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Rappel Cours: Spectrophotométrie Uv-Visible

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Rappel cours

Spectrophotométrie
UV-VISIBLE
La spectroscopie ??
Etude des interactions entre la matière et un rayonnement
électromagnétique
Une molécule absorbera une radiation de fréquence
sʼil existe des transitions nécessitant une énergie
Spectre électromagnétique
Spectre électromagnétique
La couleur ?
La molécule colorée doit renfermer des groupes d'atomes insaturés
responsables de la couleur (groupes chromophores).
Effectivement, les colorants organiques sont:
des dérivés éthyléniques, renfermant un ou plusieurs groupes (-
C=C-) ;
des dérivés carbonylés (-C=O);
des dérivés nitrosés (-N=O);
des dérivés nitrés (-NO2);
des dérivés azoïques (-N=N-).
Schématiquement, le chromophore est donc le groupement
chimique responsable de la coloration d’une molécule.
Outre ces groupes insaturés, les molécules colorées doivent,
pour être des colorants, renfermer également des groupes qui
permettent leur fixation sur les substrats (groupes auxochromes):
il s'agit essentiellement de groupes acides (-COOH, -SO3H,
-OH, etc.) ou basiques (-NH2, -NHR, -NR2), qui peuvent ou non
modifier la couleur du colorant.
Cercle Chromatique
Cercle Chromatique
Exemple

Exemple :
Le complexe Ti(H2O)63+ est rouge-violet et absorbe dans le vert
Loi de Beer-Lambert
Validité de la loi de Beer-Lambert

La loi de Beer-Lambert s'applique pour des radiations


monochromatiques et sa validité est
bonne lorsqu'on travaille avec des solutions suffisamment
diluées pour ne pas modifier les
propriétés des molécules (association, complexation …)
Différents types de Transitions
Différents types de Transitions
EFFET DE L’ENVIRONNEMENT SUR LES TRANSITIONS

- Groupement Chromophore:
Groupement insaturé covalent responsable de l’absorption. Exemple: C=C, C=O, C=N, C≡C,
C≡N.

- Effet bathochrome: déplacement des bandes d’absorption vers les grandes longueurs
d’onde.
- Effet hypsochrome: déplacement des bandes d’absorption vers les courtes longueurs
d’onde.
- Effet hyperchrome: augmentation de l’intensité d’absorption.
- Effet hypochrome : diminution de l’intensité d’absorption.
EFFET DE L’ENVIRONNEMENT SUR LES TRANSITIONS
Effet de la substitution

La position de la bande d’absorption dépend de la présence ou non de substituants sur le


groupement chromophore. Par exemple, plus le groupe éthylénique est substitué, plus la
bande d’absorption due à la transition π→ π* est déplacée vers le visible : effet
bathochrome.

Pour les substituants à effet mésomère (auxochromes) portés par un chromophore C=C ou
C=O, les paires d’électrons non-appariées peuvent participer à la résonance, augmentant la
conjugaison d’une molécule : -OH, -OR, -X, -NH2, … d’où des effets bathochrome et
hyperchrome.
Effet de conjugaison

L’enchaînement d’insaturations entraîne la délocalisation des électrons π. Cette délocalisation


qui traduit la facilité des électrons à se mouvoir le long de la molécule est accompagnée d’un
rapprochement des niveaux d’énergies.
Effet de conjugaison
Pour les aromatiques polynucléaires, plus le nombre de cycles condensés augmente, plus
l’absorption se déplace vers de plus grandes longueurs d’onde jusqu’à ce qu’elle atteigne la
région du visible.
EFFET BATHOCHROME
Effet de solvant
La position, l’intensité et la forme des bandes d’absorption des composés en solution
dépendent du solvant.
Effet de solvant
Appareillage

Mono-faisceau
Appareillage

Double-faisceau
Echantillonnage

Les composés peuvent être étudiés dans divers états physiques (gazeux, liquide, solide …). La
plupart du temps, l’étude se fait en solution.
Pour l’étude en solution, le composé doit être dissous dans un solvant convenablement choisi :
il doit dissoudre le produit et être transparent (n’absorbe pas) dans la région examinée. Le
tableau suivant donne la zone d’absorption de certains solvants et matériaux.
Cuves
APPLICATIONS DE LA
SPECTROSCOPIE UV-VISIBLE
Applications

- Analyses qualitatives :
Les spectres UV fournissent généralement peu de renseignements sur la structure
moléculaire des composés comparés aux spectres IR. Néanmoins, on les utilise soit
pour une confirmation soit pour une identification grâce aux règles empiriques.

