Aviculture Moderne
Aviculture Moderne
OPTIO : LE GE
tllFJIt:
Soutenu par
Madame BARA NSAKA -
NIZIGl YIlvfANA Jeanne Françoise
Mémoire de fin d' études présenté par Mme BARANSAKA née NIZ IGI YIMANA Jeann e Françoise
-A-
D~D1CACE
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née [Link] Jeanne Françoise
- B-
REMERCIEMENTS
La presente étude est le fruit du concours de nombreuses personnes à qUI nous avons
l'honneur de témoigner notre profonde gratitude.
Nos remerciements vont en outre à tous les professeurs de 1'1 D.R. Ils ont généralement
contribué à notre formation tant intellectuelle que morale.
Le présent travail n'aurait jamais \lU le jour sans le soutien financier et moral de nos
bienfaiteurs.
A nos enquêtés, à nos guides et à nos informateurs qui ont fait montre de bonne
volonté et se sont prêtés à nos entretiens :
A la Fondatrice du Dispensaire Trottoir et toute son équipe qUI, à travers leur esprit
humaniste très louable, ont redonné vie à toute ma petite famille;
A mes collègues promotionnaires qui ont toujours oeuvré dans l'esprit d'équipe;
PUIsse notre tuteur être fier d'avoir guidé de main de maître nos pas au Pays des
Hommes Intègres.
Que vous tous, qui, de près ou de loin, y aurez contribué, fassiez vôtre ia réalisation
de la présente étude.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGIY11WANA Jeanne Françoise
- C-
TABLE DES MATIERES
RESUME . . L
INTRODUCTION GENER-\LE 1
JUSTIFICATIONS 2
I. GENERALITES SUR LA FILIERE AVICOLE AU BURKINA FASO 5
Conclusion 43
Mémoire de fin d'études préseuté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise
- E-
3.1 JUSTIFICATION 55
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYI1\1ANA Jeanne Françoise
-F-
3.5.4 Mise en place de l'essai n 01 : Influence de la pulpe de Néré sur l'état de santé
et la croissance des poulettes 64
[Link] Matériels et méthodes 64
[Link].1 Materiels 64
[Link].2 Méthodes 65
[Link].2.1 Les formules alimentaires 65
[Link].2.1.1 La pulpe de Néré 65
[Link].2.1.2 Composition des rations expérimentales 66
[Link].2.2 Description de l'expérience 69
[Link].2.2.1 Période d'adaptation 69
[Link].2.2.2 Déroulement de l'essai 69
[Link].2.3 Paramètres mesurés 70
[Link].2.4 L'analyse statistique 71
3.5.5 Mise en place de l'essai n02 : Phase ponte il
[Link] Les paramètres étudiés 72
[Link] Les formules alimentaires 73
[Link] Composition et coût des traitements expérimentaux 74
[Link] L'analyse statistique 75
CONCLUSION GENERALE 87
RECOMl\1ANDATIONS 88
Mémoire de fin d'études présenté par Aime BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
- G-
SIGLES ET ABREVIATIONS
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
- H-
Mémoire de/in d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA [eanne Françoise
- 1-
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
-.
-J-
Tableau 41: Effets de la pulpe de Néré sur les performances des pondeuses (de 23semaines à 31
semaines d'âge)
'.~' -
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA [eanne Françoise
- K-
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA liée NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
-L-
RESUME
li
-- -
ne étude a été menée sur le développement de l'aviculture moderne dans la
région de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso et une autre sur l'utilisation de
la pulpe de Néré dans l'alimentation des poules de races améliorées.
Par rapport à l'effectif total des poules, le nombre des poules de races améliorées
représentait seulement 2% en 1986. Le nombre de poules de races améliorées qui
représentait 5% de l'effectif total recensé en 1996 à 1.001.100 têtes, a subi une
augmentation considérable de 33% en 1997.
Parmi les élevages modernes recensés, 87% sont situés dans la ville, 70% ont entre
100 et 500 têtes, et 90% des volailles sont destinées à la ponte d'oeufs de consommation.
Tous les animaux, tous les intrants vétérinaires, une partie du maïs et tous les autres
intrants biochimiques alimentaires sont importés.
Au cours de cette période de ponte la pulpe de Néré a fait augmenter (p < 0,05) le
gain moyen quotidien et a produit une amélioration de l'emplumement.
.: ...
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
INTRODUCTION GENERALE
L'aviculture est un mode d'élevage en plein essor au Burkina Faso, pour pouvoir
répondre au besoin de viande et d'oeufs. En effet ces produits avicoles interviennent
pour complémenter les céréales dans l'alimentation humaine et satisfaire les besoins
protéiques.
Le secteur est largement dominé par les volailles locales peu performantes et
élevées dans des conditions précaires.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIllCIYIMANA [eanne Françoise 1
JUSTIFICATIONS
La production avicole moderne s'est orientée vers la sélection des lignées à fort
potentiel mais hélas, peu adaptées à des conditions alimentaires précaires. Ces souches
modernes doivent en plus supporter des températures élevées durant la majeure partie
de l'année.
D'autre part, le rendement carcasse est supérieur à celui des autres viandes de
boucherie; ce qui illustre, dans ce domaine, la supériorité des viandes de volailles face
aux viandes de ruminants. Le rendement carcasse est de 65% pour les monogastriques
contre 50% pour les ruminants (VEROT, 1994). La viande de volaille a un goût agréable
et est facile à digérer. Les multiples façons de la préparer la rendent appétissante: frite,
rôtie, bouillie mélangée à d'autres aliments, en salade, en sandwiches, en sauces,
potages...
Les oeufs constituent un aliment de haute valeur nutritive et sont considérés
comme un aliment complet. Ses matières sont une association de tous les acides
aminés essentiels (voir annexe n° 1) dans un équilibre tel que la composition des
protéines de l'oeuf a été choisie comme référence (CASTAING, 1968; SAUVEUR, 1988).
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 2
Rôle économigue : La volaille participe à la production du fumier, source de
fertilisation importante pour les zones de maraîchage. il s'agit d'un engrais de valeur
qui est cinq fois plus riche que le fumier de ferme (CASTAING, 1968).
Quand elles sont en bonne santé, les volailles à production élevée sont
d'excellents transformateurs pour un certain nombre de denrées alimentaires et sous
produits locaux. A titre d'illustration, BLUM (1984) nous donne les caractéristiques des
sous produits d'abattoirs des volailles et des fientes des pondeuses comme source de
nutriments dans l'alimentation des monogastriques (annexe n02). Ces aliments peuvent
jouer un rôle particulièrement important dans la formulation de rations équilibrées
pour les monogastriques si l'on connaît leur valeur nutritive (COLLECTION F.A.O.,
1965).
La production avicole peut alors jouer un rôle, grâce aux atouts suivants:
Rôle social : La production avicole dans le monde occupe plus de gens que toute
autre branche de l'agriculture. Comme activité économique, elle permet aux
producteurs d'élever leur niveau de vie.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 4
1ère Partie :
L'Aviculture est très répandue dans de nombreux petits élevages au Burkina Faso.
La dernière enquête nationale de Mars 1989 a dénombré
13.740.000 Poules
2.775.000 Pintades
37.000 Dindes
127.000 Canards; soit un total de 16.515.000 têtes de volailles (D.S.A.P)
De 1989 à nos jours, le pas est énorme. Les effectifs ont passé de 16.515.000
têtes à 20.517.500 têtes (annexe n04 ) ; ce qui attribue au moins deux têtes à chaque
concession,
Les oeufs et les viandes de volailles sont produits par une filière traditionnelle
et une filière moderne. Les tableaux 1 et 2 donnent des indications sur les productions
des années 1989 et 1994.
Les oeufs sont produits par des poules et des pintades de races locales mais la
plus grande partie est destinée à la couvaison (80 à 900,/0). Les productions estimées
selon les espèces pour 198-9- révèlent une bonne part des oeufs de pintades comme
findiquent les effectifs [Link]és. dans le tableau n° 1. Les chiffres en viande pour
tannée. 1989 ne sont pas'disy;èndMes..
I!
Tableau n02 : Production de viande et d'oeufs selon les régions (année 1994).
Rézions Productions 94
Oeufs Viande (en tonne)
Sahel - - .
Centre 5.400.000 15 + 45
Nord Ouest - -
Est - -
Ouest 2.700.000 7,5 + 22,5*
Source: MESSRS-CNRST - Département des Productions Animales (1995)
il ressort de ce tableau que le système intensif est plus localisé dans le Centre
et dans l'Ouest.
Si, à ces chiffres, on ajoute les besoins estimés pour la CAN 98, on a les valeurs
présentées dans le tableau n04.
C'est à partir de ces productions et de ces besoins que les objectifs quantitatifs
sont fixés (voir tableau n05)
Villes Besoins
Viande (têtes) Oeufs
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 7
1.1.3 Commercialisation
[Link] Exportations
Le petit élevage, dont la volaille, joue un rôle important en contribuant pour une
bonne partie aux recettes d'exportation et au produit intérieur brut. En 1993, avant la
dévaluation du FCFA, CLEMENCET et THIAM (1996), ont trouvé que la contribution du
secteur petit élevage oscillait autour de 13% du PIB et de 15% des recettes
d'exportations. Ils ont également remarqué que depuis deux ans, cette dévaluation a un
effet stimulateur sur la production des petits élevages pour satisfaire une demande
intérieure en progression. Le cas précis est celui de 1994 : en quelques mois, les
exportations ont connu une augmentation en valeur de 70%. L'accroissement des
effectifs exportés a été de 23 % pour les volailles. L'état des exportations d'oeufs et de
viande de volaille depuis cette période est présenté dans les tableaux n07 et n° 8
respectivement ( voir page 10).
[Link] Importations
Tableau n06 : Valeurs en FCFA des importations d'oeufs en coquilles, frais, conservés ou
cuits
Période: 1992 à Août 1997
Pays Années
92 93 94 95 96 97
DANEMARK 0 0 0 0 30.094 0
COTE D'IVOIRE 359.200 2.599.202 81.000 306.180 522.250 2.753.910
GHANA 0 0 681.600 945.400 403.900 130.500
Un autre aspect des importations concerne les poussins de race. Ils proviennent
de la Côte d'Ivoire, du Ghana, de la France et de la Belgique. Un poussin ponte
importé de France vaut 725 à 860 FCF~ celui venant de Belgique 590 FCFA. Un
poussin chair importé vaut 500 FCFA s'il vient de France et 475 FCFA pour celui de
Belgique. Les poussins pour la production de chair sont meilleur marché (Source:
Centre Avicole de Dogona, CADO).
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 8
Les détails sur les mouvements de ce commerce sont à l'annexe n? 6.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 9
Les exportations des volailles dès 1992 à Août 1997
Régions ou pays Nature volaille 1992 1993 1994 1995 1996 1997
Tableau nOS: Poids net (en kg) des exportations d'oeufs en coquilles, frais, conservés ou cuits
Période: 1992 à Août 1997
Pays Années
92 93 94 95 96 97
NIGER 0 0 0 0 0 286
COTE D'IVOIRE 45 0 0 0 0 0
TOTAL 45 0 0 0 0 286
Source: INSD, Avril 1998.
