Guide Roche Marbrières
Guide Roche Marbrières
W X W X W X
Ministère de l'Equipement et du Transport
W X W X W X
Direction des Equipements Publics
2. - GENERALITES ET DEFINITIONS 2
2-1-1 MARBRES 2
2-1-2 SERPENTINES MARBRIERES 2
2-1-3 TRAVERTINS MARBRIERS 2
2-1-4 PIERRES MARBRIERES 2
2-1-5 PENTES MARBRIERES 2
2-2 FOURNITURE 2
2-3 LIVRAISON 3
2-4 LOT 3
2-5 RECEPTION 3
2-6 APPELLATION 3
2-7 ECHANTILLON 3
2.9 - CLOUS 4
2.10 - FIL 4
2.11 - FILON 4
2.12 - PELURE 4
2.13 - POIL 4
2.14 - POUF 4
2.15 - SEC 4
i
2.18 - VEINE 5
2.19 – VERRIER 5
3. - TRANSACTIONS 6
4. - CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES 8
ii
5. - LA POSE 14
5.1 TRADITIONNEL 14
5.3 - SUPPORTS 17
6. - ENTRETIEN 19
7 – CARACTERISTIQUES PHYSICO-MECANIQUES 22
iii
1. - Introduction
Bien que l'industrie du marbre existe au Maroc depuis les années vingt, elle n'a connu un
grand essor que vers les années soixante. Les gisements de marbres sont abondants et
on peut estimer les réserves géologiques à quelques 40 millions m3.
Parmi les variétés produites dans les différentes carrières marocaines et qui sont
appréciées tant à l'intérieur du pays qu'a l'étranger, on peut citer : calcaire serpentinisé
vert, gris fleuri, gris rose, noir veiné, marbre fossilisé, travertin doré, marbre blanc laiteux,
violet mauresque, noir atlantide, gris perle... Cependant, par manque d'expérience et de
moyens techniques, l'extraction du marbre s'opère dans la majorité des carrières, d'une
manière artisanale.
Le travail du marbre nécessite le passage par trois stades successifs pour aboutir au
produit fini :
l'exploitation en carrière : extraction de blocs
le sciage : transformation des blocs en tranches de différents diamètres
la marbrerie : transformation des tranches en produits finis (débitage, ponçage et
polissage)
A cette dernière activité sont souvent associés la pose et le revêtement.
Dans ce document, nous allons essayer de :
fixer les clauses et conditions générales relatives aux transactions portant sur les
roches marbrières.
spécifier les caractéristiques géométriques des roches marbrières et de décrire
les méthodes susceptibles de les vérifier. - donner une idée sur les procédés
utilisés lors de la pose.
1
2. - Généralités et définitions
2-1-1 Marbres
a/ Marbres métamorphiques et sédimentaires roches calcaires ou dolomitiques,
saccaroides, quand elles sont métamorphiques ou à réplétion complète et de haut effet
décoratif quand elles sont sédimentaires.
b/ Cipolins marbriers : roches métamorphiques, surtout calcaire mais contenant des lits de
mica et de chlorite verte, qui sont généralement sciés à contre passe. Les plus
caractéristiques sont blancs et verts, mais il en existe des blancs et gris et des blancs
bleutés.
c/ Onyx onyx calcaires translucides présentant un aspect rubané ou nuageux a passe. Ils
sont composés de carbonate de calcium à l'état pur ou presque pur.
d/ Brèches : pierres calcaires constituées de cailloux de formes anguleuses naturellement
cimentés.
e/ Marbres ophicalces verts ou rouges ' roches serpentineuses silicieuses pouvant
toutefois contenir jusqu'à 50% de carbonate de calcium.
2-2 Fourniture
Quantité de roches marbrières correspondant à une seule et même commande
2
2-3 Livraison
Quantité de roches marbrières, livrée ou destinée a être livrée en une seule fois quels que
soient le nombre et la nature des moyens de transports utilisés.
2-4 Lot
Quantité de roches marbrières servant de base à la détermination des prélèvements pour
l'exécution des essais.
2-5 Réception
Suite d'opérations permettant de vérifier la conformité d'une livraison des roches
marbrières, à tout ou partie des conditions du marché.
