fonction de base d’un réseau téléphonique commuté est bien entendu de mettre
en relation deux postes d’abonnés. Pour cela, il faut établir la communication en
utilisant les renseignements fournis par l’abonné demandeur (numérotation), la
maintenir pendant toute la durée de la communication, avec une qualité d’écoute
suffisante, tout en supervisant pour détecter le raccrochage.
On voit apparaître donc trois fonctions.

L’interconnexion des abonnés: c’est leur fournir temporairement le support qui


permet aux extrémités de correspondre, et plus précisément d’assurer le
transmissions des signaux dont la fréquence est comprise entre 300 et 3400Hz.

La signalisation des abonnés et du réseau: c’est la numérotation d’abord, puis les


échanges internes au réseau qui permettent l’établissement, la supervision et la
rupture de la communication.

25

- L’exploitation du réseau : qui concerne l’échange des informations et des


commandes permettant de gérer le réseau ( mesures de trafic,
reconfiguration en cas de panne.

Ces trois fonctions se concrétisent en trois réseaux plus ou moins liés.

III-2.2 Organisation technique:


L’organisation technique est une image que doit parcourir une communication
pour relier deux postes téléphoniques et des équipements qu’elle met en
œuvre.

a) La distribution:
C’est la partie du réseau qui se trouve entre le poste téléphonique et son
commutateur de rattachement. On y rencontre successivement, dans le cas
usuel:
- Les postes d’abonné
- Le câble de branchement
- Le câble de distribution
- Le câble de transport

26

13
- Un répartiteur général qui est l’interface entre le câble de transport et
le commutateur

b) La commutation:
La commutation est la partie intelligente du réseau, celle qui permet de réunir
temporairement la ligne de l’abonné demandeur à celle de l’abonné
demandé (s’il est raccordé au même commutateur) ou à un circuit
aboutissant à un autre commutateur.

c) La transmission:
La transmission est la partie du réseau qui permet de relier les
autocommutateurs entre eux a travers des circuits.

Voir figure 1 la chaîne de communication.

27

Poste d’abonné

Branchement

Point de concentration (PC)


Distribution Distribution proprement dite

Sous répartiteur

Transport

Répartiteur Général

Commutation Autocommutateur

Répartiteur transmission
Transmission Centre de modulation et démodulation (CMD)

Faisceaux hertzien
Câble

Figure 1 la chaîne de communication

28

14
Figure 2 Distribution

29

III-2.3 LES DIFFERENTES STRUCTURES DU RESEAU COMMUTE

1) Poste à poste

Dans une telle structure tous les postes sont reliés deux à deux.

De chaque poste nous aurons (Nbre de postes – 1) liaisons et le nombre de liaisons


(N) est égal à :

(Nbre de poste) x (Nbre de poste – 1)


N =
2

30

15
Fig .3 Poste à Poste

31

2) Point de commutation
Pour pouvoir raccorder un grand nombre d’abonnée, on met en commun une partie du
réseau (circuits, commutateurs, etc…). Pour que n’importe quel abonné puisse
communiquer avec n’importe quel autre, les lignes sont groupées en des points de
commutation permettant l’interconnexion à la demande.

Fig. 4 Point de commutation

32

16
Chaque abonné est raccordé par une (ou plusieurs) ligne(s) téléphonique(s) sur un
commutateur qui lui fournit l’alimentation microphonique, ainsi que des ressources
techniques aptes à établir les communications demandées suivant la numérotation
reçue de l’abonné.

Mais avec le nombre d’abonnés croissant et les pertes en ligne (une ligne d’abonné
ne peut pas dépasser une certaine longueur en fonction du type de ligne et du
diamètre des conducteurs), il devient indispensable de disposer dans un même
réseau téléphonique plusieurs commutateurs. Pour assurer le service universel, c’est
à dire que tous les abonnés reliés à différents commutateurs puissent communiquer, il
faudra alors établir un « chemin » entre les commutateurs deux à deux. Mais la
plupart des pays ayant considérablement développé leur réseau de
télécommunications au cours de la dernière décennie, la densité téléphonique est telle
qu’il est impossible de raccorder tous les commutateurs du pays deux à deux..
Le nombre de relations téléphoniques entre tous les commutateurs serait dans ce cas
égal à :
(nbre centraux) x (nbre de centraux - 1)
Nbre de relations =
2

33

Il a donc fallu donner aux matériels des fonctionnalités différentes, et certaines


installations appelées : « Centre de Transit (régional ou national )» assurent l’aiguillage
du trafic entre les commutateurs recevant des lignes d’abonnés.

Selon la manière d’établir ce « chemin », nous aurons à faire à différents types de


structure

34

17
3) Le réseau en étoile

Fig. 5 le Réseau en étoile

35

Les réseaux en étoile sont économiques mais chaque commutateur ne dispose que
d’une possibilité pour communiquer avec les autres d’où un risque énorme
d’isolement total en cas de rupture de cette liaison.

36

18
4) Le réseau maillé

Fig 6. Réseau maillé

Dans un tel réseau il existe au moins deux « chemins » distincts entre deux
commutateurs. Ils sont plus sûrs mais aussi plus onéreux.

37

5) Le réseau mixte

Fig 7. Réseau mixte

38

19
III-2.4 LES CONTRAINTES DES RESEAUX TELEPHONIQUES

Un abonné quelconque du territoire doit pouvoir communiquer avec n’importe quel autre
abonné du territoire national ou international, tout en respectant de courts délais
d’établissement de la communication et une bonne qualité de l’audition.

Quand il est possible d’établir dans des telles conditions une liaison entre deux points
quelconques, on dit que le service universel est assuré.

