Introduction
Introduction
Nomenclature........................................................................................................................ vi
Introduction ........................................................................................................................... 1
1. Introduction ................................................................................................................ 3
1.1 Énergie solaire ......................................................................................................... 3
1.2 Énergie biomasse ..................................................................................................... 3
1.3 Énergie géothermie .................................................................................................. 3
1.4 Énergie hydraulique – Hydroélectricité ................................................................... 4
1.5 Énergie éolienne ...................................................................................................... 4
2. Etude de l‟énergie éolienne ........................................................................................ 4
2.1 Historique de l‟éolienne......................................................................................... 4
2.2 Avantages et inconvénients de l‟énergie éolienne ................................................ 6
2.3 Différents types des éoliennes ................................................................................ 7
2.4 Petite éolienne ........................................................................................................ 9
2.5 Composants d‟une éolienne ................................................................................... 11
3. Conversion de l‟énergie éolienne ............................................................................. 12
4. Différents modèles de chaines de conversion dédiés à la petite éolienne ................ 13
4.1. Chaine éolienne passive..................................................................................... 13
4.2. Chaine éolienne complète ................................................................................... 14
5. Système de stockage................................................................................................. 16
6. Conclusion ................................................................................................................ 17
1. Introduction .............................................................................................................. 18
2. Modélisation de la turbine éolienne ......................................................................... 18
3. Modélisation d‟un générateur synchrone à aimant permanent ................................. 22
1. Introduction .............................................................................................................. 33
2. Classification des algorithmes MPPT dédiée à une éolienne ................................... 33
1.1. Méthodes indirectes ............................................................................................ 33
1.2. Méthodes directes .............................................................................................. 34
3. Algorithmes de contrôle MPPT étudiés .................................................................... 35
3.1 Algorithme MPPT P&O classique ....................................................................... 35
3.2 Algorithme MPPT Incrément de conductance ...................................................... 37
3.3 Algorithme MPPT basé sur la logique floue ......................................................... 38
4. Simulation des algorithmes de Contrôle MPPT ........................................................ 43
4.1. Présentation du modèle SIMULINK ........................................................................ 43
4.2 Simulation d‟algorithme MPPT classique P&O................................................ 46
4.3 Simulation d‟algorithme MPPT Floue ................................................................. 47
5. Conclusion ................................................................................................................... 50
Bibliographie ....................................................................................................................... 54
Netographie ......................................................................................................................... 57
Annexe I .............................................................................................................................. 58
Nomenclature
GSAP : Générateur synchrone à aimant permanent
MPPT : maximum power point tracking
P&O : Perturbation et observation
Cp : Coefficient de performance de la turbine
D : Rapport cyclique
: Densité de l‟aire ( Kg / m 3 )
λ : Vitesse spécifique
β : Angle de calage (deg)
: Vitesse spécifique
Jm : Inertie de la génératrice (kg.m²)
fm : Coefficient de frottement de la génératrice (N.m.s/rad)
Jt : Inertie de la turbine (kg.m²)
Ft : Frottement de la turbine (N.m.s/rad)
La , Lb , Lc : Inductance de chaque bobine statorique
Pw : Puissance du vent
Introduction
Le développement durable constitue un pilier fondamental de toutes les filières
industrielles et économiques marquant ainsi tous les nouveaux projets. Ceci est apparu depuis
l'éclatement du sujet de l‟échauffement terrestre et de la préoccupation mondiale pour la
protection de l‟environnement. En effet, dans le secteur de l‟énergie électrique, le monde
entier cherche à faire baisser considérablement la dépendance vis à vis des énergies de
sources fossiles, dotées à la fois d‟une forte émission de gaz à effet de serre et d'un prix
instable. Les opérateurs du secteur de l‟énergie électrique s‟acharnent donc à diversifier leur
panoplie énergétique notamment par une source d‟énergie combinant plusieurs critères tels
que la propreté et le faite d'être renouvelable telles que la source géothermique, biomasse,
solaire ou encore éolienne.
Dans le cadre de nos travaux de recherches, notre étude s‟intéresse à la filière éolienne. En
effet, l'éolienne semble une des sources les plus prometteuses ayant un taux de croissance
mondial très élevé, bien que la Tunisie reste relativement non avancées dans ce secteur. Par
ailleurs, la filière du « grand éolien » est en pleine expansion, l‟idée de décentraliser l‟énergie
en produisant, de façon localisée, des petites quantités d'énergie est de plus en plus présente
en tenant compte des fortes contraintes de coûts, de performance, et de rendement énergétique
et financière.
Notre étude se situe dans le contexte des petites éoliennes, non raccordées au réseau.
L'objectif du travail sera de recenser les solutions actuelles en vue d‟optimiser le compromis
coût/performance au niveau système. En l'occurrence, optimiser l‟architecture (choix de
convertisseur, minimisation des appareils de mesure, …), et le choix de la méthode de
contrôle d‟énergie appropriée (Algorithme de maximisation de puissance).
-Le premier Chapitre est dédié à la présentation de l‟état de l‟art sur l‟énergie éolienne.
Nous présenterons notamment les avantages, les inconvénients et les différentes formes
d‟éoliennes, Concernant les limites de nos travaux, nous nous sommes intéressés à des
systèmes éoliens de petite puissance dédiés à un site perturbé comme dans le milieu urbain.
Par ailleurs, les turbines à axe vertical, qui semblent être adaptées à des conditions de
fonctionnement fortement turbulentes, ont été aussi considérées.
1. Introduction
Les énergies renouvelables sont des énergies écologiques, dites encore non polluants
puisqu'elles sont fournies par le vent, le soleil, la chaleur de la terre, les chutes d‟eau, les
marées ou encore la croissance des végétaux. En effet, ces énergies participent à la lutte
contre l‟effet de serre et les rejets de CO2 dans l‟atmosphère, et facilitent également la gestion
raisonnée des ressources locales. L'énergie solaire (énergie solaire photovoltaïque ou
thermique), la biomasse, la géothermie, l‟hydroélectricité ou encore l‟éolien sont des énergies
à flux inépuisables par rapport aux « énergies stock » tirées à partir des gisements de
combustibles fossiles en voie de raréfaction. En l'occurrence le pétrole, le charbon, le lignite
et le gaz naturel [NET1].
Au sens large, le terme biomasse comprend l‟ensemble des êtres vivants, animaux ou
végétaux, ainsi que leurs productions, sous-produits ou déchets (déjections, etc.). La plupart
sont en fin de vie et peuvent être transformées pour produire de l‟électricité, de la chaleur ou
du carburant. Il s‟agit dans ce cas d‟un gisement d‟énergie local, renouvelable et propre. En ce
sens, une exploitation durable et équilibrée des gisements de biomasse contribue
considérablement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu'au
développement pérenne d‟une économie locale.
technique utilisée et des besoins, les applications sont multiples et très diversifiés. Par ailleurs,
le critère servant de guide pour bien cerner la filière est la température. Ainsi, la géothermie
est qualifiée, en fonction de la température, de « haute énergie » (plus de 150°C), « moyenne
énergie » (90 à 150°C), « basse énergie » (30 à 90°C) et « très basse énergie » (moins de
30°C) [NET1].