- Analyses quantitatives :
L’analyse quantitative par la spectrométrie UV-visible est très employée (beaucoup
plus que l’analyse qualitative) grâce à l’utilisation de la loi de Beer-Lambert.
Comme applications, on peut citer :
- Dosage du fer dans l’eau ou dans un médicament
- Dosage des molécules actives dans une préparation pharmaceutique
- Dosage du benzène dans le cyclohexane
- Couplage avec HPLC
Applications

- Autres applications
D’autres applications sont connues pour le Contrôle Qualité ou le suivi de la
cinétique d’une réaction, la détermination des constantes de dissociation des acides
ou des constantes de complexation, la détermination des masses molaires…
CRAPC-EXPERTISE
Applications Université de Biskra
le 02 Juillet 2017
λmax = 224 nm

Spectre d’absorption UV du chlorhydrate de terbinafine dans le méthanol


Applications

Matériau pigmentaire [P4VP/Mica/R=0,5/BA/160] M atériau pigm entaire [P 4V P @ M ica/R =0.1/B A /60]


100,1 Matériau pigmentaire [P4VP/Mica/R=0,2/BA/160] 6 M atériau pigm entaire [P 4V P @ M ica/R =0.2/B A /60]
Matériau pigmentaire [P4VP/Mica/R=0,1/BA/160] M atériau pigm entaire ([P 4V P @ M ic a/R =0.5/B A /60]
C olorant bleu d'aniline
100,0
5

99,9
W eight loss
W eight loss 4
= 0,34 %
99,8 = 0,38 %
Weight loss (%)

99,7 3

F(R)
W eight loss
99,6 = 0,65 %
2

99,5
1
99,4

0
99,3

0 100 200 300 400 500 600 200 300 400 500 600 700 800

Temperature (°C) λ (nm )

Dosage DIRECT du colorant par Dosage INDIRECT du colorant par


TGA UV-VISIBLE
Applications

La Crocine Responsable de la couleur La Picocrocine Responsable de l’odeur


Chromatogrammes du Safran à 250nm Chromatogrammes du Safran à 320nm

Analyse de l’extrait de
safran par HPLC Le Safranal Responsable du Goût

Chromatogrammes du Safran à 400nm


l’Analyse thermique en
pratique: Applications de l’ATG
et la DSC dans différents
domaine
Dr. Fayçal DERGAL
MASTER GÉO-RESSOURCES
l’Analyse Thermique
ICTAC « Confédération Internationale pour l‘Analyse
Thermique et de Calorimétrie »

" L'analyse thermique couvre un groupe de techniques dans


lesquelles une propriété de l'échantillon est contrôlée en fonction
du temps ou la température tandis que la température de
l'échantillon est programmée. L'échantillon est maintenu dans une
atmosphère spécifiée.
Le programme de température peut impliquer le chauffage ou le
refroidissement à un taux fixe de changement de température, ou
le maintien des température constante, ou toute séquence de ceux-
ci "
DTA

TCL SDTA

TOA DSC
Analyses
thermique

DMA TGA

TMA EGA
DMA

DSC
ATG
Analyse Thermogravimétrique
ATG
Analyse Thermogravimétrique

ICTAC « Confédération Internationale pour l‘Analyse


Thermique et de Calorimétrie »

Analyse thermogravimétrique (ATG) ou


thermogravimétrie (TG) :
mesure de la variation de masse d’un
échantillon lorsqu’il est exposé à un régime
de température.
Mesure et capteur
L’objectif étant la détermination de la masse variable de l’échantillon, l’organe
de mesure doit être à même d’enregistrer en continu une indication de
masse.
Une balance conventionnelle ne peut convenir ; des instruments adaptés ont été
conçus spécialement pour ce type d’application. En particulier, un grand soin
doit être pris pour conserver une mesure stable pendant le temps de
l’expérience. Contrairement à une balance conventionnelle, l’échelle de temps
de la mesure peut dépasser plusieurs heures.

Figure 1. Mécanisme des balances actuelles (SETARAM)


Figure 2. Balance commercialisée
par TA Instruments

Figure 3. Balance commercialisée


par Mettler-Toledo
Figure 4. Balance commercialisée
par Netzsch

Figure 5. Balance commercialisée


par Perkin-Elmer
Types d’étalonnage
de la balance

magnétique fusion

matériau Température de Matériau Température


Curie (°C) (°C)
Gadolinium 19,85 Indium 156,59
Nickel 353,85 Zinc 419,52
Fer 769,85 Aluminium 660,323
Cobalt 1114,85 Argent 961,78
Application de l’ATG
– déshydratation et déhydroxylation de matières premières et de
produits inorganiques et organiques;
– pyrolyse et décomposition de polymères, matériaux inorganiques et
organiques;
– réaction dans différentes atmosphères réductrices (hydrogène,
CO...);
– oxydation, combustion;
– étude en atmosphère corrosive;
– étude sous atmosphère humide (vapeur d’eau) ;
– analyse des gaz émis par couplage avec méthodes spectrométriques
(MS, FTIR) et chromatographiques.
Différentes courbes !!?

Figure 6. Différents types de courbes ATG


Figure8. 7.
Figure Décomposition
Oxydation du caoutchouc
d’une plaquette métalliquenaturel
Figure
Figure10.
9. Étude
Lyophilisation
thermiqued’un
de la
échantillon
kaolinite de bois
Figure 11. Adsorption et désorption de CO2 sur un adsorbant
Figure 12. Séchage du sulfate de cuivre hydraté
Techniques couplées
1.TG/ATD ou TG/DSC
Calorimétrie différentielle à balayage
DSC
L’analyse thermique consiste à mesurer les évolutions
d’une propriété physique d’un échantillon lorsqu’il est
soumis à une variation programmée (généralement linéaire)
de température avec le temps dans une atmosphère
contrôlée,
Cependant on trouvera aussi des études en fonction du
temps à température constante ou non.
De nombreux domaines de l’analyse sont ainsi couverts: de
façon non exhaustive, la calorimétrie, la thermogravimétrie,
la dilatométrie….L’analyse Thermique Différentielle (ATD)
et la calormétrie différentielle à balayage (DSC) se
rapportent à ‘étude de la température de l’échantillon et des
échanges thermiques entre celui-ci et le milieu extérieur.
Capacité
Pureté d’un thermique
produit Polymorphisme

