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Aviculture Moderne

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INI TE RE DES E SEIG EME T

SECONDAIRE, UPE RIEUR ET DE LA RECHER HE BURKI A - FASO


SCIE TIFIQUE Unité - Progrès - Justice

U IVERSITE POLYTECH IQ E D CE TRE AVICOLE DE DOGO A


BOBO-DIO LA 0 (CADO)
TE L 97-24 -38
1 TITUT DU DEVELOPPE E T R RAL FAX 97-0 4-5 1
(I.D.R)
TEL 98-06-35
Année aca démi que 1997 - 1998

Mémoire de fin d'études


Présent é en vile de l'obtention du
Diplôme d'Ingénieur du Développement Rural

OPTIO : LE GE

tllFJIt:

ETUDES DE L'AVICULTURE MODERNE


DANS LA ZONE DE BOBO-DIOULASSO
ET DE L'UTILISATION DE LA PULPE
DE NERE DANS l'ALIMENTATION DES
POULES DE RACE

Soutenu par
Madame BARA NSAKA -
NIZIGl YIlvfANA Jeanne Françoise

Mémoire de fin d' études présenté par Mme BARANSAKA née NIZ IGI YIMANA Jeann e Françoise
-A-

D~D1CACE

t'I mon" cher époux Déo-'4ratias qui m'a toujours


témoigné toute sa compréhension

t'I mes chers enfants Shirley et t'lrmand, qui ont


toujours supporté mes heures d'absence

t'I ma mère <f:hérèse qui m'a tout donné

t'I mes frères et soeurs Dominique, nichard,


Pépin, nose-jYlarie et Jlorette avec qui j'ai partagé "tout"

t'I mon père nobert in mêmoriam

'Je dédie ce mémoire

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née [Link] Jeanne Françoise
- B-

REMERCIEMENTS

La presente étude est le fruit du concours de nombreuses personnes à qUI nous avons
l'honneur de témoigner notre profonde gratitude.

Nous pensons spécialement à Messieurs Boureima DIARRA et Ollo HIEN


respectivement Directeur de mèmoire et maître de stage. Leur clairvoyance, leur rigueur
scientifique et leur disponibilité ont donné une allure décisive au présent travail.

Nous pensons également au Dr Aimé [Link]Û, à Messieurs Antoine SOME et


Bismarck NACRü pour leurs aide et conseils aussi bien judicieux que précieux.

Nos remerciements vont en outre à tous les professeurs de 1'1 D.R. Ils ont généralement
contribué à notre formation tant intellectuelle que morale.

Aux responsables du Centre Avicole de Dogona (CADO) ainsi qu'à leurs


collaborateurs, nous disons merci pour le cadre de travail combien serein, et le soutien
logistique nécessaire qu'ils nous ont réservé. Puisse cela se perpétuer et même s'améliorer.

A Monsieur le Pr. Anicet G. OUEDRAOGO, Directeur de 1'1. D. R. qui, dans l'esprit


intellectuel très élevé, a accepté de participer à la réalisation technique de notre travail. nous
disons merci

Le présent travail n'aurait jamais \lU le jour sans le soutien financier et moral de nos
bienfaiteurs.

A nos enquêtés, à nos guides et à nos informateurs qui ont fait montre de bonne
volonté et se sont prêtés à nos entretiens :

A la Fondatrice du Dispensaire Trottoir et toute son équipe qUI, à travers leur esprit
humaniste très louable, ont redonné vie à toute ma petite famille;

A Monsieur Arsène D. S ZANGO, Directeur Régional de i'Urbarusme et son


Personnel pour leur bonne compréhension et leur appui logistique ;

A mes collègues promotionnaires qui ont toujours oeuvré dans l'esprit d'équipe;

A mes parents et amis pour le soutien moral et matériel

A tous je réitère-ma sincère reconnaissance.

PUIsse notre tuteur être fier d'avoir guidé de main de maître nos pas au Pays des
Hommes Intègres.

Que vous tous, qui, de près ou de loin, y aurez contribué, fassiez vôtre ia réalisation
de la présente étude.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGIY11WANA Jeanne Françoise
- C-
TABLE DES MATIERES

RESUME . . L

INTRODUCTION GENER-\LE 1

JUSTIFICATIONS 2
I. GENERALITES SUR LA FILIERE AVICOLE AU BURKINA FASO 5

1.1 ECONOMIE DE LA FILIERE 5


1.1.1 La population avicole au Burkina Faso 5
1.1.2. Les productions avicoles 5
1.1.21 La filière traditionnelle.......... .. 5
[Link] La filière moderne 6
1.1.3 Commercialisation 8
[Link] Exportations 8
[Link] Importations 8

1.2 SYSTEl\fES DE PRODUCTION AVICOLE•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 12


1.2.1 Comparaison des filières 12
1.2.2 Races et performances zootechniques 13
1.221 Secteur traditionnel . 13
[Link] Secteur moderne 13

1.3. CONTR<\.L"ITES ET PERSPECTIVES•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 16


1.3.1 Contraintes 16
1.3. 1.1 Les contraintes de logement 16
1.3.1. 2 Les contraintes alimentaires 16
[Link] Les contraintes sanitaires 17
[Link] Les contraintes financières 17
[Link] Les contraintes de formation 18
1.3. 1.6. Contraintes de commercialisation 18
1.3.2 Politique de développement en Aviculture 18
[Link] Production de viande 19
[Link] Productions d'oeufs .. 19
[Link].1 Action du PDA r·~ 19
[Link].2 A ction des producteurs modernes 19
1.3.3. Programme de recherche en aviculture 20

n. ETUDE DE L'AVICULTURE MODERNE DANS LA REGION


DE BOBO-DIOULASSO 22
-, .....
2.1 PRESENTATION DU MILIEU PHYSIQUE ET SOCIO-ECONOMIQUE 22
2.1.1 Aspects Physiques 22
[Link] Climat 22
[Link] Sols 22
2.1.1. 3 Végétation et Flore 23
[Link] Hydrographie 24
2.1.2 Aspects humains 24
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
-D-
2.1.3 Aspects économiq ues.....................................................................••...••.....•....................24
[Link] Les Industries 25
[Link] Les usines de fabrique d'aliment pour bétail... 25
[Link] Les entreprises agro-pastorales 25

2.2 JUSTIFICATION DE L 'ETUDE••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 25

2.3 OBJECTIFS DE L'ENQUETE 27


. . .
2.4 MATERIELS ET METHODES••••••••••••.••••••••••••••••••.••••••••••••••••••••••.,.•••••••••••••••••••••••••••••••••••.••••••••• 27
2.4.1 Une pré-enquête........•..........................................................•.........................•...............27
2.4.2 Des questionnaires ....................................................................................................•...27
2.4.3 Déroulement de l' enq uête.......................................................•..................•...................28
[Link] Techniques d'enquête 28
2.-1.3. J. IEnquëte par sondage 28
2.-[Link] Enquêtes sur les pratiques 28
[Link] Phase de terrain 28
[Link] Période de l'étude 28
[Link] Les difficultés de l'enquête 29
[Link] Insuffisance 29
[Link] Traitement des données recueil1ies 29

2.5 RESULTATS ET DISCUSSIONS•••••••••••••.•••••.•••••.••••.•••••••.•••••.•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 30


2.5.1 Résultats et Discussions sur la situation de l'aviculture 30
[Link] Identification de la volail1e de race améliorée 30
[Link] Importance de cet élevage 32
2.5.2 Résultats et Discussions sur la conduite de l'élevage des volailles
de race importée............•.........................................................................................................36
[Link] Mode d'élevage 36
[Link] Le Bâtiment. 36
[Link] Matériel d'élevage 37
[Link].1 Abreuvoirs 37
[Link].2 Mangeoires 38
[Link] Aspect sanitaire 38
2.5.3 Résultats et Discussions sur l'organisation de la production 38
[Link] Encadrement et surveil1ance 39
[Link] Sources d'approvisionnement en poussins et poulettes 39
[Link] Mode de commercialisation 39
2.5.4 Résultats et discussions sur l'alimentation 40
[Link] Les problèmes d'approvisionnement des aviculteurs .40
[Link].1 Chez les Petits producteurs -10
[Link].2 Chez les Grands producteurs 41
[Link] Les productions d'aliments commerciaux .42
[Link].1 Rôle de ALI-MA T -13
[Link].2 Rôle de la fabrique du PDAV -I3
[Link] Le prix des aliments .43

Conclusion 43

Mémoire de fin d'études préseuté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise
- E-

2.6 LES PROBLEMES D'APPROVISIONNEMENT DES PRODUCTEURS D'ALIMENT••••••.....•••••.••.••••.•.44


2.6.1 Justification de l'étude de ces problèmes .45
[Link]. Importance de l'alimentation .45
[Link] Analyse de la disponibilité en céréales , .45
[Link].1 Comparaison des prix des céréales sur quelques marchés .46
[Link].2 Estimation des productions céréalières dans la zone
de Bobo-Dioulasso -17
2.6.2 Objectifs de l'étude 49

2.7 LES PROBLEMES D' ALIMENTATION DES VOLAILLES A BOBO-DlüULASSO•..••••.••••.••••.•.••.••••• 49


2.7.1 Moyens mis en oeuvre pour les diagnostiquer 49
2.7.2. Au niveau des aviculteurs 49
2.7.3 Au niveau des Matières premières 50
2.7.4 Au niveau des fabricants 51
[Link] Contraintes techniques 51
[Link] Contraintes économiques 52
[Link].1 Coût des produits importés 52
[Link].2 Coût total des intrants 52
[Link].3 Etats des stocks 53
[Link].4 Service auprès des clients 53
2.7.5 Résnmé ; 53
2.7.6 Recommandations 53

III. UTILISATION DE LA PULPE DE NERE DANS L'ALIMENTATION


DES POULETTES ET DES POULES PONDEUSES 55

3.1 JUSTIFICATION 55

3.2 CHOIX DU NERE 56

3.3 REVITE DE LITTER<\Tl1RE SUR LE NERE 57


3.3.1 Nomenclature 57
3.3.2 Description de l' espèce 57
3.3.3 Distribution de l'espèce 58
3.3.4 Disponibilité 58
3.3.5 Production 59
3.3.6 Importance du Néré 59
[Link] Importance socio-économique 59
[Link].1 Importance alimentaire 59
[Link].2 Importance médicinale 60
[Link].3 Consommation par le bétail 61
[Link] Valeur nutritive: ·.·.~ 61
3.3.7 Le Prix 62
3.4 OBJECTIFS DE LA RECHERCHE 62
3.5 MATERIELS ET METHODES 62
3.5.1 Matériels 62
3.5.2 Méthodes 63
3.5.3 Fabrication des rations 63

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYI1\1ANA Jeanne Françoise
-F-

3.5.4 Mise en place de l'essai n 01 : Influence de la pulpe de Néré sur l'état de santé
et la croissance des poulettes 64
[Link] Matériels et méthodes 64
[Link].1 Materiels 64
[Link].2 Méthodes 65
[Link].2.1 Les formules alimentaires 65
[Link].2.1.1 La pulpe de Néré 65
[Link].2.1.2 Composition des rations expérimentales 66
[Link].2.2 Description de l'expérience 69
[Link].2.2.1 Période d'adaptation 69
[Link].2.2.2 Déroulement de l'essai 69
[Link].2.3 Paramètres mesurés 70
[Link].2.4 L'analyse statistique 71
3.5.5 Mise en place de l'essai n02 : Phase ponte il
[Link] Les paramètres étudiés 72
[Link] Les formules alimentaires 73
[Link] Composition et coût des traitements expérimentaux 74
[Link] L'analyse statistique 75

3.6 RE SUL TA TS ET DISCUSSION 76


3.6.1 Période 1 : Phase poulette 76
[Link] Consommation moyenne d'aliments ( en kg) 76
[Link] La consommation moyenne en % du poids vif 77
[Link] Poids moyen d'une poulette (en g) Tl
.., 6 .:
.). 1 4 E volution
. ' des. pOIdS
. . en O' s iimna
10 du pmids . 1 --
11
[Link] Le gain moyen quotidien - L'indice de consommation 78
[Link] La mortalité 78
3.6.2 Discussion: Phase poulette 78
3.6.3 Période 2 : Phase ponte 79
[Link] Le nombre moyen d'œufs pondus 79
[Link] Poids moyen total des œufs (en kg) 80
[Link] Consommation moyenne d'aliments (en kg) 81
[Link] Poids moyen de l'œuf (PMO) 81
[Link] Indice moyen de consommation (!MC) 81
[Link] Poids moyen des pondeuses (en g) 82
[Link] Gain moyen (en g) de poids 83
[Link] Taux de ponte 83
[Link] Densité spécifique - Hauteur du jaune - Diamètre dujaune 84
[Link] La monalité 84
[Link] Résultats visuels ·.~ 84
3.6.4 Discussion: Phase ponte 84
3.6.5 Discussion générale 85

CONCLUSION GENERALE 87

RECOMl\1ANDATIONS 88

Mémoire de fin d'études présenté par Aime BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
- G-

SIGLES ET ABREVIATIONS

a.a acide aminé


ALI-MAT Aliments et Matériel d'élevage.
BAME Bureau d'Appui aux Moyennes entreprises.
BRAKINA Brasserie du Burkina
CADO Centre Avicole de Dogona
CAN Coupe d'Afrique des Nations
CFD Caisse Française de Développement.
C!RAD Centre de Coopération International en Recherche Agronomique pour le
Développement.
CIRDES Centre International de Recherche-Développement sur l'Elevage en zone
Subhumide.
CMV Complexe - Minéralo-Vitaminé
CNA Centre National Avicole
CNCA Caisse Nationale de Crédit Agricole.
CNRST Centre National de Recherche Scientifique et Technologique.
CNSF Centre National des Semences Forestières.
Cons. Consommation
CTA Centre Technique de coopération Agricole
DSAP Direction des Statistiques Agricoles et Pastorales
Eff. Effectif
F.A.O Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation.
GMQ Gain Moyen Quotidien.
ha hectare
hab. habitant
IEMVT Institut d'Elevage et de Médecine Vétérinaire Tropical.
!MC IndiceMoyen de Consommation.
IN. E. R. A Institut de l'Environnement et des Recherches Agricoles.
Ingr Ingrédients
INRA Institut National de la Recherche Agronomique.
INSD Institut National de la Statistique et de la Démographie.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
- H-

IRBT Institut de Recherche en Biologie et Ecologie Tropical


ISA Institut de Sélection Animale.
MARA Ministère de l'Agriculture et des Ressources Animales.
MATS Ministère de l'Administration Territoriale et de la Sécurité.
MDCRA Ministère Délégué Chargé des Ressources Animales.
MESSRS Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche
Scientifique.
MIHU Ministère des Infrastructures, de l'Habitat et de l'Urbanisme.
moy. moyenne
NDF Fibres Nutritives Digestibles.
ONEA Office Nationale des Eaux et de l'Assainissement.
[Link], Ouvrage déjà cité
[Link] pour-cent
PDAV Programme de Développement des Animaux Villageois.
PŒ Produit Intérieur Brut.
pn Poids net
PN Pulpe de Néré
Pte Ponte
R Régime
RCPB Réseau des Caisses Populaires du Burkina.
SEDES Société d'Etudes pour le Développement Economique et Social.
SG Secrétariat Général
SN Citee Société Nouvelle Citee
SOFITEX Société des Fibres Textiles
SOPELA Société pour la Promotion de l'Elevage en Afrique.
SPA Service Provincial de l'Agriculture.
TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée.
UCECB Union des Coopératives d'Epargne et de Crédit Burkinabé.
UEEN Unité Elevage et Environnement.
Val Valeur
% Pourcentage

Mémoire de/in d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA [eanne Françoise
- 1-

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Production d'oeufs et de viandes consommables sur l'ensemble du Burkina Faso


(années 1 989 et 1994),
Tableau 2: Production de viande et d'oeufs selon les régions (année 1994),
Tableau 3: Consommation en viande et en oeufs de volailles dans les centres urbains (1995).
Tableau 4: Besoins urbains en viande et en oeufs de volailles pour la CAN 98 (28j)
Tableau 5 : Objectifs quantitatifs totaux de la production aviaire pour 1998
Tableau 6 : Valeurs en FCF A des importations d'oeufs en coquilles, frais, conservés ou cuits
Période: 1992 à Août 1997
Tableau 7: Les exportations des volailles dès 1992 à Août 1997
Tableau 8 : Poids net (en kg) des exportations d'oeufs en coquilles, frais, conservés ou cuits
Période: 1992 à Août 1997.
Tableau 9: Les importations des volailles dès 1992 à Août 1997.
Tableau 10 : Comparaison des filières de productions avicoles
Tableau Il : Performances de la souche ISA
Tableau 12: Répartition sectorielle et caractérisation des élevages dans la ville de Bobo-Dioulasso.
Tableau 13 : Types d'abreuvoirs et de mangeoires utilisés par les producteurs
Tableau 14 : Types d'approvisionnement en aliments.
Tableau 15 : Localisation des fabriques d'aliments à Bobo-Dioulasso
Tableau 16: Production par culture pour l'ensemble du Burkina de 1992 à 1996
Tableau 17: Comparaison des prix des céréales sur quelques marchés, Nov97/Nov96
Tableau 18 : Comparaison des prix des céréales sur quelques marchés, Jan98/Jan97
Tableau 19: Estimation de la production agricole des Hauts Bassins, 199711998
Tableau 20 : Bilan céréalier au 30 octobre 1997 pour la zone de Bobo-Dioulasso
Tableau 21: Productions céréalières (en tonnes) comparées des 2 dernières années au Burkina Faso
Tableau 22: Bilan national de la production prévisionnelle 1997/98
Tableau 23: Coût annuel des imputs utilisés au CADO
'. -
Tableau 25: Teneur en certains nutriments pour 100 g de matière sèche de poudre et grains de Néré.
Tableau 26: Teneur en oligo-éléments de la poudre de Néré et du Soumbala pour lOOg
de matière sèche.
Tableau 27 : Traitements administrés au cours de l'expérience sur les poulettes
Tableau 28 : Composition chimique de la pulpe de Néré

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise

-.
-J-

Tableau 29 : Composition chimique de la pulpe de Néré


Tableau 30 : Besoins nutritifs des poulettes-ponte de race Isa brown
Tableau 31: Composition de l'aliment poulette ordinaire
Tableau 32 : Composition et Coût des traitements expérimentaux pour poulettes.
Tableau 33 : Plan d'alimentation de l'ISABROVv'N en élevage au sol
Tableau 34 : Traitements appliqués pendant la phase ponte
Tableau 35 : Normes pondérales pour les oeufs en catégories de poids (CEE)
Tableau 36: Besoins nutritifs des pondeuses Isa brown
Tableau 37: Apports recommandés en protéines, acides aminés et minéraux pour
la pondeuse (% du régime).
Tableau 38: Composition de la ration ponte habituellement administrée
Tableau 39 : Composition et coût des traitements expérimentaux pour pondeuses
Tableau 40: Effets de la pulpe de Néré sur les performances des poulettes de 13 semaines d'âge à 20
semaines d'âge

Tableau 41: Effets de la pulpe de Néré sur les performances des pondeuses (de 23semaines à 31
semaines d'âge)

'.~' -

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA [eanne Françoise
- K-

LISTE DES FIGURES

Figure 1: Répartition sectorielle des élevages dans la ville de Bobo-Dioulasso


Figure 2: Répartition des éleveurs dans la zone périurbaine
Figure 3 : Nombre d'éleveurs et taille des effectifs
Figure 4 : Type de productions et nombre de têtes
Figure 5 : Répartition des différentes proportions d'élevage en groupes
Figure 6: Répartition sectorielle du nombre de volailles et d'éleveurs de volailles à
Bobo-Dioulasso (carte)
Figure 7 : Type de bâtiment d'élevage avicole moderne
Figure 8: Organigramme du circuit de commercialisation
Figure 9: Organigramme des conditions essentielles pour l'usage des ressources non
conventionnelles
Figure 10 : Evolution du poids moyen d'une poulette du 21 Octobre au 9 Décembre 1997
Figure Il : Evolution du nombre moyen d'oeufs pondus du 30 Décembre 1997 au 24 Février 1998
Figure 12 : Evolution du poids moyen total des oeufs du 30 Déc. 97 au 24 Févr. 98
Figure 13 : Evolution de l'indice moyen de consommation du 30 Déc. 97 au 24 Févr. 98
Figure 14 : Evolution du Poids moyen d'une pondeuse du 30 Déc. 97 au 24 Févr.98
Figure 15 : Evolution du taux de ponte du 30 Déc. 97 au 24 Févr. 98

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA liée NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
-L-

RESUME

li
-- -
ne étude a été menée sur le développement de l'aviculture moderne dans la
région de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso et une autre sur l'utilisation de
la pulpe de Néré dans l'alimentation des poules de races améliorées.

Par rapport à l'effectif total des poules, le nombre des poules de races améliorées
représentait seulement 2% en 1986. Le nombre de poules de races améliorées qui
représentait 5% de l'effectif total recensé en 1996 à 1.001.100 têtes, a subi une
augmentation considérable de 33% en 1997.

Parmi les élevages modernes recensés, 87% sont situés dans la ville, 70% ont entre
100 et 500 têtes, et 90% des volailles sont destinées à la ponte d'oeufs de consommation.

Tous les animaux, tous les intrants vétérinaires, une partie du maïs et tous les autres
intrants biochimiques alimentaires sont importés.

Le problème d'approvisionnement en intrants alimentaires de base reste le frein


majeur à l'épanouissement de la filière avicole moderne.

Durant la phase expérimentale, la pulpe de Néré incorporée entre 5 à 15% en


remplacement du maïs dans les rations, n'a pas diminué le gain moyen quotidien et
l'indice de consommation pendant la période de croissance des poulettes.

Pendant la période de ponte, le taux de ponte, le poids et la qualité des oeufs


n'étaient pas modifiés par les différents taux de Néré dans la ration. L'indice de
consommation qui était plus faible avec 5% de Néré a subi une augmentation qui s'est
révélée significative avec 15% de Néré.

Au cours de cette période de ponte la pulpe de Néré a fait augmenter (p < 0,05) le
gain moyen quotidien et a produit une amélioration de l'emplumement.

En conclusion la pulpe de Néré peut être utilisée en substitution partielle au maïs


dans la ration des poules. Un taux de substitution supérieur à 10% peut entraîner une
augmentation de l'indice de consommation.

.: ...

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
INTRODUCTION GENERALE

L'aviculture est un mode d'élevage en plein essor au Burkina Faso, pour pouvoir
répondre au besoin de viande et d'oeufs. En effet ces produits avicoles interviennent
pour complémenter les céréales dans l'alimentation humaine et satisfaire les besoins
protéiques.

Cependant ce secteur reste à l'échelle embryonnaire à cause de l'insuffisance


d'encadrement et de manque d'organisation des producteurs.

Le secteur est largement dominé par les volailles locales peu performantes et
élevées dans des conditions précaires.

Les couvertures sanitaire et alimentaire insuffisantes sont les principaux: freins


au développement de ce secteur (cause de mortalité et de faible productivité).
L'insuffisance de production céréalière entraîne les coûts exorbitants des céréales qui
constituent la majeure partie des aliments. Ceci entraîne l'augmentation des coûts
d'alimentation et de production.

Seules quelques personnes ont entrepris des élevages de types semi-intensif et


intensif, et élèvent des volailles de races modernes. Pour cette catégorie d'élevage, les
animaux:, les produits sanitaires et une partie des céréales utilisées dans l'alimentation
sont importés.

Cependant, il est important de souligner que l'aviculture est une activité


économique qui exige peu de frais, moins d'effort physique et peu d'espace au
démarrage.

La promotion de l'élevage avicole moderne est souvent une politique nationale


de développement économique destinée à la création d'emploi et à l'augmentation du
revenu des populations.

Une conséquence directe du développement de l'aviculture est son effet


d'entraînement sur l'accroissement des productions des céréales et le développement
des industries de transformation des céréales et des produits avicoles.

La présente étude a pour objectifs d'évaluer la production avicole dans la région


de Bobo-Dioulasso, d'analyser les problèmes d'alimentation en aviculture moderne et
d'évaluer l'effet de la pulpe de Néré, utilisée comme ingrédient de substitution
partielle au maïs dans l'alimentation
, . *
des poules.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIllCIYIMANA [eanne Françoise 1
JUSTIFICATIONS

Le régime alimentaire des populations de la zone intertropicale est le plus


souvent déficitaire en protéines tant sur le plan quantitatif que qualitatif (COLLECTION
F.A.O. 1965). Cette situation est particulièrement préoccupante dans les grandes villes
africaines qui connaissent une croissance démographique extraordinaire, alors que la
production agricole progresse beaucoup plus lentement

Le recensement de 1996 paru dans le Bulletin Annuel Statistique de l'Elevage


(1996), estime le cheptel burkinabé à 39.137.600 têtes. La volaille, en nombre de
19.920.000 représente 51 % de ce cheptel. La DSAP estime cette population avicole à
20.517.500 têtes pour l'année 1997.

L'aviculture intensive se développe rapidement parce que dans les élevages


traditionnels, la productivité des volailles locales est très faible.

La production avicole moderne s'est orientée vers la sélection des lignées à fort
potentiel mais hélas, peu adaptées à des conditions alimentaires précaires. Ces souches
modernes doivent en plus supporter des températures élevées durant la majeure partie
de l'année.

Pour cela, il faut recourir aux aliments composés et complémentaires pour


améliorer l'alimentation. Une amélioration de l'alimentation doit permettre aussi de
lutter contre les effets des températures élevées. Mais il ne faut pas perdre de vue
qu'une amélioration de l'alimentation peut avoir des répercussions sur le coût de
production.

Néanmoins l'aviculture moderne joue un certain nombre de rôles importants:

Rôle nutritionnel : La volaille constitue une base de production d'oeufs et une


réserve de viande. En 1995, la production des poulets au Burkina Faso s'élevait à
20.000 tonnes selon la F.A.O. La qualité nutritionnelle de cette viande est aussi un
aspect de l'importance du développement des filières avicoles. D'une part, le
pourcentage de protéines dans la chair place la volaille en 2ème position derrière la
viande bovine, et devant les viandes porcines, ovines et caprines (VEROT, 1994).

D'autre part, le rendement carcasse est supérieur à celui des autres viandes de
boucherie; ce qui illustre, dans ce domaine, la supériorité des viandes de volailles face
aux viandes de ruminants. Le rendement carcasse est de 65% pour les monogastriques
contre 50% pour les ruminants (VEROT, 1994). La viande de volaille a un goût agréable
et est facile à digérer. Les multiples façons de la préparer la rendent appétissante: frite,
rôtie, bouillie mélangée à d'autres aliments, en salade, en sandwiches, en sauces,
potages...
Les oeufs constituent un aliment de haute valeur nutritive et sont considérés
comme un aliment complet. Ses matières sont une association de tous les acides
aminés essentiels (voir annexe n° 1) dans un équilibre tel que la composition des
protéines de l'oeuf a été choisie comme référence (CASTAING, 1968; SAUVEUR, 1988).

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 2
Rôle économigue : La volaille participe à la production du fumier, source de
fertilisation importante pour les zones de maraîchage. il s'agit d'un engrais de valeur
qui est cinq fois plus riche que le fumier de ferme (CASTAING, 1968).

L'élevage avicole permet à une grande partie de la population de se créer une


activité économique et de rehausser leur revenu. En effet, les aléas climatiques ne leur
permettent pas de s'assurer l'autosuffisance alimentaire. L'élevage avicole constitue
une source de trésorerie permanente et facilement mobilisable pour les agriculteurs
notamment ceux pour lesquels l'accès au crédit reste encore limité (travaux agricoles,
fmancement des investissements de la campagne agricole...).

Quand elles sont en bonne santé, les volailles à production élevée sont
d'excellents transformateurs pour un certain nombre de denrées alimentaires et sous
produits locaux. A titre d'illustration, BLUM (1984) nous donne les caractéristiques des
sous produits d'abattoirs des volailles et des fientes des pondeuses comme source de
nutriments dans l'alimentation des monogastriques (annexe n02). Ces aliments peuvent
jouer un rôle particulièrement important dans la formulation de rations équilibrées
pour les monogastriques si l'on connaît leur valeur nutritive (COLLECTION F.A.O.,
1965).

La production avicole peut alors jouer un rôle, grâce aux atouts suivants:

- Résultats rapides si l'élevage est bien mené;


- Modicité des investissements au départ :
- Techniques d'élevage relativement simples, pouvant s'acquérir avec un peu de
bon sens, d'ordre et de persévérance;
- Débouchés assurés presque partout, en raison de la possibilité de vendre la
production en unités de faible valeur (oeufs, poulettes ou poulets), ce qui les met
à la portée des acheteurs les moins nantis.

Rôle social : La production avicole dans le monde occupe plus de gens que toute
autre branche de l'agriculture. Comme activité économique, elle permet aux
producteurs d'élever leur niveau de vie.

Malheureusement, tous ces indicateurs ne sont pas exploités totalement car


l'aviculteur est quotidiennement confronté à de nombreux problèmes liés à sa
production. Les élevages intensifs avicoles entrent en concurrence avec l'Homme pour
l'utilisation des mêmes ressources (cas des céréales, matières de base dans la ration de
la poule en particulier le maïs) en général peu abondantes.
Le Burkina Faso, pays sous développé et structurellement déficitaire en produits
céréaliers, a comme préoccupation première la couverture des besoins alimentaires de
ses populations en croissance rapide. La faible disponibilité en céréales explique ainsi
les coûts prohibitifs de ces produits en certaines saisons de l'année.
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 3
Les ingrédients nécessaires à la préparation d'une ration équilibrée sont par
conséquent très variables du fait que rapprovisionnement en certaines matières est
f
instable. En plus des ingrédients essentiels, il faut, dans certains cas, importer (de la
Côte d'Ivoire ...), des compléments protéiques et vitaminiques et/ou leurs sous-produits.
On peut cependant compter sur la disponibilité du tourteau de coton qui proviendra de 1
f
la production de 72 mille tonnes prévues par le comité consultatif international du
coton pour l'année 1997-1998 (AFRIQUE-AGRICULTURE 242, 1996). \
Afm de ne pas augmenter les coûts de production on utilise parfois, pour la r
i
volaille, des sous produits de céréales impropres à la consommation humaine et des
protéines d'origine végétale dont le prix de revient est inférieur à celui des céréales
entières. Dans un tel contexte, la poule ne saurait connaître d'heureuses perspectives si 1
des précautions ne sont pas prises. !
f
l
r
Il faut alors trouver parmi les produits locaux disponibles en quantité suffisante, 1r
ceux qui sont suffisamment énergétiques pour servir de substitution partielle à ces
céréales. Au cours de notre étude nous avons tenté de diagnostiquer la nature de la
1
crise des filières avicoles modernes, à savoir une crise de l'offre (en matière
d'approvisionnement alimentaire), une crise de la demande liée à la baisse du pouvoir
d'achat des familles urbaines (bénéficiant plus, par rapport aux familles rurales, des 1
produits de l'aviculture industrielle et s'en occupant beaucoup plus). Ceci a été possible
grâce à des enquêtes et des visites sur terrain effectuées auprès des aviculteurs. Notre 1
travail, par son titre : "Etudes de l'Aviculture moderne dans la zone de Bobo-
Dioulasso et de l'Utilisation du Néré dans l'alimentation des poules" a pour
objectifs:

- d'apporter un éclairage sur la filière avicole moderne à Bobo-Dioulasso, afm de


proposer quelques solutions aux problèmes liés à la disponibilité alimentaire. Ainsi
l'utilisation d'autres ressources non conventionnelles dans l'alimentation des animaux
est suggérée.
i
- d'étudier la valeur nutritive de la pulpe de Néré dans l'alimentation des poulettes
et des pondeuses. Des propositions ont été formulées avec des produits locaux pour
procurer des aliments aux volailles.

