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Codification

Le document traite de la codification, qui est essentielle pour transformer des informations en symboles compréhensibles par les machines, afin d'automatiser le traitement administratif. Il définit divers types de codification, leurs rôles, qualités, et les étapes nécessaires pour une codification fonctionnelle efficace. Enfin, il aborde les contrôles à effectuer pour garantir l'exactitude des codes et la durée de vie des systèmes de codification.

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Le document traite de la codification, qui est essentielle pour transformer des informations en symboles compréhensibles par les machines, afin d'automatiser le traitement administratif. Il définit divers types de codification, leurs rôles, qualités, et les étapes nécessaires pour une codification fonctionnelle efficace. Enfin, il aborde les contrôles à effectuer pour garantir l'exactitude des codes et la durée de vie des systèmes de codification.

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LA CODIFICATION

OBJECTIFS :

1- Objectif général :
L’élève doit être capable de coder une information

2- Objectifs spécifiques :
A la fin de cette leçon l’élève doit être capable de :
 Définir : code, codification, codification fonctionnelle, codification
technologique ;
 donner les avantages et les inconvénients de la codification ;
 déterminer les qualités d’un code ;
 citer les principaux codes ;
 contrôler les codes.

TAD 5 2014/2015 1
LA CODIFICATION

INTRODUCTION

Le travail administratif comporte généralement trois parties à savoir : la collecte et la


saisie des informations, leur traitement et la prise de décisions. Ainsi les informations
recueillies par l’entreprise sont exprimées sous forme de langage naturel. Pour assurer un
traitement sûr et rapide de l’information, il faut réduire l’intervention humaine et automatiser
le travail administratif. A cet effet, il est nécessaire de traduire le langage alphanumérique
(naturel) en langage compréhensible par la machine. Cette traduction se fait grâce à la
codification. Elle peut être définie comme une opération qui consiste à traduire une
information en symboles, lettres ou chiffres afin de faciliter son traitement informatique.
Dans le cadre de cette leçon nous aborderons tour à tour la codification fonctionnelle d’une
part et la codification technologique d’autre part.

TAD 5 2014/2015 2
LA CODIFICATION

I. DEFINITIONS ET SCHEMA DE LA CODIFICATION

1- QUELQUES DEFINITIONS

 Code : c’est une désignation conventionnelle généralement abrégée, d’un


individu, d’un ensemble ou d’une chose ; c’est aussi un ou plusieurs symboles
utilisés pour représenter une information ;
 Codification : c’est une opération qui consiste à représenter une information par
des codes ;
 Codage ou codification technologique : c’est l’opération qui consiste à
traduire matériellement le code de façon à le rendre assimilable par l’ordinateur ;
 Codification fonctionnelle : c’est une opération intellectuelle qui consiste à
étudier puis à choisir un système appelé code destiné à identifier ou à
caractériser les entités d’un ensemble (opération manuelle) ;
 Format d’un code : c’est la dimension exprimée en nombre de caractères ;
 Dactylo codage : c’est l’opération qui consiste à transférer les données d’un
support classique à un support moderne.

2- SCHEMA DE LA CODIFICATION

Document de base Document de base codé Support


perforé magnétique

Langage Langage abrégé


Codification fonctionnelle Langage adapté à
Codification technologique
naturel de conformément à la machine
l’homme un code
Langage Symboles
Ecriture - chiffres, lettres, compris par la
binaire (0 et 1)
courante symboles, signes  machine

TAD 5 2014/2015 3
LA CODIFICATION

II. ROLE ET QUALITES D’UN CODE

1- Rôle d’un code


Un code permet :

 D’identifier avec précision chaque donnée ;


 de condenser l’information ;
 de normaliser une information ;
 de contrôler une information ;
 de favoriser le gain de temps et de place ;
 de réduire les risques d’erreurs ;
 d’accélérer la saisie et le traitement de l’information.

2- Qualités d’un code


Un code doit être :
 Univoque : c’est-à-dire avoir une seule signification ;
 souple : pour permettre les extensions et les insertions ;
 concis : c’est-à-dire le plus court possible ;
 contrôlable : c’est-à-dire permettre de détecter les erreurs ;
 interprétable : pour faciliter le décodage ;
 extensible : c’est-à-dire avoir une capacité suffisante pour envisager tous les cas
actuels et les besoins prévisibles.
Il existe deux types de codification : la codification fonctionnelle (opération manuelle)
et la codification technologique (opération matérielle).

