Vibration SITE
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L'une des extrémités d'un ressort, de constante de raideur et de longueur à vide , est accrochée à un support vertical fixe.
On vient attacher à l'autre extrémité un bloc de masse posé sur un support plat horizontal.
1. Le bloc est écarté d'une distance de sa position d'équilibre. Il est ensuite lâché sans vitesse initiale. Les forces de
frottement sont négligées.
1.a) En utilisant les lois de Newton, déterminer l'équation différentielle régissant l'évolution du mouvement du bloc.
1.b) Retrouver ce résultat en vous appuyant sur des considérations énergétiques.
2. Résoudre l'équation différentielle et représenter de manière schématique l'évolution temporelle de la position du bloc.
Figure 3 : schéma du dispositif avec bilan des forces dans un référentiel galiléen.
Avec :
Finalement : avec
2. Une solution réelle est de la forme : où et sont les constantes d'intégration à
déterminer à partir des conditions initiales.
La vitesse est obtenue en dérivant par rapport au temps :
Figure 2 : schéma du dispositif avec bilan des forces dans un référentiel galiléen.
Finalement, avec :
2. Résolution par les forces :
En appliquant le principe fondamental de la dynamique sur la masse , il vient :
La loi de Hooke donne
Avec :
Finalement : (1)
Finalement : avec
3. Une solution réelle est de la forme : où est la solution particulière, et sont les
constantes d'intégration. étant de la forme du second membre (ici ), il s'agit d'une constante. et sont à
déterminer à partir des conditions initiales.
En dérivant par rapport au temps, on obtient :
et
En remplacant et dans l'équation (1), il vient :
Énoncé
Deux ressorts, de même constante de raideur et de même longueur à vide , sont accrochés chacun à support vertical fixe.
L'autre extrémité est fixée de part et d'autre d'un bloc de masse , posé sur un support horizontal, de sorte que les deux
ressorts soient étirés. On notera leur longueur. Un système de guidage permet de contraindre les oscillations de la masse
dans le plan horizontal et dans la direction perpendiculaire à l'axe des ressorts. Le poids des ressorts et les forces de frottement
sont négligés.
1. Le bloc est écarté d'une distance de sa position d'équilibre. Il est ensuite lâché sans vitesse initiale. Déterminer
l'équation différentielle régissant l'évolution du mouvement du bloc pour de petites oscillations ( ).
2. Résoudre l'équation différentielle et représenter de manière schématique l'évolution temporelle de la position du bloc.
Figure 2 : schéma du dispositif avec bilan des forces dans un référentiel galiléen.
Les ressorts ont la même constante de raideur , la même longueur à vide et le système de guidage provoque le
même allongement ; la loi de Hooke donne :
Finalement : ,
Dans l'équation (3), et sont forcement non nulles (sinon, il n'y a pas d'oscillations), donc ,
soit .
Alors, avec , l'équation (2) donne : .
D'où : .
Énoncé
On considère un bloc solide homogène de section , de hauteur et de masse volumique . Ce bloc flotte à la surface de
l'eau de masse volumique .
Dans tout l'exercice, on supposera que le bloc est uniquement soumis à son poids et à la poussée d'Archimède (on négligera
les frottements). On notera l'accélération de la pesanteur.
Rappel de l'énoncé de la loi d'Archimède : Tout corps plongé dans un fluide reçoit une poussée verticale, dirigée du bas vers le
haut, de norme égale au poids du volume de fluide déplacé.
1. A partir d'un bilan de forces, déterminer la hauteur dont le bloc est immergé à l'équilibre.
2. Le bloc est soulevé verticalement de sa position d'équilibre d'une hauteur .A , il est lâché sans
vitesse initiale.
2.a) Etablir l'équation du mouvement du point se déplaçant vis-à-vis de la face supérieure du bloc le long d'un axe
vertical noté (voir figure ci-dessus). Quel type général de système physique l'équation obtenue décrit-elle ?
2.b) Résoudre l'équation obtenue à la question 2.a compte tenu des conditions initiales précédemment énoncées.
3. Calculer la valeur numérique de la période du mouvement. On prendra : ,
, et .