La qualité de ce service est fonction de plusieurs contraintes :

- organisation rationnelle du réseau téléphonique,

Les plans techniques fondamentaux:

- plan d’acheminement
- plan de transmission
- plan de numérotage
- plan de taxation
- plan de signalisation
- plan de synchronisation

39

III-3 ORGANISATION RATIONNELLE D’UN RESEAU


TELEPHONIQUE

1) Généralités :

Pour assurer le service universel, le réseau téléphonique est constitué de


commutateurs et de liaisons entre ces commutateurs appelées circuits. Les abonnés
sont raccordés aux commutateurs par le système d’abonné (ligne d’abonné).

Fig 8.

40

20
2) Les commutateurs :

Les autocommutateurs sont classés suivant leurs fonctionnalités comme vu plus haut
(transit ou abonnés), mais également en fonction de leur importance :
a) Les centres à autonomie d’acheminement (CAA)

Les centres à autonomie d’acheminement sont appelés ainsi parce que leurs organes
de commande sont capables d’analyser la numérotation reçue et de sélectionner une
jonction vers le demandé (suivant les règles décrites précédemment).

b) Les centres locaux (CL)

Les centres locaux, généralement implantés dans des zones de faible densité
téléphonique, doivent retransmettre tous les chiffres émis par les abonnés vers
l’autocommutateur hiérarchique de rattachement (le plus souvent un C.A.A), lequel
écoulera leur trafic ; toutefois, certains CL sont capables de traiter leur trafic local
(entre deux équipements de ce même centre). Leur capacité peut varier de quelques
lignes en zones rurales à plusieurs milliers de lignes en zones urbaines.

41

c) Le centre de transit (CT)

Un centre de transit est un nœud de commutation des circuits écoulant le trafic entre
les différents centraux téléphoniques d'un réseau. Les centres de transit peuvent avoir
plusieurs niveaux (transit régional, national).

d) Les zones de desserte de ces installations sont :

- la Zone Locale (Z.L) à l’intérieur de laquelle tous les abonnés sont raccordés sur
le même autocommutateur, ou sur plusieurs commutateurs situés dans la même zone
(les limitations de capacité matérielles et logicielles des centraux conduisent parfois à
avoir plusieurs centraux couvrant la même zone).

- la Zone à Autonomie d’Acheminement (Z.A.A) est une entité servant d’unité de


gestion et de planification du réseau ; le trafic à l’intérieur d’une telle zone est traité
différemment du trafic local et du trafic interurbain. En principe, une Z.A.A. contient un
ou plusieurs C.A.A. Ces derniers peuvent être interconnectés, mais l’ensemble du
trafic hors zone (entrant ou sortant de la Z.A.A.) doit être traité par le même centre de
transit.

42

21
Fig 9 : les zones

43

e) Le Centre international (CI)

Le centre international est un centre reliant le réseau national au réseau international.


Il peut exister dans les zones frontalières des chaînes locales internationales (C L I)
écoulant du trafic de part et d’autre de la frontière, sans transiter par le CTI.
3) L’environnement du commutateur d’abonnés.
a) Les lignes d’abonnés

Les câbles utilisés pour desservir le réseau local (celui formé par les abonnés et leur
centre de rattachement) ont un nombre de paires qui décroît en se rapprochant des
installations d’abonnés. Un câble dit « de transport », ayant une capacité de 112, 224 ou
448 paires, etc au départ du central permet de desservir un quartier en zone urbaine, où
un « sous-répartiteur » assure la « distribution » vers des « points de concentration »
représentant des groupes d’habitations. De là se fait le « branchement » vers ces
dernières. La longueur totale d’une telle liaison (transport + distribution + branchement) est
bien sûr très variable suivant que l’on soit en zone rurale ou en ville.

A titre d’exemple, pour un pays à 30% de population en zone rurale, la longueur moyenne
est de l’ordre de 3,200 km. Les lignes d’abonnés sont individuelles, il en va de même pour
les signaux qui les parcourent ; ce sont :

44

22
 l’alimentation microphonique de l’abonné, par un courant continu de
quelques dizaines de milliampères
 la signalisation de l’autocommutateur, destinée à informer l’abonné,
sous forme de tonalités.
 La signalisation émise par l’abonné (numérotation), sous forme de
ruptures de boucle ou de fréquences codées.
 Les signaux électriques véhiculant la parole de façon bidirectionnelle.

Ces signaux sont généralement analogiques, mais aussi numériques dans le cas du
RNIS.
 Dans certains cas des signaux particuliers, tels que la retransmission
de taxe par une fréquence hors bande.

b) Les circuits

Contrairement aux lignes, l’utilisation des circuits est collective à l’ensemble des
abonnés d’un central. Leur occupation est gérée en temps réel, par les ressources
des autocommutateurs d’extrémités, et le trafic qu’ils écoulent est

45

beaucoup plus important que celui de la plupart des lignes d’abonnés qui restent de
longs moment inactives. De plus, la longueur des circuits est également beaucoup
plus importante (plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres). On les regroupe
donc par faisceaux sur des supports, afin d’abaisser le coût des liaisons, et d’en
faciliter la maintenance. Ces supports sont en général des multiplex analogiques
(systèmes à courants porteurs), ou temporels (Modulation par Impulsions Codées).

c) Les codes de signalisation

La signalisation circulant sur les circuits diffère également de celle des lignes
d’abonnés, car les procédures d’établissement et de rupture nécessitent un
vocabulaire de signalisation plus étendu, permettant de transmettre à l’autre extrémité
un grand nombre de commandes, de comptes rendus, et de signaux de contrôle et
d’asservissement. Les codes utilisés sont très variés suivant les pays, mais on
rencontre très fréquemment le code R2 et le code CCITT n°5 dans la sous-région.

46

23
d) Gestion des échanges de signaux inter - centraux

Le Réseau Téléphonique Commuté est, comme nous l’avons vu, un réseau à


commutation de circuits, c’est-à-dire qu’un circuit est attribué à l’usager pendant
toute la durée de la communication.