III. LA CODIFICATION FONCTIONNELLE

A. Définition
La codification fonctionnelle est une opération intellectuelle qui consiste à étudier,
puis à choisir un système de codification destiné à identifier les entités à l’aide d’un langage
abrégé afin de faciliter son traitement.

TAD 5 2014/2015 4
LA CODIFICATION

B. Etapes de la codification
La codification est une opération importante nécessitant une préparation et un contrôle
rigoureux. Pour cela il faut :
 Définir l’information à codifier ;
 préciser les objectifs de la codification ;
 choisir le type de code à retenir ;
 préciser la date de mise en service du nouveau code, rédiger les consignes
d’utilisation à l’intention du personnel chargé de codifier et à l’intention des
utilisateurs ;
 procéder à des vérifications systématiques sur des documents de base.

C. Sécurité de la saisie
a. Présentation du document de base
Pour éviter les erreurs, lors du traitement des informations (qu’elles soient codées ou
non) portées sur les documents de base, il faut qu’elles soient correctement saisies.
A cet effet, on utilise :
 des cases ou des cadres à cocher 
 des peignes ou des râteaux

b. La capacité d’un code


La capacité d’un code est le nombre de valeurs qu’un code est susceptible de
représenter sans encombrement.
Lors de la mise en place d’un code, il importe de lui assurer une durée de vie
suffisamment longue donc d’éviter qu’il soit vite saturé.
La capacité d’un code est fonction du nombre de caractères disponibles dans
l’alphabet utilisé (B) et le nombre de positions dans le code (n). D’une manière générale, la
capacité d’un code est (C) :

C = Bn  C = capacité du code ; B = nombre de caractères possibles ; n = nombre de


positions possibles.

TAD 5 2014/2015 5
LA CODIFICATION

Exemple :
 Pour un code alphabétique à 4 positions (SGBC), nous aurons :
C = 264 C = 264 = 456 976 positions.
 Pour un code alphanumérique à 3 chiffres et à 2 lettres (23 lettres seulement car I, S, O
ne sont pas utilisées) CE328, nous aurons :
C = 103 X 232 C = 529 000 positions.
 Pour un code numérique à 3 chiffres, (212), nous aurons :
C = 103 C = 1 000 positions.
On remarque que la capacité des codes alphabétique et alphanumérique est nettement
supérieure à celle des codes purement numériques. Toutefois, il est préférable d’utiliser les
codes strictement numériques car les contrôles et les traitements sont plus aisés.

D. Les différents codes fonctionnels


1ère famille :
Codes Description Exemples
Numérique Code composé uniquement de chiffres. Code des départements
Pour la saisie un clavier numérique à dix MEFOU : 01
touches est suffisant. MFOUNDI : 02
Alphabétique Code composé uniquement de lettres. ENSET : Ecole Normale
Pour la saisie un clavier alphabétique à Supérieure d’Enseignement
26 touches est nécessaire. Technique
Alphanumérique Code composé de lettres et de chiffres. L’immatriculation d’un
véhicule : CE9984A

2ème famille
Codes Description Avantages Inconvénients Exemples
A chaque Permet de faire -le numéro peut Le numéro de
caractère ou des sélections. se périmer ; client : 240 310
groupe de -il n’est pas
caractères toujours très 2 : profession
correspond une précis lorsque 40 : numéro de
Significatif information. l’entreprise a département
des 310 : numéro
établissements d’ordre.
dans des
départements
différents.
Non significatif Code créé par C’est un Nécessité de Le numéro de
l’utilisateur dont système simple. consulter matricule des
lui seul connaît fréquemment les élèves d’une
la signification. répertoires. classe.
Les chiffres ou

TAD 5 2014/2015 6
LA CODIFICATION

les lettres n’ont


en eux-mêmes
aucune
signification.
Code significatif -la signification Le nombre de CDE :
dont les des symboles est caractères commande
caractères instantanément nécessaires est BL : bon de
évoquent en traduit par important. livraison
clair l’opérateur et les L : longueur
l’information. erreurs
Mnémonique
d’interprétation
sont ainsi
évitées ;
-la
mémorisation de
l’information.
Code Permet de faire Péremption du Identification
comportant un des sélections. numéro dû par des matelas dans
certain nombre exemple à un une usine ou
Descriptif
de positions qui changement taille d’un
décrivent l’objet d’activités. vêtement(S, M,
codifié. L).

