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Corrige Du Concours D'Admission 1999 Ecole Polytechnique Deuxieme Composition de Mathematiques

Ce document présente la correction d'un concours d'admission à l'École Polytechnique. Il contient plusieurs exercices de mathématiques portant sur les suites récurrentes, les morphismes de groupes, les nombres algébriques et les suites alternées. Le document est découpé en trois parties et propose des démonstrations détaillées.

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CORRIGE DU CONCOURS D’ADMISSION 1999

ECOLE POLYTECHNIQUE
DEUXIEME COMPOSITION DE MATHEMATIQUES
FILIERE MP

corrigé par Jean-Christophe Feauveau

***

Première Partie
1. On sait que les suites récurrente réelles
 du second ordre forment un R-e.v. de dimension 2 dont on
2
connait une base : (xn )
0 n∈N , (x n
)
1 n∈N , où x 0 et x 1 sont les racines (distinctes) de X − αX − 1. On
trouve √ √
α + α2 + 4 α − α2 + 4
x0 = , x0 = .
2 2
Il vient alors
√ !n  √ !n
α2 + 2 α + α2 + 4 α2 + 2 α − α2 + 4
  
α α
∀n ∈ N, pn = + √ + − √
2 2 α2 + 4 2 2 2 α2 + 4 2

et
√ !n  √ !n
α2 + 4 α − α2 + 4
  
1 α α+ 1 α
∀n ∈ N, qn = + √ + − √ .
2 2 α2 + 4 2 2 2 α2 + 4 2

α+ α2 + 4
2. Puisque |x1| < |x0|, il vient λ = .
2

3. Si λ ∈ Q, on déduit α2 + 4 ∈ Q, et donc α2 +4 est le carré d’un entier, disons n2. Il s’en suit α 6 n−1,
qui conduit immédiatement à n 6 2. Ceci est impossible puisque α > 0.

Deuxième Partie

4. On rappelle que Ix = {P ∈ Q[X] / P (x) = 0} est un idéal de Q[X] qui est un anneau principal. Soit
Px l’unique générateur normalisé de Ix . Px est irréductible, sinon x serait annulé par un polynôme
non nul de degré strictement inférieur à celui de Px . Enfin, tout polynôme normalisé annulant x est un
multiple de Px. On en déduit que Px est le seul qui soit irréductible.
5. (a) Puisque x ∈ E, cx + d = / 0 et Tg (x) = y est bien défini. Par ailleurs, x(cy − a) = dy − b =/ 0, et
dy − b
donc x = . On en déduit y ∈ E.
cy − a
(b) On montre facilement que ∀(g, g 0 ) ∈ G2 , Tg ◦ Tg0 = Tgg0 . Il en résulte que Tg est une permutation
de E et que Tg−1 = Tg−1 . Ainsi, l’application proposée et un morphisme de groupes et son noyau
est facilement {IdE , −IdE }.
6. On sait que x ∈ E entraine Tg (x) ∈ E.
 
dy − b
Si x est algébrique, y = Tg (x) vérifie Px(Tg−1 (y)) = Px = 0. En réduisant au même
cy − a
dénominateur les monômes, on en déduit que y est algébrique et dy 6 dx . Mais puisque x = Tg−1 (y)
on en déduit aussi dx 6 dy et enfin l’égalité dTg(x) = dx pour tout g ∈ G.

[Link] - page 1

 
a b
7. Soit m ∈ N∗ tel que m ne soit pas un carré d’entier et g = ∈ G. Soit x = m.
c d
ax + b (acm − bd) + (bc − ad)x
De Tg (x) = = on déduit
cx + d c2 m − d 2
(acm − bd)2 + m(bc − ac)2 2(acm − bd)(bc − ad)x
(Tg (x))2 = + .
(c2 m − d2 )2 (c2 m − d2)2

Pour que cette quantité soit un entier il faut que acm − bd = 0.


