Université Badji Mokhtar Annaba
Faculté des Sciences de L’ingéniorat
Département Sciences et Technologie
Module : Technique d’Expression (Matière Commun)
Professeur de Matière : Laib .B
Année : 2019/2020
Erreurs courantes en français écrit et oral
Ι / Les erreurs que nous commettons lorsque nous parlons ou
écrivons la langue française
La langue française comporte de nombreuses embûches. La langue écrite, parfois
complexe, obéit - c'est bien connu - à autant de règles qu'il y a d'exceptions. Les fautes les
plus courantes sont liées à l'orthographe, à la grammaire et à la conjugaison. Quant à la langue
parlée, qui s'affranchit bien souvent des règles académiques, elle donne lieu à une multitude
de fautes liées à la prononciation, à l'emploi d'homophones, à la confusion entre des mots qui
se ressemblent (paronymes), à la création de barbarismes, à un certain relâchement du
langage, etc.
Voici une liste des fautes de français les plus courantes :
1/ À l'attention / À l'intention de
À l’attention de : on l’utilise dans le langage de l’administration pour indiquer le destinataire
d’une lettre, d’une note administrative, d’un envoi etc. Cela se fait à l‟attention de, pour
marquer que l’on attire l’attention du destinataire, que l’on soumet quelque chose à son
attention.
À l’intention de (quelqu’un) : signifie « pour lui, dans le but que cela lui soit agréable,
profitable, bénéfique ». Exemples : "il a acheté ce livre à leur intention", dans le but de leur
offrir. On écrit une chanson à l‟intention de son ami.
2/ À nouveau / De nouveau
Prenons un exemple : "j‟ai raté ce gâteau, je vais le faire…"
... de nouveau = cela signifie « de la même façon », donc il sera encore raté.
... à nouveau = cela signifie « d’une nouvelle façon », donc il a plus de chance d’être réussi.
Truc mnémotechnique : « à nouveau = à ta façon ».
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3/ Adjectif ou nom de nationalité : français ou Français
L'adjectif "français" ne prend jamais de majuscule: "J'apprécie les fromages français". La
majuscule est utilisée dans le cas d'un nom désignant une personne habitant dans un
pays ou en étant originaire : "le Français moyen est râleur". Pour désigner la langue, on
n’utilise jamais de majuscule : "je veux apprendre le français".
Astuce : ces règles valent aussi pour les régions : un Parisien, une Normande, un
Asiatique mais un monument parisien, le parler normand, la cuisine asiatique.
Dans la phrase Il est français, si on considère que “français” est un adjectif alors on utilise la
minuscule (solution préférée par l’Académie française), si on le considère comme un attribut
on utilise la majuscule.
4/ An / Année / Millésime
An désigne une période indivisible, une simple unité de temps, abstraction faite des divisions
que l’on pratique dans l’année. On l’emploie le plus souvent avec un adjectif numéral,
indiquer un âge ou situer un moment dans une époque.
Exemples : "depuis vingt ans", "il a dix ans", "l‟an 2000".
Année, qui est presque toujours qualifié par un adjectif, est la période annuelle considérée
dans la durée.
Exemples : "année civile", "année bissextile", "l‟année dernière", "à la fin de l‟année",
"l‟année de sa naissance".
Millésime est une "série de chiffres indiquant l'année d'émission d'une pièce de monnaie, de
la récolte du raisin ayant servi à faire un vin, de la production d'une voiture, etc." (définition
du Petit Larousse).
5/ À petit feu / À petits feux
On utilise à petit feu sans -x pour exprimer la lenteur et la durée de l’action. Exemple : "je fais
rôtir la viande à petit feu" (idée que ça prend du temps et que ça dure).
On utilise seulement feux avec un -x dans certains cas comme “briller de mille feux“,
lorsqu’on parle de plusieurs feux (pluriel). Exemples : "entre deux feux", "les feux de
position".
6/ Après qu'il est parti / Après qu'il soit parti
L'emploi du subjonctif derrière "après que" est une erreur fréquente qui choque rarement
l'auditeur parce que ça sonne plutôt bien. Mais c'est l'indicatif qu'il convient d'utiliser : "après
qu'il est parti, je me suis retrouvée seule".
7/ À travers / Au travers / En travers de
à travers : en traversant quelque chose dans son étendue ou son épaisseur. Exemple : "je suis
passé à travers les champs" ou "à travers champs". On peut aussi utiliser l'expression "au
travers de" : "je suis passé au travers d'un nuage de fumée".
au travers de : par l'intermédiaire de. Exemple : "l'image est plus claire au travers de ces
quelques exemples".
en travers de : dans une position transversale, généralement pour faire obstacle. Exemple : "je
me suis mis en travers de sa route pour l'empêcher de passer".
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8/ Au fin fond du pays / Aux fins fonds du pays
Le "fin fond" s'écrit au singulier : "venir du fin fond de sa province". À ne pas confondre avec
le mot "fonds" (nom également singulier, en dépit de la présence du "s") que l'on trouve dans
"fonds de commerce".
9/ Bimensuel / Bimestriel / Bihebdomadaire
bimensuel, elle = qui a lieu ou paraît deux fois par mois,
bimestriel, elle = qui a lieu ou paraît tous les deux mois.
bihebdomadaire = qui a lieu ou paraît deux fois par semaine.
10/ Cauchemar / Cauchemard
Cette faute d'orthographe fréquente (qui ne s'entend pas à l'oral) est due au rapprochement
avec l'adjectif "cauchemardesque" et le verbe "cauchemarder", ainsi qu'avec la fréquence des
mots terminés en -ard (homard, plumard, flemmard, etc.).
11/ Ça va mal finir / Ça va mal se finir
Inutile de mettre le verbe finir à la forme pronominale (très rarement utilisée). En revanche,
on dira : "ça va mal se terminer".
12/ Ce travail est bien rémunéré / Ce travail est bien rénuméré
Le verbe rémunérer, qui signifie rétribuer, provient du latin remunerare, lui-même formé à
partir de munus/muneris, signifiant cadeau. La déformation courante "rénumérer" s'explique
par l'influence des mots numéro, numéraire, énumérer.
13/ Ceci / Cela
ceci = annonce ce qui va être dit. Exemple : "écoutez bien ceci".
cela = fait référence à ce qui vient d’être dit. Exemple : "vous avez bien écouté cela". On
emploiera « cela dit », et non « ceci dit ».