3ème famille

Codes Description Exemples


Code dont la désignation des informations Enregistrement du courrier
est faite dans l’ordre naturel des nombres dans l’ordre d’arrivée :
A séquences continues entiers ou des lettres. 19/09/2013 : 071
20/09/2013 : 072
21/09/2013 : 073
Code dont la désignation des informations Le numéro des
comporte plusieurs tranches de chiffres ou appartements dans un
A séquences successives de lettres. immeuble.

TAD 5 2014/2015 7
LA CODIFICATION

4ème famille
Codes Description Exemples
Code combiné et Numéro d’immatriculation d’un
indépendant. véhicule : LT035CB
LT : région
Juxtaposé
035 : numéro d’ordre
d’enregistrement
CB : numéro de série
Code dont la première partie Le plan comptable : le compte de
indique une partie générale et tiers
Hiérarchisé la deuxième les subdivisions. 41 : clients et comptes rattachés
411 : clients
4111 : clients ordinaires

E. Contrôle des codes


Pour éviter les erreurs de saisie et vérifier l’exactitude des codes, divers types de
contrôles sont effectués par l’ordinateur à savoir :
- Le contrôle de la structure de l’information (nombre et type de symboles) ;
- le contrôle par vraisemblance ;
- le contrôle par redondance (l’information est codée sous deux formes différentes qui
doivent être cohérentes) ;
- le contrôle par utilisation des clés de contrôle (modulo).

1- Contrôle manuel

1.1- Contrôle de forme

Il est question ici de vérifier le format, la composition, la structure du document.

1.2- Contrôle par redondance


C’est une répétition qui permet d’éviter de se tromper sur l’information reçue.
Exemple : sur une fiche de personnel, le code de sécurité sociale doit être compatible avec les
informations concernant : l’année de naissance, l’âge et le sexe.

1.3- Contrôle par vraisemblance


Il s’agit de contrôler la cohérence du code avec sa destination. Par exemple la date du jour de
naissance ne peut être supérieure à 31.

TAD 5 2014/2015 8
LA CODIFICATION

2- Contrôle par clé


La clé de contrôle est la lettre ou le chiffre ajouté au code pour vérifier s’il est exact.
Nous distinguons plusieurs méthodes de calcul de la clé de contrôle.

2.1- La méthode modulo 10

 La méthode Modulo 10 ou arithmétique (1 chiffre)


Le principe consiste à multiplier les éléments de l’indicatif par une progression
arithmétique de la droite vers la gauche. Le cumul des produits est soustrait de la dizaine
immédiatement supérieure. Le reste constitue la clé de contrôle.
Exemple : 410 4 1 0
*3 *2 *1
12+ 2+ 0 = 14 20 – 14 = 6 4 1 0 6

 La méthode géométrique ou par puissance successive de 2 (1 chiffre)


On procède comme dans la méthode Modulo 10 mais la progression adoptée est
géométrique (2, 4, 8, 16, 32…) ce qui correspond à 21, 2², 23, 24, 25…
Exemple : 416 4 1 6
*8 *4 *2
32+4+12 = 48 50 – 48 = 2

2 .2- La méthode Modulo 11


On multiplie l’indicatif par la progression arithmétique (de la gauche vers la droite) on
procède au cumul des produits, le total ainsi obtenu est divisé par 11. Le reste de la division
est soustrait de 11 afin d’obtenir la clé de contrôle.
Exemple : 552 5 5 2
*1 *2 *3
5+ 10+6 = 21 21 11
11 1
10 11 – 10 = 5 5 2 1
1

NB : le reste 10 est toujours représenté par 0, par conséquent la clé de contrôle par cette
méthode est toujours un seul chiffre.

2.3- La méthode modulo 23


Ici la clé de contrôle est une lettre. L’alphabet français comprenant 26 lettres se voit
retrancher les lettres I S O qui ressemblent au chiffre 1 5 0 et ne compte que 23 lettres. Ainsi

TAD 5 2014/2015 9
LA CODIFICATION

on divise le nombre à vérifier par 23 et on fait correspondre le reste avec la lettre qui se situe
au rang du nombre restant.

