J.
M -Dérivé et étude d’une fonction - 2bac PCI
0.1 Dérivée d’une fonction numérique en un point
0.1.1 Nombre dérivé-Fonction dérivée
Dérivé en un point
Soit I un intervalle ouvert de R et f : I −→ R une fonction numérique. Soit x0 ∈ I.
Définition
f ( x) − f ( x0 )
• On dit que f est dérivable en x0 , s’il existe un nombre réel l tel que lim = l.
x−→ x0 x − x0
Le nombre réel l s’appelle le nombre dérivé de f en x0 , et est noté f 0 ( x0 ).
f ( x) − f ( x0 )
Ainsi : f 0 ( x0 ) = lim .
x−→ x0 x − x0
• On dit que f est dérivable sur l’intervalle I, si elle est dérivable en tout point x0 ∈ I.
df
• La fonction x 7−→ f 0 ( x) s’appelle la fonction dérivée de f sur I , elle se note f 0 ou .
dx
Exemple
La fonction définie par f ( x) = x2 est dérivable en tout point x0 ∈ R.. En effet :
f ( x) − f ( x0 ) x2 − x20 ( x − x0 )( x + x0 )
= = = x + x0 −→ 2x0 .
x − x0 x − x0 x − x0
On a même montré que le nombre dérivé de f en x0 est 2x0 , autrement dit : f 0 ( x) = 2x.
Exemple
Montrons que la dérivée de f ( x) = sin x est f 0 ( x) = cos x.
Nous allons utiliser les deux assertions suivantes :
sin x p − q p + q
−→ 1 et sin p − sin q = 2 sin cos .
x 2 2
f ( x) − f (0) sin x
Remarquons déjà que la première assertion prouve = −→ 1 et donc f est dérivable en
x−0 x
x0 = 0 et f 0 (0) = 1.
f ( x) − f ( x0 ) sin x − sin x0 x − x
0
x + x
0
Pour x0 quelconque on écrit : = = 2 sin cos .
x − x0 x − x0 2 2
x + x0 x − x0
Lorsque x −→ x0 alors d’une part cos −→ cos x0 et d’autre part en posant u = , alors
2 2
sin u f ( x) − f ( x0 )
u −→ 0 et on a : −→ 1. Ainsi −→ cos x0 et donc f 0 ( x) = cos x.
u x − x0
0.1.2 Dérivé à droite - Dérivé à gauche
Dérivé à droite
Définition
Soit f une fonction numérique définie sur l’intervalle [ x0 , x0 + a[ avec a>0.
f ( x) − f ( x0 )
On dit que la fonction f est dérivable en x0 à droite si le rapport a une limite finie l en x0
x − x0
à droite.
le nombre l s’appelle le nombre dérivé de la fonction f en x0 à droite, on le note par : f d0 ( x0 ).
f ( x) − f ( x0 ) 0
On écrit : lim = f d ( x 0 ).
x−→ x+
0
x − x0
Dérivé à gauche
Définition
Soit f une fonction numérique définie sur l’intervalle ] x0 − a, x0 ] avec a>0.
f ( x) − f ( x0 )
On dit que la fonction f est dérivable en x0 à gauche si le rapport a une limite finie l en x0
x − x0
à gauche.
le nombre l s’appelle le nombre dérivé de la fonction f en x0 à gauche, on le note par : f g0 ( x0 ).
f ( x) − f ( x0 ) 0
On écrit : lim = f g ( x 0 ).
−
x−→ x0 x − x0
Proposition
la fonction f est dérivable en x0 si et seulement si elle est dérivable en x0 à droite et à gauche et
f d0 ( x0 ) = f g0 ( x0 ).
Exemple
Soit f une fonction définie sur R par : f ( x) = x2 + | x − 2|.
Étudier la dérivabilité de la fonction f en x0 = 2 à droite et à gauche.
La fonction f est-elle dérivable en 2 ?