L'énergie éolienne est une source d'énergie dépendante du vent. En réalité, le soleil chauffe
inégalement la Terre, créant ainsi des zones de températures et de pression atmosphérique
différentes tout autour du globe. De ces différences de pression naissent ainsi des
mouvements d'air, appelés vent. L'énergie éolienne permettra donc de produire de l'électricité
dans des éoliennes, appelées aussi aérogénérateurs. C'est une énergie qui non seulement,
n'émet aucun gaz à effet de serre mais ayant également comme sa matière première, le vent ;
une source disponible partout dans le monde et totalement gratuite.
Dans ce qui suit, nous s‟intéressons à l‟étude de l‟énergie éolienne qui représente la source
de production de l‟énergie électrique de notre système d‟étude.
L'énergie éolienne est une énergie ancestrale sur la terre. L‟homme s'en utilisait dès le
début de son histoire. Les premiers moulins produisaient ainsi une énergie mécanique. Il
s'agissait alors dans ce cas d'éoliennes rudimentaires à axe horizontal, crées en -200 chez les
Perses afin de moudre le grain et d'irriguer les champs, peu à peu ce système se propage dans
le reste du monde.
Effectivement en 1891, Paul la Cour découvrit que la forme des pales d‟éolienne avait une
influence sur le rendement. Pendant la deuxième Guerre Mondiale le danois F.L.Smith crée la
première éolienne tripale.
Avantages
L‟énergie éolienne possède des avantages permettant sa croissance et son évolution par
rapport aux autres sources d‟énergie, lui conférant ainsi un rôle important dans l‟avenir des
énergies renouvelables. En ce qui suit, on résume les principaux avantages d‟énergie éolienne
[NET3][NET4]
L‟énergie éolienne est une énergie renouvelable, c‟est à dire que contrairement aux
énergies fossiles, les générations futures pourront toujours en bénéficier.
Chaque unité d‟électricité produite par un aérogénérateur supplante une unité
d‟électricité qui aurait été produite par une centrale consommant des combustibles
fossiles. Ainsi, l‟exploitation de l‟énergie éolienne évite aujourd‟hui l‟émission de
6,3 millions de tonnes de CO2, 21 mille tonnes de SO2 et 17,5 mille tonnes de Nox.
Ces émissions sont les principaux responsables des pluies acides.
L‟énergie éolienne n‟est pas non plus une énergie à risque comme l‟énergie nucléaire
et ne produit pas de déchets radioactifs dont on connaît la durée de vie.
L‟exploitation de l‟énergie éolienne n‟est pas un procédé continu puisque les éoliennes
en fonctionnement peuvent facilement être arrêtées, contrairement aux procédés
continus de la plupart des centrales thermiques et des centrales nucléaires. Ceux-ci
fournissent de l‟énergie même lorsque que l‟on n‟en a pas besoin, entraînant ainsi
d‟importantes pertes et par conséquent un mauvais rendement énergétique.
C‟est une source d‟énergie locale qui répond aux besoins locaux en énergie. Ainsi les
pertes en lignes dues aux longs transports d‟énergie sont moindres. Cette source
d‟énergie peut de plus stimuler l‟économie locale, notamment dans les zones rurales.
C‟est l‟énergie la moins chère entre les énergies renouvelables.
Bon marché : elle peut concurrencer le nucléaire, le charbon et le gaz lorsque les
règles du jeu sont équitables.
Respectueuse des territoires : les activités agricoles/industrielles peuvent se
poursuivre aux alentours.
Inconvénients
• L‟impact visuel, cela reste néanmoins un thème subjectif.
• Le bruit : il a nettement diminué, notamment le bruit mécanique qui a pratiquement
disparu grâce aux progrès réalisés au niveau du multiplicateur. Le bruit
aérodynamique quant à lui est lié à la vitesse de rotation du rotor, et celle -ci doit
donc être limitée.
• L‟impact sur les oiseaux : les sites éoliens ne doivent pas être implantés sur les
parcours migratoires des oiseaux, afin que ceux-ci ne se fassent pas attraper par les
aéro-turbines [5].
• La qualité de la puissance électrique : la source d‟énergie éolienne étant stochastique
ce qui rend la puissance électrique produite par les aérogénérateurs n‟est pas
constante. La qualité de la puissance produite n‟est donc pas toujours très bonne.
Actuellement, le pourcentage de ce type d‟énergie dans le réseau est faible, mais
avec le développement de l‟éolienne, notamment dans les régions à fort potentiel du
vent, ce pourcentage n‟est plus négligeable. Ainsi, la qualité de la puissance produite
par les aérogénérateurs s‟améliore.
• Le coût de l‟énergie éolienne par rapport aux sources d‟énergie classiques : bien
qu‟en termes du coût, l‟éolienne puissante sur les meilleurs sites, les plus ventés, est
entrain de concurrencer la plupart des sources d‟énergie classiques. Son coût reste
encore plus élevé que celui des sources classiques sur les sites moins ventés.
Les éoliennes à axes vertical étaient les premières structures développées pour produire de
l‟électricité. De nombreuses variantes technologies ont été testées mais seulement deux
structures sont parvenues au stade de l‟industrialisation, le rotor de Savonius et le rotor de
Darrieux.
Actuellement, ce type d‟éolienne est plutôt marginal et son utilisation est beaucoup moins
rependue. Elles présentent des avantages et des inconvénients que nous citons ci-dessous [1].
Avantages
• La conception verticale offre l‟avantage de mettre le multiplicateur, la génératrice
et les appareils de commande directement au sol.
• Son axe vertical possède une symétrie de révolution permettant ainsi au système
de fonctionner quel que soit la direction du vent sans orienter le rotor.
• Sa conception est simple, robuste et nécessite peu d‟entretien.
Inconvénients
• Elles sont moins performantes que celles à axe horizontal.
• La conception verticale de ce type d‟éolienne impose qu‟elle fonctionne avec un
vent proche du sol, donc un vent moins fort car il est freiné par le relief.
• Leur implantation au sol exige l‟utilisation des tirants qui doivent passer au-dessus
des pales. Ce type d'éolienne occupe donc une surface plus importante que
l‟éolienne à axe horizontal.
Les éoliennes à axe horizontal ont été inspirées des moulins à vent. Elles sont
généralement formées de deux ou trois pales qui tournent de façon aérodynamique. Leur
principe de fonctionnement est similaire à celui des turbines hydrauliques. En effet, la
puissance mécanique du vent fait tourner des pales reliées directement ou via un
multiplicateur de vitesse à un alternateur, ce dernier produit de l‟électricité.
Les avantages et les inconvénients des éoliennes à axe horizontal sont cités ci-dessous :
Avantages
• Une très faible emprise au sol par rapport aux éoliennes à axe vertical.
• Cette structure capte le vent en hauteur, donc un vent plus fort et plus régulier qu‟au
voisinage du sol.
• Le générateur et les appareils de commande sont dans la nacelle au sommet de la tour.
Ainsi, il n‟est pas nécessaire de rajouter un local pour l‟appareillage.
Inconvénients
Coût de construction très élevé.
L‟appareillage se trouve au sommet de la tour ce qui gêne l‟intervention en cas
d‟incident.
Malgré les inconvénients qui puissent exister, l'éolienne à axe horizontal est l'éolienne la
plus utilisée de nos jours. Cependant, les structures à axe vertical sont encore utilisées pour la
production d‟électricité dans les zones isolées. Elles sont de faible puissance destinées à des
utilisations permanentes telles que l'utilisation pour la charge des batteries [1].