Figure 2 : schéma du dispositif avec bilan des forces dans un référentiel galiléen.
d'où : .
2. 2.a) En appliquant le principe fondamental de la dynamique sur le bloc à quelconque, il vient :
Avec et :
Énoncé
L'une des extrémités d'un ressort, de constante de raideur et de longueur à vide , est accrochée à support vertical fixe. On
vient attacher à l'autre extrémité un bloc de masse . Le tout est immergé dans l'eau et le bloc est choisi de manière à ce que
la poussée d'Archimède compense exactement son poids. Le poids du ressort et les forces de frottements sur celui-ci sont
négligées.
1. Le bloc est écarté d'une distance de sa position d'équilibre. Il est ensuite lâché sans vitesse initiale.
Déterminer l'équation différentielle régissant l'évolution du mouvement du bloc en prenant en compte le terme de
frottement dans l'eau proportionnel à la vitesse (de type fluide) . On négligera tout autre effet tel que les
turbulences du fluide.
2. On se place dans le cas où .
Qualifier le mouvement, résoudre l'équation différentielle et représenter de manière schématique l'évolution temporelle
de la position du bloc.
Avec :
Finalement :
2. Pour , on a : .
Le discriminant de l'équation caractéristique associé à l'équation différentielle est alors négatif. Il s'agit donc d'un
mouvement oscillatoire amorti ou pseudo-périodique.
Avec :
D'où : ,
avec et .
Énoncé
On considère un véhicule de masse . Le système de suspension de ce véhicule peut être représenté par l'association d'un
ressort, de constante de raideur et de longueur à vide , et d'un amortisseur provoquant une force de frottement de type
fluide .
Toute autre source de frottements est négligée.
Figure 1 : schéma équivalent du dispositif.
1. En supposant que le véhicule ne change pas d'altitude, déterminer la profondeur maximale d'un nid de poule à
partir de laquelle les roues ne sont plus en contact avec le sol. On négligera le poids du système de suspension et des
roues.
2. Etablir l'équation différentielle du mouvement vertical du véhicule lorsqu'il est écarté de sa position d'équilibre.
3. Déterminer le coefficient pour que le régime d'amortissement soit critique.
4. L'usure des amortisseurs due au temps entraîne une diminution du coefficient d'un cinquième de sa valeur
initiale :
Qualifier le régime d'amortissement dans ce cas.
Un trou dans la chaussée écarte le ressort de sa position d'équilibre d'une longueur . En considérant que la vitesse
verticale est nulle en , résoudre l'équation différentielle régissant l'évolution du mouvement vertical du véhicule.
Déterminer le temps nécessaire pour que les oscillations du véhicule deviennent négligeables. Conclusion.
Applications numériques : ; ; ;
On considérera les oscillations du véhicule négligeables lorsque leur amplitude maximale est divisée par un facteur .
Figure 2 : schéma du dispositif avec bilan des forces dans un référentiel galiléen.
1. Si on néglige le poids des roues, la situation pour laquelle celles-ci ne sont plus en contact avec le sol correspond au
ressort dans sa position de repos, soit de longueur . Il faut donc déterminer la variation de longueur liée au poids
du véhicule (situation à l'équilibre).
On obtient alors avec .
En appliquant le principe fondamental de la dynamique sur le véhicule à l'équilibre, il vient :
Finalement, avec : .
A.N. :
Avec :
Alors, avec et :
A.N. :
Avec :
D'où : ,
avec et .
Avec et :
A.N. :
Même si les amortisseurs n'ont perdu qu'un cinquième de leur taux d'amortissement, le temps d'oscillation du véhicule
est suffisamment long pour rendre sa conduite dangereuse. Il est donc temps de les changer !
Énoncé
On se propose de mesurer la viscosité de l'air en étudiant les oscillations amorties d'une bille métallique suspendue à
l'extrémité d'un ressort.
La masse de la bille de rayon est notée . On suppose que l'air exerce une force de frottement de type fluide de norme
1. La bille est écartée verticalement de sa position d'équilibre d'une distance , puis elle est lâchée sans vitesse initiale.
Etablir l'équation différentielle gouvernant l'évolution de la position de la bille par rapport à sa position d'équilibre.