Tangente en un point
La droite qui passe par les points distincts A( x, f ( x)) et B( x0 , f ( x0 )) a pour coefficient directeur le nombre :
f ( x) − f ( x0 )
.
x − x0
À la limite on trouve que le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point B( x0 , f ( x0 )) est f 0 ( x0 ).
Une équation de la tangente au point ( x0 , f ( x0 )) est donc :
y = ( x − x0 ) f 0 ( x0 ) + f ( x0 )
.
7.
6.
5.
4.
3.
2.
1.
−1. 0 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8.
−1.
Exemple
√
Soit f la fonction numérique définie sur [−1, +∞[ par : f ( x) = 3 x + 1.
- Calculer f 0 (0), puis déterminer l’équation de la tangente ( T ) à la courbe au point d’abscisse 0.
Remarque
Si la fonction dérivée s’annulle en x0 , alors la courbe représentative (C f ) de la fonction f admet une
tangente horizontale ( T ) au point de coordonnées ( x0 , f ( x0 )) d’équation : y = f ( x0 ).
Proposition
Si la fonction f est dérivable en x0 à droite (ou à gauche), alors le graphe (C f ) de la fonction f admet
une demie tangente au point de coordonnées ( x0 , f ( x0 )) de coefficient directeur f d0 ( x0 ) (ou f g0 ( x0 )).
Exemple
Soit f une fonction définie sur par : f ( x) = | x − 2|.
Déterminer les équations des demie-tangentes à la courbe (C f ) au point x0 = 2.
Cas particuliers
Proposition
f ( x) − f ( x0 )
Si une fonction f est continue en un point x0 et lim = ±∞ ou
x−→ x+
0
x − x0
f ( x) − f ( x0 )
lim = ±∞. Alors la courbe représentative (C f ) de f admet au point de coordonnées
x−→ x− 0
x − x 0
( x0 , f ( x0 ) une demi-tangente verticale.
0.1.3 Autres écritures de la dérivée
Voici deux autres formulations de la dérivabilité de f en x0 .
Proposition
f ( x0 + h) − f ( x0 )
f est dérivable en x0 si et seulement si : lim existe et est finie.
h−→0 h
f est dérivable en x0 si et seulement s’il existe l ∈ R (qui sera f 0 ( x0 )) et une fonction ϕ : I −→ R telle
que lim ϕ( x) = 0 avec f ( x) = f ( x0 ) + ( x − x0 )l + ( x − x0 )ϕ( x).
x−→ x0
Preuve 1. .
Il s’agit juste de reformuler la définition de f 0 ( x0 ). Par exemple, après division par x − x0 , la deuxième
f ( x) − f ( x0 )
écriture devient : = l + ϕ ( x ).
x − x0
Proposition
Soit I un intervalle ouvert, x0 ∈ I et soit f : I −→ R une fonction.
Si f est dérivable en x0 alors f est continue en x0 .
Si f est dérivable sur I alors f est continue sur I.
Preuve 2. .
Supposons f dérivable en x0 et montrons qu’elle est aussi continue en ce point.
Voici une démonstration concise : partant de l’écriture alternative donnée dans la proposition 0.1.4..
Nous écrivons :
f ( x) = f ( x0 ) + ( x − x0 ) l + ( x − x0 ) ϕ( x)
| {z } | {z }
→0 →0
Donc f ( x) −→ f ( x0 ) lorsque x −→ x0 et ainsi f est continue en x0 .
Remarque
La réciproque est fausse : par exemple, la fonction valeur absolue est continue en 0 mais n’est pas
dérivable en 0.
.
6.
5.
y = | x| 4.
3.
2.
1.
−4. −3. −2. −1. 0 1. 2. 3. 4.
−1.
f ( x) − f ( x0 ) | x| +1 si x > 0
En effet, le taux d’accroissement de f ( x) = | x| en x0 = 0 vérifie : =
x − x0 x −1 si x < 0
Il y a bien une limite à droite (qui vaut +1), une limite à gauche (qui vaut −1) mais elles ne sont pas
égales : il n’y a pas de limite en 0. Ainsi f n’est pas dérivable en x = 0.