Mémoire defi" d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 10
Tableau nO 9: Les importations des volailles dès 1992 à Août 1997
Régions ou pays Nature volaille 1992 1993 1994 1995 1996 1997
val pn vIII pn \'III pn vIII pn val pn val pn
De France Coqs et poules vivants 2.175.392 580 2.124.426 363 10.209.877 1034 8.595.293 1014 16.747.961 2534 16.620.752 2015
d'un poidss;185g
Autres volailles 1.602.570 461 724.104 108 1.772.181 200 4.926.185 882 5.723.633 1.198 2.446.193 309
vivantes
d'un poids s 185 g
Autres coqs et poules 0 0 0 0 0 0 422.028 24 0 0 1.633.257 137
vivants
TOTAL 3.777.962 1041 2.848.530 471 11.982.058 1234 13.943.506 1920 22.471.594 3.732 20.700.202 2461
De toute l'Europe Coqs et poules vivants 5.446.ICl2 1820 2.124.42(, 3(,3 10.209.877 1034 13.532.651 1658 19.163.246 2734 16.(,20.752 2015
d'un poidssl85g
Autres volailles 1.602.570 461 724.104 108 3.360.327 320 4.926.185 882 8.303.721 1383 2.446.193 309
vivantes
d'un poidss;185 g
Autres coqs el poules 0 0 0 0 0 0 422.028 24 0 0 4.416.621 407
vivants
TOTAL 7.048.732 16!l1 2.848.530 ·nt 13.570.204 1354 ts. 880.864 2564 27.466.967 4.117 23.483.566 2731
De la Côte d'Ivoire Coqs et poules vivants 0 0 2.C>56.877 395 1.927.568 214 8.196.522 845 162.500 325 506.250 46
d'un ooidss185~
Autres volailles 0 () 0 0 12.917.398 1247 5.804.606 736 5.043.123 576 13.465.113 1.327
vivantes
d'un poids s 185 g
Autres coqs et poules 0 0 0 0 0 0 0 0 20.000 (, 0 0
vivants
TOTAL 0 0 2.656.877 395 14.844.966 1.461 14.001.128 1.581 5.225.623 907 1.852.363 1.373
De toute l'Afrique Coqs ct poules vivants 0 0 2.740.877 515 1.927.5C>8 214 9.323.522 921 162.500 325 658.650 229
d'un poidssl85~
Autres volailles 0 0 0 0 14.935.029 1547 5.804.606 736 5.043.123 576 13.465.113 1.327
vivantes
d'un poids s 185 g
Autres coqs et poules () () () 0 0 () 93.450 10 190.000 66 462.000 440
vivants
TOTAL 0 0 2.740.877 515 16.862.597 1.761 15.221.578 1.667 5.395.623 967 14.585.763 1.996
Source: INSO, Avril 1998.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA liée NIZIGIYIMANA lemme Françoise
Il
1.2 SYSTEMES DE PRODUCTION AVICOLE
Mode d'élevage
. . -
- élevage très extensif qui se pratique - intensifqui se pratique en
en totale liberté claustration
- plusieurs espèces se côtoient - élevage séparé en fonction
- insalubrité et promiscuité des espèces et des âges.
-salubrité
Source: VEROT (1994)
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 12
1.2.2 Races et performances zootechniques
Les souches utilisées sont des souches locales. Les tentatives d'amélioration de
ces souches n'ont pour l'instant pas porté leurs fruits. Les caractéristiques des poules
locales résultent d'une longue sélection naturelle au cours de laquelle la sous
alimentation a joué un rôle déterminant :
- Faible poids: les poulets locaux pèsent de 700 à 1000g à trois mois contre 1,5
kg dans la filière moderne ;
- Grande résistance;
- Aptitude à la fuite, ce qui est un avantage certain par rapport aux souches
sélectionnées, sachant que les poulaillers sont sommaires et mal protégés, et que
les pertes par prédation sont importantes; la mortalité non pathologique atteint
56% à deux mois.
- aptitude à la conduite des poussins et à la couvaison
- frugalité : les poulets se nourrissent généralement de sous produits de
l'alimentation humaine ou de l'exploitation agricole;
- une croissance lente : les animaux atteignent leur poids vif moyen au bout de 4
ou 5 mois, l'âge moyen à l'abattage est de 140 jours;
- des taux de ponte peu élevés:
* 60 à 90 oeufs par poule lan pour le secteur traditionnel contre 210 dans le
secteur moderne ;
* poids moyen de l'oeuf de 30g dans le secteur traditionnel contre 55g dans le
secteur moderne.
Les races pures sont rares car sensibles aux fortes chaleurs. Cependant,
quelques unes introduites au Burkina se sont bien adaptées. Il s'agit de la Leghorn
blanche et du Rhode Island Red. Elles sont aussi utilisées en croisement pour donner
des souches dites améliorées.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 13
1) Les souches pontes déjà introduites au Burkina Faso sont:
• La souche Shaver dont le produit commercial est la Starcross trouvé sous trois
phénotypes:
- Une poule blanche légère à œufs blancs, avec un taux de ponte de 270 à 280
oeufs 1an. Le poids moyen de l'oeuf est de 60,5 à 62,5g ;
- Une poule rousse à œufs bruns, dont le taux de ponte varie entre 240 à 260
oeufs en 52 semaines. Le poids moyen de l'oeuf est de 62 à 64g ;
- Une poule noire à œufs colorés. Son taux de ponte est de 245 à 265 oeufs lan.
Le poids moyen de l'oeuf est de 63g.
- Une poule légère blanche à œufs roux, avec une production d'oeufs supérieurs à
270 par an. L'oeuf moyen pèse 61,5g ;
- Une Super brown, pondeuse à œufs teintés et pattes jaunes.
- Une Hissex blanche à œufs blancs, à un taux de ponte de 295 à 305 oeufs en 14
mois. Le poids moyen de l'oeuf est de 65g. La consommation moyenne
journalière est de 105 à 115g! poule;
- Une Hissex rousse à œufs roux. Son taux de ponte est de 285 oeufs en 14 mois.
L'oeuf moyen pèse 63,5g. La consommation moyenne d'aliments par jour est de
122g.
• La souche Hubbard dont le produit est la Golden. Celle-ci produit 245 à 255
oeufs en 76 semaines. La consommation moyenne d'aliments est de 115g.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA lemme Françoise 14
b) Harco : Issu d'un croisement entre RIR x Polymouth Rock barrée.
Elle est répandue en Afrique de l'Ouest en raison de sa très grande
résistance aux stress et aux maladies. Cependant la consommation est
forte: 140glj. La femelle est toute noire; le mâle a une tâche
blanche sur la tête.
C'est une souche de poussins, lourde dont les performances ont été vérifiées sur
le marché ivoirien par la société ALCI . L'indice de conversion est de 1,9 à 2kg à 40 j.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA [eanne Françoise 15
- ponte dernier oeuf: 16h
- heure de ponte maximale: 10 - l lh
Les aviculteurs modernes font des efforts surtout en matière de santé animale,
mais ils connaissent toujours des difficultés dans rapprovisionnement des intrants
animaux (poussins d'un jour) et alimentaires.
1.3.1 Contraintes
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 16
[Link] Les contraintes sanitaires
Pour le système d'élevage traditionnel, COURAU et ROGER (1995), ont fait les
observations suivantes : "les disponibilités fmancières des exploitants ne leur
permettent pas en général d'induire rationnellement les intrants pour en améliorer la
productivité ou seulement d'en sécuriser la présence dans l'exploitation. C'est ainsi que
les vaccinations de volailles (35 à 50 F selon les zones) ne peuvent être appliquées à
l'intégralité des effectifs".
Ces auteurs ajoutent en outre que les éleveurs n'ont pas accès au crédit. La
pseudopesre, et la maladie de Gumboro restent les principales pathologies aviaires qui
causent d'énormes pertes économiques.
Le crédit aux élevages modernes est aussi difficile à obtenir. Bien que les
opérateurs toujours scolarisés, disposent le plus souvent d'une source de revenu
susceptible de rassurer l'organisme prêteur, des difficultés sont signalées:
Mémoire de fi" d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 17
[Link] Les contraintes de formation
- La CFD par exemple dispose d'une étude ponctuelle faite par une société d'étude
locale sur le fmancement d'élevages modernes de pondeuses sur Ouagadougou.
- Le BAME mène une étude analogue pour les villes de l'ouest en vue de renforcer
de petites et moyennes entreprises.
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA [eanne Françoise 18
- Le PDAV se propose de monter des dossiers de fmancement pour la " Maison de
l'Aviculture" et de faire des études de marché.
- Le Réseau des Caisses Populaires du Burkina (RCPB) et l'Union des
Coopératives d'Epargne et de Crédit Burkinabé (UCECB) sont les organismes les
plus importants oeuvrant dans ce secteur de fmancement.
Une étude récente intitulée "Banque de données sur les systèmes fmanciers
centralisés" existe (M.D.C.R.A 1 PDAV - COURAU ~ ROGER, 1995). Il reste à couvrir
l'analyse des besoins dans le domaine de l'élevage et d'étudier si les systèmes existants,
décentralisés ou institutionnels sont en mesure de faire face à moyen terme:
- Le CADO s'est fixé un objectif d'atteindre toujours en moyenne 12.000 oeufs par
jour avec une préservation de 20.000 pondeuses en productivité;
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 19
- la ferme du Faso, selon le même rapport de la Direction de la Production et des
industries animales, compte introduire 12.000 pondeuses avec une production de
8.400 oeufs 1.1, soit environ 3.066.000 oeufs lan ;
- une autre unité (MOBACOA) propose 14.000 pondeuses à raison de 11.200 oeufs
produits par jour, soit une moyenne de 4.088.000 oeufs/an. Cependant, des
actions doivent être menées pour atteindre ces différents objectifs.
L'aviculture a été peu touchée par la recherche nationale. En effet, les références
bibliographiques sont rares. En exemples, selon le MESSRS - CNRST (1995) on peut
citer les travaux sur :
Pour résoudre les problèmes déjà évoqués, des solutions sont envisageables et
un programme clair a été déjà élaboré:
2°) Pour combattre les pathologies, une expérimentation sur les principales
pathologies et une étude des moyens de préventions et de traitement dans les mêmes
régions pour une période supérieure à 5 ans est en voie.
3°) Pour améliorer le potentiel génétique des souches locales, dans les mêmes
régions toujours, on préconise une sélection des souches performantes adaptées à
l'aviculture traditionnelle, 'travail qui s'étalera sur 10 ans.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 20
5°) Pour combattre les difficultés d'alimentation des volailles en aviculture, le souci
majeur est d'élaborer et faire des tests de formule de ration valorisant les aliments
locaux, dans le Centre et l'Ouest pour une durée de 5 ans.
'o.: ....
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 21
IIème Partie:
ETUDE DE L'AVICULTURE
MODERNE DANS LA REGION DE
BOBO-DIOULASSO
\ '~ .....
.llémoire de fin d'études présenté par .Hme BA RA SSA KA née SIZIGIYIJJANA Jeanne Françoise
II. ETUDE DE L'AVICULTURE MODERNE DANS LA REGION
DE BOBO-DIOULASO
L'aviculture modeme est un mode plus intensif de production de volailles qui est
présente dans la majorité des pays et qui assure une part non négligeable des
approvisionnements en produits consommables (viande et oeufs).
Comme le défmit VEROT (1994), une filière moderne est caractérisée par :
- Un certain niveau technique standard, régi par des normes d'élevage. Ces
normes sont nécessaires et doivent être respectées tant au niveau des bâtiments et
de l'alimentation qu'au niveau des aspects sanitaires;
[Link] Climat
L'alternance avec la saison sèche dure cinq à six mois. Les statistiques des 30
dernières années montrent. que les températures moyennes mensuelles atteignent
rarement 35°C (PIGEONNIERE, 1985).
[Link] Sols
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 22
Espace: Les activités peuvent s'y multiplier, la zone n'est pas encore saturée
(Comité Intersectoriel de Réflexion sur la réhabilitation de l'activité économique
de la région de Bobo-Dioulasso: Rapport final, 1993).
La surtace couvre 13678ha, avec une altitude variant entre 300 et SOOm au-
dessus de la mer. Les sols sont hydromorphes minéraux à pseudogley sur matériaux à
texture variée. Ils sont associés à des sols bruns eutrophes et surtout à des sols
ferrugineux en bordure des marigots. Autour de Bobo-Dioulasso existent des sols
ferralitiques moyennement dénaturés sur matériau sablo-argileux. Leur épaisseur
atteint plusieurs mètres. Ce sont des sols acides, perméables, à potentialité chimique
faible (PIGEONNIERE, 1985).
Les deux premières espèces restent les plus dominantes de la strate arborée
(GUINKO, 1984). Les espèces sahéliennes telles Ziziphus mauritiana (Jujubier) et
divers acacias se raréfient. Autour du centre les savanes boisées et les forêts claires
sont les formations les plus importantes de ce domaine. Elles sont peuplées de : Burkea
africana, lsoberlina doka et lsoberlina dalzielii, Deutarium microcarpum, Daniellia
oliverio
Cette savane n'est jamais très haute. Le couvert arbustif atteint les Sm en
moyenne, et les arbres, 8 à lOm (FONTES et GUlNKO, 1995).
• Pseudogley : horizon à engorgement périodique par l'eau, caractérisé par une alternance de phénomènes de
réduction et d'oxvdation.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 23
[Link] Hydrographie
Selon une étude réalisée en 1993 (GTZ - ONEA) rapporte MATS (1997), 63,9 %
sont musulmans, 33,8 % sont chrétiens, 1,8 % animistes et 0,5 % sans religion.