Le présent thème dont nous nous proposons l'étude, a été abordé :

- dans un premier temps, par les généralités sur la filière avicole;

- dans un second temps, par la présentation de la situation de l'aviculture moderne à


Bobo-Dioulasso où se so;t déroulées les enquêtes. Le point principal récapitule les
résultats de l'enquête en mettant beaucoup plus l'accent sur l'approche des contraintes
d'alimentation se dressant contre le développement de cette aviculture;

- enfin, au niveau expérimental, par l'utilisation de la pulpe de Néré (en substitution


partielle au maïs) dans l'[Link] des. poulettes et des pondeuses.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 4
1ère Partie :

GENERALITES SUR LA FILIERE


AVICOLE AU BURKINA FASO
I. GENERALITES SUR LA FILIERE AVICOLE AU BURKINA FASO.

1.1 ECONOMIE DE LA FILIERE

1.1.1 La population avicole au Burkina Faso

L'Aviculture est très répandue dans de nombreux petits élevages au Burkina Faso.
La dernière enquête nationale de Mars 1989 a dénombré

13.740.000 Poules
2.775.000 Pintades
37.000 Dindes
127.000 Canards; soit un total de 16.515.000 têtes de volailles (D.S.A.P)

Selon ce recensement (annexe n03) 87,1% des concessions détenaient au moins


une volaille. Cette enquête qui se réalise tous les dix ans n'a pas fait la part entre les
souches locales et les souches modernes. Cependant quelques études faites chaque
année ont montré que les effectifs se sont entre temps rehaussés.

De 1989 à nos jours, le pas est énorme. Les effectifs ont passé de 16.515.000
têtes à 20.517.500 têtes (annexe n04 ) ; ce qui attribue au moins deux têtes à chaque
concession,

On remarque en outre que l'importance de cette aviculture varie selon les


régions. La répartition géographique des effectifs de ces volailles le prouve (annexes
pO 3,4 et 5).

1.1.2. Les productions avicoles

Les oeufs et les viandes de volailles sont produits par une filière traditionnelle
et une filière moderne. Les tableaux 1 et 2 donnent des indications sur les productions
des années 1989 et 1994.

[Link] La filière traditionnelle

Les oeufs sont produits par des poules et des pintades de races locales mais la
plus grande partie est destinée à la couvaison (80 à 900,/0). Les productions estimées
selon les espèces pour 198-9- révèlent une bonne part des oeufs de pintades comme
findiquent les effectifs [Link]és. dans le tableau n° 1. Les chiffres en viande pour
tannée. 1989 ne sont pas'disy;èndMes..

I!

Mémoire de fin d'études présenté pth Mm [Link] née ~A Teatme Fnmfoi5e 5


Tableau n01 Production d'oeufs et de viandes consommables sur l'ensemble
du Burkina Faso (années 1 989 et 1994)

Productions d'oeufs 1989 ( Source: Centre Nord- Sahel Est Ouest


DSAP/Enquête nationale (1989) Ouest
Effectif Volailles 6.060.000 2.290.000 865.000 2.280.000 4.480.000

Production oeufs consommables


- Poules (65 %) 3.766.300 1.423.200 537.600 1.752.600 2.784.300
- Pintades( 35%) 4.056.600 1.533.000 579.000 1.887.700 2.998.900
Total 7.822.900 2.956.200 1.116.600 3.640.300 5.783.200

Productions de 1994 (MESSRS-


CNRST, 1995)
Oeufs 9.778.860 3.716.560 1.403.780 4.577.400 7.243.040
Viandes (en tonne) 3.911,5 1.486,6 561,5 1.815 2.897,2
Source: MESSRS-CNRST-Département des Productions Animales, 1995

[Link] La filière moderne

Pour la campagne 1989-1990, la production totale d'oeufs était de 3.700.000,


dont les % provenaient des producteurs privés.
Les estimations de 1994 ont fourni la part de diverses régions dans la
production de viande et d'oeufs.

Tableau n02 : Production de viande et d'oeufs selon les régions (année 1994).

Rézions Productions 94
Oeufs Viande (en tonne)
Sahel - - .
Centre 5.400.000 15 + 45
Nord Ouest - -
Est - -
Ouest 2.700.000 7,5 + 22,5*
Source: MESSRS-CNRST - Département des Productions Animales (1995)

il ressort de ce tableau que le système intensif est plus localisé dans le Centre
et dans l'Ouest.

De 1989 à 1994 les productions sont croissantes. A titre indicatif, la DSAP


(1995), fournit, dans les tableaux n03, les données concernant la consommation en
viande de volailles et en oeufs dans quelques centres urbains.

• Apport de viande issue de la réforme des pondeuses.


Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 6
Tableau n03: Consommation en viande et en oeufs de volailles dans les centres
urbains (1995)

Consommations en viande Consommations en oeufs


Villes (en têtes)
Journalières Annuelles Journalières Annuelles

OUAGADOUGOU 2.360 861.400 9.360 3.416.400


BOBO-DIOULASSO 835 304.775 3.540 1.292.100
KOUDOUGOU 670 244.550 - -
BANFORA 90 32.850 - -
TOTAL 3.953 1.443.575 12.900 4.70S.500
Source: D.S.A.P (1995) selon [Link] / S.G - Direction de la production et des
industries animales (1997).

Si, à ces chiffres, on ajoute les besoins estimés pour la CAN 98, on a les valeurs
présentées dans le tableau n04.

Tableau 0°4: Besoins urbains en viande et en oeufs de volailles pour la CAN 98


(28j)

VILLES CONSOMMATIONS CONSOMMATIONS


(EN TETES) (EN OEUFS)
Journalières TotalCAN 98 Journalière Total CAN 98
OUAGADOUGOU 3.698 110.944 18.720 561.600
BOBO-DIOLJLASSO 1.308 39.254 7.080 212.400

TOTAL 5.006 150.198 25.800 774.000


Source: [Link] / S.G - Direction de la production et des industries animales (1997)

C'est à partir de ces productions et de ces besoins que les objectifs quantitatifs
sont fixés (voir tableau n05)

Tableau nOS: Objectifs quantitatifs totaux de la production aviaire pour 1998

Villes Besoins
Viande (têtes) Oeufs

OUAGADOUGOU 901.544 3.697.200


BOBO-DIOULASSO· ~ 318.979 1.398.300

TOTAL 1.220.523 5.095.500


Source: [Link] - Direction de la production et des industries
animales (1997).

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 7
1.1.3 Commercialisation

[Link] Exportations

Le petit élevage, dont la volaille, joue un rôle important en contribuant pour une
bonne partie aux recettes d'exportation et au produit intérieur brut. En 1993, avant la
dévaluation du FCFA, CLEMENCET et THIAM (1996), ont trouvé que la contribution du
secteur petit élevage oscillait autour de 13% du PIB et de 15% des recettes
d'exportations. Ils ont également remarqué que depuis deux ans, cette dévaluation a un
effet stimulateur sur la production des petits élevages pour satisfaire une demande
intérieure en progression. Le cas précis est celui de 1994 : en quelques mois, les
exportations ont connu une augmentation en valeur de 70%. L'accroissement des
effectifs exportés a été de 23 % pour les volailles. L'état des exportations d'oeufs et de
viande de volaille depuis cette période est présenté dans les tableaux n07 et n° 8
respectivement ( voir page 10).

[Link] Importations

Selon CLEMENCET et THIAM (1996), l'accroissement de la population urbaine


(plus de 8% par an pour Ouagadougou et Bobo-Dioulasso) qui est grosse
consommatrice de viande et d'oeufs a contraint le Burkina Faso à importer des oeufs
d'ailleurs, en l'occurrence du Ghana et de Côte d'Ivoire. Selon la F.A.O. (VEROT,
1994), cette importation a commencé depuis 1992. L'état, des importations d'oeuf et de
viande de volaille depuis cette période est présenté dans les tableaux n06 (ci-dessous)
et n09 (pagel 1) respectivement.

Tableau n06 : Valeurs en FCFA des importations d'oeufs en coquilles, frais, conservés ou
cuits
Période: 1992 à Août 1997

Pays Années
92 93 94 95 96 97
DANEMARK 0 0 0 0 30.094 0
COTE D'IVOIRE 359.200 2.599.202 81.000 306.180 522.250 2.753.910
GHANA 0 0 681.600 945.400 403.900 130.500

Total 359.200 2.599.202 762.600 1.251.580 956.244 2.884.410


Source: INSD, Avril19~8 ..__

Un autre aspect des importations concerne les poussins de race. Ils proviennent
de la Côte d'Ivoire, du Ghana, de la France et de la Belgique. Un poussin ponte
importé de France vaut 725 à 860 FCF~ celui venant de Belgique 590 FCFA. Un
poussin chair importé vaut 500 FCFA s'il vient de France et 475 FCFA pour celui de
Belgique. Les poussins pour la production de chair sont meilleur marché (Source:
Centre Avicole de Dogona, CADO).
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 8
Les détails sur les mouvements de ce commerce sont à l'annexe n? 6.

Dans l'ensemble, le mode de commercialisation reste très classique. Les


tentatives de plusieurs groupements d'éleveurs de se lancer dans des activités de
commerce ne se sont pas révélées heureuses. Contrairement à l'élevage du gros bétail
qui a toujours eu la faveur des services techniques officiels, les commerçants ne
s'intéressent pas trop au petit élevage (COtJRAU, ROGER, 1995).

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 9
Les exportations des volailles dès 1992 à Août 1997

Régions ou pays Nature volaille 1992 1993 1994 1995 1996 1997

val (ln val pn val pn val pn val pn val pn


Vers la Coqs eL poules vivants 127.920.310 421933 133736457 425.H60 190.722.222 528.110 137414346 349500 104604902 316131 47314000 152600
CôLe d'Yvoire d'un poidss; 186g,
Autres coqs et poules 133.605.865 425545 150H45226 4H1.431 207.723.(,22 MII.698 240000 500 2H3531426 929883 117067350 322940
vivants
Autres volailles vivantes 63.695.212 221.107 17.252.0H2 36.3('() [Link] 180 0 0 1645000 H50 50000 300
Autres volailles vivantes 0 0 0 0 0 0 121000 100 J383103 6287 100000 1200
d'un poids s 185 g
TOTAL 0 0 0 0 0 180 137775346 350100 391164431 1253151 164531350 477040
Vers l'ensemble Coqs eL poules vivants 128.508.560 425.553 133.736.457 425.H60 190.722.222 52H.l10 137.41434 349.500 105.540.502 319.051 47.314.000 152.600
de l'Afrique d'un poidss 186g, 6
Autres coqs et poules 133.773.615 426.095 151.01H.726 4HI.961 207.723.(,22 üHI.698 240.000 500 284.703.37(, 933.518 117.0(,7.350 382.940
vivants
Autres volailles vivantes 64.675.822 241.378 17.252082 .16.36() 563 ..110 22() 2420()() 260 2.155.500 1.(,50 [Link]. 000 3.571
Autres volailles vivantes 479.000 900 [Link] 20() 0 0 121.000 100 1.383.103 6.287 170.000 1.270
d'un poids s 185 g,
TOTAL 327.436.997 t .093.926 302.087.265 944.38l 399.009.154 1.210.028 138.017.34 350.360 393.782.481 1.260.506 167.044.350 540.381
6
Vers le Japon Autres coqs et poules 0 0 125.000 150
vivants
Source: INSD, Avril 1998.

Tableau nOS: Poids net (en kg) des exportations d'oeufs en coquilles, frais, conservés ou cuits
Période: 1992 à Août 1997

Pays Années
92 93 94 95 96 97
NIGER 0 0 0 0 0 286
COTE D'IVOIRE 45 0 0 0 0 0
TOTAL 45 0 0 0 0 286
Source: INSD, Avril 1998.

Mémoire defi" d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 10
Tableau nO 9: Les importations des volailles dès 1992 à Août 1997

Régions ou pays Nature volaille 1992 1993 1994 1995 1996 1997
val pn vIII pn \'III pn vIII pn val pn val pn
De France Coqs et poules vivants 2.175.392 580 2.124.426 363 10.209.877 1034 8.595.293 1014 16.747.961 2534 16.620.752 2015
d'un poidss;185g
Autres volailles 1.602.570 461 724.104 108 1.772.181 200 4.926.185 882 5.723.633 1.198 2.446.193 309
vivantes
d'un poids s 185 g
Autres coqs et poules 0 0 0 0 0 0 422.028 24 0 0 1.633.257 137
vivants
TOTAL 3.777.962 1041 2.848.530 471 11.982.058 1234 13.943.506 1920 22.471.594 3.732 20.700.202 2461
De toute l'Europe Coqs et poules vivants 5.446.ICl2 1820 2.124.42(, 3(,3 10.209.877 1034 13.532.651 1658 19.163.246 2734 16.(,20.752 2015
d'un poidssl85g
Autres volailles 1.602.570 461 724.104 108 3.360.327 320 4.926.185 882 8.303.721 1383 2.446.193 309
vivantes
d'un poidss;185 g
Autres coqs el poules 0 0 0 0 0 0 422.028 24 0 0 4.416.621 407
vivants
TOTAL 7.048.732 16!l1 2.848.530 ·nt 13.570.204 1354 ts. 880.864 2564 27.466.967 4.117 23.483.566 2731
De la Côte d'Ivoire Coqs et poules vivants 0 0 2.C>56.877 395 1.927.568 214 8.196.522 845 162.500 325 506.250 46
d'un ooidss185~
Autres volailles 0 () 0 0 12.917.398 1247 5.804.606 736 5.043.123 576 13.465.113 1.327
vivantes
d'un poids s 185 g
Autres coqs et poules 0 0 0 0 0 0 0 0 20.000 (, 0 0
vivants
TOTAL 0 0 2.656.877 395 14.844.966 1.461 14.001.128 1.581 5.225.623 907 1.852.363 1.373
De toute l'Afrique Coqs ct poules vivants 0 0 2.740.877 515 1.927.5C>8 214 9.323.522 921 162.500 325 658.650 229
d'un poidssl85~
Autres volailles 0 0 0 0 14.935.029 1547 5.804.606 736 5.043.123 576 13.465.113 1.327
vivantes
d'un poids s 185 g
Autres coqs et poules () () () 0 0 () 93.450 10 190.000 66 462.000 440
vivants
TOTAL 0 0 2.740.877 515 16.862.597 1.761 15.221.578 1.667 5.395.623 967 14.585.763 1.996
Source: INSO, Avril 1998.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA liée NIZIGIYIMANA lemme Françoise
Il
1.2 SYSTEMES DE PRODUCTION AVICOLE

Il existe deux systèmes de production avicole : le système traditionnel et le système


moderne qui sont respectivement caractérisés dans le tableau n° 10.

1.2.1 Comparaison des filières

Tableau nOlO : Comparaison des filières de productions avicoles

Désignation Secteur traditionnel Secteur moderne


Mode de production non monétaire : minimisation des monétaire, capitalistique
capitaux engagés

Place de la production production de sécurité alimentaire production autonome et


fmalisée
..
Investissements rrurnmaux importants
Matériels et bâtiments traditionnels; l'habitat est en général industriels et semi-industriels
très sommaire
- sous produits de l'agriculture et de industriels: emploi d'aliments
Aliments l'alimentation humaine composés
- disponibilités naturelles présentes
autour de l'exploitation
Main d'oeuvre très faible et non formée: le coût en secteur qui crée des emplois
facteurs humains doit être le plus bas
possible, autant en termes de temps de
travail que de masse salariale
Races et espèces utilisées souches locales: poules, pintades, et souches sélectionnées(pures ou
dindons métissées) : poules et poulets
de chair surtout
Aspects sanitaires peu de suivi vétérinaire qui se limite; suivi systématique (traitements
quand il existe, à des campagnes de et vaccinations)
vaccination. Ce qui est une cause
importante de mortalité
Coûts de production très faibles en principe, mais mal comprisentre 475 et 515
connus FCFApar K.g
Commercialisation informelle et relativement peu intégrée existence de circuits de
dans de circuits de vente; ventes sous commercialisation
les marchés
Mode de consommation traditionnel: tetes, dons, auto moderne: hôtels, restaurants,
consommation, consommation des produits de découpe.
oeufs. Consommation rurale Consommation urbaine
Importance effectifprépondérant mais à faible faible effectifmais à grandes
productivité performances de production.

Mode d'élevage
. . -
- élevage très extensif qui se pratique - intensifqui se pratique en
en totale liberté claustration
- plusieurs espèces se côtoient - élevage séparé en fonction
- insalubrité et promiscuité des espèces et des âges.
-salubrité
Source: VEROT (1994)

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 12
1.2.2 Races et performances zootechniques

[Link] Secteur traditionnel

Les souches utilisées sont des souches locales. Les tentatives d'amélioration de
ces souches n'ont pour l'instant pas porté leurs fruits. Les caractéristiques des poules
locales résultent d'une longue sélection naturelle au cours de laquelle la sous
alimentation a joué un rôle déterminant :

- Faible poids: les poulets locaux pèsent de 700 à 1000g à trois mois contre 1,5
kg dans la filière moderne ;
- Grande résistance;
- Aptitude à la fuite, ce qui est un avantage certain par rapport aux souches
sélectionnées, sachant que les poulaillers sont sommaires et mal protégés, et que
les pertes par prédation sont importantes; la mortalité non pathologique atteint
56% à deux mois.
- aptitude à la conduite des poussins et à la couvaison
- frugalité : les poulets se nourrissent généralement de sous produits de
l'alimentation humaine ou de l'exploitation agricole;
- une croissance lente : les animaux atteignent leur poids vif moyen au bout de 4
ou 5 mois, l'âge moyen à l'abattage est de 140 jours;
- des taux de ponte peu élevés:

* 60 à 90 oeufs par poule lan pour le secteur traditionnel contre 210 dans le
secteur moderne ;

* poids moyen de l'oeuf de 30g dans le secteur traditionnel contre 55g dans le
secteur moderne.

Ces caractéristiques sont autant de facteurs qui limitent la production et les


perspectives de développement de l'élevage traditionnel.

[Link] Secteur moderne

Les races pures sont rares car sensibles aux fortes chaleurs. Cependant,
quelques unes introduites au Burkina se sont bien adaptées. Il s'agit de la Leghorn
blanche et du Rhode Island Red. Elles sont aussi utilisées en croisement pour donner
des souches dites améliorées.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 13
1) Les souches pontes déjà introduites au Burkina Faso sont:

• La souche ISA dont le produit commercial est la Warren. Ses performances


sont: forte productivité, consommation relativement faible (125g), bonne
rusticité, viabilité en élevage égale à 95%, celle en ponte 90%, ponte très bonne
(301 oeufs à 72 semaines d'âge), poids moyen de l'oeuf de 62g sur l'ensemble
d'œufs pondus, qualité de la coquille d'œufs bonne , et poids à la réforme de 2,3
à 2,5kg. Quant au mâle, il a la couleur blanche comme les poulets de chair.

• La souche Shaver dont le produit commercial est la Starcross trouvé sous trois
phénotypes:

- Une poule blanche légère à œufs blancs, avec un taux de ponte de 270 à 280
oeufs 1an. Le poids moyen de l'oeuf est de 60,5 à 62,5g ;
- Une poule rousse à œufs bruns, dont le taux de ponte varie entre 240 à 260
oeufs en 52 semaines. Le poids moyen de l'oeuf est de 62 à 64g ;
- Une poule noire à œufs colorés. Son taux de ponte est de 245 à 265 oeufs lan.
Le poids moyen de l'oeuf est de 63g.

• La souche Lohmann qui donne 2 produits commerciaux:

- Une poule légère blanche à œufs roux, avec une production d'oeufs supérieurs à
270 par an. L'oeuf moyen pèse 61,5g ;
- Une Super brown, pondeuse à œufs teintés et pattes jaunes.

• La souche Euribrid à 2 produits :

- Une Hissex blanche à œufs blancs, à un taux de ponte de 295 à 305 oeufs en 14
mois. Le poids moyen de l'oeuf est de 65g. La consommation moyenne
journalière est de 105 à 115g! poule;

- Une Hissex rousse à œufs roux. Son taux de ponte est de 285 oeufs en 14 mois.
L'oeuf moyen pèse 63,5g. La consommation moyenne d'aliments par jour est de
122g.

• La souche Hubbard dont le produit est la Golden. Celle-ci produit 245 à 255
oeufs en 76 semaines. La consommation moyenne d'aliments est de 115g.

• Les souches diverses:

a) Derco : poule rousse avec sous -plumage blanc.


La production est de 245 à 265 œufs par an ;
La consommation journalière est de 126g ;
Le poids moyen de l'oeuf est de 62 à 65g ;
Le poids moyen à la réforme est de 2,3kg.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA lemme Françoise 14
b) Harco : Issu d'un croisement entre RIR x Polymouth Rock barrée.
Elle est répandue en Afrique de l'Ouest en raison de sa très grande
résistance aux stress et aux maladies. Cependant la consommation est
forte: 140glj. La femelle est toute noire; le mâle a une tâche
blanche sur la tête.

Les performances sont:

- production: 245 à 265 œufs roux lan ; Poids moyen de l'oeuf: 63


à 68g ;.
- cons./j : 135g ; à la réforme: 2,5kg.

2) Les souches chair introduites au Burkina sont:

• La souche ISA dont le produit commercial est le « broiler » Vedette-ISA


communément appelé Hybro. Il est issu d'un coq blanc de taille normale avec
une poule blanche de race naine (reproductrice vedette) pesant au moins 2,5kg.
Ses performances sont consignées dans le tableau n° Il :

Tableau n011 : Performances de la souche ISA

Age (jours) Poids moyen vif (g) I.C


(femelle + mâle)
42 1410 1,80
49 1735 1,95
56 2085 2,06
63 2395 2,22
Source: IEMVT (1983), le Manuel d' Aviculture en Zone Tropicale

C'est une souche de poussins, lourde dont les performances ont été vérifiées sur
le marché ivoirien par la société ALCI . L'indice de conversion est de 1,9 à 2kg à 40 j.

• Souche Lohmann dont le produit commercial est Poulet Lohmann


• Souche Shaver dont le produit commercial est le Starbro
• Souche Hubbard dont le produit commercial est Chair Hubbard

Ces performances théoriques sont trouvées dans le Manuel d'Aviculture en


Zone Tropicale(IEMVT, 1983). Sur le terrain la réalité peut être tout autre.
éme
Pour toutes ces. races améliorées l' entrée en ponte commence vers la 20
semaine d'âge. Cependant des facteurs de variations telles la photopériode,
l'alimentation, et la saison peuvent jouer sur le cycle de ponte.

La période claire étant supposée placer entre 6 heures et 21 heures (SAUVEUR,


1988), la répartition horaire des ovipositions chez la poule apparaît comme suit:

- ponte 1er oeuf: 8h

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA [eanne Françoise 15
- ponte dernier oeuf: 16h
- heure de ponte maximale: 10 - l lh

L'aviculture traditionnelle, reste le mode d'élevage dominant. La tendance est à


l'amélioration par l'action du PDAV (habitat amélioré, vaccination et déparasitage des
animaux). Cependant des contraintes persistent.

Les aviculteurs modernes font des efforts surtout en matière de santé animale,
mais ils connaissent toujours des difficultés dans rapprovisionnement des intrants
animaux (poussins d'un jour) et alimentaires.

1.3. CONTRAINTES ET PERSPECTIVES

1.3.1 Contraintes

Comme ra souligné la Direction de la Production et des Industries Animales en


Mai 1997, dans son rapport intitulé "Proposition d'Action d'Amélioration de
l'Aviculture: Objectif 1998", l'aviculture tant moderne que traditionnelle connaît de
grandes difficultés.

Dans le domaine technique, les principales contraintes sont:


- les contraintes de logement ;
- les contraintes alimentaires;
- les contraintes sanitaires ;
- les contraintes de formation;
- la faible productivité des races locales.

Dans le domaine socio-économique on a :


- les contraintes fmancières ;
- les contraintes de commercialisation.

[Link] Les contraintes de logement

Dans de nombreux cas, le bâtiment d'élevage n'obéit pas aux nonnes de


construction prévues et ne remplit pas les conditions bioclimatiques de production. Ses
murs sont totalement fermés et n'offrent pas d'aération. Sa toiture ne déborde pas et les
animaux ne sont pas protégés contre les pluies violentes. Les matériaux de construction
ne sont pas bien choisis pour mettre ces animaux à l'abri des intempéries et des
prédateurs.

[Link] Les contr~i~tes alimentaires

La couverture des besoins alimentaires constitue l'une des principales


préoccupations pour le développement de l'aviculture au Burkina Faso. Les problèmes
alimentaires sont surtout dus au fait que les céréales sont prisées pour la consommation
humaine. Elles restent en quantité insuffisante et sont parfois vendues très chères.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 16
[Link] Les contraintes sanitaires

Il s'agit ici des difficultés d'approvisionnement en intrants vétérinaires. Les


élevages non suivis et non traités sont assujettis aux maladies infectieuses et
parasitaires. Ces problèmes sont graves dans toutes les régions et se traduisent par des
mortalités considérables.

Pour le système d'élevage traditionnel, COURAU et ROGER (1995), ont fait les
observations suivantes : "les disponibilités fmancières des exploitants ne leur
permettent pas en général d'induire rationnellement les intrants pour en améliorer la
productivité ou seulement d'en sécuriser la présence dans l'exploitation. C'est ainsi que
les vaccinations de volailles (35 à 50 F selon les zones) ne peuvent être appliquées à
l'intégralité des effectifs".

Ces auteurs ajoutent en outre que les éleveurs n'ont pas accès au crédit. La
pseudopesre, et la maladie de Gumboro restent les principales pathologies aviaires qui
causent d'énormes pertes économiques.

On remarquera par la suite que la conséquence néfaste de ces trois premières


contraintes est la faible expression du potentiel génétique des races élevées.

[Link] Les contraintes financières

A l'exception de quelques initiatives individuelles d'élevage moderne en zone


périurbaine, le crédit agricole sous sa forme classique ne semble pas avoir répondu aux
besoins du monde rural burkinabé. En tout cas le secteur du petit élevage n'a pas eu
satisfaction. On sait en outre par le BAME, que la CNCA n'accepte plus de dossier
poulet de chair.

Les petits crédits en faveur de l'élevage traditionnel ne semblent pas constituer


une [Link]é pour Jes i1Jsrlrurlons De fl..wmcemen!. EJJes -av.a.1Jc·enr Jes .raisons svlv.a.1Jres:
faibles décaissements, multiplicité des demandeurs, absences de garanties, niveau de
formation jugé trop faible.
Et quand c'est possible, l'octroi de crédit est tributaire d'un certain nombre de
conditions difficiles à remplir.

Le crédit aux élevages modernes est aussi difficile à obtenir. Bien que les
opérateurs toujours scolarisés, disposent le plus souvent d'une source de revenu
susceptible de rassurer l'organisme prêteur, des difficultés sont signalées:

- difficultés pouf l'opérateur de rassembler des données technico-économiques


fiables sur les filières (oeufs, poulet de chair) ;
- manque d'expérience professionnelle préalable de l'opérateur lorsqu'il s'agit de
création
- qualité des dossiers de fmancement présentés souvent faible.
- absence de garantie bancaire.

Mémoire de fi" d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 17
[Link] Les contraintes de formation

On a déjà mentionné un niveau faible de formation adéquate en matière de


technique de production. Selon SAHEL CONSULT, Mars 1996, ces contraintes se font
sentir beaucoup plus dans le système moderne depuis que le CNA (Centre National
Avicole), en voie de privatisation, n'assure plus son rôle d'appui et de conseil auprès
des aviculteurs. Ces producteurs recherchent des solutions à leurs problèmes dans un
cadre individuel et non organisé au niveau de la profession. Ce qui limite évidemment
les résultats des efforts déployés par chacun.

En milieu traditionnel, on n'observe pas de tendance spontanée des producteurs


de petits élevages à s'associer autour d'une problématique commune. L'organisation des
producteurs du secteur des élevages à cycle court est inexistante. Le niveau
d'alphabétisation et de formation est globalement faible.

[Link]. Contraintes de commercialisation

Elles sont dues:


- au manque d'organisation des éleveurs;
- aux produits importés notamment les oeufs, inondant les marchés locaux;
- à la production de produits non compétitifs (poulets de chair) par rapport aux
volailles locales;
- aux problèmes d'acquisition des poussins d'un jour.

1.3.2 Politique de développement en Aviculture

En matière d'organisation, le PDAV a, dans ses perspectives, la création d'un


projet dénommé "Projet novateur". Ce projet est coordonné par la coopération
française et a pour objectif principal la réorganisation professionnelle de tous les
aviculteurs modernes dans une association dite "Maison de l'Aviculture". La première
Assemblée Générale a siégé le 31 Janvier 1998 et le bureau est déjà fonctionneL Les
objectifs définis sont entre autres:

- Faciliter l'accès aux intrants alimentaires et vétérinaires;


- Assurer des formations;
- Servir de cadre de concertation et de négociation avec l'administration;
- Assurer le suivi sanitaire et tecnico-économique des exploitations;
- Organiser la commercialisation.

En matière dè firiancement de la production, l'aviculture moderne fait


actuellement l'objet de beaucoup d'intérêt de la part des institutions:

- La CFD par exemple dispose d'une étude ponctuelle faite par une société d'étude
locale sur le fmancement d'élevages modernes de pondeuses sur Ouagadougou.
- Le BAME mène une étude analogue pour les villes de l'ouest en vue de renforcer
de petites et moyennes entreprises.

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA [eanne Françoise 18
- Le PDAV se propose de monter des dossiers de fmancement pour la " Maison de
l'Aviculture" et de faire des études de marché.
- Le Réseau des Caisses Populaires du Burkina (RCPB) et l'Union des
Coopératives d'Epargne et de Crédit Burkinabé (UCECB) sont les organismes les
plus importants oeuvrant dans ce secteur de fmancement.