Cela se lit aussi sur le dessin il y a une demi-tangente à droite, une demi-tangente à gauche mais elles ont
des directions différentes.
Exercice
√
3
Soit f une fonction numérique définie par : f ( x) = x − x2 − x.
1) Vérifier que D f =] − ∞, 0] [1, +∞[.
S
2) Étudier la dérivabilité de f en 0 à droite et en 1 à gauche, puis interpréter géométriquement les résultats
obtenus.
Définition
Soit f une fonction dérivable en un point x0 .
La fonction x −→ f 0 ( x0 )( x − x0 ) + f ( x0 ) s’appelle la fonction affine tangente à f en x0 .
On a : g( x) = f 0 ( x0 )( x − x0 ) + f ( x0 ) est l’approximation affine de f ( x) au voisinage de x0 .
On a : g( x0 + h) = f 0 ( x0 )h + f ( x0 ) est l’approximation affine de f ( x0 + h) au voisinage de 0.
Exercice
1
On considère la fonction f définie sur R∗+ par : f ( x) = √ .
x
1) Déterminer la fonction affine approximative de f au voisinage de 1.
1 1
2) En déduire les valeurs approchées des nombres suivants √ et √ .
0, 999 1, 002
0.1.4 Dérivées de fonctions usuelles
Le tableau ci-dessous est un résumé des principales formules à connaitre, x est une variable,
f représente une fonction qui à x 7−→ f ( x).
Dérivation
f Df f0 Df0
x 7−→ a ( a ∈ R) ] − ∞, +∞[ x 7−→ 0 ] − ∞, +∞[
x 7−→ x ] − ∞, +∞[ x 7−→ 1 ] − ∞, +∞[
x 7−→ x n ∈ N∗ − {1}
n ] − ∞, +∞[ x 7−→ nxn−1 ] − ∞, +∞[
1 1
x 7−→ ] − ∞, 0[ ]0, +∞[ x 7−→ − 2 ] − ∞, 0[ ]0, +∞[
S S
x x
√ 1
x 7−→ x [0, +∞[ x 7−→ √ ]0, +∞[
2 x
x 7−→ sin x ] − ∞, +∞[ x 7−→ cos x ] − ∞, +∞[
x 7−→ sin x ] − ∞, +∞[ x 7−→ cos x ] − ∞, +∞[
π 1 i π π h
x 7−→ tan x R − { + kπ /k ∈ Z} x 7−→ 1 + tan2 x = − + kπ, + kπ
2 cos2 x 2 2
0.1.5 Limite et nombre dérivé
√
2 cos( x) − 1 xn − 1 2 cos( x) − 2
Calculer les limtes suivantes : limπ lim limπ √ .
x−→ 3 x − π3 x−→1 x − 1 x−→ 4 2 sin ( x ) − 2
0.1.6 Ecriture différentielle
dy
Si y = f ( x) où f est une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I par convention on écrit : f 0 ( x) = ou
dx
f 0 ( x)dx = dy.
Cette écriture s’appelle l’écriture différentielle.
0.1.7 Dérivé d’une somme et d’un produit de fonctions
Proposition
Soient f , g : I −→ R deux fonctions dérivables sur I et λ ∈ R. Alors les fonctions : f + g, f × g, λ × f
sont dérivables sur I et on a : pour tout x ∈ I :
( f + g ) 0 ( x ) = f 0 ( x ) + g 0 ( x ).
( λ f ) 0 ( x ) = λ f 0 ( x ).
( f × g ) 0 ( x ) = f 0 ( x ) × g ( x ) + f ( x ) × g 0 ( x ).
1 f
Si de plus la fonction g ne s’annule pas sur I alors les fonctions , sont dérivables sur I et on a :
g g
pour tout x ∈ I :
1 0 g0 ( x)
( x) = − .
g g( x)2
f 0 f 0 ( x) × g( x) − f ( x) × g0 ( x)
( x) = .
g g( x)2
Preuve 3. .