Toutefois, la frontière entre animisme et les nouvelles religions (Islam, christianisme)
n'est pas nette même si ces dernières s'imposent par le nombre d'infrastructures: 176
mosquées, 15 églises et chapelles catholiques, 41 églises protestantes (MATS, 1997:
Commune de Bobo-Dioulasso, CAN 98).
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 24
2. 1.3.1 Les Industries
- L'ALI-MAT: c'est une unité à caractère privé. Elle opère dans le secteur 8 de
la ville et s'approvisionne régulièrement à la SN Citee en tourteau de coton et en
tourteau d'arachide pour la fabrication des aliments de volailles.
La fenne CADO (Centre avicole de Dogona) : C'est la plus grande unité avicole
de la zone. Elle produit des oeufs de consommation, et ravitaille les éleveurs en
poussins et poulettes d'élevage.
La fenne CLOSYKE à Sownleli : elle est caractérisée par : l'élevage des porcs
et l'élevage des pondeuses.
très bien connues. C'est donc pour une meilleure connaissance de la production avicole
de cette zone qu'une étude sur ces caractéristiques s'avère indispensable.
Cependant, les informations fournies par ces auteurs ne s'avèrent pas suffisantes
pour éclairer notre thème : leurs travaux sont basés sur un effectif réduit (24)
d'aviculteurs modernes et sur une définition incomplète des composantes de la filière
avicole surtout pour l'aspect alimentaire. C'est ainsi que nos recherches s'orientent dans
le sens d'une nouvelle approche mettant beaucoup plus l'accent sur les souches
modernes et leur alimentation.
Dans le but de recenser des éleveurs modernes, nous avons mené une enquête
systématique dans les secteurs lotis ainsi que dans quelques quartiers environnants de
Bobo-Dioulasso. En effet Bobo-Dioulasso est le centre urbain le plus rapproché des
grandes zones de production et de transformation des produits céréaliers. La
population de Bobo-Dioulasso est importante dans la production et la consommation
des produits d'aviculture. En outre le nombre d'aviculteurs à Bobo-Dioulasso est
important.
Des essais d'alimentation ont été installés dans le Centre Avicole de Dogona.
Celui-ci sert habituellement de référence à bon nombre d'éleveurs pour plusieurs
raisons :
- Le centre Avicole de Dogona (CADo) est considéré parmi les meilleures filières
au niveau national.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 26
2.3 OBJECTIFS DE L'ENQUETE
Des modalités pratiques ont guidé notre travail. La méthode s'est inspirée de
celle citée par LHOSTE (1993), et proposée dans l'étude des systèmes d'élevage
enquête par sondage, enquête sur les pratiques (MILEVILLE, 1991).
Le principe était de choisir des points cibles pour nous permettre des contacts faciles
avec les aviculteurs.
Ces points sont :
Après avoir contacté bon nombre d'entre eux, une VISIte des lieux a été
organisée. Des entretiens concernant les objectifs de l'enquête s'en sont suivis.
Les fiches d'enquêtes étaient constituées en majorité par des questions fermées.
Quelques questions ouvertes ont été aussi formulées pour l'enrichissement de
notre interview.
Le contenu:
'.~' .....
Le sondage s'est avéré nécessaire pour nous, afm d'avoir à l'avance une idée des
statistiques partielles des aviculteurs. Ce qui nous a permis aussi de choisir et d'entrer
en contact avec les guides qui devaient nous conduire dans les différents secteurs de la
ville.
Il est à noter que les aviculteurs déjà enquêtés (24 uniquement) par MONTAGNJER et
BRUNAUD (1996), étaient très insuffisants pour nous servir de référence.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 28
[Link] Les difficultés de l'enquête
- Quatre secteurs n'ont pas été touchés par l'enquête (2; 7; 18 et 23) faute
d'infonnations y relatives sur la pratique de l'activité;
- Les producteurs n'ont pas toujours livré toutes les informations, certaines
étant considérées comme confidentielles;
- Seuls les enquêtés qui ont pratiqué l'activité pendant plus d'une année
répondent de manière complète aux questionnaires.
[Link] Insuffisance
La répartition des élevages sur la carte suit le découpage que nous a fourni la
Direction Régionale de l'Urbanisme de Bobo-Dioulasso. Il se trouve que la calte ne
porte pas de date de tirage ; de plus les zones périphériques ne faisant pas partie de la
zone bâtie n'ont pas été représentées.
Les résultats issus de l'enquête nous prouvent qu'il existe une typologie au sein
des élevages avicoles de Bobo-Dioulasso. La typologie est un outil essentiel de
classification en fonction d'un ou de plusieurs groupes de critères (TRAORE, 1995 citant
OUEDRAOGO, 1987). Les critères peuvent être fonctionnels ou bien structurels. Dans la
classification, il va apparaître par moments les deux critères à la fois. C'est ainsi que
dans le dépouillement des résultats:
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 29
2.5 RESULTATS ET DiSCUSSiONS
• Le CADO a un effectif de 36.900 pondeuses dans Je secteur 13. Il s'approvisionne en Côte d'Ivoire. Sur place. le CADO livre à son tour les
poussins el poulettes à ses cliems, NB: Les détails sur l'appartenance de ces volailles sont consignés dans l'annexe n08.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 30
Les pourcentages indiqués dans le tableau précédent sont calculés sur le repère des
effectifs de chacun et leurs sources d'approvisionnement qui figurent sur la liste des
aviculteurs à l'annexe n08. La répartition du nombre de volailles, dans leurs lieux de
conduite apparaît dans les figures n° 1 et 2.
~ 500 0 4 0
~ oo o o
J 5000
3000 0
0;
:s 25000
=
~
t: 200 0 0
ë:;j
150 0 0 [ EtT. IO~
100 00
Se ct e u rs
r 4000 -
3500 "
3000 "
.... 2500
v 2000 ·
....'"-l~ 1500
1 Erreel 1
1000
500
0
i.5 -;;
"
3'
0
'"
Villages
Par comparaison aux productions des années antérieures, on peut dire que
l'élevage avicole prend de l'ampleur. En effet, DANIBA (1986), avait dénombré lm
effectif de 40.000 poules dont SOO têtes de race améliorée en cohabitation avec la
race locale dans les secteurs lotis de la ville.
Dix ans plus tard (1996), MONTAGNI ER et BRUNAUD ont recensé dans les élevages
urbains et périurbains de Bobo-Dioulasso, 50.800 volailles améliorées (contre
1.001.100 têtes selon les statistiques annuelles de l'élevage) dont 24.000 pondeuses,
Mémoire de fin d'études pr ésent é par Mme BARAN5AKA n ée NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 31
Figure n03 : ombre d'éleveurs et taille des effectifs
70
~ 60
~ 50
>
=* 40 , , -- - - -lCl'l
=0 30 ./
CIl
.c 20 ~ . Nombre d'élev
g
z
10 /
o
10-100 100-500 plus 500
l__ Taill e
Les effec tifs globa ux de productions des volailles dans les exploitations en fm
Janvier 98, ont été fournis dans le tableau n" 12 et sont illustrés dans la figure n 0 4 .
- -- - - - -- - i 1 Nbre de volailles 1
o
Ponte Chair Coqs
T ype de producti on
- un groupe de petits éleveurs (au nombre de 20) dont la conduite est semi-
intensive. Ces aviculteurs ont entre 10 et 100 têtes. Un grand nombre d'entre eux (15)
ne concentrent pas leurs efforts dans l'activité. Cet élevage sert d'occupation ou de
simple source de viande et d'oeufs au ménage.
Les nonnes d'élevage ne sont pas strictement suivies. L'approvisionnement en aliment
commercial est irrégulier. On peut qualifier ceux-là d'amateurs. Leur élevage est
souvent de caractère non commercial.
- un deuxième groupe (70 éleveurs) dont les effectifs sont compris entre 100 et
500 têtes. Ils sont nombreux et la plupart sont des fonctionnaires, des commerçants et
des retraités. Le système d'élevage est à 80% intensif. Ils sont concentrés en ville et
leur élevage est de caractère commercial. Quelques uns d'entre eux tentent de
fabriquer des aliments mais avec difficulté.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 32
- 58% du total des élevages se réalise dans le secteur 13 (Dogona : 44350
têtes) site propice à écosystème favorable au développement de diverses
productions.
CADO
54%
La répartition de ces élevages en ville est refaite sur la carte à la page 35.
Mémoire de Jill d'études présenté par Mme BARAN5AKA n ée NIZIGlYIJ\tlANA lemme Irauçoise 34
Figure nO 6: Répartition sectorielle du nombre de volailles et d'éleveurs de
volailles à Bobo-Dioulasso.
23
i
AEROPORT .~.. -=
,e
,,' r i
t
7 .--
\~
,", 1
LEGENDE
. "
N
/ \,,/ Limite de secteur
limite de v,"e
NOMBRE D'ELEVEURS
• 0·2
NOMBRE DE VOLA'LLES
• 3·5
lIiIII
1 < 1500
• 6 -9
lIiIII
1500·4000
> 4000
• > 9
o Pas d"nformalJons
2 : numéro de secteur
Mémoire de fln d'éludes présenté par Mme BARANSAKA née N1Z1G1Y1MANA Jeanne Françoise 35
De tous les croisements industriels existant au Burkina, la souche ISA est,
selon les enquêtes, la plus vulgarisée à Bobo-Dioulasso. On pourrait signaler que
les éleveurs n'ont pas le choix car ils se soumettent au goût du fournisseur. Le choix de
la souche Warren est peut - être dû à ses performances.
L'échantillon a été scindé en deux sous groupes pour une étude comparative.
Ces groupes ont été choisis selon le critère taille. On a pris la dénomination de petit
éleveur pour celui qui a entre 100 et 500 têtes et gros éleveur pour celui qui en a plus.
Les petits éleveurs sont au nombre de 70 et les gros éleveurs au nombre de 8
conformément à leur répartition établie ci-haut (figure n03).
L'élevage se fait au sol sur litière pour les deux groupes. Les animaux sont en
claustration et les sexes sont séparés.
[Link] Le Bâtiment
Il s'agit d'un poulailler de type conventionnel qui obéit aux normes des bâtiments
de pays chauds. Avant que les fournisseurs (CADO et PDAv) livrent les poussins ou les
poulettes, ils exigent la finition du bâtiment. Petits et grands essaient d'imiter le
modèle de la figure n07.
Caractéristiques du bâtiment :
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 36
Figure nO 7 : Type de bâtiment d'élevage avicole moderne
Lanterneau
Toiture
,
:Sm haut ,
4 f i de haut
Grillae;e
, latérar
cD------------------Çl
--J...- -.......
.. ~
.-- ~et -
(3b-rnr1de haut)
10 fi de largeur
Le matériel est assez diversifié. On trouve des abreuvoirs et des mangeoires de formes
différentes.
La répartition du matériel d'élevage utilisé figure dans les tableaux n° 13.
[Link].1 Abreuvoirs:
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 37
[Link].2 Mangeoires
Les fiches de prophylaxie sont distribuées en même temps que la livraison des
intrants animaux. C'est surtout par manque de moyens financiers que certains ne les
suivent pas, ce qui occasionne des mortalités chez eux.
D'une part, cette production est quelque peu surévaluée à 1'heure actuelle, les
aviculteurs nous ayant souvent donné leur production moyenne ou actuelle. D'autre
part, la frontière entre pondeuses et animaux de réforme n'étant pas stricte dans la
réalité, une partie de la production a pu être assurée par ces animaux et imputée aux
pondeuses.
'0_' .-.
On ne doit pas ignorer que des bandes pourraient avoir été mises en route pour
les fêtes de Ramadan et pour la CAN 98. Mais des structures privées, dont le CADO
principalement, jouent un rôle important dans l'organisation de cette filière avicole
auprès des clients auxquels elles livrent les intrants. Elles assurent en même temps
leur encadrement.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA [eanne Françoise 38
[Link] Encadrement et surveillance
Depuis que le Centre National Avicole a été fermé, les éleveurs ne bénéficient
plus du même niveau d'encadrement. Ils sont obligés de faire recours aux unités qui ont
fait preuve de réussite. C'est ainsi que le CADO met son personnel à la disposition des
petits aviculteurs.
Le taux de ponte obtenu pour notre échantillon serait de 73,5%, avec une
production d'environ 22.000 plateaux par semaine. L'écoulement des produits au détail
par les petits aviculteurs représente 25% ; le CADO vend le reste aux grossistes qui, à
leur tour, vont revendre à leur clientèle habituelle. Si l'échantillon (78 aviculteurs) a
produit 22.000 plateaux, la population totale recensée en a produit 27.641.
