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Irm Irm 1

Ce document décrit les principes physiques et techniques de l'IRM. Il explique notamment comment l'IRM utilise le phénomène de résonance magnétique nucléaire en plaçant les protons dans un champ magnétique pour les aligner, puis en les faisant précesser à l'aide d'un second champ magnétique tournant pour obtenir des images.

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Irm Irm 1

Ce document décrit les principes physiques et techniques de l'IRM. Il explique notamment comment l'IRM utilise le phénomène de résonance magnétique nucléaire en plaçant les protons dans un champ magnétique pour les aligner, puis en les faisant précesser à l'aide d'un second champ magnétique tournant pour obtenir des images.

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

Principes physique et technique de l’irm

1.1 Définition et historique


Définition : L’IRM est une technique de diagnostic médical puissante qui fournit des images
tridimensionnelles et en coupe dans n’importe quel plan de l’espace. L’IRM est une technique
radiologique récente, non invasive et sans effets secondaires connus.

Historique : La résonance magnétique nucléaire (RMN) est une technique en développement depuis
une cinquantaine d’années. Le phénomène physique a été conceptualisé en 1946 par Bioch et
Purcell, prix Nobel de physique en 1952. Puis, au court des années 70, Paul Christian Lauterbur a
acquis pour la première fois une image provenant d’un IRM. Les nombreux intérêts présentés par ce
nouvel outil l’inciteront à le développer avec l’aide de son collègue Peter Mansfield. Ces travaux de
perfectionnement aboutiront à deux prix Nobel et à la démocratisation des premières machines IRM
pour la médecine humaine à compter du début des années 80. De nos jours et après trente ans
d’évolution, l’IRM est devenue l’une des techniques majeure de l’imagerie médicale moderne,
potentiellement appelée à des développements importants.

1.2 Principes de bases de physique nucléaire


L’IRM est une technique d’imagerie qui se base sur l’utilisation d’un signal électromagnétique émis
par des protons dans un champ magnétique intense.

1.2.1 Origine de la résonance magnétique nucléaire


Tout noyau atomique est composé d’un nombre défini de protons et de neutrons. Ces éléments sont
animés d’un mouvement individuel de rotation complexe autour d’un axe passant par leur centre.
Une charge qui tourne induit automatiquement un champ magnétique appelé « moment
magnétique » qui est représenté par un vecteur d’aimantation microscopique µ (Figure 1). La valeur
de ce moment magnétique est proportionnelle à une grandeur caractéristique de la particule en
rotation dénommée moment cinétique de spin ou plus couramment spin. Le spin est donc représenté
sous la forme d’un vecteur en rotation sur lui-même. Ainsi, le proton peut être assimilé à un petit
aimant avec un pôle Nord et un pôle Sud. Précisons que le spin est une des propriétés des particules,
au même titre que la masse ou la charge électrique.

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

spin

Figure 1 - Une charge qui tourne induit autour d'elle un champ magnétique

C’est ce champ magnétique d’origine nucléaire que l’on mesure et qui est à la base de la technique
d’IRM. Chaque proton de l’organisme se comporte comme l’aiguille aimantée d’une boussole.

Pour les atomes dont le noyau est composé d’un nombre pair de nucléons, les protons et les
neutrons se rassemblent, ce qui forme un moment magnétique nucléaire global nul. Seuls les atomes
avec un nombre impair de nucléons possèdent un moment magnétique global non nul que l’on
1 13
qualifie d’intrinsèque ou élémentaire. C’est le cas des atomes d’hydrogène (H ), de carbone (C ), et
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de phosphore (P ). L’atome d’hydrogène, composé d’un proton chargé positivement lui conférant
un moment magnétique très net, est le principal utilisé en imagerie médicale. Il représente deux tiers
des atomes de l’organisme des mammifères (63% des atomes du corps humain). L’IRM permet donc
d’obtenir une carte de répartition des atomes d’hydrogène au sein du corps du patient (Labruyère et
al. 2013).

Figure 2 - Spin individuel du proton d'hydrogène (d’après Thrall et al. 2013)

En l’absence de champ magnétique, les protons sont répartis aléatoirement dans toutes les
directions de l’espace. Le vecteur d’aimantation macroscopique résultant de tous les vecteurs
d’aimantation microscopique µ est donc nul. De plus les protons ne tournent pas de manière
synchrone, on dit alors qu’ils sont « déphasés ».

Figure 3 - Spin dans les tissus sans champ Bo (d’après Thrall et al. 2013)

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

La première étape consiste à aligner tous les protons dans la même direction. Pour cela, on place le
patient à l’intérieur d’un aimant très puissant dans le but d’orienter tous ses protons dans l’axe du
champ magnétique de l’aimant. La deuxième étape consiste à les faire tourner ensemble, dans le
même sens et, dans la même direction. On dit alors qu’ils sont « en phase ».

[Link] Le modèle classique du phénomène de résonance magnétique

[Link].1 Spin nucléaire et moment magnétique nucléaire

Le modèle classique permet d’expliquer à l’échelle d’un tissu, les principes physiques sur lesquels se
fonde l’imagerie par résonance magnétique.

Il s’agit maintenant d’aligner les protons dans la même direction à l’aide d’un premier champ
magnétique statique et élevé appelé B0. Soumis à ce champ magnétique statique (B0) les protons
s’alignent selon l’axe du vecteur d’aimantation B0 de ce champ. Le vecteur d’aimantation globale
macroscopique, résultant de la somme de tous les vecteurs d’aimantation microscopiques, n’est
donc plus nul.

En effet, les spins sont forcés de s’aligner dans l’axe du champ. Soit, dans le même sens (dit parallèle)
soit dans le sens contraire (dit anti parallèle). Sur l’ensemble d’un tissu placé dans un champ
magnétique B0 il existe donc une proportion plus importante de spins alignés dans le sens de B0
(parallèle) que dans le sens contraire (anti parallèle). L’écart de population entre spins « parallèles »
et spins « anti parallèles » suffit à produire un signal RMN à l’échelle tissulaire et entraine l’apparition
d’un vecteur d’aimantation macroscopique. C’est ainsi ce léger excédent de spin sur le niveau
fondamental qui est à l’origine de l’aimantation nucléaire détectable en résonance magnétique
nucléaire.

Figure 4 – Protons d’un échantillon tissulaire en l’absence de champ magnétique externe (à gauche) puis à l’état de repos
(à droite) (d’après Kastler et al. 2011)

Le nombre de protons en excès est proportionnel à l’amplitude du champ magnétique principal : B0.
Ce champ est déterminé par la puissance de l’appareil d’imagerie utilisé (l’unité de mesure est le
Tesla) et conditionnera la précision des images ainsi que leur interprétation ultérieure. A titre
d’exemple, à 0,5 Tesla (bas champ) et à température corporelle (37°C), il y a environ 2 par millions de
protons en excès (500 002 protons parallèles et 500 000 protons antiparallèles).

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

[Link].2 Mouvement de précession et fréquence de Larmor

Pour décrire le vecteur d’aimantation, on définit un repère orthonormé Oxyz, dont l’axe Oz est
parallèle au champ magnétique B0. Les protons ne tournent pas de manière synchrone, on dit alors
qu’ils sont déphasés. Ainsi à l’équilibre, le vecteur d’aimantation global macroscopique (non nul
grâce au champ B0) est aligné selon Oz et ne présente pas de composante transversale dans le plan
xOy.

Les protons d’hydrogène ne sont pas statiques, même soumis au champ B0. Ils sont animés d’un
mouvement de précession autour d’un axe Oz à une fréquence angulaire ω0 appelée fréquence
angulaire de précession. En effet, lorsque les spins, qui ont naturellement un mouvement de
rotation, sont soumis à un champ B0, ils se mettent à décrire un cône autour de l’axe B0 : c’est ce qui
est appelé le mouvement de « précession » (Thrall et al. 2013).