2. Dans le cas d'une masse de forme sphérique, le coefficient de frottement s'exprime simplement comme
(loi de Stokes). La viscosité s'exprime en Poiseuille.
Quelle est la dimension de cette grandeur en unités MKSA ?
3. Réécrire l'équation différentielle obtenue à la question 1 sous la forme : et donner les
expressions analytiques du taux d'amortissement et de la pulsation propre en fonction de , , et .
4. Montrer que l'équation précédente présente trois solutions distinctes et nommer les régimes auxquels celles-ci se
rattachent (il n'est pas demandé de résoudre l'équation différentielle).
Avec :
2. Avec et :
D'où :
s'exprime donc, dans le système MKSA, en ou encore .
3. En divisant par l'équation obtenue en 1), on obtient :
a) Si : .
c) Si : .
Avec
Et
Remarque :
Un facteur de qualité aussi élevé revient à négliger devant . On vérifie ainsi que négliger les frottements de l'air
sur un oscillateur mécanique est une bonne approximation.
Énoncé
On considère un bloc de masse constante attaché à un support horizontal fixe par l'intermédiaire d'un ressort de constante
de raideur et de masse négligeable.
Si on suppose que le bloc est soumis à une force de frottement de nature visqueuse de norme proportionnelle à la vitesse du
bloc et de sens opposé à celle-ci ( , est le coefficient de frottement), l'équation différentielle régissant l'évolution
de la position du bloc s'écrit où représente l'accélération de la pesanteur.
Pour dériver cette équation, l'origine des positions est le point repérant l'extrémité du ressort lorsque celui-ci n'est pas
chargé ( ).
Figure 1 : schéma du dispositif.
Le but de cet exercice est l'étude du comportement d'un tel système lorsque la masse suspendue n'est plus constante mais
devient fonction du temps : . Pour réaliser ceci, il suffit par exemple d'attacher au ressort un récipient troué contenant du
sable. Le sable s'écoule par l'orifice de sortie de sorte que la masse suspendue est une fonction décroissante du temps.
Les questions 1. et 2. sont indépendantes.
1. A l'instant , la masse du récipient contenant le sable vaut de sorte que sa quantité de mouvement
s'écrit où représente la vitesse du récipient de sable à l'instant . A l'instant , le
récipient s'est vidé d'une quantité de sable qui a été libérée du récipient avec une vitesse égale à celle
du bloc.
1.a) Donner, à , la quantité de mouvement de l'ensemble constitué de la masse de sable
1.b) En utilisant la deuxième loi de Newton : , où représente la résultante des forces agissant sur le
récipient, montrer que l'équation différentielle régissant l'évolution de la position du bloc s'écrit
: .
On supposera que le bloc est soumis à une force de frottement de nature visqueuse comme énoncé ci-dessus.
2. On suppose que la masse est une fonction linéairement décroissante du temps de sorte que
avec . Dans cette question, on ne demande pas de résoudre des équations mais d'étayer les réponses
sur la base d'arguments physiques simples.
A l'instant :
D'où :
Alors :
1.b) En appliquant à présent le principe fondamental de la dynamique, il vient :
Avec :
Finalement :
2. 2.a) D'après ,à : .
représente donc le temps nécessaire pour que le récipient se vide complètement.
Alors, l'hypothèse signifie que le récipient se vide en un temps beaucoup plus grand qu'une période
d'oscillation, c'est à dire qu'il se vide lentement devant la période des oscillations.
2.b) D'après , si : .
Alors, l'équation obtenue en 1. devient :
avec et
C'est l'équation d'un mouvement oscillatoire amorti, avec un amortissement exponentiel, où est la pulsation propre
et est le taux d'amortissement.
La position du bloc à l'instant est donnée par :
, où est la pseudo-pulsation.
Alors : et
La pulsation propre et le taux d'amortissement deviennent très grands.
2.d) Le mouvement peut alors être décomposé en deux parties. D'abord un mouvement oscillatoire avec un
amortissement lent puis, à l'approche de , les oscillations s'accélèrent (la période devient plus courte) et
l'amortissement devient plus fort.