Prouvons par exemple ( f × g)0 = f 0 × g0
Fixons x0 ∈ I. Nous allons reécrire le taux d’accroissement de f ( x) × g( x) :
f ( x) g( x) − f ( x0 ) g( x0 ) f ( x) − f ( x0 ) g( x) − g( x0 )
= g( x) + f ( x0 ) −−−−→ f 0 ( x0 ) g( x0 ) + f ( x0 ) g0 ( x0 ).
x − x0 x − x0 x − x0 x−→ x0
Ceci étant vrai pour tout x0 ∈ I la fonction f × g est dérivable sur I de dérivée f 0 g + f g0 .
0.1.8 dérivée de la composition de deux fonctions
Proposition
Soit f une fonction définie sur un intervalle I et g une fonction définie sur f ( I ), et soit x0 un élément de
I
Si f est dérivable en x0 et g est dérivable en f ( x0 ) alors go f est dérivable en x0 de dérivée :
( go f )0 ( x0 ) = g0 ( f ( x0 )) × f 0 ( x0 )
Preuve 4. .
La preuve est similaire à celle ci-dessus pour le produit en écrivant cette fois :
go f ( x) − go f ( x0 ) g( f ( x)) − g( f ( x0 )) f ( x) − f ( x0 )
= × −−−−→ g0 ( f ( x0 )) × f 0 ( x0 )
x − x0 f ( x) − f ( x0 ) x − x0 x−→ x0
Exemple
√
On étudie la dérivabilité de la fonction h : x 7−→ sin x, et on
√détermine sa fonction dérivée.
+ +
On a : Dh = R et (∀ x ∈ R ) h( x) = go f ( x) avec : f ( x) = x et g( x) = sin x.
On sait que f est dérivable sur R∗+ et g est dérivable sur R et f (R∗+ ) = R∗+ ⊂ R, donc h est dérivable
√ √ 1 √
sur R∗+ et on a : (∀ x ∈ R∗+ ) h0 ( x) = sin0 ( x) × ( x)0 = √ × cos( x).
2 x
Conséquences
• Si f est dérivable sur un intervalle I, alors f n est dérivable sur I et on a : ∀n ∈ N∗ ( f n )0 = n f 0 f n−1
f0
• Si f est dérivable et strictement positive sur I, alors f est dérivable sur I et on a : ( f )0 = p .
p p
2 f
0.1.9 Dérivée de la fonction réciproque
Corollaire
Soit I un intervalle ouvert. Soit f : I −→ J dérivable et bijective dont on note f −1 : J −→ I la bijection
réciproque.
Si f 0 ne s’annule pas sur I alors f −1 est dérivable et on a :
1
(∀ x ∈ J ) : ( f −1 )0 ( x) = 0 −1 .
f ( f ( x))
Preuve 5. .
Notons g = f −1 la bijection réciproque de f . Soit y0 ∈ J et x0 ∈ I tel que y0 = f ( x0 ). Le taux
d’accroissement de g en y0 est :
g( y) − g( y0 ) g( y) − x0
=
y − y0 f ( g( y)) − f ( x0 )
1
Lorsque y −→ y0 alors g( y) −→ g( y0 ) = x0 et donc ce taux d’accroissement tend vers .
f 0 (x 0)
1
Ainsi g0 ( y0 ) = .
f 0 (x 0)
Remarque
Il peut être plus simple de retrouver la formule à chaque fois en dérivant l’égalité f ( g( x)) = x où g = f −1
est la bijection réciproque de f .
En effet à droite la dérivée de x est 1 ; à gauche la dérivée de f ( g( x)) = f og( x) est f 0 ( g( x)) × g0 ( x).
L’égalté f ( g( x)) = x conduit donc à l’égalité des dérivées : f 0 ( g( x)) × g0 ( x) = 1, mais g = f −1 , donc
1
( f −1 )0 ( x ) = 0 −1 .
f ( f ( x))
0.1.10 La dérivé de la fonction racine nième
Proposition
Soit n ∈ N.