En ce qui suit, nous nous s‟intéressons à l'étude de la sur laquelle se base notre étude, il
s'agit d‟une petite éolienne à axe horizontal et à trois pales.
des véhicules (voiliers, caravanes...), et il est souvent accompagné d'un module solaire
photovoltaïque et d'un parc de batteries. Ce type d'installation peut garantir l'autonomie
énergétique par exemple d'un voilier (éclairage, instruments de bord...) ou d'une caravane
[NET6].
Plusieurs raisons justifient notre choix vis à vis de l'étude d'une petite éolienne. Ci-dessous
se résume les principales raisons pour lesquelles nous avons opté pour une petite éolienne :
Il arrive que le réseau électrique local soit trop faible pour supporter la production
électrique d'une grande éolienne. C'est souvent le cas dans les parties les plus
extérieures du réseau où la densité de la population et les besoins en électricité est
très basse.
La production d'électricité est moins fluctuante dans un parc éolien composé de
plusieurs petites éoliennes, étant donné que les variations du vent sont aléatoires,
ayant tendance à s'annuler. Le choix d'éoliennes plutôt petites peut se révéler
avantageux dans un réseau électrique à faible puissance.
Il serait plus économique de choisir des petites éoliennes pour la construction de
chemins suffisamment robustes, l'usage de très grandes grues et supporter le
transport des composants de l'éolienne.
Avec plusieurs éoliennes d'une puissance faible, on assure la répartition du risque en
cas de défaillance temporaire d'une éolienne (comme par exemple suite à une
foudre).
haut pour les plus puissantes. Il sert à surélever les pâles car le vent souffle plus fort à
quelques dizaines de mètre de hauteur. D'autre part, il n'est pas perturbé par les obstacles tels
que les reliefs.
- Les pâles : elles sont réalisées dans un mélange de fibres de verre et de matériaux
composites. Elles ont pour rôle de capter l‟énergie cinétique du vent et de la transférer au
rotor.
- Frein : il sert à arrêter l‟éolienne en cas d‟urgence, ou pour effectuer des réparations.
- Génératrice : elle peut être un générateur à courant continu ou un alternateur, dans tous
les cas elle transforme l'énergie mécanique que lui transmet le rotor, en énergie électrique.
- Nacelle : elle sert principalement à abriter les éléments qui produisent l'électricité; c'est le
coffret qui se trouve en haut de la tour. Le transport de l'électricité produit dans la nacelle
jusqu'au sol est assuré par des câbles électriques descendant à l'intérieur du mat.
Le vent fait tourner les pâles aérodynamiques de l‟éolienne qui font-elles même tourner la
génératrice. A son tour, la génératrice transforme l‟énergie mécanique du vent en énergie
électrique utilisables. On peut avoir un multiplicateur de vitesse pour augmenter celle du
rotor. L‟énergie électrique produite est dirigée vers un réseau électrique ou vers des batteries
de stockage d‟électricité.
La quantité d‟énergie électrique que peut produire une éolienne est calculée en fonction de
la quantité d‟énergie cinétique qu‟elle peut récupérer du vent. Cependant, un principe
physique énoncé par l‟allemand Albert Betz indique que toute éolienne avec un rotor en
forme de disque ne pourra jamais convertir plus de 59% de l‟énergie cinétique contenue dans
le vent en énergie mécanique [2].
C‟est une éolienne de petite puissance intégrant une turbine tripale qui attaque directe,
entraînant une génératrice synchrone à aimants permanents. Le courant triphasé de la
génératrice est redressé par un pont de diodes qui débite directement sur un bus batterie fixé
de 48 V.
Avantages et Inconvénients
Avantages
En premier lieu, notons qu'une chaîne éolienne entièrement « passive » est une
solution très simple pour la petite éolienne. En éliminant la partie commande MPPT, nous
réduisons fortement la complexité et donc le coût du système. Par ailleurs, plusieurs
dispositifs supplémentaires des systèmes actifs sont supprimés (capteurs, régulateurs…)
Inconvénients
La chaîne éolienne entièrement « passive » opte pour la puissance captée par adaptation «
naturelle » d‟impédance. Ce sont donc les caractéristiques des éléments constitutifs du
système (Turbine, Génératrice, Pont de Diodes, bus batterie) qui définissent l‟efficacité
énergétique et le rendement du système du système : ceci impose un « coût de conception »
supplémentaire lié à la nécessité d‟un « dimensionnement dédié » de tous les éléments (en
particulier de la génératrice), empêchant ainsi le « choix sur étagère » d‟un constituant de la
chaîne : « on peut donc dire que le coût système se reporte sur le coût de conception ».
En conclusion, nous pouvons dire que, la chaîne éolienne « passive » est une nouvelle
structure ayant une caractéristique majeure. En l'occurrence, sa caractéristique de charge
figée ne permet d‟optimiser le transfert de puissance selon les variations de vent que si une «
adaptation naturelle d‟impédance » est réalisée par conception [6].
Un système de conversion éolien présente des caractéristiques P=f(Ω) non linéaire ayant
un point maximal (PPM). Selon les caractéristiques de la charge sur laquelle le système de
conversion éolien débite, on peut trouver un écart assez fort entre la puissance potentielle de
la turbine et celle réellement transférée à la charge en mode chaine éolienne passive.
Pour que le système éolien fonctionne le plus souvent possible dans son régime
optimal, la solution couramment adoptée se repose sur l‟introduction d‟un convertisseur
statique jouant le rôle d‟adaptateur Turbine/Redresseur-Charge. Ce dernier est commandé par
un algorithme assurant la recherche de point de puissance maximale : Il s'agit du rôle de
l‟algorithme MPPT (Maximum Power Point Tracking) [6].
Avantages et Inconvénients
Avantages
Inconvénients
5. Système de stockage
L'énergie électrique est une énergie qui ne peut être stockée qu'en quantité modérée pour
un coût raisonnable. Dans les systèmes isolés, des batteries sont souvent utilisées pour
garantir l'équilibre production/consommation et pour lisser les variations de puissance. Il y a
plusieurs formes de stockage d'énergie possibles comme la batterie [8].
Le stockage d'énergie le plus utilisé est la batterie. Toute batterie est un ensemble de
cellules électrochimiques capables de stocker de l'énergie électrique sous forme chimique,
puis de la restituer partiellement par la suite, grâce à la réversibilité des réactions mises en jeu.
Ces réactions consistent en des oxydations et des réductions au niveau des électrodes, le
courant circulant sous forme d'ions dans l'électrolyte et sous forme d'électrons dans le circuit
raccordé à la batterie (figure 1.10). La capacité énergétique de la batterie (exprimée en
wattheures, Wh) dépend des quantités et de la nature des éléments chimiques compris dans la
cellule.
L'anode est l'électrode à laquelle l'oxydation (perte d'un ou plusieurs électrons) se produit
et à partir de laquelle les électrons vont alimenter le circuit extérieur (la charge). La cathode
est l'électrode à laquelle se produit la réduction (gain d'un ou plusieurs électrons), les
électrons revenant de la charge arrivent sur cette électrode. En décharge, l'anode est la borne
négative de la batterie et la cathode la borne positive. Par contre, en charge, l'électrode
négative est la cathode et l'électrode positive est l'anode, les électrons circulant alors dans
l'autre sens [8].
Les paramètres électriques suivants sont généralement employés pour caractériser une
batterie [8]:
- La capacité nominale qnom est le nombre d'ampères-heures (Ah) qui peut être extrait de la
batterie, dans des conditions de décharge prédéterminées.
- Le régime de charge (ou décharge) est le paramètre qui reflète le rapport entre la capacité
nominale d'une batterie et le courant auquel celle-ci est chargée (ou déchargée). Il est exprimé
en heures. Par exemple, pour une batterie de 150Ah déchargée à 5A, le régime de décharge
est 30h.