2-6 Appellation
Nom usuel désignant une roche marbrière en tenant compte, éventuellement du banc d'où
elle est extraite.
2-7 Echantillon
L'échantillon est un morceau de roche marbrière, de taille suffisante pour permettre d'en
apprécier la provenance et l'apparence.
II définit la roche marbrière quant à la provenance, au type, à la tonalité générale ; il
n'implique aucune identité complète de couleur, dessin et veinage entre l'échantillon et la
fourniture.
L'échantillon est remis au client à titre indicatif, et doit être représentatif des
caractéristiques : couleur, veinage, verriers, trous pour le travertin et silimaires, veines
cristallines, points de rouille et géodes, etc. du matériau proposé. Ces particularités ne
peuvent être considérées comme des défauts et faire l'objet de refus.
Les dimensions de l'échantillon sont fonction de la nature de la roche marbrière.
L'échantillon doit obligatoirement mentionner le nom et l'adresse de l'entreprise ou du
vendeur qui l'a remis et l'identification du matériau comprenant son nom commercial, sa
nature et son origine, pays et région d'extraction.
Son état de surface doit être indiqué.
Les échantillons peuvent être de deux types :
2.8 - Aspect
Donné par l'échantillon.
2.9 - Clous
Parties dures que l'on rencontre dans les blocs au cours du sciage ou du débitage.
2.10 - Fil
Fente souvent à peine perceptible qui coupe une masse et qui a une forme et une
direction quelconque (voir aussi poil, sec, péture).
2.11 - Filon
Dépôt de minéraux dans une cassure dans les couches sédimentaires, les roches
massives granitiques, les roches gneissiques, les roches volcaniques, etc.
2.12 - Pelure
Nom donné à un défaut dans le marbre : c'est un fil ayant au maximum 15 cm à 20 cm de
longueur. Quand un marbre contient beaucoup de pétures, on dit qu'il est péturé.
2.13 - Poil
Péture de faible longueur sans caractère répétitif
2.14 - Pouf
Se dit de certaines roches marbrières saccharoides qui se désagrègent ou se pulvérisent
sous faible pression (défaut).
2.15 - Sec
Une roche marbrière sèche, une matière sèche, est une roche marbrière, une matière qui
se brise facilement sous le choc. Par extension, un sec est un défaut de quelques
millimètres, non visible mais décelable quand on mouille la tranche. A l'opposé de sec,
une matière est dite grasse lorsqu'elle est passive aux chocs.
4
2.17 - Trou de vers
Petits trous ronds millimétriques qui existent dans certaines roches marbrières blanches.
2.18 - Veine
1- Marque longue et étroite qui va en serpentant dans les roches marbrières
capricieusement par rapport la stratification, dûes à une variation de couleur ou à des
filonnets de matières différentes.
2 - Partie de calcite recoupant le blanc de pierre ou de roche marbrière.
2.19 – Verrier
Filonnet de calcite
5
3. - Transactions
Les transactions sur les roches marbrières peuvent revètir deux formes :
A - Fourniture seule
B - Fourniture et mise en oeuvre
Chacune de ces deux formes peut faire l'objet d'une commande directe ou bien être
précédée d'un appel d'offre à plusieurs fournisseurs ou entrepreneurs de travaux.
La rédaction de l'appel d'offre ou de la commande doit comporter les points énumérés ci-
après :
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travaux-localisation précise des ouvrages.
Mode de pose, nature et caractéristiques des supports.
Conditions de réception et délais de réception avant protection.
Mode de règlement (acomptes).
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4. - Caractéristiques géométriques
Sauf spécifications contraires, les dimensions données sont des dimensions nominales
aux tolérances près.
4.1.4 Tolérances
al sur longueur et largeur
1,5 mm par dimension pour les dimensions inférieurs à 0,75 m 2 mm par mètre pour les
dimensions supérieures ou égales à 0,75 m
b/ Sur épaisseur 3mm
Les éléments à chants vus doivent être dressés et calibrés de telle sorte que deux
éléments consécutifs ne soient pas désaffleurés de plus de 1,5 mm
4.1.5 Planéité
Pour les revêtements en taille égrisée, adoucie ou polie, que la surface soit concave ou
convexe, la flèche de la face vue doit être inférieure au 1/400 de la longueur du plus grand
côté.