Une étude récente intitulée "Banque de données sur les systèmes fmanciers
centralisés" existe (M.D.C.R.A 1 PDAV - COURAU ~ ROGER, 1995). Il reste à couvrir
l'analyse des besoins dans le domaine de l'élevage et d'étudier si les systèmes existants,
décentralisés ou institutionnels sont en mesure de faire face à moyen terme:

- au crédit pour la création d'élevages modernes;


- aux petits crédits pour l'élevage traditionnel.

En matière de Production, le Ministère de l'Agriculture et des Ressources


Animales, 1995, s'est fixé des objectifs qui mettent l'accent sur l'accroissement de la
production nationale en vue de satisfaire entièrement la demande interne. En 1995 par
exemple, l'objectif quantitatif était d'atteindre un total d'oeufs de 32 millions.

Depuis Mai 1997, des perspectives d'amélioration de cette production sont


envisagées par la Direction de la Production et des Industries Animales.

[Link] Production de viande

On préconise les effectifs annuels tournant autour de 20 millions, avec un taux


d'exploitation de 60%. La consommation serait de l'ordre de 12 millions de têtes en
fonction des besoins estimés de OUAGADOUGOU et BOBO-DIOULASSO pour 98.

[Link] Productions d'oeufs

[Link].1 Action du PDA V

Le PDAV se propose de faire la promotion des produits de l'Aviculture.


Dans le rapport établi par cette Direction de la Production et des industries animales,
on note que le PDAV se propose d'introduire un total de 145.000 pondeuses dans les
villes de OUAGADOUGOU, BOBO et KOUDOUGOU. Ce qui fait penser à une production
d'oeufs d'environ 52.000 par jour soit 19.000.000 oeufs en moyenne dans l'année.
Selon les travaux de CLEMENCET et THIAM (1996), le PDAV veut mettre beaucoup plus
l'accent sur l'amélioration. de l'aviculture traditionnelle en choisissant comme groupe
cible spécifique de la vulgarisation, des producteurs villageois modernes.

[Link].2 Action des producteurs modernes

- Le CADO s'est fixé un objectif d'atteindre toujours en moyenne 12.000 oeufs par
jour avec une préservation de 20.000 pondeuses en productivité;

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 19
- la ferme du Faso, selon le même rapport de la Direction de la Production et des
industries animales, compte introduire 12.000 pondeuses avec une production de
8.400 oeufs 1.1, soit environ 3.066.000 oeufs lan ;
- une autre unité (MOBACOA) propose 14.000 pondeuses à raison de 11.200 oeufs
produits par jour, soit une moyenne de 4.088.000 oeufs/an. Cependant, des
actions doivent être menées pour atteindre ces différents objectifs.

1.3.3. Programme de recherche en aviculture

L'aviculture a été peu touchée par la recherche nationale. En effet, les références
bibliographiques sont rares. En exemples, selon le MESSRS - CNRST (1995) on peut
citer les travaux sur :

- L'alimentation par PALO (1989) ; PALOet al. (1991) ;


- La santé (NAGALO, 1984 ; NIKIEMA, 1984) ;
- La caractérisation des élevages (SAWADOGO, 1985 ; OUEDRAOGO, 1992).

Cependant, le MESSRS à travers l'INERA, un des quatre instituts du CNRST a


établi, en 1995, un plan stratégique de la recherche agricole dont les objectifs sont:

-l'augmentation de la production de viande et d'oeufs consommables;


- mettre beaucoup plus l'accent sur l'amélioration de l'aviculture
traditionnelle;
- mettre l'accent sur les régions Centre, Ouest et Est, avec d'éventuels tests et
adaptations des acquis pour les régions du Sahel et Nord-Ouest.

Pour résoudre les problèmes déjà évoqués, des solutions sont envisageables et
un programme clair a été déjà élaboré:

P) Pour une meilleure connaissance des caractéristiques de l'aviculture, des


enquêtes sont prévues ainsi qu'un inventaire et une étude des aliments utilisables chez
les monogastriques (volailles) dans les régions du Centre, Est et Ouest pour une durée
d'une année;

2°) Pour combattre les pathologies, une expérimentation sur les principales
pathologies et une étude des moyens de préventions et de traitement dans les mêmes
régions pour une période supérieure à 5 ans est en voie.

3°) Pour améliorer le potentiel génétique des souches locales, dans les mêmes
régions toujours, on préconise une sélection des souches performantes adaptées à
l'aviculture traditionnelle, 'travail qui s'étalera sur 10 ans.

4°) Pour la formulation de rations adaptées en fonction de l'âge et du type de


production, les régions choisies seront aussi la cible d'une élaboration et tests de
formules de compléments par espèce, selon l'âge et la spéculation (pintade et poule)

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 20
5°) Pour combattre les difficultés d'alimentation des volailles en aviculture, le souci
majeur est d'élaborer et faire des tests de formule de ration valorisant les aliments
locaux, dans le Centre et l'Ouest pour une durée de 5 ans.

'o.: ....

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 21
IIème Partie:

ETUDE DE L'AVICULTURE
MODERNE DANS LA REGION DE
BOBO-DIOULASSO

\ '~ .....

.llémoire de fin d'études présenté par .Hme BA RA SSA KA née SIZIGIYIJJANA Jeanne Françoise
II. ETUDE DE L'AVICULTURE MODERNE DANS LA REGION
DE BOBO-DIOULASO

L'aviculture modeme est un mode plus intensif de production de volailles qui est
présente dans la majorité des pays et qui assure une part non négligeable des
approvisionnements en produits consommables (viande et oeufs).

Comme le défmit VEROT (1994), une filière moderne est caractérisée par :

- Un certain niveau technique standard, régi par des normes d'élevage. Ces
normes sont nécessaires et doivent être respectées tant au niveau des bâtiments et
de l'alimentation qu'au niveau des aspects sanitaires;

- L'utilisation de souches sélectionnées. Celles-ci nécessitent, par rapport aux


souches locales, une rigueur dans la conduite de leur élevage, afin d'obtenir des
résultats technico-économiques suffisants pour rentabiliser l'exploitation;

- L'utilisation des poussins d'un jour (cas du CADO), provenant de multiplicateurs


de souches sélectionnées, (jusqu'ici n'existant pas au Burkina Faso). Ils sont
importés de France, de Belgique et de Côte d'Ivoire;

- Une localisation de production près des lieux de consommation (Centres


urbains).

2.1 PRESENTATION DU MILIEU PHYSIQUE ET SOCIO-ECONOMIQUE

2.1.1 Aspects Physigues

La ville de Bobo-Dioulasso s'est développée dans une position géographique


aux atouts extrêmement favorables (OUEDRAOGO, 1993).

[Link] Climat

Bobo-Dioulasso, située dans l'Ouest du Burkina Faso appartient à la zone


soudanaise ou zone sud-soudanienne délimitée au Nord par l'isohyète 900mm. C'est
une des zones du sud les plus humides. Avec une saison de pluies qui dure six mois, de
Mai à Octobre. Des maxima peuvent aller jusqu'à 1300mm par an.

L'alternance avec la saison sèche dure cinq à six mois. Les statistiques des 30
dernières années montrent. que les températures moyennes mensuelles atteignent
rarement 35°C (PIGEONNIERE, 1985).

[Link] Sols

Les terres sont fertiles : Potentialité en matières premières agro-pastorales


(fruits et légumes en toute saison, karité, Néré, volaille ...).

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 22
Espace: Les activités peuvent s'y multiplier, la zone n'est pas encore saturée
(Comité Intersectoriel de Réflexion sur la réhabilitation de l'activité économique
de la région de Bobo-Dioulasso: Rapport final, 1993).

La surtace couvre 13678ha, avec une altitude variant entre 300 et SOOm au-
dessus de la mer. Les sols sont hydromorphes minéraux à pseudogley sur matériaux à
texture variée. Ils sont associés à des sols bruns eutrophes et surtout à des sols
ferrugineux en bordure des marigots. Autour de Bobo-Dioulasso existent des sols
ferralitiques moyennement dénaturés sur matériau sablo-argileux. Leur épaisseur
atteint plusieurs mètres. Ce sont des sols acides, perméables, à potentialité chimique
faible (PIGEONNIERE, 1985).

[Link] Végétation et Flore

Couvert végétal: Assez abondant


Du point de vue phytogéographique, les formations biologiques et
morphologiques de la zone la font classer dans le domaine soudano-guinéen et
précisément dans le domaine soudanien-méridional (GUlNKO, 1984).

La pluviosité supérieure à 1000mm favorise le développement des espèces


arborées, arbustives, ligneuses et herbacées, plus denses et plus hautes que dans les
autres régions du pays. Floristiquement, on y retrouve la plupart des espèces du
domaine soudanien, comme:

- Vitellaria paradoxa (Karité)


- Parkia biglobosa (Néré)
. - Khaya senegalensis (Caïlcédrat)

Les deux premières espèces restent les plus dominantes de la strate arborée
(GUINKO, 1984). Les espèces sahéliennes telles Ziziphus mauritiana (Jujubier) et
divers acacias se raréfient. Autour du centre les savanes boisées et les forêts claires
sont les formations les plus importantes de ce domaine. Elles sont peuplées de : Burkea
africana, lsoberlina doka et lsoberlina dalzielii, Deutarium microcarpum, Daniellia
oliverio

Cette savane n'est jamais très haute. Le couvert arbustif atteint les Sm en
moyenne, et les arbres, 8 à lOm (FONTES et GUlNKO, 1995).

Selon ces deux auteurs, dans le cortège floristique, on note la présence


d'espèces graminéennesles plus régulières formant un tapis généralement continu. Il
s'agit de Andropogon pseudapricus (espèce dominante), Andropogon gayanus,
Andropogon ascinodis, Eragrostis tremula, Loudetia togoensis ainsi que Ctenium
newtonii.

• Pseudogley : horizon à engorgement périodique par l'eau, caractérisé par une alternance de phénomènes de
réduction et d'oxvdation.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 23
[Link] Hydrographie

L'eau est la condition prermere pour le développement de l'industrie, de


l'agriculture ...

Selon le comité intersectoriel de réflexion sur la réhabilitation de l'activité


économique de la région de Bobo-Dioulasso (1993), le réseau hydrologique est dense
et équilibrée, avec de l'eau abondante de qualité parfaite. La situation de la ville est
donnée par rapport aux bassins du Houet (qui traverse toute la ville), de la Comoé au
sud-est, et le bassin du Kou au sud-ouest et au sud.

2.1.2 Aspects humains

Selon la Direction Régionale de la Planification à Bobo-Dioulasso,


Recensement Décembre, 1996, la ville compte une population de 312.330 habitants.
Elle est répartie dans les trois arrondissements suivants: Dafra (120.381) ~ Dô
(116.405) et Konsa (75.544).

Cette population estimée à 521.390 habitants en 1997 est caractérisée par sa


jeunesse. La population jeune et active représente 44% (OUEDRAOGO, 1993) et est
d'une grande diversité ethnique. Les langues les plus parlées sont le Dioula et le Bobo.
Cependant le Français et le mooré sont aussi parlés.

Bobo foisonne aussi de nombreuses colonies des pays voisins (béninoise,


ghanéenne, ivoirienne, malienne, nigériane, sénégalaise, libanaise ...). Somme toute, ce
cosmopolitisme est à la base d'un dynamisme culturel et économique remarquable.

Selon une étude réalisée en 1993 (GTZ - ONEA) rapporte MATS (1997), 63,9 %
sont musulmans, 33,8 % sont chrétiens, 1,8 % animistes et 0,5 % sans religion.
Toutefois, la frontière entre animisme et les nouvelles religions (Islam, christianisme)
n'est pas nette même si ces dernières s'imposent par le nombre d'infrastructures: 176
mosquées, 15 églises et chapelles catholiques, 41 églises protestantes (MATS, 1997:
Commune de Bobo-Dioulasso, CAN 98).

2.1.3 Aspects économiques

En plus des services publics et du commerce pratiqué par la majorité de la


population urbaine au centre, d'autres activités de subsistance sont pratiquées dans les
zones périphériques. C'est le cas de l'agriculture (la maraîchéculture surtout) et de
l'élevage (la volaille surtout).
, ~ .

Bobo abrite plusieurs industries dont les activités agro-alimentaires permettent


d'avoir les sous-produits servant dans l'alimentation des animaux d'élevage.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 24
2. 1.3.1 Les Industries

La BRAKINA : produit des drêches de bière issues de la fabrication de la bière à


partir de l'orge ou du maïs. Cette production varie entre 419,90 tonnes en 1996 et
389,20 tonnes en 1997 à raison de 92.176.567 FCFA et 99.335.980 FCFA
respectivement.

La SN Citec : Après extraction d'huile de coton, la SN Citee produit


régulièrement des tourteaux de coton. La production de tourteaux d'arachides est faible
et intermittente. Ces tourteaux constituent un ingrédient de haute valeur nutritive dans
la formulation de la ration du bétail. Ils sont en partie utilisés sur place, en partie
exportés.

La SOFITEX : Il s'agit d'une usine d'égrenage de coton. Elle met à la disposition


de la Citee des graines de coton. Elle approvisionne également les agriculteurs en
intrants agricoles.

[Link] Les usines de fabrique d'aliment pour bétail

Dans la ville, on a deux fabriques d'aliments pour les animaux.

- L'usine du PDAV : elle a un caractère étatique. Elle est placée dans le


secteur 12 de la ville. Elle s'approvisionne à la SN Citee, en tourteaux de coton et en
tourteau d'arachide pour la composition des rations.

- L'ALI-MAT: c'est une unité à caractère privé. Elle opère dans le secteur 8 de
la ville et s'approvisionne régulièrement à la SN Citee en tourteau de coton et en
tourteau d'arachide pour la fabrication des aliments de volailles.

[Link] Les entreprises agro-pastorales

La fenne CADO (Centre avicole de Dogona) : C'est la plus grande unité avicole
de la zone. Elle produit des oeufs de consommation, et ravitaille les éleveurs en
poussins et poulettes d'élevage.

La fenne CLOSYKE à Sownleli : elle est caractérisée par : l'élevage des porcs
et l'élevage des pondeuses.

Le Panier de la ménagère à Dogona : c'est une unité typiquement agricole. Elle


fait de la maraîchéculture principalement, de l'élevage moderne des porcs et de
l'élevage moderne des volailles.

2.2 JUSTIFICATION DE L'ETUDE

La commune de Bobo-Dioulasso a été le centre de nos enquêtes. Elle abrite de


grandes (CADO) et de petites unités avicoles importantes qui contribuent à la
satisfaction des besoins urbains en viande de volailles et en oeufs mais jusqu'ici pas
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 25
----- -

très bien connues. C'est donc pour une meilleure connaissance de la production avicole
de cette zone qu'une étude sur ces caractéristiques s'avère indispensable.

Des études pastorales incluant l'aviculture à Bobo-Dioulasso avaient été


effectuées par d'autres. Il s'agit de DANIBA en 1986, sur la caractérisation de l'élevage
urbain et périurbain dans les secteurs lotis de la ville de Bobo-Dioulasso.
MONTAGNIER et BRUNAUD en 1996 ont fait un rapport de synthèse sur les filières
volailles et oeufs dans la même ville.

Cependant, les informations fournies par ces auteurs ne s'avèrent pas suffisantes
pour éclairer notre thème : leurs travaux sont basés sur un effectif réduit (24)
d'aviculteurs modernes et sur une définition incomplète des composantes de la filière
avicole surtout pour l'aspect alimentaire. C'est ainsi que nos recherches s'orientent dans
le sens d'une nouvelle approche mettant beaucoup plus l'accent sur les souches
modernes et leur alimentation.

Dans le but de recenser des éleveurs modernes, nous avons mené une enquête
systématique dans les secteurs lotis ainsi que dans quelques quartiers environnants de
Bobo-Dioulasso. En effet Bobo-Dioulasso est le centre urbain le plus rapproché des
grandes zones de production et de transformation des produits céréaliers. La
population de Bobo-Dioulasso est importante dans la production et la consommation
des produits d'aviculture. En outre le nombre d'aviculteurs à Bobo-Dioulasso est
important.

Des essais d'alimentation ont été installés dans le Centre Avicole de Dogona.
Celui-ci sert habituellement de référence à bon nombre d'éleveurs pour plusieurs
raisons :

- On y pratique un grand élevage domestiquant par ordre d'importance:


la volaille (environ 36.000 pondeuses), les bovins (environ 200 têtes) et quelques
OVIns.

- Le centre Avicole de Dogona (CADo) est considéré parmi les meilleures filières
au niveau national.

- Le CADO est le client privilégié de l'ALI-MAT où il s'approvisionne régulièrement


et quotidiennement en aliment, à raison de trois tonnes par jour. Ce qui lui
attribue un rôle moteur dans la région.

- La filière avicole CADO approvisionne les aviculteurs et populations à travers


le pays en poussins, en poulettes, en oeufs et en viande.

- Le CADO forme et encadre les aviculteurs à qui il a livré les intrants.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 26
2.3 OBJECTIFS DE L'ENQUETE

Les objectifs ont été les suivants:

- Recenser les élevages modernes et les autres composantes de la filière en


mettant l'accent sur les contraintes d'alimentation des volailles;
- Vérifier l'importance de cet élevage;
- Voir s'il y a des possibilités de son amélioration.

2.4 MATERIELS ET METHODES

Des modalités pratiques ont guidé notre travail. La méthode s'est inspirée de
celle citée par LHOSTE (1993), et proposée dans l'étude des systèmes d'élevage
enquête par sondage, enquête sur les pratiques (MILEVILLE, 1991).

2.4.1. Une pré-enquête

Le principe était de choisir des points cibles pour nous permettre des contacts faciles
avec les aviculteurs.
Ces points sont :

• CADO où ils s'approvisionnent en poussins et en poulettes;


• ALI-MA.T .où ils se procurent des aliments et du matériel d'élevage;
• SOPELA où ils achètent des intrants vétérinaires;
• PDAV (Service d'élevage)où ils achètent des aliments et reçoivent un
encadrement ;
• BAME (Bureau d'Appui aux Moyennes Entreprises) où ils sont formés et
sont financés éventuellement

Après avoir contacté bon nombre d'entre eux, une VISIte des lieux a été
organisée. Des entretiens concernant les objectifs de l'enquête s'en sont suivis.

2.4.2 Des questionnaires

Les fiches d'enquêtes étaient constituées en majorité par des questions fermées.
Quelques questions ouvertes ont été aussi formulées pour l'enrichissement de
notre interview.

Le contenu:
'.~' .....

Ses points principaux sont :


- Type de production et race;
- Approvisionnement en aliment (où et comment ?) ;
- Caractère de cet approvisionnement (régulier ou pas) ;
- Causes de l'irrégularité;
- Autres problèmes en matière d'alimentation;
- Coût des céréales de base au cours de l'année;
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 27
- Rôle des unités de fabrique d'aliments;
- Souhaits et suggestions à faire;
- Qui assure l'encadrement?

Les détails de ces fiches sont annexés au document (annexe n07).

2.4.3 Déroulement de l'enquête

[Link] Techniques d'enquête

[Link].1 Enquête par sondage

Le sondage s'est avéré nécessaire pour nous, afm d'avoir à l'avance une idée des
statistiques partielles des aviculteurs. Ce qui nous a permis aussi de choisir et d'entrer
en contact avec les guides qui devaient nous conduire dans les différents secteurs de la
ville.
Il est à noter que les aviculteurs déjà enquêtés (24 uniquement) par MONTAGNJER et
BRUNAUD (1996), étaient très insuffisants pour nous servir de référence.

[Link].2 Enquêtes sur les praNques

Celles-ci avaient pour objet d'identifier et de caractériser les pratiques des


éleveurs au cours des discussions avec eux ou par l'observation de leurs activités
quotidiennes.

[Link] Phase de terrain

- Des aviculteurs ont été SUIVIS systématiquement sans aucun critère de


distinction.
- Des explications relatives à nos enquêtes leur ont été données ainsi que le bien
fondé de notre travail,
- Des fiches d'enquête avaient été distribuées à l'avance et ont été remplies au fur
et à mesure de l'entretien. A l'issue de cette enquête, 98 éleveurs ont été
identifiés.

La méthode d'enquête sur les pratiques permet de comprendre comment l'éleveur


s'organise, quels sont ses objectifs, ses soucis majeurs, et d'expliquer la variabilité des
performances observées par ailleurs.
,
[Link] Période de l'étude

Elle s'est étendue du 1er Septembre 1997 à la fm de Janvier 1998.


Les enquêtes étaient effectuées les soirs, les matinées étant consacrées au suivi des
essais d'alimentation installés à Dogona.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 28
[Link] Les difficultés de l'enquête

- Quatre secteurs n'ont pas été touchés par l'enquête (2; 7; 18 et 23) faute
d'infonnations y relatives sur la pratique de l'activité;
- Les producteurs n'ont pas toujours livré toutes les informations, certaines
étant considérées comme confidentielles;
- Seuls les enquêtés qui ont pratiqué l'activité pendant plus d'une année
répondent de manière complète aux questionnaires.

[Link] Insuffisance

La répartition des élevages sur la carte suit le découpage que nous a fourni la
Direction Régionale de l'Urbanisme de Bobo-Dioulasso. Il se trouve que la calte ne
porte pas de date de tirage ; de plus les zones périphériques ne faisant pas partie de la
zone bâtie n'ont pas été représentées.

[Link] Traitement des données recueillies

Les résultats issus de l'enquête nous prouvent qu'il existe une typologie au sein
des élevages avicoles de Bobo-Dioulasso. La typologie est un outil essentiel de
classification en fonction d'un ou de plusieurs groupes de critères (TRAORE, 1995 citant
OUEDRAOGO, 1987). Les critères peuvent être fonctionnels ou bien structurels. Dans la
classification, il va apparaître par moments les deux critères à la fois. C'est ainsi que
dans le dépouillement des résultats:

- l'importance de cet élevage a été identifiée sans aucun critère restrictif. Le


premier objectif étant de recenser les élevages de Bobo sans pour autant prétendre le
faire de manière exhaustive. Néanmoins, on peut bien affirmer que la majorité des
élevages a été touchée car le recensement a été fait secteur par secteur. La répartition
de ces élevages est représentée dans l'annexe n08 et sur la carte de la ville de Bobo-
Dioulasso (figure n06 page35).

- quant à l'aspect de l'alimentation et de la conduite de cet élevage de race, on a


fait recours à un échantillonnage (78 aviculteurs seulement) dont le critère de choix a
été d'abord la taille (répartition en fonction du nombre de têtes). En outre, le même
échantillon a été étudié sous d'autres critères, notamment:

• la nature des problèmes en intrants alimentaires;


• les caractéristiques
, . des problèmes avec les fabricants d'aliments.
~

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 29
2.5 RESULTATS ET DiSCUSSiONS

2.5.1 Résultats et Discussion sur la situation de l'aviculture


[Link] Identification de la volaille de race améliorée

Le recensement a embrassé toute la zone qui figure dans le découpage de la


ville de Bobo-Dioulasso et quelques quartiers périphériques. Dans cette
circonscription, quatre-vingts dix-huit aviculteurs modernes ont été identifiés.
Le tableau n° 12 nous fournit les effectifs et les types des productions dans les
secteurs à élevage avicole moderne.

Tableau nOl2: Répartition sectorielle et caractérisation des élevages dans la


ville de Bobo-Dioulasso
TYPES DE PRODUCTIONS
Secteurs de la Nombre Ponte(tous Chair Coq Eff. total Race Source d' approvisionnement
ville Eleveurs les âges)
1 5 3360 3360 ISA CADO
3 1 100 100 ISA CADO
4 4 465 465 ISA CADO
5 3 475 475 ISA CADO
6 3 190 190 ISA CADO
8 3 310 310 ISA CADO
9 4 960 960 ISA CADO
10 3 535 535 ISA CADO
II 8 1495 1495 ISA CADO
12 8 2020 2020 PDAV 49.5% et
ISA
CAD051.5%
13 3 39950 4400 44350 Pte: ISA Côte d'Ivoire 83%
Chair: Hybro CADO· 17%
14 5 370 370 ISA CADO
15 13 2515 2515 ISA CADO
16 2 330 330 ISA CADO
17 9 1340 1340 ISA CADO 70% : PDAV 30%
19 3 620 620 ISA CADO
20 6 665 665 ISA CAD078,2%
Ghana 21.8%
21 5 2460 2000 4460 Pte: ISA CADO
Chair: Hvbro
22 3 355 1000 355 ISA CADO
24 2 350 350 ISA CADO
25 1 100 100 ISA CADO
Dans la zone néri urbaine on a:
Dafinso 1 1700 1700 ISA CADO
Sownleli 1 4000 4000 ISA CADO
Sogosaraso 1 1800 500 2300 ISA CADO
Matourkou 1 ,800 800 ISA CADO
Nasso 1 500 500 ISA CADO
Koumi 1 200 200 ISA CADO
98 68.300 6.900 1.000 76.200 ISA CADO 96%Ghana &PDAV4%

• Le CADO a un effectif de 36.900 pondeuses dans Je secteur 13. Il s'approvisionne en Côte d'Ivoire. Sur place. le CADO livre à son tour les
poussins el poulettes à ses cliems, NB: Les détails sur l'appartenance de ces volailles sont consignés dans l'annexe n08.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 30
Les pourcentages indiqués dans le tableau précédent sont calculés sur le repère des
effectifs de chacun et leurs sources d'approvisionnement qui figurent sur la liste des
aviculteurs à l'annexe n08. La répartition du nombre de volailles, dans leurs lieux de
conduite apparaît dans les figures n° 1 et 2.

Figure n01: Répartition sectorielle des élevages dans la ville de Bobo-Dioulasso

~ 500 0 4 0

~ oo o o

J 5000

3000 0

0;
:s 25000

=
~
t: 200 0 0
ë:;j
150 0 0 [ EtT. IO~
100 00

Se ct e u rs

Figure n02: Répartition des éleveurs dans la zone périurbaine

r 4000 -
3500 "
3000 "
.... 2500
v 2000 ·
....'"-l~ 1500
1 Erreel 1
1000
500
0
i.5 -;;

"
3'
0

'"
Villages

Par comparaison aux productions des années antérieures, on peut dire que
l'élevage avicole prend de l'ampleur. En effet, DANIBA (1986), avait dénombré lm
effectif de 40.000 poules dont SOO têtes de race améliorée en cohabitation avec la
race locale dans les secteurs lotis de la ville.

Dix ans plus tard (1996), MONTAGNI ER et BRUNAUD ont recensé dans les élevages
urbains et périurbains de Bobo-Dioulasso, 50.800 volailles améliorées (contre
1.001.100 têtes selon les statistiques annuelles de l'élevage) dont 24.000 pondeuses,

Mémoire de fin d'études pr ésent é par Mme BARAN5AKA n ée NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 31
Figure n03 : ombre d'éleveurs et taille des effectifs

Nombre d'éleveurs et é ffe ctifs

70
~ 60
~ 50
>
=* 40 , , -- - - -lCl'l
=0 30 ./
CIl
.c 20 ~ . Nombre d'élev
g
z
10 /

o
10-100 100-500 plus 500

l__ Taill e

Les effec tifs globa ux de productions des volailles dans les exploitations en fm
Janvier 98, ont été fournis dans le tableau n" 12 et sont illustrés dans la figure n 0 4 .

F igure n °4: Type de productions et nombre de têtes

- -- - - - -- - i 1 Nbre de volailles 1

o
Ponte Chair Coqs
T ype de producti on

Dans les élevages recensés,


- 2 éleveurs ont des chair (6900 têtes au total) ;
- 2 éleve urs ont des coqs (1000) ;
- To ut le reste a des pondeuses (68300 têtes) .

Observation : en considérant l'effectif total


- 87% des élevages sont effec tués en ville ;
- 13 % sont placés en périphérie ;
- 54% des élevages fait s en ville appartiennent au CADü (Sec teur 13) ;
- 33% est Ja part résérvée aux autres secteurs de la ville.
Ce qui nous donn e le schéma de la figure nOS.
Mé moire de fi n d 'études pr ésent é pa r M me BARAN SA KA liée NIZIG IYlMANA l emme Fra nçoise 33
800 poulets de chair, 11.000 poulettes et 15.000 poussins. Cet effectif représente
uniquement 5,1 % de poules de race par rapport à la production avicole nationale.

Cette faible proportion s'expliquerait peut-être par la crainte des éleveurs à


pouvoir satisfaire les exigences nutritionnelles de ces animaux.

En référence aux résultats de notre enquête (76.200 têtes, tableau n° 12) on


observe une augmentation de 25.400 têtes, soit un essor de 33% en une année
seulement.

Cependant, en faisant le rapport de l'effectif de la population urbaine estimée en


1997 (521390) et celui de la volaille moderne (76200), ceci nous donne un indice
d'une volaille de race (1) pour 7 habitants. Ce qui témoigne une production locale très
faible. Les efforts d'amélioration dans ce système d'élevage sont à entreprendre.

[Link] Importance de cet élevage

A l'issue de cette enquête, on peut dégager trois grands groupes d'éleveurs:

- un groupe de petits éleveurs (au nombre de 20) dont la conduite est semi-
intensive. Ces aviculteurs ont entre 10 et 100 têtes. Un grand nombre d'entre eux (15)
ne concentrent pas leurs efforts dans l'activité. Cet élevage sert d'occupation ou de
simple source de viande et d'oeufs au ménage.
Les nonnes d'élevage ne sont pas strictement suivies. L'approvisionnement en aliment
commercial est irrégulier. On peut qualifier ceux-là d'amateurs. Leur élevage est
souvent de caractère non commercial.

- un deuxième groupe (70 éleveurs) dont les effectifs sont compris entre 100 et
500 têtes. Ils sont nombreux et la plupart sont des fonctionnaires, des commerçants et
des retraités. Le système d'élevage est à 80% intensif. Ils sont concentrés en ville et
leur élevage est de caractère commercial. Quelques uns d'entre eux tentent de
fabriquer des aliments mais avec difficulté.

- un troisième groupe (de 8 éleveurs) constitué par de grands aviculteurs (plus


de 500 têtes). Cette catégorie est composée de professionnels et de fonctionnaires.

• Les professionnels eux, peuvent fabriquer leurs aliments. L'activité effectuée


est alors la fonction principale de subsistance.

• Quant aux fonctionnaires, ils sont souvent obligés de s'approvisionner


régulièrement en aliment, malgré le coût. La conduite d'élevage appliquée est
typiquement intensive. Les nonnes sont respectées au mieux. On les qualifierait
"d'aviculteurs organisés".
Ainsi, la répartition de ces groupes d'éleveurs selon la taille de leurs effectifs est
illustrée dans la figure n° 3.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 32
- 58% du total des élevages se réalise dans le secteur 13 (Dogona : 44350
têtes) site propice à écosystème favorable au développement de diverses
productions.

Figure nO 5 : Répartition des différentes proportions d'élevage en groupes

autres për iphërie


producteus 13%
33%

CADO
54%

La répartition de ces élevages en ville est refaite sur la carte à la page 35.