- La durée de vie est le nombre de cycles charge/décharge que la batterie peut soutenir
avant de perdre 20% de sa capacité nominale.
6. Conclusion
Dans ce chapitre, nous nous avons décrit le secteur de l‟énergie éolienne, nous avons passé
en revue quelques notions que nous avons jugé nécessaires à la compréhension de notre
travail tels que les composants d‟une éolienne et les différents chaines de conversion
d‟énergie. Nous consacrons le chapitre qui suit pour la modélisation d‟une chaine de
conversion d‟une éolienne.
1. Introduction
(grands systèmes éoliens). L'énergie cinétique présente dans le vent est convertie en énergie
mécanique par le biais de la production de couple. Cette énergie cinétique dépend
principalement de la densité d‟air et de la vitesse du vent est donnée par l‟équation :
1
E c
mV 2
(2.1)
2
Avec
m : masse volumique de l‟aire V v S t
: Densité de l‟aire
S : Surface des pales (m²)
V : Vitesse du vent (m/s)
De ce fait, la puissance du vent est donnée par la relation :
dE c 1
Pw S V v 3 (2.2)
dt 2
La puissance mécanique générée par la turbine éolienne est exprimé par l‟équation suivante
1
Pm C p Pw C p S V v 3 (2.3)
2
Avec
Pm : Puissance mécanique de la turbine.
: Densité de l‟aire ( Kg / m 3 )
S : Aire des pales de la turbine (m²)
V v : Vitesse du vent (m/s)
λ : Vitesse spécifique
β : Angle de calage (deg)
Pm (2.4)
Cp 1
Pw
S. Heier [12] :
c5
c2 (2.5)
i
C p ( , ) c1 ( c3 c 4 ) e c6
i
Avec
1 1 0.035
3
i 0.08 1
: Vitesse spécifique, qui représente le rapport entre la vitesse linéaire de l‟extrémité
d‟une pale et de la vitesse du vent.
turbine R (2.6)
V
turbine : vitesse de rotation de la turbine (rad/seconde)
l'angle d'orientation de β des pâles. Théoriquement selon la loi de Betz, ce coefficient peut
atteindre une valeur maximale de 59%, mais pratiquement cette valeur est 40% pour les
éoliennes les plus performantes et 30% pour les plus communes.
Généralement les turbine de petite puissance ont des pales fixes, pour cela on a considéré
que l‟angle de calage β n‟intervient pas dans notre modèle (pitch angle =0).
Comme l‟a proposé A. Abdelli dans sa thèse [13], on peut adopter un modèle simplifié qui
caractérise le comportement mécanique de la chaîne éolienne dans son ensemble. Dans notre
mémoire, la turbine et la génératrice sont sur le même arbre, elles tournent donc à la même
vitesse. Les frottements de la turbine et de la génératrice sont rapportés sur l‟arbre, aussi leurs
valeurs s‟ajoutent. De la même manière, l‟inertie de la turbine et l‟inertie de la génératrice
cumulent leurs effets. La figure 2.3se place d‟un point de vue mécanique, elle permet de
représenter les effets des frottements (ft et fm) et de l‟inertie globale (Jt+Jm) du système.
d m
(J t J m ) T t T e (f m f t )m (2.7)
dt
Avec
Les machines synchrones à aimants permanents sont les machines qui possèdent un rapport
couple/masse favorable [19], une durée de vie importante, une souplesse d‟utilisation. Pour
toutes ces raisons, dans le domaine du petit éolien, compte tenu des faibles puissances mises
en jeu, la préférence va se porter sur ces machines.
d sa
v sa R a .i sa dt
d sb
v sb R b .i sb (2.8)
dt
d sc
v sc R c .i sc dt
totaux circulant dans les enroulements statoriques de la phase a, b, et c. Pour simplifier, nous
écrivons ce système sous forme matricielle avec l‟équation suivante :
d sabc
v sa R s .i sabc (2.9)
dt
Les flux statoriques peuvent être décomposés en flux auto-induits par les enroulements du
stator et ceux dû au flux de l‟aimant permanent. Tel que :
La M s M s
sabc M s Lb M s .i sabc sr (2.10)
M s M s Lc
Avec
rmax .cos( )
2
sr rmax .cos( )
(2.11)
3
4
rmax .cos( )
3
Où
représente la valeur maximum du flux rotorique générée par les aimants
permanents.
, et représentent les inductances propres de chaque bobine du stator.
La M s 0 0
abc 0 Lb M s 0
(2.13)
0 0 Lc M s
Puisque le système est symétrique les inductances statorique sont aussi égales :
Ls La Lb Lc
(2.14)
abc (Ls M s ).i abc sr
Afin de simplifier les calculs et le nombre de variables, il est préférable d‟utiliser un repère
biphasé. Qui permet de travailler avec un système à deux équations au lieu d‟un système à
trois équations. Il est aussi possible et préférable pour certain cas de ce projeter sur un repère
biphasé tournant à la vitesse de rotation du rotor pour éliminer les variables de nature
sinusoïdales et travailler avec des grandeurs continues.
2 4
cos( ) cos( ) cos( )
2 3 3
P ( ) (2.15)
3 2 4
sin( ) sin( ) sin( )
3 3
X a
X d
X P ( ). X b (2.16)
q X c
La dérivée de la matrice de Park par rapport au temps est donnée par les équations
suivantes :
2 4
sin( ) sin( ) sin( )
dP ( ) d dP ( ) 2 3 3
. (2.17)
dt dt d ( ) 3 2 4
cos( ) cos( ) sin( )
3 3
X a
dP ( ) X
. X b q (2.18)
dt
X c Xd
dP ( ). abc
v dq R s .P ( ).i abc
dt
d dP ( )
R s .P ( ).i abc P ( ). abc . abc
dt dt
(2.19)
d dP ( )
R s .P ( ).i abc dq . abc
dt dt
Sachant que
[𝑣𝑑𝑞 ] = 𝑃(𝜃). [𝑣𝑎𝑏𝑐 ] , [𝑖𝑑𝑞 ] = 𝑃(𝜃). [𝑖𝑎𝑏𝑐 ] , [ ] = 𝑃(𝜃). [ ]
v ds R s i ds ds r qs
(2.20)
v qs R s i qs qs r ds
dr
dq Ls M s . i dq
qr (2.21)
Pour simplifier l‟expression on suppose que le vecteur de flux rotorique coïncide avec
l‟axe «d» du repère synchrone (d,q), on peut donc écrire :
r dr qr dr ,( qr 0)
ds Ld i ds r (2.22)
qs Lq i qs
v ds R s i ds r Lq i qs Ld i ds r
(2.23)
v qs R s i qs r Ld i ds Lq si qs r
Puisque le flux rotorique de la machine synchrone est de valeur constante, sa dérivée dans
le temps est 𝑑 ⁄𝑑𝑡 = 0, le système d‟équation de tension sera réduit à :
v ds R s i ds r Lq i qs Ld i ds
(2.24)
v qs R s i qs r Ld i ds Lq si qs r
Ces équations peuvent être représentées par les schémas électriques équivalents suivants :
3N p
Te (i qs ds i ds qs ) (2.25)
2
3N p
Te (i qs r (Ld Lq )i ds i qs ) (2.26)
2
Np
r (T e T m ) (2.27)
Js
Ainsi chaque diode conduit pendant un tiers de la période tandis que la tension redressée se
compose de six portions de sinusoïdale par période T sur la 2.6, nous avons représenté l'allure
de la tension redressée ainsi que la tension aux bornes de la diode D1 (V D 1 ) [12].
