Projet didactique en vue de l’obtention du CAPES
Unité didactique N02
Objet d’étude
IEN de français : M Athmane. NESAR KEBAILI
Candidate au CAPES : Mme AICHA.RAFAI
Année scolaire : 2012 /2013
Projet1 : Réaliser une compagne d’information à l’intention des élèves du lycée
Intentions communicatives : Exposer pour donner des informations sur divers
sujets.
Objet d’étude : La vulgarisation scientifique.
Niveau : Classes de première année.
Filière : Lettres, tronc commun sciences.
Introduction :
Au cours de ce projet, les élèves vont faire une collecte d’informations
trouvées dans des ouvrages spécialisés en médecine, dans des magazines ou
encyclopédies pour jeunes.
Les informations seront synthétisées, simplifiées (vulgarisés) à l’aide de l’enseignant
puis restituées sous forme de panneaux affiches, d’écrits afin d’être présentées
oralement.
1- PUBLIC VISE : apprenants de première année secondaire.
Profils : Il s’agit de nouveaux élèves et du premier projet. Avant de passer à
l’évaluation diagnostique du projet, nous allons donner une petite analyse sur la
situation familiale de nos apprenants ainsi que leur profil d’entrée en 1èreAS. Les
élèves qui fréquentent ce lycée viennent des villages limitrophes. Leur majorité
appartient à des familles nombreuses et ont un niveau de vie moyen, leurs pères sont
de simples travailleurs, les mères sont des femmes au foyer.
L’évaluation diagnostique du début de l’année a montré qu’à l’oral, les apprenants
comprennent facilement un texte et arrivent à distinguer entre les différents types
(explicatif, argumentatif, descriptif,…), ils trouvent des difficultés dans la
production. A l’écrit aussi, ils arrivent à dégager la structure dominante d’un texte
mais trouvent des difficultés pour en produire un. Nous avons constaté aussi que les
élèves scientifiques ont un niveau supérieur aux élèves orientés en classes littéraires.
2-BESOINS IDENTIFIES :
L’évaluation diagnostique a montré que les apprenants distinguent un texte
explicatif des autres types mais ne savent pas expliquer quelques caractéristiques
(l’emploi de la tournure impersonnelle, les procédés explicatifs). Les apprenants ne
savent pas élaborer le plan d’un texte ni le résumer.
3-DUREE DU PROJET ENVISAGE : Deux mois (24 heures).
4-SEQUENTIALISATION :
Séquence 1 : Résumer un texte explicatif à partir de son plan.
Objectifs de la séquence1 :
- Distinguer les paragraphes comme étant des unités de sens.
- Dégager le plan détaillé d’un texte explicatif.
- Distinguer l’information essentielle de l’information secondaire.
- Savoir synthétiser l’information.
- Savoir reformuler et utiliser ses propres phrases tout en gardant le sens.
- Résumer un texte explicatif.
Séquence2 : Produire un texte explicatif pour informer en vulgarisant.
Objectifs de la séquence2 :
- Repérer la structure dominante d’un texte explicatif.
-Analyser les aspects d’un texte explicatif.
-Retrouver les facteurs assurant la cohésion d’un texte explicatif à savoir les
articulateurs logiques.
-Repérer les marques de présence de l’auteur ou leur absence afin de justifier le
degré d’objectivité de l’auteur.
-Apprendre à organiser et à rédiger un texte explicatif.
5-MODALITES DE FONCTIONNEMENT :
Le projet se réalisera par groupes de quatre apprenants. Les activités qui vont
participer à sa conception en classe se feront tantôt individuellement pour la
production orale, quelquefois à deux (activités de langue). Mais on favorisera le
travail d’équipe pour inciter nos apprenants à la coopération et à la productivité et
aussi afin de les stimuler.