L’échange de signalisation relatif à cette communication peut également se faire sur


le même circuit ; on aura donc à faire à une gestion : « voie par voie », ce qui
signifie que chaque voie téléphonique véhicule sa propre signalisation. C’est le cas
du code R2, cité plus haut.

Dans le but d’optimiser la gestion de l’acheminement des communications, la


signalisation a été dissociée du circuit de parole, de façon à être traitée par des
ressources spécifiques et transmise sur des liaisons de données. C’est la
signalisation sur « voie commune » encore appelée par « canal sémaphore ».

Dans chaque commutateur, l’unité de commande chargée de traitement est dédiée


et centralisée, ce qui permet un investissement plus important en ce qui concerne
les performances :

47

 utilisation d’un code aux possibilités accrues (code CCITT N°7), ce qui
permet l’introduction de nouveaux services pour les usagers,
 traitement d’un grand nombre de paramètres rendant possible la gestion
en temps réel de tout le réseau d’un pays, d’où meilleur contrôle du trafic.
 Par ailleurs, l’utilisation de liaisons de données augmente la rapidité des
phases transitoires (temps d’établissement plus court, perçu de l’usager).
NOTA :

- Il existe un type particulier de commutateur appelé commutateur


auxiliaire (CA) qui ne fait qu’établir une liaison temporaire entre un abonné et son
centre local de rattachement sans aucune analyse. Il fait partie intégrante du système
d’abonné.

- Un même centre peut jouer plusieurs rôles cités précédemment


simultanément.
Exemple
Abonné + Transit
Transit + CI

48

24
III-4 PLANS TECHNIQUES FONDAMENTAUX
III-4.1 PLAN D’ACHEMINEMENT
1) Objectif :

Dans un réseau qui comporte un grand nombre de commutateurs, il n’est pas rentable
de les relier deux à deux par des circuits de jonction ; en outre l’écoulement du trafic
est d’autant plus efficace que les faisceaux de circuits constituant ces jonctions sont
plus gros.

D’où la nécessité de hiérarchiser les voies d’acheminement du trafic, afin de pouvoir


concentrer son écoulement à travers certains nœuds du réseau c’est le plan
d’acheminement.
2) Définitions

Ces différentes définitions intéressent surtout les services de planifications pour mieux
cibler leur domaines d’actions.

49

a) Catégories des circuits

Les circuits sont distingués selon la nature des commutateurs qu’ils relient.
 Le circuit local : relie le CL à son CAA
 La jonction locale : relie deux CAA d’une même zone (entre deux
centres dépendant d’une même région par exemple).

 La jonction urbaine : c’est une jonction locale à l’intérieur d’une


zone urbaine.
 Le circuit interurbain : relie deux autocommutateurs appartenant à deux
villes situées dans différentes zones de transit régional (centres situés dans deux
ART par exemple).
 Le circuit international (intercontinental) : circuit dont les deux extrémités
appartiennent à différents pays (continent).

 Le faisceau de circuits : l’ensemble des circuits dont les extrémités de départ


appartiennent à un même commutateur et les extrémités d’arrivée à un même et autre
commutateurs.

50

25
b) Catégories de réseaux
 Le réseau d’abonnés (système d’abonnés) : comprend l’ensemble des
moyens de transmission et de commutation auxiliaires nécessaires pour relier
un poste à son commutateur principal de rattachement.
 Le réseau urbain : comprend l’ensemble des jonctions urbaines et les
centres d’abonnés et de transit urbains (CU/CTU) appartenant à une même
zone urbaine.

 Le réseau interurbain : comprend l’ensemble des circuits interurbains et


commutateurs de transit nécessaires pour relier deux CAA n’appartenant pas à
une même ZAA.
c) Catégorie de trafic
 Le trafic interne : c’est le trafic écoulé entre deux abonnés desservis par un
même commutateur principal (non compris les unités éclatés pouvant écouler du
trafic sans passer par le cœur de chaîne).
 Le trafic urbain : c’est le trafic écoulé entre deux abonnés desservis par des
CL, CAA, CU de la même ZU.

51

 Le trafic régional : c’est le trafic écoulé entre deux abonnés rattachés à


deux différents centres d’une même région administrative des
télécommunications (exemple ART).
 Le trafic inter - régional : c’est le trafic écoulé entre deux abonnés
n’appartenant pas à une même zone de transit régional (trafic écoulé entre des
commutateurs de deux ART).
 Le trafic international (intercontinental) : c’est le trafic écoulé entre deux
abonnés n’appartenant pas au même réseau national.

3) Systèmes mis en jeu dans une liaison téléphonique nationale


a) Le système d’abonnés : constitué de l’ensemble des installations comprises
entre le répartiteur principal du centre téléphonique et le poste de l’abonné.

b) Le système terminal : comprend l’ensemble des installations allant du poste


d’abonné jusqu’à l’entrée du commutateur principal de rattachement (y compris le
centre local s’il existe). Il se confond avec le système d’abonnés pour les
commutateurs à autonomie d’acheminement.

52

26
Fig 10: système d’abonné
système terminal

53

c) Le système interurbain : intègre les deux CAA d’extrémités (s’ils


appartiennent à différentes ART) et tous les équipements (circuits et commutateurs)
qui les relient.

Fig 11. Système interurbain

54

27
4) Hiérarchisation des centres de commutation :

a) Communication national

Un centre local n’ayant pas d’autonomie d’acheminement, le problème consiste à


pouvoir faire communiquer n’importe quel centre primaire avec n’importe quel autre,
soit directement soit par l’intermédiaire d’un ou de plusieurs centres de transit
nationaux ou internationaux. Chaque centre primaire est donc relié à un autre centre
plus important, appelé centre secondaire, celui-ci étant lui-même relié à un centre
encore plus important, le centre tertiaire etc... C’est la hiérarchisation du réseau.
Cette hiérarchisation désigne sans ambiguïté les centres de transit intervenant dans
l’établissement de la communication. Le chemin ainsi établi est dit chemin
« normal ».