Études des solides


non cristallins Études des diagrammes
(verres, polymères de phases binaires et
et caoutchouc) ternaires de produits
minéraux et organiques

Études des réactions


Stabilité thermique des d’oxydation, de
composés organiques réduction, de
réticulation….
Figure 11. Montage d’un appareil d’analyse calorimétrique
différentielle
analyse calorimétrique analyse enthalpique
différentielle différentielle

• La première est basée sur la différence des échanges de flux


thermique, c’est-à-dire une technologie résultant de la mixité entre
l’ATD et la calorimétrie de type Tian-Calvet. Elle pallie les
insuffisances de ces deux technologies, l’une étant peu fiable au point
de vue quantitatif c’est-à-dire quantification des effets d’énergie
(ATD), et l’autre étant peu adaptée à des études à température
variable (Tian-Calvet).

• La seconde technique est basée sur le principe de la compensation


de puissance. Ce procédé, propriété de la société Perkin Elmer bien
que déjà mentionné par A. Tian et E. Calvet, est à l’origine de
l’acronyme DSC.
Les deux technologies sont performantes pour des températures
situées entre – 160°C et 600 à 800°C. Comparativement aux méthodes
calorimétriques isothermes, elles présentent l’avantage
d’être particulièrement
DSC à flux de chaleur

Figure 12. DSC à flux de chaleur


Figure 13. Exemples de têtes de mesure pour DSC à flux de chaleur
DSC à compensation de puissance

Figure 14. DSC à compensation de puissance


Têtes de mesure spécifiques
Haute température

Limitées à la gamme –180 - 600°C environ, les têtes


de mesure courantes de DSC ne permettent pas
d’analyses qualitatives et quantitatives des
réactions à températures élevées.
Si d’un point de vue qualitatif, ce domaine était
couvert par l’ATD (mise en évidence des
transitions et des températures) ce n’était pas le
cas pour des mesures énergétiques de qualité.
Pour répondre à une demande croissante, certains
constructeurs proposent actuellement des têtes de
mesure à flux de chaleur permettant ce type de
mesure.
La difficulté réside dans la réduction des effets de
rayonnement devant ceux de conduction. La figure
montre le porte-échantillon avec les écrans anti
rayonnement.
la transition magnétique de Curie observée à 735°C,
puis la transition de phase cubique centrée-cubique face
centrée (cause du pic important à 751°C. La fusion est
observée à partir de 1367°C et se produit en deux
étapes.

Figure15. Suivi de la transformation d’un acier, en fonction


de la température par DSC haute température
Haute pression
Les têtes de mesure classiques fonctionnent en général à pression atmosphérique.
Il y a cependant une demande de plus en plus importante soit pour contrôler la
pression dans le creuset (vaporisation, décompositions...), soit pour pratiquer les
analyses à pression élevée (réactions entre phases condensées et gaz, sécurité...).

Figure16. Différentes solution pour travaillé à haute pression


Figure17. Évolution du pic de dissociation des hydrates
de méthane avec la pression (source Setaram)
Techniques couplées
1. DSC et ATG

Figure18. Différents modèle de couplage ATG-DSC


2. DSC et microscopie
Les solutions actuellement adoptées consistent à placer un montage
relativement peu épais contenant une tête DSC à flux de chaleur sur la platine
d’un microscope (figure 18). Ce type de couplage permet par exemple de
mettre en parallèle évènement thermique et modification optique
(cristallisation, fusion, transition de phase...). Dans certains cas, le dispositif
peut être mis sous vide et permettre d’étudier l’aspect cinétique et thermique
de la lyophilisation.

Figure 19. Platine DSC pour


microscope (source Linkam)
Figure 19. Décalage observé lors de la fusion de la fraction stéarique d’une huile de
palme (source laboratoire PBS-LECAP, thèse A. Vuillequez)
3.DSC et spectroscopie Raman
Il a été proposé sur le marché un couplage DSC/spectroscopie Raman en utilisant
un DSC à compensation de puissance et un spectromètre Raman dispersif. Le
faisceau est amené sur l’échantillon par un passage dans le couvercle du four du
DSC, les capsules sont ouvertes. La position de la sonde est réglable dans les trois
dimensions de l’espace.
L’utilisation d’un double four (cas du DSC à compensation de puissance) permet
de minimiser l’écart de température échantillon/référence dû au faisceau laser
(< 0,02 °C).
Le dispositif donne des informations quantitatives et qualitatives sur le matériau
lors d’un balayage en température. L’analyse peut être pratiquée aussi bien sous
balayage classique de température que sous le mode step-scan™.
Des vitesses élevées de chauffage ou de refroidissement peuvent être utilisées (la
durée d’un balayage Raman étant comprise entre 1 et 4 s).
L’analyse permet une meilleure compréhension des formes polymorphiques des
matériaux (intérêt pour des matériaux à usage thérapeutique par exemple), la
possibilité d’étudier des changements dans la morphologie de la cristallisation pour
des polymères par exemple.
4. DSC et diffraction des rayons X