14/ Celui-ci / Celui-là
Dans une phrase où deux éléments sont cités, celui-ci renvoie au dernier nommé (le plus
proche), alors que celui-là au premier nommé (le plus éloigné). Exemples : "j‟ai l‟intention
d‟acheter un manteau et un vélo", "je monterai celui-ci et rangerai celui-là dans ma
penderie".
15/ Ce n'est pas ma faute / Ce n'est pas de ma faute
"Ce n'est pas de mon ressort, mais c'est tout de même ma faute " "c'est la faute de mon voisin,
oui, c'est vraiment sa faute !" "je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire".
16/ C'est bien pire / C'est plus pire
"Pire" signifie déjà "plus mauvais". Il est inutile d'ajouter un plus. Mais si l'on veut accentuer
l'idée, on peut dire : "c'est bien pire". Ça marche aussi pour "mieux" ("c'est bien mieux").
17/ Ce qui reste / Ce qu'il reste
Avec les verbes susceptibles d’être construits soit personnellement, soit impersonnellement,
on utilise ce qui ou ce qu‟il : qui est le sujet du verbe construit personnellement, qu’il apparaît
dans la tournure impersonnelle. Cependant, il est parfois impossible de faire la nuance. Ainsi
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on peut dire : nous verrons ce qui se passera ou ce qu‟il se passera.
18/ C'est de cela que je parle / C'est de cela dont je parle
Il faut dire ''c'est cela dont je parle'' ou ''c'est de cela que je parle'', car le dont contient déjà la
préposition de. De même, on dit ''c'est de cela que je me rappelle'' et non pas ''c'est de cela
dont je me rappelle''.
19/ C'est compréhensible / C'est compréhensif
Compréhensif signifie "qui est apte à comprendre quelqu'un". Il est alors synonyme de
tolérant, indulgent, bienveillant. Mais quand on veut dire de quelque chose qu'on peut
facilement la comprendre, il convient d'utiliser l'adjectif "compréhensible", c'est-à-dire "qui
peut être compris" ou "que l'on peut expliquer facilement".
20/ De manière que... / De manière à ce que...
Il faut rester simple : "faites bien votre travail de manière que vous soyez récompensé".
21/ Demi / Demie / Demi-
Placé devant un nom ou un adjectif, « demi » est invariable : Exemples : "une demi-heure",
"des demi-frères", "des petits pois demi-fins".
Placé derrière un nom ou un adjectif, « demi » peut prendre la marque du féminin,
mais jamais celle du pluriel. Exemples : "une heure et demie", "deux heures et demie", "trois
mois et demi"
La locution « à demi », qu’on trouve dans « à demi-mot » ou « à demi nu », est invariable
mais n’est pas suivie d’un trait d’union devant un adjectif. Exemples : "la fenêtre à demi
fermée".
Demi peut aussi être un nom qui désigne la quantité d'un verre. Exemple : "ils ont bu quatre
demis de bière".
22/ Deuxième / Second
En pratique, on utilise deuxième lorsque la série comprend plus de deux éléments. Si la série
s’arrête à deux éléments, on utilisera second. Exemple : "Il est arrivé deuxième alors qu‟il y
avait 500 participants" (il y a plus de deux participants). - "Il est arrivé second" (il n’y a que
deux participants à la course). "sur les dix propositions, j'ai choisi la deuxième", "les deux
offres sont intéressantes : la première n'est pas mal, mais je choisis la seconde".
23/ Donne-la-moi / Donne-moi la
Cette inversion est courante, mais fautive. Si le complément d'attribution "moi" est suivi d'un
complément d'objet autre que la, le ou les, il est relié au verbe par un trait d'union : "donne-
moi cette casserole". Si le complément d'objet est le, la ou les, c'est ce dernier qui est relié au
verbe. Il convient bien alors de dire : "donne-la-moi".
24/ En revanche / Par contre
L’expression "par contre" est à éviter. Elle est la juxtaposition de deux mots « par » et «
contre » dont les sens sont incompatibles. Il est préférable de la remplacer par "en revanche".
Exemple : "je n'ai pas faim. En revanche, je boirais bien un verre de vin".
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25/ En train/ Entrain
en train de = suivi d'un verbe à l'infinitif, indique ce qui est en cours d’exécution. Exemple :
"je suis en train de lire un roman".
entrain = nom commun signifiant "vivacité", "enthousiasme". Ex : "il est en train de faire la
vaisselle, mais sans entrain".
26/ Entre deux possibilités / Entre deux alternatives
Une alternative est le choix que l'on a à faire entre deux possibilités, deux options. On peut
alors "se trouver devant une alternative", mais on ne peut que "choisir entre deux
possibilités".
27/ Excusez-moi de vous déranger /Je m'excuse de vous déranger
Par politesse, on ne s'excuse pas soi-même. On peut dire aussi : "veuillez m'excuser de..." ou
"je vous prie de m'excuser de...".
28/ Fond / Fonds / Fonts
fond = partie la plus profonde, la plus retirée ; partie essentielle (avoir un bon fond).
fonds (nom masculin singulier) = capital exploitable, commerce, sol, ensemble de ressources
personnelles.
fonts (nom masculin pluriel) = seulement dans l'expression "fonts baptismaux" (bassin placé
sur un support et contenant l'eau pour les baptêmes).
29/ Il ne le fera que s'il le veut bien / Il ne le fera que si il le veut bien
"Si il" doit toujours être transformé en "s'il", en vertu de la règle de l'élision (suppression
d'une voyelle devant une autre voyelle).
30/ Infarctus / Infractus
"Il a été foudroyé par un infarctus" : la prononciation erronée "infractus", relativement
fréquente, s'explique par la difficulté de prononciation du groupe "rct" et par l'influence du
mot infraction.
31/ J'ai été porter plainte au commissariat / J'ai été porter plainte au
commissairiat
Formé à partir du mot "commissaire", le commissariat est le lieu où sont installés les services
de police. On retrouve la même erreur avec secrétaire et secrétariat (et non "secrétairiat").
32/ J'ai lu ça dans le journal / J'ai lu ça sur le journal
On lit un article dans le journal mais on lit un slogan sur une affiche.
33/ Je me demande ce que tu penses / Je me demande qu'est-ce que tu
penses
S'agissant d'une interrogation indirecte, la proposition principale "je me demande" doit être
suivi de "ce que" et non d'une forme interrogative.