Nous avons supposé que la source et le redresseur sont parfaits, alors que la tension
redressée est périodique de période T/6. Entre 0 et T/6, cette tension a pour expression :
u d U s 2 cos(t ) (2.28)
Avec étant la valeur efficace des tensions d'entrées. Etant donné que les éléments ne
sont pas parfaits (la chute due aux résistances et aux diodes, l‟empiétement, la non-
sinusoïdales des tensions d'entrées...) entraine une diminution de la valeur moyenne de la
T
12
1 3 6
Ud
T T
u d dt
U GSAP (2.29)
6 12
Id I GSAP (2.30)
6
Où et Id sont les valeurs moyennes de la tension et du courant de sortie du redresseur,
alternatif [13].
Pour bien optimiser la puissance côté continue, nous associons un convertisseur DC/DC à
le redresseur à diodes. Par ce procédé, la puissance éolienne doit être indirectement contrôlée
par un hacheur.
Pour mettre en œuvre ces différents convertisseurs des modèles sont nécessaires ainsi que
la synthèse de lois de commande. Le choix de ces convertisseurs est basé sur une étude
préalable donnée en ANNEXE et faite par Adam MIRECKI [19].
Afin de mieux choisir le type de hacheur à utiliser. Il faut tenir compte de certains aléas :
Ils sont pénalisants pour un hacheur dévolteur par rapport aux structures basées sur un
hacheur dévolteur/survolteur ou un hacheur survolteur. Malgré cela, la structure choisie est
celle du hacheur dévolteur en raison de sa simplicité, des niveaux de tension batterie étudié
(48V) et la bonne adéquation avec la plage de vitesses du vent.
Le hacheur série est un convertisseur direct DC–DC. La source d'entrée est de type tension
continue et la charge de sortie continue de type source de courant. L'interrupteur K1 peut être
remplacé par un transistor puisque le courant est toujours positif et que les commutations
doivent être commandées (au blocage et à l'amorçage) [20]
Les formes d'ondes en conduction continue sont représentées à la figure 9.2. En régime
permanent, la valeur moyenne de la tension aux bornes de l'inductance est nulle. La tension de
sortie est donnée par la relation suivante:
(2.31)
V s vs v v L v V
. e
Par définition, 0 1, ce qui induit que le montage est abaisseur de tension (dévolteur).
vs 1
V e
L
1 LC 2
R
vs 1
(2.32)
L
ve 1 LC 2
R
vs 1
R
iL 1 RC
Le PWM (Pulse est un signal numérique, donc la tension peut prendre deux valeurs
seulement. Dans certains cas très spécifiques (onduleurs à MLI par exemple) on fabrique un
troisième niveau en inversant la tension du niveau haut.
6. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté le modèle mathématique des différents éléments
constituant notre chaine de conversion d‟énergie éolienne de petite puissance. Le choix du
hacheur Buck parmi les trois configurations possible a été justifié.
1. Introduction
Pour que l‟éolienne fournisse sa puissance maximale disponible il faut une adaptation entre
la charge et l‟ensemble turbine et GSAP. Cette adaptation pourra être réalisée par l‟insertion
d‟un convertisseur DC-DC (hacheur BUCK) contrôlé par un mécanisme de poursuite de
puissance ou Maximum Power Point Tracking (MPPT).
Les méthodes indirectes sont basées sur la courbe de puissance de l'éolienne. De cette
courbe, on peut déterminer la vitesse optimale selon chaque vitesse de vent et commander le
rotor pour suivre cette vitesse optimale [22] ou par contrôleur feed-forward [23]. Hong et Lee
proposent un algorithme MPPT basé sur l'utilisation des mémoires et la valeur initiale de la
vitesse réduite. Sur la base des caractéristiques du générateur, l'algorithme proposé s'adapte et
effectue avec précision le réglage automatique de mise à jour des données de vitesse de
référence comme les changements de vitesse de vent [24].
Dans les commandes indirectes, il existe aussi les commandes en couple : à partir de la
vitesse optimale, on calcule le couple optimal pour chaque vitesse de vent et cette référence
est suivie ensuite par une commande, par modes glissants [25] ou par un contrôleur [19]. De
plus, il y a la commande indirecte par le pilotage du courant de charge. Dans cette méthode,
on contrôle le courant de charge ("coté DC") qui débite dans une batterie selon le point de
fonctionnement de l'éolienne. Contrairement aux cas précédents, le contrôle de la charge
mécanique de voilure s'effectue de façon indirecte à travers le pont de diodes [19].
Un inconvénient des méthodes indirectes est que la courbe de puissance d'une éolienne
n'est pas disponible avec haute précision et va changer d'après la vieillesse du rotor [26]. Un
autre inconvénient est qu'elle nécessite la mesure de la vitesse de vent. Le prix des
anémomètres est une barrière pour l'application es méthodes indirectes dans les sites isoles.
L'algorithme MPPT proposée dans [27] exploite le fait que la courbe de puissance optimale
d'une éolienne est caractérisée par une constante kopt unique.
Ainsi, si on arrive à atteindre les maxima et les détecter avec succès, nous pouvons extraire
kopt en mesurant la puissance et la vitesse de rotation. Une fois que kopt est connue, il peut
servir comme référence précise pour la taille et la direction de la perturbation suivante.
Dans [28], les auteurs ont proposée un contrôleur MPPT basée sur le courant d'entrée de
l'éolienne et la vitesse de vent. Ce contrôleur génère le rapport cyclique approprie pour le
convertisseur élévateur, et de ce fait, le point de puissance maximale est suivi. Le courant
optimise sert de référence de manière à obtenir la puissance maximale de sortie générée à
partir de l'éolienne pour différentes vitesses de vent. Néanmoins, dans les méthodes
présentées ci-dessus, il faut mesurer la vitesse de rotor qui nécessite un capteur de vitesse qui
coute encore cher et n'est pas mesurée facilement avec précision. Pour cela, une méthode de
poursuite du PPM basée sur l'équation dP=dD quand la vitesse de vent change a été proposée
dans [29].
Trinh and Lee [30] a proposée une méthode basée sur la même équation, mais en utilisant
un contrôleur ou pour suivre le PPM. Toutes les deux montrent qu'on n'a pas besoin ni de la
connaissance des courbes de puissance de l'éolienne ni de la vitesse de vent ni de la vitesse de
rotation. Pourtant, ces méthodes ne fonctionnent que pour une charge constante. Si la charge
varie quand la vitesse de vent est constante, le courant et la tension vont changer mais
dP=dDreste à la même valeur, alors le contrôleur ne peut pas reconnaitre ce changement pour
déplacer le système au nouveau PPM, la puissance extraite n'est plus maximale. En
conséquence, ces méthodes ne peuvent pas être appliquées de cette manière à des sites isoles
dont la charge varie en fonction du temps.= 0 qui permet de calculer le nouveau rapport
cyclique pour suivre le PPM.