Figure 20. Enregistrements de spectres en DRX couplée à la DSC


obtenus à partir de matière grasse anhydre de lait à 4 °C
Conduite des expériences
Lignes de base

Ligne de base instrumentale Ligne de base expérimentale

Figure 20. Différentes lignes de bases expérimentales


Calibrages
Calibrage en température et enthalpie : métaux

Calibrage en température et enthalpie : produits organiques


Facteurs d’influence et causes d’erreurs
1. Masse

Figure 21. Influence de la masse de l’échantillon sur le pic de fusion de l’indium


2.Vitesse de chauffage

Figure 22. Influence de la vitesse de chauffe de l’échantillon sur le pic de fusion de l’indium
3.Gaz de balayage
4.Creusets ou capsules

Figure 23. Influence de la fermeture du creuset sur l’ébullition de l’eau (d’après Mettler)
Application de l’analyse Thermique
Agro-
alimentaire

Applications

Santé Matériaux
Application Agro-alimentaire

Denaturation of Egg Protein Influence of pH on


Vegetable Proteins Denaturation Bovine Hemoglobin

Cafein Gelatinization TGA of Sugar


detection of Starch and Starch
Denaturation of Vegetable Proteins

Conclusion The measurements discussed show that, in principle, any product which
contains protein can be investigated by DSC. This applies all the more to animal proteins (see
also egg, blood and muscle protein) owing to the generally higher original protein
concentration in animal products (muscle), the greater measurement sensitivity and their
occurrence in a aqueous environnent.
Egg Protein Denaturation

Interpretation Heating up the egg white of a fresh hen’s egg shows two main endothermic
peaks at 70 °C and at 87 °C (double peak). The first peak relates to the denaturation of the
conalbumin fraction (13.8% of the total protein, heat of denaturation 19.8 J/g [1]), the
second peak represents the denaturation of the ovalbumin fraction (65% of the total protein,
heat of denaturation 28.9 J/g[1]). Since the lysozyme fraction (3.4% of the total protein [1])
denatures between the two main peaks, the the first peak is not completely separated from
the second peak.
Conclusion.The stability of the proteins and the effect of the process conditions are readily
shown by DSC.
Cafein detection

Transition de phase et fusion de la caféine sous une pression de


1 bar (source : laboratoire Matériaux et Santé, université Paris 11)
Gelatinization of Starch

Conclusion The DSC curves show the gelatinization temperatures. They are key parameters
for processing and serve to identify the different starches.
TGA of Sugar and Starch

Conclusion The flat part of the TGA curve up to 200 °C proves that there is no moisture
in the sugar (< 0.1%). The first process that occurs is melting at 190 °C, which is only
visible in the SDTA curve. In the liquid phase the carbohydrate loses water and caramelizes.
Stoichiometrically, from the formula Cn(H2O)n one expects the formation of 60% water
and 40% carbon black. But, there is no distinct dehydratation step because of concurrent
other reactions.
Starch contains several percent moisture depending on the relative humidity of the surrounding
air. The moisture is eliminated up to 200 °C. Stoichiometrically from the formula Cn(H2O)n one
expects 60% water and 40% carbon black. Again, there is no distinct dehydratation step
because of concurrent other reactions.
Application santé

Influences on Ifluence of the Sample Preparation,


Crystallization Heating Rate on Butylated
Behavior, Moisture Content Hydroxyanisole
Saccharose Determination, an
Solutions O/W Cream
Influences on Crystallization Behavior, Saccharose Solutions

The curves show that crystallization and melting processes can be measured with the DSC. At
low cooling rates, the onset temperatures are almost constant, but are displaced to lower values
(supercooling) at higher cooling rates. At very high cooling rates it is even possible that the
solution does not crystallize but vitrifies i.e. is transformed to glassy state. The melting point
depression and the ‘purity’ of the water can be calculated from the melting peak.
Influence of the Heating Rate on Moisture Content Determination, an O/W Cream

The TGA curves show the evaporation of the volatile components (mainly water) in the region
between 40 °C and 140 °C. At higher heating rates the evaporation is diplaced to higher
temperatures. The first derivative of the TGA curve is helpful for the determination of the final
step of the TGA signal.
Sample Preparation, Butylated Hydroxyanisole

The two curves show the effects that sample preparation can have on the results. In both cases,
two melting peaks can be observed that differ noticeably in temperature range and in the heats
of fusion. The explanation lies in the polymorphic behavior of butylated hydroxyanisole. The
two peaks correspond to the possible crystal modifications.
Application matériaux

Characterization of
Les polymères
Electronic Materials
Using Thermal Analysis
Les polymères
Astuces !!!
1. Concevoir une expérience
2. Choix de la technique d'analyse thermique
3. Validation de méthode

Validation de la méthode d'analyse


La méthode est conçue dès le début par
l'utilisateur et testée en fonction des
variables utilisées (ex. opérateur,
préparation des échantillons,
instrument, environnement, exactitude,
répétabilité).
Il peut s'avérer nécessaire de procéder à
plusieurs itérations pour optimiser les
paramètres de la méthode.
- La méthode doit correspondre
précisément aux besoins de l'utilisateur.
- La validation de la méthode peut
prendre beaucoup de temps.
Critères généraux relatifs aux échantillons
Échantillonnage
Comment remplir un creuset
Comment remplir un creuset
Creusets
Expériences
Vitesses de refroidissement et de chauffe
Atmosphères
Courbes à blanc/de référence
Chauffe–refroidissement–chauffe
Résolution et sensibilité
Effets superposés
Utilisation du logiciel TA Instrument et
traitement des Thermogrammes
Méthodes
chromatographiques
Introduction

