0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
135 vues3 pages

Diagnostic et Traitement de l'Hyperthyroïdie

Ce document décrit la physiopathologie, le diagnostic et le traitement de l'hyperthyroïdie. Il explique les différentes causes possibles d'une hypersécrétion d'hormones thyroïdiennes, les manifestations cliniques et les examens biologiques permettant de confirmer le diagnostic. Le traitement fait appel à des moyens médicaux, chirurgicaux ou par iode radioactif.

Transféré par

hind el hamri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
135 vues3 pages

Diagnostic et Traitement de l'Hyperthyroïdie

Ce document décrit la physiopathologie, le diagnostic et le traitement de l'hyperthyroïdie. Il explique les différentes causes possibles d'une hypersécrétion d'hormones thyroïdiennes, les manifestations cliniques et les examens biologiques permettant de confirmer le diagnostic. Le traitement fait appel à des moyens médicaux, chirurgicaux ou par iode radioactif.

Transféré par

hind el hamri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L’Hyperthyroïdie 

: Diagnostic et Traitement

I. Introduction :
On appelle hyperthyroïdie, l'hypersécrétion inappropriée d'hormones thyroïdiennes. La
démarche consiste à l'évoquer devant le syndrome de thyrotoxicose ou ses complications
propres, puis à la confirmer par des dosages spécifiques.
If faut alors en rechercher /es complications tout en identifiant l'étiologie, ce qui permettra
de déterminer précisément la prise en charge.
Le traitement fait appel aux moyens : médicaux (antithyroïdiens de synthèse, ttt
symptomatique), chirurgicaux (thyroïdectomie totale, lobectomie), Iode radioactif.
Intérêt :

Plan : - introduction
-Physiopathologie
-diagnostic positif
-traitement :
1. Buts
2. Moyens
3. Indications
-Conclusion

II. Physiopathologie :
 La thyrotoxicose est l'ensemble des manifestations liées à l'excès d'hormones
thyroïdiennes circulantes qui peuvent provenir :
 D'un excès de sécrétion d'hormones thyroïdiennes (hypersécrétion globale ou par
des nodules).
 D'un excès de libération d'hormones thyroïdiennes par un processus cytolytique
détruisant la thyroïde (thyroïdites : auto-immunes, de De Quervain, induite par
l'iode type 2)
 D'une prise exogène d'hormones thyroïdiennes (thyrotoxicose factice)
 Quelle que soit son origine, cette hypersécrétion aboutit au syndrome de thyrotoxicose
dont voici les principaux éléments :
1- Augmentation des besoins en 02 : risque d'angor
2- Hyperstimulation des récepteurs B-adrénergiques :

 Du cœur : augmentation de contractilité, de fréquence et de débit cardiaque


(d'où éréthisme, HTA systolique, tachycardie voire insuffisance cardiaque à débit
élevé)
 Des vaisseaux : vasodilatation (récepteurs des cellules musculaires lisses) avec
diminution des résistances périphériques d'où absence d'HTA diastolique.
 Des muscles : fonte musculaire - fatigabilité musculaire (d'où signe du tabouret
par pseudo-myopathie)
 Des os : augmentation du remodelage osseux avec déséquilibre en faveur des
ostéoclastes (d'où l'ostéoporose à long terme).
 De l'appareil digestif : accélération du transit
3- Augmentation de la production d'énergie :

 De la thermogenèse (d'où thermophobie et sueurs profuses)


 Des dépenses énergétiques de base (d'où amaigrissement et polyphagie)
 De la fourniture en glucose : hyperglycémie par néoglucogénèse et glycogénolyse
4- Effondrement de la TSH par rétrocontrôle négatif

III. Diagnostic positif :


1. Signes cliniques de la thyrotoxicose :
 Généraux :
- Hypersudation - transpiration avec mains chaudes et moites
- Polydipsie, parfois polyurie : la polyurie est inconstante et secondaire à la
polydipsie, elle-même due à l'augmentation de chaleur.
- Hyperthermie - thermophobie
- Prurit
- Hypogonadisme multifactoriel (impuissance et gynécomastie chez l'homme,
aménorrhée secondaire ou autres troubles des règles chez la femme).
-Asthénie.
 Cardiovasculaires : les plus fréquents
- Tachycardie sinusale de repos, exagérée à l'effort
- Palpitations (même en l'absence de FA).
- Eréthisme cardiovasculaire :
Choc de pointe et frémissement à la palpation.
Bruits du cœur intenses
HTA systolique (PA diastolique normale du fait de la vasodilatation et
de la baisse des résistances périphériques)
 Digestifs :
- Accélération du transit (disparition d'une constipation ou la classique
diarrhée motrice)
- Amaigrissement net fréquent contrastant avec une polyphagie
 Neuropsychiques :
- Tremblement permanent des extrémités (signe du serment)
- Agitation permanente
- Troubles de l'humeur : irritabilité - syndrome maniaque ou syndrome
dépressif.
- Troubles du sommeil : surtout insomnie.
- Enfants : troubles du comportement alimentaire, difficultés scolaires.
 Appareil locomoteur :
- Faiblesse musculaire avec atrophie musculaire et signe du tabouret (signant
une pseudo-myopathie prédominant aux ceintures scapulaire et pelvienne)
- Ostéoporose à plus long terme parfois révélatrice.

2. Signes biologiques de la thyrotoxicose :


 NFS : leuconeutropénie.
 Bilan hépatique :
- Syndrome de cytolyse (transaminases augmentées)
- Syndrome de cholestase anictérique : élévation des PAL et des Gamma-GT.
 Bilan métabolique :
- Hyperglycémie due à la néoglucogénèse et à la glycogénolyse : intolérance
au glucose, diabète mais surtout déséquilibre d'un diabète connu
- Hypocholestérolémie (voir par rapport aux chiffres antérieurs)
- Hypercalcémie avec hypercalciurie
 Bilan osseux : élévation de l'ostéocalcine et des PAL traduisant le remodelage
osseux.
3. Confirmation du diagnostic :
 En première intention on demande seulement un dosage du TSH :
 TSH diminuée, voire effondrée en cas de pathologie d'origine périphérique, il faut
doser la T4L pour compléter le dg :
o Si T4L élevée : hyperthyroïdie franche.
o Si T4L normale ou limite : dosage de T3L :
 T3L augmentée : hyperthyroïdie a T3.
 T3L normale : hyperthyroïdie infraclinique.
 TSH normale ou augmentée : si la conviction clinique d’hyperthyroïdie persiste, il faut
dosser la T4L : si élevé on évoque une hyperthyroïdie d’origine hypothalamo-
hypophysaire ou un syndrome de résistance aux hormones thyroïdiennes

Vous aimerez peut-être aussi