L‟algorithme P&O (Perturbation et Observation) est l‟un des plus simples algorithmes. Il
consiste à l‟introduction d‟une petite perturbation du rapport cyclique. Son effet est par la
suite remarqué au niveau de la puissance de sortie de la GSAP. Si une augmentation de la
puissance électrique est enregistrée par l‟augmentation du rapport cyclique, alors le rapport
cyclique va être augmenté encore une fois avec le même pas que le précédent. Si par contre
une diminution de la puissance est enregistrée suite à l‟augmentation du rapport cyclique, la
consigne suivante du rapport cyclique est alors inversée. Il est clair que cette méthode ne
nécessite aucune connaissance préalable des paramètres mécaniques ou électriques du
système éolien [31].
- L‟Oscillation de la puissance de sortie est permanente même pendant les vitesses de vents
fixes.
Cet algorithme est basé sur l‟observation de l‟équation suivante lorsqu‟elle atteint le point
de puissance maximale PPM
ΔI I (3.1)
ΔV V
Lorsque le point de fonctionnement optimal dans le plan I-V est à droite du PPM, nous
avons ΔI I , alors que lorsque ce point de fonctionnement est à gauche du PPM, nous
ΔV V
avons ΔI I . Ainsi, le PPM peut être suivie en effectuant des comparaisons à chaque instant
ΔV V
PPM. Une fois il est atteint, la perturbation est arrêtée. La démarche de cet algorithme est
donnée par l‟organigramme de la figure 3.4.
La théorie du flou (Fuzzy theory) est presque devenue une mode pendant les années
90.Beaucoup de chercheurs, dans différents domaines scientifiques, utilisant la théorie
formulée par le professeur Lotfi Zadeh de l‟université de Berkeley [32]. Les systèmes flous
appartiennent à la classe des "systèmes à base de connaissance". Leur but principal consiste à
implémenter un savoir-faire humain, ou des règles heuristiques, sous forme d‟un programme
informatique. La logique floue fournit un formalisme mathématique pour réaliser ce but. Les
régulateurs flous modélisent l‟expérience humaine sous forme de règles linguistiques
"Si…alors" ; un moteur d‟inférence calcule les actions de commande pour chacune des
situations données. Les algorithmes basés sur la logique floue sont considérés comme une
solution très intéressante pour le réglage des systèmes non linéaires pour lesquels il n‟existe
pas de modèle mathématique. Cette théorie est très attractive, parce qu‟elle est basée sur le
raisonnement intuitif et prend en compte la subjectivité et l‟imprécision. Mais ce n‟est pas une
théorie imprécise [32]. C‟est une théorie mathématique rigoureuse, adaptée au traitement de
tout ce qui est subjectif et/ou incertain.
Un régulateur flou peut être présenté de différentes façons, mais en général la présentation
adoptée se scinde en trois parties [33] : la fuzzification qui permet de passer de variables
réelles à des variables floues, le cœur du régulateur représenté par les règles reliant les entrées
et sorties, et enfin l'inférence et la défuzzification qui permettent à partir des ensembles flous
d'entrée de déterminer la valeur réelle de sortie. Ainsi La mise en place d‟un contrôleur flou
se réalise en trois étapes, qui sont : la fuzzification, l‟inférence et la défuzzification comme
montre la figure suivante.
Fuzzification
A cette étape nous les variables physiques sont transformées en variables linguistiques. A
chaque variable physique correspond un degré d'appartenance à une variable linguistique qui
peut avoir plusieurs formes : triangulaire, trapézoïdale, d‟une cloche ou d‟autres.
Règles d’inférence
Ces règles permettent de déterminer le signal de sortie du contrôleur flou en fonction des
signaux d„entrée, elles sont exprimées sous la forme «SI ALORS». Dans les règles floues
interviennent les opérateurs "ET" et "OU". L„opérateur "ET" s„applique aux variables à
l„intérieur d„une règle, tandis que l„opérateur «OU» lie les différentes règles. Il existe
plusieurs possibilités pour interpréter ces deux opérateurs. La méthode d„inférence Max-Min
Défuzzification
X out
x (x )dx (3.2)
(x )dx
X out : la valeur de sortir ; : le degré d„appartenance
Le contrôleur MPPT floue intégrée dans notre système d‟étude admet deux variables
d‟entrées E p (k ) et Ev (k ) matérialisées respectivement par l‟erreur de la tension entre
l‟instant k et k-1 et l‟erreur de la puissance entre l‟instant k et k-1. Ces variables sont données
par les relations suivantes :
Ev (k ) V (k ) V (k 1) (3.3)
E p (k ) P (k ) P (k 1) (3.4)
Afin d‟attribuer plus de précision à notre stratégie floue, nous avons choisi 5 variables
linguistiques pour chaque entrée. Les variables linguistiques sont données par l‟ensemble
{NG : Négatif Grand, N : Négatif, Z : Zéro, P : Positif, PG : Positif Grand}. Les variables
linguistiques de la sortie D sont données par l‟ensemble {TP : Très Petit, P : Petit, M : Moyen,
G: Grand, TG : Très Grand}.
Les figures suivantes montrent les fonctions d‟appartenance des différentes variables.
Ev/Ep NG N Z P PG
NG TG TG P TP P
N TG TG P P P
Z P P Z G G
P TG G G TP TP
PG TG G G P TP
À titre d‟exemple pour le cas d‟une erreur de puissance NG (-13.7) et une erreur de tension
PG (0.254) on aura comme rapport cyclique TG (D= 0.876). Ce cas d‟exemple est illustré par
la figure suivante :
Dans une optique de tester l‟algorithme MPPT floue propre, nous présenterons au premier
lien le modèle de notre chaine de conversion d‟énergie, sous l‟environnement
SIMULINK/MATLAB avec les différents paramètres de la chaine, et au deuxième lien les
différentes simulations faites et en vue d‟évaluer les préférences de notre stratégie MPPT
floue nous avons effectué une étude comparative de cette méthode avec des approches MPPT
classiques.
La génératrice synchrone à aiment permanent a été modélisé par le modèle présenté dans la
bibliothèque SimPower. Ainsi nous avons choisi une machine synchrone à aimants
permanents à pôles lisses dont les spécifications techniques sont données par le Tableau 3.2 :
Paramètres Valeurs
Puissance nominale 3 KW
Les figures 3.11 et 3.12 illustrent le modèle du générateur MLI (PWM Generator : Pulse
Width Modulation) ainsi le modèle du convertisseur DC-DC de type Buck utilisé dans notre
système.
Les différents paramètres du notre système d‟étude est donnés par le tableau suivant :
S 2.5m
Turbine éolienne 0
C 1 0.5176;C 2 116;C 3 0.4
C 4 5;C 5 21;C 6 0.0068
V dc :120V
Tension redressé
C : 20.103 F
C 220.106 F
Convertisseur Buck
L 5.103 H
Dans cette partie nous avons simulé le comportement de la chaine de conversion avec l‟approche
classique P&O pour une vitesse de vent constante égale à V= 12m/s. Les figures 3.13, 3.14, 3.15,
3.16 illustrent respectivement l‟évolution temporelle de la vitesse rotorique, du rapport cyclique, la
tension redressée Vdc et la puissance débitée par l‟éolienne.
Nous procédons dans cette partie à la simulation de la stratégie MPPT floue conçu : pour
notre modèle sa structure de commande est développée sous l‟environnement
Matlab/Simulink conformément au schéma de principe de la figure suivante :
Nous avons simulé tout d‟abord le comportement de l‟éolienne pour une plage de vitesse
de vent variable (7m/s, 9m/s et 12 m/s). Ainsi, nous trouvons les figures suivantes montrant
respectivement les vitesses de vent, le comportement de la tension, du rapport cyclique, et la
puissance débitée par la génératrice éolienne.