A B C D E F G H J K L M N P Q R T U V W X Y Z
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22

Exemple : le client KIRIAKIDES a le numéro 3 851 ;


3 851 : 23 = 10
10 est le reste de la division de 3851 par 23 ; la clé est représentée par la lettre L.
L’identification du client sera donc :
38 5 1 L

2.4- La méthode modulo 97


Ici la clé de contrôle est un nombre à deux chiffres représenté par la valeur du reste de
cette division par 97.
Exemple : 8 347 : 97 = 86 et le reste est 5.

8 3 4 7 5

F. La durée de vie d’un code


Soit une entreprise qui a 4 500 ouvriers. La rotation moyenne du personnel est
de 20 % chaque année. Au bout de combien de temps la codification à 4 chiffres qui
vient d’être mise sera-t-elle saturée ?
4 500 renvoie à un code à 4 chiffres : 104 = 10 000
10 000 – 1 = 9 999 parce qu’aucun code n’existe en 0000.
Les codes de l’entreprise vont donc de 0001 à 9 999. Il reste donc à attribuer combien de
codes ? 9 999 - 4 500 = 5 499
Elle procède à une rotation de 20 % l’an. 4 500 × 20 % = 900
Pour épuiser le reste de codes au jour près on aura : 5 499 : 900 = 6,11
Si 1 an = 12 mois, 0,11 = ? On a 0,11 × 12 = 1,32
Si 1 mois = 30 jours, 0,32 = ? On a 0,32 × 30 = 9,6
Si 1 jour = 24 heures, 0,6 = ? On a 0,6 × 24 = 14,4
Si une heure = 60 min, 0,4 = ? On a 0,4 × 60 = 24
La durée de vie de ce code sera donc de 6 ans 1 mois 9 jours 14 heures et 24 minutes.

TAD 5 2014/2015 10
LA CODIFICATION

IV. LA CODIFICATION TECHNOLOGIQUE OU CODAGE

A. Définition et rôle

La codification technologique est une opération qui consiste à représenter les


informations dans un langage compréhensible par l’ordinateur, principal outil de traitement
automatisé de l’information.
L’information est représentée par les caractères 0 et 1 appelés bits. Le bit ici est
entendu comme la plus petite unité d’information que l’ordinateur est capable de traiter.
La codification technologique joue plusieurs rôles parmi lesquels :
 Eliminer les imperfections des écritures manuelles (illisibilité, lenteur) ;
 permettre la discrétion et faire gagner du temps ;
 permettre la circulation des informations entre les différentes parties de la machine ;
 faciliter le dialogue entre l’homme et la machine ;
 faciliter le traitement des informations parce qu’elles disposent des systèmes de
contrôle (contrôle de parité et d’imparité).

B. Systèmes de numération
Les flux d’informations qui circulent dans l’ordinateur doivent pouvoir être stockés
temporairement ou durablement. Les données sont conservées sur des supports variés qui
peuvent recourir à des procédés d’encodage binaire ou bien à d’autres modes d’écriture
susceptibles d’être transcrits en langage binaire par le système informatique utilisé.

a) Système décimal ou système à base 10 


C’est un système de numération normalement employé par l’homme. Il implique
l’emploi de 10 symboles (0 à 9) où figurent toutes les valeurs entières inférieures à la base
(b = 10). La valeur d’un nombre dépend de la position de chacun des chiffres dans le nombre.
Exemple : 59 748 à base 10 peut également s’écrire : 50 000 + 9 000 + 700 + 40 + 8 = (5x104)
+ (9x103) + (7x102) + (4x101) + (8x100).

TAD 5 2014/2015 11
LA CODIFICATION

b) Système binaire ou système à base 2


C’est un système de numération employé par l’ordinateur. Il n’utilise que les valeurs 0
et 1. Il est obtenu par des divisions successives par 2 jusqu’à obtention du quotient Q égal à 0.
 Conversion du décimal en binaire
Pour convertir un nombre décimal en binaire, on procède à des divisions successives
par 2 jusqu’à l’obtention du quotient 0. On relève les chiffres en commençant par le dernier
reste.
Exemple : 49(10) = 110001 (2)
49  2
48 24  2
1 24 12  2
0 12 6  2
0 6 3  2
Sens de lecture

0 2 1  2
1 0 0
1

 Conversion du binaire en décimal


Pour convertir un nombre binaire en base 10, il faut multiplier en partant de la droite,
ses divers chiffres par les puissances successives de 2 et additionner les produits obtenus.
1 1 0 0 0 1 (2)

25 24 23 22 21 20____
32 + 16 + 0 + 0 + 0 + 1 = 49 (10)

 Capacité des codes binaires


En fonction de leur longueur, la capacité du code binaire dépend du nombre de
positions.
C = Nn
C = Capacité, N = Nombre de symboles utilisés, n = nombre de positions.
Exemple : pour un code à 4 bits ou à 4 positions (1101), nous aurons :
C = 24 = 16 caractères ;
Pour un code à 8 positions (00011001), nous aurons :
C= 28 = 256 caractères.