Bien que certains historiens fassent remonter l’origine de la chromatographie jusqu'à l’Antiquité, on retient,
généralement, les travaux du botaniste russe Tswett, qui, en séparant les pigments de la chlorophylle sous la
forme d’anneaux colorés sur une colonne remplie de carbonate de calcium, a donné le nom de
chromatographie (séparation selon les couleurs) à la méthode (1903).
Ont été rassemblées ici quelques grandes dates de l’évolution de la chromatographie :
1903 - Séparation de pigments (Tswett)
1931 - Séparations préparatives (Kuhn et Lederer)
1938 - Chromatographie sur couche mince (Ismailov et Shraiber) 1939 - Chromatographie par échange d’ions
(Samuelson)
1941 - Chromatographie de partage (Martin et Synge)
1952 - Chromatographie en phase gazeuse sur colonnes remplies (James et Martin)
1954 - Séparation des acides aminés par chromatographie d’échange d’ions (Moore et Stein)
1959 - Chromatographie en phase gazeuse sur colonnes capillaires (Golay)
1962 - Chromatographie en phase supercritique (Klesper)
1968 - Chromatographie en phase liquide à haute performance (Giddings et Kirkland)
Comme on le constate, peu de techniques analytiques ont connu un essor
comparable ni aussi diversifié que la chromatographie au cours de cinq dernières
décennies.
Ce succès tient, dans une large mesure, au fait que se trouvent associés une
méthode séparative rapide et performante et des détecteurs sensibles et variés
permettant non seulement, une quantification des espèces séparées, mais aussi,
pour certains d'entre eux, une identification des espèces.
De ce fait, la chromatographie se prête bien à l’analyse de mélanges complexes
tels ceux que l’on peut rencontrer dans des domaines aussi différents que les
produits pétroliers, les polymères ou les fluides biologiques et à l’analyse traces
dans des milieux aussi variés que l’étude de l’environnement ou le contrôle de la
pureté optique de molécules thérapeutiques.
Principe
Classification selon finalité

Chromatographie analytique

Dans l’optique d’une mise en oeuvre à des fins analytiques (séparation, identification et/ou quantification
de tout ou partie des constituants d’un mélange plus ou moins complexe), on procède par développement
par élution : le système de phases est choisi de façon à ce que les espèces d’intérêt aient plus d’affinité
pour la phase stationnaire que les constituants de la phase mobile et l’on n’injecte qu’une très petite
quantité de l’échantillon ; les différentes espèces migrent dans la colonne (ou sur la plaque) à des vitesses
différentes, sous l’influence de la phase mobile agissant par action de masses, et il en résulte, après un
parcours sur une longueur suffisante, une séparation complète, dans des conditions bien choisies, des bandes
de solutés. Chaque espèce apparaît dans l’effluent de la colonne chromatographique sous la forme d’un pic de
concentration de forme sensiblement gaussienne ; la concentration au maximum du pic est inférieure à celle
dans l’échantillon injecté et cet effet est d’autant plus prononcé que la rétention dans la colonne est plus
prononcée : c’est l’effet de dilution dû au processus chromatographique.
L’aire du pic observé est proportionnelle, pour chaque soluté, à la quantité injectée ; partant, une dilution
croissante entraîne un élar- gissement du pic. En définitive, les conditions opératoires retenues doivent
permettre aux différentes bandes des constituants du mélange à analyser de se séparer entre elles plus vite
qu’elles ne s’étalent lors de leur progression dans la colonne (figure 2).
Chromatographie préparative

L’objectif assigné à la méthode chromatographique peut être la séparation et la récupération, après


fractionnement, de quantités plus importantes des espèces :
— pour permettre la mise en oeuvre de méthodes physico-chimiques d’identification (RMN, spectrométrie
de masse, détermination de la masse molaire) ce qui correspond à une échelle de quelques milligrammes à
quelques dizaines de milligrammes (échelle semi-préparative) ;
— pour permettre des tests cliniques dans le cas de principes actifs de médicaments (échelle préparative). Deux
possibilités s’offrent alors à l’analyste :
— soit toujours opérer par élution, mais en injectant des quantités plus importantes ; on dit provoquer une
surcharge de la colonne chromatographique laquelle peut être volumique (on augmente le volume injecté),
massique (on augmente la concentration de l’échantillon injecté) ou les deux simultanément ;
— soit opérer par développement par déplacement : le déplacement des espèces à séparer initialement fixées
en tête de colonne est effectué par phase mobile ayant une affinité pour la phase stationnaire supérieure à celle
des constituants du mélange. Il résulte, après un parcours suffisant, un état stationnaire où ces derniers migrent
à vitesse constante, régie par le déplaceur, sous la forme de bandes adjacentes.
L’intérêt principal de cette technique réside dans le fait que contrairement au développement par élution, elle
permet de recueillir les solutés à séparer sans dilution, par le choix adéquat de la concentration du déplaceur.
SPECTROPHOTOMETRIE ATOMIQUE
D’ABSORPTION où EMISSION ATOMIQUE (SAA) où
(SEA)
I) Introduction
Spectroscopie : est l’étude de l’interaction entre le rayonnement et la matière par un spctre
électromagnétique.
Spectrométrie : est l’étude de l’interaction entre le rayonnement et la matière par une mesure.