Les ventes au détail des poulets de chair n'existent pas; ce type de vente est
plus important pour les poules de réforme. Celles-ci sont vendues par tous les
producteurs d'oeufs. Dans l'ensemble l'écoulement est pour le moment facile et suit le
schéma de la figure n° 8.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA lemme Françoise 39
Figure nO 8: Organigramme du circuit de commercialisation
Démarra e en ussinière
Oeufs
Hôtels et
Restaurants
consommateurs
finaux
1°) Ils ont de petits effectifs et n'ont pas la formation nécessaire pour composer eux-
mêmes leurs rations; Ils n'ont pas de moyens pour se procurer le matériel de
fabrication. Pour eux, l' « AVICULTURE
...... ..
C'EST POUR LES GRANDS ».
2°) Ceux qui disposent des unités de fabrique d'aliments ne devraient pas les
vendre cher; ils doivent au moins suivre l'évolution du coût des matières de base en
l'occurrence les céréales.
3°) Pour que la filière avicole se développe il s'impose des interfaces entre divers
domaines d'action:
Ils représentent 8,1% de tous les aviculteurs. Selon leurs propos, les
fluctuations du prix du maïs (local et importé) les amènent à sentir la nécessité d'avoir
un champ parallèlement à leur activité.
Cependant ils avouent que la culture du maïs suscite quelques difficultés. D'une
part la vulgarisation des intrants (engrais et semences) se fait au profit des cultures de
rente. Celles-ci ont en outre un prix qui incite à accroître leurs superficies. Cela
entraîne ainsi un retard de semis pour le maïs et sa récolte, et la programmation de la
campagne suivante. D'autre part, la plupart des gros producteurs des cultures de rente
sont aussi des producteurs de maïs car les superficies sont juxtaposées et servent de
rotation. De cet état de fait, si le prix de l'une des cultures monte il est évident que le
prix des autres cultures chute. Ce qui n'encourage pas les agriculteurs.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGlYIMANA Jeanne Françoise 41
techniques de stockage de ce maïs. Ce qui les oblige à diminuer le prix pendant la
période d'abondance. Cela explique les fluctuations de prix d'année en année. Il
faudrait donc que le séchage soit optimisé. Il s'impose aussi une surveillance
permanente et un renouvellement des traitements car le maïs est une denrée très
appétée par les ravageurs. Il faudrait en outre des marchés dont les prix sont
réglementés par l'Etat.
Petits producteurs 2 40 28 70
Grands producteurs 1* 4 3 8
Total 3 44 31 78
Source: Enquête effectuée par nous.
AC : Aliment commercial AFD: Aliment fabriqué à domicile
• Grand aviculteur ayant une unité de fabrique et vendant des aliments à d'autres.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 42
[Link].1 Rôle de ALl-MAT
Conclusion
Cette partie d'étude nous a permis de comprendre le mode d'élevage des poules
Warren Isa et les problèmes évoqués. Ces derniers sont nombreux et variés.
Cependant l'éiud~ * de ces problèmes mettra beaucoup plus l'accent sur les
difficultés en approvisionnement alimentaire qui semble être la première préoccupation
de tous les éleveurs.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne françoise 43
2.6 LES PROBLEMES D'APPROVISIONNEMENT DES PRODUCTEURS D'ALIMENT
Les enquêtes menées ont démontré qu'il faut attribuer les échecs observés dans le
secteur avicole à la quantité et à la qualité déficientes des aliments, au manque de
formation des éleveurs.
Les matières premières utilisées sont des produits agricoles (céréales à 90%), des
sous produits agro-industriels (tourteaux, issues de meunerie et rizerie, mélasse et
drêches) et des produits de l'industrie alimentaire (minéraux, vitamines de synthèse,
additifs).
De toute cette liste, le maïs seul rentre à plus de 65% dans la composition d'une
ration complète.
D'autre part, tous les produits de l'industrie chimique sont importés; de surcroît
ils ont été pénalisés par la dévaluation du FCFA en 1994. Les taxes qui sont appliquées
découragent, voire repoussent les producteurs.
Or, les poules de race ont été sélectionnées pour avoir des performances
optimales avec des aliments riches, qui doivent leur permettre d'assimiler le maximum
d'éléments nutritifs assimilables. Hélas, cela n'est pas le cas au niveau des petits
éleveurs du premier groupe et certains du second groupe. En effet, compte tenu de
leurs moyens limités et de leur niveau de formation inadéquat, ils ne s'approvisionnent
pas correctement en ces aliments.
Face à cette situation, l'étude de ces problèmes s'impose afm de faire comprendre
aux éleveurs l'importance d'une bonne alimentation, l'intérêt et le bien fondé d'une
bonne conduite de leur élevage pour eux-mêmes et pour leur communauté.
Par ailleurs, une analyse de la problématique de façon plus globale a été faite
pour voir s'il faut attribuer les causes de ce problème d'approvisionnement aux seuls
aviculteurs. En effet, selon les études effectuées par la DSAP (tableau n022), il ressort
que le bilan céréalier des deux dernières années est déficitaire. Cette situation précaire
des productions céréalières est un autre grand facteur qui aggrave le problème. En
outre, ce phénomène n'est pas que régional mais national. Ainsi les conséquences
deviennent multiples. On assiste à :
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 44
Enfin, les contraintes de l'alimentation peuvent se regrouper en trois catégories:
- au niveau des aviculteurs eux-mêmes;
- au niveau des fabricants de l'aliment;
- au niveau des matières premières.
Notre choix s'est orienté vers la pulpe de Néré, simplement pour sa faible
compétitivité dans la consommation humaine; sa forte compétitivité en prix par rapport
au maïs (25f à 50f contre 1OOf CFA).
Une nutrition rationnelle est une économie d'aliments. Des rations bien
équilibrées permettent d'économiser les aliments en réduisant la quantité de nourriture
nécessaire à la production d'oeufs et de viande.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 45
Tableau n016: Production par culture pour l'ensemble du Burkina de 1992 à 1996
Les prix de ces diverses céréales n'ont jamais été fixes. Ils prennent l'allure de
celle des productions (tableau n017 et 18).
Tableau n017: Comparaison des prix des céréales sur quelques marchés,
Nov97INov96
Marchés Mil Sorgho blanc Maïs blanc
Nov. 97 Nov. 96 Nov. 97 Nov. 96 Nov. 97 Nov. 96
BANFORA 137 155 106 125 92 92
BOBO-CENTRE 126 149 112 113 106 99
DEDOUGOU 92 82 90 62 92 80
OUAHIGOUYA 105 104 105 91 115 97
SANKARYARE 122 160 117 153 117 156
KAYA 12 136 111 124 121 98
DORI 132 142 132 142 - 168
GOROM-GOROM 147 115 120 121 - -
DJIBO III 109 108 115 131 108
FADA N'GOURMA 108 101 111 92 - -
SOLENZO 96 84 87 61 90 67
TOUGOURI 112 95 102 75 - 85
POUYTENGA 120 114 113 95 127 -
Source: DSAP, Mensuel Novembre (1997)
\ " ...
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 46
Tableau n018 : Comparaison des prix des céréales sur quelques marchés,
Jan98/Jan97
L'examen du tableau permet de constater que les prix des céréales ont subi
d'importantes fluctuations en janvier 1998 par rapport à la même période de l'année
1997.
Sur les marchés, les prix du maïs blanc et du sorgho blanc ont subi des hausses
modérées de 3% à 22% pour le maïs blanc et de 1% à 19% pour le sorgho blanc. La
plus forte augmentation est observée à Solenzo, soit 19,2 % pour le sorgho blanc et
21,6% pour le maïs blanc.
Ces variations se traduisent généralement par de fortes hausses sur la plus part
des marchés.
Le niveau déjà élevé des prix dans certains départements révèle que les récoltes
ont été mauvaises dans ces localités et que des pénuries de céréales risquent de
s'installer dans beaucoup de régions si des mesures d'approvisionnement ne sont pas
rapidement prises.
Pour ce qui concerne la région des Hauts Bassins dont fait partie Bobo-
Dioulasso, la zone dé notie étude, on a les productions mentionnées dans les tableaux
n? 19 et 20, pour la campagne agricole 1997/1998.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 47
Tableau n019: Estimation de la production agricole des Hauts Bassins,
1997/1998
Pour l'année 1998, ces trois (3) usines ont un besoin en maïs qui équivaut à
41,3% de la production de maïs prévue à Bobo et 2,57% de la production prévue dans
les Hauts Bassins.
Mémoire de/il' d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise 48
agricole 1997/1998. Déjà en Décembre 1997, le prix du kg de maïs était à 106 f, ce qui
signifie qu'à la fin de la campagne ce même prix va galoper.
- le Sorgho blanc valant le même prix que le maïs a des limites d'emploi (tanin)
- le Sorgho rouge coûte plus cher à cause du rôle qu'il joue dans la préparation
de la bière locale. Il est également riche en tanins.
Une recherche sur terrain guidée par des enquêtes nous a permis de mieux
cerner la problématique. Les enquêtes concernaient tant les éleveurs que les fabricants
d'aliments. Au cours du déroulement du travail, des entretiens sur la problématique ont
eu lieu. Les propositions axées sur le coût de l'aliment et des matières premières ont
été formulées.
Quant aux problèmes alimentaires, ils se font sentir de tous les côtés. Les
données recueillies ont été fournies par l'ensemble de notre échantillon. Mais 90% des
problèmes sont caractéristiques des petits éleveurs.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 49
Les séances de formation sont payantes ; elles ne sont donc pas toujours à la
portée de tous les demandeurs. Les éleveurs conscients de leurs limites techniques
tentent cependant un « bricolage» des aliments. Ce qui met en cause la productivité des
volailles.
La période qui dérange le plus l'éleveur est celle qui correspond à l'alimentation
jusqu'au premier oeuf (0 à 20-23 semaines). Durant cette période il n'y a pas de vente
d'oeufs, donc pas de rentrée d'argent. Si alors, du 1er oeuf à la réforme, l'éleveur n'est
pas en mesure de couvrir les besoins nutritionnels des pondeuses, il est assuré de faire
des pertes.
Les données que nous fournissent les tableaux suivants montrent que la
situation est inquiétante.
POSTES VOLUMES
Production nationale disponible 1903629
Stocks initiaux 102283
Importations commerciales et aides alimentaires 127467
TOTAL DISPONIBLE 2133379
Consommation humaine 2059580
Stocks finaux 58702
TOTAL BESOIN 2118282
Déficit brut de production -155951
Excédent consolidé 15097
Source: DSAP, Mensuel Octobre (1997).
Selon la DSAP (1997), le déficit brut de production est de 156.000 tonnes. Ce
bilan dégage un léger excédent de 15.000 tonnes contre un excédent de 229.000 tonnes
la campagne dernière, soit une baisse de 93%.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 50
Or, à l'heure actuelle, les autres cultures sont autrement rentables. Pour
quelques unes, cela est peut-être dû au fait que leurs superficies de culture soient
grandes et pour d'autres à cause de leur prix de vente bien réglementé. Il se peut aussi
que les deux avantages concernent une petite partie des cultures. Pour cela, un prix
incitatif et réglementé pourrait accroître la production et rendre le maïs plus
disponible. Cette politique devrait être suivie par :
Pour ce qui est de la campagne agricole 1997/98, deux incidents majeurs l'ont
marqué:
Les problèmes sont communs en grande partie: l'accès facile aux intrants
alimentaires se retrouve dans 80 % des réponses comme l'une des priorités.
Mémoire defi" d'études présenté par Mme BARANSAKA liée NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 51
Les produits locaux sont surtout le maïs, le son de blé, le tourteau de coton, les
coquilles d'huîtres. Les importations en provenance du Mali concernent habituellement
le poisson séché mais quelques fois le maïs. La lysine, la méthionine et les prémix sont
importés de la Côte d'Ivoire.
On importe du maïs à 100 f le kg. Pour le cas des ingrédients secondaires (c'est-à
dire à faible taux d'incorporation) et obligatoires, on peut donner les exemples
suivants:
-le prémix (complexe minéralo - vitaminé) n02 vaut 200 000 fCFA le sac de 25
kg soit 8 000 fi kg ;
- le prémix n° 1$ vaut 250 000 f le sac de 50 kg ;soit 5 000 f / kg ;
- les poissons d'eau douce viennent du Sénégal à raison de 250 f;
- les coquilles d'huîtres indispensables chez les pondeuses sont en partie à 25f le
kg l'entier contre 85fJe kg Je moulu.