Figure 5 - Mouvement de précession d'un proton autour de l'axe B0 selon une fréquence ω0 (d'après Tucker 1996)

Comme vu auparavant, la fréquence angulaire de précession, aussi appelée résonance ou fréquence


de Larmor (ω0), est proportionnelle à l’amplitude du champ magnétique principal B0 : ω0 = ƴ B0
(nombre de rotations par seconde) avec ƴ une constante inhérente de l’atome étudié (coefficient
Gyromagnétique), soit pour l’hydrogène ƴH = 42.6 MHz/T (mégahertz par tesla) (Pooley 2006).

Ce phénomène de précession implique que le moment magnétique de chaque proton peut être
décomposé en deux composantes vectorielles orthogonales : une composante longitudinale ou
alignée avec B0 (z) et une composante transversale (dans le plan xOy).

Figure 6 - Composantes du vecteur d'aimantation tissulaire à l'état de repos (d'après Kastler et al. 2011)
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MODULE DE PHYSIQUE IRM

La taille des composantes vectorielles dépend de l’orientation de ces spins par rapport à B0 pendant
la séquence d’IRM. Au fur et à mesure que les spins se décalent par rapport à B0, la taille de la
composante vectorielle longitudinale (axe des z) diminue tandis que celle de la composante
transversale (plan xOy) augmente.

Figure 7 - Mouvement de précession des atomes d'hydrogène autour d'un axe B0 (d’après Thrall et al. 2013)

Cependant à l’équilibre, les protons ne sont pas en phase. Il y a une dispersion des composantes
transversales élémentaires et donc la composante dans le plan xOy est nulle.

C’est la deuxième étape consistant à mettre les protons en phase grâce à un champ
électromagnétique tournant, couramment appelé B1, qui va permettre d’obtenir une composante
transversale.

La résonance magnétique (RMN) consiste en fait à étudier les modifications d’aimantation des
noyaux d’une substance sous l’action simultanée de deux champs magnétiques : l’un statique et
élevé (B0) permettant de les aligner, l’autre électromagnétique et tournant (B1) qui va permettre de
les mettre en phase.

[Link].3 Phénomène de résonance, phase d’excitation et phase de


relaxation

A l’équilibre, le vecteur macroscopique tissulaire obtenu (aligné selon Oz sans composante


transversale) n’est pas mesurable car trop faible par rapport à B0. Pour pouvoir le mesurer, il faut
donc apporter de l’énergie aux protons permettant de basculer le vecteur d’aimantation dans le plan
xOy.

L’énergie portée aux protons leur est fournie par l’intermédiaire d’un deuxième champ magnétique
B1 ou onde radio de fréquence (RF). On place alors le système hors de sa position d’équilibre. C’est
l’application de B1, onde RF, à la fréquence de rotation ωr et l’apport d’énergie qui en résulte et qui
entrainent une rupture de cet état d’équilibre. Il est nécessaire que la fréquence angulaire de
précession des protons ω0 et ωr soient égales pour permettre ce transfert. C’est ce que l’on appelle
communément le « phénomène de résonance ». Cette condition permet un transfert d’énergie
maximale.

En appliquant une onde RF de même fréquence que celle de Larmor, il se crée des interactions entre
l’onde RF et les spins en précession. Les protons précessant déjà autour de B0 à une fréquence ω0
acquièrent un double mouvement de précession à la fréquence ω1 = ƴ B1. Lors du mouvement de
double précession, il y a une diminution de la composante longitudinale du vecteur d’aimantation et
une augmentation de la composante transversale. La valeur maximale du vecteur d’aimantation

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

macroscopique tissulaire selon xOy est égale à la valeur qu’il avait selon l’axe Oz à l’état d’équilibre.
La valeur de l’angle de bascule est fonction de l’amplitude et de la durée de l’impulsion d’excitation.

Dans le cadre de l’imagerie par résonance magnétique, l’onde RF est appliquée très brièvement (de
l’ordre de quelques millisecondes) et avec une intensité permettant la bascule du vecteur
d’aimantation tissulaire généralement de 90° (soit dans le plan xOy). On parle alors d’excitation.

Finalement cette fourniture d’énergie aux protons a deux conséquences : les protons vont se mettre
à tourner de façon synchrone : c’est la mise en phase des spins ; et la direction des vecteurs
d’aimantation des protons bascule légèrement par rapport à l’axe Oz.

Dès la fin de l’excitation, le vecteur d’aimantation tissulaire retrouve sa position d’équilibre, avec une
diminution rapide de sa composante transversale et une repousse plus progressive de sa
composante longitudinale : les protons se déphasent à nouveau et reviennent dans l’axe de l’aimant
(composante longitudinale). C’est le phénomène de relaxation.

[Link] Le modèle quantique du phénomène de résonance magnétique

Le modèle quantique permet de comprendre les phénomènes de relaxation précédemment


introduits en détaillant les transferts d’énergie. Il donne une définition atomique des phénomènes
contrairement à l’approche macroscopique du modèle classique (Lavaud 2013).

A l’état d’équilibre après application d’un champ magnétique B0, les protons s’alignent selon deux
orientations (parallèle et antiparallèle à B0). Ces deux orientations correspondent à deux niveaux
d’énergie, E1 et E2. E1, correspondant aux protons parallèles à B0, est un niveau de basse énergie. A
l’opposé, E2, correspondant aux protons anti parallèles à B0, est un niveau de haute énergie. C’est la
prédominance au niveau E1 (2 par million) qui va créer le champ d’aimantation macroscopique
tissulaire.

Dans le modèle classique, la perturbation de l’état d’équilibre met en jeu le phénomène de


résonance entre la fréquence de précession angulaire des protons autour de B0 et l’impulsion d’onde
radiofréquence. Le modèle quantique se fonde sur la transition des protons d’un niveau d’énergie à
l’autre.

L’application d’un champ magnétique B1 fournit au système en équilibre une quantité d’énergie
égale à la différence entre les deux niveaux d’énergie (ΔE = E1-E2) qui induit des transitions du
niveau E1 de basse énergie au niveau E2 de haute énergie, et induit donc des modifications de
l’orientation du vecteur d’aimantation macroscopique tissulaire.

C’est là que se rejoignent les deux modèles décrits (classique et quantique) : l’onde RF doit posséder
une fréquence donnée, correspondant à la fréquence angulaire de précession des protons.

Une fois que la moitié des protons est passée du niveau E1 au niveau E2, il y a alors égalisation des
populations sur les deux niveaux d’énergie, et la composante longitudinale du vecteur d’aimantation
macroscopique devient nulle. Cet état correspond à une impulsion de 90°.

D’autre part, lorsque les protons changent de niveau d’énergie, c'est-à-dire lorsqu’ils s’orientent en
anti parallèle, ils se mettent en phase les uns par rapport aux autres, faisant alors apparaître une
composante transversale de l’aimantation. On parle alors de rephasage des spins (ou encore de
cohérence de phase).
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MODULE DE PHYSIQUE IRM

Dès la fin de l’excitation, il y a un retour à l’état d’équilibre : le déphasage rapide des spins induit une
diminution rapide de la composante transversale du vecteur d’aimantation macroscopique alors que
la repousse de la composante longitudinale de ce même vecteur (correspondant aux transitions
inverses, E2 vers E1) se fait progressivement.

Les deux modèles présentés, classique et quantique, expliquent donc, grâce à deux phénomènes
physiques distincts, la bascule du vecteur d’aimantation tissulaire de l’axe Oz dans le plan xOy.

En revenant à leur état originel, les protons restituent l’énergie qu’on leur avait fournie, toujours
sous forme d’une onde, qu’il est possible de capter à l’aide d’une antenne adaptée, cette onde
s’appelle « signal ». Voyons désormais quels sont les phénomènes permettant de mesurer la bascule
de ce vecteur, l’énergie restituée sous forme de signal va permettre l’acquisition d’images
exploitables.

1.2.2 Les différents phénomènes de relaxation


Des techniques sophistiquées permettent de localiser précisément l’origine spatiale de ce signal. La
morphologie du signal émis par les protons dépend essentiellement du temps (appelé temps de
relaxation) que ceux-ci mettent à revenir dans l’axe de l’aimant (temps T1) et du temps qu’ils
mettent à se déphaser à nouveau (temps T2).