55

Fig 12.Hierarchie des centraux

56

28
b) Hiérarchisation d’un réseau de type urbain
 La structure strictement hiérarchisée

Fig 13. Structure hiérarchisée

 Les commutateurs d’abonnés dépendent d’un et d’un seul commutateur de transit


pour les appels en départ et en arrivée.

Inconvénients : risque d’isolement en cas de rupture d’une liaison et encombrement


de certains commutateurs.

57

 La structure hiérarchisée en arrivée seulement

Fig 14 structure hiérarchisée arrivée seulement

Les commutateurs d’une même zone dépendent d’un et d’un seul commutateur de
transit pour le trafic arrivée.

Inconvénients : en cas de rupture d’une liaison, toute la zone est perturbée du fait que
les liaisons départ sont très petites.

58

29
 La structure hiérarchisée en départ :

Fig 15. structure hierchisée seulement en separt

Les commutateurs d’une même zone dépendent d’un et d’un seul commutateur de
transit pour les communications départ. Pour plus de sécurité, la liaison départ est
partagée entre deux centres de transit.

La tendance actuelle est de tirer les faisceaux départ vers deux centres de transit
distincts.

59

Les faisceaux transversaux

En réalité, on trouve rarement dans les grands réseaux la structure précédemment


décrite, puisque le trafic entre certains centres d’abonnés (centres de transit) est tel
qu’il est souvent plus rationnel d’ouvrir des faisceaux directs entre ceux-ci, plutôt que
de contribuer à l’engorgement des centres de transit qui forment un goulot
d’étranglement.
Les faisceaux directs ainsi créés se nomment aussi : « faisceaux transversaux ».

60

30
Faisceau hiérarchique
Faisceau transversal
Fig 16: Faisceaux transversaux

61

a) Communication internationale

Le CCITT avait proposé la hiérarchisation suivante pour l’écoulement du trafic


international :

62

31
CTI CTI

CTN CTN

CTS ou CTR CTS ou CTR

CAA 1 CAA 1

PAYS A PAYS B
Fig 17: communication internationale

63

CTI centre de transit international qui relie les pays.

CTN centre de transit national qui relie les CTS ou CTR

CTS ou CTR centre de transit secondaire ou régional qui relie les CAA d’une
région.

c) Règles d’acheminement

 Acheminement
On appelle acheminement, le choix par un commutateur A de départ, des directions
(faisceaux de circuits) à prendre pour atteindre un autre commutateur B d’arrivée.

Pour qu’il y ait choix, il faut :

 Que le commutateur de départ soit capable d’effectuer un choix (CAA);


 Qu’il existe des faisceaux transversaux (s’il n’y a qu’une possibilité, il n’y a
pas de choix).

64

32
Actuellement, quatre principes régissent l’acheminement des communications vers
l’autocommutateur du destinataire :

 le principe du « pas à pas », ainsi appelé parce que la traversée de plusieurs


centres est souvent nécessaire pour atteindre l’abonné demandé. Cela impose un
échange de signalisation entre ces différents autocommutateurs. Chaque commutateur,
en fonction des chiffres reçus fait un choix de chemin parmi tous les faisceaux
(faisceaux transversaux ou normaux) donnant accès directement au commutateur de
l’abonné ou via un centre de transit et établit la connexion sans connaître l’état
d’encombrement de l’aval.

Chaque fois que l’on aboutit à un centre de transit, le processus se répète, identique à
lui-même, à partir de ce commutateur de transit.

La vision globale du réseau national déterminant en temps réel les différents itinéraires
constitue l’évolution rendue possible par l’utilisation du code C.C.I.T.T. N°7.

 « L’indépendance de l’amont », c’est-à-dire que l’origine de l’appel n’est pas prise


en compte dans la détermination de l’acheminement.

65

 La règle des « trois choix », suivant laquelle on propose, en cas de


saturation du faisceaux habituel (par exemple de faisceau transversal), un
acheminement dit de : « 2eme choix » (par exemple le faisceau normal vers le centre de
transit, lequel a peut être des jonctions disponibles vers le commutateur du demandé).
Si aucun autre chemin ne peut être trouvé, l’appel est aiguillé vers un dispositif
d’annonces parlées informant le demandeur de l’encombrement des circuits (ceci
constitue en fait le « 3eme choix ».
 L’acheminement « au plus loin » : lorsqu’on dispose, comme vu plus haut,
de plusieurs faisceaux possibles pour écouler un appel, le 1er choix sera toujours
celui permettant d’atteindre directement l’autocommutateur le plus proche de celui de
l’abonné demandé (c’est-à-dire entraînant la traversée du moins de centres
possibles), le dernier choix étant le faisceau normal.
Remarques :
- Dans la pratique, tous les faisceaux transversaux ne sont pas construits
(raisons économiques) ;

- C’est un acheminement pas à pas

66

33
- Pour des raisons techniques, afin de faciliter l’exploitation du réseau, dans la
plupart des commutateurs, la règle des « trois choix » est appliquée.

- L’acheminement n’est pas réciproque c’est-à-dire que le chemin de A vers B


n’est pas forcément le même que celui de B vers A.

 Le débordement

Les faisceaux normaux sont des faisceaux généraux puisqu’ils permettent d’accéder à
n’importe quel point du réseau. Ils sont suffisamment dimensionnés pour que le taux de
perte (nombre d’appels perdus pour 100 appels présentés) soit très faible (moins de
1%). Au contraire les faisceaux transversaux écoulent un trafic destiné à un
commutateur spécifique. En cas d’encombrement de ce faisceau il sera toujours
possible d’acheminer les appels via le normal (débordement).