34/ Je m'en suis rendu compte de cela / Je m'en suis rendu contre de cela
Cela peut sembler évident, et pourtant, on entend fréquemment un "r" en trop dans
l'expression "se rendre compte", qui signifie s'apercevoir, comprendre, réaliser. Ce qui
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n'empêche pas qu'on puisse "se rendre contre" un mur, et même tout contre !
35/ Je me suis trompé / Je m'ai trompé
Il s'agit là d'un barbarisme grammatical que l'on entend très souvent dans la bouche des
enfants. Mais pas que... Rappelons que, pour former les temps composés, l'auxiliaire "être" est
obligatoire avec les verbes pronominaux ("je me suis trompé"), les verbes à la voix passive
("nous avons été trompés"), ainsi qu'avec un certain nombre de verbes du troisième groupe
(aller, devenir, échoir, intervenir, mourir, naître, parvenir, venir, etc.). Dans tous les autres
cas, c'est l'auxiliaire "avoir" qui est utilisé ("j'ai trompé ma femme").
36/ J'espère qu'il viendra à l'heure / J'espère qu'il vienne à l'heure
Après "espérer que", il convient de mettre le verbe à l'indicatif. Exemples : "j'espère qu'il
vienne à l'heure", "j'espérais qu'il viendrait à l'heure", "j'avais espéré qu'il serait venu à
l'heure". Il ne faut jamais mettre le verbe au subjonctif, excepté si la tournure est négative.
Exemples : "je n'espère pas qu'il vienne", "je n'espérais pas qu'il vînt", "n'espère pas qu'il
vienne".
37/ Jeudi et vendredi prochain / Prochain
L’adjectif s’accorde en genre et en nombre. Exemples : "jeudi prochain", "jeudi et vendredi
prochains", "les deux semaines d‟avril prochaines".
38/ Jusque-là / Jusqu'à là
Jusque est une préposition le plus souvent suivi de "à", ce qui donne "jusqu'à" (ou "jusqu'au")
en raison de l'élision : "aller jusqu'à Paris", "remplir jusqu'au bord", "marcher jusqu'à cet
endroit". Jusque peut également être suivi d'un adverbe (avec ou sans élision selon le cas) :
jusqu'où, jusqu'ici, jusqu'alors, jusque-là. Avec "là", on ne doit pas intercaler un "à" parasite.
39/ La plus belle / Le plus belle
Lorsqu’on peut remplacer par “au plus haut degré” alors l’article reste invariable (lorsqu’une
chose n’est comparée qu’à elle-même). Exemple : "c‟est le matin que la rose est le plus
belle" (c’est le matin qu’elle est belle au plus haut degré). Cependant, l’article varie si la
comparaison s’effectue entre deux entités différentes. Exemples : "cette rose est la plus belle
de toutes", "cette rose est la moins fanée" (sous-entendu : « des roses », « des fleurs »).
40/ La voiture de Nicolas / La voiture à Nicolas
de : On utilise “de” lorsqu’il est placé entre deux noms (“la voiture de Julie”, “la moto de la
police”). Exceptions : fils à papa, bête à bon dieu, barbe à papa…
à : La préposition “à” marque l’appartenance. Elle s’utilise :après un verbe (“Cette voiture est
à Papa”) ou devant un pronom (“un ami à nous”, “sa façon à elle”).
41/ L'eau qui bout / L'eau qui bouille
Le verbe "bouillir", du troisième groupe, est d'une conjugaison un peu compliquée. Si
l'infinitif est couramment utilisé, il n'en est pas de même des formes conjuguées, y compris au
présent de l'indicatif. À vrai dire, nous n'utilisons que l'infinitif et le participe passé (bouilli).
C'est sans doute pour cela que les Français hésitent un peu quand il s'agit d'indiquer que
l'eau... est en train de bouillir, expression qu'ils préfèrent toujours à "l'eau bout".
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42/ Les mêmes goûts que les miens / Les mêmes goûts que moi
“Je lui soupçonne les mêmes goûts que les miens pour le sport et la lecture…” : phrase
correcte grammaticalement. Les goûts, les siens et les miens, sont mis en parallèle, tous deux
en COD.
“Je lui soupçonne les mêmes goûts que moi pour le sport et la lecture…” : phrase incorrecte
formellement, quoique acceptable par ellipse. Ici, on met en parallèle les goûts “à lui” et les
goûts “à moi”, tous deux COI. Il faudrait donc :
“Je lui soupçonne les mêmes goûts qu„à moi pour le sport et la lecture…”
En revanche, on pourrait dire bien sûr : "il a les mêmes goûts que moi pour le sport et la
lecture" où il et moi sont mis en parallèle en tant que sujets.
43/ Leur chapeau / Leurs chapeaux
Il n’y a pas véritablement de règle pour ce cas et les plus grands auteurs hésitent entre l’usage
du singulier ou du pluriel selon qu’il y a ou non plusieurs personnes qui possèdent chacune un
chapeau.
Exemples : « mes compagnons, ôtant leur chapeau goudronné […] » (Chateaubriand) ; «les
deux lords […] ôtèrent leurs chapeaux » (Hugo) ; « trois avaient déjà retrouvé leur femme »
(Chamson) ; « deux de mes amis et leurs femmes » (Arland).
44/ Malgré / Malgré que
On ne devrait pas dire : "je ne t'en veux pas, malgré que tu me laisse tomber", mais "je ne t'en
veux pas, bien que tu me laisses tomber". L'emploi de "malgré que" à la place de "bien que"
est critiqué par les puristes, mais toléré dans la plupart des dictionnaires. Cependant, "Malgré"
est avant tout une préposition habituellement suivie d'un nom ou d'un pronom : "malgré la
pluie, je sors", "je l'ai fait malgré moi".
45/ Mettre à jour / Mettre au jour
mettre à jour = apporter à un écrit des modifications rendues nécessaires par l’évolution des
sujets traités ; actualiser. Exemple : "nous avons mis à jour les données personnelles de nos
clients".
mettre au jour = sortir de terre un objet qui y était enfoui ; découvrir. Exemple : "les
archéologues ont mis au jour les vestiges d'une nécropole".
46/ Mille deux cents personnes / Mille deux cent personnes
Cent s'accorde seulement s'il n'est pas suivi d'un autre chiffre: "mille deux cents", à
différencier de "mille deux cent cinq" ou "mille deux cent trente". Mille est toujours
invariable que ce soit pour "les mille et une nuits" ou "trois mille euros". Vingt prend un "s"
uniquement s'il est multiplié et s'il n'est pas suivi d'un autre nombre. Ainsi on écrit "quatre-
vingts" et "quatre-vingt-dix".