Quant aux produits de synthèse, leur coût est très élevé; un kg de lysine
revient à 4.600f, le kg de choline à 1101f et celui de méthionine à 3 200f.
Pour ne citer que ceux-là, un simple coût d'oeil nous fait penser au motif qui
pousse les fabricants à spéculer sur le coût du produit [mi.
Une des deux unités de fabrique tenues par des professionnels nous a donné une
idée sur le coût annuel estimé des principales matières premières durant les deux
dernières années jusqu'en fin Décembre 1997; le coût des imputs est fourni dans le
tableau n023.
• CMV adminisré aux poulettes (diffère du Prémix2 des [Link] contenant des pigments jaunes)
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 52
[Link].3 Etats des stocks
Les difficultés qui accompagnent ces produits importés sont nombreuses (taxe,
transport, manutention et distance ...) et conduisent à gérer le stock disponible avec
beaucoup de réserve.
Cela peut baisser indirectement la qualité des aliments sans que pour autant le
prix de l'aliment baisse.
Aussi, le temps de stockage des ingrédients et des aliments [mis ne doit pas
excéder un mois pour ceux qui sont granulés, une semaine pour ceux qui sont farineux
(IEMVT, 1991). Autrement la qualité de l'aliment sera négativement affectée.
2.7.5 Résumé
Le principal souci de ces producteurs de volailles et d'aliments est la
disponibilité des intrants, aussi bien importés que locaux.
Les aviculteurs s'inquiètent qu'un jour les volailles n'auront pas assez à manger.
Pour eux, on devrait chercher un autre système d'alimentation basé surtout sur les
'plantes.
2.7.6 Recommandations
Mémoire de fiu d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 53
L'existence de laboratoires d'analyses des intrants nécessaires à la fabrication des
aliments, et de ces aliments eux-mêmes, aux côtés de stations de testage est hautement
souhaitable.
Mais, compte tenu des problèmes de disponibilité et de coût qui se posent pour
les aliments de volailles, nous avons axé une partie de notre travail sur l'utilisation
d'aliments non traditionnels. Trouver des alternatives en vue d'atténuer la concurrence
alimentaire entre l'homme et les volailles reste le meilleur moyen de mettre à la
disposition de la majorité de la population des produits avicoles accessibles. Une de
ces alternatives serait le recours à la pulpe de Néré.
, ".".
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 54
!
IIIème Partie:
UTILISATION DE LA PULPE DE
NERE DANS L'ALIMENTATION
DES POULETTES ET DES
PONDEUSES
Mémoire de fin d'études présenté par .Hme BARASSAK4 liée SIZIGlrIJ/A.\A Jeanne Françoise
III. UTILISATION DE LA PULPE DE NERE DANS L'ALIMENTATION
DES POULETTES ET DES POULES PONDEUSES
3.1 JUSTIFICATION
C'est dans le souci de répondre aux besoins élevés des animaux et de maîtriser
l'approvisionnement des matières premières plus pratiquement et économiquement qu'il
se fait sentir la nécessité d'élargir la gamme d'aliments non traditionnels qui joueraient
le rôle d'ingrédients alimentaires dans les rations des volailles.
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 55
Les perspectives d'amélioration sont nombreuses et vanees. La réflexion doit
aboutir à la mise en place de modèles alternatifs d'alimentation qui tiennent compte
aussi des conditions climatiques.
Application expérimentale en
Diffusion des bons résultats
unité avlr o le moderne.
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 56
- pas d'influence défavorable sur la santé du troupeau ou sur la qualité de ses
produits.
L'idée de l'incorporation de la pulpe de Néré dans la ration est aussi motivée par
des études menées au Burkina Faso sur le Néré. Celles-ci concernent sa valeur
nutritive (OUEDRAOGO, 1987 et YAMEOGO, 1988), ses usages multiples( BONKOUNGOU,
1987) et sa régénération (NIKIEMA, 1993).
3.3.1 Nomenclature
Selon BOOTH et WICKENS (1988) cités par NIKIEMA (1993), le nom botanique
accepté est Parkia biglobosa (Jacq.) R. BR. EXG. DON. Les synonymes principaux sont:
Parkia africana R. Br., Parkia intermedia Oliv Bi. non Hassk, Parkia Oliveri J.f.
MACBRIDE, Parkia Clappertoniana Keay, Mimosa biglobosa Tacq, Inga Biglobosa
(Jacq). L'espèce appartient à la famille des légumineuses et à la sous famille des
mimosoideae.
Les gousses sont soit brunes, soit noires, de 15cm à 30cm de long et 2cm de
large. Le péricarpe est jaune et farineux et contient 7 à 23 grains par gousse selon
HOPKINS (1983) cité par NIKIEMA ([Link].).
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 57
La mortalité des jeunes plantes intervient durant la saison sèche surtout dans la
partie centrale du Burkina Faso. La croissance après la première année semble être
plus rapide. Les expériences faites au CNSF ont montré que les arbres de 6 ans
avaient déjà 7m de haut (NIKlEMA, 1993).
De toutes ces quatre espèces, seule Parkia biglobosa existe dans les régions de
savane de l'Afrique de l'Ouest et en particulier au Burkina Faso, d'après HOPKINS EX
SABlTE et COBBlNA (1992) cité par NIKIEMA ([Link].).
3.3.4 Disponibilité
Le Néré qui est un produit de cueillette, existe presque dans tout le Burkina.
Néanmoins, les peuplements les plus denses ont une distribution méridionale. On le
trouve près des villages, sur des surfaces cultivées à très courtes rotations, sur les
jachères avec peu de buissons. Il aime les sables limoneux profonds. Les précipitations
annuelles requises sont de 500 à 700 mm.
Les populations ont su protéger cette essence locale sous forme de parcs
sélectionnés dans leurs -champs. Au moment du défrichement par exemple dans
certains villages bwa de l'ouest du pays, tous les arbres sont coupés sauf le Néré et le
karité. L'appropriation de cet arbre est soumise à une réglementation.
La culture: Elle n'est pas compliquée. Il faut cuire les grains environ 7 mn et les
refroidir pour améliorer la germination. Les semis se font dans des sachets. La mise en
place s'effectue après 10 à 14 semaines. L'écart durant la plantation est de 5 x 5 In,
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA. née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 58
ème ème
suivi d'une éclaircie enlevant cinquante des types dès la 8 à la 10 année, de
manière à obtenir un peuplement de cent sujets par ha (VON MAYDELL, 1992 ).
3.3.5 Production
Floraison: La durée de floraison est d'environ deux mois. Les fleurs apparaissent
vers le 24 Janvier sur environ 15% ( SAWADOGO, op. cit.) des individus. La pleine
floraison est atteinte dans les peuplements aux environs du 24 Février. Vers fin Mars,
les fleurs commencent à chuter.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 59
C'est surtout des motivations d'économie ménagère qui expliquent son choix.
Les principales utilisations portent sur la pulpe et les grains des gousses noires.
- La Pulpe : Elle est jaunâtre et est contenue dans le fruit. Elle fournit une farine
très riche en saccharose qui en fait un excellent aliment énergétique. La farine peut se
consommer sans préparation, ou après délayage dans l'eau pour produire un breuvage
ou une pâte plus ou moins solide selon les goûts.
Les femmes utilisent la pulpe pour faire le couscous (MC ALLAN, 1996).
• En toxicologie
Les gousses sont utilisées (après retrait préalable de la pulpe et de la graine)
pour intoxiquer le poisson dans certains pays dont la Guinée (YAMEOGO, 1988),
citant BONKOUNGOU (1987). Ces gousses pilées sont jetées dans les rivières. Elles
donnent à l'eau une coloration noirâtre. Le poisson tué et non narcotisé est recueilli à la
surface des eaux. Il doit être consommé aussitôt car il se décompose par la suite.
• En pharmacopée traditionnelle
Selon VON MAYDELL (1992), on utilise aussi les feuilles, après en avoir
débarrassé le pétiole, . pour soigner les brûlures et les hémorroïdes. La pâte des feuilles
pilées pendant 15 minutes est ajoutée à des ablutions. Les écorces et les racines sont
employées pour combattre la stérilité, les bronchites, les trachéites, les pneumonies, le
paludisme, la dermatose et la diarrhée (MC ALLAN, [Link]). Beaucoup d'autres
utilisations sont citées.
Mémoire de fin d'études présenté pm' Mme BARAN5AKA née NIZIGlYIMANA Jeanne Françoise 60
[Link].3 Consommation par le bétail
Les gousses ainsi que les branches sont consommées par le bétail. Celles-ci sont
coupées par les éleveurs pour être broutées par les animaux spécialement pendant la
saison sèche. Le fourrage que procure ces branches, est de haute valeur énergétique. Il
fournit jusqu'à 14% de protéines. Cependant les feuilles ne forment pas un aliment
complet, d'où la nécessité de les associer à d'autres aliments ( MC ALLAN, [Link].).
Des recherches sur la valeur nutritive du Néré ont donné les compositions
figurant dans les tableaux n? 25 et n026.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA liée NlZIGlYIMANA [eanne Françoise 61
Les travaux de OUEDRAOGO (1987), cité toujours par YAMEOGO ([Link].), ont
montré que ses hydrates de carbone sont composés de 27p.100 de sucres réducteurs
(Fructose et glucose) et 22p.100 de sucre non réducteur (saccharose). Le total de
42,2% d'hydrates de carbone serait réparti comme suit: 11,6 % de Fructose; 11,9 %
de Glucose et 18,7 % de Saccharose après analyse chromatographique
3.3.7 Le Prix
Le prix varie selon les régions. Dans les zones Sud et Ouest où le Néré est en
abondance, le coût est plus bas que dans les zones du Nord (Kaya par exemple) où il y
en a moins. Selon les propos recueillis par les éleveurs de porcs à Bobo-Dioulasso, un
sac de 30 kg de poudre de Néré s'élève à 750 f, ce qui revient à 25 f le kg (zone de
Toussiana région de forte production du Néré dans la province du Houet). En dehors
de cette zone la valeur d'un sac a passé de 750 f en 1994 à 1500 f à nos jours.
Il est en outre nécessaire que nous nous fixions les idées suivantes:
- un aliment efficace est celui pour lequei la croissance et la santé sont bonnes;
- un aliment efficace est celui qui offre un bon taux de ponte.
3.5.1 Matériels
3.5.2 Méthodes
Les ingrédients de nos rations étaient le maïs, la pulpe de Néré, le son de blé,
le tourteau de coton, la farine de poisson, les coquilles d'huîtres, le sel iodé (NaCl), le
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA femme Françoise 63
Phosphate bicalcique (Aliphos nom commercial), le Prémix 1 et 2, la Lysine, la
Méthionine et la Choline.
Des additifs prêts à être mélangés aux aliments simples pour en faire des
aliments composés ont été ajoutés directement au niveau du mélangeur. Ils ont été
dilués préalablement avec une quantité suffisante de céréales pour aboutir à un pré-
mélange représentant au moins 1% de la quantité totale. Le mélange a duré 20 minutes.
[Link].1 Matériels
* Le matériel d'élevage
Un abreuvoir automatique a été placé dans chaque boxe, ce qui faisait au total
12 abreuvoirs installés. Leur nettoyage était assuré tous les matins et les soirs.
* Les animaux
Cent quatre-vingts poulettes âgées initialement de Il semaines ont été soumises
à cette expérience.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 64
Elles étaient du type Warren ISA. Ce type est issu d'un croisement industriel
entre un coq type rouge et une poule type de couleur blanche. Les produits obtenus
sont autosexuables à la naissance: la poulette est rouge, le coq est blanc.
* Le matériel sanitaire
Les vaccins et les autres produits vétérinaires ont été administrés chaque fois
que cela était nécessaire. Le programme sanitaire qui a été suivi et appliqué dès le
premier jour de l'arrivée des poussins est proposé à l'annexe nOl0. D'autres
interventions effectuées conformément aux fiches de suivi des performances ressortent
dans le tableau n027.
[Link].2 Méthodes
La pulpe de Néré utilisée a été achetée au prix de 50f par kg sur le marché de
Banfora. A la même période, le maïs se vendait à 1OOf par kg.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 65
Sur le marché de Bobo-Dioulasso, elle se vend ordinairement à 60f par
kg. Mais pendant la période d'abondance ( Avril, Mai, Juin), on peut acheter la
pulpe de Néré à 25 ou 30 f le kg.