Émission et absorption
Il peut se produire des échanges énergétiques entre la matière et un rayonnement dans deux
sens :
- Émission : dans certaines conditions, la matière peut émettre du rayonnement. C’est le cas,
par exemple, de toutes les sources lumineuses : soleil, ampoule à incandescence, flammes,
tubes « fluos », vers luisants, etc.
- Absorption : l’énergie d’un rayonnement peut être absorbée par la matière. L’échauffement
d’un objet au soleil, l’absorption des rayons X par les parties denses de notre corps, le
phénomène de la couleur,… en sont autant d’exemples. Cette absorption peut avoir des effets
chimiques en déclenchant des réactions chimiques.

La spectrométrie d’absorption atomique (SAA) et la spectrométrie d’émission atomique


(SEA) sont deux techniques largement utilisées pour l’analyse de plus de 70 éléments de la
classification périodique parfois à l’état de traces. Elle met en jeu des atomes libres à l’état de
vapeur (ne faisant plus partie d’une molécule)

II) Généralité
II-1 Bref historique
L’historique de la spectroscopie d’absorption atomique est lié aux observations du spectre
solaire au début du 19ème siècle. En 1802, Wollaston découvrit des raies « noires » dans le
spectre brillant de la lumière solaire. Ce phénomène, étudié plus en détails par Fraunhofer
(1814), fut partiellement interprété par Brewster (1832) et élucidé par Kirchoff (1860) qui
montra que les raies noires étaient dues à l’absorption par divers éléments (H, O, Ca, Na, etc.)
présents dans l’atmosphère solaire. Avec Bunsen et Kirchoff (1861) ont mit des bases d’une
nouvelle méthode d’analyses chimique.

1
Figure 01: Expérience de reversement des raies de Kirchhoff
Expérience 1
Source de lumière d’un arc électrique dont le rayonnement est dispersé avec un prisme
=> On obtient un spectre continu
Expérience 2
Substitution de la source précédente par un bec Bunsen dans lequel on projette un sel
de sodium.
=> On obtient le spectre d’émission du sodium formé de raies claires sur un fond noir.
=> Manifestation de l’émission atomique.
Expérience 3

Association sur le même trajet optique des deux sources précédentes : arc électrique
puis flamme du bec Bunsen.
=> On obtient un spectre comportant des raies sombres sur un fond noir. Ces raies sombres se
situent à l’endroit des raies d’émission du sodium.Le « renversement desraies » résulte de la
présence dans la flamme d’une large proportion d’atomes de sodium restés à l’état
fondamental qui absorbent aux mêmes longueurs d’ondes d’émission de ces mêmes atomes.

=> Manifestation de l’absorption atomique

Lorsqu’on disperse la lumière d’un arc électrique (servant à l’époque de source de lumière blanche),
avec un prisme, on obtient un spectre continu (fig. 13.1-1). Si on substitue à la source précédente un
bec Bunsen dans lequel on projette un peu de chlorure de sodium, on obtient le spectre d’émission de
cet élément formé de raies (images de la fente d’entrée) dont le doublet jaune bien connu et situé à 589
nm (fig. 13.1-2 et 13.2). Cette partie de l’expérience illustre l’émission de flamme. En fin, si on associe
sur le même trajet optique les deux sources précédentes, arc électrique puis flamme du bec Bunsen, on
obtient un spectre qui, contrairement à la figure 13.1-1, comporte des raies sombres à l’endroit des
raies d’émission du sodium (fig. 13.1-3). Ce « renversement des raies » résulte de la présence dans la
flamme d’une large proportion d’atomes de sodium restés à l’état fondamental qui absorbent les

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mêmes fréquences que les atomes de sodium excités émettent. C’est une manifestation de l’absorption
atomique.
II-2) PHÉNOMÈNES D’ABSORPTION ET D’ÉMISSION ATOMIQUES

1. Absorption atomique
L’absorption atomique est le phénomène observé lorsqu’un atome à l’état fondamental
absorbe un rayonnement électromagnétique à une longueur d’onde spécifique et passe à un
état excité. Il en résulte un spectre de raies noires sur fond clair (Spectre d’absorption).
2. Émission atomique
L’émission atomique est le phénomène observé lorsqu’un rayonnement électromagnétique
est émis par des atomes ou des ions excités qui retournent à l’état fondamental. Il en résulte
un spectre de raies claires sur fond noir (Spectre d’émission).

figure 02 : Phénomènes d’absorption et d’émission atomiques

NB
Les deux techniques mettent en jeu des atomes libres à l’état de vapeur. L’appareillage
vadonc produire une vapeur atomique à partir de l’échantillon ce qui induit la destruction de
la molécule à analyser, il est ainsi possible de doser simultanément toutes les formes d’un
même élément.
II -3). ASPECTS THÉORIQUES DE L’ABSORPTION ET DE L’ÉMISSION ATOMIQUES
a. Loi de Beer-Lambert
En spectrométrie d’absorption atomique, on mesure l’absorbance :

A= K.c
A : Absorbance (sans unité)
c : Concentration de l’élément
k : Coefficient propre à chaque élément pour la longueur d’onde choisie.