47/ Noms apposés
Au pluriel, lorsque deux noms sont apposés, le deuxième nom varie uniquement si on peut
établir une relation d’équivalence entre celui-ci et le premier. Ainsi, on écrira Les danseuses
étoiles regardent des films culte, car si l’on considère que les danseuses sont des étoiles (elles
ont les mêmes propriétés qu’elles, elles brillent de la même façon), il est évident que les films
ne sont pas des cultes, mais qu’ils font l‟objet d’un culte.
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48/ Pour qu'il ne parle pas / Pour pas qu'il parle
Vous avez fait tout ce que vous pouviez pour l'empêcher de trahir ses amis. Alors, dites-le
correctement :"j'ai fait tout mon possible pour qu'il ne parle pas".
49/ Où es-tu ? / T'es où ?
La forme interrogative doit commencer par l'adverbe, suivi de l'inversion du sujet et du verbe.
Dans la pratique, l'inversion finit souvent par disparaître : "il est où, le bonheur, il est où ?",
au grand désespoir de nos Académiciens...
50/ Quant à lui / tant qu'à lui
Il pourrait s'agir d'une contrepèterie, mais c'est simplement une inversion malheureuse. Il faut
bien dire : "toi et moi pensons que c'est vrai. Quant à lui, il reste sceptique".
51/ Rabattre / Rebattre
rabattre = refermer, replier. Exemple : "avant de démarrer, commence par rabattre le capot
de la voiture".
rebattre = répéter à satiété Exemple : "ils nous ont rebattu les oreilles avec leurs histoires
d'anciens combattants".
52/ S'en est allé / S'est en allé
Dans la conjugaison du verbe "s'en aller", le pronom "en" précède toujours les différentes
formes conjuguées de "aller" : "je m'en vais", "il s'en allait", "nous nous en irons". Y compris
les formes composées : "je m'en étais allé", "tu t'en serais allé" etc. Il faut donc bien dire : "il
s'en est allé". À l'impératif, le pronom "en" est rejeté à la fin : "va-t-en !", "allons-nous-en !",
" allez-vous-en !".
53/ Tant pis / Tampis
L’orthographe tampis est bien sûr incorrecte et il faut écrire tant pis qui signifie “c‟est
dommage, c‟est ennuyeux, c‟est préjudiciable mais c‟est ainsi”.
54/ Toi non plus, tu n'as pas eu de chance / Toi aussi, tu n'as pas eu de
chance
Aussi convient pour une phrase affirmative : "toi aussi, tu as eu de la chance". Non
plus convient pour une phrase négative : "toi non plus, tu n'as pas eu de chance" ?
55/ Travaux / Travails
Le pluriel du nom travail est travaux. La forme travails (pluriel de travail) ne s’emploie que
si l’on parle des dispositifs servant à maintenir les grands animaux domestiques pour les ferrer
ou les soigner. Les deux mots ont une étymologie commune, le mot latin trepalium, qui
signifiait instrument de torture ! Exemples : "travaux d‟embellissement, de rénovation",
"travaux de couture", "les travaux de l‟Assemblée, du Sénat", "les travaux d‟Hercule", etc.
REMARQUE : lorsque l’on emploie le terme travail au sens général d’activité
professionnelle, il est d’usage de ne pas l’utiliser au pluriel. Exemple : "j‟ai un travail" mais
plutôt "j‟ai deux emplois, deux professions" (et non "j‟ai deux travaux").
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56/ Une maison de plain-pied / Une maison de plein pied
"Plain" est un adjectif issu du latin planus qui signifie plat, uni, et qui a donné le nom féminin
"plaine". "De plain-pied" signifie ici "qui n'a qu'un seul niveau". On trouve également cette
expression dans le sens de "sans difficulté d'accès" : « il passa de plain-pied, avec une
parfaite aisance, de ses mysticités aux préoccupations les plus plates » (Barrès).
57/ Vingt euros / Vingt z'euros
Le passage du franc à l'euro a modifié la donne en matière de liaison. Si auparavant les
Français ne se préoccupaient guère de faire la liaison entre un chiffre et le mot "franc", il n'en
est plus de même avec l'euro, qui commence par une voyelle. La liaison "z'euros" est donc
normale avec les chiffres deux, trois, six ou dix. Hélas, les Français sont un peu fâchés avec
l'orthographe des nombres. Ils oublient que certain ne prennent ni "s", ni "x" à la fin. C'est
pourquoi, on entend très (trop !) fréquemment des liaisons mal t'à propos telles que huit
z'euros, vingt z'euros et cent z'euros, ce qui fait bondir les puristes.
П / Erreurs courantes en français écrit :
Les fautes d'orthographes les plus communes
La langue française est truffée de subtilités qui peuvent rapidement se transformer en
pièges. Souvent, des expressions courantes sont mal orthographiées ou les accords ne sont pas
respectés. Entre le vocabulaire, la conjugaison ou la syntaxe, le français peut s’avérer être un
vrai casse-tête.
Apprendre le français et devenir bon en orthographe s'avère être le parcours du combattant
pour certains.
Alors pour apprendre à écrire, suivez les recommandations suivantes :
1/ Les mots invariables
Les mots invariables sont des fondements de la langue française, qui permet d’avoir un
langage soutenu. Pour les non francophones, la liste des mots invariables est aussi importante
à apprendre que les verbes irréguliers en anglais.
Voici quelques mots invariables à ne pas confondre :
Au-dessous, au-dessus, par-dessous, par-dessus, avec un trait d'union.
Bientôt avec un accent circonflexe.
Déjà, avec un e accent aigu et un a avec accent également.
Parmi et malgré sans S.
Longtemps toujours avec un G.
Tôt et ses dérivés (aussitôt, tantôt, sitôt) avec un accent circonflexe.
Lorsque en un seul mot, mais dès lors en 2 mots.
Quelquefois en un seul mot.
Hors ou or ? Ces 2 mots invariables ne s’emploient pas dans les mêmes circonstances.
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Or est une conjonction de coordination et hors signifie « à l’extérieur de », comme « il est
hors de son périmètre de sécurité ». On dit « or, cette nuit-là, il n’était pas chez lui », « il est
hors de question », « cet appareil est hors de service ».
L’usage des mots invariables « bien que / malgré » est souvent inversé. On dit facilement
« malgré qu’il soit malade, il est parti travailler », alors qu’il serait correct de dire soit « bien
qu’il soit malade » ou « malgré sa maladie ».