Mémoire de Jill d'études présenté par Mme BARAN5AKA n ée NIZIGlYIJ\tlANA lemme Irauçoise 34
Figure nO 6: Répartition sectorielle du nombre de volailles et d'éleveurs de
volailles à Bobo-Dioulasso.

REPARTITION SECTORELLE DU NOMBRE DE VOLAILLES


ET D'ELEVEURS DE VOLAILLE A BOBO-DIOULASSO

23
i

AEROPORT .~.. -=
,e
,,' r i
t

7 .--
\~

,", 1
LEGENDE

. "
N
/ \,,/ Limite de secteur

limite de v,"e
NOMBRE D'ELEVEURS

• 0·2

NOMBRE DE VOLA'LLES
• 3·5

lIiIII
1 < 1500
• 6 -9

lIiIII
1500·4000

> 4000
• > 9

o Pas d"nformalJons
2 : numéro de secteur

Car1ographi" dl' NLZIGIYIMANA J F


Source: SDAU Bobc, Atlas.

Mémoire de fln d'éludes présenté par Mme BARANSAKA née N1Z1G1Y1MANA Jeanne Françoise 35
De tous les croisements industriels existant au Burkina, la souche ISA est,
selon les enquêtes, la plus vulgarisée à Bobo-Dioulasso. On pourrait signaler que
les éleveurs n'ont pas le choix car ils se soumettent au goût du fournisseur. Le choix de
la souche Warren est peut - être dû à ses performances.

2.5.2 Résultats et Discussion sur la conduite de l'élevage des volailles de


race importée.

Sur le nombre de 98 entrepreneurs enquêtés entre Septembre 1997 et fm Janvier


1998, nous avons pu retenir 78 dont les questionnaires ont pu être traités. Nous
estimons le taux d'échantillon largement représentatif (79%).

L'échantillon a été scindé en deux sous groupes pour une étude comparative.
Ces groupes ont été choisis selon le critère taille. On a pris la dénomination de petit
éleveur pour celui qui a entre 100 et 500 têtes et gros éleveur pour celui qui en a plus.
Les petits éleveurs sont au nombre de 70 et les gros éleveurs au nombre de 8
conformément à leur répartition établie ci-haut (figure n03).

[Link] Mode d'élevage

L'élevage se fait au sol sur litière pour les deux groupes. Les animaux sont en
claustration et les sexes sont séparés.

[Link] Le Bâtiment

Il s'agit d'un poulailler de type conventionnel qui obéit aux normes des bâtiments
de pays chauds. Avant que les fournisseurs (CADO et PDAv) livrent les poussins ou les
poulettes, ils exigent la finition du bâtiment. Petits et grands essaient d'imiter le
modèle de la figure n07.

Caractéristiques du bâtiment :

- Un bâtiment à parois latérales grillagées;


- Largeur: lOm pour permettre un meilleur passage de l'air.
- un muret tout autour, de 30 cm de hauteur au-dessus de la litière.
- Un toit aussi haut que possible: 3m par rapport au niveau du sol et à l'aplomb
du bord de l'auvent
- La pente du toit doit avoir une hauteur de 4m dans l'axe du bâtiment.
- Le sommet du toit ouvert doit être couvert par un chapeau.
, ......

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 36
Figure nO 7 : Type de bâtiment d'élevage avicole moderne

Lanterneau

Toiture

,
:Sm haut ,
4 f i de haut
Grillae;e
, latérar

cD------------------Çl
--J...- -.......
.. ~
.-- ~et -
(3b-rnr1de haut)
10 fi de largeur

Source: BAME (1997)

[Link] Matériel d'élevage

Le matériel est assez diversifié. On trouve des abreuvoirs et des mangeoires de formes
différentes.
La répartition du matériel d'élevage utilisé figure dans les tableaux n° 13.

[Link].1 Abreuvoirs:

Chez le premier groupe:


- on rencontre des abreuvoirs en canari chez 75% de petits éleveurs;
- 15 utilisent des abreuvoirs simples circulaires;
- 3 seulement ont pu acquérir du matériel automatique.

Chez le deuxième groupe:


- 4 aviculteurs possèdent des abreuvoirs automatiques;
- 4 autres ont des abreuvoirs simples en canari ;
- Personne n'utilise des circulaires.

Pour le remplissage-des abreuvoirs automatiques, l'eau est transportée dans des


tuyaux en matière plastique alimentant directement les abreuvoirs.
Dans les deux groupes, les éleveurs nettoient une à deux fois par jour le matériel
utilisé.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 37
[Link].2 Mangeoires

Il en existe sous formes linéaire et circulaire.


Les mangeoires linéaires ne sont pas plus appréciées que les circulaires. Ces dernières
sont suspendues alors que les premières sont posées au sol; les poules les salissent
facilement et peuvent les renverser. Dix-neuf petits aviculteurs les possèdent parce que
leur prix est assez abordable d'une part, parce qu'ils peuvent les fabriquer en bois
d'autre part.
Le plus grand de tous ces éleveurs utilise les linéaires en complément aux autres.

Tableau nO 13: Types d'abreuvoirs et de mangeoires utilisés par les producteurs

Producteurs Abreuvoirs Manzeoires


AA ASC ASCA Total ML MC ML+MC Total
Petits producteurs 3 15 52 70 19 51 0 70
Grands producteurs 4 0 4 8 a 7 l 8
Total 7 15 56 78 19 58 1 78
l\A: Abreuvoir automatique; ASC :Abreuvoir simple circulaire
ASCA: Abreuvoir simple en canari; ML : Mangeoire linéaire
MC : Mangeoire circulaire

[Link] Aspect sanitaire

Les fiches de prophylaxie sont distribuées en même temps que la livraison des
intrants animaux. C'est surtout par manque de moyens financiers que certains ne les
suivent pas, ce qui occasionne des mortalités chez eux.

2.5.3 Résultats et Discussion sur l'organisation de la production

On a observé principalement que:


- La production d'oeufs de consommation concerne 89,6% de tout le cheptel;
- La production de poulets de chair concerne 9,10/0 du cheptel.

Il existe néanmoins des productions infimes de coqs (1,3% ) destinés à la reproduction.

D'une part, cette production est quelque peu surévaluée à 1'heure actuelle, les
aviculteurs nous ayant souvent donné leur production moyenne ou actuelle. D'autre
part, la frontière entre pondeuses et animaux de réforme n'étant pas stricte dans la
réalité, une partie de la production a pu être assurée par ces animaux et imputée aux
pondeuses.
'0_' .-.

On ne doit pas ignorer que des bandes pourraient avoir été mises en route pour
les fêtes de Ramadan et pour la CAN 98. Mais des structures privées, dont le CADO
principalement, jouent un rôle important dans l'organisation de cette filière avicole
auprès des clients auxquels elles livrent les intrants. Elles assurent en même temps
leur encadrement.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA [eanne Françoise 38
[Link] Encadrement et surveillance

Depuis que le Centre National Avicole a été fermé, les éleveurs ne bénéficient
plus du même niveau d'encadrement. Ils sont obligés de faire recours aux unités qui ont
fait preuve de réussite. C'est ainsi que le CADO met son personnel à la disposition des
petits aviculteurs.

[Link] Sources d'approvisionnement en poussins et poulettes

On a deux pôles principaux d'approvisionnement des poussins de races:

• Le CADO qui, lui-même, importe de la Côte d'Ivoire, de la France et de la


Belgique. Il revend des poulettes de trois mois à 74 aviculteurs de notre
échantillon. Ce qui représente 93 aviculteurs sur le total de 98 recensés dans la
ville de Bobo-Dioulasso.

• Le PDAV qui joue aussi quelquefois le rôle d'intermédiaire dans l'activité


d'approvisionnement de ces races modernes a servi deux aviculteurs de
l'échantillon. Ce qui correspond à 2,5 aviculteurs de la population totale. Seuls
deux éleveurs importent eux-mêmes des poussins du Ghana.

[Link] Mode de commercialisation

Le taux de ponte obtenu pour notre échantillon serait de 73,5%, avec une
production d'environ 22.000 plateaux par semaine. L'écoulement des produits au détail
par les petits aviculteurs représente 25% ; le CADO vend le reste aux grossistes qui, à
leur tour, vont revendre à leur clientèle habituelle. Si l'échantillon (78 aviculteurs) a
produit 22.000 plateaux, la population totale recensée en a produit 27.641.

Pour les poulets de chair de race améliorée, il existe des problèmes de


commercialisation liés à leur prix élevé et à leurs caractères organoleptiques moins
appréciés par rapport à ceux des poulets traditionnels. Ceci fait que même les gros
éleveurs travaillent avec des effectifs réduits.

Les ventes au détail des poulets de chair n'existent pas; ce type de vente est
plus important pour les poules de réforme. Celles-ci sont vendues par tous les
producteurs d'oeufs. Dans l'ensemble l'écoulement est pour le moment facile et suit le
schéma de la figure n° 8.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA lemme Françoise 39
Figure nO 8: Organigramme du circuit de commercialisation

Importationsdes poussins d'un jour souche ponte


France - Côte d'Ivoire - Bel . ue
,..- ...1...- _ _C=..;e:..:;n;.::tr...:..e_.:....:;Avicole de Dogona

Démarra e en ussinière

Oeufs

Siègede CADO à Sikassocira Exportation sur Ouaga


Ex rtation sur Dédou ou
Ecoulement

Hôtels et
Restaurants

consommateurs
finaux

2.5.4 Résultats et discussions sur l'alimentation

[Link] Les problèmes d'approvisionnement des aviculteurs

Comment les éleveurs perçoivent le problème?


Ont-ils la même vision face aux problèmes d'approvisionnement?
Les aliments commerciaux sont achetés auprès des unités de fabrique et les
sentiments diffèrent selon les aviculteurs. Voici comment se répartissent les réponses:

[Link].1 Chez les Petits producteurs

1°) Ils ont de petits effectifs et n'ont pas la formation nécessaire pour composer eux-
mêmes leurs rations; Ils n'ont pas de moyens pour se procurer le matériel de
fabrication. Pour eux, l' « AVICULTURE
...... ..
C'EST POUR LES GRANDS ».

2°) Ceux qui disposent des unités de fabrique d'aliments ne devraient pas les
vendre cher; ils doivent au moins suivre l'évolution du coût des matières de base en
l'occurrence les céréales.

Si le kg de maïs varie de 90f à 106f à la récolte, en période de soudure, il peut


atteindre facilement 130 à145 f1kg. Le coût du kg d'aliment devrait aussi suivre cette
dynamique. Il s'agirait de casser le prix au moment où les approvisionnements
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 40
reviennent moins chers. Certains éleveurs disent que le prix du kg d'aliment ne se
justifie pas si la matière clef est le maïs.

3°) Pour que la filière avicole se développe il s'impose des interfaces entre divers
domaines d'action:

- A un prix inférieur du kg d'aliment, tout le monde cherchera à produire, cela


donnera un coût inférieur de l'œuf qui, partant, sera intégré dans les habitudes
alimentaires. A partir de ce fait les pistes de développement deviennent
évidentes;
- Opter pour une seule activité (fabriquer des aliments par exemple ), arrangerait
les producteurs ;
- Un soutien de la part de l'administration pour organiser la filière serait le
bienvenu;
- On a besoin de beaucoup d'unités de fabrique et d'un centre de contrôle.

Face au coût élevé, que faut-il faire?

Pour contrecarrer ce problème d'approvisionnement régulier en aliments chers, les


aviculteurs tentent d'en fabriquer à domicile en faisant recours aux autres ingrédients
(sorgho, poissons ...) sans connaître leurs limites d'emploi. En effet ces matières
auraient, à une certaine quantité, un effet dépressif sur la qualité des aliments (BLUM,
1984 ) et par conséquent sur la valeur du produit fmi. Pour eux les nonnes de
distribution tenant compte de la qualité et de la quantité n'existent pas ( SAUVEUR,
1988).

[Link].2 Chez les Grands producteurs

Ils représentent 8,1% de tous les aviculteurs. Selon leurs propos, les
fluctuations du prix du maïs (local et importé) les amènent à sentir la nécessité d'avoir
un champ parallèlement à leur activité.

Cependant ils avouent que la culture du maïs suscite quelques difficultés. D'une
part la vulgarisation des intrants (engrais et semences) se fait au profit des cultures de
rente. Celles-ci ont en outre un prix qui incite à accroître leurs superficies. Cela
entraîne ainsi un retard de semis pour le maïs et sa récolte, et la programmation de la
campagne suivante. D'autre part, la plupart des gros producteurs des cultures de rente
sont aussi des producteurs de maïs car les superficies sont juxtaposées et servent de
rotation. De cet état de fait, si le prix de l'une des cultures monte il est évident que le
prix des autres cultures chute. Ce qui n'encourage pas les agriculteurs.

Ce problème d'approvisionnement en intrants avant la culture du maïs est lié à


d'autres problèmes signalés après sa production. En guise d'exemples, la main d'oeuvre
pendant les opérations de récolte et d'égrenage est forte. En plus, pour de grandes
superficies il faut faire recours à un équipement motorisé. Ce qui revient onéreux. En
période de pénurie, les gros producteurs augmentent le prix du maïs qu'ils ont stocké
pendant la période d'abondance. En outre, certains producteurs ne maîtrisent pas les

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGlYIMANA Jeanne Françoise 41
techniques de stockage de ce maïs. Ce qui les oblige à diminuer le prix pendant la
période d'abondance. Cela explique les fluctuations de prix d'année en année. Il
faudrait donc que le séchage soit optimisé. Il s'impose aussi une surveillance
permanente et un renouvellement des traitements car le maïs est une denrée très
appétée par les ravageurs. Il faudrait en outre des marchés dont les prix sont
réglementés par l'Etat.

Parmi les 8 gros aviculteurs, 4 produisent du maïs; 3 produisent quelques fois


des aliments; 1 dispose d'une unité de fabrique qui approvisionne le reste des
aviculteurs. Quatre achètent totalement leurs aliments.
Le problème du coût des aliments est sûrement moindre au niveau de ceux qui
produisent une partie des ingrédients ou fabriquent une partie de l'alimentation
annuelle.

La répartition des différents types d'approvisionnement en aliments se trouve


dans le tableau n° 14.

Tableau n014 : Types d'approvisionnement en aliments.

AFD AC AC+AFD Total

Petits producteurs 2 40 28 70
Grands producteurs 1* 4 3 8

Total 3 44 31 78
Source: Enquête effectuée par nous.
AC : Aliment commercial AFD: Aliment fabriqué à domicile

Certains éleveurs estimant avoir bien suivi la formation, fabriquent l'aliment à


domicile (tableau n° 15). Quelques uns réussissent vu que leurs aliments peuvent leur
permettre d'atteindre un taux de ponte de 80% (un éleveur du secteur 15 et un autre du
secteur 20).

Tableau nO 15: Localisation des fabriques d'aliments à Bobo-Dioulasso

Secteur Nombre de fabricants Caractéristiques


20 2 Eleveurs simples en essai
15 2 Eleveurs simples en essai
12 1 Professionnel (PDAV)
8 1 Professionnel (ALI-MAT)
Source: Enquête ,effectuée
. ~
par nous.

[Link] Les productions d'aliments commerciaux

Au niveau de Bobo-Dioulasso, le marché se fait essentiellement entre ALI-MAT et


PDAV, d'autres productions étant très ponctuelles .

• Grand aviculteur ayant une unité de fabrique et vendant des aliments à d'autres.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 42
[Link].1 Rôle de ALl-MAT

ALI-MAT produit en moyenne 1.800 tonnes d'aliment lan vendues


principalement à Bobo-Dioulasso, à Ouagadougou et à Banfora.
Les quantités livrées à CADO représentent 39,67% de la production totale de
l'année 1997 et celles destinées aux divers clients de Bobo-Dioulasso 31,31% pour
l'année 1997 ; ce qui représente 70,98% pour la ville uniquement.

ALI-MAT joue donc un rôle moteur dans le développement de la filière avicole à


Bobo-Dioulasso. La production écoulée vers Ouagadougou s'estime à 24,74% et vers
Banfora à 4,28%; le reste représentant le stock au 31/12/97. La quantité totale
produite s'évalue à 1.895.822 kg (source: ALI-MAT, Bobo-Dioulasso, 1997).

[Link].2 Rôle de la fabrique du PDAV

Sa capacité de production est de 1.000 TIan. Des problèmes liés à


l'approvisionnement en matières premières justifieraient une irrégularité de la
production. La fabrique d'aliments fonctionne nettement en dessous de la capacité.
Ceci serait dû aussi en partie à sa réouverture récente.

[Link] Le prix des aliments

Le prix du kg d'aliments est tributaire du coût des matières premières. Un


exemple sur la valeur des importations du Phosphate bica1cique au CADO nous
éclaircit un peu:

Prix d'Achat: 4.200.000 FCFAl6 Tonnes ; Transport: 572.181FCF AIT; Douane:


62% du prix d'achat; T.V.A. : 18% ; Prix de Revient: 10.993.086 FCFA; Coût au kg :
1832,2 FCFA.

Ce simple exemple suffit selon le fabricant, pour comprendre le prix imputé au


kg d'aliment: 145f1kg et 155f1kg respectivement pour aliment ponte et aliment chair.

Au PDAV le prix au kg de ces deux types d'aliments est 145 FCFA.

Conclusion

Cette partie d'étude nous a permis de comprendre le mode d'élevage des poules
Warren Isa et les problèmes évoqués. Ces derniers sont nombreux et variés.

Cependant l'éiud~ * de ces problèmes mettra beaucoup plus l'accent sur les
difficultés en approvisionnement alimentaire qui semble être la première préoccupation
de tous les éleveurs.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne françoise 43
2.6 LES PROBLEMES D'APPROVISIONNEMENT DES PRODUCTEURS D'ALIMENT

Il ne serait possible dans le présent travail de traiter de façon profonde et


complète tous les aspects de l'alimentation. Ils sont de toute nature au point de vue
qualitatif et quantitatif. Faute de temps pour pouvoir tout toucher, seuls seront abordés
les problèmes liés à la disponibilité alimentaire (c'est à dire l'aspect
approvisionnement), et les propositions de solution susceptibles de remédier ne fût-ce
qu'en partie à la situation.

Les enquêtes menées ont démontré qu'il faut attribuer les échecs observés dans le
secteur avicole à la quantité et à la qualité déficientes des aliments, au manque de
formation des éleveurs.

Les matières premières utilisées sont des produits agricoles (céréales à 90%), des
sous produits agro-industriels (tourteaux, issues de meunerie et rizerie, mélasse et
drêches) et des produits de l'industrie alimentaire (minéraux, vitamines de synthèse,
additifs).

De toute cette liste, le maïs seul rentre à plus de 65% dans la composition d'une
ration complète.

D'autre part, tous les produits de l'industrie chimique sont importés; de surcroît
ils ont été pénalisés par la dévaluation du FCFA en 1994. Les taxes qui sont appliquées
découragent, voire repoussent les producteurs.

Or, les poules de race ont été sélectionnées pour avoir des performances
optimales avec des aliments riches, qui doivent leur permettre d'assimiler le maximum
d'éléments nutritifs assimilables. Hélas, cela n'est pas le cas au niveau des petits
éleveurs du premier groupe et certains du second groupe. En effet, compte tenu de
leurs moyens limités et de leur niveau de formation inadéquat, ils ne s'approvisionnent
pas correctement en ces aliments.

Face à cette situation, l'étude de ces problèmes s'impose afm de faire comprendre
aux éleveurs l'importance d'une bonne alimentation, l'intérêt et le bien fondé d'une
bonne conduite de leur élevage pour eux-mêmes et pour leur communauté.

Par ailleurs, une analyse de la problématique de façon plus globale a été faite
pour voir s'il faut attribuer les causes de ce problème d'approvisionnement aux seuls
aviculteurs. En effet, selon les études effectuées par la DSAP (tableau n022), il ressort
que le bilan céréalier des deux dernières années est déficitaire. Cette situation précaire
des productions céréalières est un autre grand facteur qui aggrave le problème. En
outre, ce phénomène n'est pas que régional mais national. Ainsi les conséquences
deviennent multiples. On assiste à :

- un coût élevé des céréales d'abord;


- un coût élevé de production de l'aliment issu de ces céréales ensuite;
- un prix de vente élevé de l'aliment fmi.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 44
Enfin, les contraintes de l'alimentation peuvent se regrouper en trois catégories:
- au niveau des aviculteurs eux-mêmes;
- au niveau des fabricants de l'aliment;
- au niveau des matières premières.

Face à ces diverses difficultés, ne pourrions-nous pas trouver dans la nature


d'autres substituts énergétiques accessibles à l'homme?

Notre choix s'est orienté vers la pulpe de Néré, simplement pour sa faible
compétitivité dans la consommation humaine; sa forte compétitivité en prix par rapport
au maïs (25f à 50f contre 1OOf CFA).

2.6.1 Justification de l'étude de ces problèmes

Les contraintes évoquées ci-haut en passant, pourraient mieux justifier cette


étude.

[Link]. Importance de l'alimentation

Dans des conditions environnementales favorables, les performances ne peuvent


être limitées que par l'alimentation. En effet, la réussite de la sélection des souches de
pondeuses est telle que leur potentiel de ponte est très élevé.

L'aliment reste le moteur du développement avicole. C'est le problème clé de


l'aviculture moderne car de lui dépendront la qualité des produits et la rentabilité de
l'exploitation.

Selon ROSENBERG (1954), soulignant la COLLECTION F.A.O. (1965), une nutrition


rationnelle réduit les coûts de production. Les dépenses alimentaires représentent
généralement de 50 à 70% du prix de revient des poulets et des oeufs. Dans les pays du
Sahel, on pense que ce pourcentage est encore plus élevé.

Une nutrition rationnelle est une économie d'aliments. Des rations bien
équilibrées permettent d'économiser les aliments en réduisant la quantité de nourriture
nécessaire à la production d'oeufs et de viande.

Malheureusement, les unités de fabrique d'aliments et les aviculteurs sont


confrontés à de sérieux problèmes dont le plus important reste l'approvisionnement en
céréales (matières premières de base dans la ration de la volaille). Les productions
céréalières restent insuffisantes.
, . *

[Link] Analyse de la disponibilité en céréales

La production nationale de céréales est instable et imprévisible (tableau n° 16).


Avec cette situation, les marchés locaux sont aussi confrontés à des variations des prix.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 45
Tableau n016: Production par culture pour l'ensemble du Burkina de 1992 à 1996

CULTURES PRODUCTION EN TONNE


1992 1993 1994 1995 1996
Sorgho 1292100 1310431 1232431 1266156 1253955

Mil 783500 899197 831422 733704 811497

Maïs 341300 270721 350315 212493 293707

Riz 46700 53809 61009 84026 111807

Fonio 13600 22555 16379 11610 10839


TOTAUX 2477200 2556713 2491556 2307989 2481805
Source: DSAP/AGRI (1997).

[Link].1 Comparaison des prix des céréales sur quelques marchés

Les prix de ces diverses céréales n'ont jamais été fixes. Ils prennent l'allure de
celle des productions (tableau n017 et 18).

Tableau n017: Comparaison des prix des céréales sur quelques marchés,
Nov97INov96
Marchés Mil Sorgho blanc Maïs blanc
Nov. 97 Nov. 96 Nov. 97 Nov. 96 Nov. 97 Nov. 96
BANFORA 137 155 106 125 92 92
BOBO-CENTRE 126 149 112 113 106 99
DEDOUGOU 92 82 90 62 92 80
OUAHIGOUYA 105 104 105 91 115 97
SANKARYARE 122 160 117 153 117 156
KAYA 12 136 111 124 121 98
DORI 132 142 132 142 - 168
GOROM-GOROM 147 115 120 121 - -
DJIBO III 109 108 115 131 108
FADA N'GOURMA 108 101 111 92 - -
SOLENZO 96 84 87 61 90 67
TOUGOURI 112 95 102 75 - 85
POUYTENGA 120 114 113 95 127 -
Source: DSAP, Mensuel Novembre (1997)

\ " ...

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 46
Tableau n018 : Comparaison des prix des céréales sur quelques marchés,
Jan98/Jan97

Marchés Mil Sorgho blanc Maïs blanc


Jan 98 Jan 97 Jan 98 Jan 97 Jan 98 Jan 97
BANFORA 126 125 102 107 106 104
BOBO-CENTRE 134 119 130 115 113 106
DEDOUGOU 113 101 107 101 116 106
OUAHIGOUYA 124 118 123 118 133 116
SANKARYARE 130 119 127 114 126 119
KAYA 150 134 125 120 136 120
DORI 140 143 124 143 - -
GOROM-GOROM 160 148 157 125 - -
DOOO 122 113 122 128 150 138
FADAN'GOURMA 133 118 127 114 - -
SOLENZO 111 98 99 87 101 90
TOUGOURl 134 116 127 114 - -
POUYTENGA 144 136 135 129 134 127
Source: DSAP - Résultats définitifs de la campagne agricole 96/97 et 97/98.

L'examen du tableau permet de constater que les prix des céréales ont subi
d'importantes fluctuations en janvier 1998 par rapport à la même période de l'année
1997.

Sur les marchés, les prix du maïs blanc et du sorgho blanc ont subi des hausses
modérées de 3% à 22% pour le maïs blanc et de 1% à 19% pour le sorgho blanc. La
plus forte augmentation est observée à Solenzo, soit 19,2 % pour le sorgho blanc et
21,6% pour le maïs blanc.

Ces variations se traduisent généralement par de fortes hausses sur la plus part
des marchés.

Le niveau déjà élevé des prix dans certains départements révèle que les récoltes
ont été mauvaises dans ces localités et que des pénuries de céréales risquent de
s'installer dans beaucoup de régions si des mesures d'approvisionnement ne sont pas
rapidement prises.

[Link].2 Estimation des productions céréalières dans la zone de BoboDioulasso

Pour ce qui concerne la région des Hauts Bassins dont fait partie Bobo-
Dioulasso, la zone dé notie étude, on a les productions mentionnées dans les tableaux
n? 19 et 20, pour la campagne agricole 1997/1998.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 47
Tableau n019: Estimation de la production agricole des Hauts Bassins,
1997/1998

Culture Surface (ha) Rendement (kg/ha) Production (en Tonne)


Sorgho blanc 73993 957 70844
Sorgho rouge 18397 904 16629
Mil 24529 665 16306
Maïs 66916 1422 95138
Riz pluvial 6139 1500 9086
Riz irrigué 1015 4000 4060
Fonio 4055 486 1972
TOTAL 195044 - 214535
Source: SPA / Houet (1997).

Tableau nO 20 : Bilan céréalier au 30 octobre 1997 pour la zone de


Bobo-Dioulasso

Cultures Zone d'encadrement


agricole de Bobo
Sorgho blanc 5658
Sorgho rouge 3822
Mil 3483
Maïs 5928
Riz 220
Fonio 145
Total production céréalière brute (T) 19256
Total production disponible (T) 16302
Total pertes et semences 2954
Population totale estimée 467738
Besoins: 190 kg/an/hab 88870
Déficit (tonne) -72568
Source: SPA / Houet (1997).

Si on connaît la production céréalière moyenne, on se rend compte que la


demande dépasse l'offre. Si le prix des autres céréales varie, celui du maïs à Bobo-
Dioulasso en est affecté doublement, cette céréale étant très recherchée. Par exemple,
les usines qui utilisent le maïs sont :

- La BRAKINA: environ 1000 tian ;


- L'atelier de fabrique d'aliments du PDAV : 400 t jan en moyenne;
- L'ALI-MAT: 1050 tian, soit 20t en moyenne /semaine.

Pour l'année 1998, ces trois (3) usines ont un besoin en maïs qui équivaut à
41,3% de la production de maïs prévue à Bobo et 2,57% de la production prévue dans
les Hauts Bassins.

En plus de cela, on ne doit pas négliger la consommation du maïs sous toutes


ses formes ( le tô et la bière locale dans certaines régions ). De cette manière le bilan
céréalier déficitaire n'arrange ni les aviculteurs ni les fabricants qui seront obligés de
recourir aux importations. La tendance est déjà à la hausse des prix pour la campagne

Mémoire de/il' d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 48
agricole 1997/1998. Déjà en Décembre 1997, le prix du kg de maïs était à 106 f, ce qui
signifie qu'à la fin de la campagne ce même prix va galoper.

On ne peut pas faire recours au sorgho non plus car:

- le Sorgho blanc valant le même prix que le maïs a des limites d'emploi (tanin)
- le Sorgho rouge coûte plus cher à cause du rôle qu'il joue dans la préparation
de la bière locale. Il est également riche en tanins.

2.6.2 Objectifs de l'étude

Dans cette partie, notre objectif est de :

- présenter quelques problèmes des élevages intensifs des Gallinacés en matière


d'alimentation.
- guider l'éleveur moderne produisant pour lui et pour son entourage.
- conseiller l'éleveur sur l'utilisation de matières premières non conventionnelles.

2.7 LES PROBLEMES D'ALIMENTATION DES VOLAILLES A


BOBO-DIOULASSO

2.7.1 Moyens mis en oeuvre pour les diagnostiquer

Une recherche sur terrain guidée par des enquêtes nous a permis de mieux
cerner la problématique. Les enquêtes concernaient tant les éleveurs que les fabricants
d'aliments. Au cours du déroulement du travail, des entretiens sur la problématique ont
eu lieu. Les propositions axées sur le coût de l'aliment et des matières premières ont
été formulées.

Quant aux problèmes alimentaires, ils se font sentir de tous les côtés. Les
données recueillies ont été fournies par l'ensemble de notre échantillon. Mais 90% des
problèmes sont caractéristiques des petits éleveurs.

2.7.2. Au niveau des aviculteurs

Leurs problèmes se résument en quatre points principaux:


- problème d'ordre financier ;
- coût élevé des aliments commerciaux;
- problème d'ordre technique;
- disponibilité des aliments.

Le problème d'ordre fmancier est à l'origine de tous les maux. La puissance


financière des enquêtés ne leur permet pas de s'approvisionner régulièrement en
aliments commerciaux à cause de leur coût jugé élevé.
Le problème d'ordre technique peut être aussi une conséquence néfaste du
premier.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 49
Les séances de formation sont payantes ; elles ne sont donc pas toujours à la
portée de tous les demandeurs. Les éleveurs conscients de leurs limites techniques
tentent cependant un « bricolage» des aliments. Ce qui met en cause la productivité des
volailles.

La période qui dérange le plus l'éleveur est celle qui correspond à l'alimentation
jusqu'au premier oeuf (0 à 20-23 semaines). Durant cette période il n'y a pas de vente
d'oeufs, donc pas de rentrée d'argent. Si alors, du 1er oeuf à la réforme, l'éleveur n'est
pas en mesure de couvrir les besoins nutritionnels des pondeuses, il est assuré de faire
des pertes.

2.7.3 Au niveau des Matières premières

Les données que nous fournissent les tableaux suivants montrent que la
situation est inquiétante.