En spectrométrie d’émission atomique on mesure l’intensité du rayonnement émis :


Ie = K.c
Ie: Intensité du rayonnement émis
c : Concentration de l’élément
k: Coefficient propre à chaque élément pour la longueur d’onde choisie.
b. la loi de kirchoff
« Un corps, soumis à certaines conditions d’excitation, ne peut émettre que des radiations
qu’il est susceptibles d’absorber dans les même conditions ».

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Tout corps chimique peut absorber certaines radiations qu’il émet lui-même. C'est-à-dire :
lorsque un atome à l’état libre est porté à une température élevée ou irradié avec une source
lumineuse du domaine du proche UV-visible, on favorise le passage d’un électron externe de
l’état fondamental à l’état excité. D’où l’absorption de l’énergie.
Inversement, lorsque l’atome revient spontanément à son état fondamental, il peut réémettre
cet excédent d’énergie sous forme des photons.

c.Loi de distribution de Maxwell-Boltzman


Permet de calculer l’effet de la température sur chaque transition :

(Nn/N0) = (Pn/P0) exp(-En/kT)

Avec :
Nn: nombre d’atomes sur l’état excité n;
N0: nombre d’atomes sur l’état fondamental 0;
Pn et P0: poids statistiques de l’état excité et de l’état fondamental;
En: énergie de l’état n par rapport à l’état fondamental ou potentiel d’excitation;
k: constante de Boltzman (1,380 658 10-23 J.K-1)
T: température absolue de Kelvins.
Soit les données du tableau suivant :
Tableau 01 : Evolution de Nn/N0 de quelques éléments en fonction de la température

En SAA, l’absorbance dépend de N0 (Proportion de la population d’atomes à l’état fondamental):


La SAA est réalisée à des températures moins élevées.
En SEA, l’absorbance dépend de Nn (Proportion de la population d’atomes excités):
La SEA est réalisée à des températures plus élevées.
III. PRÉPARATION DE l’ÉCHANTILLONS
Afin de simplifier la composition des échantillons à analyser, il est nécessaire de procéder à
une minéralisation pour éliminer les composés organiques du moment où il s’agit d’analyses
élémentaires.
Tableau 02 : Procédés de minéralisation – Avantages et inconvénients
Procédé Avantages Inconvénients
Minéralisation par voie - Peu couteuse - Perte d’éléments volatils (Cl,
sèche (four à moufle) - Le poids de l’échantillon As, Hg …).
peut être augmenté - Contaminations.
- Formation de silicates non
solubles.

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Minéralisation par voie - Moins de pertes et - Acides dangereux
humide (Acides forts) moins de contaminations - Très longue
Minéralisation assistée - Rapide - Equipement coûteux
à micro-ondes - Pas de pertes volatiles
- Contamination
minimisée
DEUXIÈME PARTIE : SPECTROMÉTRIE D’ABSORPTION ATOMIQUE
I. DÉFINITION
La spectrométrie d’absorption atomique est une méthode d’analyse élémentaire qualitative
et/ou quantitative basée sur le phénomène d’absorption du rayonnement électromagnétique
UV-Visible par les vapeurs atomiques dans un domaine énergétique de l’ordre des transitions
électroniques.
II. PRINCIPE

Figure 03 : Principe de la spectrométrie d’absorption atomique


L’échantillon est réduit en vapeur atomique.
Les atomes à l’état fondamental absorbent le rayonnement spécifique.
L’absorbance est proportionnelle à la quantité d’atomes de l’élément à doser.
III. APPAREILLAGE :(figure 4)
En SAA, on obtient les vapeurs atomiques par :
Atomisation par nébulisation dans une flamme
Atomisation électrothermique
a) Atomisation par nébulisation dans une flamme :
1. L’atomiseur
L’atomiseur est un bruleur à fente laminaire, alimenté par un mélange
combustible/comburant.
L’échantillon est aspiré et fragmenté en fines gouttelettes par un nébuliseur pneumatique.
L’aérosol formé arrive dans une chambre de nébulisation où les gouttelettes les plus
grosses sont éliminées.

Figure 05 : Bruleur à fente laminaire

5
2. La flamme
La flamme produite est laminaire, sa température dépend de la nature du mélange
combustible/comburant.
Tableau 03 : Températures limites de quelques mélanges combustible/comburant
Mélange combustible/comburant T° maximale (°C)
Butane/air 2200
Acétylène/air 2600
Acétylène/oxyde nitreux (N2O) 3000
Acétylène/O2 3400
NB
Selon la nature du mélange combustible/comburant, certains éléments se prêteront mieux à
l’analyse comparés à d’autres.
b) Atomisation électrothermique :
L’atomiseur est un four graphite.
1. Le four
Il s’agit d’un tube cylindrique de 2 à 3 cm de long et de 0.5 cm de diamètre, en graphite de
conductibilité thermique uniforme chauffé par effet Joule (Cycles de chauffage).