Énoncé
On considère un bloc solide de masse attaché par un ressort de constante de raideur fixé à un support vertical.
L'ensemble repose sur un support horizontal. A l'équilibre, le ressort n'est pas comprimé de sorte que sa longueur est égale à
sa longueur à vide.
A l'instant , on met en marche un système mécanique permettant de moduler de manière sinusoïdale la position du bloc
tel que la force appliquée sur celui-ci s'écrit : où est la pulsation du forçage (ou de la modulation).
On suppose que le bloc est soumis à une force de frottement de type fluide de norme proportionnelle à sa vitesse et de sens
opposé à celle-ci ( , est le coefficient de frottement). On notera g l'accélération de la pesanteur. La loi de Hooke
est supposée vérifiée dans tout l'exercice.
Schéma du dispositif
1. Etablir l'équation différentielle gouvernant l'évolution de la position du bloc se déplaçant le long de l'axe .
2. On suppose que l'oscillateur étudié est tel que la solution de l'équation précédemment établie s'écrit :
.
Expliquer clairement à quel type de réponse de l'oscillateur correspond chacun des deux termes composant la
fonction . Que pensez-vous du facteur de qualité de l'oscillateur étudié ? Est-il possible de négliger l'un des deux
termes et si oui, expliquer à quelle(s) condition(s) ?
3. Rappeler ce qu'est la notation complexe et l'utiliser pour déterminer
4. On considère que les frottements sont négligeables de sorte que . Que devient l'amplitude des oscillations du
bloc lorsque ? Nommer le phénomène physique auquel se rattache le comportement obtenu.
Finalement :
avec et ,
où est la pulsation propre et est le taux d'amortissement.
2. Une solution réelle de cette équation s'écrit :
Figure 3 : représentation graphique de l'évolution temporelle de la position du bloc avec décomposition des régimes.
La réponse transitoire (premier terme) correspond à un mouvement oscillatoire amorti. On peut donc dire que le facteur de
La réponse transitoire peut être négligée aux temps longs, c'est à dire . L'oscillateur est alors dans un régime
permanent sinusoïdal équivalent à un oscillateur harmonique de pulsation égale à celle du forçage .
3. En régime permanent, on a en notation réelle : .
Cette solution s'écrit en notation complexe : avec .
En remplaçant dans l'équation du mouvement du bloc obtenue à la question 1, on a :
D'où :
étant le module de , il vient :
De la même façon, étant l'argument de , il vient :
4. Avec , on obtient : .
Lorsque , . C'est ce que l'on appelle le phénomène de résonance.
Énoncé
On considère un bloc de masse pouvant se déplacer sans frottement le long d'un support horizontal de direction
(vecteur unitaire ). Il est attaché à un point d'ancrage fixe par l'intermédiaire d'un ressort de constante de raideur et de
masse négligeable. On suppose que le déplacement du bloc est toujours d'amplitude suffisamment faible pour que la loi de
Hooke soit vérifiée. A l'équilibre, le bloc se trouve en un point et le ressort n'est ni tendu, ni comprimé.
Le bloc étant initialement immobile en sa position d'équilibre, on applique brutalement une force pour les
temps ( est une constante positive). L'application de cette force cesse brutalement au temps
de la position du bloc pour . Pour simplifier les calculs, on fixera dans toute la suite ( représente
la période propre de l'oscillateur)
5. Représenter schématiquement pour .
Schéma du dispositif avec bilan des forces dans un référentiel galiléen
Avec :
Finalement :
constantes d'intégration. étant de la forme du second membre (ici ), il s'agit d'une constante. et sont à
déterminer à partir des conditions initiales.
En dérivant par rapport au temps, on obtient :
et
En remplaçant et dans l'équation (1), il vient :
D'où : pour .
3. En appliquant le principe fondamental de la dynamique à , il vient :
Finalement :
avec ,
où est la pulsation propre.
4. Une solution réelle est de la forme : où et sont les constantes d'intégration à
déterminer à partir des conditions initiales.
En dérivant par rapport au temps, on obtient :
A :
Ces deux dernières équations sont alors les conditions initiales nécessaires à la résolution de l'équation du mouvement
:
et sont forcément non nulles (sinon, il n'y a pas d'oscillations), donc , soit .