Suite à l’arrêt de l’application de l’onde RF, l’aimantation nucléaire retourne à sa position d’équilibre
parallèle à B0 en décrivant une trajectoire en hélice étant donné l’excitation instable. La repousse
progressive de l’aimantation longitudinale correspond à la relaxation T1 (revenir dans l’axe) et la
décroissance rapide de l’aimantation transversale correspond à la relaxation T2 (se déphaser).

C’est deux temps T1 et T2 sont propres à chaque type de tissu et en rapport avec sa nature
histologique et cellulaire (liquide ou solide, structure organisée ou non etc.).

[Link] La relaxation longitudinale ou T1

Le temps que les protons mettent à revenir dans l’axe de l’aimant lors de la relaxation est appelé T1.

La récupération de l’aimantation longitudinale (ou relaxation T1) correspond en fait à la restitution


de l’énergie accumulée par les protons lors de l’excitation sous forme d’échanges thermiques avec le
milieu environnant (ce qui correspond à la relaxation spin-réseau).

On parle de relaxation T1 car la repousse de l’aimantation se fait selon une exponentielle croissante
possédant une constante caractéristique du tissu étudié. Cette constante appelée T1 et exprimée en
millisecondes n’apparaît pas instantanément après arrêt de l’impulsion de l’onde RF. T1 correspond à
63% de la repousse, c'est-à-dire au temps mis par la composante longitudinale du vecteur
d’aimantation tissulaire pour atteindre 63% de sa valeur d’équilibre après arrêt de l’impulsion de 90°.
La relaxation longitudinale est donc d’autant plus rapide que le T1 est court.

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

Figure 8 - Courbe exponentielle de l'aimantation longitudinale en fonction du T1 (d'après Tucker et al. 1996)

L’ordre de grandeur de T1 est de 200 à 3 000 ms pour un champ de 1,5 Tesla. Dans les milieux
biologiques, les molécules sont soumises en permanence à des mouvements de translation, rotation,
collision (mouvements browniens) qui se caractérisent par leur fréquence de collision. Pour que les
protons cèdent de leur énergie au milieu moléculaire, il faut que leur fréquence spontanée
(fréquence de Larmor) soit proche de la fréquence de collision moléculaire. Ainsi, plusieurs grandeurs
influencent la valeur de T1.

La structure moléculaire du milieu examiné est un premier facteur de variation. En fonction de la


taille des molécules d’un milieu, les fréquences de collisions moléculaires vont différer ce qui
conditionnera en parti le temps de relaxation T1. Par exemple, le T1 de la graisse est court, alors qu’à
l’opposé, le T1 des structures cristallines est long.

L’état solide ou liquide de la matière est un second facteur influant de T1. Le T1 est plus long pour les
liquides que pour les solides. On peut donc écrire que, le T1 de l’eau pure est long étant donné que
les mouvements de molécules y sont très rapides et ont des fréquences caractéristiques beaucoup
plus élevées que la fréquence de Larmor. Il y a donc peu d’échanges d’énergie avec les noyaux
d’hydrogène excités, impliquant un T1 long. Par exemple, le liquide cérébrospinal possède des
valeurs de T1 supérieures à la seconde.

D’autre part, T1 diminue avec la viscosité du milieu, la température de l’échantillon et la présence de


substances paramagnétiques comme les agents de contraste. Enfin, notons que T1 est proportionnel
à B0, et donc dépendant de l’appareil IRM utilisé.

[Link] La relaxation transversale ou T2

A l’arrêt de l’impulsion de l’onde RF, il y a déphasage des spins. Lors de cette phase, il n’y a pas de
transfert d’énergie mais une décroissance rapide de l’aimantation dans le plan xOy (relaxation T2).
On peut ainsi noter que la décroissance transversale du vecteur d’aimantation tissulaire est plus
rapide que la repousse de sa composante longitudinale : les tissus ont donc toujours un T2 inférieur
ou égal au T1.

La relaxation T2 est ainsi nommée car la constante T2, exprimée en millisecondes, caractérise un
tissu donné : elle correspond à 63% de la décroissance de la composante transversale du vecteur
d’aimantation macroscopique tissulaire. Ainsi, en deux T2, 87% de la décroissance aura eu lieu, 95%
en trois T2 et 98% en quatre T2. La relaxation est donc d’autant plus rapide que le T2 est court.

27
MODULE DE PHYSIQUE IRM

Figure 9 - Courbe exponentielle de disparition de l'aimantation transversale en fonction du T2 (d'après Tucker et al. 1996)

A l’instar de T1, il existe un certain nombre de facteurs influençant la valeur de T2. Le T2 est plus long
pour les liquides par rapport aux solides. Ainsi, pour l’eau pure, la valeur de T2 est de 3 secondes. De
même que pour T1, le T2 est plus court dans les tissus formés de grosses molécules, comme les tissus
graisseux. Enfin, T2 dépend de la viscosité du milieu examiné, T2 étant d’autant plus long que
l’échantillon est fluide.

[Link] Notion de T2*

La décroissance est directement reliée au T2 si le champ magnétique B0 est uniforme. Cependant,


certains facteurs physiques peuvent provoquer une décroissance plus rapide du signal.

A l’échelle microscopique, le champ magnétique B0 n’est pas rigoureusement homogène sur


l’échantillon, ce qui entraine un déphasage plus rapide des spins. Les fréquences de résonance des
protons de cet échantillon ne seront, par conséquent, pas tout à fait identiques. Ainsi, le signal
observé est lié aux inhomogénéités du champ B0 d’origine, et aux inhomogénéités propres du champ
magnétique externe B0 à l’échelle microscopique qui accélèrent la décroissance transversale, dite
T2*.

En pratique, le signal reçu décroît en T2* plus rapidement que ce qui était théoriquement prévu en
T2.

[Link] Mesure du signal RMN

Lors de la phase de relaxation la composante transversale du vecteur d’aimantation macroscopique


est similaire à une forme de spirale dans le plan xOy. Cette rotation induit un champ magnétique ou
onde de RF. Les protons émettent ainsi un signal enregistrable qui traduit la décroissance de
l’aimantation transversale des protons (signal de précession libre). C’est ensuite le rôle de l’antenne
réceptrice placée à côté de la zone imagée de recueillir ce signal et de le convertir en signal
électrique mesurable (Kastler et al. 2011).

Or les signaux émis par les protons sont spécifiques des caractéristiques anatomiques et
physiologiques des tissus au sein de la région étudiée. Il s’ensuit donc une phase d’amplification et de
numérisation qui permet au système IRM de produire in fine des images représentatives de
l’anatomie normale et pathologique. L’ordinateur attribuant à chaque signal reçu une localisation
anatomique et une tonalité de gris.

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

1.3 Eléments constitutifs de la machine IRM

1.3.1 L’aimant
Un aimant est un objet fabriqué dans un matériau magnétique dur, c’est-à-dire dont le champ
rémanent et l’excitation coercitive sont grands. Cela lui donne des propriétés particulières liées à
l’existence du champ magnétique, comme celle d’exercer une force d’attraction sur tout matériau
ferromagnétique. On classe les aimants selon plusieurs critères :

• L’intensité de leur champ magnétique (haut et bas champ)


• Leur type (résistif, permanent ou supraconducteur)
• Leur géométrie (ouverte ou fermée)

L’aimant permet de produire un champ magnétique d’intensité élevée, d’une bonne stabilité
temporelle et d’une bonne homogénéité.

L’aimant est la pièce maitresse de l’appareil IRM. Son rôle est de produire le champ magnétique
principal B0. On peut noter que le champ magnétique créé en permanence par l’appareil IRM
représente 4 000 à 60 000 fois celui de la Terre, il est mesuré en Tesla (T).

Deux types de systèmes d’imagerie par résonance magnétique sont utilisés en médecine équine : les
dispositifs « haut champ » et ceux « bas champ », avec des aimants ouverts ou fermés.