Tableau n021: Productions céréalières (en tonnes) comparées


des 2 dernières années au Burkina Faso

Rubriques Mil Sorgho Maïs Riz Fonio Total


1997/98 736800 1094500 331900 98600 12600 2274400
1996/97 811500 1254000 293700 111800 10800 2481800
Moyenne 811900 1271000 293700 71500 15000 2463100
Quinquennale
Variation -9% -13% 13% -12% 17% -8%
97-98/96-97
Variation -9% -14% 13% 38% -16% -7%
97-98/moy.
Source: DSAP, Mensuel Octobre (1997).

Tableau n022: Bilan national de la production prévisionnelle 1997/98

POSTES VOLUMES
Production nationale disponible 1903629
Stocks initiaux 102283
Importations commerciales et aides alimentaires 127467
TOTAL DISPONIBLE 2133379
Consommation humaine 2059580
Stocks finaux 58702
TOTAL BESOIN 2118282
Déficit brut de production -155951
Excédent consolidé 15097
Source: DSAP, Mensuel Octobre (1997).
Selon la DSAP (1997), le déficit brut de production est de 156.000 tonnes. Ce
bilan dégage un léger excédent de 15.000 tonnes contre un excédent de 229.000 tonnes
la campagne dernière, soit une baisse de 93%.

Le problème concerne surtout les céréales dont le maïs.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 50
Or, à l'heure actuelle, les autres cultures sont autrement rentables. Pour
quelques unes, cela est peut-être dû au fait que leurs superficies de culture soient
grandes et pour d'autres à cause de leur prix de vente bien réglementé. Il se peut aussi
que les deux avantages concernent une petite partie des cultures. Pour cela, un prix
incitatif et réglementé pourrait accroître la production et rendre le maïs plus
disponible. Cette politique devrait être suivie par :

- une vulgarisation des variétés de semences à hauts rendements;


- une disposition de stock de maïs en quantité suffisante.

Ce qui encouragerait par la suite les aviculteurs à produire eux-mêmes du maïs et


à en faire des réserves. Il faut toutefois veiller à réduire les pertes post récoltes qui sont
dues aux prédateurs ou à des facteurs comme la chaleur.

Pour ce qui est de la campagne agricole 1997/98, deux incidents majeurs l'ont
marqué:

- L'installation des cultures difficile et tardive dans le centre et l'est du pays;


- Le déficit pluviométrique sévère à partir de la deuxième décade du mois de
septembre, coïncidant avec la période de reproduction des cultures (DSAP, Suivi
de la situation alimentaire, Mensuel, Octobre 1997).

2.7.4 Au niveau des fabricants

Pour la fabrication des aliments composés, les contraintes sont techniques et


économiques comme le stipule D. SOLTNER (1994). Les contraintes techniques mettent
enjeu la qualité des aliments fabriqués. .

[Link] Contraintes techniques

Les problèmes sont communs en grande partie: l'accès facile aux intrants
alimentaires se retrouve dans 80 % des réponses comme l'une des priorités.

D'après les enquêtes, les fabricants concernés sont de deux types:

- les aviculteurs à effectif important disposant d'unités de fabrique mars


produisant uniquement pour leurs exploitations;
- les fabricants d'aliments commerciaux: fabrique du PDAv(Secteur 12) et
ALI-MAT (Secteur 8).

Les matières utilisées sont:

- Aliments énergétiques: céréales (mais surtout), son de blé;


- Aliments azotés : Tourteau de coton, farine de poisson;
- Aliments apportant les minéraux et les vitarnines( coquilles et CMV ou
prémix) ;
- Les acides aminés critiques: lysine - méthionine.

Mémoire defi" d'études présenté par Mme BARANSAKA liée NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 51
Les produits locaux sont surtout le maïs, le son de blé, le tourteau de coton, les
coquilles d'huîtres. Les importations en provenance du Mali concernent habituellement
le poisson séché mais quelques fois le maïs. La lysine, la méthionine et les prémix sont
importés de la Côte d'Ivoire.

[Link] Contraintes économiques

[Link].1 CoÛt des produits importés

On importe du maïs à 100 f le kg. Pour le cas des ingrédients secondaires (c'est-à
dire à faible taux d'incorporation) et obligatoires, on peut donner les exemples
suivants:

-le prémix (complexe minéralo - vitaminé) n02 vaut 200 000 fCFA le sac de 25
kg soit 8 000 fi kg ;
- le prémix n° 1$ vaut 250 000 f le sac de 50 kg ;soit 5 000 f / kg ;
- les poissons d'eau douce viennent du Sénégal à raison de 250 f;
- les coquilles d'huîtres indispensables chez les pondeuses sont en partie à 25f le
kg l'entier contre 85fJe kg Je moulu.

Quant aux produits de synthèse, leur coût est très élevé; un kg de lysine
revient à 4.600f, le kg de choline à 1101f et celui de méthionine à 3 200f.

Pour ne citer que ceux-là, un simple coût d'oeil nous fait penser au motif qui
pousse les fabricants à spéculer sur le coût du produit [mi.

[Link].2 Coûllolal des inlranls

Une des deux unités de fabrique tenues par des professionnels nous a donné une
idée sur le coût annuel estimé des principales matières premières durant les deux
dernières années jusqu'en fin Décembre 1997; le coût des imputs est fourni dans le
tableau n023.

Tableau nO 23: Coût annuel des imputs utilisés au CADO

Ingrédients utilisés Coût annuel


(consommés) en million
Maïs 100
Prémix ou CMY 15
Tourteau 12
Farine de poisson ~ 40
Coquilles huîtres 5
Son de blé 8
Sel iodé 0,5
Aliphos (phosphate bicalcique) 5
Source: CADO ( 1997).

• CMV adminisré aux poulettes (diffère du Prémix2 des [Link] contenant des pigments jaunes)

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 52
[Link].3 Etats des stocks

Les difficultés qui accompagnent ces produits importés sont nombreuses (taxe,
transport, manutention et distance ...) et conduisent à gérer le stock disponible avec
beaucoup de réserve.

Cela peut baisser indirectement la qualité des aliments sans que pour autant le
prix de l'aliment baisse.

Aussi, le temps de stockage des ingrédients et des aliments [mis ne doit pas
excéder un mois pour ceux qui sont granulés, une semaine pour ceux qui sont farineux
(IEMVT, 1991). Autrement la qualité de l'aliment sera négativement affectée.

[Link].4 Sen'ice auprès des clients

L'atelier qui a un problème d'approvisionnement en intrants alimentaires a du


mal à satisfaire des clients. L'ALI-MAT livre ces aliments à 145f le kg d'aliment
poulette ou pondeuse et à 155f le kg d'aliment poulet de chair. Ces prix, considérés
comme élevés par les aviculteurs, sont néanmoins le résultat de nombreux frais de
production, comme la main d'oeuvre, l'assurance, les frais de gestion, l'énergie
électrique, les pertes, l'amortissement du matériel etc.

2.7.5 Résumé
Le principal souci de ces producteurs de volailles et d'aliments est la
disponibilité des intrants, aussi bien importés que locaux.

Les aviculteurs ont comme première préoccupation la disponibilité permanente


d'aliments performants et de coût abordable.

Les aviculteurs s'inquiètent qu'un jour les volailles n'auront pas assez à manger.
Pour eux, on devrait chercher un autre système d'alimentation basé surtout sur les
'plantes.

2.7.6 Recommandations

On pourrait penser limiter le problème d'approvisionnement en céréales par une


régularisation du marché des céréales. Mais cela exigerait, à l'avance, la mise sur pied
d'un système de stockage et d'un réseau de silos (SOLTNER, 1994)durant la période
post récolte, où les prix sont relativement bas. Cependant il faudrait pour cela que le
producteur dispose de fonds et d'espace aménagé. Ce qui est rarement le cas. En effet,
« Une aviculture industrielle ne peut évidemment exister en l'absence de production
régulière d'aliments» (IEMVT-INRA-SEDES, 1976).

Mémoire de fiu d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 53
L'existence de laboratoires d'analyses des intrants nécessaires à la fabrication des
aliments, et de ces aliments eux-mêmes, aux côtés de stations de testage est hautement
souhaitable.

Mais, compte tenu des problèmes de disponibilité et de coût qui se posent pour
les aliments de volailles, nous avons axé une partie de notre travail sur l'utilisation
d'aliments non traditionnels. Trouver des alternatives en vue d'atténuer la concurrence
alimentaire entre l'homme et les volailles reste le meilleur moyen de mettre à la
disposition de la majorité de la population des produits avicoles accessibles. Une de
ces alternatives serait le recours à la pulpe de Néré.

, ".".

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 54

!
IIIème Partie:

UTILISATION DE LA PULPE DE
NERE DANS L'ALIMENTATION
DES POULETTES ET DES
PONDEUSES

Mémoire de fin d'études présenté par .Hme BARASSAK4 liée SIZIGlrIJ/A.\A Jeanne Françoise
III. UTILISATION DE LA PULPE DE NERE DANS L'ALIMENTATION
DES POULETTES ET DES POULES PONDEUSES

Actuellement aucun des ingrédients entrant dans la composition des aliments


commerciaux pour volailles n'est produit en quantité suffisante au Burkina Faso. Ceci
se reflète à travers la grande dépendance de cet aspect de l'industrie avicole moderne
vis à vis des ingrédients importés.

Les tentatives de réduction de cette dépendance doivent encourager à accroître


la production d'ingrédients énergétiques, telles que le maïs et autres céréales qui
constituent la majeure partie des rations de volailles. Un grand espoir existe. D'autres
tentatives doivent inciter à l'esprit d'entreprise vers les industries de production
d'aliments de synthèse telles que les acides aminés et les complexes de vitamines et de
minéraux qui augmentent la qualité des aliments. Plusieurs ingrédients non
conventionnels existent. Cependant il importe de disposer de plusieurs ingrédients
pouvant jouer avec satisfaction plusieurs rôles nutritionnels dans la ration.

La plupart des ingrédients agricoles alimentaires, secondaires aux céréales,


n'ont aucune valeur nutritionnelle connue ni chez l'homme ni chez les animaux
domestiques.

Le Néré est un de ces produits secondaires utilisables comme source glucidique,


fruit de cueillette disponible en grande quantité dans les régions environnantes de
Bobo-Dioulasso. Les effets bénéfiques de la pulpe de Néré sur l'accroissement des
performances de reproduction chez les porcs, sur la résistance aux maladies chez les
ruminants etc., ne se rencontrent que verbalement, et donc non quantifiés.

La présente étude a pour objectifs de déceler et de quantifier les effets de la


pulpe de Néré sur les performances de croissance et de ponte chez les poules de race
améliorée.

3.1 JUSTIFICATION

C'est dans le souci de répondre aux besoins élevés des animaux et de maîtriser
l'approvisionnement des matières premières plus pratiquement et économiquement qu'il
se fait sentir la nécessité d'élargir la gamme d'aliments non traditionnels qui joueraient
le rôle d'ingrédients alimentaires dans les rations des volailles.

Il existe des, perspectives d'utilisation d'un grand nombre d'aliments de


remplacement.
Cependant la grande partie de ces ressources non habituelles nécessitent
d'importantes recherches à l'échelon local pour mettre au point des systèmes
d'alimentation appropriés, qui en permettront une utilisation efficace.

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 55
Les perspectives d'amélioration sont nombreuses et vanees. La réflexion doit
aboutir à la mise en place de modèles alternatifs d'alimentation qui tiennent compte
aussi des conditions climatiques.

Cette utilisation exigera nécessairement des modifications de la conception et


du fonctionnement du système dans son ensemble. La première opération consistera en
une politique «d'adaptation du système aux ressources disponibles » (PRESTON et
LENG, 1986).

Les conditions essentielles pour réussir dans ce domaine sont la recherche et la


vulgarisation des bons résultats (figure n09).

Fieure n 09: Organigramme des conditions essentielles pour l'usage


des ressources non conventionnelles

Recensement des ressources


vêg êta les ayan t un potentiel en An a ly s e de leur composition
matière d'alimentation du bétail

Application expérimentale en
Diffusion des bons résultats
unité avlr o le moderne.

Vutga rtsarton et utilisation de la


méthode par la population

3.2 CHOIX DU NERE

Les difficultés d'approvisionnement en aliments énergétiques dues à une


production nationale en céréales faible et à leur coût élevé impliquent la nécessité
d'identifier les aliments énergétiques accessibles aux producteurs.

Le choix du Néré comme source énergétique se justifie surtout par sa haute


valeur nutritive, sa production répandue et son faible coût par rapport au maïs. D'autres
indicateurs sont en outre de bonnes raisons de son choix.
Ce produit remplit les conditions de substitution décrites par la F.A.O. (1965) citant
ROSENBERG (1954). Selon cet auteur, les critères de choix à retenir lorsqu'on
remplace un produit par un autre se résument comme suit:

- disponibilité en quantité suffisante pour assurer un ravitaillement convenable;


- prix bas pour attirer l'acheteur ;
- renfermer des quantités suffisantes de certains nutriments pour que l'aviculteur
gagne au moins autant;

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 56
- pas d'influence défavorable sur la santé du troupeau ou sur la qualité de ses
produits.

L'idée de l'incorporation de la pulpe de Néré dans la ration est aussi motivée par
des études menées au Burkina Faso sur le Néré. Celles-ci concernent sa valeur
nutritive (OUEDRAOGO, 1987 et YAMEOGO, 1988), ses usages multiples( BONKOUNGOU,
1987) et sa régénération (NIKIEMA, 1993).

L'étude de la pulpe de Néré fait également suite à d'autres recherches réalisées


à propos de l'effet des graines sur les performances des volailles (YAMEOGO, 1988). A
notre connaissance, l'étude sur le Néré n'ayant fait l'objet des expériences sur la
pulpe, le but de ce travail est de profiter des possibilités offertes par la nature pour
offrir à chacun l'alimentation qui lui convient, en quantité suffisante, et d'accroître le
pouvoir d'achat de la population dont le revenu est faible.

3.3 REVUE DE LUTERATURE SUR LE NERE

3.3.1 Nomenclature

Selon BOOTH et WICKENS (1988) cités par NIKIEMA (1993), le nom botanique
accepté est Parkia biglobosa (Jacq.) R. BR. EXG. DON. Les synonymes principaux sont:
Parkia africana R. Br., Parkia intermedia Oliv Bi. non Hassk, Parkia Oliveri J.f.
MACBRIDE, Parkia Clappertoniana Keay, Mimosa biglobosa Tacq, Inga Biglobosa
(Jacq). L'espèce appartient à la famille des légumineuses et à la sous famille des
mimosoideae.

En Afrique de l'Ouest, le nom vernaculaire est Néré utilisé dans le langage


Bambara en plus du nom scientifique. D'autres noms sont attribués à cet arbre. Il s'agit
de : African Locust Bean et Arbre à farine.

3.3.2 Description de l'espèce

Le Néré est un arbre de 7 à 20m de haut avec de belles branches formant un


modèle architectural (BINNEKAMP, 1992), cité par NIKIEMA ([Link].). Son tronc est
vert-brun avec des fissures. Les branches peuvent porter 13 à 60 paires de feuilles. Les
fleurs orangées d'abord, puis rouges, sont en boules dont les terminaisons nombreuses
sont sous forme d'aiguilles. On en distingue trois sortes:

- Les fleurs fertiles;


- Les fleurs- sécrétant le nectar ;
- Les fleurs à étamines.

Les gousses sont soit brunes, soit noires, de 15cm à 30cm de long et 2cm de
large. Le péricarpe est jaune et farineux et contient 7 à 23 grains par gousse selon
HOPKINS (1983) cité par NIKIEMA ([Link].).

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 57
La mortalité des jeunes plantes intervient durant la saison sèche surtout dans la
partie centrale du Burkina Faso. La croissance après la première année semble être
plus rapide. Les expériences faites au CNSF ont montré que les arbres de 6 ans
avaient déjà 7m de haut (NIKlEMA, 1993).

3.3.3 Distribution de l'espèce

Genre pantropical, le Parkia compte autour de 30 à 40 espèces en Afrique, en


Asie et en Amérique du Sud. En Afrique, ce genre est représenté par quatre espèces:
Parkia big/obosa (Jacq) [Link]. ex [Link] ;
Parkia bicolor [Link]; Parkiajilieoidae ;
Parkia Madagascariensis [Link].

De toutes ces quatre espèces, seule Parkia biglobosa existe dans les régions de
savane de l'Afrique de l'Ouest et en particulier au Burkina Faso, d'après HOPKINS EX
SABlTE et COBBlNA (1992) cité par NIKIEMA ([Link].).

L'ère de distribution s'étend entre le 5è et le 15è degré de latitude Nord et entre


18° et 30° longitude Est selon BONKOUNGOU (1987).

Selon NIKIEMA ([Link].), et TERRIBLE (1975) le Parkia biglobosa est densément


peuplé surtout dans le Sud et sa limite est au niveau du 14è degré de latitude Nord.
Dans certaines régions on en trouve en grande quantité et dans d'autres en petite
quantité. Si l'on se réfère à une région géographique, le Néré reste moins dense que le
Karité.

A Zitenga (un département de la Province de l'Oubritenga), la graine de Néré est


beaucoup consommée et vendue surtout sous forme de soumbala.
A Saponé ( un département de la Province de Baazega), l'exportation du
soumbala vers les autres régions est très poussée (NIKIEMA, [Link].).

3.3.4 Disponibilité

Le Néré qui est un produit de cueillette, existe presque dans tout le Burkina.
Néanmoins, les peuplements les plus denses ont une distribution méridionale. On le
trouve près des villages, sur des surfaces cultivées à très courtes rotations, sur les
jachères avec peu de buissons. Il aime les sables limoneux profonds. Les précipitations
annuelles requises sont de 500 à 700 mm.

Les populations ont su protéger cette essence locale sous forme de parcs
sélectionnés dans leurs -champs. Au moment du défrichement par exemple dans
certains villages bwa de l'ouest du pays, tous les arbres sont coupés sauf le Néré et le
karité. L'appropriation de cet arbre est soumise à une réglementation.

La culture: Elle n'est pas compliquée. Il faut cuire les grains environ 7 mn et les
refroidir pour améliorer la germination. Les semis se font dans des sachets. La mise en
place s'effectue après 10 à 14 semaines. L'écart durant la plantation est de 5 x 5 In,

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA. née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 58
ème ème
suivi d'une éclaircie enlevant cinquante des types dès la 8 à la 10 année, de
manière à obtenir un peuplement de cent sujets par ha (VON MAYDELL, 1992 ).

3.3.5 Production

D'après SAWADOGO (1989), la production du Néré se fait à partir de Février -


Mars. A cette période, le stock de céréales récoltées en Octobre - Novembre
commencent à baisser dans les greniers.
Cependant vers fin Janvier on observe une chute de feuilles; avec la reprise de
la végétation en fin mars, les nouvelles feuilles apparaissent sur les arbres.

Floraison: La durée de floraison est d'environ deux mois. Les fleurs apparaissent
vers le 24 Janvier sur environ 15% ( SAWADOGO, op. cit.) des individus. La pleine
floraison est atteinte dans les peuplements aux environs du 24 Février. Vers fin Mars,
les fleurs commencent à chuter.

Fructification: L'apparition de jeunes fruits se situe vers le 7 Février sur plus de


40% des individus de la population. La pleine fructification dans l'ensemble du
peuplement s'observe vers le 9 Mars.

Récolte: La période de récolte se situe entre Avril et Juin. Mais la période de


production potentielle est le mois de Mai. Cette période correspond à une période de
soudure, ce qui permettrait de maximiser l'utilisation de la pulpe de Néré.

Rendements possibles: La fructification a lieu dès la 8ème année. Dès 15 à 20 ans,


un arbre peut donner 25 à 100 kg de fruits, soit 900 kg de grains par ha, 2,2 t de pulpe
et 1,9 t de déchets de cosses. On a environ 5.000 grains par kg ( VON MAYDELL, 1992).

Au niveau national, il est difficile d'estimer la quantité produite. Le Ministère de


l'Environnement entend vulgariser à grande échelle la culture de cette essence
forestière.

3.3.6 Importance du Néré

[Link] Importance socio-économique

Le Néré est devenu très important à cause de sa valeur socio-économique. Sa


contribution alimentaire s'est répandue dans quelques pays de l'Afrique de l'Ouest
comme le Burkina Faso, le Bénin, le Mali et le Nigeria.

[Link].1 Importance alimentaire


ème
Cette importance a été soulignée depuis le 18ème et le 19 siècle par de
nombreux explorateurs et botanistes dont R. CAILLE, M. PARK, et al. selon
BONKOUNGOU (1987) cité par YAMEOGO (1988).

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 59
C'est surtout des motivations d'économie ménagère qui expliquent son choix.
Les principales utilisations portent sur la pulpe et les grains des gousses noires.

- La Pulpe : Elle est jaunâtre et est contenue dans le fruit. Elle fournit une farine
très riche en saccharose qui en fait un excellent aliment énergétique. La farine peut se
consommer sans préparation, ou après délayage dans l'eau pour produire un breuvage
ou une pâte plus ou moins solide selon les goûts.

Les femmes utilisent la pulpe pour faire le couscous (MC ALLAN, 1996).

La pulpe servirait aussi à augmenter la saveur du tô de petit mil, de sorgho, de


manioc et de maïs. La pulpe peut être fermentée pour donner une boisson alcoolisée.

C'est un aliment de secours à la fm de la saison sèche où les pénuries


alimentaires se font sentir en milieu villageois. La pulpe sert d'ingrédient alimentaire
chez les porcs, les moutons et les boeufs.

- La graine : Elle est très riche en protéines et en lipides. La fermentation des


graines de Néré donne un produit appelé "Soumbala" qui est une sorte de fromage
végétal et qui signifie "puant " en Bambara. Il donne lieu à un important commerce
dans la sous-région où on l'utilise comme assaisonnement de choix. La graine peut être
introduite dans l'alimentation des porcs. YAMEOGO (1988) a trouvé que les graines
peuvent être utilisées jusqu'à des taux de 10 et 15% respectivement dans les rations des
pondeuses et des poulets de chair sans provoquer une baisse de performances.
Néanmoins, une maîtrise de traitement thermique de ces graines inciterait les
chercheurs à augmenter ces taux d'incorporation.

[Link].2 Importance médicinale

• En toxicologie
Les gousses sont utilisées (après retrait préalable de la pulpe et de la graine)
pour intoxiquer le poisson dans certains pays dont la Guinée (YAMEOGO, 1988),
citant BONKOUNGOU (1987). Ces gousses pilées sont jetées dans les rivières. Elles
donnent à l'eau une coloration noirâtre. Le poisson tué et non narcotisé est recueilli à la
surface des eaux. Il doit être consommé aussitôt car il se décompose par la suite.

• En pharmacopée traditionnelle

Selon VON MAYDELL (1992), on utilise aussi les feuilles, après en avoir
débarrassé le pétiole, . pour soigner les brûlures et les hémorroïdes. La pâte des feuilles
pilées pendant 15 minutes est ajoutée à des ablutions. Les écorces et les racines sont
employées pour combattre la stérilité, les bronchites, les trachéites, les pneumonies, le
paludisme, la dermatose et la diarrhée (MC ALLAN, [Link]). Beaucoup d'autres
utilisations sont citées.

Mémoire de fin d'études présenté pm' Mme BARAN5AKA née NIZIGlYIMANA Jeanne Françoise 60
[Link].3 Consommation par le bétail

Les gousses ainsi que les branches sont consommées par le bétail. Celles-ci sont
coupées par les éleveurs pour être broutées par les animaux spécialement pendant la
saison sèche. Le fourrage que procure ces branches, est de haute valeur énergétique. Il
fournit jusqu'à 14% de protéines. Cependant les feuilles ne forment pas un aliment
complet, d'où la nécessité de les associer à d'autres aliments ( MC ALLAN, [Link].).

D'autres nobles utilisations sont notées dans l'article de MC ALLAN ([Link].):


bois de chauffe, ombrage pour les animaux ; les résidus mélangés à de l'eau peuvent
former un genre de ciment utilisé à Zitenga.

[Link] Valeur nutritive

Des recherches sur la valeur nutritive du Néré ont donné les compositions
figurant dans les tableaux n? 25 et n026.

Tableau 25 : Teneur en certains nutriments pour 100 g de matière sèche


d e pou d re e t ' d e N'ere.,
grams
Poudre Grains
Eléments constitutifs Poids P.I00

eau 4,80 6,80


protéines 2,10 41,80
lipides 1,00 36,60
hydrates de carbone 63,70 Il,60
cendre 28,70 3,20

Valeur calorifique 272 Cal 543 Cal


Source: YAMEOGO (1988) citant OUEDRAOGO (1987)

Tableau 26: Teneur en oligo-éléments de la poudre de Néré


et du Soumbala pour 100g de matière sèche.

OJi2o-éJéments Néré Soumbala

Fer (mg) 2,89 26,06


Cuivre (mg) 0,49 2,47
Zinc (mg) 15,67 6,04
Manganèse (mg) 17,75 18,04
Sélénium (Nglg) 0,001 0,484
Source: YAMEOGO
, " .... (1988) citant OUEDRAOGO (1987)
La poudre de Néré est un aliment très riche en sucre (jusqu'à 60 p.100). Elle a
aussi une haute teneur en vitamine C, 291 mg/l00g de matière sèche selon BOOTH et
WICKENS (1988), cités par NIKIEMA (1993). CAMPBELL-PLATT noté par BOOTH
([Link].), a trouvé que cet aliment contient des lipides et de la vitamine B2.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA liée NlZIGlYIMANA [eanne Françoise 61
Les travaux de OUEDRAOGO (1987), cité toujours par YAMEOGO ([Link].), ont
montré que ses hydrates de carbone sont composés de 27p.100 de sucres réducteurs
(Fructose et glucose) et 22p.100 de sucre non réducteur (saccharose). Le total de
42,2% d'hydrates de carbone serait réparti comme suit: 11,6 % de Fructose; 11,9 %
de Glucose et 18,7 % de Saccharose après analyse chromatographique

3.3.7 Le Prix

Le prix varie selon les régions. Dans les zones Sud et Ouest où le Néré est en
abondance, le coût est plus bas que dans les zones du Nord (Kaya par exemple) où il y
en a moins. Selon les propos recueillis par les éleveurs de porcs à Bobo-Dioulasso, un
sac de 30 kg de poudre de Néré s'élève à 750 f, ce qui revient à 25 f le kg (zone de
Toussiana région de forte production du Néré dans la province du Houet). En dehors
de cette zone la valeur d'un sac a passé de 750 f en 1994 à 1500 f à nos jours.

3.4 OBJECTIFS DE LA RECHERCHE

a) Mettre au point une ration qui permettra de remplacer partiellement le maïs


par la pulpe de Néré.

b) Chercher à obtenir un aliment efficace et économique pour les volailles, dans


un contexte où le coût des provendes reste élevé.

Il est en outre nécessaire que nous nous fixions les idées suivantes:

- un aliment efficace est celui pour lequei la croissance et la santé sont bonnes;
- un aliment efficace est celui qui offre un bon taux de ponte.

3.5 MATERIELS ET 1\1ETHODES

3.5.1 Matériels

- 180 poulettes âgées de Il semaines (pleine croissance) ;


- 12 boxes de 3m2 environ chacun ont été aménagés dans un même poulailler;
- Chaque boxe contenait 15 poulettes à raison de 5 par m2 selon les normes
admises;
- 12 abreuvoirs automatiques répartis dans les lots;
- 12 mangeoires linéaires réparties dans les lots;
- une source d'eau ef un robinet approvisionnant les bidons alimentant les
abreuvoirs au moyen des tuyauteries (la distribution est automatique).
- l'aliment complet comportant 4 traitements expérimentaux:

* à 0 p.100 de pulpe de Néré (OPN), Tl ;


* à 5p.100 de pulpe de Néré (5PN), T2 ;
* à 10p.l00 de pulpe de Néré (10PN), T3 ;
* à 15p.100 de pulpe de Néré (15PN), T4.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGlYIMANA Jeanne Françoise 62
- les fiches de suivi des performances et paramètres de production étaient
remplies et complétées régulièrement (voir annexe n09) ~
- les médicaments et vaccins administrés au cours de l'élevage se conforment au
calendrier prophylactique joint (annexe nOl0) ~
- d'autres interventions ont été faites chaque fois que c'était nécessaire (voir
tableaux n027 et n034).

3.5.2 Méthodes

- la pulpe séchée et le maïs ont été soumis à une analyse chimique ~


- les traitements à différents niveaux ont été répétés chacun trois fois, ce qui
explique les trois lots (ou boxes) par traitement ~

- les essais ont été conduits en deux phases :

* phase poulette ( pleine croissance, de Il semaines à 20 semaines


d'âge) ~
* phase pondeuse ( de 23 semaines jusqu'à la 31 semaine d' âge).

- au terme des essais, il doit être possible:

* d'analyser statistiquement les différences entre les régimes testés ~


* de dégager l'effet de la pulpe de Néré sur les paramètres étudiés.
- pour chaque essai, les paramètres principaux et communs étudiés ont été la
quantité moyenne d'aliments consommée, la variation du poids corporel, le gain
moyen quotidien (G.M.Q), le taux de conversion des aliments ou l'indice de
consommation (I.C), et le taux de mortalité. Par ailleurs, le nombre, le poids et la
qualité des oeufs ont été évalués durant la ponte (2è phase).
- l'élevage a été fait au sol sur litière ~
- l'aliment renfermait ainsi un anticoccidien (coccistats) et était distribué en
quantité limitée et à une heure fixe ~
- le nettoyage des abreuvoirs était effectué deux fois par jour (matin et soir) ~
- chaque étape de l'expérience était précédée par la fabrication de l'aliment
correspondant.

3.5.3 Fabrication des rations

Notre fonnulation.a tenu compte des besoins alimentaires recommandés pour la


souche ISABROWN par I.S.A ( Institut de Sélection Animale, en France). Un guide
d'élevage des pondeuses ISABROWN (1993) propose un plan d'alimentation. Lors de
notre fabrication, une formule élaborée en fonction des besoins des animaux a été
utilisée pour faire les quatre traitements expérimentaux.

Les ingrédients de nos rations étaient le maïs, la pulpe de Néré, le son de blé,
le tourteau de coton, la farine de poisson, les coquilles d'huîtres, le sel iodé (NaCl), le

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA femme Françoise 63
Phosphate bicalcique (Aliphos nom commercial), le Prémix 1 et 2, la Lysine, la
Méthionine et la Choline.

L'aliment a été fabriqué à l'ALI-MAT. Les appareils utilisés sont:


- un broyeur ;
- un mélangeur.

Des additifs prêts à être mélangés aux aliments simples pour en faire des
aliments composés ont été ajoutés directement au niveau du mélangeur. Ils ont été
dilués préalablement avec une quantité suffisante de céréales pour aboutir à un pré-
mélange représentant au moins 1% de la quantité totale. Le mélange a duré 20 minutes.