D'où : pour .
5. Voir courbe :
Figure 3 : représentation graphique de l'évolution temporelle de la position du bloc.
Énoncé
Un sismographe est un appareil permettant de mesurer l'amplitude d'une secousse quelle que soit sa fréquence.
Le dispositif peut être schématisé par une masse suspendue à un ressort, de constante de raideur et de longueur à
vide . L'autre extrémité du ressort est accrochée à un support horizontal mobile.
Le mouvement est amorti par une force de frottement de type fluide de norme proportionnelle à la vitesse de la masse et de
sens opposé à celle-ci ( , est le coefficient de frottement). La masse du ressort est négligeable et la loi de Hooke
est supposée vérifiée.
Lorsqu'une secousse se produit, elle applique sur le support mobile une modulation sinusoïdale de la forme
, où est l'amplitude de la secousse et sa pulsation. On notera l'accélération de la pesanteur.
1. Etablir l'équation différentielle gouvernant l'évolution de la position de la masse par rapport à sa position d'équilibre.
2. Rappeler à quoi correspond le régime permanent et écrire, sans résoudre l'équation différentielle, la loi d'évolution de la
position de la masse dans ce cas.
3. En utilisant la notation complexe, déterminer l'amplitude du mouvement de la masse et son déphasage .
4. Montrer que l'utilisation de ce dispositif comme un sismographe est simplifiée lorsque la pulsation propre du ressort est
très petite devant celle de la secousse et en négligeant les frottements.
On obtient :
En appliquant à présent le principe fondamental de la dynamique à quelconque, il vient :
Avec et :
Et :
Après projection sur l'axe vertical , on obtient :
avec et ,
où est la pulsation propre de la masse et est le taux d'amortissement.
2. Dans le cas d'un mouvement oscillatoire forcé d'une masse, sa position en fonction du temps est donnée par la
somme de deux termes :
- Un premier terme correspondant à la réponse transitoire consécutive à la mise en marche du forçage, généralement
équivalent à un mouvement amorti.
- Un second terme équivalent à un oscillateur harmonique de pulsation égale à celle du forçage .
Aux temps longs, le premier terme peut être négligé devant le second. L'oscillateur est alors dans un régime permanent
sinusoïdal équivalent à un oscillateur harmonique dont la loi horaire d'évolution de la position s'écrit :
D'où :
étant le module de , il vient :
De la même façon, étant l'argument de , il vient :
Lorsque la pulsation propre du ressort est très petite devant celle de la secousse,
soit : .
Dans ce cas, la réponse du dispositif a environ la même amplitude que l'onde sismique responsable du forçage. On
mesure alors directement l'amplitude de la secousse.
Énoncé
L'alimentation en électricité des locomotives est assurée par un système appelé pantographe. Ce dispositif, solidaire de la
locomotive, assure le captage du courant électrique en maintenant un contact électrique constant entre le fil d'alimentation et la
locomotive. Les fils d'alimentation sont suspendus à des poteaux (régulièrement espacés le long de la voie) par l'intermédiaire
de caténaires. Même si l'onde transverse générée par le pantographe le long du câble se déplace généralement plus
rapidement que le train, elle peut être partiellement réfléchie au niveau des points de suspension, revenir vers le train et ainsi
déconnecter le câble électrique du pantographe. Les caténaires sont donc des éléments essentiels à la bonne circulation des
trains.
Dans ce modèle simple, le système de suspension du câble électrique est assimilé à un anneau connecté, par l'intermédiaire
d'un ressort, à un piston coulissant dans un cylindre (voir ci-dessus).
La masse de l'anneau est négligeable. Celui-ci est attaché au piston de masse par l'intermédiaire d'un ressort de constante
de raideur (l'amplitude de déplacement du piston est toujours suffisamment faible pour que la loi de Hooke soit vérifiée).
Le piston coulisse selon la direction verticale dans un cylindre exerçant une force de frottement de type fluide de norme
proportionnelle au vecteur vitesse et de sens opposé à celui-ci ( , est le coefficient de frottement).