Composition en pourcentage
MA MS MO
Pulpe de Néré 3,3339 91,48 96,1077
Maïs écrasé 8,3132 91,62 98,6153
Source: Laboratoire [Link]/ CIRDES
MA (matière azotée) ; MS (matière sèche) et MO (matière organique)
'o.: ...
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 66
Tableau n030: Besoins nutritifs des poulettes-ponte de race Isa brown
Ingrédients Apport en
T.l EM PB Lys Méth Ca P;disp. Gr [Link]
Kcal/kg % % % % % % %
Maïs 60 1980 5,8 0,2 0,1 0,01 0,003 2,3 1,3
Néré - - - - - - - - -
Tourteau de coton 10 194,5 4,1 0,2 0,06 0,02 0,01 0,4 1,1
Farine de poisson 9 297 5,6 0,4 0,2 0,45 0,23 0,9 0,1
Son de blé 18 399,6 2,8 0,1 0,4 0,02 0,06 0,5 1,4
Coquilles d'huîtres 2
° ° ° ° 0,8
° ° °
Sel iodé (Nad) 0,4
° ° ° ° ° ° ° °
Aliphos'
Prérnixl/
0,5
° ° ° ° 0,1 0,1
° °
0,1
° ° 0,03° °- °- °- ° °
Lysine 0,03 1,2 0,03
- - -
° °
Méthionine 0,03 1,5 0,02
-
0,03
- - -
° °
Choline
TOTAL
0,03
100,1
' .. °
2874
°
18,4
0,9 0,4 1,4 0,4
°
4,1
°
2,5
E/P == 160.
TI : Taux d'Incorporation; EM : Energie Métabolisable; PB : Protéines Brutes;
Lys: Lysine; Méth : Méthionine; Ca : Calcium; [Link] : Phosphore disponible.
1 Aliphos: Phosphate bicalcique (245 % de Ca et 17% de P) «Guide d'Aviculture, BAME, Septembre 1997 »
2 Prémixl : CMV adminisré aux poulettes (diffère du Prémix2 des pondeuses,car contenant des pigments
jaunes)
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 67
Le calcul de la composition de cette ration-poulette s'est inspiré des valeurs
alimentaires de principales matières premières (annexe n? Il) utilisées pour l'aviculture
en régions subtropicales (BULDGEN et COLLABORATEURS, 1996).
Les prix unitaires des matières premières sont ceux pratiqués par le Centre
avicole de Dogona. " •
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 68
[Link].2.2 Description de l'expérience.
Ces poulettes avaient un poids moyen variant de 853,3 à 951,6 g. Elles ont été
choisies au hasard dans un grand lot de 10.000 poussins reçus à l'âge d'un jour le 23
Juillet 1997. Dès leur arrivée, elles ont été élevées dans leurs poussinières avec les
conditions d'hygiène et d'environnement adéquates. Les traitements sanitaires des
locaux ayant été faits au préalable, la prophylaxie tant sanitaire que médicale a été
aussi appliquée minutieusement sur les poussins avant et durant les expériences.
Les poulettes ont été réparties en lots homogènes.
Elles ont été marquées individuellement au moyen des bagues sur l'aile droite.
L'alimentation était contrôlée en fonction des besoins. Chaque ration testée était
distribuée à la même heure (7h 30) et les quantités restantes dans les mangeoires
devaient être mesurées pour nous assurer de la consommation journalière.
Après le transfert des poulettes de leur bâtiment d'origine vers le logement pour
l'expérience, le poids initial moyen des poulettes par boxe par régime a été relevé.
Les quatre régimes ont été distribués au hasard aux douze boxes aménagés. Ces
derniers avaient été numérotés de 1 à 12. En outre chaque boxe portait le numéro du
régime à distribuer, ce qui nous a donné le dispositif expérimental suivant:
17 113-119 85
18 120 - 126 88
Source: (INRA, 1989 selon [Link], et al, 1992)
Une marge de sécurité de lOOg était prise. -Les restes d'aliments par boxe
étaient pesés tous les jours (le matin avant remplissage des mangeoires).
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 70
[Link].2.4 L'analyse statistique
Le dispositif utilisé est le split-splot. Les données recueillies ont été soumises à
une analyse de variance. Les résultats ont été analysés à l'aide du Logiciel STAT-ITeT
(1987-1988). Les différences entre les moyennes des traitements ont été déterminées
par le test de NEWMAN-KEULS. Les différences jugées significatives sont déterminées à
P< 0,05.
Cette phase d'expérience a été conduite sur les mêmes animaux. Ils avaient
atteint l'âge de 23 semaines. La période précédente dite de transition (de 20 semaines à
23 semaines) correspondait à la préponte qui nous a permis de soumettre les pondeuses
à un changement progressif d'aliment. Dès la 20ème semaine où les poulettes ont eu
les premiers oeufs, l'aliment ponte a été incorporé à moitié jusqu'à un taux de ponte de
25 % où il a été administré entièrement comme cela nous est recommandé par BLUM
(1984).
Les mangeoires étaient remplies tous les matins en fonction des besoins des
poules ~ les quantités recommandées ont été respectées conformément au guide
d'alimentation de L'ISABROWN pour une production au sol (annexe n012).
Les traitements ci-après (tableau n034) se sont ajoutés à ceux déjà définis dans
la prophylaxie des pondeuses.
Mémoire de lb, d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise 71
Tableau n034: Traitements appliqués pendant la phase ponte
Concernant l'analyse des oeufs, ces derniers ont été collectés à la dernière
semaine de l'expérience et conservés au frais. Les méthodes utilisées pour les
apprécier sont défmies par MILORD (1987). Il s'agit de prendre en considération les
aspects ci-après:
- le calibrage ;
- la densimétrie ;
- la coloration du jaune.
La coloration du jaune: C'est un examen qui s'opère après cassage et dont l'intérêt est
de compléter les examens effectués sur l'oeuf entier. L'examen qui le précède consiste
en un examen organoleptique. Celui-ci est une appréciation de l'odeur: l'oeuf frais a
une odeur imperceptible. L'examen qui suit est celui de l'aspect du jaune. Il a été
apprécié par un nuancier permettant de mesurer la couleur par simple comparaison.
La photographie aussi nous a permis de comparer les couleurs des oeufs des différents
traitements.
Le diamètre et la hauteur du jaune d'oeufs ont été mesurés.
La formulation a tenu compte des besoins nutritifs de la Warren-Isa définis dans les
tableaux n036 et 37 et de la composition de la ration ponte habituellement administrée
(tableau n038)
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 73
Tableau n038: Composition de la ration ponte habituellement administrée
°°-
°
0,1
°°
Lysine 0,03 1,2 0,03 0,03 °- -
Méthionine 0,03 1,5 0,02 - 0,03 - -
Choline 0,03 - - - - - -
Source: La composition a été calculée par nous, grâce à la même table des valeurs des ingrédients
utilisés en régions subtropicales (annexe nOII)
\ -0.'_
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 74
Tableau n039 : Composition et coût des traitements expérimentaux pour
pondeuses
Seuls, les taux d'incorporation du maïs et du Néré ont varié, les autres étant
maintenus constants. Ce qui permettra de percevoir l'effet combiné maïs-néré sur les
performances des pondeuses à ces trois niveaux.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 75
3.6 RESULTATS ET DISCUSSION
L'effet de la pulpe de Néré sur les performances des poulettes est présenté dans
le tableau n°40.
NB : Traitement = Régime (T=R)
Aucune différence significative n'a été observée entre les régimes 10PN et
15PN.
Cependant, si 01) regarde les valeurs numériques, les poulettes des régimes OPN
ont légèrement plus consommé que celles des régimes 10PN et 15PN qui ont des
valeurs identiques.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 76
[Link] La consonun ation moyenne en % du poids vif
Cet indice nous permet de constater que le traitement 15PN a été plus
consommé (6, 11 ± J, 14) que les autres.
Les poulettes du traitement OPN ont montré les poids moye ns les plus élevés :
11 85,92 ± 13,67g (p < 0,05) . Les poid s moyens des animaux des autres traitements
n'étaient pas différents ( 1133,3 1 ± Il ,52 ; 11 38,73 ± 14,13 et 1105,4 1 ± 12,33 g
respectivement pour le 5PN, JOPN, et 15PN).
1600
\ 400 f
~
,••
~
e
1200
1000
800
r
j
i
600
e,
400
200 1
o,
l ère •"• Jè 4è ~é
Se ma ines de pe s èe
6è
Les gains totaux de poids en pour-cent des poids initiaux étaient les plus élevés
avec les traitements OPN et IOPN (p < 0,05) . Les poids ont varié de 3 1,87 ± 0,94 à
28,0 1 ± 0,85 % .
Ce paramètre était le moins élevé pour le traitement 5PN.
Mém oire de fi n d'études présenté par M me BARANSAKA n ée NIZlGIYl MANA l emm e f rançoi se 77
[Link] Le gain moyen quotidien - L'indice de consommation
[Link] La mortalité
Elle a été nulle pour toute la durée de l'expérience. Ce qui laisse croire que
l'incorporation du Néré à faible taux et jusqu'à cette période n'a pas d'effet néfaste
notable sur la santé des animaux.
Conclusion
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise 78
3.6.3 Période 2 : Pbase ponte
80 1
70
CI~ l
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60 ~ 1
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Se ma ine s
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Le nombre d'oeufs tend à fléchir dès la 4ème semaine pour le traitement OPN, à
partir de la 5ème semaine pour le traiteme nt 15PN et à partir de la 6ème semaine pour
les traitement s [Link] et 10PN.
Le poids moye n total des oeufs varie de 3,8 1 ± 0, 19 à 3,50 ± 0,2 1kg.
Le poids total moyen des oeufs pondus par boxe est plu s élevé (P< 0,05) avec le
traitement 5PN (3,8 1 ± 0, 19) . Les autres trait ements étant équivalents.
Si l'analyse étudie l'effet par semaine, le poids des œufs croît pour l'ensemble
des 4 régimes j usqu'à la 5è semaine (figure n? 12).
Figure n012 : Evolution du poids moyen total des oeufs du 30 Déc. 97 au 24 Févr. 98
4.5
4
Ji 3,5
j 3 ~~ I-Q-R I~
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Semaine s de pe sée
Mé moire de fin d'études pr ésent épar Mme BARA NSAKA liée NIZ IGIYIMANA l emme Françoise 80
Le poids total d'oeufs pondus par boxe commence à fléchir à partir de la 5ème
semaine pour les traitements OPN et 15PN. Pour les traitements 5PN et JOPN le poids
total d'oeufs augmente de façon persistante jusqu'à la 8ème semaine correspondant à
la fin de notre étude.
On signale en outre que l'analyse par semaine n'a pas non plus observé de
différence significative entre les moyennes consommées dans les 4 régimes testés.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 81
Figure n013: Evolution de l'indice moyen de consommation du 30 Déc. 97 au 24
Févr. 98
3,5
u
~
.... 1,5
1 1
- x - Ril
05 ] I - R2 1
R3
- 1
o ri- - -j - -- -- - t - - -- - - - ; - - ---I--
1 - - - i - - -- -+-- ----!
...:9 ~
1
Se maines
J
Les IMC sont en général les plus faibles avec le traitement 5PN et plus élevés
avec le traitement OP . Les IMC de tous les traitements baissent à partir de la 4ème
semaine.
L' évolution des poids moyens est illustrée dans la figure nO] 4.
éD
E-
.c
>,
::l
1600 -=:
~
0 X -R I
E 1550 - R2
-e
<Il
~
1500 .
1450
,-x
-=~~
Dat e s de pes èe
Mémoire de fin d' études présen té par Mme BARAN5AKA liée N IZ IGI YTMANA [eann e Françoise 82
l'analyse statistique n' a pas révél é de différences signific atives entre les quatre
traitements si on étudie les interactions traitement-temps, semaine après semaine,
durant toute la phase ex périme nta le.
Pend an t la péri ode de pont e, les pondeuses ont subi une légère augme ntation de
poid s. Dans l'ensemble tous les traitements avec la pulpe de Né ré avaient un gain de
poid s similaire et qui était plus élevé de 52% (p < 0,05 ) par rapport au gain de poids
des pondeu ses du traitements sans Néré,
Le taux moyen de ponte enregis tré pour tous les traitements est d'en viron 62°./0.
