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Raisonnements et Ensembles en Mathématiques

Ce document présente les notions de base sur les propositions, les quantificateurs, les ensembles, les applications et les permutations. Il définit notamment les implications, équivalences, quantificateurs existentiels et universels, ainsi que les opérations sur les ensembles et les propriétés d'injectivité, surjectivité et bijectivité des applications.

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Raisonnements et Ensembles en Mathématiques

Ce document présente les notions de base sur les propositions, les quantificateurs, les ensembles, les applications et les permutations. Il définit notamment les implications, équivalences, quantificateurs existentiels et universels, ainsi que les opérations sur les ensembles et les propriétés d'injectivité, surjectivité et bijectivité des applications.

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Université Clermont Auvergne Outils Mathématiques 2

Portail AVEC mathématiques

Fiche du chapitre I
Raisonnements, Ensembles, Dénombrements

En vue d’une utilisation lors de l’examen, ne pas annoter (surligneur et encadrement autorisés)
✞ ☎
Propositions, quantificateurs, règles de logique ✆

X Une proposition (ou énoncé, assertion) est une phrase mathématique dotée d’un sens.
– Une proposition peut être vraie (V) ou fausse (F).

A B A ou B A et B [non A] : négation de A
A non A V V V V [A ou B] : disjonction de A, B (« ou » inclusif)
V F V F V F [A et B] : conjonction de A, B.
F V F V V F
F F F F

X L’implication A ⇒ B signifie : « Si A est vraie alors B est vraie ».


– Elle a même valeur de vérité que [ (non A) ou B ].
– Lorsque [A ⇒ B] est vraie, A est une condition suffisante pour B et B est une condition nécessaire pour A.
X L’équivalence A ⇔ B est définie par la proposition : [ A ⇒ B et B ⇒ A ].
– A ⇔ B signifie que A et B ont mêmes valeurs de vérité, ou encore : « A est vraie si et seulement si B est vraie ».

La proposition : est équivalente à :


non(non A) A
non(A ou B) (non A) et (non B)
non(A et B) (non A) ou (non B)
A⇒B (non B) ⇒ (non A) (Contraposition)
non(A ⇒ B) A et (non B)

X Le quantificateur « ∃ » signifie « il existe » et le quantificateur « ∀ » signifie « quel que soit ».


– « il existe » est toujours synonyme de « il existe au moins un », et « il existe un unique » se note ∃!

La proposition : est équivalente à :


∃x ∈ E, ∃y ∈ F, A(x, y) ∃y ∈ F, ∃x ∈ E, A(x, y)
∀x ∈ E, ∀y ∈ F, A(x, y) ∀y ∈ F, ∀x ∈ E, A(x, y)

non ∃x ∈ E, A(x) ∀x ∈ E, (non A(x))

non ∀x ∈ E, A(x) ∃x ∈ E, (non A(x))

MAIS [∃x ∈ E, ∀y ∈ F, A(x, y)] et [∀y ∈ F, ∃x ∈ E, A(x, y)] NE SONT PAS ÉQUIVALENTES.
– Un objet affecté d’un ∃ dépend de tous les objets affectés de ∀ qui le précèdent dans l’énoncé.

X La notation {x ∈ E ; A(x)} désigne l’ensemble des x appartenant à E et tels que A(x) vraie.

1
✞ ☎
✝Méthodes de raisonnements ✆

Pour Démontrer : On peut utiliser un raisonnement :