√ √ 1 1 1
1) La fonction : x 7−→ n x est dérivable sur R∗+ , et on a : ( n x)0 = ( x n )0 = x n −1 .
n p
2) Si f est une fonction positive et est dérivable sur un intervalle I, alors la fonction x 7−→ n f ( x) est
1 1
dérivable sur I et on a : (∀ x ∈ I ) ( n f ( x))0 = ( f ( x)) n −1 × f 0 ( x).
p
n
3) Soit r ∈ Q.
a) La fonction x 7−→ xr est dérivable sur R∗+ et on a : ( xr )0 = rxr−1 .
b) Si f est une fonction strictement positive et est dérivable sur un intervalle, alors la fonction
x 7−→ ( f ( x))r est dérivable sur I, et on a : (∀ x ∈ I ) (( f ( x))r )0 = r( f ( x))r−1 × f 0 ( x).
Preuve 6. . −1 √
f ( x) = xn f ( x) = n x
1) On pose : Donc On a : (∀ x ∈ R+ ) f 0 ( x) = nxn−1 , donc f −1 est dérivable
x≥0 x≥0
sur R∗+ ( car f 0 ( x) = 0 ⇐⇒ x = 0).
√ 1 1
On a : (∀ x ∈ R∗+ ) ( n x)0 = ( f −1 )0 ( x) = 0 −1 = √ .
f ( f ( x)) n ( x )n−1
n
√ n−1 1 √ 1 1
Et comme ( n x)n−1 = x n = x1− n , alors ( n x)0 = x n −1 .
n √ √
p ∗
2) On pose r = tel que p ∈ Z et n ∈ N − {1} par suite xr = ( n x) p , on pose v( x) = x p et u( x) = n x donc
n
xr = vou( x) = xr puis déduiser en utilisant les propriétées de la dérivé de composée de fonction.
3) Remarquer que ur = vou où v( x) = xr puis déduiser en utilisant les propriétées de la composition des
fonctions.
Application
Étudier la dérivabilité
√ des fonctions
√ suivantes en déterminant leurs fonctions dérivées.
2 4
p
f 1 : x 7−→ x 5 + x, f 2 : x 7−→ x x − x f 3 : x 7−→ ( x − 1)4 .
4 2 3 3
Exercice
√
Soit f la fonction numérique définie sur l’intervalle I = [−1, +∞[ par : f ( x) = 3 1 + x.
1) Montrer que la fonction f admet une fonction réciproque f −1 définie sur un intervalle J à déterminer.
2) Calculer f (0) puis montrer que la fonction réciproque f −1 est dérivable en 1 et calculer ( f −1 )0 (1).
0.2 Étude d’une fonction numérique
0.2.1 La dérivation et la monotonie d’une fonction
Proposition
Soit f une fonction dérivable sur un itervalle I.
1) f 0 = 0 sur I ⇐⇒ f est constante sur I.
2) f 0 ≥ 0 ( f 0 > 0) sur I ⇐⇒ f est croissante (strictement croissante) sur I.
3) f 0 ≤ 0 ( f 0 < 0) sur I ⇐⇒ f est décroissante (strictement décroissante) sur I.
Exemple
Étudier dans chaque cas la monotonie de f sur son domaine de définition.
x2 − 1
1) f ( x) = x2 − 4 2) f ( x) = 2 .
x +1
0.2.2 Concavité et Convexité d’une fonction- Point d’inflexion
Concavité
C f est concave car (C f ) se situe C f est convexe car (C f ) se situe dessus
au dessous de ses tangentes( f ” < 0) de ses tangentes( f ” > 0).
Point d’inflexion
Définition
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I de centre x0 .
On dit que le point C ( x0 , f ( x0 )) est un point d’inflexion si la courbe (C f ) change de concavité au point C
Proposition
Soit f une fonction deux fois dérivables sur un intervalle I.
Si f ” est positive sur I, alors la courbe (C f ) est convexe.
Si f ” est négative sur I, alors la courbe (C f ) est concave.
Le point C ( x0 , f ( x0 )) est un point d’inflexion si f ” s’annule en x0 en changeant de signe au voisinage de
x0 .
