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Covid

Le document décrit l'impact de la pandémie de Covid-19 sur l'économie marocaine, notamment une récession de 7% en 2020, une augmentation du chômage et de la dette publique, ainsi que les mesures prises par le gouvernement marocain pour répondre à la crise.

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Le document décrit l'impact de la pandémie de Covid-19 sur l'économie marocaine, notamment une récession de 7% en 2020, une augmentation du chômage et de la dette publique, ainsi que les mesures prises par le gouvernement marocain pour répondre à la crise.

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Le Maroc a été frappé de plein fouet par la crise pandémique de la Covid-19.

Celle-ci a
paralysé le pays et s’est très rapidement transformée en crise économique, financière et
sociale.

Les conséquences se sont fortement ressenties sur l’économie du Royaume qui a tourné au
ralenti en 2020. Nous pouvons même parler d’arrêt ponctuel, notamment de secteurs clés
comme le tourisme et plus généralement les services, en période de confinement de la
population. Ce confinement a bousculé nos vies et a terrassé l’économie. Chute record du
PIB, des dizaines de milliers d’emplois supprimés, explosion de la dette.

Les impacts de la crise sont nombreux, Selon le Haut-commissariat au plan, le Maroc est
entré en récession en 2020, la variation du PIB étant de -7% durant cette même année.
Cette contraction est essentiellement expliquée par l’avènement de la crise sanitaire. Les
secteurs les plus impactés sont le tourisme, le commerce, le transport, le textile et les
industries mécaniques et électriques. Le secteur agro-alimentaire semble être moins touché
avec une croissance avoisinant les 0,5% en 2020.

L’endettement global du Maroc représente 94% du PIB en 2020 versus 80,4% du PIB en
2019. La hausse de l’endettement public est essentiellement expliquée par la pandémie, Le
déficit budgétaire a bondi de plus de 76% entre 2019 et 2020, représentant, à 82 milliards de
dirhams, plus de 7,6% du PIB.

On dénombre près de 225 000 chômeurs supplémentaires en 2020, soit une hausse de près
de 30% par rapport à l’année 2019. Les grandes villes et métropoles sont
particulièrement touchées et la crise sanitaire a accentué ce fléau du fait du gel des
recrutements pendant les périodes de confinement ainsi que des pertes d’emplois liées
aux défauts des employeurs.

La crise sanitaire a impacté tant les importations que les exportations du Royaume. Les
partenaires stratégiques du Maroc, comme l’Union Européenne sont également
fortement fragilisés. Les freins de circulation et de transport dus aux multiples
confinements ont eu un impact direct sur la balance commerciale marocaine.

Face à une crise pandémique sans précédent, le Maroc a dû adopter des mesures rapides et
efficaces pour contrer les impacts de la crise et en limiter les dégâts, le Royaume du Maroc,
sous l'impulsion du Roi Mohammed VI, a fait montre d'une résilience qui le place
aujourd'hui comme un modèle inspirant pour les pays du continent africain, mais
également pour bien d'autres pays à travers le monde.

Sur le plan sanitaire, l’intervention vise une maîtrise de la progression de la maladie pour
une meilleure absorption des flux par le système de santé. La priorité est donnée à
l’augmentation de l’offre en infrastructures sanitaires.

Sur le plan économique, face à une conjoncture économique nationale et internationale


incertaine, la création du « Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du coronavirus,
doté d’une capacité de 3% du PIB soit de 10 milliards de DH, dont l’objectif est de soutenir
l’économie marocaine face aux chocs brutaux de la pandémie, notamment en période de
confinement. Ainsi, des aides financières ont été mises à disposition des citoyens marocains
opérant dans le secteur informe, mais également aux salariés mis au chômage partiel ou
ayant perdu leurs emplois.

Ainsi, les aides distribuées aux ménages dans une situation précaire et les aides apportées
aux entreprises visent le même objectif de lisser l’atterrissage de l’économie et d’aplanir la
courbe de la récession.

Le recours au financement externe obéit également à cette approche globale visant à


prémunir l’économie contre le choc externe qui affecte les secteurs exposés sur le marché
international et le tourisme, ainsi qu'à préserver les équilibres externes en compensant une
partie du recul des IDE et des transferts courants.

La forte reprise économique en 2021 a permis au Maroc de compenser une grande partie
des pertes de production et d’emplois causées par la crise de la COVID-19.

La croissance du PIB a rebondi à 7,4 % en 2021, après un repli de 6,3 % en 2020. Cette
situation s’explique en partie par une récolte céréalière exceptionnelle après deux années
consécutives de grave sécheresse, L’inflation annuelle est restée contenue à 1,4 % en
moyenne, malgré la pression accrue exercée sur les coûts à l’importation vers la fin de
l’année 2021.

La guerre en Ukraine fait grimper les prix mondiaux des produits de base, ce qui, conjugué à
la sécheresse, pourrait entrainer le renchérissement de la facture des importations et
l’augmentation des subventions au Maroc, et plomber le solde du compte courant et
budgétaire.

La croissance économique devrait ralentir à 1,1 % en 2022, sous l’effet de la baisse de la


production agricole de 17,3 % suite à une nouvelle sécheresse grave. L’économie devrait
être portée par une performance toujours solide mais en ralentissement du secteur
industriel et par une reprise plus rapide de l’activité touristique. Les réformes en cours
devraient stimuler la croissance potentielle à moyen terme.

Toutes les mesures prises, nécessaires et utiles, ont servi à colmater les brèches, à parer au
plus pressé et éteindre l’incendie afin de limiter les dégâts.

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