Pour les revêtements bruts de sciage, la flèche peut atteindre 1/300 de la longueur du plus
grand côté.
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4.2 Plaquettes
4.2.1 Dimensions courantes
a/ Formats
15 cm x15 cm 20 cm x 10 cm 30 cm x 15 cm
b/ Epaisseurs :
7mm-8mm-10 mm -12 mm
4.2.2. Tolérances
Sur toutes les dimensions ± 0,5 mm
Pour les plaquettes rainurées, l'épaisseur minimales des plaquettes en fond de rainure doit
être de 6 mm.
4.2.3 Planéité
Pour les plaquettes en taille égrisée, adoucie ou polie, que la surface soit concave ou
convexe, la flèche de la face vue ne doit pas dépasser 0,8 mm
4.3.2 Tolérance
Sur l'épaisseur : 3 mm
Les éléments à chants vus doivent être dressés et calibrés de telle sorte que deux
éléments consécutifs ne soient pas désaffleurés de plus de 1,5 mm.
4.3.3 - Planéité
Pour les tailles égrisées, adoucies ou polies, que la surface soit concave ou convexe, la
flèche de la face vue ne doit pas dépasser 1/400 concave ou convexe, la flèche de la face
vue ne doit pas dépasser 1/400 de la longueur du plus grand côté.
4.4.2 Tolérances
a/ Sur les côtés
1 mm par dimension
b/ Sur les épaisseurs
3 mm pour les épaisseurs supérieures ou égales à 2 cm
2 mm pour les épaisseurs inférieures à 2cm
Les éléments à chants vus doivent être dressés et calibrés de telle sorte que deux
éléments consécutifs ne soient pas désaffleurés de plus de 1 mm.
4.4.3 Planéité
Pour les dallages en taille égrisée adoucie ou polie, que la surface soit concave ou
convexe, la flèche de la face vue ne doit pas dépasser 0,8 mm pour les dimensions
inférieures ou égales à 0,40 m et 1/500 de la longueur du grand côté pour les dimensions
supérieures à 0,40 m.
Pour les dallages bruts de sciage, la flèche de la face vue ne doit pas dépasser 1 mm pour
les dimensions inférieures ou égales à 0,40 m et 1/400 de la longueur du plus grand côté
pour les dimensions supérieures à 0,40 m.
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Pour l'épaisseur, la mesure est effectuée en 8 positions (figure 2)
b/ Vérification de la planéité
La flèche est mesurée à l'aide
D'une règle posée sur deux cales d'épaisseur connue, celles-ci étant placées de manière
à être adjacentes aux arêtes.
Et soit d'un comparateur, sort d'un jeu de cales minces (une dizaine environ) placées au
point de mesure.
Le comparateur est muni d'une touche plane, (figure 3) À-
c/ Vérification de l'équerrage
L'élément à vérifier est posé sur une bonne surface de référence appelée "marbre". Le
défaut d'angle est mesuré à l'aide d'une équerre et d'un comparateur.
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La mesure est faite en un point situé à 2cm de l'extrémité de la longueur à contrôler (figure
5). Si nécessaire, on place l'élément à mesurer sur cales de façon à ce que le palpeur se
trouve sur l'axe de l'épaisseur (figure 6).
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4.5.2 Méthodes à employer
Les méthodes à employer sont fonction de l'élément à mesurer
Eléments à mesurer Mesures à Méthodes à
effectuer employer
Plaques pour revêtements minces Dimensions 4.5.1.a
verticaux et dalles pour Planéité 4.5.1.b
revêtements de sol Equerrage 4.5.1.c
Plaquettes Dimensions 4.5.1.a
Planéité 4.5.1.b
Semelles et contre-marche Equerrage 4.5.1.c
d'escalier Dimensions 4.5.1.a
Planéité 4.5.1.b
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5. - La pose
Les revêtements en plaques minces se répandent de plus en plus car l'emploi des pierres
massives répond mal à la conception des constructions à ossature en béton armé. L'objet
essentiel de ces revêtements est l'habillage de l'édifice et par conséquent la principale
qualité recherchée est l'esthétique.