• Direct : on cherche une assertion B qui est vraie et qui implique A
L’assertion A
• Par l’absurde : on suppose que A est fausse et on cherche une contradiction.
L’implication • Direct : on suppose que A est vraie et on démontre qu’alors B est vraie.
A⇒B • Par contraposition : on démontre l’implication [(non B) ⇒ (non A)].
L’équivalence
• Par double implication : on démontre les implications [A ⇒ B] et [B ⇒ A].
A ⇐⇒ B
• Par récurrence : on démontre l’initialisation et l’hérédité :
L’assertion – Initialisation : A(0) est vraie ;
[∀n ∈ N, A(n)] – Hérédité : pour tout entier n ∈ N, l’implication [A(n) ⇒ A(n + 1)] est vraie.
Le principe de récurrence permet de conclure que [∀n ∈ N, A(n)] est vraie.
Variantes du raisonnement par récurrence :
➢ Récurrence à partir d’un certain rang n0 ∈ N. Initialisation : A(n0 ) est vraie. Hérédité : pour tout n ≥ n0 ,
l’implication A(n) ⇒ A(n + 1) est vraie. Conclusion : [∀n ≥ n0 , A(n)] est vraie.
➢ Récurrence forte :
– Initialisation : A(0) est vraie ;
– Hérédité : pour tout n ∈ N, l’implication [A(0) et A(1) et . . . et A(n)] ⇒ A(n + 1) est vraie.
➢ Récurrence à deux pas :
– Initialisation : A(0) et A(1) vraies ;
– Hérédité : pour tout n ∈ N, l’implication [A(n) et A(n + 1)] ⇒ A(n + 2) est vraie.
X Pour déterminer S = {x ∈ E ; A(x)}, on peut utiliser un raisonnement par analyse-synthèse :
1. Analyse : On cherche une proposition plus simple B(x) qui est vraie lorsque A(x) est vraie.
2. Synthèse : Parmi les x satisfaisant la proposition B(x), on sélectionne ceux qui vérifient A(x).
✞ ☎
Ensembles
✝ ✆

X Une partie d’un ensemble E est un ensemble A dont tous les éléments appartiennent à E.
– On écrit x ∈ A pour « x appartient à A » et x 6∈ A signifie « x n’appartient pas à A ».
– On écrit A ⊂ B pour « A est inclus dans B ».
– ∅ désigne la partie vide de E et P(E) l’ensemble de toutes les parties de E.

X Opérations sur les parties. Soit A, B des parties d’un ensemble E.


➢ Pour obtenir l’égalité A = B, on procède souvent en démontrant les inclusions A ⊂ B et B ⊂ A.
Complémentaire : ∁E A = {x ∈ E ; x 6∈ A}



 Réunion :

A ∪ B = {x ∈ E ; x ∈ A ou x ∈ B}
Définitions :
 Intersection : A ∩ B = {x ∈ E ; x ∈ A et x ∈ B}


Différence : A \ B = {x ∈ E ; x ∈ A et x 6∈ B}

(
A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C) A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C)
Propriétés :
∁E (A ∪ B) = (∁E A) ∩ (∁E B) ∁E (A ∩ B) = (∁E A) ∪ (∁E B)
X Une famille (Ai )i∈I de parties non vides de E est une partition de E lorsque :
1. ∀i, j ∈ I, i 6= j ⇒ Ai ∩ Aj = ∅ ;
2. la réunion de toutes ces parties, notée Ai , est égale à E.
S
i∈I
X Le produit cartésien E × F désigne l’ensemble de tous les couples (x, y) où x ∈ E et y ∈ F .

2
✞ ☎
Applications ✆

X Pour E et F deux ensembles non vide, une application f : E −→ F est un procédé qui à tout x ∈ E
associe un unique élément f (x) ∈ F .
– On note F (E, F ) l’ensemble des applications de E dans F .
– Lorsque f (x) = y on dit que y est l’image de x et que x est un antécédent de y pour la fonction f .
– L’application IdE ∈ F (E, E) (« identité de E ») est définie par IdE (x) = x pour tout x ∈ E.
– Si f ∈ F (E, F ) et g ∈ F (F, G) alors la composée g ◦ f ∈ F (E, G) est définie par (g ◦ f )(x) = g(f (x)) pour tout x ∈ E.
– Si A ⊂ E et f ∈ F (E, F ), alors la restriction f |A de f à A est définie par f |A (x) = f (x) pour tout x ∈ A.
– Si A ⊂ E, f ∈ F (E, F ) et g = f |A ∈ F (A, F ) alors on dit que f est un prolongement de g.
n 1 si x ∈ A
– La fonction indicatrice 1A ∈ F (E, R) d’une partie A de E, est définie par 1A (x) = .
0 si x 6∈ A.
On a : 1A∩B = 1A 1B , 1A∪B = 1A + 1B − 1A 1B , 1∁E A = 1 − 1A .
➢ Pour f, g ∈ F (E, F ), l’égalité f = g, signifie : [ ∀x ∈ E, f (x) = g(x)].