Sous l'action du câble, l'anneau est soumis à un mouvement sinusoïdal selon la direction verticale (c'est-à-dire la direction de
vecteur unitaire ) de sorte que (voir figure ci-dessous). représente la pulsation du forçage
sinusoïdal et est l'amplitude du mouvement de l'anneau. On notera l'accélération de la pesanteur.
1. En prenant le point comme origine du repère (voir figure ci-dessus), établir l'équation différentielle vectorielle
: .
On exprimera les paramètres , et en fonction de , , et .
2. On suppose désormais que le régime permanent sinusoïdal est établi de sorte que
: .
On rappelle que la représentation complexe de s'écrit avec . Déterminer
l'expression de l'amplitude complexe du mouvement du piston.
3. On se place dans le cas où la pulsation du forçage est identique à la pulsation propre du système oscillant : .
On définit l'impédance complexe de l'oscillateur comme le rapport entre et la représentation complexe de la
vitesse : .
Déterminer l'expression analytique de en fonction de et de .
L'impédance complexe est-elle réelle ou imaginaire pure? Que cela signifie t-il?
Schéma du dispositif avec bilan des forces dans un référentiel galiléen
On obtient :
En appliquant à présent le principe fondamental de la dynamique à quelconque, il vient :
Avec et :
avec , et ,
où est la pulsation propre du piston et est le taux d'amortissement.
2. En régime permanent, on a en notation réelle : .
Cette solution s'écrit en notation complexe : avec . De la même façon, le forçage
Alors :
Finalement :
est réelle pure. La partie imaginaire traduisant le déphasage entre la vitesse du piston et le forçage, le fait que
l'impédance soit réelle pure signifie qu'il n'y a pas de déphasage entre la vitesse du piston et le forçage.
Énoncé
Pour étudier les modes de vibrations longitudinales d'une molécule diatomique , on assimile la liaison entre les deux
atomes à un ressort de raideur . On désignera par et les masses respectives des atomes et . On notera
par et les déplacements respectifs des atomes et par rapport à leur position d'équilibre.
On admet que la molécule n'est pas animée d'un mouvement de translation et que le poids des atomes est négligeable devant
la tension du ressort. La masse du ressort simulant la liaison est négligeable et on suppose que l'amplitude de déplacement des
deux atomes est toujours suffisamment faible pour que la loi de Hooke soit vérifiée. Finalement, tous les frottements sont
considérés comme négligeables.
Schéma du système avec bilan des forces dans un référentiel galiléen
1. Etablir le système d'équations différentielles gouvernant l'évolution de la position des deux atomes dans le temps.
2. En vous appuyant sur la forme vectorielle du système d'équations différentielles obtenu à la question
de et/ou :
Avec et :
- Pour : .
- Pour : .
et
D'où :
On a alors une équation du second degré avec deux solutions possibles : . Ce sont les valeurs propres
de .
Pour déterminer les vecteurs propres, il faut résoudre : et .
Soit :
On a alors :
Ici : avec
et
Énoncé
On considère deux blocs de masses respectives et liés l'un à l'autre par un ressort de constante de raideur . Le
bloc de masse est lié à un point d'ancrage fixe par l'intermédiaire d'un ressort de constante de raideur .
La masse des deux ressorts est négligeable et on suppose que l'amplitude de déplacement des deux blocs est toujours
suffisamment faible pour que la loi de Hooke soit vérifiée. Finalement, tous les frottements sont considérés comme
négligeables.
Schéma du dispositif
1. Etablir le système d'équations différentielles gouvernant l'évolution de la position des deux blocs dans le temps.
2. On considère désormais que les blocs sont de masse identique de sorte que . Par ailleurs, on
posera et . On considère également que la constante de raideur est bien supérieure à de
sorte que .
2.a) Ecrire le système de deux équations différentielles obtenu à la question 1 sous la forme vectorielle :
. Dans la matrice , on considérera que . Ceci étant admis, déterminer les valeurs propres et les
vecteurs propres de .
2.b) Montrer que la solution générale du système d'équations du mouvement s'écrit sous une forme simple.