Il existe essentiellement deux procédés de placage de pierre
5.1 Traditionnel
II comprend un vide d'air et la fixation s'effectue par agrafes ou chevilles, avec des
polochons de mortier.
14
Fig :8 Position des attaches porteuses et de retenue
Le mortier de scellement est dosé à 400 kg de ciment par m3 de sable fin (granulométrie
comprise entre 0,08 et 2 mm).
Les liants hydrauliques conseillés sont les ciments HTS (haute teneur en silice),
éventuellement les CPA (sans laitier, ni cendre), les ciments blancs.
Un mélange de liants, de ciment alumineux (une partie) et du ciment CPA ne tâchant pas
(dix â vingt parties) peut être également employé pour augmenter la rapidité de prise.
Les polochons sont exécutés avec le même mortier. Ils doivent déborder largement autour
des trous de scellement entre l'arrière de la plaque et le nu du support. Le diamètre du
polochon ne doit pas être inférieur à 10 cm.
Si les polochons sont bien faits, les risques de chute sont faibles, car si une agrafe cède, il
ne produit qu'un simple glissement. Le polochon empêche le rapprochement de la plaque
vers le mur mais le glissement soumet les agrafes à une traction.
Si on ne tient pas compte de la résistance du frottement du polochon sur la plaque, un
décollement peut survenir.
Théoriquement, en inclinant l'agrafe placée â la partie inférieure de la plaque comme sur
la figure 9, on obtient une sécurité plus grande, la force de traction résultant du poids
propre, s'exerçant suivant l'axe de cette agrafe.
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chantier. S'il ne peut être ainsi, l'exécution sur chantier reste possible à condition de tracer
avec soin les points de perçage, d'utiliser des foreuses à forêts bien centrés.
Les diamètres des trous peuvent être très légèrement supérieurs à ceux des agrafes
(d'environ 1 mm) ce qui permet le logement de celles-ci sans exercer de pression radiale
sur la pierre, ou bien avec un jeu délibérément plus important de plusieurs millimètres
autour de l'agrafe, (par exemple 2 mm) en vue de faciliter le réglage de pose. II convient
de calfeutrer soigneusement le jeu au moment de l'exécution des scellements pour éviter
tout flottement de la pierre ainsi que les pénétrations d'eau susceptibles de provoquer des
éclatements en cas de gel.
b) Positionnement des trous
Lorsque les trous sont forés dans les champs, deux cas sont à envisager ;
L'épaisseur des plaques est inférieure à 3 cm, le percement du trou s'effectue
dans l'axe du champ ;
L'épaisseur des plaques est supérieure ou égale à 3 cm, il est possible de décaler
l'axe de perçage vers l'extérieur. Toutefois, il est recommandé de garder une
épaisseur de 10 mm entre parement et bord du trou. Si l'épaisseur est suffisante,
le trou est percé, en général, avec l'axe au tiers de l'épaisseur du champs, côté
parement (figure 10).
c) Profondeur des trous
La profondeur doit être supérieure de 5 mm à la longueur d'encastrement de l'agrafe dans
le trou.
Cette profondeur doit tenir compte de la rainure perpendiculaire au plan de parement
exécutée éventuellement dans le champ de la pierre pour permettre le passage de la
partie horizontale de l'agrafe (voir figure 10).
Il est utile de rappeler que les trous sont une cause d'affaiblissement de la résistance de la
pierre, précisément dans une zone de localisation d'efforts importants dûs à la réaction
d'appui des attaches. Une bonne précision du positionnement du trou est donc essentielle.
16
5.3 - Supports
Différents types de supports sont susceptibles de recevoir des revêtements muraux
attachés. Certains permettent le scellement direct, d'autres nécessitent une ossature
intermédiaire comme indiquée au tableau ci-après.