Afin d‟évaluer les performances de notre stratégie MPPT floue nous avons fais une
comparaison de cette dernière à celle de l‟approche classique P&O. de ce fait, nous refait la
même simulation pour les deux MPPT flou et MPPT selon la P&O.
Nous constatons d‟après la figure de la puissance que notre approche MPPT floue a pue
contribuer d‟une manière plus efficace à l‟extraction de la puissance maximale pour chaque
vitesse du vent en ce comparant à la stratégie MPPT basée sur l‟approche classique P&O. en
effet, nous constatons que pour des plages de vent faibles voir moyennes il y a une différence
remarquable alors que pour les plages de vent assez grande on trouve que les puissances sont
presque semblables.
5. Conclusion
Nous avons présenté dans ce chapitre la mise en place et la simulation du model de la chaine
de conversion éolienne sous l‟environnement Matlab-Simulink. Nous avons exposé tout d‟abord
une étude sur les différents algorithmes de commande MPPT pour un système éolien. De ce
fait nous avons présenté le principe de la technique de perturbation et observation (P&O) et
l‟incrémentation de conductance (InC). Puis, nous avons développé une stratégie intelligente
basée sur la logique floue. Cette stratégie permet d‟optimiser à chaque instant et pour
n‟importe quelle vitesse de vent la puissance débitée par l‟éolienne.
Une fois la structure de commande du modèle global est établie, nous avons passé à la
simulation où nous avons considéré dans une première partie une vitesse de vent fixe afin de
tester l‟approche classique MPPT P&O. Dans la deuxième nous avons conçu le régulateur flou
développé avec une plage du vent variable.
Les résultats des simulations effectuées prouvent bien l‟efficacité de la stratégie floue de
MPPT en le comparant par les autres algorithmes.
Conclusion générale
En explorant les différentes architectures utilisées dans les chaînes de conversion d‟énergie
éolienne, nous avons montré que la structure la plus économique est celle basée sur un
redresseur à diode parallèle double et un hacheur, vu le nombre réduit des composants et la
possibilité de contrôler ce système en utilisant un seul interrupteur. D‟habitude, pour
poursuivre le point de fonctionnement maximal de la puissance généré par une éolienne, on
utilise des capteurs mécaniques (un anémomètre, et un tachymètre) et des capteurs électriques
de courants et de tensions. Toutefois, dans cette architecture de commande basée sur le
pilotage du courant continu, nous avons éliminé les capteurs mécaniques, et nous nous
sommes limités à un nombre réduit de capteurs électriques.
Durant cette mémoire, nous avons pu optimiser la commande d‟une éolienne de petite
puissance à base d‟une génératrice synchrone à aimants permanents, et ce en concevant un
système qui respecte les conditions de simplicité d‟architecture, du coût, de performances et
plus particulièrement du rendement énergétiques.
Dans le premier chapitre, nous avons décris le secteur de l‟énergie éolienne, notamment la
chaine de conversion d‟énergie éolienne. De ce fait nous avons présenté les différents types
d‟éolienne, ainsi que les différents composants constituant la chaine de conversion de cette
énergie dans la littérature.
Dans le deuxième chapitre, nous avons présenté le modèle mathématique des différents
éléments constituant notre chaine de conversion d‟énergie éolienne de petite puissance. Notre
chaine est constituée d‟une turbine éolienne, d‟une génératrice synchrone à aimant permanent
GSAP, d‟un redresseur triphasé à diodes et d‟un hacheur Buck.
Dans le troisième chapitre, nous avons développé, pour notre système éolien, une stratégie
de commande MPPT basée sur la logique floue. Cette stratégie prend comme entrées les
variations de la puissance de l‟éolienne et la tension à ses bornes. Le MPPT flou génère en
sortie le rapport cyclique, entrée de commande de le hacheur. Nous avons ensuite effectué une
étude comparative entre la stratégie proposée et celles classiques (P&O et InC). Il est à noter
que, suite à la comparaison faite, la logique floue assure une précision importante. En effet le
MPPT flou a permet d‟une part la poursuite du point maximum selon la variation de vent et
d‟autres part sa performance par rapport aux approches classiques avec un taux d„ondulation
de la tension et de la puissance minime.
Comme suite à ces travaux, diverses perspectives seront étudiées. La première à court
terme concerne l'implémentation en temps réel sur une cible électronique (ARDUINO,
Microcontrôleur, STM, etc….) de la chaine de conversion étudiée pour valider ces travaux et
montrer l'efficacité de la stratégie MPPT floue proposée. Une perspective à moyen terme,
consiste à l‟optimisation de la commande MPPT en utilisant d‟autres techniques basées sur
l‟intelligence artificielles telles que les réseaux de neurones artificiels. De même, faire une
hybridation avec d‟autres sources d‟énergie renouvelables telles que l‟énergie
photovoltaïque, la Biomasse afin de servir les sites isolés.
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ANNEXE I
Chaînes de conversion pour éolienne de faible puissance raccordée
sur batterie.
Dimensionnement et coût comparatif
1. Notation :
2. Hypothèses :
Les pertes de puissance dans la chaîne de conversion sont négligeables par rapport à la
puissance électrique prélevée sur l'aérogénérateur. La puissance électrique fournie à la batterie
pourra donc s'identifier à la puissance générée par la turbine.
La chaîne est supposée fonctionner sur sa courbe de puissance électrique optimale sur toute
la plage de variation de vent, i.e. avec une vitesse de rotation proportionnelle à la vitesse du
vent, et une puissance électrique évoluant au cube de cette même vitesse :
U dc K V
. v (1)
(3)
L'idéal est d'avoir Fd proche de l'unité, i.e. aucun surdimensionnement "silicium" à puissance
maximale utile donnée.
(4)
Ou encore :
(5)
(6)
(7)
Avec :
N nombre de spires.
L, inductance.
Dans la suite, la quantité "L.Ieff.Imax" sera désignée par AeSb normalisé (en Joules), il s'agit bien
en effet de la grandeur dimensionnante.
Par ailleurs, la valeur de l'inductance est calculée de façon à ce que l'ondulation du courant
crête "relative" dans le transistor soit inférieure à (typiquement 10%), soit :
(8)
3. Hacheur Dévolteur :
- Relation de base :
Soit
U bat U
K.Vv > ; K.Vv bat (11)
αmax αmin
D‟où
Ubat Ubat
< Vv (12)
K.αmax K.αmin
D‟où
K.K.(Vv )
max 4
F (14)
U .K.(Vv )
d max 3
bat
Soit
max
K.Vv 1
F (15)
α
d
U bat min
2
total
Ce calcul est valable pour le transistor et la diode, soit : Fd
αmin
- Dimensionnement de l'inductance :
αα
max
Pour I =I
T T
alors min
1 α
δi K.Vv .α .( )
max min
min
2.L.F dec
δi 1 α
K.Vv .α .( )
max min
max min max
I T
2.L.F .I dec bat
(16)
δi 1 α
K.Vv .α .( max
) min
2.L.F .K.Vv
max min max
I
T dec
δi
max
k i (17)
I
T
Il vient :
1 α
L K .α min .( 2 2
) min
(18)
2.k .F .K.Vv
i dec
max
D‟où
1 α
A .S (I ) .K .α min .(
max 2 2 2
) min
(19)
2.k .F .K.Vv
e b normalisé bat max
i dec
Finalement
1 α
K.(Vv ) .(
max 3
A .S e b normalisé
) min
(20)
2.k .F i dec
Remarque : il reste aussi à vérifier que cette valeur d'inductance permette une conduction continue
sur la plage de fonctionnement.
