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Lignes 1-2 Qui est le narrateur dans ce texte 

? Justifiez votre réponse en


relevant un élément du texte. Quel autre indice montre que ce
texte s’apparente à un journal intime ? Expliquez.
2. Relevez les éléments de la description de la future dépouille du
narrateur. Comment représente-t-il son propre corps ? Quel effet
cette description produit-elle sur le lecteur ? (3 points)
3. Analysez les champs lexicaux et les connotations. En évoquant
ainsi ses souvenirs avec sa fille, quelle image du passé propose-t-
il ? (3 points)
4. Que produit la ponctuation employée ? Par quelle figure de style
le narrateur insiste-t-il sur le devenir dramatique de sa fille après
son exécution ? Expliquez. (2 points)
5. Quelles marques témoignent de l’implication du destinataire dans
le discours ? A qui le narrateur s’adresse-t-il de façon fictive ?
Quel en est l’intérêt ? (3 points)
6. Sur quel aspect la modalisation des questions insiste-t-elle ? En
quoi l’utilisation de la première personne permet-elle de
souligner le sentiment d’étrangeté du narrateur face à sa propre
situation ? (2 points)

Question de synthèse
7. En vous appuyant sur les réponses apportées aux questions précédentes, vous montrerez que le discours fictif du condam
revêt une fonction argumentative. Dans quelle mesure ce texte souligne-t-il implicitement la cruauté de la peine de mort 

Eléments de correction
1.         narrateur : le condamné à la peine de mort
indices : marques de la 1ère pers. (adj. poss. « ma pauvre petite fille » ; pron. pers. « je serai mort »)

journal intime : élaboré au fil du temps, écrit dans l’attente de l’échéance


indications temporelles absolues : « Il est dix heures. », « encore six heures »

2.         - d’abord, l’indétermination du pron. indéf. « quelque chose d’immonde », assorti d’un adj. qual. péjoratif
- la séparation entre « une tête (…) d’un côté, un tronc (…) de l’autre », insistant sur la dislocation du corps
- la périphrase « de ce qui restera » et le pron. indéf. employé comme NC « le tout » achèvent de présenter le
corps comme un objet, dépersonnalisé, assimilé à une pièce de boucherie 

→ la description de la future dépouille du narrateur met à distance la barbarie de l’exécution, en même temps
qu’elle la banalise (fonction : toucher la sensibilité du lecteur, souligner la cruauté de la peine capitale)

3.         dans l’évocation de souvenirs avec sa fille, le narrateur utilise le champ lexical du corps, assorti d’adj.
qual. exprimant l’innocence de l’enfant, sa candeur, sa vulnérabilité : « ton petit cou blanc et parfumé », « tes
cheveux comme sur de la soie », « ton joli visage rond », « tes deux petites mains pour prier Dieu »

→ une image idyllique du passé, une évocation nostalgique, qui souligne d’autant plus la cruauté de la situation
présente, par effet de contraste

4.         après avoir insisté sur les souvenirs merveilleux avec sa fille, le narrateur envisage le devenir de sa fille
après son exécution, au moyen de questions rhétoriques, de manière à induire l’approbation du destinataire quant
à la cruauté de condamner non seulement le père (à la peine capitale), mais aussi sa fille (au désespoir, à la
solitude)
→ la ponctuation exclamative (« Oh ! si ces jurés l’avaient vue, au moins, ma jolie petite Marie ! ») vient
renforcer l’expression du sentiment tragique

5.         l’apostrophe, assortie d’adj. qual. insistant sur la déploration du malheur (« Ô ma pauvre petite fille ! »,
« Pauvre petite ! », « malheureuse orpheline »), permet au narrateur de s’adresser solennellement à sa fille

→ la fille est non seulement le destinataire fictif de ce discours, mais elle constitue surtout pour le narrateur un
argument venant corroborer le caractère inhumain de la condamnation à mort

cf. la périphrase : « le père d’un enfant de trois ans »


cf. l’anaphore : « ton père qui t’aimait tant, ton père qui baisait ton petit cou blanc et parfumé »

6.         la modalisation, à la forme interrogative (« est-il bien vrai ? »), renforcée par l’anaphore, accentue le
sentiment d’étonnement que veut susciter le narrateur

de même, le pron. pers. objet (« c’est moi qui vais mourir ! ») ou substantivé (« ce moi que je touche ») insiste
grammaticalement sur l’identité tragique entre l’énonciateur et le personnage

7.         [évaluer la capacité de l’élève à approfondir l’analyse des procédés précédents par l’interprétation
générale du texte : fonction argumentative de la fiction, notamment toucher la sensibilité du lecteur]

Par Thomas Parisot

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