Tableau des compatibilités entre supports, sous couches et revêtements ;
Types de revêtement
Types de supports agrafes avec attaches scellées attaches fixées ancrage r revêtement a
polochons sans polochons mécaniquement ossat. tuporteur
scellées fixées intermédiaire (6)
Béton armé ou non / / x X x z
Béton plein de / / x (3) x x
granulats léger
Béton plein ou / / x / x x
perforés
Blocs pleins de béton / / x / x x
de granulats courants
et légers
Briques creuses blocs / / (2) x (5)
creux de granulats
courants ou léger
Maçonnerie da pierres / / x x x
naturelles
Blocs en béton / / x x
cellulaire au to clavé
Structure bois / / (4) x x
Structure métallique / / (4) x x
Types de revêtement
Types des supports agrafes avec attaches scellées attaches fixées ancrage sur revêtement
polochons sans polochons mécaniquement ossat. autoporteur
scellées fixées intermédiaire (6)
méc
Béton armé ou non x x x x x x
Béton plein de x
granulai léger (3) x (3) x x
Béton plein ou x / x / x x
perforés
Blocs pleins de béton x / x / x x
de granulats courants
et légers
Briques creuses et (2) / (2) / x (5)
blocs de terre cuite'
blocs creux de
granulats courants ou
léger
Maçonnerie de pierres x / x / x x
naturelles
Blocs en béton / / (7) / x x
cellulaire autoclavé
Structure bois / / / (4) x x
Structure métallique / / / (4) x x
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2) Possible, exceptionnellement seulement sur mur non porteur et sur une hauteur de 6 m
au plus et sous réserve de l'accord préalable de l'entrepreneur de maçonnerie, de ne pas
compromettre l'isolation thermique, d'exécuter avec soin les trous, sans fissurer les parois,
d'ancrer les attaches au mortier de ciment et filasse et sur une profondeur minimale de
deux alvéoles.
3) Acceptable, dans la mesure où la résistance caractéristique est au minimum de 150
bars en compression à 28 jours.
4) Possible, à condition que la structure réponde aux spécïications requises dans le cas
d'ossature intermédiaire.
5) Possible, que le mur soit ou non porteur, à condition que les attaches de retenues
soient disposées dans les joints horizontaux de la maçonnerie.
La stabilité de l'ensemble est à traiter au niveau de la fixation de l'ossature intermédiaire
sur le support proprement dit.
6) Uniquement avec joints courants souples ou laissés vides.
18
6. - Entretien
19
6.2.2 Entretien courant II consiste à ;
Aérer régulièrement la pièce pour éviter les condensations prolongées d'humidité.
Nettoyer régulièrement avec une éponge ou une serpillière humide, ne jamais
utiliser des produits acides ou abrasifs.
Nettoyer le plus rapidement possible les tâches d'origine accidentelles.
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6.4 Dallages et escaliers extérieurs
6.4.1 Conditions d'ambiance
Comme les dallages et escaliers intérieurs, ceux réalisés à l'extérieur sont essentiellement
des surfaces de circulation mais ils sont exposés à des agressions beaucoup plus
importantes
a) Encrassement provoqué par
Le dépôt sur le sol des poussières atmosphériques.
Les apports salissants ou abrasifs provoqués par la circulation.
Les déchets pouvant y être abandonnés, en particulier cigarettes, chewing-gum,
déjections d'animaux, feuilles mortes, etc.
b) Rayures et usures provoquées par la circulation.
c) Echauffement et dilatation provoqués par le soleil.
d) Infiltration d'eau de pluie plus ou moins acide suivant le degré de pollution.
e) Remontées capillaires d'eau venant du sol, pouvant contenir des matières organiques
plus ou moins nocives.
f) Evaporation de l'eau et refroidissement sous l'effet du vent.
Pour bien se conserver, dallages et escaliers extérieurs doivent comporter des pentes
suffisantes et convenablement posées pour l'évacuation de l'eau, et des joints souples de
décompression d'autant plus nombreux que le matériau est sombre et que son coefficient
de dilatation thermique est plus élevé.