Le trafic de débordement sur le faisceau de premier choix peut atteindre 30% du trafic
total écoulé dans cette direction (taux de perte très élevé).

67

Débordement

Fig 17: Faisceaux de débordement

68

34
III-4.2 PLAN DE TRANSMISSION

1) Objectifs du plan de transmission

Lors de la transmission de la conversation, le signal téléphonique transmis subit


toujours un affaiblissement plus ou moins important suivant le type de support utilisé et
la distance de transmission. Cet affaiblissement ne doit pas dépasser une certaine
valeur au-delà de laquelle la communication devient inaudible.

Le plan de transmission a pour but de définir les valeurs maximales des


affaiblissements admissibles sur les différents tronçons de la liaison téléphonique, afin
que même dans les pires des cas cette limite ne soit pas atteinte.

Le CCITT a limité à 36 dB la valeur maximale de l’affaiblissement du signal transmis


pour les communications établies par voies automatiques, et à 40 dB pour les
communications établies par une opératrice, comme valeurs de référence.

69

2. Transmission analogique :

Comment répartir l'affaiblissement dans le réseau national ? Cela dépend du nombre


de niveaux hiérarchiques dans le réseau national et de l'acheminement. Il faut répartir
entre :

- Lignes d’abonnés
- Jonctions
- Liaisons interurbaines.

Choix économique ; en principe, tolérer plus d'affaiblissement sur les liaisons les plus
nombreuses.

Exemple : - ligne d'abonné : 6,5 dB


- jonction zonale (2 fils) : 4,5 dB
- liaison inter (4 fils) : O dB (y compris CT)
- termineurs hybrides : 3,5 dB
- 1 commutateur (CL, CZ) : O,5 dB.

70

35
3. Avantages et désavantages de la transmission numériques MIC. (PCM):

Intérêts :

Les avantages par rapport à la transmission analogique sont fondamentalement


les suivants :

- régénération
- multiplexage
- synergie avec commutation temporelle
- intégration voix-données

Inconvénients

- Le prix payé est la largeur de bande W


- Quelle est la bande nécessaire pour un signal numérique MIC : 64 kbit/s ?

71

III-4-3 PLAN DE NUMEROTAGE

1) Un numéro unique

Dans le monde entier, chaque abonné a un numéro significatif unique pour être
identifié sans risque d’erreur. Il a donc été nécessaire de planifier la
numérotation, lors de l’intégration des réseaux nationaux dans un réseau
automatique mondial, afin de garantir l’unicité du numéro d’un abonné.

2) Définition

- Le numérotage est l’attribution des numéros


- La numérotation est la composition, à partir d’un clavier ou d’un cadran du
numéro permettant d’atteindre un abonné ou un service.

La numérotation peut se décomposer en deux partie :

- Le préfixe
- Le numéro proprement dit.

72

36
a) Le préfixe

C’est une commande à 1, 2 ou 3 chiffres qui indique à l’autocommutateur à quel


type de fonction s’adresse la numérotation qui va suivre.

Exemples :

- accès à l’interurbain (France = 16)


- accès à l’international (Sénégal = 00)
- accès à la table de numérotation abrégée (I P)
- demande d’accès à une ligne réseau (IP).

b) La numérotation

La numérotation est définie par les avis E 160 à E 165 du CCITT. Le système de
numérotation recommandé est le suivant :

73

• Préfixe interurbain 0
• Préfixe international 00
• Numéro d’abonné XN
• Indicatifs interurbains YN

Où N = un ou plusieurs chiffres quelconques

X = un chiffre autre que 0 et 1


Y = un chiffre autre que 0

Le numéro d’abonné se compose d’autant de chiffres que nécessaire.


Dans un pays le numéro de l’abonné peut être de longueur fixe ou de longueur
variable.

Dan le premier cas (longueur fixe) nous parlerons de numérotation fermée et dans
le second, de numérotation ouverte.

74

37
Avantages de la numérotation fermée

Le commutateur reconnaît facilement par comptage des chiffres au fur et à mesure de


leur réception, la fonction que chacun d’entre eux (les chiffres) exerce dans la
numérotation, ainsi que la fin de la numérotation après le dernier chiffre. Ce centre peut
donc vérifier avant la prise d’un circuit départ vers le centre distant que le numéro
composé par l’abonné demandeur est valide, ce qui évite de lancer dans le réseau une
communication dont le numéro n’a pas tous les chiffres requis ou que le demandeur a
abandonné.
Toutefois ce réseau se prête mal à la modification du plan de numérotage.

Avantage de la numérotation ouverte

Un numéro de longueur variable offre l’intérêt, pour le plan de numérotage, d’une grande
économie dans la numérotation et d’une grande adaptabilité à l’augmentation du nombre
de numéros à contenir.
Par contre une numérotation ouverte coûte beaucoup plus cher (enregistreurs plus
complexes) et risque de perdre des appels valides par libération prématurée en cas
d’hésitation lors de la composition du numéro par le demandeur. En effet le centre ne
connaissant pas la longueur du numéro, considère que la numérotation est terminée
lorsqu’il s’écoule un certain délai (3 à 20 sec) après la réception du dernier chiffre
composé.
75

La numérotation nationale

Quelque soit le système de numérotation adopté, il est préférable qu’il soit uniforme
pour tout le pays.

Les numéros d’abonné sont généralement composés :

- d’un numéro identifiant le réseau (dans les grands pays)


- d’un numéro identifiant le central (ex : PQ) de 1, 2 ou 3 chiffres
- d’un numéro à 3 ou 4 chiffres identifiant l’abonné dans le central (ex : MCDU).

Les deux dernières parties constituent le numéro local de l’abonné.