TAD 5 2014/2015 12
LA CODIFICATION

C. Principaux codes binaires


a) DCB (Décimal Codé Binaire) ou code 8.4.2.1
Chaque chiffre décimal est représenté par son équivalent en binaire
207(10) = 0010 1010 0111
Remarque : le code 0000 étant réservé à l’absence d’information (blanc = espace).
Le zéro décimal se traduit par 1010.
Extrait du code DCB
Décimal Binaire
2 3
22 21 20
1 0 0 0 1
2 0 0 1 0
3 0 0 1 1
4 0 1 0 0
5 0 1 0 1
6 0 1 1 0
7 0 1 1 1
8 1 0 0 0
9 1 0 0 1
0 1 0 1 0
Absence d’information 0 0 0 0

8 4 2 1

b) D.C.B standard (I.B.M : International Business Machine)


Avec 4 bits, on ne peut réaliser que 16 combinaisons différentes, si l’on veut
représenter les lettres et divers symboles, il faut disposer d’un nombre de bits permettant un
plus grand nombre de combinaisons.
Exemple : 6 bits permettent 64 combinaisons, soit 10 chiffres, 26 lettres, blanc (absence
d’informations), 27 symboles autres (grille de codes).
A l’aide de l’extrait du code DCB standard, représentez l’information suivante :
BOUBA 10.

TAD 5 2014/2015 13
LA CODIFICATION

Solution
1 1 0 0 1 0 1 0 0 1 1 0 0 1 0 1 0 0 1 1 0 0 1 0
B O U B
1 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 1 0
A 1 0

c) Code ISO à 6 positions et le code à 8 bits 


En plus des codes cités plus haut, il existe le code à 8 positions qui permet de réaliser
28 combinaisons et ainsi de représenter 256 caractères différents.
Lorsque l’on travaille en alphanumérique, on utilise des mots de 8 bits, ou octets, et
lorsque nous travaillons en numérique, un octet peut permettre de représenter deux chiffres
décimaux.
Demi
Demi octet Demi octet Demi octet Demi octet Demi octet
octet
droite gauche droit gauche droit
gauche
blanc 1 1 0 0 0 0 0 0 O 1 1 0 1 0 1 1 0 3 1 1 1 1 0 0 1 1
A 1 1 0 0 0 0 0 1 P 1 1 0 1 0 1 1 1 4 1 1 1 1 0 1 0 0
B 1 1 0 0 0 0 1 0 Q 1 1 0 1 1 0 0 0 5 1 1 1 1 0 1 0 1
C 1 1 0 0 0 0 1 1 R 1 1 0 1 1 0 0 1 6 1 1 1 1 0 1 1 0
D 1 1 0 0 0 1 0 0 S 1 1 1 0 0 0 1 0 7 1 1 1 1 0 1 1 1
E 1 1 0 0 0 1 0 1 T 1 1 1 0 0 0 1 1 8 1 1 1 1 1 0 0 0
F 1 1 0 0 0 1 1 0 U 1 1 1 0 0 1 0 0 9 1 1 1 1 1 0 0 1
G 1 1 0 0 0 1 1 1 V 1 1 1 0 0 1 0 1 ’ 0 1 0 0 1 0 1 1
H 1 1 0 0 1 0 0 0 W 1 1 1 0 0 1 1 0 + 0 1 0 0 1 1 1 0
I 1 1 0 0 1 0 0 1 X 1 1 1 0 0 1 1 1 ; 0 1 0 1 1 1 1 0
J 1 1 0 1 0 0 0 1 Y 1 1 1 0 1 0 0 0 , 0 1 1 0 1 0 1 1
K 1 1 0 1 0 0 1 0 Z 1 1 1 0 1 0 0 1 % 0 1 1 0 1 1 0 0
L 1 1 0 1 0 0 1 1 0 1 1 1 1 0 0 0 0 - 0 1 1 0 1 1 0 1
M 1 1 0 1 0 1 0 0 1 1 1 1 1 0 0 0 1 ? 0 1 1 0 1 1 1 1
N 1 1 0 1 0 1 0 1 2 1 1 1 1 0 0 1 0 = 0 1 1 1 1 1 1 0

Exemple : représentez l’information 75 012 DOUALA en utilisant le code ISO à 8


bits.