3.5.4 Mise en place de l'essai nO 1: Influence de la pulpe de Néré sur


l'état de santé et la croissance des poulettes.

[Link] Matériels et méthodes

[Link].1 Matériels

* Le poulailler à fenneture ouvert :


C'est un bâtiment de 100m2 d'une capacité de 500 poules qui a été aménagé en
12 boxes de 3m2 chacun. Les cloisonnements de 3m de haut étaient fait en grillages.
Chaque boxe devait contenir 15 poules à raison de 5 poulettes par m-.

La ventilation du bâtiment est naturelle et assurée par les parois latérales en


grillages reposant sur un muret de 50cm de hauteur. La toiture est en tôle, largement
débordante. Elle est haute de 3m par rapport au niveau du sol et à l'aplomb du bord de
la toiture, et de 4m au niveau de l'axe du bâtiment. Le sol est bétonné, ce qui facilite
un bon nettoyage et une bonne désinfection. L'orientation est Est-Ouest.

* Le matériel d'élevage
Un abreuvoir automatique a été placé dans chaque boxe, ce qui faisait au total
12 abreuvoirs installés. Leur nettoyage était assuré tous les matins et les soirs.

Une mangeoire linéaire de 1 m était aussi placée dans chaque boxe.

Une balance d'une capacité de 10 kg pour la pesée de l'aliment, des poules et


des oeufs était à notre disposition.

* Les animaux
Cent quatre-vingts poulettes âgées initialement de Il semaines ont été soumises
à cette expérience.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 64
Elles étaient du type Warren ISA. Ce type est issu d'un croisement industriel
entre un coq type rouge et une poule type de couleur blanche. Les produits obtenus
sont autosexuables à la naissance: la poulette est rouge, le coq est blanc.

* Le matériel sanitaire
Les vaccins et les autres produits vétérinaires ont été administrés chaque fois
que cela était nécessaire. Le programme sanitaire qui a été suivi et appliqué dès le
premier jour de l'arrivée des poussins est proposé à l'annexe nOl0. D'autres
interventions effectuées conformément aux fiches de suivi des performances ressortent
dans le tableau n027.

Tableau n027 : Traitements administrés au cours de l'expérience


sur les poulettes

Age en Semaines Médicaments et Mode d'emploi Remarques


Semaines Vaccinations
I3 du 15 au 21 Oct. 1) Vétacox : 100g (lg/51) dans l'eau de boisson Anticoccidien

2) [Link] 1000 doses scarification à l'aile Anti-variole

14 du 21 au 28 Oct. Amin'stress 100g (lg/l) eau de boisson Anti-stress


15 du 28 au 4 Nov. Coliterravet: 19/1 eau de boisson Anti-infectieux
Anti-stress
16 du 4 Au Il Nov. Thelmizole 20% (lg/l) eau de boisson Antiparasitaire
Vermifuge
17 du Il au 18 Nov. l)ITA-New 1000 doses Rappel contre la
0,5 ml/ poulette ou Intramusculaire maladie de New-
pondeuse Castle
2)Avicoc 100 g (lg/I) eau de boisson Anticoccidien
18 du 18 au 25 Nov. Coliterravet eau de boisson Anti-stress
19 du 25 au 2 Déc. Aminstress 100g (lglI) eau de boisson Anti -stress
20 du 2 au 9 Déc. Vétacox 100 g (lg/ 51) eau de boisson Anticoccidien
pendant 5 jours
(prévention pour
la ponte)

[Link].2 Méthodes

[Link].2.1 Les fonnules alimentaires

[Link].2.1.1 La pulpe de Néré

La pulpe de Néré utilisée a été achetée au prix de 50f par kg sur le marché de
Banfora. A la même période, le maïs se vendait à 1OOf par kg.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 65
Sur le marché de Bobo-Dioulasso, elle se vend ordinairement à 60f par
kg. Mais pendant la période d'abondance ( Avril, Mai, Juin), on peut acheter la
pulpe de Néré à 25 ou 30 f le kg.

• Composition chimique de la pulpe de Néré

Des analyses de composition chimique ont été effectuées au Laboratoire du


CIRDES pour la pulpe de Néré et le maïs (tableau n° 28) et au Laboratoire de
Nutrition Animale de Gampéla pour la pulpe de Néré (tableau n° 29).

Tableau n028 : Composition chimique de la pulpe de Néré

Composition en pourcentage
MA MS MO
Pulpe de Néré 3,3339 91,48 96,1077
Maïs écrasé 8,3132 91,62 98,6153
Source: Laboratoire [Link]/ CIRDES
MA (matière azotée) ; MS (matière sèche) et MO (matière organique)

Tableau n029 : Composition chimique de la pulpe de Néré

Composition chimique 0/0

Teneur en eau 6,22


Protéines brutes 3,82
NDF 20,04
Graisses (extrait éthéré) 2,34
Cendres 4,62
Cellulose brute 14,22
Source: Laboratoire de Nutrition Animale de Gampéla

[Link].2.1.2 Composition des rations expérimentales

Ce plan d'alimentation tient compte des besoins nutritifs des poulettes-ponte


(tableau n030) et d'une marge de sécurité.

'o.: ...

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 66
Tableau n030: Besoins nutritifs des poulettes-ponte de race Isa brown

Besoins Poulettes Préponte Unités


70 - 112 jours 112 jours à
2% de ponte
Quantité à prévoir 3.200 - .g
Energie métabolisable 2.700 - 2750 2.750 Kcal!kg
11,3 - 11,5 11,5 Mjlkg
Protéines 16 17 %
Calcium 0,9-1,10 2 - 2,10 %
Phosphore disponible 0,36 0,45 %
Lysine 0,72 0,75 %
Méthionine 0,33 0,36 %
Méthionine + Cystine 0,58 0,65 %
Source: ISA (1993), Guide d'élevage des pondeuses Isa brown .
. Rapport: Energie / Protéines == 160

C'est sur la base de l'aliment poulette ordinairement donné (tableau n031)


qu'on a incorporé la pulpe de Néré. La composition et le coût de la ration-test figurent
dans le tableau n032. NB: Traitement = Régime (T= R)
Tableau n031: Composition de l'aliment poulette ordinaire

Ingrédients Apport en
T.l EM PB Lys Méth Ca P;disp. Gr [Link]
Kcal/kg % % % % % % %
Maïs 60 1980 5,8 0,2 0,1 0,01 0,003 2,3 1,3
Néré - - - - - - - - -
Tourteau de coton 10 194,5 4,1 0,2 0,06 0,02 0,01 0,4 1,1
Farine de poisson 9 297 5,6 0,4 0,2 0,45 0,23 0,9 0,1
Son de blé 18 399,6 2,8 0,1 0,4 0,02 0,06 0,5 1,4
Coquilles d'huîtres 2
° ° ° ° 0,8
° ° °
Sel iodé (Nad) 0,4
° ° ° ° ° ° ° °
Aliphos'
Prérnixl/
0,5
° ° ° ° 0,1 0,1
° °
0,1
° ° 0,03° °- °- °- ° °
Lysine 0,03 1,2 0,03
- - -
° °
Méthionine 0,03 1,5 0,02
-
0,03
- - -
° °
Choline
TOTAL
0,03
100,1
' .. °
2874
°
18,4
0,9 0,4 1,4 0,4
°
4,1
°
2,5
E/P == 160.
TI : Taux d'Incorporation; EM : Energie Métabolisable; PB : Protéines Brutes;
Lys: Lysine; Méth : Méthionine; Ca : Calcium; [Link] : Phosphore disponible.

1 Aliphos: Phosphate bicalcique (245 % de Ca et 17% de P) «Guide d'Aviculture, BAME, Septembre 1997 »
2 Prémixl : CMV adminisré aux poulettes (diffère du Prémix2 des pondeuses,car contenant des pigments
jaunes)
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 67
Le calcul de la composition de cette ration-poulette s'est inspiré des valeurs
alimentaires de principales matières premières (annexe n? Il) utilisées pour l'aviculture
en régions subtropicales (BULDGEN et COLLABORATEURS, 1996).

Tableau n032 : Composition et Coût des traitements expérimentaux pour


poulettes.

Ingrédients Coût unitaire Taux d'incorporation (%)


(en FCFA)
Tl T2 T3 T4
Néré 50 0 5 10 15
Maïs blanc 100 60 55 50 45
Tourteau de coton 45,7 10 10 10 10
Son de blé 52,5 18 18 18 18
Farine de poisson 250 9 9 9 9
Coquilles d'huîtres 85 2 2 2 2
Phosphore bicaIcique 1832,2 0,5 0,5 0,5 0,5
Prémix ou CMY 5000 0,1 0,1 0,1 0,1
Nad 90 0,4 0,4 0,4 0,4
Lysine 4599 0,03 0,03 0,03 0,03
Méthionine 3192 0,03 0,03 0,03 0,03
choline 1101 0,03 0,03 0,03 0,03
Total 100,00 100,00 100,00 100,00
Coût Total de la ration (FCFA) 11540,86 11290,86 11040,86 10790,86
Coût au kg (FCFA) 115,41 112,91 110,41 107,91
Analyse calculée
EM 2874 2846,5 2819 2791,5
PB 18,4 18,11 17,83 17,54
Ca 1,4 1,56 1,56 1,56
P 0,4 0,46 0,46 0,46
Analyse de Laboratoire de Gampéla
PB 15,20 14,53 17,63 15,34
CB 5,61 5,01 4,85 5,76
Source: Résultats des analyses faites à Gampéla et par nous-même.

Tl : Traitement témoin. Il contient 0 % de pulpe de Néré (PN) et 60% de maïs


T2 : contient 5% de PN et 55% de maïs, soit substitution de 1/12 du maïs par le Néré
T3 : contient 10% de PN et 50% de maïs, soit une substitution de 116 du maïs par le
Néré
T4: contient 15% de PN et 45% de maïs, soit une substitution de 114 de maïs par le
Néré

Les prix unitaires des matières premières sont ceux pratiqués par le Centre
avicole de Dogona. " •

Les autres éléments constitutifs étant maintenus en proportions constantes,


seuls le maïs et le Néré ont varié.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 68
[Link].2.2 Description de l'expérience.

Ces poulettes avaient un poids moyen variant de 853,3 à 951,6 g. Elles ont été
choisies au hasard dans un grand lot de 10.000 poussins reçus à l'âge d'un jour le 23
Juillet 1997. Dès leur arrivée, elles ont été élevées dans leurs poussinières avec les
conditions d'hygiène et d'environnement adéquates. Les traitements sanitaires des
locaux ayant été faits au préalable, la prophylaxie tant sanitaire que médicale a été
aussi appliquée minutieusement sur les poussins avant et durant les expériences.
Les poulettes ont été réparties en lots homogènes.
Elles ont été marquées individuellement au moyen des bagues sur l'aile droite.
L'alimentation était contrôlée en fonction des besoins. Chaque ration testée était
distribuée à la même heure (7h 30) et les quantités restantes dans les mangeoires
devaient être mesurées pour nous assurer de la consommation journalière.

L'essai a commencé le 15 Octobre 1997 et a duré 49 jours.


Des paramètres annexes avaient été aussi mesurés: l'état de santé des animaux,
la vitesse de l'emplumement.

[Link].2.2.1 Période d'adaptation

Après le transfert des poulettes de leur bâtiment d'origine vers le logement pour
l'expérience, le poids initial moyen des poulettes par boxe par régime a été relevé.

Les poulettes ont été soumises à une période d'accoutumance de deux


semaines afin qu'elles s'habituent au changement d'aliment (passage de l'aliment
poussin à l'aliment poulette). Parmi les soins dispensés aux poulettes comptait le
débecquage.

[Link].2.2.2 Déroulement de l'essai

Les quatre régimes ont été distribués au hasard aux douze boxes aménagés. Ces
derniers avaient été numérotés de 1 à 12. En outre chaque boxe portait le numéro du
régime à distribuer, ce qui nous a donné le dispositif expérimental suivant:

Boxel Boxe2 BoxeJ Boxe4


1 2 J 4

Boxe8 Boxe7 Boxe6 BoxeS


4 3 2 1

Boxe9 .. BoxelO Boxe11 Boxe12


l 2 J 4

Le traitement 1 était assigné aux boxes 1; 5 et 9


Le traitement 2 était assigné aux boxes 2; 6 et 10
Le traitement 3 était assigné aux boxes 3; 7 et Il
Le traitement 4 était assigné aux lots 4; 8 et 12
Chaque traitement était donc répété trois fois.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZlGIYIMANA [eanne Françoise 69
ème
La prise des mesures paramétriques a débuté à la 13 semaine d'âge (après 2
semaines d' accoutumance).

La distribution d'aliment s'effectuait en fonction du plan d'alimentation de


l'lSABROWN (Quantité/poule par jour en fonction de l'âge (semaines), voir tableau
no,", ,", )
-'-' .

Tableau n033 : Plan d'alimentation de l'ISABROWN en élevage au sol

Aliment Ration gl.i


Poulette 2700 kcal (ll,3MJ)
16% protéines brutes
Semaines Jours
Il 71 -77 69
12 78 - 84 72
13 85 - 91 76
14 92 - 98 79
15 99 - 105 82
16 106 - 112 84

Préponte - 2750 kcal (l1,5MJ)


17% protéines brutes

17 113-119 85
18 120 - 126 88
Source: (INRA, 1989 selon [Link], et al, 1992)

Une marge de sécurité de lOOg était prise. -Les restes d'aliments par boxe
étaient pesés tous les jours (le matin avant remplissage des mangeoires).

Vers la fm de l'expérience, au 4i me jour d'essai correspondant au 138ème jour


d'âge (4 mois et demi), les poulettes des boxes 1 et 7 ont eu leur premier oeuf, ce qui
indique leur précocité ainsi que celle des régimes .

[Link].2.3 Paramètres mesurés

Les paramètres ci-après ont été mesurés:

- La consommation alimentaire moyenne par boxe et par traitement ;


- La variation du poids corporel par boxe et par traitement;
- Le gain moyen quotidien (GMQ) par boxe et par traitement;
- L'indice de consommation par boxe et par traitement ;
- Le taux de mortalité par boxe et par traitement.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 70
[Link].2.4 L'analyse statistique

Les différents facteurs étudiés ont été,

- facteur 1 : Traitement (régime), comportant quatre niveaux


- facteur 2 : Période (7 semaines d'observation)
- facteur contrôlé: Répétition (3 répétitions).

Le dispositif utilisé est le split-splot. Les données recueillies ont été soumises à
une analyse de variance. Les résultats ont été analysés à l'aide du Logiciel STAT-ITeT
(1987-1988). Les différences entre les moyennes des traitements ont été déterminées
par le test de NEWMAN-KEULS. Les différences jugées significatives sont déterminées à
P< 0,05.

3.5.5 Mise en place de l'essai n02 : Phase ponte

Cette phase d'expérience a été conduite sur les mêmes animaux. Ils avaient
atteint l'âge de 23 semaines. La période précédente dite de transition (de 20 semaines à
23 semaines) correspondait à la préponte qui nous a permis de soumettre les pondeuses
à un changement progressif d'aliment. Dès la 20ème semaine où les poulettes ont eu
les premiers oeufs, l'aliment ponte a été incorporé à moitié jusqu'à un taux de ponte de
25 % où il a été administré entièrement comme cela nous est recommandé par BLUM
(1984).

Les mangeoires étaient remplies tous les matins en fonction des besoins des
poules ~ les quantités recommandées ont été respectées conformément au guide
d'alimentation de L'ISABROWN pour une production au sol (annexe n012).

L'essai consistait toujours à substituer la pulpe de Néré au maïs contenu dans


l'aliment-ponte ordinairement formulé, à des niveaux de 5, 10 et 15 pour-cent.
La composition de ces régime-testés figure à la page 75 dans le tableau n? 39.

L'équipement du poulailler est resté inchangé à part l'installation des nids


collectifs.
Le ramassage des oeufs se faisait à deux reprises: matin et soir.
Le poids des oeufs était relevé tous les jours, les pesées des pondeuses étaient
faites tous les 14 jours.

L'essai a duré 56 jours ( depuis le 30 Déc.97 au 24 Fév.98)


, . ....
~

Les traitements ci-après (tableau n034) se sont ajoutés à ceux déjà définis dans
la prophylaxie des pondeuses.

Mémoire de lb, d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 71
Tableau n034: Traitements appliqués pendant la phase ponte

Semaine Médicament Mode d'emploi Remarques


du 30 Déc.97 au 5 Jan 98 Amin-stress 100g 19l1 dans l'eau de boisson Anti-stress
du 6 Jan au 12 Jan Vitaflash lOOg 19l1 dans l'eau de boisson Multivitamine et Anti-stress
du 20 au 26 Jan - Vétacox 100g 19l51 dans l'eau de boisson Anticoccidien pendant 3 j
-Oxvtétracycline1OOJ~ 1.g/2I dans l'eau de boisson Antiinfectieux

[Link] Les paramètres étudiés

- la consommation moyenne d'aliments par lot et par semaine ;


- la variation du poids corporel par lot pour 2 semaines;
- le gain moyen corporel par lot après 8 semaines;
- le nombre d'oeufs pondus par lot et par semaine;
- le poids moyen d'oeufs par lot et par semaine;
- le taux de ponte;
-1'IC (kg d'aliment ponte par kg d'oeufs) ;
- le taux de mortalité chaque semaine;
-la qualité de l'oeuf par traitement;
- la coloration du jaune d'oeuf par traitement.

Concernant l'analyse des oeufs, ces derniers ont été collectés à la dernière
semaine de l'expérience et conservés au frais. Les méthodes utilisées pour les
apprécier sont défmies par MILORD (1987). Il s'agit de prendre en considération les
aspects ci-après:

- le calibrage ;
- la densimétrie ;
- la coloration du jaune.

Le calibrage consiste à classer les oeufs propres de forme normale et de couleur


uniforme selon une échelle de poids (les poids ont été déterminés à l'aide d'une balance
à haute précision; jusqu'à 1110.000 près ). La méthode de classement la plus utilisée
est celle définie par la CEE où on utilise 7 critères de qualité (tableau n035). Le
nombre de critères choisis est fonction des pays. C'est un classement par catégorie
commerciale. On a 6 catégories allant de 45 à 70g et une seule catégorie qui est
supérieure à 70g.

Tableau n035 : Normes pondérales en catégories de poids des oeufs (CEE)

Classe Super' très gros gros standard moyen petit déclassé


Calibre 1 2 3 4 5 6 7
Poids (g) >70 70-65* 65-60* 60-55* 55-50* 50-45 <45
Source: MILORD (1987).
* exclus
La densimétrie: La méthode adoptée est celle de l'immersion des oeufs (dont les poids
avaient été déterminés au préalable) dans de l'eau distillée, du suivi de leur
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 72
comportement et du relevé des volumes d'eau correspondants. La densité était trouvée
par le rapport
Poids IVolume. C'est une méthode plus facile, plus pratique et plus rapide. Elle permet
d'apprécier des oeufs de tous âges. Les oeufs extra-frais plongent.

La coloration du jaune: C'est un examen qui s'opère après cassage et dont l'intérêt est
de compléter les examens effectués sur l'oeuf entier. L'examen qui le précède consiste
en un examen organoleptique. Celui-ci est une appréciation de l'odeur: l'oeuf frais a
une odeur imperceptible. L'examen qui suit est celui de l'aspect du jaune. Il a été
apprécié par un nuancier permettant de mesurer la couleur par simple comparaison.
La photographie aussi nous a permis de comparer les couleurs des oeufs des différents
traitements.
Le diamètre et la hauteur du jaune d'oeufs ont été mesurés.

[Link] Les formules alimentaires.

La formulation a tenu compte des besoins nutritifs de la Warren-Isa définis dans les
tableaux n036 et 37 et de la composition de la ration ponte habituellement administrée
(tableau n038)

Tableau n036: Besoins nutritifs des pondeuses Isa brown

Nutriments Unités Aliment 1ère partie de Aliment fin ponte après


ponte de 19 à 50 50 semaine
semaines
Energie conseillée Kcal EMlkg 2780-2820 2730-2760
Mi EMJk!? 11,6-11,8 11,4-11,5
Protéines brutes glj 19,5 18,5
Lysine brute mglj 880 840
Méthionine brute mglj 430 410
Méthionine + Cystine brute mglj 760 720
Calcium glj 3,8-4,2 4,2-4,6
Phosphore disponible g/j 0,42 0,38
Source: Isa (1993), Guide d'élevage des pondeuses Isabrown.

Tableau n037: Apports recommandés en protéines, acides aminés et minéraux


pour la pondeuse (% du régime)

Concentration énergétique 2600 2800


(KeaJ d'EM/lqO
PB 14,00 15,00
Lysine, ".: .. 0,63 0.68
Méthionine 0,28 0.30
Calcium 3,4 3,6
Phosphore disp, 0.28 0,30
Source: GAOOUD et a1. (1992) citant INRA (1989).

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 73
Tableau n038: Composition de la ration ponte habituellement administrée

Ingr. T.I EM PB Lvs Méth Ca [Link]

Maïs 57 1881 5,53 0,2 0,1 0,01 0,03


Néré - - - - - -
Son de blé
Tourteau de coton
°
1O
12
222 l,56 0,1
° °° 0,03
233,4 4,9 0,2 0,1 0,01
Farine de poisson 12 396 7,5 0,6 0,2 0,61 0,3
Coquilles d'huîtres 8 3,04
°°
Phosphate bicalcique
Prémix2
Sel (Nad)
0,5
0,1
0,3 °°
°°
°°
°°
°° °°° 0,12

°°-
°
0,1

°°
Lysine 0,03 1,2 0,03 0,03 °- -
Méthionine 0,03 1,5 0,02 - 0,03 - -
Choline 0,03 - - - - - -

Total Apport 100 2735,1 19,5 1,1 0,4 3,78 0,47

Source: La composition a été calculée par nous, grâce à la même table des valeurs des ingrédients
utilisés en régions subtropicales (annexe nOII)

[Link] Composition et coût des traitements expérimentaux

C'est sur base de la ration ponte ordinairement donnée qu'on a incorporé la


pulpe de Néré. La composition et le coût des différentes rations figurent dans le
tableau n039.

\ -0.'_

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 74
Tableau n039 : Composition et coût des traitements expérimentaux pour
pondeuses

Ingrédients Coût unitaire Tl T2 T3 T4


(FCFA)
Néré 50 0 5 10 15
Maïs blanc 100 57 52 47 42
Tourteau de coton 45,7 12 12 12 12
Son de blé 52,5 10 10 10 10
Farine de poisson 250 12 12 12 12
Coquilles d'huîtres 85 8 8 8 8
Phosphate bicalcique 1832,2 0,5 0,5 0,5 0,5
Prémix2 8.000 0,1 0,1 0,1 0,1
Sel (Nad) 90 0,3 0,3 0,3 0,3
Lysine 4.599 0,03 0,03 0,03 0,03
Méthionine 3.192 0,03 0,03 0,03 0,03
Choline 1.101 0,03 0,03 0,03 0,03

Coût total de la ration 12463,26 12213,26 11963,26 11713,26


FeFA
Prix au Kg 124,63 122,13 119,63 117,13
Analyse calculée
EM 2735,1 2707,6 2680,1 2652,6
PB 19,50 19,21 18,91 18,62
Ca 3,78 3,79 3,80 3,81
P 0,47 0,48 0,47 0,48
Analyse de Laboratoire
PB 13,75 13,46 14,53 15,78
CB 5,82 4,91 5,21 5,50
Source: Résultats des analyses faites à Gampéla et par nous-même

Seuls, les taux d'incorporation du maïs et du Néré ont varié, les autres étant
maintenus constants. Ce qui permettra de percevoir l'effet combiné maïs-néré sur les
performances des pondeuses à ces trois niveaux.

[Link] L'analyse statistique

Les différents facteurs étudiés ont été,

- facteur 1 : Traitement (régime), comportant quatre niveaux


- facteur 2 : Période (8 semaines d'observation)
- facteur contrôlé: Répétition (3 répétitions).

Le dispositif util'is{êst le split-splot. Les données recueillies ont été soumises à


une analyse de variance. Les résultats ont été analysés à l'aide du Logiciel STAT-ITCT
(1987-1988). Les différences entre les moyennes des traitements ont été déterminées
par le test de NEWMAN-KEULS. Les différences jugées significatives sont déterminées à
P< 0,05.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 75
3.6 RESULTATS ET DISCUSSION

3.6.1 Période 1 : Phase poulette

L'effet de la pulpe de Néré sur les performances des poulettes est présenté dans
le tableau n°40.
NB : Traitement = Régime (T=R)

Tableau nO 40 : Effets de la pulpe de Néré sur les performances des poulettes


de 13 semaines d'âge à 20 semaines d'âge

Paramètres Traitement 1 Traitement 2 Traitement 3 Traitement 4 Moyenne


(OPN) (SPN) (lOPN) (15PN) générale
Consommation
b
moyenne d'aliments 7,21" ,
682 7,09" 7,09" 7,05
1par lot (en kg)
Consommation
b
moyenne en % du 5,79 5 , Tb
.> 5,93" 6,11- 5,89
•poids vif
Poids moyen d'une
poulette (en g) 1185,92" 1133,31 b 1138,73 b 110S,41 b 1140,84
Evolution des poids
b
en % du poids initial 31,81" 28,01c 31,04" 29,65 30,14
Gain moyen quotidien
(en g) 10,34- 9,32- 10,31- 9,66- 9,91
Indice de
consommation 7,35- 7,32- 6,75- 7,56- 7,24
Mortalité 0- 0- 0- 0- 0
Les valeurs portant la même lettre sur la même ligne ne sont pas significativement
différentes au seuil de 5% (p > 0,05).

[Link] Consommation moyenne d'aliments

La consommation moyenne d'aliment a varié de 6,82 ± 0,16 à 7,21 ± 0,12 kg


respectivement pour le Traitement 5PN et le Traitement OPN.

Le traitement 5PN a montré une consommation significativement moins élevée


pendant les 49 jours d'observations.

Aucune différence significative n'a été observée entre les régimes 10PN et
15PN.
Cependant, si 01) regarde les valeurs numériques, les poulettes des régimes OPN
ont légèrement plus consommé que celles des régimes 10PN et 15PN qui ont des
valeurs identiques.

Aucune autre différence significative n'est révélée.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 76
[Link] La consonun ation moyenne en % du poids vif

Cet indice nous permet de constater que le traitement 15PN a été plus
consommé (6, 11 ± J, 14) que les autres.

Les consonunations moyennes des tra itements IOPN et 15 PN ne sont pas


significativement différentes et sont plus élevées que celles des traitements OPN et
5PN.

[Link] Poids moyen d'une poulette

Les poulettes du traitement OPN ont montré les poids moye ns les plus élevés :
11 85,92 ± 13,67g (p < 0,05) . Les poid s moyens des animaux des autres traitements
n'étaient pas différents ( 1133,3 1 ± Il ,52 ; 11 38,73 ± 14,13 et 1105,4 1 ± 12,33 g
respectivement pour le 5PN, JOPN, et 15PN).

L'évolution des poids moyens est illustrée dans la figu re na 10.

Fieure 0°)0: Evolution du poids moyen d'une poulette


du 21 Octobre a u 9 Décembre 1997

1600
\ 400 f
~

,••
~
e
1200

1000
800
r
j
i
600
e,
400
200 1
o,
l ère •"• Jè 4è ~é
Se ma ines de pe s èe

L'analyse statistique n'a pas révélé de différence significative entre les 4


traitements si on étudie les interactions traite ment-temps, semaine après semaine,
durant toute la phase expérimentale.

3.6. 1.4 Evolution des poids en % du poids initial

Les gains totaux de poids en pour-cent des poids initiaux étaient les plus élevés
avec les traitements OPN et IOPN (p < 0,05) . Les poids ont varié de 3 1,87 ± 0,94 à
28,0 1 ± 0,85 % .
Ce paramètre était le moins élevé pour le traitement 5PN.

Mém oire de fi n d'études présenté par M me BARANSAKA n ée NIZlGIYl MANA l emm e f rançoi se 77
[Link] Le gain moyen quotidien - L'indice de consommation

L'analyse statistique n'a pas révélé de différence significative pour le gain


moyen quotidien et l'indice de consommation.
Le gain moyen quotidien est plus élevé numériquement pour les traitements
OPN (10,34 ± 1,84 g) et lOPN (10,31 ± 1,59 g).
La conversion alimentaire est la même partout bien qu'elle semble plus bonne
pour le traitement lOPN (6,75 ± 1,26) que les autres traitements.

[Link] La mortalité

Elle a été nulle pour toute la durée de l'expérience. Ce qui laisse croire que
l'incorporation du Néré à faible taux et jusqu'à cette période n'a pas d'effet néfaste
notable sur la santé des animaux.

3.6.2 Discussion: Phase poulette

Pour cette première phase d'expérience, on constate que des différences


significatives sont révélées entre les régimes expérimentaux.

Dans l'ensemble, le T2 a été le moins consommé mais a traduit une conversion


alimentaire bonne.

Une relation existerait entre le gain de poids, la quantité d'aliments consommée


et la qualité des aliments.

En observant les moyennes fournies par l'analyse statistique, on remarque que la


consommation tendait à baisser avec l'incorporation du Néré. Au-delà de 5%
d'incorporation de la pulpe, la consommation d'aliment augmente.

La pulpe de Néré a une densité et une concentration d'énergie métabolisable


bien plus faible que celle du maïs. Le taux de protéines brutes du Néré est aussi faible.
De ce fait les poulettes doivent consommer plus pour atteindre des besoins journaliers
d'EM et de protéines digestibles quand le taux de Néré augmente dans la ration. Les
GMQ et les lC étant non modifiés, on déduit que les déficits d'EM et protéines de la
pulpe de Néré ont été compensés par des apports du Néré en d'autres nutriments. On
sait que la pulpe de Néré contient plus de Manganèse et de Zinc que le maïs. Le Néré
contiendrait aussi plus de sucres simples que le maïs.
",~ ....

Conclusion

Le remplacement partiel de 5 à 15% du maïs par la pulpe de Néré n'a pas eu


d'effet néfaste sur les performances de croissance des poulettes ponte.