Néanm oins, les valeurs numériques de la tabl e montrent que le traitement 5PN
se comporte bien (64 ,92 ± 2,72) par rapport aux autres traitement s. Les traitements
avec pl us de 5% de Néré avaient des taux de ponte plus fa ibles en valeur numérique.
Bien que l'anal yse sur l'en sembl e de la péri ode d'ex périence (56 j ours) n'ait pas
révélé de différence significative, l'étude en interaction s Régi me-se mai ne, a démontré
que ce tte différence existe . L'évo lution du tau x de ponte est représentée dan s la figure
n015.
,
" T.
70 ~
60 j . -:)(
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•
i 50 ~
&. 40
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20 - X -R 4
10
0 -'
tère U me j ème aème Sème 6àne zeme 8àn e
S.. m aln es
Les taux de ponte des traitements 5PN et IOPN augme ntent de façon persistante
jusqu ' à la fm de notre étude (56 j ours). Une tendance à la baisse s'o bserve dès la 4ème
semaine pour les pond euses en traitement OPN et dès la Sème semaine pour les
pondeuses en trait emen t 15 PN.
Mémoire de fin d 'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZlC/YlMA NA [eanne Françoise 83
[Link] Densité spécifique - Hauteur du jaune - Diamètre du jaune
[Link] La mortalité
Pour la phase ponte, on a vu que le traitement 5PN se comporte bien durant les
6 premières semaines de la période expérimentale et ceci pour tous les critères étudiés.
Le nombre d'œufs, le poids moyen de l'œuf, le taux de ponte et l'indice de
consommation ont été supérieurs par rapport à ceux des traitements OPN, 10PN et
15PN. Ceci laisserait croire que, même si l'effet de la pulpe de Néré ne se fait pas bien
sentir sur les poids des poulettes, cet effet peut être positif pour la ponte chez les
pondeuses. Cette ration maïs-néré (5p.100 PN) est à conseiller pendant la ponte. En
outre, pour le traitement 5PN, le poids des oeufs est directement proportionnel au gain
, .-
des pondeuses ( voir évolution des gains en g par rapport au poids initial).
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 84
L'influence sur le jaune d'œuf se fait sentir à travers le poids de l'œuf. En effet, le
poids de l'œuf est fonction des protéines qui y sont contenues c'est-à-dire que ce poids
est en partie fonction du poids du jaune. Plus l'œuf est lourd, plus le jaune est
volumineux (SAUVEUR, 1988). On peut donc dire que la pulpe de Néré a contribué,
non seulement à accroître la masse d'œufs pondue mais aussi à augmenter le volume du
jaune (en effet le diamètre du jaune a augmenté).
Ceci trouve son appui à ce que rapporte SAUVEUR ([Link].) qui a révélé que
l'incorporation de sucre permet d'accroître significativement le poids du jaune. En
effet, la pulpe de Néré contient plus de sucre (Fructose, Saccharose, Glucose). On a
constaté que le diamètre du jaune augmentait au fur et à mesure que le taux
d'incorporation de la pulpe de Néré augmentait.
Une consommation moindre qui induit une rentabilité bonne, implique une
efficience très bonne. La ration maïs-néré a eu une influence légèrement bonne sur la
croissance des poulettes et une influence très bonne sur la ponte. Ceci est en accord
avec ce que BLUM (1984) a trouvé en démontrant que les conditions nutritionnelles
subies au cours de la croissance ont peu d'influence sur les performances de ponte.
C'est un cas pour le dire car on a constaté que les poulettes qui étaient les plus maigres
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 85
avant la ponte ont produit autant que les autres durant la ponteecf. boxes du traitement
15PN).
L'effet de la pulpe de Néré s'est aussi fait sentir sur la qualité des animaux.
L'expérience portant sur la pulpe de Néré a eu des effets beaucoup plus positifs
pour la ponte. En effet, il a été montré que les minéraux comme le Zn, le Fe, le Mn et
le Cu sont nécessaires dans la ration des pondeuses et qu'ils stimulent l'appétit.
Selon ZOMA (1990), ses résultats présentent une certaine analogie avec ceux de
notre étude. En ce qui concerne le gain de poids en fonction de l'âge, ceci a été
beaucoup plus constaté chez nos pondeuses qui ont reçu le traitement 4 (15p.100 pulpe
de Néré) où les poulettes qui avaient manifesté un poids le plus bas ont par contre
récupéré pendant leur phase de ponte. On pourrait faire rapidement allusion à
l'utilisation facile de la cellulose contenue dans la pulpe de Néré par les poules âgées.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise 86
CONCLUSION GENERALE
Dans cette étude que nous considérons préliminaire, nous avons substitué . la
pulpe de Néré au maïs en tenant compte uniquement de l'aspect quantité (les
proportions en unités de poids) pour faire une étude pratique.
L'analyse a montré que la pulpe de Néré peut être incorporée jusqu'à des taux de
5 à [Link], dans la ration des poulettes et des pondeuses sans que les performances
des volailles baissent.
Pour ce qui concerne le Néré, des recherches doivent se poursuivre pour maîtriser
sa récolte, sa conservation et sa meilleure utilisation lors de la fabrication de l'aliment.
Après le séchage de la poudre, la forme granulaire dont les avantages ont été décrits
par IEMVT (1991) dans Aviculture en Zone Tropicale serait la plus efficace en raison
du caractère collant de la pulpe. Si sa préparation n'a pas été bonne, elle a tendance à
former de grosses particules dures.
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 87
RECONIMANDATIONS
On ne peut pas prétendre avoir tout fait après cette expérience et il se peut que
des données importantes aient été omises. On espère que cette étude stimulera d'autres
recherches sur des essences forestières déjà ou non encore utilisées par le bétail.
Néanmoins, cela serait sans effet si les producteurs tant gros que petits ne sont
pas informés et formés. Beaucoup de renseignements en matière de techniques de
production et d'alimentation leur manque et il importe de les encadrer dans ce sens.
Une exonération totale des droits de douane et des taxes fiscales à l'importation
sur tous les intrants concernant la fabrication d'aliments, serait la bienvenue.
Nous ne terminerions pas sans vous dire que notre étude fait penser à des
questions qui nécessitent une étude ultérieure approfondie:
- l'utilisation d'autres sources glucidiques telles les racines de manioc, les patates
douces;
- l'utilisation de la pulpe de Néré chez les poulets de chair ;
- étudier l'effet combinaison pulpe-graines;
- la solution au problème d'approvisionnement;
- la recherche des limites d'emploi de la pulpe ou son taux optimum d'utilisation;
- en milieu urbain, l'emploi de cette pulpe par les hommes n'est pas très connu.
On peut donc recommander une application pratique de cette matière pour limiter
la concurrence avec les céréales.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise 88
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
......
J-fémoire de fln d'études présenté pur Mme BARA;VSAKA née .\JZ/G/rIJ/ANA JeCl1717e Françoise
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Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYlMANA Jeanne Françoise
ANNEXES
".: .
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARA SSA K-4 née :VIZIGIH:'r-l4NA Jeanne Françoise
ANNEXE 1
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise
ANNEXE 2
.: ...
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NlZIGIYlMANA lemme Françoise
ANNEXE N° 3
Tableau nOt: Répartition des effectifs du cheptel du Burkina-Faso selon les espèces
Espèces Bovins Ovins Caprins Porcs Anes Chevaux Camélins Poules Pintades Dindes Canards Lapins Chats Chiens
Effcclif 3.8(,0.000 4.900.000 (,.370.000 4%.000 403.00n [Link] [Link] U740.000 2.775.000 37.000 127.000 67.000 220.000 682.000
national
Source: DSAl' 1 Enquête nationale, 1989
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARA NSAKA liée NIZIGIYIMANA femme Françoise
ANNEXE N°4
Effectifs des volailles par province (Unité = tête) '.! ;'. .
Province\Espace 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997
BAM 266 100 274 100 282300 290800 298 100 307000 316200 325 700 335500
BAZEGA 808 100 832300 857300 883000 905 100 932300 960300 989 100 1 018800
BOUGOURIBA 443500 456800 470500 484600 496700 511600 526900 542700 559000
BOULGOU 670200 690300 711 000 732300 750600 773 100 796300 820200 844800
BOULKIEMDE 808 100 832300 857300 883000 905 100 932300 960300 989 100 1 018800
COMOE 571 600 588700 606400 624600 640200 659400 679200 699600 720600
GANZOURGOU 660300 680 100 700500 721 500 739500 761 700 784600 808 100 832300
GNAGNA 601200 619200 637800 656900 673300 693500 714300 735 700 757800
GOURMA 591400 609 100 627400 646200 662400 682300 702800 723900 745600
HOUET 818000 . 842500 867800 893800 916 100 Q43600 971900 1001100 1031100
KADIOGO 197 100 203000 209 100 215400 220800 227400 234200 241 200 248400
KENEDOUGOU 246400 253 800 261 500 269300 276000 284300 292800 301 600 310600
KOSSI 709600 730900 752800 775400 794800 818600 843200 868500 894600
KOURITENGA 502600 517700 533200 549200 562900 579800 597200 315 100 633600
MOUHOUN 650400 669900 690000 710700 728500 750400 772 900 796 100 820000
NAHOURI 374500 385700 397300 409200 419400 432000 445000 458400 472 200
NAMENTENGA 413900 426300 439 100 452300 463600 477 500 491 800 506600 521 800
OUBRITENGA 660300 680 100 700500 721 500 739500 761 700 784600 808 100 832300
OUDALAN 93600 96400 99300 102300 104000 108000 III 200 114500 117900
PASSORE 443500 456800 470500 484600 496700 511600 526900 542700 559000
PONI 975600 1 004900 1 035000 1 066 100 1 092800 1 125600 1 159400 1 194200 1 230000
SANGUIE 512500 527900 543700 560000 574000 591 200 608900 627 200 646000
SANMATENGA 699600 720600 742200 764 500 783600 807 100 831 300 856200 881 900
SENO 482900 497400 512300 527 700 540900 557 100 573 800 591 000 608700
SISSILI 532200 548 100 564600 581 500 596000 613900 632300 651 300 670800
SOUM 276000 284300 292800 301 600 309 100 318400 328000 337800 347900
SOUROU 640600 659800 679600 700000 717500 739000 761 800 784000 807500
TAPOA 413900 426300 439 100 452300 463000 477 500 491 800 506600 521 800
YATENGA 906700 933900 961 900 990800 1 015600 1 046 100 1 077500 1 109800 1 143 100
ZOUNDWEOGO 305500 314600 324 100 333800 342 100 352400 363000 373 900 385 100
BURKINA FASO 16515000 17010500 17 351 100 17784900 18229400 18776400 19339800 19920000 20517500
Source: E.N.E.C Projection réalisée par: D.S.A.P / MAlù\
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA liée NIZIGIYIMANA femme Françoise
Répartition des effectifs de pintades dans les régions
Régions Effectifs pintades '% par région Rapport: pintades sur 100 Ration : pintades pour 100
volailles habitants
Centre 930.000 33,6 15,2 34,5
Mémoire de Jill d'études présenté pal' Mille BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
ANNEXE N° 6
IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DES VOLAILLES DES 1992 A AOUT 1997
T a bl eau n 01 . L es Importations d es vo1al11es d'es 1992'a A out 1997
A
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA liée NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
Tableau n02 : Les exportations des volailles dès 1992 à Août 1997
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARA N5A KA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise
ANNEXE N° 7
FICHE D'ENQUETE
- Nom de l'éleveur.. .
- Quartier /Village .
- Activité principale de subsistance .
- Fonction .
- Type de production
• Chair 0
• Poulette 0
• Pondeuse 0
- Type d'élevage: intensif D semi-intensif D extensif 0
• Nombre de poussins: .
• Nombre de poulettes: .
• Nombre de pondeuses: .
• Nombre de coqs •....................
• Effectiftotal:
- Race : .
- Source d'approvisionnement de la race: .
. 'corn b·Ien d e temps pratiquez
- D epuls . vous l'e'1 evage ? .
- Lieu de conduite de cet élevage : .
2.1 Habitat
• Au sol
* cimenté D
* terre battue 0
• Sur litière
* type de litière: .
• sur caillebotisQ
• en cages D
• en claustration D
* avec parcours D
* sans parcours o
• élévation des murs
* hauteur .