m
Dans ce cas, (Tg (x))2 = 2 que l’on cherche entier.
(c m − d2)2
L’égalité ad − bc = ±1 montre que a ∧ b = 1 et c ∧ d = 1. Combiné avec acm = db on en déduit
l’existence de (k, l) ∈ Z2 tel que d = ka et b = lc.
m
Le cas d = 0 est à exclure car (Tg (x))2 = 4 2 ∈ / N.
c m
m
Si b = 0, alors ad = ±1 et (Tg (x))2 = 2 ∈ N impose alors c = 0. Il vient alors b = c = 0,
(c m − 1)2
a = ±1 et d = ±1. Ce cas conduit à Tg (x) = m et est licite (quatre solutions pour g).
kl l
Reste le cas bd = / 0. Il vient m = kl et par suite (Tg (x))2 = 2 = .
(c kl − k2 a2)2 k(c2 l − ka2)2
On se rapelle alors que l ∧ k = 1 et que la condition Tg (x))2 ∈ N n’est possible que si k = 1.
m m
Il vient alors l = m, a = d et b = mc. Enfin, (Tg (x))2 = 2 = = m.
(c m − a2 )2 (cb − ad)2
Conclusion : dans tous les cas permis, la seule valeur que peut prendre (Tg (x))2 est m. On en déduit
que les seules valeurs permises (et prises) par Tg (x) sont ±m.
N.B.
 :le dernier cas étudié est tout à fait possible. On pourra par exemple prendre m = 2 et g =
1 2
. . .Bref. . .
1 1

Troisième Partie

8. Les deux formules de récurrence s’obtiennent directement. Pour n entier > 2,


          
pn 1 0 pn−1 1
= A(u0 ) . . . A(un−1) un + = un + A(u0) . . . A(un−2) .
qn 0 1 qn−1 0

Remarquons que ces formules impliquent la croissance des suites d’entiers (pn ) et (qn), et même la
stricte croissance de (qn) à partir de n = 1. En particulier, lim qn = +∞.
n→+∞
pnqn−1 − pn−1qn
9. De rn −rn−1 = et pnqn−1 −pn−1 qn = −(pn−1qn−2 −pn−2 qn−1) pour n > 2, on déduit
qnqn−1
p1 q0 − p 0 q1 (−1)n+1
rn − rn−1 = (−1)n+1 = pour n ∈ N∗ .
qnqn−1 qnqn−1
X
10. (a) La série (rn − rn−1) est alternée, de terme général de module décroissant et de limite nulle :
elle converge ; et ceci est équivalent à la convergence de la suite (r n ).
(b) On sait contrôler le reste d’une série alternée par le premier terme négligé,

+∞ 1
X
∀n ∈ N, (rk − rk−1) = |λ(u) − rn | 6 .

qnqn+1
k=n+1

a b
S’il existait (a, b) ∈ Z × N∗ tel que λ(u) = , alors |aqn − bpn | 6 . Cette dernière quantité
b qn+1
serait plus petite que 1 à partir d’un certain rang et donc rn serait constant à partir de ce rang.
Mais cela contredirait le fait que rn − rn+1 ne puisse s’annuler. Ainsi λ(u) est irrationnel.

[Link] - page 2
(c) A l’aide du contrôle du reste d’une série alterné par le premier terme négligé (contrôle strict puisque
1
tous les termes sont non nuls). On déduit que 0 < λ(u)−r0 < et par suite E(λ(u)) = r0 = u0.
q0 q1