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 78
3.6.3 Période 2 : Pbase ponte

L'effet de la pulpe de Néré sur les performances des pondeuses de 23 semaines


d'âge à 3 1 semaines d'âge est représenté dans le tableau n° 41.
NB : Traitement = Régime (T=R)

Tableau nO 41 : Effets de la pulpe de Néré sur les performances des pondeuses


(de 23 semaines à 31 semaines d'âge)

Paramètres Traitement 1 Traitement 2 Traitement 3 Traitement 4 Moyenne


(OPN) (5PN) (lOPN) (15PN) générale
Nombre moyen d'oeufs 66,38" 68,04" 63,33" 62,92" 65,17
1pondus par boxe
Poids total moyen d'oeufs 3,52 b 3,81" , b
350 352
,
b 3,59
(kg)
b
Consommation moyenne 946
, 957
,
b , b
989 10,29" 9,80
d'aliments (kg)
Poids moyen de l'oeuf Cg) 53,29" 55,96" 55,25" 55,71" 55,05
bc
Indice moyen de 266
, 2,50 c 282"b
, 2,92" 2,73
consommation
Poids moyen d'une 1616,39" 1605,10" 1620,85· 1642,83· 1621,37
1pondeuse (g)
Taux de ponte 63,28· 64,92· 60,24· 60,00" 62, Il
Gain moyen (à 56 jours)
en g 36,75 b 59,26· 50,40· 58,Or 51,12
Diamètre du jaune (cm) 3,51· 3,58· 3,66· 3,62· 3,60
Densité spécifique 1,03· 1,03" 1,03· 1,06" 1,04
Hauteur du jaune (cm) 1,28· 1,28" 1,28· 1,28· 1,28
0" O· 0" 0"
Taux de mortalité
Les valeurs qui portent la même lettre sur la même ligne ne sont pas significativement différentes au °
seuil de 5% (p > 0,05).

[Link] Le nombre moyen d'œufs pondus

L'analyse statistique n'a pas révélé de différence significative entre les


moyennes d'œufs pondus par boxe. Cependant, par rapport au traitement OPN, on note
que le Néré a causé une légère hausse du nombre moyen d'oeufs avec le traitement
5PN (68 ± 2,85). La moyenne par boxe tendait à fléchir quand le taux de Néré
augmente au-delà de 5%. En observant des interactions Régime-semaine par semaine,
ce nombre d'œufs augmente pour les T2, T3, T4 jusqu'à la 5è semaine. Le T2 croît
toujours jusqu'à la 6è semajne, tandis que pour le Tl on observe des baisses (cf. figure
n° Il).

Figure n011 : Evolution du nombre moyen d'oeufs pondus


Mémoire de fi" d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIllGIYIMANA lemme Françoise 79
Figure n011 : Evolution du nombre moyen d'oeufs pondus
du 30 Décembre 1997 au 24 Février 1998

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Q)

Se ma ine s
l
Le nombre d'oeufs tend à fléchir dès la 4ème semaine pour le traitement OPN, à
partir de la 5ème semaine pour le traiteme nt 15PN et à partir de la 6ème semaine pour
les traitement s [Link] et 10PN.

[Link] Poids moyen total des œufs (en kg)

Le poids moye n total des oeufs varie de 3,8 1 ± 0, 19 à 3,50 ± 0,2 1kg.

Le poids total moyen des oeufs pondus par boxe est plu s élevé (P< 0,05) avec le
traitement 5PN (3,8 1 ± 0, 19) . Les autres trait ements étant équivalents.

Si l'analyse étudie l'effet par semaine, le poids des œufs croît pour l'ensemble
des 4 régimes j usqu'à la 5è semaine (figure n? 12).

Figure n012 : Evolution du poids moyen total des oeufs du 30 Déc. 97 au 24 Févr. 98

4.5
4
Ji 3,5
j 3 ~~ I-Q-R I~
~ 2,5 l.
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- X - R2
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Semaine s de pe sée

Mé moire de fin d'études pr ésent épar Mme BARA NSAKA liée NIZ IGIYIMANA l emme Françoise 80
Le poids total d'oeufs pondus par boxe commence à fléchir à partir de la 5ème
semaine pour les traitements OPN et 15PN. Pour les traitements 5PN et JOPN le poids
total d'oeufs augmente de façon persistante jusqu'à la 8ème semaine correspondant à
la fin de notre étude.

[Link] Consommation moyenne d'aliments (en kg)

La consommation moyenne d'aliments a augmenté (p < 0,05) avec l'élévation


°
du taux de Néré de à 15 0/0. La consommation des animaux du traitement 15PN était
remarquablement plus élevée (10,29 ± 0,27) que celle des animaux des autres
traitements (OPN : 9,46 ± 0,35; 5PN: 9,57 ± 0,15 ; lOPN : 9,89 ± 0,17). Les
consommations des traitements ayant moins de 15% de PN n'étaient pas différentes.

On signale en outre que l'analyse par semaine n'a pas non plus observé de
différence significative entre les moyennes consommées dans les 4 régimes testés.

[Link] Poids moyen de l'œuf (PMO)

La pulpe de Néré a causé une augmentation non significative (p > 0,05) du


poids des oeufs. Le taux d'augmentation du poids des oeufs dû au Néré est d'environ
5%.
Il est aussi important de remarquer que tous les oeufs des 4 traitements sont du
calibre4, donc de la catégorie standard (voir méthode de classement définie par la
CEE).

[Link] Indice moyen de consommation (lMC)

L'IMC augmente considérablement quand le taux de pulpe de Néré augmente


au-delà de 5%. Cependant rlMC avec le traitement 15PN était seulement légèrement
plus élevé (p > 0,05) qu'avec le traitement lOPN. Les IMC des traitements OPN et
lOPN étaient équivalents et plus élevés que ceux du traitement 5PN. L'analyse des
interactions Régime-semaine schématisée en courbe (Figure n° 13.), nous présente
l'IMe semaine après semaine durant toute la phase expérimentale.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 81
Figure n013: Evolution de l'indice moyen de consommation du 30 Déc. 97 au 24
Févr. 98

3,5

u
~
.... 1,5

1 1
- x - Ril
05 ] I - R2 1
R3
- 1
o ri- - -j - -- -- - t - - -- - - - ; - - ---I--
1 - - - i - - -- -+-- ----!
...:9 ~
1

l ère 2èm e 3':l11 c 4èm.: Sème 6ème 7è me Bèrne

Se maines

J
Les IMC sont en général les plus faibles avec le traitement 5PN et plus élevés
avec le traitement OP . Les IMC de tous les traitements baissent à partir de la 4ème
semaine.

[Link] Poids moyen des pondeuses

Parmi les traitements contenant de la pulpe de Néré, une augmentation graduelle


mais non significative était notée avec l'augmentation du taux de la pulpe de Néré. Le
poids des pondeuses du traitement OPN était similaire à celui des pondeuses des autres
traitements.

L' évolution des poids moyens est illustrée dans la figure nO] 4.

F igure n014 : Evolution du Poids moyen d'une pondeuse du 30 Déc. 97 au 24 Févr. 98

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1600 -=:

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3D· déc 13-j an 27-jnn ID-Cev 24-Cé\'

Dat e s de pes èe

Mémoire de fin d' études présen té par Mme BARAN5AKA liée N IZ IGI YTMANA [eann e Françoise 82
l'analyse statistique n' a pas révél é de différences signific atives entre les quatre
traitements si on étudie les interactions traitement-temps, semaine après semaine,
durant toute la phase ex périme nta le.

3.6.3 .7 Gain moyen (en g) de poids

Pend an t la péri ode de pont e, les pondeuses ont subi une légère augme ntation de
poid s. Dans l'ensemble tous les traitements avec la pulpe de Né ré avaient un gain de
poid s similaire et qui était plus élevé de 52% (p < 0,05 ) par rapport au gain de poids
des pondeu ses du traitements sans Néré,

[Link] Tau x de ponte

L'analyse statistique n'a pas montré de différence significative entre les 4


régimes testés.

Le taux moyen de ponte enregis tré pour tous les traitements est d'en viron 62°./0.

Néanm oins, les valeurs numériques de la tabl e montrent que le traitement 5PN
se comporte bien (64 ,92 ± 2,72) par rapport aux autres traitement s. Les traitements
avec pl us de 5% de Néré avaient des taux de ponte plus fa ibles en valeur numérique.

Bien que l'anal yse sur l'en sembl e de la péri ode d'ex périence (56 j ours) n'ait pas
révélé de différence significative, l'étude en interaction s Régi me-se mai ne, a démontré
que ce tte différence existe . L'évo lution du tau x de ponte est représentée dan s la figure
n015.

Figu re n015 : Evolution du laux de ponte d u 30 Déc. 97 au 24 Févr. 98

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" T.
70 ~
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10

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tère U me j ème aème Sème 6àne zeme 8àn e
S.. m aln es

Les taux de ponte des traitements 5PN et IOPN augme ntent de façon persistante
jusqu ' à la fm de notre étude (56 j ours). Une tendance à la baisse s'o bserve dès la 4ème
semaine pour les pond euses en traitement OPN et dès la Sème semaine pour les
pondeuses en trait emen t 15 PN.

Mémoire de fin d 'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZlC/YlMA NA [eanne Françoise 83
[Link] Densité spécifique - Hauteur du jaune - Diamètre du jaune

L'incorporation de la pulpe de Néré aux taux de 5 à 15% n'a aucun effet


significatif sur le diamètre, la hauteur et la densité spécifique des oeufs. Cependant les
traitements avec plus de 5% de pulpe de Néré produisaient des oeufs dont les
diamètres étaient numériquement plus élevés.

[Link] La mortalité

Aucun lot n'a enregistré une mortalité.

[Link] Résultats visuels

1°) La santé des animaux

L'état de santé et en particulier l'état d'emplumement ont été améliorés par la


pulpe de Néré. Il a été remarqué chez les poules témoins que la qualité de
l'emplumement se dégrade au fur et à mesure que l'âge de ponte augmente. Le plumage
qui était brillant avant la ponte et quelques jours après, est devenu hérissé pendant
tout le reste de la période-ponte.

Quant aux pondeuses ayant bénéficié de la pulpe de Néré, l'apparence du


plumage est plus brillante.

2°) La coloration du jaune

Al'état frais, la différence au niveau des intensités de coloration du jaune des


oeufs des 4 traitements, ne s'est pas nettement manifestée.

3.6.4 Discussion: Phase ponte

Pour la phase ponte, on a vu que le traitement 5PN se comporte bien durant les
6 premières semaines de la période expérimentale et ceci pour tous les critères étudiés.
Le nombre d'œufs, le poids moyen de l'œuf, le taux de ponte et l'indice de
consommation ont été supérieurs par rapport à ceux des traitements OPN, 10PN et
15PN. Ceci laisserait croire que, même si l'effet de la pulpe de Néré ne se fait pas bien
sentir sur les poids des poulettes, cet effet peut être positif pour la ponte chez les
pondeuses. Cette ration maïs-néré (5p.100 PN) est à conseiller pendant la ponte. En
outre, pour le traitement 5PN, le poids des oeufs est directement proportionnel au gain
, .-
des pondeuses ( voir évolution des gains en g par rapport au poids initial).

La pulpe de Néré contiendrait des éléments indispensables aux pondeuses


(minéraux: Cu, Zn, Mn et protéines) et qui semblent bien complémenter à ceux
contenus dans le maïs ; ce qui augmenterait leurs performances de poids et/ou de
ponte.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 84
L'influence sur le jaune d'œuf se fait sentir à travers le poids de l'œuf. En effet, le
poids de l'œuf est fonction des protéines qui y sont contenues c'est-à-dire que ce poids
est en partie fonction du poids du jaune. Plus l'œuf est lourd, plus le jaune est
volumineux (SAUVEUR, 1988). On peut donc dire que la pulpe de Néré a contribué,
non seulement à accroître la masse d'œufs pondue mais aussi à augmenter le volume du
jaune (en effet le diamètre du jaune a augmenté).

Ceci trouve son appui à ce que rapporte SAUVEUR ([Link].) qui a révélé que
l'incorporation de sucre permet d'accroître significativement le poids du jaune. En
effet, la pulpe de Néré contient plus de sucre (Fructose, Saccharose, Glucose). On a
constaté que le diamètre du jaune augmentait au fur et à mesure que le taux
d'incorporation de la pulpe de Néré augmentait.

Conclusion: L'incorporation de la pulpe de Néré a contribué à accroître les


performances des pondeuses. Cet effet s'est fait surtout sentir sur :

- le poids élevé des oeufs;


- Le gain de poids des poules;
- la qualité des animaux.

3.6.5 Discussion générale

Il importe maintenant de choisir la ration qui puisse être meilleure et de discuter


le problème de coût-efficacité. Il s'agit de voir si l'efficience est bonne. Ici, le
traitement 5PN semble la meilleure quelle que soit la durée d'étude. La quantité
maximale "d'output" correspondra à la moyenne des valeurs trouvées à la sixième
semaine et la quantité "d'in put" pour atteindre ces performances sera évaluée en
cherchant les consommations moyennes à la même période. Pour le cas de notre essai
cette quantité est d'environ 9,33 kg pour 15 pondeuses. Ce qui rejoint ce que SAUVEUR
(1988) explique en disant que lorsqu'on analyse la courbe de production, la partie
ascendante s'écoule fréquemment entre l'entrée en ponte (période qui varie selon les
auteurs) et la sixième semaine; c'est à dire période à laquelle on atteint le pic de
ponte. Le taux moyen de ponte obtenu pendant notre essai est jugé bon vu que les
pondeuses sont issues des poulettes d'octobre. Or, selon SAUVEUR (1988), les poulettes
d'octobre-novembre-décembre traversent une saison à photopériode faible (le soleil se
couche à 5h30) ce qui ralentit la maturité sexuelle.

Le coût de l'aliment sera déterminé aussi en fonction du coût unitaire de la ration,


122 FCFA (voir tableau n039) par kg pour le traitement 5PN.

Une consommation moindre qui induit une rentabilité bonne, implique une
efficience très bonne. La ration maïs-néré a eu une influence légèrement bonne sur la
croissance des poulettes et une influence très bonne sur la ponte. Ceci est en accord
avec ce que BLUM (1984) a trouvé en démontrant que les conditions nutritionnelles
subies au cours de la croissance ont peu d'influence sur les performances de ponte.
C'est un cas pour le dire car on a constaté que les poulettes qui étaient les plus maigres

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 85
avant la ponte ont produit autant que les autres durant la ponteecf. boxes du traitement
15PN).

L'effet de la pulpe de Néré s'est aussi fait sentir sur la qualité des animaux.

En effet, la pulpe de Néré contient du cuivre nécessaire à la synthèse du


dismutase de superoxyde, et du zinc qui intervient dans la synthèse du gluthation
peroxydase. Ces deux enzymes sont indispensables pour combattre les radicaux libres
intracellulaires.

En gros, la qualité de l'emplumement dépend de l'apport en minéraux.

Chez le Néré, la pulpe semble avoir un comportement différent de celui du grain


dans l'alimentation des pondeuses. Les graines font chuter le taux de ponte (
y AMEOGO, 1988) alors que la pulpe n'a aucun effet. Les effets néfastes des graines sur
la ponte seraient dus à des facteurs antinutritionnels. Les effets bénéfiques de la pulpe
sur la croissance des pondeuses seraient dus probablement à une interaction entre l'âge
et l'utilisation de certains nutriments. On sait que certains composants des aliments tels
que les fibres sont digérés mieux chez les animaux adultes que chez les tout jeunes.

L'expérience portant sur la pulpe de Néré a eu des effets beaucoup plus positifs
pour la ponte. En effet, il a été montré que les minéraux comme le Zn, le Fe, le Mn et
le Cu sont nécessaires dans la ration des pondeuses et qu'ils stimulent l'appétit.

Selon ZOMA (1990), ses résultats présentent une certaine analogie avec ceux de
notre étude. En ce qui concerne le gain de poids en fonction de l'âge, ceci a été
beaucoup plus constaté chez nos pondeuses qui ont reçu le traitement 4 (15p.100 pulpe
de Néré) où les poulettes qui avaient manifesté un poids le plus bas ont par contre
récupéré pendant leur phase de ponte. On pourrait faire rapidement allusion à
l'utilisation facile de la cellulose contenue dans la pulpe de Néré par les poules âgées.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 86
CONCLUSION GENERALE

Dans cette étude que nous considérons préliminaire, nous avons substitué . la
pulpe de Néré au maïs en tenant compte uniquement de l'aspect quantité (les
proportions en unités de poids) pour faire une étude pratique.

Les possibilités d'amélioration en matière d'équilibre énergétique sont très


importantes vu que les deux matières diffèrent tant au point de vue de la quantité que
de la qualité

L'analyse a montré que la pulpe de Néré peut être incorporée jusqu'à des taux de
5 à [Link], dans la ration des poulettes et des pondeuses sans que les performances
des volailles baissent.

Face à une production insuffisante et un coût d'achat élevé du maïs, une


association maïs-pulpe de Néré aiderait les entrepreneurs avicoles non seulement à
réduire le coût de revient de l'aliment, mais aussi à réduire le coût de production de
l'œuf et obtenir des poules à la reforme qui soient vendables.

Pour ce qui concerne le Néré, des recherches doivent se poursuivre pour maîtriser
sa récolte, sa conservation et sa meilleure utilisation lors de la fabrication de l'aliment.
Après le séchage de la poudre, la forme granulaire dont les avantages ont été décrits
par IEMVT (1991) dans Aviculture en Zone Tropicale serait la plus efficace en raison
du caractère collant de la pulpe. Si sa préparation n'a pas été bonne, elle a tendance à
former de grosses particules dures.

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 87
RECONIMANDATIONS

Au Burkina Faso, les éleveurs de volailles de race améliorée et les fabricants


d'aliments composés n'ont pas toujours la possibilité de se procurer les ingrédients qui
composent une ration saine et équilibrée.

Il faut alors que les chercheurs et zootechniciens continuent des recherches


orientées dans l'exploitation efficaces des denrées alimentaires disponibles dans nos
pays, lesquelles devraient subir des analyses, des expériences avant d'être classées et
recommandées.

On ne peut pas prétendre avoir tout fait après cette expérience et il se peut que
des données importantes aient été omises. On espère que cette étude stimulera d'autres
recherches sur des essences forestières déjà ou non encore utilisées par le bétail.

En parallèle, une politique de bonne gestion des ressources naturelles (en


particulier la gestion forestière) et de protection de l'environnement est à promouvoir.

Néanmoins, cela serait sans effet si les producteurs tant gros que petits ne sont
pas informés et formés. Beaucoup de renseignements en matière de techniques de
production et d'alimentation leur manque et il importe de les encadrer dans ce sens.

Aussi, des associations des éleveurs, le regroupement professionnel des


industriels, à leur niveau respectif, s'imposent pour négocier certains avantages avec
l'Etat notamment pour les importations de maïs pour les fabricants.

Une exonération totale des droits de douane et des taxes fiscales à l'importation
sur tous les intrants concernant la fabrication d'aliments, serait la bienvenue.

Nous ne terminerions pas sans vous dire que notre étude fait penser à des
questions qui nécessitent une étude ultérieure approfondie:

- l'utilisation d'autres sources glucidiques telles les racines de manioc, les patates
douces;
- l'utilisation de la pulpe de Néré chez les poulets de chair ;
- étudier l'effet combinaison pulpe-graines;
- la solution au problème d'approvisionnement;
- la recherche des limites d'emploi de la pulpe ou son taux optimum d'utilisation;
- en milieu urbain, l'emploi de cette pulpe par les hommes n'est pas très connu.
On peut donc recommander une application pratique de cette matière pour limiter
la concurrence avec les céréales.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 88
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

......

J-fémoire de fln d'études présenté pur Mme BARA;VSAKA née .\JZ/G/rIJ/ANA JeCl1717e Françoise
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Afrique Agriculture n? 242, Novembre, 1996 : « Etats des cultures ». p 74
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Bobo-Dioulasso, Septembre 1997. 41p.

BLUM J. C.
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Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise
ANNEXES

".: .

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARA SSA K-4 née :VIZIGIH:'r-l4NA Jeanne Françoise
ANNEXE 1

Tableau nO 1 : Teneur de l'oeuf en acides aminés (en mg par oeuf de 60 g)

Acides aminés Blanc Jaune Oeuf entier


Acide aspartique 380 250 630
Acide glutamique 480 340 820
Alanine 210 150 360
Arginine 210 200 410
Cystine 105 50 155
Glycine 125 85 210
Histidine 80 75 155
Isoleucine 190 155 345
Leucine 300 250 550
Lysine 235 220 455
Méthionine 140 70 210
Phénylalanine 200 120 320
Proline 150 120 270
Sérine 240 240 480
Thréonine 160 150 310
Tryptophane 60 45 105
Tyrosine 150 130 280
Valine 240 170 410
Source: SAlJVEUR INRA., Station de recherches avicoles, 1988 "Valeur nutritionnelle de l'oeuf
pour l'homme" dans Reproduction des volailles et production d'oeufs.

Tableau nO 2 : Comparaison de la valeur protéique de quelques aliments

Produits Acides aminés Valeur biologique Coefficient d'utilisation


limitants pratique
(C.U.D X V.B)
Oeuf entier néant 96 93
Lait de vache A.A. soufrés 90 86
Poisson méthionine 83 -
Boeuf A.A. soufrés 76 76
Riz Lysine 75 70
Blé Lysine 67 61
Source: SAtNEUR INRA, 'Station de recherches avicoles, 1988 "Valeur nutritionnelle de
l'oeufpour l'homme" dans Reproduction des volailles et production d'oeufs

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise
ANNEXE 2

Caractéristiques des fientes et des sous produits


d'abattoir de volailles (protéines et cendres)

Protéines brutes Fientes" 25,0 Sous production Cendres Fientes


. Sous produits
d'abattoir brutes 23,60 d'abattoir 18,50
Lysine 0,35 2,33 Calcium (Ca) 6 4,00
Méthionine 0,21 0,84 Phosphore 2,15 2,35
1 total (Pt)
Méthionine + Cvstine 0,21 2,32 Sodium (Na) 0,70 0,70
Tryptophane 0,40 0,39 Potassium 2,30 0,70
(K)
Thréonine - 2,13 Chlore 1,00 0,70
Glycine + Sérine 0,36 9,20 Magnésium 1,00 0,15
(Mg)
Leucine 3,80
1 Isoleucine 2,40
Valine 3,06
Histidine 0,70
Arginine 3,38
1 Phénylalanine- 3,82
Tyrosine
Source: BLUM - INRA, 1984 "Alimentation des animaux monogastriques Porcs, Lapins,
Volailles", code 168 : matières premières d'origine animale

.: ...

• Fientes poules pondeuses

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGIYlMANA lemme Françoise
ANNEXE N° 3

Tableau nOt: Répartition des effectifs du cheptel du Burkina-Faso selon les espèces

Espèces Bovins Ovins Caprins Porcs Anes Chevaux Camélins Poules Pintades Dindes Canards Lapins Chats Chiens

Effcclif 3.8(,0.000 4.900.000 (,.370.000 4%.000 403.00n [Link] [Link] U740.000 2.775.000 37.000 127.000 67.000 220.000 682.000
national
Source: DSAl' 1 Enquête nationale, 1989

Tableau n02 : Répartition des volailles selon les régions

Volailles Centre Nord-Ouest Sahel Est Ouest

Effectifs 6.060.000 2.290.000 865.000 2.820.000 4.480.000

Sour"ce : DSt\P 1 Enquête nationale, 1989

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARA NSAKA liée NIZIGIYIMANA femme Françoise
ANNEXE N°4
Effectifs des volailles par province (Unité = tête) '.! ;'. .
Province\Espace 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997
BAM 266 100 274 100 282300 290800 298 100 307000 316200 325 700 335500
BAZEGA 808 100 832300 857300 883000 905 100 932300 960300 989 100 1 018800
BOUGOURIBA 443500 456800 470500 484600 496700 511600 526900 542700 559000
BOULGOU 670200 690300 711 000 732300 750600 773 100 796300 820200 844800
BOULKIEMDE 808 100 832300 857300 883000 905 100 932300 960300 989 100 1 018800
COMOE 571 600 588700 606400 624600 640200 659400 679200 699600 720600
GANZOURGOU 660300 680 100 700500 721 500 739500 761 700 784600 808 100 832300
GNAGNA 601200 619200 637800 656900 673300 693500 714300 735 700 757800
GOURMA 591400 609 100 627400 646200 662400 682300 702800 723900 745600
HOUET 818000 . 842500 867800 893800 916 100 Q43600 971900 1001100 1031100
KADIOGO 197 100 203000 209 100 215400 220800 227400 234200 241 200 248400
KENEDOUGOU 246400 253 800 261 500 269300 276000 284300 292800 301 600 310600
KOSSI 709600 730900 752800 775400 794800 818600 843200 868500 894600
KOURITENGA 502600 517700 533200 549200 562900 579800 597200 315 100 633600
MOUHOUN 650400 669900 690000 710700 728500 750400 772 900 796 100 820000
NAHOURI 374500 385700 397300 409200 419400 432000 445000 458400 472 200
NAMENTENGA 413900 426300 439 100 452300 463600 477 500 491 800 506600 521 800
OUBRITENGA 660300 680 100 700500 721 500 739500 761 700 784600 808 100 832300
OUDALAN 93600 96400 99300 102300 104000 108000 III 200 114500 117900
PASSORE 443500 456800 470500 484600 496700 511600 526900 542700 559000
PONI 975600 1 004900 1 035000 1 066 100 1 092800 1 125600 1 159400 1 194200 1 230000
SANGUIE 512500 527900 543700 560000 574000 591 200 608900 627 200 646000
SANMATENGA 699600 720600 742200 764 500 783600 807 100 831 300 856200 881 900
SENO 482900 497400 512300 527 700 540900 557 100 573 800 591 000 608700
SISSILI 532200 548 100 564600 581 500 596000 613900 632300 651 300 670800
SOUM 276000 284300 292800 301 600 309 100 318400 328000 337800 347900
SOUROU 640600 659800 679600 700000 717500 739000 761 800 784000 807500
TAPOA 413900 426300 439 100 452300 463000 477 500 491 800 506600 521 800
YATENGA 906700 933900 961 900 990800 1 015600 1 046 100 1 077500 1 109800 1 143 100
ZOUNDWEOGO 305500 314600 324 100 333800 342 100 352400 363000 373 900 385 100
BURKINA FASO 16515000 17010500 17 351 100 17784900 18229400 18776400 19339800 19920000 20517500
Source: E.N.E.C Projection réalisée par: D.S.A.P / MAlù\
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA liée NIZIGIYIMANA femme Françoise
Répartition des effectifs de pintades dans les régions

Régions Effectifs pintades '% par région Rapport: pintades sur 100 Ration : pintades pour 100
volailles habitants
Centre 930.000 33,6 15,2 34,5

Nord Ouest 370.000 13,4 16,1 31,3

Sahel 115.000 4,2 Il,2 17,3

Est 570.000 20,6 20,6 48,4

Ouest 780.000 28,2 16,2 39,4

Source: PDAV (1992) "un" INERA (1994)

Mémoire de Jill d'études présenté pal' Mille BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
ANNEXE N° 6
IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DES VOLAILLES DES 1992 A AOUT 1997
T a bl eau n 01 . L es Importations d es vo1al11es d'es 1992'a A out 1997
A

Puys Voillilles 19lJ2 1993 1994 1995 1996 191)7


VIII pn VIII pn val pn val pn VIII pn val pn
FRANCE Coqs et poules vivants 2.125.392 580 2.124.426 363 IO.20l).877 1034 8.595.293 1.014 16747.961 2.534 16.620.752 2.015
d'un poids<185g
Autres volailles vivantes 1602.570 461 724.104 108 1.772.1&1 200 4926.1&5 882 5.723.633 1.198 2.446.193 309
d'un poids < 185 g
Autres coqs ct poules 0 0 0 0 0 0 422.028 24 0 0 1.633.257 137
vivants
PAYS-BAS Coqs ct poules vivants 3.270.770 640 0 0 0 0 0 0 () 0 0 0
d'un poids< 185g
Autres volailles vivantes 0 0 0 0 1.5&&.146 120 0 0 0 0 0 0
d'un poids < 185 g
BELGIQUE- Coqs ct poules vivants 0 0 Il 0 Il () 4.937.35& 644 2.415.285 200 0 0
LUXEMBOURG d'un poids< 185g
Autres volailles vivantes 0 0 0 0 0 0 0 0 2.580.088 1&5 2.783.364 270
d'un poids < 185 g
NIGER Autres volailles Vivantes 0 () Il o () () 0 Il 0 0 60.()()O 60
PA YS INDETER Autres volailles vivantes 0 0 0 0 0 0 55.000 275 0 0 0 0
COTE Coqs et poules vivants 0 0 0 0 12.917.398 1.247 5.804.606 736 5.043.123 576 13.465.113 1.327
D'IVOIRE d'un poids<185g
Autres volailles vivantes 0 0 265.687 395 1.927.568 214 8.196.522 845 162.500 325 506.250 46
d'un poids < 185 g
Autres coqs ct poules 0 0 0 0 0 0 0 0 20.000 6 0 0
vivants •
GHANA Autres volailles vivantes 0 0 84.000 120 0 0 0 0 0 0 152.400 183
d'un poids < 185 g
-
Autres coqs ct poules 0 0 0 0 0 0 93.430 10 90.000 60 402.000 380
vivants
SENEGAL Coqs et poules vivants 0 0 0 0 /.079.105 80 0 0 0 . 0 0 0
d'un poids<185g
Autres volailles vivantes 0 0 0 0 0 0 1.127.000 76 0 0 0 0
d'un poids < 185 g
BENIN Coqs ct poules vivants () 0 0 0 938.52C> 220 0 0 0 0 0 0
d'un poids<185g
Source: INSD, 1998. « Importations et exportanons d'oeufs et de volailles de 1992 à Août 1997 »

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA liée NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
Tableau n02 : Les exportations des volailles dès 1992 à Août 1997

Pays Volailles 1992 1993 199~ 1995 1996 1997

val po val po vIII po val po val po val po


MALI Autres coqs et poules 167.750 550 452.500 500 0 U 0 0 0 0 0 l
vivants
Autres volailles vivantes 520.450 J .235 0 0 0 0 0 0 0 0 0 l
NIGER Autres volailles vivantes [Link] 300 80.000 200 0 0 0 0 0 0 70.000 70
d'un poids < 185 g
Autres volailles vivantes 24.000 40 0 0 0 0 0 0 0 0 2.450.000 3.271
COTE D'IVOIRE Coqs ct poules vivants 127.l)2(UI0 421.933 133.7:16.457 425.660 l oo. 722222 528.11 137.414.346 349.500 \04.ÔU4.902 316.131 47.314.000 152.6Of
d'un poids'< 185g 0
Autres coqs ct poules 133.605.865 425.545 150.845.226 481.431 207.723.622 68160 240.000 500 283.531.426 929.883 117.067.350 382.940
vivants 8
Autres volailles vivantes 63.695.212 221.107 17.252.082 36.360 546.810 180 0 0 1.645.000 850 50.000 30(
Autres volailles vivantes 0 0 0 0 () () 121.0(J0 100 1.383.103 6.287 100.00() 1.20l
d'un poids < 185 g
GHANA Autres volailles Vivantes 216.360 708 0 0 0 0 0 0 0 0 () (

Coqs el poules vivants 0 0 0 0 0 0 0 0 6.000 120 0 (


d'un poids'< 185g
GABON Autres volailles vivantes 419.000 600 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
d'un poids < 185 g
Autres volailles vivantes 17.000 18 0 0 0 0 242.000 260 510.000 800 0 0
Coqs et poules vivants 588.250 3.620 0 0 0 0 0 0 929.600 2.800 0 (
d'un poids < 185g
TOGO Autres volailles vivantes 0 0 150.000 400 0 0 0 () 0 ( 0 0 Q
..
d'un poids < 185 g
Autres coqs el poules 0 0 21.000 30 0 0 0 0 0 - 0 0 Q
vivants
Autres volailles vivantes 226.800 7.270 0 0 16.500 40 0 0 0 0 0 C
JAPON Autres coqs cl poules 0 0 125.000 150 0 0 0 0 0 0 0 0
vivants

AFRIQUE DU Autres coqs et poules 0 0 0 0 0 0 0 0 1.171.9500 3.ô35 0 (


NORD vivants
Source: INSD, 1998. « Importations et exportations d'oeufs et de volailles de 1992 à Août 1997»

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARA N5A KA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise
ANNEXE N° 7

FICHE D'ENQUETE

Formule de récolte des données sur


L'élevage avicole de race améliorée à Bobo

10) Informations générales

- Nom de l'éleveur.. .
- Quartier /Village .
- Activité principale de subsistance .
- Fonction .
- Type de production

• Chair 0
• Poulette 0
• Pondeuse 0
- Type d'élevage: intensif D semi-intensif D extensif 0
• Nombre de poussins: .
• Nombre de poulettes: .
• Nombre de pondeuses: .
• Nombre de coqs •....................
• Effectiftotal:

- Race : .
- Source d'approvisionnement de la race: .
. 'corn b·Ien d e temps pratiquez
- D epuls . vous l'e'1 evage ? .
- Lieu de conduite de cet élevage : .