2.c) Préciser le ou les mode(s) propre(s) de vibration du système d'oscillateurs et donner la ou les pulsation(s) propre(s)
de vibration du système.
3. A l'instant , le bloc de masse est écarté d'une distance de sa position d'équilibre tandis que le bloc
de masse en est écarté d'une distance . Les deux blocs sont lâchés en même temps sans vitesse
initiale.
Donner les lois horaires d'évolution de la position des deux blocs. Préciser la nature du ou des mode(s) propre(s) de
vibration excité(s) par ces conditions initiales.
- Pour : .
de et/ou :
Avec et :
- Pour : .
- Pour : .
2. 2.a) On a : , , et .
En divisant par les équations obtenues à la question 1, on obtient :
avec
Sous forme vectorielle, ce système s'écrit :
, avec : et
Finalement, avec :
D'où :
On a alors une équation du second degré avec deux solutions possibles : . Ce sont les valeurs
propres de .
Pour déterminer les vecteurs propres, il faut résoudre : et .
Ici :
Ici :
et
, et étant forcément non nulles, les équations et donnent .
Avec , les équations et donnent :
Finalement :
Lorsque est excité par ces conditions initiales, les deux masses se déplacent avec la même amplitude en
opposition de phase.
Énoncé
On considère deux blocs de masses respectives et liés l'un à l'autre par un ressort de constante de raideur . Le
bloc de masse est lié à un point d'ancrage fixe par l'intermédiaire d'un ressort de constante de raideur et, à l'autre
extrémité du système, le bloc de masse est lié à un point d'ancrage fixe par l'intermédiaire d'un ressort de constante de
raideur .
La masse des ressorts est négligeable et on suppose que l'amplitude de déplacement des deux blocs est toujours suffisamment
faible pour que la loi de Hooke soit vérifiée. Finalement, tous les frottements sont considérés comme négligeables.
Schéma du dispositif
1. Etablir le système d'équations différentielles gouvernant l'évolution de la position des deux blocs dans le temps.
2. On considère désormais que les blocs sont de masse identique de sorte que et que les ressorts ont
la même constante de raideur .
2.a) Ecrire le système de deux équations différentielles obtenu à la question 1 sous la forme vectorielle :
et déterminer les valeurs propres et les vecteurs propres de .
2.b) Montrer que la solution générale du système d'équations du mouvement s'écrit sous une forme simple.
2.c) Préciser le ou les mode(s) propre(s) de vibration du système d'oscillateurs et donner la ou les pulsation(s) propre(s)
de vibration du système.
3. A l'instant :
3.a) Le bloc de masse est écarté d'une distance de sa position d'équilibre tandis que le bloc de masse
en est écarté d'une distance . Les deux blocs sont lâchés en même temps sans vitesse initiale.
Donner les lois horaires d'évolution de la position des deux blocs. Préciser la nature du mode propre de vibration excité
par ces conditions initiales.
3.b) Les blocs de masse et sont écartés de leur position d'équilibre d'une distance . Les deux blocs
sont lâchés en même temps sans vitesse initiale.
Donner les lois horaires d'évolution de la position des deux blocs. Préciser la nature du mode propre de vibration excité
par ces conditions initiales.
Schéma du dispositif avec bilan des forces dans un référentiel galiléen
- Pour : .
fonction de et/ou :
Avec et :
- Pour :
.
- Pour :
2. a) On a : et .
En divisant par les équations obtenues à la question 1, on obtient :
Sous forme vectorielle, ce système s'écrit : , avec :
et
D'où :
On a alors une équation du second degré avec deux solutions possibles : . Ce sont les valeurs propres
de .
Pour déterminer les vecteurs propres, il faut résoudre : et .
Ici :
Ici :
D'où : ,
où , , et sont les constantes d'intégration.
c) Le mouvement peut être décomposé en une superposition (somme) de mouvements harmoniques appelés modes
propres (ou modes normaux) de vibration.
On reconnaît ici des solutions d'un oscillateur harmonique du type .