• Les IRM bas champ, inférieur à 0,3 Tesla comportent un aimant permanent et n’impliquent
donc pas de courant électrique contrairement aux aimants à haut champ. Ils donnent une
image de moins bonne résolution avec des temps d’acquisition plus longs.
• Les IRM haut champs sont munis d’électro-aimants supraconducteurs, de forme cylindrique
ouverte à chaque extrémité et nécessitant l’utilisation d’un cryogène pour réguler la chaleur
produite par effet joule (ce qui explique en grande partie leur coût élevé). Ils donnent des
images plus détaillées, une très bonne différenciation tissulaire, et un signal d’intensité
supérieur en un temps d’acquisition plus faible. La maintenance de ces systèmes est très
onéreuse en raison de la présence d’hélium liquide pour refroidir l’aimant (Werpy 2007).

La machine peut être fermée en tunnel, ou ouverte en forme de U. Ces dernières sont notamment
destinées aux patients humains claustrophobes ou obèses, mais l’uniformité du champ magnétique
est alors inférieure, le rapport signal sur bruit des images obtenues est donc inférieur.

L’aimant utilisé dans la partie expérimentale de cette thèse (troisième partie) est un aimant haut
champ supraconducteur au sein d’une machine fermée. Les aimants supraconducteurs sont
constitués d’une bobine supraconductrice et d’un cryostat contenant de l’hélium liquide (parfois
entouré par de l’azote liquide) ceci dans le but de supprimer la chaleur produite par la résistance
électrique dans le circuit. Ils ont une forme de tunnel et permettent d’obtenir un champ magnétique
intense (3 Tesla) et homogène malgré une consommation énergétique faible. Ils sont cependant
chers et l’entretien doit être très régulier (recharge de la cuve d’hélium notamment).

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

Figure 10 - Schéma en coupe d'un IRM à aimant supraconducteur (d'après Hoa et al. 2008)

Le champ magnétique obtenu doit être intense afin de favoriser le rapport signal sur bruit.
Cependant, l’augmentation de la puissance du champ magnétique diminue le contraste en T1 et
majore certains artefacts.

1.3.2 Les bobines de gradient


Elles permettent de générer un gradient de champ magnétique (variation linéaire de l’intensité du
champ le long d’une direction de l’espace), nécessaire au codage du signal. Trois paires de bobines
sont présentes, une pour chaque direction de l’espace (Kastler et al. 2011).

Figure 11 - Bobines de gradients (d'après Hoa et al. 2008)

1.3.3 Réception du signal par l’antenne


Les antennes sont constituées d’un ou plusieurs anneaux de cuivre et permettent l’émission d’ondes
RF et la réception du signal. En mode émission, elles doivent délivrer une excitation uniforme dans
tout le volume exploré. En mode réception, elles doivent être sensibles et avoir le meilleur rapport
signal sur bruit possible (Hoa et al. 2008).

Le signal de résonance magnétique étant faible, elles doivent être placées au plus près de la partie
anatomique explorée. Les antennes sont accordées pour correspondre à la fréquence de résonance
de « précession » des protons qui se trouvent dans le champ magnétique. Tout comme les aimants,
les antennes sont classées selon leur géométrie (volumique ou surfacique), leur mode de
fonctionnement (émettrice-réceptrice ou réceptrice seule), ou encore selon leur configuration
(linéaire, en quadrature de phase ou en réseau phasé).

30
MODULE DE PHYSIQUE IRM

Les antennes de surface sont uniquement réceptrices du signal. Elles sont appliquées le plus près
possible des régions d’intérêt afin d’obtenir une qualité du signal optimale. Le volume exploré est
limité comparé aux autres types d’antennes. On les utilise donc pour les régions de faible volume tel
que l’encéphale.

Figure 12 - Représentation schématique de différentes antennes (d'après Hoa et al. 2008)

1.3.4 Le système informatique


Le système informatique est constitué d’un ordinateur et de processeurs rapides permettant
l’acquisition des données, la reconstruction des images et la gestion des différents constituants du
système.

Les consoles sont des périphériques de sortie directement reliés à un ordinateur. Une ou plusieurs
consoles constituent le lien entre l’opérateur et la machine, permettant notamment la mise en place
des paramètres, le contrôle et la visualisation des coupes. La rapidité de traitement, et l’ergonomie
sont les critères de performances essentiels de l’équipement informatique d’un appareillage IRM
(Hoa et al. 2008).

A l’aide du système, l’opérateur va choisir la programmation des séquences de façon à optimiser le


contraste, le rapport signal sur bruit, la résolution spatiale et à limiter les artefacts. En fonction de ce
qu’il veut visualiser, l’opérateur choisit les plans de coupes, le type de séquence et les paramètres
qui modifient ou non le contraste.

1.3.5 Salle d’examen et cage de faraday


Le système est toujours placé dans une pièce amagnétique suffisamment grande pour accueillir le
cheval. Du fait de la présence de l’aimant, la pièce est interdite à toute personne portant un
pacemaker, un implant chirurgical ou un objet métallique. Ces restrictions sont indispensables pour
éviter tout accident et que ces éléments ne soit pas attirés par l’aimant et ne blessent les personnes
présentent ou encore détériorent le dispositif d’imagerie.

L’enveloppe de la machine et surtout, de l’aimant, est constituée d’une cage de Faraday qui est le
principal moyen de blindage destinée au confinement des champs magnétiques produits par la
machine et à l’isolement de celui-ci des champs magnétiques extérieurs. Elle permet d’effectuer ces
mesures précises en évitant les pollutions électromagnétiques extérieures.

La salle doit être climatisée pour réguler la température. L’objectif est d’éviter tout artéfact ou
dysfonction dans l’acquisition des images afin d’obtenir une qualité d’image optimale. L’écart autour
de la température moyenne à laquelle la machine est paramétrée est de plus ou moins 2°C.

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MODULE DE PHYSIQUE IRM

1.4 Les paramètres majeurs qui caractérisent une séquence IRM


Une séquence IRM est définie par les paramètres spécifiques programmés dans le système IRM
indiquant la façon dont le signal doit être recueilli. En plus des caractéristiques propres aux tissus, ce
sont les paramètres cités précédemment qui déterminent l’apparence des tissus sur les images.
Lorsque l’opérateur les modifie on dit qu’il « pondère » la séquence (Silvain 2012).

Plusieurs séquences sont ainsi associées dans un protocole d’imagerie. En modifiant les séquences
IRM, le contraste des images évolue, ce qui permet de mettre en évidence plus spécifiquement
certaines formations anatomiques.

Les images IRM habituelles sont réalisées en réglant la machine de façon à refléter l’un des deux
temps : on dit que l’image est pondérée en T1 ou en T2.

1.4.1 Quelques définitions

[Link] Temps d’écho (TE)

Le temps d’écho est l’intervalle de temps entre l’onde de RF excitatrice et la mesure du signal
recueilli.

[Link] Temps de répétition (TR)

Le temps de répétition est l’intervalle de temps séparant deux excitations successives au cours d’une
séquence d’acquisition.

Figure 13 - Schéma du TE et TR (d'après Kastler et al. 2011)

[Link] Angle de bascule (flip angle)

L’angle de bascule est l’angle dont l’impulsion de radiofréquence fait basculer le vecteur
d’aimantation des protons par rapport à l’axe de champs magnétique statique de l’aimant. En effet, à
l’état d’équilibre sous l’effet de Bo, l’aimantation est parallèle au champ statique. Afin de pouvoir
générer un signal, une onde B1 est envoyée, générant le phénomène de résonance magnétique :
l’aimantation nucléaire bascule par rapport à la direction du champ magnétique statique dans un
plan qui lui est généralement perpendiculaire, c’est l’angle de bascule. Classiquement en écho de
spin, l’angle de bascule est de 90°.