X Image directe
( et Image réciproque par une application f ∈ F (E, F ).
Image directe d’une partie X ⊂ E : f (X) = {y ∈ F ; ∃x ∈ X, y = f (x)}
Définitions :
Image réciproque d’une partie Y ⊂ F : f −1 (Y ) = {x ∈ E ; f (x) ∈ Y }
(
f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B) f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B) B
Propriétés :
f (C ∪ D) = f (C) ∪ f (D) f −1 (C ∩ D) = f −1 (C) ∩ f −1 (D)
−1 −1 −1


 injective lorsque :
 ∀x, x′ ∈ E, [f (x) = f (x′ )] ⇒ [x = x′ ]
X L’application f ∈ F (E, F ) est surjective lorsque : f (E) = F

bijective lorsque : elle est injective et surjective.

– [f injective ] ⇐⇒ [ ∀y ∈ F, f −1 ({y}) contient au plus un élément ]


– [f surjective ] ⇐⇒ [ ∀y ∈ F, f −1 ({y}) contient au moins un élément ] ⇐⇒ [∀y ∈ F , ∃x ∈ E, f (x) = y]
– [f bijective ] ⇐⇒ [ ∀y ∈ F, f −1 ({y}) contient exactement un élément ] ⇐⇒ [∀y ∈ F, ∃! x ∈ E, f (x) = y]
➢ Lorsque f est bijective, l’application g ∈ F (F, E) qui associe à y ∈ F l’unique x ∈ E tel que f (x) = y
s’appelle la bijection réciproque de f et elle est notée f −1 .
➢ f est bijective équivaut à : [ ∃g ∈ F (F, E), g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF ]. On a alors g = f −1 .

X Une permutation de E est une application bijective de E dans E.


– L’ensemble des permutations de E est noté S(E).
– Si σ, τ ∈ S(E) alors σ ◦ τ ∈ S(E) et σ −1 ∈ S(E). !
1 2 ··· n
– Si E = {1, 2, . . . , n}, on note Sn pour S(E) et on présente σ ∈ Sn sous la forme σ = .
σ(1) σ(2) · · · σ(n)
✞ ☎
Notations pour somme et produit ✆

X La somme et le produit d’une famille finie {a1 , a2 , . . . , an } ⊂ R de nombres réels sont notés :
n
X n
Y
ak = a1 + a2 + · · · + an et ak = a1 × a2 × · · · × an .
k=1 k=1

Pn
+ bk ) = nk=1 ak + nk=1 bk
Pn Pn
Factorielle d’un entier naturel :
P P
k=1 (ak k=1 λak = λ k=1 ak
Qn Qn Qn Qn Qn
= λn 0! = 1 et n! = nk=1 k si n > 0.
Q
k=1 (ak bk ) = ( k=1 ak )( k=1 bk ) k=1 (λak ) k=1 ak

3
✞ ☎
Cardinal d’un ensemble fini, Dénombrement ✆

X Le Cardinal d’un ensemble fini E est le nombre d’éléments qu’il contient : Card(E) ∈ N.
➢ Toute partie A d’un ensemble fini E est finie et Card(A) ≤ Card(E).
➢ Si A ⊂ B et B fini, alors : [Card(A) = Card(B) ⇐⇒ A = B].
Soit E, F des ensembles finis et A, B des parties de E.