NOTA : La notation de PQ du central est surtout lié au fait que les centraux
électromécaniques avaient une capacité maximale de 10.000 abonnés. Actuellement
avec l’apparition des centraux électroniques, un même central peut avoir plusieurs
PQ.

76

38
Exemple du réseau sénégalais:

9 51 5816

N° de l'abonné
Central de Thiès

Province

8 25 1922

N° de l'abonné
Central de Grand Dakar

Région de Dakar

77

La numérotation internationale

Le plan de numérotage international qui met en cause des millions d’abonnés à


travers le monde entier a été défini par l’avis Q10 du CCITT.

Le préfixe international de 1 à 3 chiffres selon les pays et les systèmes, donnant


accès au réseau international. Le CCITT recommande le « 00 » comme préfixe
international.

Le numéro international (maximum 12 chiffres) comprenant :

- le numéro du pays (1 à 3 chiffres)


- le numéro national de l’abonné.

Exemple de numéro internationaux :


Sénégal : 221 824 98 06 (ESMT)
France : 33 2 56 70 07 07 (IRET Pessac à Bordeaux - France)
USA : 1 212 93.6 16 16 (Horloge parlante New-York)

78

39
Les services spéciaux

Ceux sont des services d’urgence ou de renseignements dont le numéro est unique
quelque soit l’endroit où l’on se trouve dans un pays.

Exemple :

Au Sénégal :
10 = opératrices nationales
12 = renseignements
15 = horloge parlante
16 = international manuel
17 = police, gendarmerie
18 = pompier
etc...

Les indicatifs associés à ces services doivent être courts et commencer par le chiffre
« 1 » (recommandation du CCITT). Par conséquent aucun autre PQ ne doit avoir
comme premier chiffre le « 1 ». De plus on n’utilise pas les symboles tels que * ou  .

79

Les services supplémentaires :

Ce sont des services tels que le réveil automatique, la conférence, le renvoi d’appel,
la numérotation abrégée, etc. Chaque fois que cela est possible, l’usager doit lui-
même pouvoir commander l’accès aux services téléphoniques supplémentaires, ce
qui lui est plus commode et évite au service des télécommunications de mettre en
œuvre du matériel et du personnel pour répondre à ces besoins.

L’accès à chacun de ces services supplémentaires nécessite un schéma de codage


d’une capacité suffisante pour pouvoir satisfaire à tous les besoins raisonnables et
prévisibles pour l’avenir. Les postes à clavier permettent d’utiliser à cet effet, en plus
des chiffres décimaux (1 à 0), des symboles * ,  et le bouton de rappel.

80

40
Le plan de numérotage national
Eut égard à l’équipement de commutation, un plan de numérotage doit satisfaire aux
deux exigences suivantes :

- que le numéro de l’abonné soit le plus court possible, tout en répondant aux
besoins présentes et futurs (à terme d’au moins quelques dizaines d’années) en
capacité de numérotage, compte tenu des besoins dus à l’intégration des services
particuliers (services mobile maritime et terrestre, recherche de personne, libre
appel, etc).

- que la connaissance du ou des premiers chiffres permette à la commande de


savoir s’il s’agit d’un appel adressé à un abonné de la même zone de numérotage
ou d’une autre zone dans le même pays, d’un appel international ou d’un accès à
un service spécial.

Le plan de numérotage étant défini, il doit être spécifié dans les cahiers de charges
pour la fourniture de nouveaux centres de commutation.
La modification d’un plan de numérotage est très coûteuse, très difficile et très mal
aperçue par les abonnés. Il convient alors de bien veiller, lors de son
établissement, à ce qu’il soit adapté au besoins des décennies à venir (30 à 50
ans).
81

Dans le cas d’un réseau jeune et qui se développe très rapidement, il est préférable
de faire la modification du plan de numérotage le plus tôt possible. Cela permettra de
réduire le coût de la modification car peu de centraux automatiques seront concernés
et le nombre d’abonnés en service est moins élevé d’où une plus grande possibilité
de sensibilisation et d’information. Cela est d’autant plus valable s’il s’agit de
centraux électromécaniques. Les centraux électroniques sont pratiquement
indépendants du plan de numérotage. En effet ces centraux disposent de tables de
correspondances (entre un numéro d’équipement et un numéro d’annuaire
quelconque) facilement modifiables par Relations Homme - Machine (RHM).

82

41
III-4-4 LE PLAN DE TAXATION

1) Généralité sur la taxation

Le téléphone est un service public mis à la disposition du client. Celui-ci participe


à l’amortissement des équipements de deux manières :

- par des redevances fixes : abonnement, raccordement, transfert, travaux,


avances remboursables, etc.

- par des redevances d’usage qui sont proportionnelles à l’usage du


téléphone
(communications, renseignements, services utilisés, etc).

2) Les différents modes de taxation


Les principales modes de taxation sont les suivantes :

a) Redevances périodiques forfaitaires :

Chaque abonné paye une redevance fixe pour une période d’abonnement
donnée.
83

C’est le mode de taxation le plus simple. Il présente aussi l’avantage de ne pas


nécessiter un appareillage de taxation. Mais son inconvénient est que l’administration
des télécommunications ne dispose d’aucune indication d’ordre monétaire sur le
nombre et la durée des communications.

On pourra aussi lui reprocher, en cas d’encombrement du réseau, de ne pas adapter


ses installations au trafic écoulé et de ne pas se soucier de la qualité du service
fourni. Inversement si le réseau est utilisé par les abonnés pour la transmission de
données, il y a risque d’occupation d’une ligne pendant très longtemps sans qu’elle ne
soit taxée davantage.

b)Taxe forfaitaire unique à la conversation:

Dans ce mode de taxation, une seule taxe unitaire est perçue pour toute
communication taxable indépendamment de la durée et de la destination.
Son application se limite généralement à la zone locale. Ici les télécommunications
ont l’idée du nombre de communications écoulées mais l’usager est toujours tenté de
prolonger sa communication car la taxe est toujours la même.