6-MOYENS MATERIELS :
Articles de journaux, magazines ou encyclopédies pour jeunes, textes didactiques,…
7-OBJECTIFS GENERAUX :
- Au terme de ce projet qui s’étale sur deux mois, l’élève sera capable de :
- Résumer l’information et repérer l’essentiel de l’accessoire.
- Lire, comprendre et produire des textes explicatifs.
- Exposer oralement un travail de recherche.
8-COMPETENCES VISEES :
Ce projet vise à développer chez l’apprenant les compétences suivantes :
A/Compétences transversales :
-Reconnaître diverses sources d’information.
-Tirer profit de l’information.
-S’approprier l’information.
-Analyser les éléments de la situation problème.
-Imaginer des pistes de solution et les mettre à l’essai.
-S’engager dans une réalisation
B-Compétences disciplinaires :
-Comprendre des textes oraux et écrits.
-Produire des textes oraux et écrits.
C-Compétences socioculturelles :
-S’ouvrir aux stimulations environnantes.
-Prendre conscience de sa place parmi les autres.
-Mettre à profit ses ressources personnelles.
-Contribuer au travail collectif.
-Tirer profit du travail en coopération.
8-OBJECTIFS SPECIFIQUES :
En compréhension de l’écrit et de l’oral :
-Exploiter les informations données par le professeur avant écoute d’un
texte.
-Exploiter les éléments périphériques pour émettre des hypothèses de sens
sur le contenu du texte écrit ou oral
- Distinguer les éléments constitutifs de la situation de communication.
- Repérer la structure dominante du texte à savoir l’explication.
- Repérer des traces permettant de découvrir l’idée que se fait le scripteur du
lecteur.
- Justifier l’effacement du scripteur : souci d’objectivité.
- Expliquer l’influence des tournures impersonnelles sur le texte.
En activités de langue :
-Utiliser la substitution pour éviter la répétition
-Synthétiser en utilisant la phrase nominale
-Les rôles de la subordonnée relative explicative et déterminative.
-Etude du présent atemporel pour rendre compte d’une vérité.
-Etude des procédés permettant l’explication.
- Identifier les rapports de cause et de conséquence ainsi que le lexique qui les
exprime.
En production d’un résumé :
Volume de la production, selon la densité de l’information (1/3 ou 1/4 du texte
initial).
-Respect des mots clés du texte.
-Sélection des informations essentielles.
-Au niveau syntaxique :
- juxtaposition plutôt que subordination.
- Nominalisation.
-Au niveau lexical :
- Mots et expressions permettant de synthétiser.
-Éviter la reprise de phrases du texte.
- Respect de l’organisation du texte.
- Respect du nombre de paragraphes du texte.
En production écrite :
-Définir la finalité de l’écrit (ou respecter la consigne).
- Activer des connaissances relatives à la situation de communication.
- Choisir une progression thématique.
- Mettre en œuvre le modèle d’organisation suggéré par une consigne ou le
-
-
modèle d’organisation le plus adéquat à la situation de communication.
- Faire progresser les informations en évitant les répétitions et les
contradictions.
- Assurer la cohésion du texte par l’emploi pertinent des temps et par
l’établissement de liens entre les phrases.
- Produire des phrases correctes au plan syntaxique.
- Utiliser le lexique adéquat à la thématique, à la finalité d l’écrit.
- Utiliser de manière adéquate les signes de ponctuation.
- Utiliser une grille d’auto évaluation pour détecter ses erreurs à différents
niveaux.
- Définir la nature de l’erreur.
- Mettre en œuvre une stratégie de correction.
10. MODES ET CRITERES D'EVALUATION DES COMPETENCES:
-Evaluation diagnostique : avant d’entamer le projet.
-Des situations d’intégration partielle : A la fin de chaque séance.
-Evaluation formative : Elle accompagne l’apprenant au cours du projet.
-Evaluation certificative : A la fin du projet.