TAD 5 2014/2015 14
LA CODIFICATION

d) Code à barres
Il est utilisé dans les magasins pour identifier les différents produits. Le code est
imprimé sur l’emballage des produits, l’épaisseur et l’écartement des rayures symbolisent les
chiffres qui constituent la référence du produit.
A la caisse, chaque étiquette est lue automatiquement à l’aide :
 soit d’un crayon optique manipulé par le caissier,
 soit d’un scanner placé dans une fente de lecture intégrée au tapis de caisse.
Le lecteur est relié à l’ordinateur, après consultation du fichier produit, l’ordinateur
indique les prix de l’article à la caisse ; le prix s’affiche également sur l’écran placé devant le
client. Il suffit que le caissier actionne sur la touche totale pour obtenir un ticket de caisse
détaillé (désignation, prix…).

D. Les types de codes technologiques et leurs principes


Il en existe 2 à savoir :
- Le langage binaire ;
- Le code binaire.

1)- Le langage binaire


C’est un langage de machine. L’utilisateur n’a pas à se préoccuper de la
confection de ce code car l’ordinateur se charge de convertir automatiquement les
informations analogiques que nous introduisons dans sa mémoire en informations
digitales ou binaires.

2)- Le code binaire


C’est une série de bits. Exemple : 1100101

E. Le calcul binaire
D’après le processus, il s’effectue à-travers soit l’addition, soit la soustraction,
soit la multiplication et soit la division. Mais seule la dernière opération nous
intéressera car elle nous permettra d’effectuer la conversion d’un nombre décimal en
base binaire.

TAD 5 2014/2015 15
LA CODIFICATION

Il s’agit ici de faire la division du nombre décimal par 2 et par la suite retenir le
reste qui sera soit de 0 soit de 1 jusqu’à obtention du plus petit chiffre qui est 0. A la
fin donc recenser ces restes par ordre ascendant.
Exemple : (147)10 = (10010011)2

F. Les techniques de contrôle de la codification technologique


Un contrôle est ainsi opéré au niveau des codes binaires et consiste à vérifier la
validité de ceux-ci : On parle de contrôle de parité ou d’imparité.

1)- Le contrôle de parité


Il consiste à rendre le nombre de bits de valeur (1) pair en ajoutant au code le chiffre 1,
s’il y a un nombre impair de bits de valeur 1.
Exemple :
1. Code = 111 000. A ce niveau, nous avons un nombre impair de bits de
valeur 1. Pour effectuer le contrôle de parité, nous ajoutons 1 à la valeur des bits
impairs, ce qui nous donne 1111 000. Le code 111 000 est égal à 1111 000 après le
contrôle.
2. Le code 110 011 sera ainsi transformé : 0110011 après le contrôle sachant
que la valeur 0 a été ajoutée parce que le nombre de bits 1 est pair.

2)- Le contrôle d’imparité


Il est effectué pour s’assurer que chaque caractère est enregistré avec un nombre
impair de bits de valeur 1. Le nombre total de bits de valeur 1 doit toujours être impair. On
ajoute 0 s’il y a un nombre impair de bits de valeur 1, et 2 s’il y a un nombre pair de bits de
valeur 1.
Exemple :
 Le code 111 000 sera transformé en 0111 000,
 Le code 110 011 sera transformé en 1110 011.

G. Avantages et limites
1)- Avantages
 Sécurité de l’information car à chaque identifiant correspond une seule information ;
 gain de temps dans la saisie et de place dans le support de saisie grâce à la diminution
du nombre de caractères à utiliser ;
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LA CODIFICATION

 discrétion dans la désignation des personnes ou des objets ;


 réduction des risques de confusion entre deux entités homonymes ;
 possibilité de contrôler les codes.

2)- Inconvénients
 Nécessité pour l’utilisation d’un code de consulter un document pour toute
interprétation du code ;
 nécessité de consulter les codes pour éviter les risques d’erreur ;
 calculs complexes de la clé de contrôle pour pouvoir sécuriser le code ;
 travail fastidieux car le calcul se fait manuellement.