[Link] Temps d’inversion (TI)

Le temps d’inversion correspond au délai entre une onde RF de 180° d’inversion et l’onde RF de 90°
d’excitation qui la suit.
32
MODULE DE PHYSIQUE IRM

1.4.2 Modulation de TE et TR et pondération en T1 et T2

[Link] Influence du temps de répétition (TR)

Le TR sépare deux impulsions de 90°, il correspond alors au « temps de repousse » de l’aimantation


longitudinale. On dit que le TR « conditionne la pondération en T1 ». En effet, plus le TR sera long,
moins on distinguera deux tissus aux T1 différents. Ceci, puisque à l’issue du cycle, les deux tissus
auront tous deux récupéré leur aimantation longitudinale maximale (Kastler et al. 2011).

[Link] Influence du temps d’écho (TE)

Le principe est similaire en ce qui concerne le TE et la pondération en T2 mais dans le sens inverse. Le
TE définit le temps pendant lequel on laisse décroître le signal en T2 (relaxation transversale) avant
de le mesurer. Si l’on se fie aux courbes de décroissance du signal, un TE trop court ne laisse pas le
temps aux tissus d’exprimer leurs différences en termes de vitesse de relaxation transversale, il faut
donc augmenter le TE afin d’obtenir un « contraste en T2 » satisfaisant.

[Link] Contraste en T1 et T2 : origine et interprétation

Le contraste en T1 et en T2 de la séquence est déterminé par le choix des facteurs ci-dessus.

[Link].1 TR et pondération en T1

Le TR conditionne le contraste en T1, c'est-à-dire la pondération en T1 d’une séquence. Plus le TR est


court (0,5 seconde), plus la séquence sera pondérée en T1. Dans ce cas, c’est le tissu possédant le T1
le plus court qui donnera le signal le plus élevé. Dans le cas contraire, plus le TR est long (2 secondes),
plus la séquence sera dépondérée en T2 : les différences en T1 des tissus sont alors moins
perceptibles (Lavaud 2013).

Figure 14 - Le TR conditionne la pondération en T1 d'une séquence (d'après Kastler et al. 2011)

Le signal du tissu ayant un T1 court sera plus élevé, et il apparaîtra plus blanc. Le signal ayant un T1
long sera plus faible et apparaîtra plus noir. Finalement, plus le TR est court et plus la séquence est
pondérée en T1 : les différences de contraste entre tissus seront alors plus marquées. En conclusion,
une séquence pondérée en T1 a :
33
MODULE DE PHYSIQUE IRM

- Un TR court (400-600 ms) pour favoriser le contraste en T1


- Un TE court (15 ms) pour minimiser le contraste en T2

[Link].2 TE et pondération en T2

On choisit le temps pendant lequel on laisse décroître le signal avant de le mesurer. Si le TE est court
(inférieur à 20 millisecondes), on ne fait que peu de distinction entre les différences en vitesse de
décroissance, et on ne peut pas séparer les différents tissus par leur T2. Par contre, si le TE est plus
long (supérieur à 100 millisecondes), il est possible de distinguer les tissus par leur T2.

Figure 15 - Schéma illustrant l'influence du TE sur le contraste en T2 (d'après Kastler et al. 2011)

Ainsi, le TE conditionne le contraste en T2, c'est-à-dire, la pondération en T2 d’une séquence. Un


tissu ayant un T2 plus long donnera un signal plus élevé.

Plus le TE est long et plus la séquence est pondérée en T2. A l’opposé, plus le TE est court, et plus la
séquence sera dépondérée en T2. En conclusion, une séquence pondérée en T2 a :

- Un TE long (15 ms) pour favoriser le contraste en T2


- Un TR long (2 000 ms) pour minimiser le contraste en T1

Les séquences en T2 sont mieux contrastées (par rapport aux séquences en T1) mais le rapport signal
sur bruit est plus faible car les mesures sont réalisées plus tardivement sur la courbe d’atténuation
du signal en T2.

La séquence densité de proton est très utilisée en IRM sur l’appareil musculo-squelettique des
chevaux mais n’est pas détaillé ici car présente peu d’avantage pour l’exploration de l’encéphale.

[Link].3 Limites d’action sur le TR et le TE

Si le temps de répétition est très court, il se produit une saturation de l’aimantation longitudinale et
il n’y a donc pas de contraste. Ainsi, pour pondérer une image en T1, il faut raccourcir le TR dans les

34
MODULE DE PHYSIQUE IRM

limites raisonnables. D’autre part, si le TR est trop long, il n’y a pas de signal. Pour pondérer une
image en T2, il est nécessaire d’allonger le TE dans des limites raisonnables.

De façon générale, on retiendra que le TE est toujours inférieur au TR, et qu’un TR court est de
l’ordre du T1 le plus court du tissu considéré.

[Link].4 Principales caractéristiques des tissus en IRM

T1 en ms T2 en ms
Eau 3 000 30 000
Substance Grise 810 100
Substance Blanche 680 90
Foie 420 45
Graisse 240 8

Tableau 1 – Valeurs du T1 et du T2 selon la nature du tissu (d’après Kastler et al. 2011)

1.4.3 Modulation de l’angle de bascule et caractérisation d’une séquence,


exemple avec l’écho de spin et l’écho de gradient
La succession d’angles de bascule auxquels sont soumis les protons et la notion de temps d’inversion
(TI) vont établir s’il s’agit d’une séquence en :

- écho de spin (SE)


- écho de gradient (GRE)
- écho de spin rapide (TSE : turbo spin echo)
- inversion-récupération (IR)
- suppression de signal de la graisse (STIR : Short Time Inversion Recovery)

[Link] Caractéristiques de la séquence écho de spin (SE)

L’écho de spin est la séquence de référence. Une séquence d’écho de spin comprend une impulsion
de 90°, une attente pendant une durée de TE/2, une impulsion de 180°, une nouvelle attente de TE/2
et un enregistrement du signal à TE.

Le but de cette séquence est de s’affranchir des inhomogénéités locales de champ magnétique afin
d’obtenir un signal en T2 et non T2*. En effet, le phénomène de relaxation transversale (T2) est du
aux inhomogénéités de champ d’origine moléculaire, à l’origine du pouvoir de discrimination entre
les différents tissus lors d’une séquence IRM. Or il existe également des inhomogénéités de champ
liées au champ magnétique externe B0. Ce type d’inhomogénéités accroît considérablement la
vitesse de déphasage des spins et est donc à l’origine d’un affaiblissement dommageable de la durée
et de l’intensité du signal (Silvain 2012).

L’impulsion d’onde RF supplémentaire de 180° à l’instant précis TE/2 va inverser l’ordre des
déphasages des spins dans le plan transversal. Les protons en avance vont se retrouver en retard par
rapport aux plus lents et selon la distance qu’ils avaient d’avance. Ainsi, la composante de déphasage
des protons due aux inhomogénéités locales de B0 sera annulée au temps d’écho, et la mesure

35
MODULE DE PHYSIQUE IRM

effectuée ne sera plus due aux inhomogénéités de champ magnétique mais bien à la relaxation des
spins, donc au vrai T2 (Kastler et al. 2011).

Le signal mesuré au temps d’écho selon l’axe Ox est alors maximal.

Figure 16 - Chronologie des événements lors du phénomène d'écho de spin (d'après Kastler et al. 2011)

Il y a donc une double bascule des protons ce qui permet d’obtenir un signal intensifié. Ainsi, on a
accès à une qualité d’images d’une très haute résolution. Cependant, la séquence reste longue à
obtenir et donc, très sensible aux mouvements.

Une légère décroissance est tout de même observée entre la valeur du champ au temps d’écho et
celle juste après la fin de l’impulsion de 90°. Cette différence est due aux inhomogénéités
moléculaires du tissu, et il est impossible de s’en affranchir.