Synthèse théorique des documents de vulgarisation scientifique
Présentation :
Définition : Vulgariser, c’est répandre dans le public, propager et diffuser un
ensemble de connaissances techniques, scientifiques, de manière à les rendre
accessibles à un lecteur non spécialiste. (D’après Le Petit Robert, 93), autrement dit
c’est l’ensemble des actions permettant au large public d’accéder à la culture
technique, scientifique, environnementale.
Le texte de vulgarisation scientifique a pour visée d’informer ou d’expliquer.
Dans le premier cas, on se contente d’apporter au lecteur des informations
précises qu’on ne commente pas, qu’on n’explique pas, soit que ces informations se
suffisent à elles-mêmes (sujet d’ordre scientifique), soit qu’on veuille donner au
texte une allure objective (indépendante de la personnalité de l’auteur et de ses
convictions personnelles). Cela implique que le texte doit :
- aller à l’essentiel, préférant les informations sûres aux impressions, analyse,
et suppositions ;
-comporter tous les éléments nécessaires pour la compréhension de
l’information, par exemple la définition de certains mots, la reformulation,
l’énumération, l’illustration (exemples, documents iconiques)
- être écrit sans effets de style, de manière neutre, impersonnelle ; il ne doit
généralement pas trahir la présence de son auteur par l’emploi de la 1 ère
personne, et par l’utilisation des tournures impersonnelles ni s’adresser
directement au lecteur à la 2ème personne, même s’il est adapté au public
auquel il s’adresse. L’auteur s’efface au profit de ce qu’il dit
Dans le second cas, on va au-delà de l’information pour expliquer. Le texte
alors :
- précise les causes ou les conséquences des événements,
- indique quel raisonnement ou quelles sources ont permis d’établir
l’information ou le point de vue exposé,
- indique l’intérêt ou la portée de cette information,
- permet au lecteur de réellement s’approprier une information en lui
donnant les moyens de la comprendre, tout en fournissant des exemples
permettant de la comprendre,
- indique une méthode pour appliquer une consigne.
Le texte explicatif fait donc souvent appel aux mots de liaison ; il présente les
informations dans un ordre logique, pédagogique ; il enseigne au lieu de se
contenter de renseigner.
Les dictionnaires (Robert, Larousse,…) et les encyclopédies (Encyclopédie
Universalis, Wikipédia, Encarta, …) sont les principaux documents explicatifs ou
informatifs. Dans un dictionnaire, les articles expliquent le sens des mots, ceux des
encyclopédies informent sur le sujet choisi. La vulgarisation scientifique se
rencontre aussi dans les journaux, les magazines (Science et vie,...), sur des affiches,
sur des emballages,…
Fonctionnement :
Un document de vulgarisation scientifique se reconnaît à une organisation
particulière. Il peut s’agir d’un texte disposé en colonnes (article d’un journal).
Il peut comporter :
-des paragraphes séparés par des blancs pour faciliter la lecture ;
-des flèches, des numéros, des tirets, des astérisques pour organiser l’information ;
-des images, des photos, des schémas pour illustrer, expliquer, ontrer ;
-des tirets, des sous-titres, différents caractères d’imprimerie, pour classer les
informations selon leur importance.
On y trouve généralement :
-des phrases déclaratives. (Forme passive).
-des verbes conjugués au présent de vérité générale.
-des pronoms personnels à la troisième personne du singulier.
Pourquoi le terme de vulgarisation scientifique ?
La vulgarisation scientifique facilite les contacts de l’apprenant ou du large
public avec les domaines de la connaissance. Elle réduit les incompréhensions. La
personne qui vulgarise ou le médiateur écoute les préoccupations des non
scientifiques, s’inspire de leur conception pour élaborer son discours et efface les
frontières entre la communauté des chercheurs et ceux qui utilisent ou sont touchés
par leurs découvertes.
Dans une situation d’apprentissage ; c’est l’enseignant qui joue le rôle de
médiateur entre l’apprenant et le savoir.