2/ Le respect de la négation
La négation se compose de 2 éléments : ne et pas, plus, jamais ou rien. On appelle cela
communément les lunettes. Si on peut faire l’ellipse de la seconde partie, comme par
« Personne n’est parti le chercher à la gare », il faut impérativement placer le petit mot « ne »
pour marquer la négation.
Toutefois, avec le mot on, on a tenté de penser que la liaison suffit. C’est pourquoi, il faut
bien ajouter « n’ ». Par exemple, « on n’y pense pas suffisamment » et non « on y pense pas ».
Mieux écrire passe par le respect des ces règles !
3/ Ce ou se ?
Se est utilisé pour un verbe pronominal, comme se coucher, se laver, se lever, tandis que ce
est un pronom démonstratif qui désigne celui-ci, « ce verre », « ce manteau »… La question
peut se poser pour certaines phrases.
Par exemple, on pourra dire « la réunion s’est finie à 22 heures » mais on peut dire également
« la réunion, c’est fini et il est 22 heures ». Notez toute l’importance de la virgule pour la
2ème phrase.
4/ Le verbe appeler
C’est une faute très récurrente, notamment sur les tchats et les emails professionnels.
L’orthographe du verbe appeler dépend de la personne à laquelle il se conjugue.
Présent
J’appelle
Tu appelles
Il appelle
Nous appelons
Vous appelez
Ils appellent
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Si le verbe appeler prend toujours 2 P, il peut s’écrire avec un ou 2 L. Par
exemple, « j’appelle » et « nous appelons ». Au présent, il ne prend qu’un L à la
1ère et la 2ème personne du pluriel.
5/ Y a-t-il, une erreur de ponctuation
Bon nombre de personnes, à la place de mettre des traits d'union, ajoutent une apostrophe.
La lettre T dans « y a-t-il », sert à faciliter la prononciation de l’expression et n’a aucune
fonction grammaticale, à part d’éviter de dire « y a il », qui n’est ni prononçable ni correct.
Lorsqu’il y a une apostrophe, la lettre T placée à côté d’une voyelle a une fonction,
représente le pronom personnel « toi », comme dans l’expression « Va-t’en ». Ainsi, y a-t-il
s’écrit toujours avec des traits d’union : y a-t-il du pain par exemple.
6/ Les nombres
Si écrire en chiffres est courant et simple, écrire les nombres en lettres peut s’avérer plus
compliqué. Le chiffre zéro s’accorde et prendre un S au pluriel.
Le chiffre ne s’accorde pas en nombre « ils sont les numéros un du secteur ».
Cent" et "vingt" ne prennent un "s" que s'ils sont multipliés et ne sont pas suivis d'un autre
nombre, comme « quatre-vingts » ou « quatre cents ». Mille est invariable et ne prend jamais
de S tel que les contes des mille et une nuits.
7/ Etre prêt à ou près de
L’orthographe du mot « prêt » est souvent confondu en cours de francais et substitué
par « près ». On dit ainsi « je suis prêt à aller l’école », c’est-à-dire « je m’apprête à » et « je
suis près de l’école », qui signifie que « je suis proche ». « Près de » peut se substituer par « à
côté de ».
8/ Les mots à apprendre par cœur
Il y a des fautes qui se répètent et qui n’ont pas lieu d’être, sur les verbes : « nourrir » prend
bien 2 R et « mourir », un seul R. Effectivement, on se nourrit plusieurs fois par jour (2 R)
mais on ne meurt qu’une fois (un R). Le verbe apercevoir ne prend qu’un P. Le verbe
« commettre » prend 2 M, tandis que le mot « omettre » n’en prend qu’un. Le mot agressif est
souvent écrit « aggressif », avec 2 G, alors qu’il n’y en a qu’un.
Les adverbes prennent-ils un ou 2 M ? Tout dépend : élégamment ou patiemment prend 2
M, tandis que notablement ou agréablement n’en prend qu’un.
9/ Les mots récurrents dans les discussions ou emails professionnels
La correspondance par écrit dans le secteur professionnel doit être soignée pour avoir une
bonne image. Voici quelques écueils à éviter au travail et en cours de français :
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Le mot accueil est souvent écrit acceuil. La lettre U est toujours devant le E. On écrit
donc « L’accueil pour cette formation se fera dès 9 heures ».
Le chiffre d'affaires ne s’écrit pas « chiffre d’affaire » et prend toujours un S. On parle
bien des affaires.
Lorsqu’on envoie un email de réponse automatique, c’est souvent pour signaler son
absence. Ce mot est souvent mal orthographié « abscence », « absense » ou
« abcence ».
Quand on parle de TVA ou de taxes, il convient d’écrire « incluse » et non « inclue ».
Si on fait une erreur, il est fréquent de s’excuser et dire « au temps pour moi ». Cette
expression est très souvent écrite « autant pour moi », ce qui n’est pas juste.
Sachez que le mot évènement peut également s’écrire événement. Les 2 orthographes
sont permises.
10/ Les erreurs fréquentes à éviter
A l’écriture d’un texte, l’orthographe de certains mots peut paraître hasardeuse.
L’expression « Vivre aux dépens » est souvent mal orthographiée et écrite « aux
dépends ». Cela vient du fait que les personnes pensent que l’expression vient du mot
dépendre, d’où l’adjonction de la lettre D.
Il est en de même pour l’expression avoir tort que l’on écrit souvent « tord », bien qu’il n’y
ait aucun lien avec le mot tordre ou être en suspens, que l’on écrit « suspend » en référence
au mot « suspendre ».
Lorsqu’on est en conflit, on parle d’avoir des différends. Cette expression courante est
souvent écrite avec le mot « différents », comme l’adjectif qualificatif.
Le pléonasme est une figure de style pour renforcer une idée ou une idée, alors que ce
n’était pas utile.
Par exemple, les expressions descendre en bas, petit nain ne sont pas correctes. Le verbe
s'avérer est souvent employé avec le mot vrai « cela s’est avéré vrai », alors qu’on dit soit «
cela s'est avéré » ou « cela s'est révélé vrai ». Ceux qui veulent avoir un français
journalistique doivent éviter ces erreurs.
Les mots second et deuxième sont souvent mal employés en cours de français. On parle de
second quand il n’y a pas de suite après, comme la Seconde guerre mondiale et de deuxième
pour une course, avec de nombreux participants.