[Link] Caractéristiques de la séquence écho de gradient (GRE)

La séquence est très rapide avec un TE très court, elle se distingue par :

- Un angle de bascule faible (entre 20 et 60°)


- Une absence d’impulsion RF de 180° de rephasage (il n’y a que l’impulsion RF de 90°)

L’angle de bascule petit diminue la quantité d’aimantation basculée. Le retour à l’état d’équilibre
s’effectue donc plus rapidement, cela permet de diminuer le TR entre chaque impulsion. Le principal
intérêt de l’écho de gradient est le gain de temps non négligeable. Or l’acquisition primaire de
l’information étant, pour les séquences en trois dimensions, en volume (conversion en coupes
ultérieurement), ce type de séquence est à privilégier lors de reconstruction en 3D de l’image (Werpy
et al. 2006).

Cette séquence est très sensible aux inhomogénéités de champ magnétique car les hétérogénéités
ne sont pas compensées par une impulsion RF de 180°. Cependant, ne nécessitant qu’une seule
impulsion, le temps d’acquisition est beaucoup plus court que pour les images en séquence SE.

Le contraste est variable en fonction du choix du TR et TE, mais la résolution est beaucoup moins
bonne qu’avec l’echo de spin. La pondération (en T1, T2) dépend de TE, TR et de l’angle de bascule.
L’inconvénient du faible angle de bascule et du TR très court est une mauvaise pondération en T1.
36
MODULE DE PHYSIQUE IRM

Ainsi, la séquence GRE, ayant un long TE (augmente l’effet T2*), un angle de bascule réduit et un long
TR (réduisant l’influence de T1), sera pondérée en T2* et non en T2 (cf. paragraphe [Link].). On
parle alors de séquence T2*.

1.4.4 Modulation du TI et création de séquences particulières, exemple de


la séquence STIR et de la séquence FLAIR
Ces deux séquences sont des applications de la séquence d’inversion récupération (IR).

La séquence IR permet de modifier le contraste naturel obtenu par les différences de temps de
relaxation T1 des tissus. Elle comporte une impulsion initiale de 180° (onde d’inversion) qui va faire
basculer l’aimantation longitudinale dans la direction opposée. Du fait de la relaxation longitudinale,
l’aimantation longitudinale va croître pour revenir à sa valeur initiale, en passant par la valeur nulle.
Pour mesurer le signal, il faut appliquer une onde RF de 90° d’excitation.

Ainsi dans cette séquence tous les tissus passent par 0 lors de la repousse (à t=0,69 x T1 du tissus
considéré). Cette annulation du contraste peut être mise à profit pour supprimer de l’image une
structure donnée, comme par exemple la graisse. Il suffit pour cela de choisir un temps d’inversion
(TI) tel que l’aimantation longitudinale du tissu donnée soit nulle. Ce dernier ne pourra alors pas
donner de signal par absence d’aimantation transverse dû à l’absence d’aimantation longitudinale).
La technique d’IR permet ainsi de supprimer le signal d’un tissu donné en sélectionnant un TI adapté
au T1 de ce tissu, par exemple pour la graisse : TI = 0,69 x T1 graisse (impulsion de 90° au temps TI)
(Kastler et al. 2011).

Figure 17 - Séquence STIR et FLAIR, la courbe du signal de la graisse s'annule au temps 0.69xT1graisse et celle du signal de
l’eau la courbe du signal de l’eau s’annule au temps 0.69x T1eau (d'après Kastler 2011)

La vitesse de repousse longitudinale étant caractérisée par le temps de relaxation T1, ces séquences
vont être pondérées en T1. L’inversion-récupération permet ainsi de majorer la pondération en T1 de
la séquence d’imagerie avec laquelle elle est associée (écho de spin ou écho de gradient plus ou
moins rapide).

[Link] Caractéristiques de la séquence STIR

Dans la séquence STIR « Short Time Inversion Recovery » standard, la séquence d’écho de spin est
complétée par une impulsion préalable de 180° d’inversion.

37
MODULE DE PHYSIQUE IRM

La graisse présente un T1 court. Ainsi en choisissant un temps d’inversion (TI) court de 140
millisecondes, on peut supprimer le signal de la graisse. La combinaison de l’IR à un T1 court avec des
séquences d’écho de spin rapide qui permettent de réduire le temps d’acquisition dans des limites
acceptables en pratique clinique.

Ces séquences présentent l’intérêt d’offrir une technique de suppression du signal de la graisse peu
sensible aux hétérogénéités de champ magnétique et aux effets de susceptibilités magnétique en
présence de métal. Elles peuvent être employées en pondération T1 ou T2.

Cette technique ne doit pas être utilisée pour supprimer le signal de la graisse après injection de
produit de contraste type gadolinium (agent aux vertus ferromagnétique, cf paragraphe 1.5.5.). Les
tissus rehaussés par ce dernier ont un T1 raccourci et peuvent être effacés par une inversion-
récupération à TI court.

La séquence STIR permet donc de supprimer le signal de l’ensemble du de la graisse et par déduction
de mettre en évidence des lésions à proximité ou au sein de structures graisseuses (il s’agit de son
principal intérêt en médecine équine) ou d’identifier avec certitude une composante graisseuse dans
une lésion (De la farge 2009).

[Link] Caractéristiques de la séquence FLAIR

L’acronyme provient de l’anglais « Fluid Attenuated Inversion Recovery”. L’objectif de cette séquence
est de supprimer le signal des liquides par une inversion-récupération à un temps d’inversion adapté.

L’eau présente un T1 long. En choisissant un TI de 2 000 millisecondes, on peut s’affranchir du signal


de l’eau libre. Comme pour les autres séquences en IR, on préfère utiliser une séquence d’imagerie
de type écho de spin rapide pour compenser les durées d’acquisition longues liées aux TR longs.

Le signal provenant du LCR est supprimé et un long TE est utilisé afin de donner à cette séquence une
forte pondération en T2.

Elle est bien adaptée à l’imagerie du cerveau car améliore la détection du parenchyme cérébral,
particulièrement celles localisées à l’interface parenchyme cérébral et LCR, et permet de bien
détecter les œdèmes.

1.5 Principes d’interprétations de l’image IRM


en analysant ces images T1 et T2, peut connaitre la nature normale ou
pathologique des tissus étudiés.

Certaines structures anatomiques comme la corticale osseuse, les calcifications, les cavités ou les
conduits aériques (sinus, trachée, bronches) n’engendrent qu’un faible signal. De ce fait, elles
apparaissent plutôt sombre quelle que soit la pondération.

1.5.1 Aspect des tissus en pondération T1


Le contraste en pondération T1 est dit anatomique. C’est sur celle-ci que l’on étudiera l’anatomie et
que l’on recherchera d’éventuelles prises de contraste après injection.

38
MODULE DE PHYSIQUE IRM

La substance blanche apparait blanche et la substance grise (qui contient naturellement beaucoup
d’eau) apparait grise. Le liquide cérébrospinal (LCS) est noir, appuyant le contour du système nerveux
central (SNC).

Les tissus graisseux apparaissent avec le signal le plus élevé, en blanc. Les muscles et la moelle
osseuse vertébrale apparaissent avec un signal intermédiaire. Enfin les disques intervertébraux
émettent eux aussi un signal intermédiaire, cependant plus proche de l’hyper-signal que de
l’hyposignal.

Le plus souvent les lésions apparaîtront en hypo-signal (plus sombres) en pondération T1.

1.5.2 Aspect des tissus en pondération T2


Dans le cadre de l’IRM du système nerveux central, les images sont dites myélographiques (sous-
entendue qu’elles permettent d’explorer la présence de pathologies médullaires). Les liquides,
comme le LCS, l’urine ou les collections liquidiennes apparaissent en hyper-signal (blancs).C’est sur
celle-ci que l’on dépistera les anomalies, généralement en hyper-signal.

La substance blanche apparaît plus foncée que la substance grise, mais attention T1 et T2 sont
complémentaire mais l’un ne représente pas le négatif de l’autre. Le LCS, quant à lui, apparaît clair.

La graisse apparaît souvent en hypo-signal ; néanmoins, la graisse présente un hyper-signal sur les
séquences T2 hyper rapides. Les muscles et la moelle osseuse vertébrale donnent un signal
intermédiaire, néanmoins toujours hypo-intense par rapport à la moelle épinière. Les disques
intervertébraux émettent un double signal : le noyau pulpeux apparaît en hyper-signal alors que
l’anneau fibreux est en hypo-signal.