21
7 – Caractéristiques physico-mécaniques
(voir tableaux)
Tableau n° 2
22
Désignation Densité Porosité Absorption Compression Flexion
T/m3 % % N/mm² N/mm²
Marbre "Vert Anti-Atlas" 2,730 - - -
Marbre "Or Noir 2,720 - - - -
Marbre "Gris Agadir" 2,710 0,07 0,11 51,8 14,0
Marbre "Jaune Boujaad" 2,530 5,85 3,10 72,7 14,5
Marbre "Gris Benslimane" 2,710 - - - -
Marbre "Gris Tifiet" 2,710 - - - -
Marbre "Jaune Agouni" 2,430 7,77 9,40 55,6 13,4
Marbre "Aghbar blanc perle" 2,685 0,125 0,095 75,75 9,85
Marbre "Aghbar Saumon" 2,685 0,125 0,095 75,75 9,85
Nuageux/Gris
Marbre "Aghbar sable" 2,685 0,125 0,095 75,75 9,85
Marbre "Aghbargris" 2,685 0,125 0,095 7575 9,85
nuageux" 2,685 0,125 0,0954 75,75 9,85
Marbre 'Aghbar Viné" 2,685 0,125 0,095 75,75 9,85
Aghbar Blanc Nuageux 2,685 0,125 0,095 75,75 9,85
Marbre "Aghbar Saumon" 2,685 0,125 0,085 75,75 9,85
Blanc/RoseLakhsass 2,690 0,35 0,49 95,2 18,8
Travertin
Travertin Blanc Roudani 2,490 1,89 2,09 63,0 14,9
Cipolin 'Vert Chane" 2,810 0,02 0,05 256,7 23,8
Onyx "Royal Taliouine" 2,730 - - -
Onyx "Miel Ouarzazate" 2,720 - - -
Fossilifère
Fossilifère Noir Tazzarine 2,620 - - - -
Fossilifère Marron Mrimima 2,550 - - - -
23
Tableau n° 3 : Caractéristiques physico-mécaniques des roches ornementales du
Maroc central et de la Meseta côtière. (Revue : Mines, Géologie et Energie n° 45).
24
Tableau n°4 : Possibilités d'utilisation des roches ornementales du Maroc central et
de la Meseta côtière. (Revue : Mines, Géologie et Energie n°45).
25
///////////
N° GISEMENT VOIE D’ACCES GISEMENT SITUATION ACTUELLE METHODE CONCLUSIONS
1 BOOU-ACILA X X X X %
2 TISKRAN X X X X X
TARAINOUT X X
3
4 BEN SLIMANE X X % X X %
5 OUEDCHERR % % X X
X
AT
6 OUEDYOUEM X X X X X X X
7 OUED X X X X X X
AK.RECH
E
TIFIC L
8 X X X X X X
9 FRENIJFOU X X X X
10 NRIRT X X X X
11 MENT X X X % X
12 RHORKELALI
M
X
13 TRAFRANELJ
14 TICHNIOUINE % X % X
T
26
Tableau n°5 : Condition d'exploitation des gisements de roches ornemenales du
Maroc central et de la Meseta côtière. (Revue Mines, Géologie et Energie n° 45).
27
Tableau n° 6 : Caractéristiques physico -m é c a n i q u e s des roches ornementales de
l'Anti-Atlas occidental et des Jebilet. (Revue : Mines, Gélogie et Energie n` 45).
28
Tableau n° 7 : Possibilités d'utilisation des roches ornementales de l'Anti -Atlas, du
haut-Allas occidental et des Jebilet. (Revue : Mines, Géologie et Energie n° 45).
29
Tableau n° 8 : Condition d'exploitation des gisments de roches ornementales de
l'Anti-Atlas, du haut-Atlas occidental et des Jebilet. (Revue Mines, Géologie et
Energie n° 45).
30
Tableau n°9 : Caractéristiques physico -m é c a n iques des roches ornementales du
Maroc Oriental, d u M o y e n -Atlas et du Rif (Revue : Mines, Géologie et Energie n° 45).
31
Tableau n° 10 : Possibilités d'utilisation des roches ornementales du Maroc Oriental,
d u M o y e n -Atlas el du Rit (Revue : Mines, Géologie et Energie n° 45).
32
T a b l e a u n ` 1 1 l : C o n d i t i o n d ' e x p l o i t a t i o n d e s g i s e m e n t s de r o c h e s
o r n e m e n t a l e s d u M a r o c O r i e n t a l , d u M o y e n - A t l a s et d u Rit ( R e v u e :
M i n e s , G é o l o g i e e t E n e r g i e n° 4 5 ) .
33
34
A nnexe : Illustrations photographiques de certaines roches marbrières
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