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LA CODIFICATION

Exercice d’application
Vous êtes secrétaire de direction à la société Eureka. Votre patron vous fait parvenir le
dossier d’un nouveau client qui porte le numéro 4830 et vous demande de lui attribuer un
code selon les différentes méthodes modulo étudiées.

CORRECTION

 méthode modulo 10
4 8 3 0 50
× × × × -
4 3 2 1 46 4 8 3 0 4
16 + 24 + 6 + 0 = 46 04

 Méthode modulo 11
4 8 3 0
1 2 3 4
4 + 16 + 9 + 0 = 29 11
28 2 11 – 7 = 4 4 8 3 0 4
7

 Méthode modulo 23
4 8 3 0 23
4 6 210 4 8 3 0 A
2 3
2 3
0
 Méthode modulo 97
4 8 3 0 97
3 8 8 49 4 8 3 0 7 7
9 5 0
8 7 3
7 7

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LA CODIFICATION

EXERCICE DE CONSOLIDATION
1- Déterminez pour 8401, les clés de contrôle au moyen des 4 méthodes modulo
étudiées.
2- Convertissez du système décimal au système binaire les nombres suivants : 30, 88.
3- Convertissez du système binaire au système décimal les nombres suivants : 1111,
1010110.
SOLUTION
1- Détermination des clés de contrôle au moyen des 4 méthodes modulo étudiées :
 Méthode modulo 97
8401 97
776 86
641 8 4 0 1 5 9
582
59

 Méthode modulo 23
8401 23
69 365 8 4 0 1 G
150
138
121
115
6

 Méthode modulo 10
8 4 0 1
4 3 2 1
32+12+0+1 = 45 50 – 45 = 5 8 4 0 1 5

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LA CODIFICATION

 Méthode modulo 11
8 4 0 1
1 2 3 4
8 + 8 + 0 + 4 = 20 11 11 – 9 = 2
11 1
9
8 4 0 1 2

2- Conversion du système décimal au système binaire des nombres suivants : 30 et 88

30 : 2 = 15, reste 0 30(10) = 11110(2)


15 : 2 = 7, reste 1
7 : 2 = 3, reste 1
3 : 2 = 1, reste 1
1 : 2 = 0, reste 1

88 : 2 = 44, reste 0 88(10) = 1011000(2)


44 : 2 = 22, reste 0
22 : 2 = 11, reste 0
11 : 2 = 5, reste 1
5 : 2 = 2, reste 1
2 : 2 = 1, reste 0
1 : 2 = 0, reste 1

3- Conversion du système binaire au système décimal des nombres suivants : 1111 et


1010110
1 1 1 1 1 0 1 0 1 1 0
23 22 21 20 26 25 24 23 22 21 20
8 + 4 + 2 + 1 = 15(10) 64 + 0 + 16 + 0 + 4 + 2 + 0 = 86(10)

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LA CODIFICATION

CONCLUSION

La traduction de l’information en lettres, chiffres ou symboles permet un meilleur


traitement de celle – ci. Cependant cette opération ne peut se faire sans un certain nombre de
pré requis à savoir la connaissance des différents types de codification ainsi que leur
utilisation, ce cours visait donc la transmission à l’élève des connaissances adéquates pour
l’utilisation des codes dans le traitement de l’information.

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LA CODIFICATION

LEXIQUE

Bit
Unité d'information minimale du langage informatique, d'une valeur binaire ne pouvant être
que 1 ou 0.
Crayon optique
Dispositif de pointage relié à l'ordinateur et permettant de transférer des informations
graphiques depuis des capteurs électroniques.
Décodage
Transcription des codes en langage abrégé ou naturel.
Encodage
Transcription des informations en langage abrégé ou compréhensible par la machine.
IBM
International Business Machine.
ISO
International Organisation for Standardisation.
Octet
Ensemble de huit bits dont la combinaison produit 256 valeurs différentes.

Scanner
Dispositif permettant d'enregistrer et de transférer des informations à un ordinateur.

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LA CODIFICATION

BIBLIOGRAPHIE

1- Michel BRETON, Marie –Annick DUPONT, Claudine PAREY, gestion


administrative, FOUCHER, Paris 1998 ;

2- Odile GIRAULT, classement, matériels de bureau, codification, FOUCHER, Paris


1980 ;

3- Odile GIRAULT, B. CHAUVOIS, organisation et méthodes administratives,


FOUCHER, Paris 1986.

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