84

42
c) Taxation en fonction de la durée

Dans ce mode de taxation, la taxe est fonction de la distance et de la durée de la


communication. La période de temps est fixe (par exemple 3 mn) et le prix de cette
unité dépend de la distance. Ce mode de taxation est le plus souvent utilisé pour les
communications manuelles.

d) Taxation par impulsions périodiques

C’est le système le plus souvent utilisé aujourd’hui pour les communications


automatiques. Dans ce type de taxation, le prix de la taxe de base (TB) est fixe (55
CFA pour le Sénégal actuellement), et cette taxe de base autorise une durée de
communication inversement proportionnelle à la distance.

Cette durée variable correspondant à une TB s’appelle le pallier de taxe.

Prenons pour exemple le cas des communications nationales et internationales


automatiques au départ du Sénégal : pour les communications interurbaines
automatiques

85

- Communications de courtes distances c’est à dire échangées à l’intérieur d’un


même secteur administratif (entre réseaux dépendant d’un même centre ou de
centres différents) : 1 TB toutes les 45 secondes par exemple.

- Communications grandes distances c’est à dire échangées entre différents


secteurs administratifs (la taxation est basée sur la distance entre chefs-lieux de
secteur) :

Jusqu’à 200 km : 1TB toutes les 30 secondes par exemple.


Plus de 200 km : 1TB toutes les 18 secondes par exemple.

Nota : dans beaucoup de réseaux, même les communications locales sont taxées à
la durée (1TB toutes les 2 mn au Sénégal par exemple).

Pour les communications internationales du Sénégal (par ex.) :


• vers la Gambie 1TB toutes les 10 secondes par exemple.
• vers le Mali : 1TB toutes les 8 secondes par exemple.
• vers le Congo : 1TB toutes les 8 secondes par exemple.
• vers le Japon : 1TB toutes les 1,875 secondes par exemple

86

43
e) Tarifs multiples

Quand les communications sont taxées à la durée, on peut moduler le tarif de ces
communications en fonction de l'heure de la journée, voire du jour, de manière à
obtenir une répartition des appels dans le temps.

La modulation du tarif dépend des administrations et de l’objectif fixé.

Au Sénégal par exemple deux tarifs sont appliqués Communication locale :

• 60 FCFA TTC toutes les 2 minutes, du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures.


• 60 FCFA TTC toutes les 4 minutes, du lundi au jeudi de 20 heures à 8 heures, du
vendredi à 20 heures au lundi à 8 heures et les jours fériés.

Communication interurbaine :
• 60 FCFA TTC toutes les 30 secondes, du lundi au vendredi de 8 heures à 20
heures et le samedi de 8 heures à 13 heures.
• 60 FCFA TTC toutes les 60 secondes, du lundi au vendredi de 20 heures à 8
heures, du samedi à 13 heures au lundi à 8 heures et les jours fériés

87

Communication internationale :
• Tarif normal, tous les jours ouvrables de 8 heures à 20 heures.
• Tarif réduit, tous les jours ouvrables de 20 heures à 8 heures, les samedis,
dimanches et jours fériés.

f) Taxation des services


Dans le cadre de sa politique tarifaire les services des télécommunications peuvent
décider des tarifs applicables aux services qu’ils rendent (Renseignement, Réveil
automatique, conférence, etc…). Ces tarifs dépendront d’une administration à l’autre.

3) Les problèmes liés à la taxation


La taxation est le lien le plus sensible avec la clientèle. Le fait qu’elle soit un
paiement différé du service rendu, qu’il y ait un monopole ressenti parfois comme
arbitraire, qu’elle soit la plupart du temps présentée sous forme globale sans
justificatifs détaillés, que les compteurs ne soient pas chez l’abonné, tout ceci fait que
la moindre erreur est aussitôt amplifiée et jette un discrédit coûteux sur le service
téléphonique.

88

44
Coûteux :
- car il décourage des clients potentiels à s’abonner au téléphone (perte de recette)
- par les retards de paiement, le temps perdu et le personnel affecté au traitement
des contestations de taxes.

C’est donc le point sur lequel doit porter l’effort maximum, et qui doit être le plus
fiable de tout le système, tant du point de vue technique que commercial.

4) Caractéristiques du plan de taxation


Il est établi dans le cadre d’une politique tarifaire globale des télécommunications et
élaboré le plus souvent sous le contrôle de l’état (Ministre des Finances, de
l’Information, etc …et maintenant des opérateurs privés)
Le plan de taxation doit être cohérent, équitable, suffisamment simple pour être
compris des clients et permettre, à l’administration des télécommunications de
percevoir des recettes d’un montant sans causer une concurrence préjudiciable à
d’autres services des télécommunications.
Il doit être enfin conçu de telle sorte qu’il puisse être réajusté périodiquement sans
que sa structure soit remise en cause.

89

III-4-5 PLAN DE SIGNALISATION

La mise en œuvre d’un réseau téléphonique implique l’existence d’un moyen


d’échange d’informations, d’une part entre terminaux et autocommutateurs, d’autre
part entre autocommutateurs. Ce moyen d’échange et l’ensemble des procédures
associées constituent la signalisation téléphonique. On distingue en général deux
types de signalisation :

- La signalisation terminale, échangée entre les postes d’abonnés et les


autocommutateurs.

- La signalisation inter- automatique, échangée entre les autocommutateurs.

Le plan de signalisation détermine pour chaque réseau le(s) systèmes(s) de


signalisation utilisés (ou à utiliser à long terme).

Nous verrons plus en détail les systèmes de signalisation dans le


module signalisation téléphonique en deuxième année.