Le plus souvent les lésions apparaîtront en hyper-signal (plus blanches) en pondération T2.

Notons le cas particulier de la séquence T2*(cf. paragraphe [Link].) qui est très sensible à certains
produits de dégradation de l’hémoglobine tels que la désoxyhémoglobine et l’hémosidérine car ces
substances entraînent des perturbations locales du champ magnétique (artefact de susceptibilité
magnétique). Cette séquence met ainsi en évidence l’hémosidérine présente après une hémorragie
par un hypo-signal en couronne autour de l’hématome. Ces hypo-signaux sont le témoin de micro-
hémorragies anciennes, la séquence permet d’objectiver une hémorragie des mois après la survenue
de celle-ci, alors que les autres séquences se sont normalisées.

1.5.3 Aspect des tissus avec la séquence FLAIR


Cette séquence remplace généralement la séquence T2 pour l’exploration de l’encéphale. C’est une
séquence T2 sur laquelle on supprime le signal du LCR qui apparaît donc noir. Les pathologies de la
substance blanche (ramollissements, processus de démyélinisation, etc.) apparaissent hypers.

Lorsqu’une pathologie apparait dans l’espace sous-arachnoïdien, les sillons deviennent hyper-
intenses. Cet aspect est retrouvé pour l’hémorragie sous-arachnoïdienne, la méningite, la
carcinomatose méningée et la mélanose leptomeningée (Stuckey et al. 2007 ; Tsuchiya et al. 2001).

En imagerie humaine, un accident ischémique devient visible en FLAIR au bout d’environ 5 heures.
Combinée à la diffusion (cf paragraphe 2.6), cette séquence permet de dater très précisément le
début de l’ischémie (Galanaud 2013).

39
MODULE DE PHYSIQUE IRM

1.5.4 Aspect des tissus avec la séquence STIR


Cette séquence permet une suppression non sélective du signal de la graisse. Le STIR est
particulièrement adapté à l’étude de l’appareil locomoteur plus que neurologique. Cette séquence
permet de mettre en évidence une infiltration métastatique ou un œdème médullaire.

1.5.5 Utilisation d’un produit de contraste


Les produits de contraste en IRM sont choisis en fonction de leurs propriétés magnétiques. On
distingue les agents de contraste paramagnétiques et les agents de contraste superparamagnétiques.
Dans les agents de contraste paramagnétique, le principe actif est le gadolinium. Il possède sept
électrons célibataires non appariés, ce qui va réduire le T1 des tissus où il se localise, ce qui
augmente le signal en pondération T1 de ces structures. Il permet le marquage des vaisseaux et
tissus richement vascularisés ainsi que les zones d’altération de la barrière hémato-méningée. Les
agents de contraste superparamagnétiques sont constitués de nanoparticules d’oxyde de fer.

L’étude des lésions en IRM est facilitée par l’injection intraveineuse de gadolinium qui se distribue
dans le tissu interstitiel. L’utilisation du gadolinium est particulièrement indiquée pour repérer les
lésions de petite taille ou celles n’engendrant que peu de modifications de signal spontanément, ou
encore pour augmenter le contraste entre une lésion et l’œdème qui l’entoure. Elle permet de plus
de renseigner sur la néovascularisation tumorale et donc de donner des arguments diagnostiques.

1.6 Qualité de l’image IRM

1.6.1 Critère de qualité de l’image


Des mesures physiques permettent d’analyser objectivement la qualité de l’image. Ce sont le rapport
signal sur bruit, le contraste ainsi que la résolution spatiale. Selon l’image obtenue, l’opérateur va
privilégier l’un ou l’autre de ces critères qui sont interdépendants.

[Link] Le rapport signal sur bruit

Le rapport signal sur bruit est le facteur qui conditionne le plus la qualité de l’image obtenue par
résonance magnétique car il influence les critères de qualités suivant : le contraste et la résolution
spatiale. Il faut rechercher le meilleur rapport avec la meilleure résolution spatiale, cependant ces
deux facteurs sont antinomiques. Le signal augmente à peu près proportionnellement à l’intensité du
champ magnétique utilisé (Lacroix 2008).

Il représente la quantité d’informations recueillies correspondant véritablement aux structures


anatomiques de l’individu (signal) vis-à-vis de l’information « parasite » produite par l’animal ou par
le système IRM (bruit) que l’on peut encore appeler signaux indésirables.

Le signal est notamment lié à l’intensité du champ magnétique et est bien meilleur avec un système
haut champ.

Le bruit dépend du système électronique de traitement de signal et des mouvements moléculaires


ayant lieu au sein des tissus et des artefacts.

Le rapport est fonction de la séquence d’onde RF et du facteur de remplissage de l’antenne. Les


paramètres choisis influencent également le rapport signal sur bruit. Un voxel de grand volume sera
à l’origine d’un signal élevé.

40
MODULE DE PHYSIQUE IRM

Une bande passante correspond à l’ensemble des fréquences contenues dans un signal enregistrées
par le récepteur. Le bruit ayant un niveau constant quel que soit les fréquences, le choix d’une bande
passante de réception large (ou gamme de fréquence large) favorisera une proportion élevée de
bruit. La réduction de la bande passante contribue à augmenter le rapport signal sur bruit mais à
augmenter le phénomène de déplacement chimique (Kastler et al 2011).

Quand le rapport signal sur bruit est faible, l’image apparaît granuleuse. Afin de favoriser l’intensité
du signal, le temps d’acquisition peut être allongé (ce qui augmente le nombre d’excitations).
Cependant, cela peut devenir vite incompatible avec une durée raisonnable d’anesthésie.

[Link] Le contraste

Le contraste correspond à la variation d’intensité de signal entre deux structures adjacentes. En IRM,
il dépend des paramètres intrinsèques de chaque tissu (mouvements moléculaires, T1, T2, etc.) mais,
ce qui l’influence le plus sont les paramètres réglés par l’opérateur (TR, TE, angle de bascule de la
séquence d’acquisition). Le contraste est, de plus, influencé par le rapport signal sur bruit (Olive et al.
2002).

[Link] La résolution spatiale

La résolution spatiale correspond à la taille du plus petit détail que l’on peut identifier. Autrement
dit, il s’agit de la capacité du système à reconnaître et à différencier les structures anatomiques les
plus petites.

En IRM, la résolution spatiale augmente avec la diminution du voxel défini ainsi que celle de
l’épaisseur de la coupe et avec l’augmentation de la taille de la matrice employée pour former
chaque image.

Une matrice est constituée de petits cubes (voxels) formant x colonnes et y rangées et dont la
profondeur z détermine l’épaisseur de coupe. La moyenne de l’information recueillie dans chaque
voxel est affichée sur un pixel correspondant.

Figure 18 - D'une image bidimensionnelle (A) à une image tridimensionnelle (B, C) : Des pixels aux voxels (d’après
Nazarian 2002)

Une haute résolution entraîne la baisse du rapport signal sur bruit.

En système haut champ, le signal étant plus important, une matrice et des coupes fines peuvent être
employées ce qui permet d’avoir une bonne résolution spatiale. Le grand défi de la technique de
l’IRM est de trouver le meilleur compromis possible entre le contraste, le rapport signal sur bruit, la
résolution spatiale qui sont à maximiser et le temps d’acquisition qu’il faut minimiser dans le but
d’obtenir une image de la meilleure qualité possible et de limiter au mieux le temps d’immobilisation
du cheval (Olive et al. 2008).
41
MODULE DE PHYSIQUE IRM

Pour augmenter le pouvoir de résolution, il faut réduire les hétérogénéités magnétiques et


augmenter l’intensité du gradient pour diminuer la taille du pixel. La taille du pixel est également
contrôlée par la taille du champ d’exploration (FoV) et par la matrice.

Si la résolution spatiale augmente, le rapport signal sur bruit diminue car il est proportionnel au
volume du voxel. Il faut donc faire attention lors de la programmation de la séquence : le gain en
résolution spatiale peut être inutile l’image est trop bruitée du fait du voxel trop petit.