Exemple
1 4 1 3
Soit f une fonction définie par : f ( x) = x − x − 3x2 .
12 6
Étudier la concavité de (C f ) et ses points d’inflexions.
Remarque
On peut avoir un point d’inflexion en un point sans que la fonction soit deux fois dérivable en ce point.
En effet :
Considérer la fonction g définie par g( x) = x| x| et x0 = 0.
0.2.3 Les branches infinies
Définition
Si l’une des coordonnées d’un point de la courbe (C f ) tend vers l’infini, alors on dit que la courbe (C f )
admet une branche infinie.
Droite asymptote d’une courbe
Asymptote verticale
Définition
Si lim f ( x) = ±∞ ou lim f ( x) = ±∞, alors la droite d’équation x = a est une asymptote vertivale
x−→ a+ x−→ a−
de la courbe (C f ).
Exemple
x−1
Soit f ( x) = , on a lim f ( x) = −∞ et lim f ( x) = +∞, donc la droite d’équation x = 1
x+2 x−→−2+ x−→−2−
est une asymptote verticale de la courbe représentative de la fonction f .
Asymptote horizontale
Définition
Si lim f ( x) = b où b ∈ R, alors la droite d’équation y = b est une asymptote horizontale de (C f ).
x−→±∞
Exemple
2x + 1
f ( x) = , on a lim f ( x) = 2. Donc la
x−1 x−→±∞
droite d’équation y = 2 est une asymptote horizon-
tale de (C f ).
Asymptote oblique
Définition
La droite d’équation y = ax + b est une asymptote oblique de la courbe (C f ) si et seulement si
lim [ f ( x) − ( ax + b)] = 0 ou lim [ f ( x) − ( ax + b)] = 0.
x−→+∞ x−→−∞
Proposition
La droite d’équation y = ax + b est une asymptote oblique de la courbe (C f ) si et seulement s’il existe
une fonction h telle que f ( x) = ax + b + h( x) et lim h( x) = 0 ou lim h( x) = 0.
x−→+∞ x−→−∞
Remarque
La droite d’équation y = ax + b est dite asymptote oblique de (C f ).
Remarque
x2 − 3x + 1
Soit f la fonction définie par : f ( x) = .
x−1
1
Montrer que (∀ x ∈ R − {1} : f ( x) = x − 2 − .
x−1
1
On a lim − = 0, donc la droite d’équation y = x − 2 est une asymptote oblique de (C f ) au
x−→+∞ x−1
voisinage de +∞.
1
On a lim − = 0, donc la droite d’équation y = x − 2 est une asymptote oblique de (C f ) au
x−→−∞ x−1
voisinage de −∞.
Souvent il est difficille d’écrire f ( x) sous forme f ( x) = ax + b + h( x) telle que lim h( x) = 0.
x−→±∞
0.2.4 Technique de détermination d’une Asymptote oblique
On suppose que : f ( x) = ax + b + h( x) et lim h( x) = 0.
x−→+∞
f ( x) b h( x)
Donc lim = lim a+ + = a et lim ( f ( x) − ax) = lim (b + h( x)) = b.
x−→+∞ x x−→+∞ x x x−→+∞ x−→+∞
Inversemment
f ( x)
Si : lim x−→+∞ = a et lim ( f ( x) − ax) = b , alors lim [ f ( x) − ( ax + b)] = 0.
x x−→+∞ x−→+∞
Proposition
La droite d’équation y = ax + b est une asymptote oblique de la courbe (C f ) si et seulement si :
lim f ( x) = a et lim ( f ( x) − ax) = b ou lim f ( x) = a et lim ( f ( x) − ax) = b .
x−→+∞ x−→+∞ x−→−∞ x−→−∞
Remarque
L’étude du signe de f ( x) − ( ax + b) nous permet de connaitre la position relative de la courbe (C f )
par rapport à l’asymptote oblique.
Exemple
√
Soit la fonction f définie par : f ( x) = x2 + x − 2.