90

45
III-4-6 PLAN DE SYNCHRONISATION

Le plan de synchronisation a vu le jour avec l’apparition des systèmes numériques.

Les problèmes de synchronisation se posent dès le moment où des systèmes


numériques coexistant dans les réseaux de télécommunications. En effet, tout écart
excessif entre fréquences des horloges de systèmes électroniques interconnectés
entre eux est source d’altération des informations véhiculées par le réseau.

L’objectif du plan de synchronisation est de fixer les limites du taux de glissement et


de déterminer les méthodes de synchronisation des réseaux international et national.

Du point de vue de la synchronisation, l’exploitation d’un réseau numérique peut se


faire de deux manières :

91

- exploitation plésiochrone : dans ce type d’exploitation, les horloges des centraux


numériques fonctionnent indépendamment les unes des autres ; par contre elles
ont la même fréquence nominale et leur précision est très grande (seules les
horloges atomiques au césium répondent à ce critère).

- exploitation synchrone : tous les centraux d’un réseau numérique sont directement
ou indirectement liés pour permettre un fonctionnement au même rythme. Deux
méthodes sont utilisés dans le cas de l’exploitation synchrone (synchronisation
maître/esclave et synchronisation mutuelle).

92

46
STRUCTURE DU RESEAU
DE SYNCHRONISATION
NOEUD DE
P ARIS LYON SYNCHRONISATION
(CP RI) (CP RI) DE NIVEAU 0

HORLOGES DE REFERENCE

NOEUD DE
SYNCHRONISATION
DE NIVEAU 1
(9 CTP + CIPT DE REIMS)

NOEUD DE
SYNCHRONISATION
DE NIVEAU 2
(CTS + CIA + CTU)

NOEUD DE
SYNCHRONISATION
DE NIVEAU 3
(CAA)

NOEUD DE
SYNCHRONISATION
DE NIVEAU 4
LIEN DE SYNCHRONISATION (routage N° 1) (CTA,CRT,P ADS,PAVI,
P AV,IP TEMPORELS)
LIEN DE SYNCHRONISATION (routage N° 2)

Fig 18: exemple de réseau de synchronisation

93

BLIBLIOGRAPHIE

1. Cours ESMT Architecture des réseaux des Télécommunications


Référence X314 année 2000

2. Principes de Commutation Numérique : du téléphone au Multimédia


Claude RIGAULT, année 1998

3. Planification des réseaux 17p0795; ARMEL GRIOLE , année 2000

4. Les réseaux de télécommunications (Coll. Technique & scientifique


des télécommunications) Auteur(s) : PARFAIT René, année 2002
Date de parution: 07-2002

Webographie :

http://www.leradome.com/mt_150ans/htdocs/mtp01.htm

94

47

Common questions

Alimenté par l’IA

Bell's acquisition of the patent for the telephone in 1876, which resolved a legal dispute with Elisha Gray, was significant in securing his technological lead in telephony. This legal protection allowed Bell to further develop the technology without immediate concern of competition . Technologically, Bell succeeded in extending the use of telegraph lines for voice transmission, forming a foundational commercial infrastructure, exemplified by the first New York network in 1877 .

The invention of the microphone by D.E. Hughes in 1878 significantly transformed telephone communication by allowing the conversion of sound waves into electrical signals with variable intensity, thereby amplifying the sound . This development was crucial in overcoming the limitations of low signal strength that plagued earlier systems, enabling more practical and widespread telephone use .

Hierarchical communication centers, such as local, transit, and international centers, play a crucial role in managing telecommunication networks by organizing traffic flow efficiently. This hierarchy ensures that calls are directed through the most appropriate pathway, balancing traffic load and optimizing connectivity . It also allows for better management and scalability of the network as the demand for telecommunication services grows .

The early telephone systems faced challenges such as weak transmission over long distances because of low-induced electromotive forces. These issues were partially overcome by the invention of the microphone by D.E. Hughes in 1878, which amplified sound intensity . Additionally, Bell's innovation of reversible transmitters and receivers helped improve the functionality of telephones .

The transition from optical to electrical telegraph marked a significant technological evolution. Optical telegraphs relied on visual signaling over line-of-sight distances and were slower . Electrical telegraphs, beginning with static electricity and advancing to electromagnetic systems, offered rapid and reliable long-distance communication . Societally, electrical telegraphs facilitated quicker information transfer across regions, impacting military, governmental, and commercial operations profoundly .

Edison's improvements, notably in transmitters and receivers, built upon Bell's foundational work and addressed the significant limitation of weak signals. By using sound-induced resistance changes rather than magnetic fields, Edison contributed to more reliable voice transmission and extended the telephone's practical use . This cumulative innovation represents a critical phase in the evolution of communication technology during the late 19th century .

The introduction of the electrical telegraph introduced precision and speed by using electric currents to transmit messages symbolically, unlike previous methods that relied on physical signals like fires or visual signs . It utilized electricity to move indicators in sequences that represented letters, which was more efficient than voice or visual methods used in the past .

Early developers of electric telegraph systems initially used static electricity, which was unreliable for consistent transmission. This challenge was addressed by adopting more stable sources like voltaic piles, thereby providing a continuous current for energy . Further advancements were made with electromagnet technology, culminating in more reliable signal transmission and reception .

The standardization of communication protocols, like the CCITT N°7 code, allowed for expanded service offerings and real-time network management capabilities . This standardization also made it possible to integrate diverse national networks into cohesive international telecommunications systems, thereby improving global connectivity and facilitating international business and communication .

The optical telegraph, developed by Claude Chappe, significantly enhanced communication networks in France. By 1844, the network consisted of 5,000 kilometers of lines and 534 stations, servicing 29 cities . This system allowed for rapid communication across long distances, which was vital for military and government purposes, demonstrating a shift towards more centralized and coordinated communication infrastructure .

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