4. Hacheur survolteur :
- Relation de base :
Soit
- Plage de fonctionnement : elle est déduite des butées de rapport cyclique, α min et α max , pour
une tension batterie donnée, soit :
K K
D‟où
max
K.Vv
=U
max
U
(1- α )
T bat
min
max max
IT = I dc
(24)
K.(Vv )
max 2
max
Avec Idc =
K
1
F (25)
1- α
d
min
2
total
F (26)
(1- α )
d
min
- Dimensionnement de l'inductance :
αα
max
Pour IT = I T
alors min
α
Et l'ondulation de courant dans l'inductance est donnée par : δi K.Vv .( )
max min
2.L.F dec
D‟où
δi α
K .( 2
) min
(27)
Imax
T
2.L.F .K.Vv dec
max
δi
Puisque le critère consiste à prendre : max
k i
IT
Il vient
α
L K .( 2
) min
2.k .F .K.Vv
i dec
max
α
A .S (I ) .K .( max 2 2
)min
(28)
e b normalisé dc
2.k .F .K .Vv
i dec
max
α
K.(Vv ) .(
max 3
A .S e b normalisé
) min
2.k .F i dec
Remarque 1 : il reste aussi à vérifier que cette valeur d'inductance permette une conduction
continue sur la plage de fonctionnement.
Remarque 2 : le rapport des quantités "Ae.Sb" entre le hacheur survolteur et le hacheur
dévolteur est simplement égal à α min sans compter que les selfs cycliques synchrones de
l'aérogénérateur participent au filtrage du courant Idc. Il est donc possible que ces selfs soient
de valeur nettement supérieure à la self de lissage précédemment calculée, ce qui la rendrait du
même coup inutile. Auquel cas, la supériorité du hacheur survolteur par rapport au dévolteur
est encore plus nette.
Soit : (1- α)
K.Vv = Ubat . (30)
α
- Plage de fonctionnement : elle est déduite des butées de rapport cyclique, , α min et α max , pour
une tension batterie donnée, soit :
1
K.V > U .( -1)
α
v bat
max
(31)
1
K.V < U .( -1)
α
v bat
min
1 1
( -1) ( -1)
α max α min (32)
U bat . Vv < U bat .
K K
-
1 1
L‟hacheur sera survolteur à faible vent ( α < ) et dévolteur à fort vent ( α > ).
2 2
Avec
U
β bat
max (34)
K.Vv
IL ;
max
Par ailleurs nous pouvons écrire que : I T
P K.(Vv ) max 2
Or I =
T
= max
(35)
U Kdc
K.(Vv )
max 2
max
D‟où I T
= (36)
K.α min
max
I
Puisque F U .
d
max
T
T
P max
Le calcul donne :
1 β
F (37)
α
d
min
1 1
Sachant aussi que 1 β alors Fd
1- α min
α .(1- α )
min min
2
total
F (38)
α .(1- α )
d
min min
- Dimensionnement de l'inductance :
A I T alors α α
max
min
α
δi K.Vv .( )
min min
(39)
2.L.F dec
δi α
K.Vv .(
min
Soit max
) min
max
I
T
2.L.F .I dec T
K.(Vv )
max 2
Alors IT max
K.α min
δi α 2
D‟où K .( 2
) min
I max
T
2.L.F .K.Vv dec
max
δi
Puisque le critère consiste à prendre : k
max i
I T
Il vient α 2
L K .( 2
) min
(40)
2.k .F .K.Vv i dec
max
α 2
D‟où A .S (I ) .K .(
2 2
) min
(41)
2.k .F .K.Vv
e b normalisé L max
i dec
K.(Vv ) max 3
Finalement A .S e b normalisé
(42)
2.k .F i dec
Remarque : on voit donc que ce dimensionnement est, de loin, le plus contraignant des
trois structures.
Après avoir passé en revue les trois structures de base sous un angle théorique, voici une
rapide synthèse quantifiée.
Synthèse comparative :
Nous prendrons les valeurs numériques suivantes, issues du banc du LEEI : Plage de
min
fonctionnement nominale : au moins une vitesse du vent Vv =3m/s, et au plus
Vv max
=15m/s, U
max
dc =180V à Pmax =600W, soit : K=12 ; K'=0,178. α max (butée)=0,95 ;
Pour le hacheur dévolteur ou Buck, la tension batterie doit être suffisamment basse de
façon à démarrer le fonctionnement à faible vent sans solliciter la butée maximale, et
inversement, elle doit être suffisamment élevée pour permettre un fonctionnement à fort vent
sans tomber dans la butée minimale. Il y a donc un compromis à faire : pour les sites peu
ventés mais à fort gisement, il faudra plutôt privilégier une tension batterie basse, et l'inverse
pour les sites fortement ventés. Le surdimensionnement silicium et le dimensionnement de la
self sera d'autant meilleur que la tension batterie sera élevée, donc pour le fonctionnement
optimisé uniquement à fort vent et donc à faible plage de fonctionnement.
-Fd=13,4
-Ae.Sbnormalisé=0,182
min
- Vv =4,7 m/s
max
- Vv (théorique)=26.66 m/s
En se limitant en pratique à 15m/s :
-Fd=13.33
-Ae.Sb normalisé=8,05
On note ici la difficulté d'optimiser la tension batterie et le mauvais Fd, l‟avantage est de
pouvoir utiliser une tension batterie normalisée de faible valeur (12V, 24V).
vent max on obtient : Vbat= 215V pour α min (régulation à fort vent)=0,15.
Dans ces conditions, pour α max (régulation à faible vent) =0,85 le vent min est de 2,6ms
ce qui est dans le cahier des charges. La plage est donc respectée ici mais le compromis est,
sur le fond, le même que pour le hacheur dévolteur : une tension batterie élevée permettra un
fonctionnement à fort vent mais sera pénalisante à faible vent.
De même : -Fd=2,35
-Ae.Sb normalisé=0,045
Pour Vbat=48V, on obtient :
min
- Vv =0.6 m/s
max
- Vv (théorique)=3.4 m/s
En se limitant en pratique à 15m/s :
-Fd=0.34
-Ae.Sb normalisé=0.0005
La supériorité du hacheur survolteur se situe incontestablement au niveau du très bon "Fd "
et du "Ae.Sb " 5 fois plus faible qu'en hacheur dévolteur.
Dans ces conditions, pour α max (régulation à faible vent) =0,85 le vent minimal est de
0,44m/s seulement ce qui est bien sûr dans le cahier des charges.
De même : -Fd=7,8
-Ae.Sb normalisé=0,3
min
- Vv =0,7 m/s
max
- Vv (théorique)=22.66 m/s
En se limitant en pratique à 15m/s :
-Fd=15.78
-Ae.Sb normalisé=1,03
La plage de fonctionnement est donc très largement majorée par rapport aux deux
structures précédentes, en particulier à faible vent, c'est à nos yeux le seul point fort de la
structure dévolteur survolteur. De ce point de vue, ce type de hacheur combine l'avantage de
l'effet dévolteur (tension batterie basse et donc sécurisée) avec l'avantage de l'effet survolteur
(fonctionnement à faible vent). Toutefois, le prix à payer se situe au niveau d'un fort "Fd" et "
Ae.Sb ", ce qui pénalise fortement l'intérêt global de cette structure.
max
Figure 6 Plage de fonctionnement V
min
v
, Vv