La conjugaison reste un point noir pour bon nombre de personnes qui n’arrivent pas à jouer
avec la concordance des temps. La règle du « Si + imparfait = proposition principale au
conditionnel » est souvent bien intégrée à l’oral, tant elles écorchent les oreilles des
professeurs de français.
La palme de l’erreur revient au verbe « pallier » qui se voit affubler d’un à, alors que cette
particule est absolument inutile et incorrecte.
Avec le récent débat sur la réforme orthographique, de nouvelles questions vont survenir.
En parallèle le niveau d'orthographe des français est en baisse.
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Ш/ Erreurs courantes en français oral :
A / Des fautes de français qui arrachent l’oreille :
Il existe des fautes de français qu’on fait tout le temps, mais aussi des pollutions
auditives, plus difficiles à entendre que d’autres. Celles qui donnent immédiatement envie de
dire « tu me causes mal » ou « va, je ne te hais point ». Non pas que l’on ait pour autant
mangé un Bescherelle et que l’on soit des Maîtres Capello en puissance, mais tout de même.
Le français, ça reste une langue complexe ok, mais carrément inaccessible pour certains.
1. "Je sais pas c'est qui"
Marche aussi quand vous êtes perdu avec « je sais pas c’est où ». Passons sur l’oubli de
négation (« je NE sais pas »), courant à l’oral et qui n’est pas vraiment une faute. En
revanche, l’inversion verbe/complément et le redoublement pronominal méritent des outrages
à la hauteur de ceux subis par la grammaire. On sait QUI va se prendre une « Histoire de la
syntaxe, Naissance de la notion de complément dans la grammaire française » dans le
fondement, dorénavant. Combo spécial :
« C’est qui qui dit ça ?
– ben je te l’ai déjà dit, je sais pas c’est qui ».
2. "Malgré que..."
On ne devrait dire « malgré que », uniquement avec le verbe avoir : « malgré qu’il en ait ».
Ce qui rend donc le subjonctif obligatoire et complexifie la chose, quand on sait que
traditionnellement, on se doit d’utiliser l’indicatif après « malgré LE FAIT QUE ».
Malheureusement, cette faute étant de plus en plus répandue, et même présente en littérature,
il est de plus en plus difficile de justifier une agression à grands coups de Bescherelle par un
simple « c’est de sa faute monsieur l’Agent, je lui avais pourtant bien dit qu’on ne peut pas
utiliser de pronom relatif après « malgré », sinon ça fausse la concordance des temps ! Malgré
le fait que j’ai pas d’avocat ».
3. "Y'en a qui croivent"
L’une des plus horripilantes fautes de conjugaison. Non, le verbe « croiver » n’existe pas.
Au pluriel, on dit « ils/elles croient » et au subjonctif, « qu’il/elle croie ». Devient
particulièrement désespérant avec la combinaison de la mort : le « qu’ils soyent », ou
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comment flinguer le verbe « être » au subjonctif. Ayons une pensée émue pour le verbe « voir
», qui prend cher aussi avec les « ils voyent ». Et pourtant ils voyent même pas la faute.
4. "Au jour d'aujourd'hui"
Avec sa variante « à l’heure d’aujourd’hui ». Ce pléonasme prolifère de plus en plus,
étonnamment, dans la bouche fertile en fautes diverses des candidat-e-s de téléréalité. Sans
doute un phénomène de cause à effet sur lequel on ne s’attardera pas AUJOURD’HUI. Quel
jour on est déjà ? Aujourd’hui. Arf.
5. "quarantenaire", "cinquantenaire"
On ne peut pas utiliser quarantenaire et cinquantenaire pour parler d’une personne âgée.
Les termes « quarantenaire » et « cinquantenaire » s’appliquent à l’anniversaire d’un
évènement (par exemple « le cinquantenaire de l’usine de charentaises à Chasseneuil-sur-
Bonnieure »). Pour des personnes, on dira « quadragénaire » et « quinquagénaire ». Et si vous
avez peur de vous emmêler les pinceaux, dites « personne d’âge mûr », comme ça vous ne
risquez pas de vous tromper. En revanche vous risquez de prendre une baffe.
6. "Faire montrer"
Vous avez tous déjà entendu (ou même dit, auquel cas on ne vous félicite pas) « je vais te
faire montrer ». Mise en situation : vous avez trouvé un beau cadavre d’animal sur le bord
d’une route. Si vous dites : « viens, je vais te faire montrer la belle charogne que j’ai trouvée
», cela signifie que vous allez obliger votre comparse à montrer lui-même votre trouvaille.
Soit vous êtes exposant-e dans des foires d’un goût douteux, soit vous dites « je vais te
montrer », ou « te faire voir », ou mieux, « Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
/Ce beau matin d’été si doux:/Au détour d’un sentier une charogne infâme /Sur un lit semé de
cailloux »
7. "Moi, personnellement"
D’un point de vue formel, cette tournure n’est pas incorrecte. Mais c’est UN
PLÉONASME. Si vous utilisez le pronom « moi », pas besoin d’en rajouter avec l’adverbe «
personnellement », (et vice-versa) à moins que vous soyez perturbé-e et que vous doutiez de
la légitimité de votre « moi ». Mais là c’est un autre problème.
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8. "C'est compréhensif"
Mais tout à fait. On est d’accord. CompréhensIBLE, moins, déjà. Adjectif, adverbe, rooo,
c’est presque pareil…
9. "Je vais au coiffeur / le sac à machin"
Petit moyen mnémotechnique simple, élégant, distingué : on va AUX putes, on va CHEZ le
coiffeur. De même, contrairement à ce qu’a voulu faire croire un film lourdingue sur le rugby,
on ne dit pas « le fils à Truc ». Encore une fois, vous ne dites pas « Fils A pute » ? Ceci avec
tout le respect que l’on a pour les prostituées, qui ne font pas un métier facile et qui ne
méritent certainement pas d’être affilées à tous les enfants DE salauds qui croisent votre
chemin.
10. "Si j'aurais su..."
J’aurais pas lu ce top. RIP conjugaison. Une fois pour toutes : avec la conjonction de
condition « si », le mode du verbe de la conditionnelle par « si » est l’INDICATIF, comme
dans « si j’AVAIS su mes conjugaisons, je n’AURAIS pas donné l’impression de déféquer
sur les cadavres encore fumants du subjonctif et du conditionnel passé. »
Après, le français change suivant les régions, et ça tombe bien car on a une carte
des différences de français entre les régions de France.