Card(A ∪ B) + Card(A ∩ B) = Card(A) + Card(B) Card(A) + Card(∁E A) = Card(E)


Card(E × F ) = Card(E).Card(F ) Card(P(E)) = 2Card(E)
Card(F (E, F )) = Card(F )Card(E)

Card(S(E)) = Card(E) !

X Soit E, F deux ensembles finis et f ∈ F (E, F ). On a toujours : Card(f (E)) ≤ Card(E) et de plus :
➢ [Card(f (E)) = Card(E)] ⇐⇒ [ f injective ].
➢ [Card(f (E)) = Card(F )] ⇐⇒ [ f surjective ].
➢ Si Card(E) = Card(F ) alors : [ f injective ] ⇐⇒ [ f surjective ] ⇐⇒ [ f bijective ].

X Une p-combinaison dans un ensemble E est une partie de E de cardinal p.


➢ Si Card(E) = n, alors le nombre de p-combinaisons est :
   
n n! n
(Coefficient binomial) = si p ∈ J0, nK et = 0 si p > n.
p p!(n − p)! p

  
n−1
 
n−1
    
n n n
➢ Pour tout n ≥ 1 et tout p ∈ J1, nK : = + et = .
p p−1 p p n−p
n
➢ Les valeurs de s’obtiennent aussi à l’aide du triangle de Pascal :

p

p 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
n
0 1
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1
6 1 6 15 20 15 6 1
7 1 7 21 35 35 21 7 1
8 1 8 28 56 70 56 28 8 1
9 1 9 36 84 126 126 84 36 9 1
10 1 10 45 120 210 252 210 120 45 10 1
11 1 11 55 165 330 462 462 330 165 55 11 1

➢ Les coefficients binomiaux interviennent dans la formule du binôme de Newton :


n  
n
X n

∀a, b ∈ C, ∀n ∈ N , (a + b) = an−k bk .
k
k=0

4
X Un p-arrangement dans E est la donnée d’une p-combinaison d’éléments énumérés dans un ordre
donné. On le note comme un p-uplet (x1 , . . . , xp ) dont les composantes sont deux à deux distinctes.
➢ Il y a p! p-arrangements différents pour une p-combinaison donnée.
➢ Au p-arrangement (x1 , . . . , xp ) correspond l’application injective J1, pK → E, k 7→ xk .
Il y a donc autant de p-arrangements dans E que d’injections de J1, pK dans E et si Card(E) = n
alors ce nombre est  
p n! n
An = = p! .
(n − p)! p

✞ ☎
Relations d’équivalence sur un ensemble ✆

Une relation binaire sur un ensemble E est une partie R de E × E. On note xRy lorsque (x, y) ∈ R.

X Une relation binaire R est une relation d’équivalence si elle satisfait les trois propriétés suivantes :
1. xRx pour tout x ∈ E (R est réflexive) ;
2. ∀x, y ∈ E, [xRy ⇒ yRx] (R est symétrique) ;
3. ∀x, y, z ∈ E, [(xRy et yRz) ⇒ xRz] (R est transitive) ;
Si R est une relation d’équivalence sur E, la classe d’équivalence de x est :

cl(x) = {y ∈ E ; xRy} ⊂ E (parfois notée x ou x).

cl(x) = cl(y) ⇐⇒ xRy


cl(x) 6= cl(y) ⇐⇒ cl(x) ∩ cl(y) = ∅

➢ Les classes d’équivalence distinctes de E forment une partition de E.


➢ L’ensemble des classes d’équivalences de E pour R est noté E/R et appelé ensemble quotient.
L’application q : E −→ E/R définie par q(x) = cl(x) est l’application quotient canonique.

X Une relation binaire R est une relation d’ordre si elle satisfait les trois propriétés suivantes :
1. xRx pour tout x ∈ E (R est réflexive) ;
2. ∀x, y ∈ E, [xRy et yRx ⇒ x = y] (R est antisymétrique) ;
3. ∀x, y, z ∈ E, [(xRy et yRz) ⇒ xRz] (R est transitive).

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