Les modes propres du système sont alors :
Alors : , soit
Et : , soit
Ce qui donne :
Ici, seul le mode est excité par ces conditions initiales puisque . Dans ce cas, les deux masses se
déplacent avec la même amplitude et en opposition de phase. Le ressort central exerce une force de rappel sur les
deux masses.
b) Avec les conditions initiales énoncées, on a :
et
Alors : , soit
Et : , soit
Ce qui donne :
Ici, seul le mode est excité par ces conditions initiales puisque . Dans ce cas, les deux masses se
déplacent avec la même amplitude et en phase. Il n'y a pas d'effet du couplage dû au ressort central.
Énoncé
Pour étudier les modes de vibrations longitudinales d'une molécule triatomique , on assimile les liaisons entre les
atomes à des ressorts de raideur . On désignera par , et les masses respectives des atomes , et .
On notera par , et les déplacements respectifs des atomes , et par rapport à leur position
d'équilibre.
On admet que la molécule n'est pas animée d'un mouvement de translation et que le poids des atomes est négligeable devant
la tension du ressort. La masse du ressort simulant la liaison est négligeable et on suppose que l'amplitude de déplacement des
deux atomes est toujours suffisamment faible pour que la loi de Hooke soit vérifiée. Finalement, tous les frottements sont
considérés comme négligeables.
Schéma du système
1. Etablir le système d'équations différentielles gouvernant l'évolution de la position des trois atomes dans le temps.
2. On considère désormais que les atomes et sont de masse identique de sorte que
et . Les ressorts ont la même constante de raideur .
2.a) On introduit les nouvelles fonctions et mesurant l'écart entre les
positions des atomes et et la position de l'atome .
Donner les équations différentielles portant sur les fonctions et .
2.b) Ecrire le système de deux équations différentielles obtenu à la question 1 sous la forme vectorielle :
et déterminer les valeurs propres et les vecteurs propres de .
2.c) Montrer que la solution générale du système d'équations du mouvement s'écrit sous une forme simple.
2.d) Préciser le ou les mode(s) propre(s) de vibration du système d'oscillateurs et donner la ou les pulsation(s)
propre(s) de vibration du système.
3. A l'instant :
3.a) L'atome est écarté d'une distance de sa position d'équilibre tandis que l'atome en est écarté d'une
distance . Les deux atomes sont lâchés en même temps sans vitesse initiale. Donner les lois horaires
d'évolution de la position des deux atomes. Préciser la nature du mode propre de vibration excité par ces conditions
initiales.
3.b) Les atomes et sont écartés de leur position d'équilibre d'une distance . Les deux atomes sont
lâchés en même temps sans vitesse initiale. Donner les lois horaires d'évolution de la position des deux atomes.
Préciser la nature du mode propre de vibration excité par ces conditions initiales.
Schéma du système avec bilan des forces dans un référentiel galiléen
- Pour : .
- Pour : .
Avec , et :
- Pour :
.
- Pour :
.
- Pour :
et
d'où :
En soustrayant par et par , on obtient :
D'où : avec et
et
En posant , on a alors un problème aux valeurs propres avec valeur propre de et vecteur
propre de .
Pour déterminer les valeurs propres, il faut résoudre : .
D'où :
Ici :
2.c) La solution générale du système d'équations est de la forme . Avec , il s'agit d'une combinaison
linéaire des solutions aux valeurs propres telle que :
où , , et sont des constantes.
Ici :
D'où : ,
où , , et sont les constantes d'intégration.
2.d) Le mouvement peut être décomposé en une superposition (somme) de mouvements harmoniques appelés modes propres
(ou modes normaux) de vibration.
On reconnaît ici des solutions d'un oscillateur harmonique du type .
Les modes propres du système sont alors :
avec sa pulsation propre.
et
Alors : , soit
Et : , soit
Ce qui donne :
Finalement :
Ici, seul le mode est excité par ces conditions initiales puisque . Dans ce cas, les deux atomes se déplacent
par rapport à l'atome avec la même amplitude et en opposition de phase.
et
Alors : , soit
Et : , soit
Ce qui donne :
Finalement :
Ici, seul le mode est excité par ces conditions initiales puisque . Dans ce cas, les deux atomes se déplacent
par rapport à l'atome avec la même amplitude et en phase.
Représentation schématique de l'état de vibration du mode normal q_1 (t)