* ouverture
insuffisante o
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
suffisante D
grillagée D
• source de lumière .
• ventilation
* naturelle D
* artificielle D
*
2.2 Typologie de poulaillers
- Poussinière D
- Poulailler pour poulettes D
- Poulailler pour ponte D
- Poulailler pour mixte D
- Poulailler pour coqs D
2.3 Matériels d'élevage
- Abreuvoirs automatiques D
- Abreuvoirs simples
• circulaires D
• siphoïdes D
• en canan D
• autres .
- Mangeoires:
• circulaires D
• en plateaux D
• linéaires D
• autres formes D
• lesquelles') .
•
- Les pondoirs:
• nids collectifs D
• nid individuel D
•
- Sources du matériel:
• fabriqué par l'aviculteur D
• acheté
, '}
D
• ou .
- Autres installations:
• radians en poussinières D
• lampes D
• construction des pédiluves D
• fosses à déjections D
• perchoirs D
• éleveuses D
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
2.4 La sun'eillance
- Parmi ces maladies, quelles sont celles rencontrées dans votre élevage
• maladies respiratoires 0
• maladies du tube digestif 0
• maladies parasitaires 0
- Connaissez-vous ces maladies dans votre élevage?
• Newcastle 0
• Variole aviaire 0
• Gumboro 0
• Coryza contagieux 0
• Les coccidioses 0
• Les autres 0
- Donner les signes des maladies que vous rencontrez dans votre élevage .
2.6 Encadrement
2. 7 Alimentation
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
- Parmi ces céréales, quelles sont celles qui entrent dans la ration de vos poules?
Mettre le chiffre correspondant :
Manioc Carotte
Pomme de terre Patate Igname
- Parmi ces sous -produits quels sont ceux qui entrent dans la ration des poules 7
Mettre le chiffre correspondant:
- La production est-elle
• suffisante?
• a compléter?
- S1 C est a· camp 1.
· ' eter dans que 1s marc hes
. vous approvisionnez-vous
.. ? .
- lesquels connaissez-vous ? .
- Parmi ces unités de fabrique d'aliments, quelles sont celles qui fournissent régulièrement vos
aliments?
classez-les par ordre d'importance ..
- Si vous fabriquez l'aliment, quels appareils disposez-vous? ..
- Quelle est la capacité de production?
- Avez-vous des difficultés?
1. D'ordre technique? 0
2. D'ordre financier? 0
3. Au niveau du transport? 0
4. Au niveau du stockage?
, . ~
0
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
Pouvez-vous nous donner les éléments de réponse pour chacune des sous questions précédentes 7.
1- .
2- .
"-
.) .
4- - .
Oui D Non 0
*Si oui arrivez- vous à satisfaire vos
clients 7
* Si non, pourquoi 7 .
* Les stocks sont-ils toujours garnis?
Oui 0 Non 0
* y a-t-il des moments de rupture 7 Oui D Non 0
* Est-il possible de savoir les précautions que vous prenez pour ces périodes dures?
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
2-8 TABLEAU A COMPLETER
" ....
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NlZIGlYIMANA Jeanne Françoise
Tableau nO] : Evolution du coût des céréales usuelles en fonction des saisons
...
-,
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA lemme Françoise
Tableau nOS: Sources des différentes matières premières entrant
dans la ration des volailles
MAÎS
SORGHO
MIL
RIZ
PROTEINE ([Link])
SON DE BLE
SON DE RIZ
SON DE MAÎS
TOURTEAU DE COTON
TOURTEAU DE SOJA
TOURTEAU D'ARACHIDE
TOURTEAU PALMISTE
FARINE DE POISSON
FARINE DE v1ANDE
DRÊCHES DE DOLO
DÈCHES DE BRASSERIE
VITAMINES
ANTIBIOTIQUES
COCCIDIOSTATIQUE
MINERAUX
, .; -
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
Tableau 0°6 : Quantité de matière première importée par an
3- Les productions
4 - Le personnel
* Personnel permanent:
- Nombre : .
- Rôles : .
* Personnel contractuel
- Nombre ..
-Rôles: .
'"' L e salaIre
' moyen Journa
. l'1er est de .
Mémoire defin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
LISTE DES AVICUL TEURS ET LEUR REPARTITION DANS LES SECTEURS DE
BOBO-DIOULASSO
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA liée NIZIGIYIl\fANA lemme Françoise
OUEDRAOGO Mamadou 14 60 - - CADO 60
KONATE Didier 14 80 - - CADO 80
KONATE Siaka 14 30 - - CADO 30
YONI Abdoulaye 14 100 - - CADO 100
SAWADOGO Robert 14 100 - - CADO 100
MrYOUL 15 500 - - CADO 500
YODA Cabriel 15 485 - - CADO 485
LODUM gaston 15 500 - - CADO 500
Sibiri OUATTARA 15 250 - - CADO 250
Groupe Scolaire Jean Paul II 15 150 - - CADO 150
SANDWIDI Basile 15 150 - - CADO 150
OUEDRAOGO David 15 100 - - CADO 100
SANOU Abraham 15 100 - - CADO 100
Soeurs Urseline 15 100 - - CADO 100
TINA Konombo 15 60 - - CADO 60
Mme OGOABIGA Thérèse 15 60 - - CADO 60
SANOU Siaka 15 30 - - CADO 30
THO-THOZARE Gaston 15 30 - - CADO 30
Mme SOW Cathérine 16 230 - - CADO 230
Mr Ahmed CISSE 16 100 - - CADO 100
Mr KONEPaul 17 400 - - PDAV 400
OUEDRAOGO Alexis 17 100 - - CADO 100
BAMBARA Ibrahim 17 300 - - CADO 300
Soeurs de l'Assomption 17 100 - - CADO 100
SANA Mamadou 17 100 - - CADO 100
TRAORE Fousseni 17 120 - - CADO 120
KONDE Christine 17 100 - - CADO 100
NIAGATEM 17 80 - - CADO 80
GOROGO Joseph 17 40 - - CADO 40
Mr SANGARE Mamadou 19 100 - - CADO 100
SOME Martial 19 120 - - CADO 120
Frères TRAORE 19 400 - - CADO 400
Mr GANAME Poussia 20 200 - - CADO 200
SANOU Bakary 20 100 - - CADO 100
NIKIEMA Antoine 20 145 - - Ghana 145
Mme TRAORE Ami 20 100 - - CADO 100
Mr GUIRA Youssouf 20 80 - - CADO 80
GEMERE Pascal 20 40 - - CADO 40
Clair logis Bobo 21 150 - - CADO 150
Mr GUIRA Mamadou 21 110 - - CADO 110
SORE Djibril 21 100 - - CADO 100
TRAORE Dramane 21 100 - - CADO 100
SANOU Stephane 21 2000 2000 - CADO 4000
Mme TARNAGDA Thérèse 22 - - 1.000 CADO 1.000
Mr TRAORE Moumouni , ",: . 22 110 - - CADO 110
Mr TRAORE Aboubacar 22 245 - - CADO 245
LOUGUE Omar 24 100 - - CADO 100
ZERBO 24 250 - - CADO 250
BARRO Salif 25 100 - - CADO 100
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA [eanne Françoise
Suite!...
1 3.360
3 100
4 465
5 475
6 190
8 310
9 960
10 435
Il 1495
12 1870
13 44.350
14 370
15 2515
16 330
17 1340
19 620
20 665
21 660
22 1355
24 350
25 100
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
ANNEXE 9
RI
Date
Quantité Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Total ingéré
d'aliment .
Boxe 1
Boxe 5
Boxe 9
TOTAL
R2
Date
R4
Date
Quantité Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Qd Qr Qi Total ingéré
d'aliment
Boxe 1
Boxe 5
Boxe 9
TOTAL
R3 : Régime test à 10% de pulpe de Néré Qd: Quantité distribuée Qi : Quantité ingérée
R4 : Régime test à 15 % de pulpe de Néré Qr : Quantité restante
2 FICHE DE PESEE DES POULES
Date -
N° pesée
N° poule
01
02
03
04
05
06
07
08
09
10
11
12
13
14
15
3 FICHE DE VARIATION DE POIDS CORPOREL
Type Poids Poids final Poids initial Poids final Gain moyen
initial total total moyen d'une poule moyen d'une poule quotidien
Poules (1)
Boxe 1
Boxe 5
Boxe 9
Poules (2)
Boxe 2
Boxe 6
BoxelO
Poules (3)
Boxe 3
Boxe 7
Boxe Il
Poules(4)
Boxe 4
Boxe 8
Boxe 12
(1) Poules de sem. d'âge pour lesquelles l'essai a duré sem. et dont le régime contient
0% de pulpe de Néré
(2) Poules de sem. d'âge pour lesquelles l'essai a duré sem. et dont le régime contient
5% de pulpe de Néré
(3) Poules de sem. d'âge pour lesquelles l'essai a duré sem. et dont le régime contient
10% de pulpe de Néré
(4) Poules de sem. d'âge pour lesquelles l'essai a duré sem. et dont le régime contient
15% de pulpe de Néré
4 FICHE HEBDOMADAIRE DE PONTE
Mois de .
Boxe n° .
Nombre de pondeuses: en début de l'essai.......... Age: .
en fin de l'essai.......... Age .
Souche: Warren Isa
Totaux
5 FICHE D'ELEVAGE DES VOLAILLES POUR PONTE
,
-
Total
ANNEXE N°IO
y. Newcastle Clone 30
21èjour [Link] Tad Gumboro
28è-30è jour Minéraux Phospholigo
Anti-Stress Vita-Flash
PERIODE RECOMMANDATION
Anti-stress : Vitaflash ou Olivitasol, AMN-Stress Oxyfuran4, Covit ...
A L'arrivée . '. - (dans l'eau de boisson pendant 3 jours)
18 è Semaine (120-126 jours) Vaccin Newcastle (Rappel Newcavac ou ITA-New ou Imopest
19 è Semaine (127-133 jours) Anticoccidien (pendant 5 jours) : Narcox SpI ou Vetacox
Vermifuge (en un seul jour) : Polvstrongle ou Thelmizoleou Paglisol
Remarque: Au cours de la ponte:
- Donner un Vermifuge une fois tous les 2 mois.
- En cas de Coccidiose, administrer un Anticoccidien pendant 5 jours.
NB: Après chaque traitement, donner un antistress au minimum 3 jours de suite.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYIMANA Jeanne Françoise
ANNEXE N°}}
Ingrédients Composition
Lys Mé'th P;disp. Gr 1
EM 1 PB Ca [Link]
1
Kcallkg % % % % % % %
1
CEREALES
lM··
l ais 3300 9,7 0,32 0,20
1
0,01 0,05 3,80 2,20
Mil 2860 11,8 0,27 0,17 0,04 0,04 4,30 4,30
1
Sorgho 318O 1 8,5 0,27 0,16 0,03 0,05 2,10 2,30
Blé 3050 11,3 0,32 0,19 0,06 0,18 - -
SOUS PRODUITS DIVERS
1
Ces valeurs mentionées pour le néré ont été extrapolées, par B. DIARRA 1997. à partir des valeurs que
d'autres aliments ont respectivement chez les porcs et les ruminants.
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIl\1ANA Jeanne Françoise
ANNEXE N°12
Mémoire de fin d'études présenté par Mme BARAN5AKA née NIZIGIYIMANA femme Françoise
RESUME
U
- _
ne étude a été menée sur le développement de l'avicnlture moderne dans la
région de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso et une autre sur l'utilisation de
la pnlpe de Néré dans l'alimentation des ponles de races améliorées.
Par rapport à l'effectif total des ponles, le nombre des ponles de races améliorées
représentait sen1ement 2% en 1986. Le nombre de ponles de races améliorées qui
représentait 5% de l'effectif total recensé en 1996 à 1.001.100 têtes, a subi une
augmentation considérable de 33% en 1997.
Parmi les élevages modernes recensés, 87"10 sont situés dans la ville, 70% ont entre
100 et 500 têtes, et 90% des volailles sont destinées à la ponte d'oeufs de consommation.
Tous les animaux, tous les intrants vétérinaires, une partie dumaïs et tous les autres
intrants biochimiques alimentaires sont importés.
Au cours de cette période de ponte la pnlpe de Néré a fait augmenter (p < 0,(5) le
gain moyen quotidien et a produit une amélioration de l'emplumement.
Mémoire de fin d'étwle-s présenté par Mme BARANSAKA née NIZIGIYlMANA Jeamte Fnmçoise
'.',