Quatrième Partie

11. Si x ∈ E, il est immédiat (par récurrence) que F n(x) existe pour tout n ∈ N∗ . On peut d’ailleurs
retrouver ce résultat en faisant le 
lien avec la seconde
 partie.
0 1
Pour y ∈ R, en posant g(y) = ∈ G, il vient F (y) = Tg(y) (y). Ainsi, pour x ∈ E,
1 −E(y)
l’existence de F n(x) est assurée pour tout n d’après la question 5. (b).
a0
Si à présent x est rationnel. Pour x ∈ Z, F (x) n’est pas défini. On suppose donc x = , avec a0 ∈ Z∗
a1
et a1 ∈ N∗ .
On note a2 le reste de la division euclidienne de a0 par a1 . Pour a2 = 0, F (x) n’existe pas, pour a2 = 1,
a1
F (x) ∈ Z et F 2(x) n’existe pas, sinon F (x) = avec 2 6 a2 < a1.
a2
On construit alors une suite (an) en notant an+2 le reste de la division euclidienne de an par an+1 . Il
est clair, puisque la suite d’entiers naturels (an ) est strictement décroissante jusqu’à ce que la valeur 0
soit atteinte, que F m (x) ne sera plus défini à partir d’un certain rang 6 a1 .
12. (a) Il vient de suite pn = u0p0n−1 + qn−1 0
et qn = p0n−1.
pn 1
(b) Puisque λ(u) n’est pas un entier, on a donc lim F (rn) = F (λ(u)). De rn = = u0 + 0
n→+∞ qn rn−1
avec u0 = E(λ(u)), on déduit F (λ(u)) = λ(u0 ).
(c) La périodicité de u se traduit par l’existence de k ∈ N∗ tel que F k (λ(u)) = λ(u).
 
0 1
Avec la notation ∀y ∈ R, g(y) = ∈ G, l’égalité s’écrit alors
1 −E(y)
F k (λ(u)) = Tg(F k−1 (λ(u))) ◦ . . . ◦ Tg(λ(u))(λ(u)) = λ(u).
D’où l’existence de g ∈ G tel que Tg (λ(u) = λ(u). Il est facile de constater que g diffère de ±I2 , et
par conséquent λ est racine d’un polynôme du second degré à coefficients rationnels (le premier
degré est exclu car λ(u) ∈ E). Il vient donc dλ(u) = 2.
(d) Le résultat persiste si on suppose que u est périodique à partir d’un certain rang ! n 0.
  (n0 )
(n ) pn pn−n0
En effet, si on pose un 0 = un0+n , on obtient = A(u0 ) . . . A(un0 −1) (n0 ) en généralisant
qn qn−n 0

les notations des questions précédentes. La suite u(n0) est périodique et donc λ(u(n0) ) est algébrique
(n0 )
de degré 2. Or il existe g ∈ G tel que rn−n 0
= Tg (rn) pour tout n > n0 . Le caractère algébrique
de λ(u) s’en déduit et dλ(u) = 2.

Cinquième Partie

13. (a) Si (z, z 0) ∈ (R − Z)2 vérifie E(z) = E(z 0 ), il vient z 0 − z = −(F (z 0 ) − F (z))(z − E(z))(z 0 − E(z 0 )).
On en déduit,
∀n ∈ N, F n(y) − F n(x) = −(F n+1(y) − F n+1(x))(F n (x) − E(F n (x)))(F n(y) − E(F n(y)))
et par suite l’égalité annoncée par récurrence.
(b) Pour ε > 0, on pose Aε = {n / F n(x) − E(F n(x)) > 1 − ε et F n(y) − E(F n (y)) > 1 − ε}.
Si Aε est non vide, il existe n ∈ N tel que |F n(x) − F n (y)| < ε. Il en résulte |x − y| < ε d’après
l’égalité de la question (a).
Sinon la même égalité conduit directement à x = y.
Dans tous les cas, |x − y| < ε et donc x = y.

[Link] - page 3
(n)
14. Notons u(k) la suite définie par uk = un+k , pour k ∈ N. De la question 12. (b) on déduit par une
récurrence immédiate F n(λ(u)) = λ(u(n)). On applique alors la question 10. (c) pour obtenir
(n)
∀n ∈ N, E(F n(λ(u)) = E(λ(u(n) )) = u0 = un .

On en déduit que nécessairement u = (E(F n(x)))n∈N . Il y a unicité de la suite u.


Réciproquement, pour u = (E(F n (x)))n∈N , λ(u) est un irrationnel qui vérifie précisément E(F n(x)) =
E(F n(λ)) pour tout entier n. On déduit de la question précédente que λ(u) = x, ce qui assure l’existence
de la suite u.

* *
*

[Link] - page 4

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