Déterminer l’asymptote oblique de la courbe (C f ) au voisinage de +∞ puis au voisinage de −∞.
0.2.5 Directions asymptotiques
Définition
f ( x)
a) Si lim f ( x) = ±∞ et lim = ±∞, alors on dit que la courbe (C f ) admet une branche
x−→±∞ x−→±∞ x
parabolique de direction l’axe des ordonnées.
f ( x)
b) Si lim f ( x) = ±∞ et lim = 0, alors on dit que la courbe (C f ) admet une branche
x−→±∞ x−→±∞ x
parabolique de direction l’axe des abscisses.
f ( x)
c) Si lim f ( x) = ±∞ et lim = a et lim ( f ( x) − ax) = ±∞, alors on dit que la courbe
x−→±∞ x−→±∞ x x−→±∞
(C f ) admet une branche parabolique de direction la droite d’équation y = ax.
0.3 Centre de symétrie - Axe de symétrie
0.3.1 Axe de symétrie
Si la droite d’équation x = a est un axe de symétrie
de la courbe (C f ), alors l’équation cartésienne de (C f )
−
→ − →
dans le repère (Ω, i , j ) où Ω( a, 0) est de la forme
Y= f ( a + X ) = ϕ( X ) avec ϕ est une fonction paire
X = x − a,
et C’est à dire que :
Y = y,
(∀ X ∈ Dϕ ), ϕ(− X ) = ϕ( X ), en d’autre terme
(∀ X ∈ Dϕ , f ( a − X ) = f ( a + X ) et comme
X = x − a alors : (∀ x ∈ D f ), f (2a − x) = f ( x).
Proposition
Dans un repère orthonormé la droite d’équation x = a est un axe de symétrie de la courbe (C f ) si et
seulement si :∀ x ∈ D f ; 2a − x ∈ D f ; et f (2a − x) = f ( x).
0.3.2 Centre de symétrie
Le point Ω( a, b) est un centre de symétrie de la
courbe (C f ) signifie que l’équation de la courbe (C f )
−
→ − →
dans le repère (Ω, i , j ) est de la forme
Y + b = f ( a + x) c à d Y = f ( a + x) − b = ϕ( X )
X = x − a,
avec ϕ est une fonction impaire et
Y = y − b,
Donc ∀ X ∈ Dϕ ; ϕ(− X ) = −ϕ( X ) c à d :
∀ X ∈ Dϕ ; f ( a − X ) − b = − f ( a + x) + b c à d :
∀ X ∈ Dϕ ; f ( a − X ) = 2b − f ( a + X ) et comme
X = x − a, alors : ∀ x ∈ D f ; f (2a − x) = 2b − f ( x).
Proposition
Le point Ω( a, b) est un centre de symétrie pour la courbe (C f ) si et seulement si :
∀ x ∈ D f , (2a − x) ∈ D f ,et f (2a − x) = 2b − f ( x).
Application √
1) Soit f ( x) = x2 − 2x + 3, montrer que la droite ( D ) d’équation x = 1 est un axe de symétrie pour la
courbe (C f ).
x2 − 2
2) Soit g( x) = , montrer que le point Ω(1, 2) est un centre de symétrie pour (C g ).
x−1
0.3.3 La fonction Périodique
Définition
On dit qu’une fonction f est périodique s’il existe un nombre réel strictement positif T tel que :
∀ x ∈ D f , x + T ∈ D f ; x − T ∈ D f , f ( x + T ) = f ( x ).
Exemple
Les fonctions trigonométriques x −→ cos( x) et x −→ sin( x) sont périodique et leur période est T = 2π.
La fonction x −→ tan( x) est périodique de période T = π.
2π
Les fonctions x −→ cos( ax) et x −→ sin( ax) telle que a 6= 0 sont périodiques de période T = .
| a|
π
Les fonction x −→ tan( ax) telle que a 6= 0 est périodiques de période T = .
| a|
Proposition
Si T est une période de la fonction f , alors : ∀ x ∈ D f , ∀n ∈ Z, f ( x + nT ) = f ( x).