Figure 6 : Four graphite


2. Programme de température
Le chauffage du four se fait selon un programme spécifique pour l’analyte en 04 étapes.

Figure 7 : Programme de température en spectrométrie d’absorption atomique électrothermique


NB
Comme le cycle de chauffage comprend une étape de minéralisation, les échantillons solides
peuvent être analysés directement sans traitement préalable et/ou mise en solution, ce qui
présente un avantage pour l’analyse des éléments volatils.
PARTIE III : SPECTROMÉTRIE D’ÉMISSION ATOMIQUE
1. DÉFINITION
La spectrométrie d’émission atomique est une méthode d’analyse élémentaire qualitative et
quantitative basée sur le phénomène d’émission du rayonnement électromagnétique UV-
Visible par les vapeurs atomiques dans un domaine énergétique de l’ordre des transitions
électroniques.
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2. PRINCIPE

Figure 8: Principe de la spectrométrie d’émission atomique

L’échantillon est introduit au niveau de l’atomiseur, ce dernier joue un double rôle :


- Production de vapeurs atomiques.
- Excitations des atomes.
Après excitation, le retour à l’état fondamental est accompagné d’émission de
rayonnements spécifiques de l’élément à doser (ou des éléments à doser).
L’intensité du rayonnement émis est proportionnelle à la concentration de l’analyte
considéré.
NB
- La SEA permet une analyse élémentaire qualitative de composition, c'est-à-dire, qu’il est
possible d’identifier les éléments d’un échantillon de composition inconnue contrairement à la
SAA, où on ne dose que l’élément pour lequel le spectromètre a été préparé par le choix de la
lampe de l’élément à analyser.
- Après excitation, pour chaque atome, il existe une centaine de possibilités de retour à l’état
fondamental et pour chacune un rayonnement de longueur d’onde spécifique est émis. Ainsi,
le spectre de l’émission atomique présente plusieurs raies d’émission, qui constituent une
empreinte de l’élément à doser tandis qu’en SAA, les mesures se font sur une longueur
d’onde, sélectionnée par la bande passante (le spectre présente une seule bande d’absorption).

Figure 9 : Transitions énergétiques pendant l’émission atomique

III. APPAREILLAGE :

Figure 10 : L’appareillage en spectrométrie d’émission atomique

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En SEA, il existe deux types d’atomiseurs :
La flamme (Photométrie d’émission de flamme).
La torche à plasma (Spectrométrie d’émission optique à plasma par couplage inductif =
Induced Coupled Plasma Optical Emission Spectrometry ICP-OES).

• La flamme : Atomisation de l’échantillon et excitation des atomes réduit en vapeurs.


Le filtre interférentiel : Permet de sélectionner la raie de résonnance de l’élément à doser.
Raie de résonnance : Il s’agit de la raie la plus intense du spectre d’émission atomique qui
correspond à la transition la plus facile et la moins énergétique.
Photomultiplicateur : Permet la conversion des rayonnements émis en courant électrique
qui sera amplifié et mesurépar un ampèremètre.
NB
La photométrie de flamme est une technique très ancienne dont l’appareillage n’est pas très
sophistiqué.
Comme la température de la flamme n’est pas très élevée (environ 2000 °K), les
photomètres les plus courants permettent surtout le dosage des métaux alcalins: Potassium,
Sodium, Lithium …
V. SPECTROMÉTRIE D’ÉMISSION OPTIQUE A PLASMA PAR COUPLAGE
INDUCTIF (ICP-OES) :

• La torche à plasma :La torche à plasma est l’atomiseur qui permet aussi l’excitation
et/ou l’ionisation des atomes.
Le polychromateur : Permet la dispersion des raies émises.
Le capteur CCD : Permet de convertir les rayonnements émis en spectre 3D.
Le plasma :
Le plasma est le quatrième état de la matière.
Il s’agit d’un gaz ionisé où les électrons ont arrachés de leurs orbitales atomiques.
Le plasma est constitué d’atomes isolés à l’état d’équilibre entre leur forme neutre et forme
ionisée (1 à 2 %) et d’électrons (108/cm3) assurant la neutralité du milieu.
2. L’ICP (Induced Coupled Plasma = Plasma à Couplage Inductif)
L’ICP est un plasma d’argon confiné par un champ magnétique créé par radiofréquence :
- La température atteint 10 000 °K.
- A cette température, il y a excitation et/ou ionisation des atomes.
- L’ionisation permet le couplage de l’ICP à la SM (Spectrométrie de masse).
: APPLICATIONS
I. DOMAINES D’APPLICATION : ANALYSE ÉLÉMENTAIRE
Analyse environnementales : Sols, plantes …
Analyse des denrées alimentaires : Métaux dans le poisson, les céréales.
Métallurgie et pétrochimie : La céramique, le verre, les alliages, le pétrole …
Médecine : Métaux lourds dans les cheveux, les ongles …
Industrie pharmaceutique : Matière première et produit finis.

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2. APPLICATIONS PHARMACEUTIQUES : ANALYSE QUALITATIVE ET
QUANTITATIVE
Identification et dosage des substances actives ou des principes actifs lors du contrôle des
matières premières ou des produits finis pharmaceutiques à base de minéraux (fortifiants,
tonifiants, anti-stress …).
Contrôle des impuretés élémentaires et des métaux lourds qui ont pour origines :
- Les catalyseurs et les réactifs métalliques utilisés dans la voie de synthèse des substances
actives et excipients.
- Les lignes de production et de transfert
- Le conditionnement du vrac
CONCLUSION
Tableau 05: Tableau comparatif entre les différentes techniques spectrométriques atomiques
d’absorption et d’émission

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