B/ Difficultés de prononciation en français :
1-Le R français
Une difficulté immémoriale pour l'étudiant en français. Mais on peut apprendre à le
prononcer.
2-Le U français
Difficile à prononcer et à distinguer du français OU. Un entraînement est nécessaire.
3-Les voyelles nasales AN EN IN ON UN
On les prononce comme si le nez était bouché et on pousse l'air à la fois par la bouche et par
le nez.
4-Les accents
Ils modifient la prononciation, le sens des mots ou les deux.
► Exemples : gêne, gène - mur, mûr – mal, mâle
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5-Les lettres muettes
En français, il y a beaucoup de lettres qu'on ne prononce pas. Cependant toutes les lettres
finales ne sont pas muettes.
► Exemple : Les poules du couvent couvent.
6-Le H muet et le H aspiré
Ils sont tous deux muets mais ne se comportent pas de la même façon. Le mot qui commence
par un H muet fait l'objet d'une liaison et d'une contraction, celui qui commence par un H
aspiré se comporte comme s'il y avait une consonne.
► Si vous hésitez entre le H muet et le H aspiré
L' devant le H muet, LE ou LA devant le H aspiré.
Exemples : L'héroïne, L'homme, LE hérisson, LA hotte...
Grammaire aidenet : > "h" aspiré et muet liste alphabétique
► H aspiré & H muet - Quiz 102 (cet ou cette devant un H)
7-La liaison et l'enchaînement
Dans certains cas, le mot se lie avec le suivant. Il y a une difficulté quand on parle français
mais aussi quand on l'entend.
Exemple de liaison : les enfants > les-z-enfants
Exemple d'enchaînement : j'arrive à comprendre > j'arriv-à comprendre
► La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction
8-Les contractions
Les contractions (c'est-à-dire la suppression d'une lettre remplacée par une apostrophe) sont
obligatoires quand un mot court comme je, me, le, la, ou ne (parfois que, etc.) est suivi d'une
voyelle ou d'un H muet. On ne dira jamais "je aime" ni "le ami", mais "j'aime" et "l'ami".
► Quoique, puisque, lorsque, quelque, et presque s'élident-ils ?
9-L'euphonie
Le français a des règles spécifiques qu'on emploie pour rendre la langue plus harmonieuse.
► L'euphonie - Emploi des lettres euphoniques pour éviter l'hiatus – Vas-y ET Va y
10-Le rythme de la phrase
On entend souvent dire que le français est très musical. Cela tient du fait que les mots français
n'ont pas d'accent tonique. On prononce toutes les syllabes avec la même intensité. Les
groupes de mots donnent le rythme de la phrase française.
C/ Exemples des mots difficiles à prononcer en français :
Pour améliorer votre niveau de français, ne sous-estimez pas l’importance de la
prononciation. Vous devez pratiquer tous les jours pour progresser. Nous allons voir des mots
les plus difficiles à prononcer quand on apprend le français.
1. Serrurerie
Ce mot contient trois syllabes : \se.ʁyʁ.ʁi\ ou \sɛ.ʁyʁ.ʀi\
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La première syllabe se prononce généralement [se] comme dans « série » car un « e » devant
deux consonnes similaires dans un mot de plusieurs syllabes se prononce avec le son [e].
La deuxième syllabe se prononce [ʁyʁ] comme dans “rural”.
Et enfin la dernière syllabe sur prononce [ʁi] comme dans “rime”.
Attention
La lettre « e » en fin de mot est muette, elle ne se prononce pas.
2. Œil
Le mot « oeil » est composé d’une seule syllabe : \œj\.
Pour le prononcer correctement, divisons ce mot en deux :
Ici la lettre o e-dans-l’o se prononce [œ] comme dans “heure” et les lettres “il” donnent le son
[j] comme dans « taille ».
Ensemble, ces lettres se prononcent \œj\.
3. Cœur
Le mot « coeur » vient en troisième position.
Le mot « coeur » est composé d’une syllabe : \kœʁ\.
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La lettre « c » suivie d’un o se prononce [k] comme dans « colis ».
Les lettres « oeu » se prononcent [œ] quand elles sont suivies d’une consonne sonore comme
dans « soeur ».
Remarque
Je vous conseille de ne pas trop forcer sur le « r » situé en fin de mot. On appuie moins sur un
« r » final.
4. Ailleurs
Quand on voit ce mot écrit, on ne sait pas trop comment le prononcer.
Ce mot est composé de deux syllabes : \a.jœʁ\.
La première syllabe ne représente pas de difficulté, elle se prononce [a] comme dans « la ».
Dans la deuxième syllabe, on rencontre les lettres « ill » que l’on prononce [j] comme dans
« taille » et les lettres « eu » suivies d’une consonne sonore que l’on prononce [œʁ] comme
dans « soeur ».
Attention : La lettre « s » en position finale ne se prononce pas.
5. Écureuil
Un autre mot que vous avez mentionné de nombreuses fois est le mot « écureuil ». On ne
l’utilise pas tous les jours mais je l’ai sélectionné car les sons qu’il contient sont très fréquents
en français.
Ce mot est composé de trois syllabes : \[Link].ʁœj\.
La première syllabe est constituée de la lettre « e » accent aigu qui donne le son [e] comme
dans « été ».
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La deuxième syllabe est composée de la lettre « c » et de la voyelle « u » qui donnent
ensemble le son [ky] comme dans « culture ».
Dans la dernière syllabe, la combinaison des lettres « euil » donnent le son [œj] comme dans
« fauteuil ».
6. Bouilloire
En sixième position, vient le mot « bouilloire ».
Ce mot est composé de deux syllabes : \[Link]\.
La principale difficulté dans ce mot est la succession de voyelles dans la première syllabe.
Il y en a trois qui se suivent ! Quand on les voit ensemble, on aimerait les prononcer « wi »
comme dans le mot « oui » mais non !
Pour bien prononcer cette syllabe, prononcez d’abord les lettres « ou » ensemble. Elles
donnent le son [u] comme dans « vous » et ensuite les lettres « ill » qui se prononcent [j]
comme dans « taille ».
Dans la deuxième syllabe, faites attention aux lettres « oi » qui donnent le son [wa] comme
dans le mot « toi ».
7. Chirurgien
Voici le septième mot courant que vous trouvez particulièrement difficile à prononcer.
Ce mot se compose de trois syllabes : i.ʁyʁ. jɛ\.
