République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l'Enseignement Supérieur et
De la Recherche Scientifique
Université de Tlemcen
Faculté de technologie
Département de génie civil
LES FONDATION PROFONDE
Présenté par :
Bouhadjer wanis
Section : 01 Groupe : 02
Année Universitaire : 2020/2021
1/introduction
Les fondations profondes sont celles qui permettent de reporter les charges dues
à l'ouvrage qu'elles supportent sur des couches situées depuis la surface jusqu'à
une profondeur variant de quelques mètres, à plusieurs dizaines de mètres,
lorsque le terrain superficiel n'est pas susceptible de résister aux efforts qui sont
en jeu, constitué par exemple par de la vase, du sable boulant, de la tourbe ou
d'une façon générale d'un terrain très compressible.
2. – CLASSIFICATION
Nous ne nous appesantirons pas sur cette partie qui fait l'objet de la technologie
de construction. Notons simplement que celle-ci peut se faire de différentes
façons suivant qu'elle se base sur la technique de fabrication ou suivant la mise en
place. Dans les deux cas le terme de pieu s'adressera aux éléments de diamètre à
80 cm, et le terme de puits aux autres quelque soit leur nature. D'une manière
générale, on distingue :
2.1. - Pieux façonnés à l'avance :
• en bois (pilots) : réservés à des ouvrages provisoires ou de petite dimension,
• métalliques : qui sont des profilés H ou I, palplanches, tubes, ...
• en béton armé : de section carrée, circulaire ou polygonale. Ils sont
généralement mis en place par battage ou vibro-fonçage, ce qui entraîne un
refoulement du sol.
2.2. - Pieux exécutés en place :
Dans cette catégorie on distinguera :
• les pieux en béton exécutés à tube fermé battu ou vibrofoncé ou vérine (le tube
pouvant être récupéré ou non). Ils provoquent un refoulement du sol ;
• les pieux en béton, coulés dans des forages qui sont exécutés avec extraction du
sol. Les parois moulées font partie de cette catégorie.
3/ généralités
Pour rester cohérent avec la définition donnée auparavant, nous dirons que nous
avons une fondation profonde lorsque le rapport de la profondeur
d'encastrement H sur la largeur ou le diamètre B est supérieur à 3. Ce type de
fondation interviendra lorsqu'on ne pourra fonder un ouvrage sur semelle à une
profondeur raisonnable :
• soit parce que le sol est de mauvaise qualité et présente une capacité portante
insuffisante
• soit parce que les tassements prévisibles sont incompatibles avec l'ouvrage. Les
charges sont alors reportées sur une couche plus résistante par l'intermédiaire
d'ouvrages interposés : pieux, puits ou caissons. Les pieux et puits seront
regroupés sous le vocable "fondations profondes" dans lesquelles on inclut les
parois moulées. Ce sont des éléments dits "élancés". Par contre, les caissons dits
"éléments massifs", seront traités suivant le cas comme des fondations
superficielles ou comme des fondations profondes.
Dans le cas de groupes de pieux, les têtes sont reliées par une semelle appelée
chevêtre.
4/ Type de fondation
Fondation semi-profond :
Les fondations semi- profondes sont constituées par des massifs en béton ou
béton armé coulés en pleine fouille. Leur profondeur est comprise entre 2 et 6
m.
Ce mode de fondation est très utilisé lorsqu'une couche, située au dessus du
niveau de la nappe et représentant des caractéristiques mécaniques
intéressantes, est rencontrée à une profondeur modérée. Si la nappe est
présente, la réalisation devient délicate.
Généralement une fondation est considérée comme semi- profonde si : 4 <D /
B<10
Afin de calculer la charge limite de la fondation, il faut déterminer la contrainte
de rupture sur sa base ainsi que le frottement latéral limite sur le fût du massif.
Fondations semi- profondes soumises à une charge verticale
Détermination de la contrainte de rupture
La contrainte de rupture à la base q'PU est donnée par la formule générale ci-
dessous :
q'pu= q'0 + KP . Ple
Avec :
Kp : coefficient de portance correspondant soit à une fondation superficielle soit
à une fondation profonde.
Détermination de la charge limite en frottement latéral centrée.
En l'absence de frottements parasites (frottement négatif), le frottement latéral
peut être pris en compte si le massif de fondation est coulé en pleine fouille.
La partie supérieure est neutralisée sur une certaine profondeur D0 (Fig. II.1)
afin de tenir compte du dé consolidation du sol en cours de travaux, d'où :
D
Qsu= P. ? h i. q si
Avec :
P : périmètre de la fondation ;
hi : épaisseur de la couche i ;
q si : frottement latéral unitaire de la couche « i ».
Remarque :
D0 est pris généralement égale à 1.5x B, mais cette valeur semble exagérée
lorsque la largeur de la fondation dépasse 1m, une valeur forfaitaire telle que
D0= 1 à 1.5m parait plus correcte.
5/ Conclusion
Sous un bâtiment, on peut mettre en place trois principaux types de
fondations:
ü des fondations superficielles
ü des fondations semi- profondes
ü des fondations profondes
Le choix de l'une ou l'autre dépend directement du terrain et de la taille de
l'ouvrage.
lorsque le sol d'assise est situé a une profondeur telle qu'il ne peut pas être
atteint par des moyens classiques, les charges sont reportées sur lui par
l'intermédiaire des fondations profondes .
Pour cela on utilise généralement des pieux, afin de prendre appui sur le bon
sol situé en profondeur. Ils présentent une force portante élevée mais restent
très sensibles aux contraintes horizontales (cisaillement et flambement)