2°) Conduite de l'élevage

2.1 Habitat

• Au sol
* cimenté D
* terre battue 0
• Sur litière
* type de litière: .
• sur caillebotisQ
• en cages D
• en claustration D
* avec parcours D
* sans parcours o
• élévation des murs
* hauteur .
* ouverture
insuffisante o
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
suffisante D
grillagée D
• source de lumière .
• ventilation
* naturelle D
* artificielle D
*
2.2 Typologie de poulaillers

- Poussinière D
- Poulailler pour poulettes D
- Poulailler pour ponte D
- Poulailler pour mixte D
- Poulailler pour coqs D
2.3 Matériels d'élevage

- Abreuvoirs automatiques D
- Abreuvoirs simples
• circulaires D
• siphoïdes D
• en canan D
• autres .

- Mangeoires:
• circulaires D
• en plateaux D
• linéaires D
• autres formes D
• lesquelles') .

- Les pondoirs:
• nids collectifs D
• nid individuel D

- Sources du matériel:
• fabriqué par l'aviculteur D
• acheté
, '}
D
• ou .

- Autres installations:
• radians en poussinières D
• lampes D
• construction des pédiluves D
• fosses à déjections D
• perchoirs D
• éleveuses D

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
2.4 La sun'eillance

2.4.1 Etat des lieux

- Pratiquez-vous des nettoyages périodiques des


• locaux ')
• abreuvoirs ')
• pondoirs?

- S'1 OUI.'') avec que Id'esmtectant


'_C'.
?') . .

• pouvez-vous estimer le temps (intervalle) entre 2 travaux consécutifs?


* pour les locaux .
* pour les abreuvoirs .
* pour les pondoirs .

2.4.2 état des animaux

- Connaissez vous les dimensions ou la superficie de vos poulaillers?


• Si oui superficie = m2
• combien de poules y sont? .
- Votre habitat de volailles, offre-t-il l'aération suffisante? oui 0 non 0
• ou il y a excès de chaleur? OUI 0 non 0
quand?
* saison pluvieuse D
* saison fraîche humide 0
* saison sèche humide D
* saison chaude sèche D
- Estimez-vous la densité de peuplement bonne?
- Combien de poules par m-? .
Oui o non o
- Arrive-t-il que vos animaux manquent d'eau? Oui 0 Non 0
- L'aliment distribué, est il le même pendant toute une phase physiologique de la volaille?
Oui 0 Non D
Est-ce que l'horaire de distribution de l'aliment est respectée?
Oui 0 Non D
- Avez-vous un calendrier à suivre pour la vaccination de vos animaux?
Oui 0 Non D
Si, oui
• l'opération de vaccination est -elle faite:
* par vous même? 0
* par un agent vétérinaire? 0
* par un autre aviculteur formé? 0
- Pratiquez-vous
• le débecquage ? 0
• le port des lunettes? D
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise
- Si votre élevage est infecté, qui le soigne?
• vous -même? 0
• un vétérinaire? 0
- Après toutes ces manipulations, administrez-vous un anti-stress aux animaux?
Oui 0 Non 0

2.5 Santé Animale

- Parmi ces maladies, quelles sont celles rencontrées dans votre élevage
• maladies respiratoires 0
• maladies du tube digestif 0
• maladies parasitaires 0
- Connaissez-vous ces maladies dans votre élevage?
• Newcastle 0
• Variole aviaire 0
• Gumboro 0
• Coryza contagieux 0
• Les coccidioses 0
• Les autres 0
- Donner les signes des maladies que vous rencontrez dans votre élevage .

- Quels produits vétérinaires ou de pharmacopée traditionnelle sont-ils efficaces contre ces


maladies? .

- Sur quoi repose votre éradication?


- Y-a-t-il des interventions ponctuelles des:
• vétérinaires?
• d'autres intervenants formés?

2.6 Encadrement

- Jouissez-vous d'un encadrement quelconque


Oui 0 Non 0
Si oui, de la par de qui?
- Quelqu'un d'autre s'intéresse-t-il à votre élevage?
- Qui par exemple?
- Appréciez-vous ce service satisfaisant?
.- Qu,est ce. qUI vous manque ? .

2. 7 Alimentation

- Où vous approvisionnez-vous 'ën aliment?


- Vous approvisionnez-vous en aliments facilement?
Oui 0 Non D si non pourquoi ? - manque de moyen D
- coût élevé 0
- disponibilité irrégulière 0

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
- Parmi ces céréales, quelles sont celles qui entrent dans la ration de vos poules?
Mettre le chiffre correspondant :

1. Très utilisé 2. Moyennement utilisé


3. Faiblement utilisé 4. Pas du tout utilisé

Maïs Sorgho Mil Riz

- Parmi ces tubercules, quelles sont celles que vous utilisez 7


Mettre toujours le chiffre correspondant (voir question précédante)

Manioc Carotte
Pomme de terre Patate Igname

- Parmi ces sous -produits quels sont ceux qui entrent dans la ration des poules 7
Mettre le chiffre correspondant:

Son de blé Son de riz


Son de maïs Son de mil
Farine de viande Farine de poisson

- Quelle est la fréquence d'utilisation de ces tourteaux 7


Mettre le chiffre correspondant :
tourteau de soja
tourteau de coton
tourteau d'arachide
tourteau palmiste

- Comment utilisez-vous le tourteau, en mélange ou séparément.


En mélange D séparément D
- Utilisez-vous des minéraux 7 Oui D Non D
- Si oui, lesquels 7 .

Ajoutez-vous des vitamines? Oui Non


Si oui, lesquelles 7 .

- Mettez-vous d'autres additifs 7 Oui D Non D


Lesquels 7 .

- Les matières premières qui sont très utilisées le sont, car:


• elles sont produites sur place D
* par vous-même D
* par d'autres agriculteurs D
• elles ne coûtent pas chères au marché D
• elles sont appréciées par la volaille D
• elles sont de bonne qualité D
- Les matières premières sont moyennement utilisées car:
• elles ne sont pas tout le temps disponibles D
• elles n'existent pas sur tous les marchés D
• leur valeur n'est pas bien connue D
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
• leur coût est un peu élevé o
- Les matières premières sont faiblement utilisées car:
• leur coût est élevé 0
• elles sont rares 0
• leur transport est difficile 0
• leur stockage n'est pas facile 0
- Les matières premières ne sont pas du tout utilisées car:
• causent des problèmes de santé 0
• leur coût est élevé 0
• ne sont pas appréciées par la volaille 0
• ne sont pas produites sur place 0
• ne sont pas connues par l'éleveur 0
- Produisez-vous, vous-même quelques unes des matières premières entrant dans la ration des
poules?
Lesquelles par exemple? : .

- La production est-elle
• suffisante?
• a compléter?
- S1 C est a· camp 1.
· ' eter dans que 1s marc hes
. vous approvisionnez-vous
.. ? .

- Fabriquez-vous des aliments pour le bétail?


- si oui, quelles sont les matières premières utilisées? .

- Si non, existe-t-il d'unités de fabrique d'aliments ? .

- lesquels connaissez-vous ? .

- Parmi ces unités de fabrique d'aliments, quelles sont celles qui fournissent régulièrement vos
aliments?
classez-les par ordre d'importance ..
- Si vous fabriquez l'aliment, quels appareils disposez-vous? ..
- Quelle est la capacité de production?
- Avez-vous des difficultés?
1. D'ordre technique? 0
2. D'ordre financier? 0
3. Au niveau du transport? 0
4. Au niveau du stockage?
, . ~
0

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
Pouvez-vous nous donner les éléments de réponse pour chacune des sous questions précédentes 7.

1- .

2- .

"-
.) .

4- - .

- Vendez-vous les aliments produits 7

Oui D Non 0
*Si oui arrivez- vous à satisfaire vos
clients 7
* Si non, pourquoi 7 .
* Les stocks sont-ils toujours garnis?
Oui 0 Non 0
* y a-t-il des moments de rupture 7 Oui D Non 0
* Est-il possible de savoir les précautions que vous prenez pour ces périodes dures?

- Dans vos élevages, l'aliment est distribué:


* à volonté 0
* avec restriction alimentaire 0
Vous arrive-t-il à incorporer dans la ration habituelle d'autres aliments que vous estimez
consommables par les animaux? Oui D Non 0
Si oui, lesquels par exemple?

* Verdures? Oui o Non 0


* Sous-produits de culture maraîchère? Oui o Non 0

- Avez-vous des souhaits à émettre pour améliorer l'alimentation?

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
2-8 TABLEAU A COMPLETER

Tableau nOl : Disponibilité des céréales usuelles en fonction des mois

Maïs blanc Maïs jaune Sorgho blanc Sorgho Riz Mil


Céréales rouge
Mois
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre

Tableau n02 Les principaux marchés de fournitures des matières premières

MARCHES NATURES DE LA MATIERE PREMIERE LIVREE

" ....

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise
Tableau nO] : Evolution du coût des céréales usuelles en fonction des saisons

Prix Prix du rnaîs Prix du Prix du Prix du mil Prix du riz


sorgho rouge Sorgho
Saisons Blanc
SAISON
PLUVIEUSE
SAISON
FRAICHE ET
HUMIDE
SAISON
CHAUDE ET
HUMIDE
SAISON
SECHE

Tableau n04 : Source d'approvisionnement de l'aliment complet

Sources Fabriqué à Ali-mat Usine du Autres


Domicile (CADO) PDAV
Aliment
ALIMENT
DEMARRAGE
ALIMENT
[Link]
ALIMENT
FINITION
PRIX AU KG
ALIMENT
DEMARRAGE
ALIMENT
CROISSAL~CE
ALIMENT
FINITION

...
-,

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise
Tableau nOS: Sources des différentes matières premières entrant
dans la ration des volailles

SOURCES PRODUIT A ACHETE AU


MATIERES PREMIERES DOMICILE MARCHE IMPORTE AUTRES
LOCAL MARCHES

MAÎS

SORGHO

MIL

RIZ

PROTEINE ([Link])

SON DE BLE

SON DE RIZ

SON DE MAÎS

TOURTEAU DE COTON

TOURTEAU DE SOJA

TOURTEAU D'ARACHIDE

TOURTEAU PALMISTE

FARINE DE POISSON

FARINE DE v1ANDE

DRÊCHES DE DOLO

DÈCHES DE BRASSERIE

VITAMINES

ANTIBIOTIQUES
COCCIDIOSTATIQUE

MINERAUX
, .; -

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
Tableau 0°6 : Quantité de matière première importée par an

NATURE QUANTITE VALEUR TOTALE

3- Les productions

Si le type de production est la production d'oeufs de consommation,


- Pouvez-vous donner l'âge de vos animaux 7
*Poulailler n? 1 .
*Poulailler n02 .
* Poulailler n03 .
* etc.

- Quel est le nombre d'oeufs pondus par jour 7 .


- Depuis combien de temps vos poules pondent 7
*Poulailler n° 1 .
* Poulailler n02 .
*..: etc
- Pendant combien de mois vos poules pondent?
* Poulailler n?1 .
*Poulailler n02 .
*Poulailler n03 .
* etc.
- Quel est le taux de ponte 7 .
- Quel est le poids moyen de vos animaux 7 .
. 'd' aliment
- Q ueIle est 1a quantite l' distribué .
istn ue par Jour ? .
- Quels sont les mois de l'année où les poules ne pondent pas 7 .
. 'd'aliment
- Que Ile est 1a quantite l' distribué
istn ue par semame
'? .
- Quel est le nombre d'oeufs produits par semaine 7 .
- Quel était l'effectif de départ de vos poules 7 .
- Quel en est l'effectif actuel ?
r ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

- Pouvons-nous connaïtre A '


vos' . pro
. bléemes ? ···
- Avez-vous des suggestions à faire 7 .

4 - Le personnel

- Vous occupez-vous, vous même de votre élevage 7 Oui D Non D


- Si non votre aide est-elle
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
*Familiale ? 0
* Une main d'oeuvre salariée? 0
- Donner les carractéristiques de votre main d'oeuvre:

* Personnel permanent:

- Nombre : .
- Rôles : .

* Personnel contractuel
- Nombre ..
-Rôles: .

'"' L e salaIre
' moyen Journa
. l'1er est de .

Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
LISTE DES AVICUL TEURS ET LEUR REPARTITION DANS LES SECTEURS DE
BOBO-DIOULASSO

Tableau 1 : Répartition des éleveurs par secteurs

Types de Productions Source


Nom de l'éleveur Secteur Ponte Chair COQS des races Effectif total
SANOU Salia 1 100 - - CADO 100
Collège Hamdalaye 100 - -
l
CADO 100
DIALLO Yousouf 140 - - CADO 140
DrBALIMA 3000 - - CADO 3000
SY Amidou 1 20 - - CADO 20
SANU Jules 3 100 - - CADO 100
SANOU Aboubacar 4 150 - - CADO 150
ROUAMBA Michel 4 65 - - CADO 65
Mme DIAWARA Ramata 4 200 - - CADO 200
Soeur Notre Dame d'Afrique 4 50 - - CADO 50
Mme KY Marie Claire 5 110 - - CADO 110
KAMBOU Charles 5 225 - - CADO 225
OUEDRAOGO Salif 5 140 - - CADO 140
SARE Alexandre 6 120 - - CADO 120
KOULIBALY Rodolphe 6 50 - - CADO 50
MmeZOURE 6 20 - - CADO 20
DIARRA Ousmane 8 200 - - CADO 200
YONLI Félix 8 35 - - CADO 35
Grande mission 8 75 - - CADO 75
ADJIBADE Bachir 9 350 - - CADO 350
Mr PITROAPA antoine 9 500 - - CADO 500
SANOGO Yaya 9 50 - - CADO 50
MmeBAMBA 9 60 - - CADO 60
COMPAORE Martin 10 335 - - CADO 335
OUEDRAOGO Saidou 10 100 - - CADO 100
OUEDRAOGO Ousmane Il 100 - - CADO 100
Mme SA.I""J"OU Olga 11 190 - - CADO 190
OUEDRAOGO Bibata Il 100 - - CADO 100
TRAORE Rasmane Il 200 - - CADO 200
YAl Zéphyrin Il 200 - - CADO 200
ZERBO Bakary Il 400 - - CADO 400
ZOUNGRANA Bernard 11 205 - - CADO 205
DA Isidore 11 100 - - CADO 100
TRAORE Yacouba 12 100 - - CADO 100
Soeurs du CAS 12 100 - - CADO 100
OUEDRAOGO Achyle 12 120 - - CADO 120
BARRO Djénébou -.: ~
12 100 - - CADO 100
Soeurs de Sakaby 12 150 - - CADO 150
TOUREOmar 12 150 - - CADO 150
OUATTARA Quettéré 12 200 - - CADO 200
BASENGA 12 1000 - - PDAV 1 000
El Hadji KONDET Idrissa 13 35.000 1.900 - Côte d'Ivoire 36.900
1
TRAORE Salif 13 450 - - CADO 4.500
KONE Jaochin 13 4500 2.500 - CADO 7.000
SUIte/...

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA liée NIZIGIYIl\fANA lemme Françoise
OUEDRAOGO Mamadou 14 60 - - CADO 60
KONATE Didier 14 80 - - CADO 80
KONATE Siaka 14 30 - - CADO 30
YONI Abdoulaye 14 100 - - CADO 100
SAWADOGO Robert 14 100 - - CADO 100
MrYOUL 15 500 - - CADO 500
YODA Cabriel 15 485 - - CADO 485
LODUM gaston 15 500 - - CADO 500
Sibiri OUATTARA 15 250 - - CADO 250
Groupe Scolaire Jean Paul II 15 150 - - CADO 150
SANDWIDI Basile 15 150 - - CADO 150
OUEDRAOGO David 15 100 - - CADO 100
SANOU Abraham 15 100 - - CADO 100
Soeurs Urseline 15 100 - - CADO 100
TINA Konombo 15 60 - - CADO 60
Mme OGOABIGA Thérèse 15 60 - - CADO 60
SANOU Siaka 15 30 - - CADO 30
THO-THOZARE Gaston 15 30 - - CADO 30
Mme SOW Cathérine 16 230 - - CADO 230
Mr Ahmed CISSE 16 100 - - CADO 100
Mr KONEPaul 17 400 - - PDAV 400
OUEDRAOGO Alexis 17 100 - - CADO 100
BAMBARA Ibrahim 17 300 - - CADO 300
Soeurs de l'Assomption 17 100 - - CADO 100
SANA Mamadou 17 100 - - CADO 100
TRAORE Fousseni 17 120 - - CADO 120
KONDE Christine 17 100 - - CADO 100
NIAGATEM 17 80 - - CADO 80
GOROGO Joseph 17 40 - - CADO 40
Mr SANGARE Mamadou 19 100 - - CADO 100
SOME Martial 19 120 - - CADO 120
Frères TRAORE 19 400 - - CADO 400
Mr GANAME Poussia 20 200 - - CADO 200
SANOU Bakary 20 100 - - CADO 100
NIKIEMA Antoine 20 145 - - Ghana 145
Mme TRAORE Ami 20 100 - - CADO 100
Mr GUIRA Youssouf 20 80 - - CADO 80
GEMERE Pascal 20 40 - - CADO 40
Clair logis Bobo 21 150 - - CADO 150
Mr GUIRA Mamadou 21 110 - - CADO 110
SORE Djibril 21 100 - - CADO 100
TRAORE Dramane 21 100 - - CADO 100
SANOU Stephane 21 2000 2000 - CADO 4000
Mme TARNAGDA Thérèse 22 - - 1.000 CADO 1.000
Mr TRAORE Moumouni , ",: . 22 110 - - CADO 110
Mr TRAORE Aboubacar 22 245 - - CADO 245
LOUGUE Omar 24 100 - - CADO 100
ZERBO 24 250 - - CADO 250
BARRO Salif 25 100 - - CADO 100

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
Suite!...

D ans a zone p en-urb'


ame on a :
MmeKAM Olga Sownleli 4.000 - - CADO 4.000
Mr SANOU Eustache Sogosaraso 1.800 500 - CAOO 2.300
C.A.P Matourkou Matourkou 800 - - CAOO 800
Aspirat de NASSO Nasso 500 - - CAOO 500
Séminaire de K 0 DMI Koumi 200 - - CAOO 200
TRAORE Yacouba Dafinsso 1700 CAOO 1700
Soit une production Total de 68.300 6.900 1.000 CAD096% 76.200
Gbanaet
PDAV4%
Source: Enquête effectuée par nous, Septembre 1997 - Janvier 1998.

Tableau nO 2: Répartition des effectifs de volailles en fonction des secteurs


de Bobo-Dioulasso

N° de secteur Nombre total produits

1 3.360
3 100
4 465
5 475
6 190
8 310
9 960
10 435
Il 1495
12 1870
13 44.350
14 370
15 2515
16 330
17 1340
19 620
20 665
21 660
22 1355
24 350
25 100

Source: Enquête effectuée par nous, Septembre 1997 - Janvier 1998.

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
ANNEXE 9

1 FICHE DE CONSOMMATION D'ALIMENT PAR J~EGIME I~T PAR BOXE

RI

Date
Quantité Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Total ingéré
d'aliment .
Boxe 1
Boxe 5
Boxe 9
TOTAL

R2
Date

Quantité Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Total ingéré


d'aliment
Boxe 1
Boxe 5
Boxe 9
TOTAL
RI Régime test à 0% de pulpe de Néré Qd: Quantité distribuée Qi : Quantité ingérée
R2 Régime test à 5% de pulpe de Néré Qr : Quantité restante
R3 Suite!. ..
Date
Quantité Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Total ingéré
d'aliment
Boxe 1
.
Boxe 5
Boxe 9 •
TOTAL

R4
Date
Quantité Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Total ingéré
d'aliment
Boxe 1
Boxe 5
Boxe 9
TOTAL
R3 : Régime test à 10% de pulpe de Néré Qd: Quantité distribuée Qi : Quantité ingérée
R4 : Régime test à 15 % de pulpe de Néré Qr : Quantité restante
2 FICHE DE PESEE DES POULES

Régime test N° : Boxe N°:

Date -
N° pesée
N° poule
01
02
03
04
05
06
07
08
09
10
11
12
13
14
15
3 FICHE DE VARIATION DE POIDS CORPOREL

Type Poids Poids final Poids initial Poids final Gain moyen
initial total total moyen d'une poule moyen d'une poule quotidien
Poules (1)
Boxe 1
Boxe 5
Boxe 9
Poules (2)
Boxe 2
Boxe 6
BoxelO
Poules (3)
Boxe 3
Boxe 7
Boxe Il
Poules(4)
Boxe 4
Boxe 8
Boxe 12

(1) Poules de sem. d'âge pour lesquelles l'essai a duré sem. et dont le régime contient
0% de pulpe de Néré
(2) Poules de sem. d'âge pour lesquelles l'essai a duré sem. et dont le régime contient
5% de pulpe de Néré
(3) Poules de sem. d'âge pour lesquelles l'essai a duré sem. et dont le régime contient
10% de pulpe de Néré
(4) Poules de sem. d'âge pour lesquelles l'essai a duré sem. et dont le régime contient
15% de pulpe de Néré
4 FICHE HEBDOMADAIRE DE PONTE

Mois de .
Boxe n° .
Nombre de pondeuses: en début de l'essai.......... Age: .
en fin de l'essai.......... Age .
Souche: Warren Isa

Date Ponte Effectif Consommation Poids des oeufs en g


Ramassage oeufs fêlés Mortalité ou tri
1 2 3

Totaux
5 FICHE D'ELEVAGE DES VOLAILLES POUR PONTE

Race: Warren Isa Phase n° .


boxe n° .. Nombres de volailles: en début de l'essai âge: .
en fin de l'essai âge .

Semaine Mortalité / Jour Consommation Médicaments et Ponte Remarques


lun mal' mer Jeu ven sam dim Total Aliments (kg) Vaccinations Nbre oeufs

,
-

Total
ANNEXE N°IO

PROGRAMME DE PROPHYLAXIE POUR POULES PONDEUSES

Tableau nO 1: du 1er jour jusqu'au 133ème jour

A2:e Mesures Sanitaires Produits

1erjour V. Newcastle Hitchner Bi (HBI)


Anti-Stress Eau + Sucre 50 g!l + Vitaminec
Vitaflash
Anti - Infectieux Néo - Terramycine
2è - 5é jour Anti - Stress
y. Newcastle Newcavac Imopest Itanew
7èjour (Zone à risque) 0,2 ml/sujet en I.M

14èjour Y. Gumboro Tad Gumboro


Vétacox
16è-20èjour Anticoccidien

y. Newcastle Clone 30
21èjour [Link] Tad Gumboro
28è-30è jour Minéraux Phospholigo
Anti-Stress Vita-Flash

42èjour y. Gumboro Tad Gumboro

7è semaine Vermifuge Pipérazine Citrate

8è Semaine Débecquage Débecqueur/moitié du Bec


[Link] Newcastle ou I.T.A-New 0,5 ml/sujet

llè Semaine Vermifuge Pipérazine Citrate

12è Semaine Variole Variole-w à l'aile

18è Semaine V. Newcastle Newcavac - Itanew ou Irnopest


19è Semaine Anticoccidien Vétacox pendant 5 jours- Polystrongle ou
Vermifuge Thelmizole
Source: CADO

Tableau nO 2 : Programme de prophylaxie pour poulette prête à pondre de 90 jours

PERIODE RECOMMANDATION
Anti-stress : Vitaflash ou Olivitasol, AMN-Stress Oxyfuran4, Covit ...
A L'arrivée . '. - (dans l'eau de boisson pendant 3 jours)
18 è Semaine (120-126 jours) Vaccin Newcastle (Rappel Newcavac ou ITA-New ou Imopest
19 è Semaine (127-133 jours) Anticoccidien (pendant 5 jours) : Narcox SpI ou Vetacox
Vermifuge (en un seul jour) : Polvstrongle ou Thelmizoleou Paglisol
Remarque: Au cours de la ponte:
- Donner un Vermifuge une fois tous les 2 mois.
- En cas de Coccidiose, administrer un Anticoccidien pendant 5 jours.
NB: Après chaque traitement, donner un antistress au minimum 3 jours de suite.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
ANNEXE N°}}

Valeurs alimentaires des principales matières premières utilisées pour


l'aviculture en régions subtropicales, exprimées en Kcal/kg d'aliment
pour l'énergie métabolisable et en pourcentage du poids d'aliment pour
les autres valeurs.

Ingrédients Composition
Lys Mé'th P;disp. Gr 1
EM 1 PB Ca [Link]
1
Kcallkg % % % % % % %
1
CEREALES
lM··
l ais 3300 9,7 0,32 0,20
1
0,01 0,05 3,80 2,20
Mil 2860 11,8 0,27 0,17 0,04 0,04 4,30 4,30
1
Sorgho 318O 1 8,5 0,27 0,16 0,03 0,05 2,10 2,30
Blé 3050 11,3 0,32 0,19 0,06 0,18 - -
SOUS PRODUITS DIVERS
1

Fari..ne basse de riz 3000 11,2 0,55 0,27 0,04 0,19 - -


Son de riz 1 1860 7,0 1 0,21 0,10 0,07 0,14 7,00 -
1
Son de blé 2220
1 15,6 0,62 0,23 0,11 0,32 3,00 7,50
Tourteau d'arachide 2825 47 1,49 1,34 1 0,16 0,06 7,30 13
1 '2
Tourteau de coton 1945 41,0 1 1,72 0,59 0,10 0,10 3,90 10,80
Tourteau de palmiste 1240 18,5 0,66 0,32 1 0,28 0,09 - 1
-
1
Farine de poisson 3300 62,7 4,72 1,77 5,05 2,55 10,10 -
Il
AUTRES ALIMENTS
Il
Huile végétale 9250
1 -
- - - -
Lysine de synthèse 3870 1 95,61 99 - - -
1
Méthionine de synthèse 4950 1 587
, - 98,9 - -
Carbonate de calcium - - - - 38,0 -
Calcaires naturels - - - - 39,00 0,02
1 1
CoquiiIes d'huîtres - - - - 38,00 0,05
Coquillages marins - - 1
- - 1 35,00 1
0,03
Phosphate tricalcique - - - - 37,00 19,5
Poudre d'os 400 6,0 - - 23,5 11,2
Farine de Nérl 2ïSO* 3,82 - - 0,28* 0,10* 2,34
..
Source: BULDGEN et COLLABORATEURS, 1996. « Aviculture semi-industrielle en climat
subtropical, guide pratique ».
EM : Energie métabolisable Ca: Calcium
PB: protéines brutes P.dîsp : Phosphore disponible
Lys: Lysine Méth : Méthionine
Gr: Graisses [Link]: Fibres brutes

Ces valeurs mentionées pour le néré ont été extrapolées, par B. DIARRA 1997. à partir des valeurs que
d'autres aliments ont respectivement chez les porcs et les ruminants.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIl\1ANA Jeanne Françoise
ANNEXE N°12

Besoins d'aliments recommandés en fonction de la température


pour une production au sol

Taux de nonte Temnérature


25°c 30°c
Début de ponte Consommation en (y{)
0-10% 102 96
10-30% 107 101
30-50% 111 104
50-70% 115 108
70 et plus 119 112
Après pic de ponte 118 111
Source: ISA (1993), Guide d'élevage des pondeuses Isabrown

Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA femme Françoise
RESUME

U
- _
ne étude a été menée sur le développement de l'avicnlture moderne dans la
région de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso et une autre sur l'utilisation de
la pnlpe de Néré dans l'alimentation des ponles de races améliorées.

Par rapport à l'effectif total des ponles, le nombre des ponles de races améliorées
représentait sen1ement 2% en 1986. Le nombre de ponles de races améliorées qui
représentait 5% de l'effectif total recensé en 1996 à 1.001.100 têtes, a subi une
augmentation considérable de 33% en 1997.

Parmi les élevages modernes recensés, 87"10 sont situés dans la ville, 70% ont entre
100 et 500 têtes, et 90% des volailles sont destinées à la ponte d'oeufs de consommation.

Tous les animaux, tous les intrants vétérinaires, une partie dumaïs et tous les autres
intrants biochimiques alimentaires sont importés.

Le problème d'approvisionnement en intrants alimentaires de base reste le frein


majeur à l'épanouissement de la filière avicole modeme.

Durant la phase expérimentale, la pnlpe de Néré incorporée entre 5 à 15% en


remplacement du maïs dans les rations, n'a pas diminué le gain moyen quotidien et
l'indice de consommation pendant la période de croissance des ponlettes.

Pendant la période de ponte, le taux de ponte, le poids et la qualité des oeufs


n'étaient pas modifiés par les diffèrents taux de Néré dans la ration. L'indice de
consommation qui était plus faible avec 5% de Néré a subi une augmentation qui s'est
révélée significative avec 15% de Néré.

Au cours de cette période de ponte la pnlpe de Néré a fait augmenter (p < 0,(5) le
gain moyen quotidien et a produit une amélioration de l'emplumement.

En conclnsion la pnlpe de Néré peut être utilisée en substitution partieUe au maïs


dans la ration des ponles. Un taux de substitution supérieur à ]()% peut entrainer une
augmentation de l'indice de consonnnation.

Mémoire de fin d'étwle-s présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeamte Fnmçoise

'.',

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