La première syllabe est composée des lettres « ch » qui en début de mot se prononcent le
plus souvent [ʃ] comme dans « chiffres ». En revanche, si les lettres « ch » sont placées en
début d’un mot d’origine grecque”, elles se prononceront avec le son [k] comme dans
« chorale ».
La deuxième syllabe est composée des lettres “rur” que nous avons déjà vues et qui se
prononcent [ʁyʁ] comme dans le mot « rural ».
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Et enfin, dans la dernière syllabe, la difficulté porte sur les lettres « ien » qui se prononcent
[j ] comme dans « chien »
8. Grenouille
En huitième position : le mot « grenouille ».
Ce mot est composé de deux syllabes : \gʁə.nuj\.
La première syllabe est difficile à prononcer à cause de la combinaison des lettres « gre »
comme dans “grenier”.
Ensuite, il y a la syllabe « nouille » composée des lettres « ou » qui donnent le son [u]
comme dans vous et des lettres « ill » qui se prononcent [j] comme dans taille.
Rappelez-vous
La lettre « e » en position finale ne se prononce pas.
9. Heureux
En neuvième position, l’adjectif « heureux ».
Ce mot est composé de deux syllabes : \ø.ʁø\ ou \œ.ʁø\.
Dans la première syllabe, il y a deux difficultés, la lettre « h » qui est un h muet et la
combinaison des lettres « eu » que l’on devrait prononcer [œ] comme dans « heure » parce
qu’elles sont suivies d’une consonne sonore mais pourtant ici les Français prononcent le plus
souvent [ø] comme dans « deux ».
La deuxième syllabe est encore composée des lettres « eu » que l’on prononce [ø] comme
dans « eux » parce qu’elles sont suivies d’une consonne muette.
10. Oeuf
Et enfin, en dixième position, le mot « oeuf ».
Ce mot est composé d’une syllabe : \œf\.
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Ce qui est compliqué ici c’est la combinaison des lettres o e-dans-le-o et « u » placées
devant la consonne sourde « f ». En effet, même si les lettres « œu » sont suivies d’une
consonne sourde « f », les lettres « œu » dans « oeuf » se prononcent comme si elles étaient
suivies d’une consonne sonore comme dans l’exemple avec le mot « cœur ».
Rappelez-vous : Dans les mots « œuf », « bœuf » et « os » , la consonne sourde se prononce
au singulier. C’est la raison pour laquelle on prononce les lettres « œu » avec le son [oe]
Ṿ/ Différences entre l’oral et l’écrit en français
Dans cette partie, on va vous parler du français oral, le français qui est utilisé dans les
conversations de tous les jours dans un contexte non formel.
Souvent, vous pouvez comprendre le français écrit mais vous avez beaucoup de
difficultés à comprendre le français parlé. Vous avez l’impression que les Français parlent
trop vite ou qu’ils n’articulent pas.
C’est vrai, mais c’est la même chose dans toutes les langues, on supprime certains sons
pour faciliter la prononciation ou pour gagner du temps.
*Les différences les plus fréquentes entre l’écrit et l’oral pour vous aider à mieux
comprendre le français parlé :
1 Ŕ Le « ne » de négation disparaît
On écrit : Il n’a pas faim.
À l’oral, on dit : « Il a pas faim » [[Link].f ]
Le « n’ » qui est obligatoire à l’écrit est souvent supprimé quand on parle.
#2 – Le « u » de « tu » s’élide devant voyelle.
2- On écrit : Tu es fatigué ?
À l’oral, on dit : « T’es fatigué ? » [t .[Link]]
Le « u » de « tu » disparaît et est remplacé par une apostrophe. « Tu es » se transforme en
« t’es ».
3 Ŕ Le « e » des mots d’une syllabe s’élide devant une consonne
On écrit : Je dois partir.
À l’oral, on dit : « J’dois partir. » [ʒ[Link]]
Ici le « e » de « je » s’élide et on le prononce [ʒ].
Les pronoms et déterminants d’une syllabe terminés par e (je, me, te, ce et le) s’élident devant
une consonne.
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4 Ŕ “Je” se prononce « ch » devant les sons [f], [k], [p], [s], [t]
On écrit : Je suis sûr de moi.
À l’oral, on dit : « chuis sûr de moi » [ʃɥ.syʁ.də.mwa]
Ici le je est suivi du son “s”, on le prononce donc [ʃ]. Et souvent, on supprime le son qui le
suit, ici le son [s].
5 Ŕ Le « i » de « qui » devant une voyelle
On écrit : C’est toi qui as fait ça ?
À l’oral, on dit : « C’est toi qu’as fait ça ? » [s .[Link].f .sa]
On voit ici que le i du pronom relatif qui disparaît. « qui as » se transforme en « qu’as »
6 Ŕ “Il” disparaît complètement dans l’expression « Il y a »
On écrit : Il y a deux ans.
À l’oral, on dit : « Y a deux ans » [ja.dø.z ]
On voit bien que le pronom « il » a complètement disparu.
7 -Le l de « il » ou « ils » tombe devant consonne
On écrit : Ils disent
À l’oral, on dit : » i’ disent » [[Link]]
ATTENTION
On fait la liaison quand le pronom « ils » pluriel est suivi d’une voyelle :
On écrit : Ils arrivent.
À l’oral on dit : « izarrivent » [[Link].ʁiv]
Le « l » disparaît mais on fait la liaison avec le « s » et la voyelle qui suit. Le « s » se
prononce [z] en liaison.
8 Ŕ Les lettres « el » disparaissent dans le mot « celui »
On écrit : celui-là.
À l’oral, on dit : « çui-la » [suila]
Les lettres « el » ont complètement disparu.
9 Ŕ Le « que » de « qu’est-ce que » disparaît devant consonne
On écrit : Qu’est-ce que tu fais ?
À l’oral, on dit : « Qu’est-ce tu fais ? » [k [Link].f ]
On voit bien ici que le « que » a disparu.
N.B : Ces différences vous aidera à mieux comprendre quand vous entendrez parler français.
Bien sûr, selon la région et les personnes, vous pouvez rencontrer d’autres différences entre
l’oral et l’écrit mais celles que l’on vient de voir sont les plus courantes.
Pour s’améliorer en français, il faut s’entraîner régulièrement.
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Bibliographie
*Parlez-vous French / Parler / 10 mots difficiles à prononcer en français par Prof. Anne
[Link]
[Link]
*Simon , 6 janvier 2016.
[Link]
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