[Link] Les artefacts

Les zones d’artefacts sont des zones d’erreur de signal qui modifient l’apparence des structures
anatomiques étudiées. L’origine de ces artéfacts peut être le patient lui-même ou le système IRM.
Pour chaque type d’artefact certains équipements IRM, certaines séquences ou certains contextes
pathologiques favorisent leur apparition.

Il s’agit donc de les corriger, les minimiser, les réorienter ou bien les reconnaitre et les accepter.

[Link] Le temps d’acquisition

La durée d’acquisition d’une image dépend principalement du temps de répétition TR de la séquence


d’imagerie utilisée. TR est en effet le temps nécessaire à l’acquisition d’une ligne de l’image. La durée
de l’immobilité du patient (donc le temps d’acquisition) conditionne également la qualité de l’image.

1.6.2 Paramètres techniques influençant la qualité de l’image

[Link] Les paramètres non opérateurs dépendants

[Link].1 Les paramètres inhérents aux tissus étudiés

Ce sont les temps de relaxation T1 et T2, le flux etc. Ils influencent le rapport signal sur bruit et le
contraste.

[Link].2 Les paramètres dépendants du système

Ils sont fixés par le constructeur (Thrall et al. 2013).

- L’aimant : le rapport signal sur bruit est proportionnel au champ magnétique B0 qui doit être
le plus homogène possible.
- L’émetteur : une amplification non linéaire est responsable d’une déformation de l’onde
d’excitation et du phénomène d’excitation croisée.
- Les gradients : ils sont caractérisés par leur intensité maximale qui détermine les limites
inférieurs de l’épaisseur de coupe, du FoV et de TE, par leur linéarité et par leur temps de
montée. L’opérateur agit sur les gradients lorsqu’il choisit le plan et l’épaisseur de coupe.

42
MODULE DE PHYSIQUE IRM

-
L’antenne : elle est caractérisée par sa sensibilité et son gain. Les antennes de surf
ace
permettent d’obtenir le meilleur rapport signal sur bruit tout en augmentant la résolution
spatiale (diminution du FoV) mais elles n’explorent qu’une faible profondeur.

Dans certaines mesures, l’opérateur a cependant une certaine action sur les deux paramètres
précédents.

[Link] Les paramètres opérateurs dépendants

Ils permettent à l’opérateur de faire un choix optimal en fonction de la région explorée et de la lésion
recherchée.

[Link].1 Les paramètres modifiant le contraste

Pour les séquences courantes, les paramètres accessibles sont le TR, le TE et l’angle de bascule.

- Le rapport signal sur bruit : augmente avec le TR jusqu’à une valeur maximale. 96% du signal
disponible est obtenu quand TR= 3xT1
- Le TR : s’il est court (<T1), la diminution de l’angle de bascule augmente l’intensité du signal
- Le TE : le TE optimum correspond au TE minimum permis par l’appareil car l’augmentation de
TE diminue le rapport signal sur bruit. L’augmentation de TE indispensable pour la
pondération T2 : on peut alors réduire la largeur de la bande passante pour augmenter le
signal. Mais le nombre de coupes diminue quand le TE augmente.

[Link].2 Les paramètres ne modifiant pas le contraste

- L’épaisseur de coupe

Son augmentation provoque une augmentation de la taille du voxel, une augmentation du


nombre de protons et donc un signal plus intense avec un rapport signal sur bruit plus élevé.
Cependant la résolution spatiale est moins bonne : les effets de volume partiels sont majorés
avec des coupes épaisses. Une coupe plus fine permet une meilleure résolution spatiale, mais le
rapport signal sur bruit est alors plus faible. Les coupes peuvent être jointives ou espacées. Les
coupes jointives peuvent être affectées pas un phénomène d’excitation croisée qui dégrade
l’image.

- Champ de vue FoV et matrice

Ils sont indissociables et contrôlent la taille du pixel ainsi que le volume du voxel.

- Le nombre d’excitation

Il permet de modifier le rapport signal sur bruit et le temps d’acquisition sans influencer la
résolution spatiale. Ainsi, modifier le nombre d’excitations et le meilleur moyen pour compenser
les effets induits par la modification des autres paramètres. En augmentant le nombre
d’excitations, on augmente le rapport signal sur bruit et le temps d’acquisition. Le rapport signal
MODULE DE PHYSIQUE IRM

4
MODULE DE PHYSIQUE IRM

sur bruit augmente car le signal est identique à chaque mesure alors que le bruit, lui, est
aléatoire.

- La bande passante

Elle correspond à l’ensemble des fréquences contenues dans un signal enregistrées par le
récepteur. Une bande passante étroite donne un meilleur rapport signal sur bruit des images.
Cependant, une diminution de la bande passante augmente l’artéfact de déplacement chimique.

Ainsi il faut toujours trouver le bon compromis entre le rapport signal sur bruit, la résolution spatiale
et le temps d’acquisition.

1.7 Artefacts en imagerie par résonance magnétique


Un artefact est un signal inapproprié qui apparait avec une localisation spatiale précise au sein d’une
image. Il est caractérisé par une augmentation de l’intensité du signal dans une zone qui n’est pas
censé en produire, ou par une perte de signal alors que le signal devrait être produit.

L’IRM repose sur l’hypothèse que la fréquence des spins dépend uniquement du champ statique et
des gradients appliqués. L’effet d’un gradient appliqué pendant un temps t peut être résumé par un
déphasage du signal qui dépend de sa position dans l’image. Le problème de la localisation du signal
réside dans le fait que la fréquence, et par conséquent la phase du signal observé, dépendent aussi
d’autres mécanismes. Cela est à l’origine des artefacts de l’IRM.

1.7.1 Artefact de susceptibilité magnétique


La susceptibilité magnétique d’un tissu est liée à sa faculté de s’aimanter lorsqu’il est placé dans un
champ magnétique. Lorsque deux structures ayant des susceptibilités magnétiques très différentes
(par exemple air/os au niveau des sinus, du nasopharynx, des poumons) il existe un gradient de
champ magnétique au niveau de leur interface. Ce gradient induit un déphasage accéléré des spins
responsables d’un signal hypo-intense et d’une distorsion de l’image à la zone d’interface.

Il est possible de diminuer les inhomogénéités de champ grâce à des bobines réglables appelées
bobines de Shim. En ajustant ces bobines, les variations de champ induites par l’échantillon peuvent
être compensées en partie. Si cela n’est pas suffisant, une augmentation de l’amplitude des gradients
peut être envisagée (Messe 2010).

Les séquences en écho de spin y sont moins sensibles que les séquences en écho de gradient. Grâce à
l’impulsion de rephasage de 180°, l’écho de spin permet de corriger les hétérogénéités de champ
constantes au sein d’un voxel. Des TE courts peuvent réduire la perte de signal en laissant moins de
temps au déphasage de se produire. Une bande passante de réception large (gradients élevés)
autorise également une diminution du TE car l’écho de gradient de lecture du signal est plus précoce
et l’acquisition du signal plus rapide.

Cet artéfact peut cependant se révéler intéressant d’un point de vue diagnostic notamment en IRM
fonctionnelle cérébrale. Ils sont également mis à profit pour la détection des hématomes. Les
produits de dégradation du sang (déoxyhémoglobine et hémosidérine) ont des susceptibilités
magnétiques élevées. Les séquences en écho de gradient avec une pondération en T2* permettent
de mettre en évidence de petits hématomes sous la forme de vides de signal.

44
MODULE DE PHYSIQUE IRM

1.7.2 Artefact de déplacement chimique


Les protons situés dans des environnements différents (ex : graisse/eau) précessent à des vitesses
différentes. Lors de l’application des différents gradients de localisation, on aura un décalage au
niveau de l’interface graisse/eau avec une ligne claire là où les signaux se superposent, et une ligne
noire là où les signaux se séparent (Silvain 2012). Ces artéfacts concernent essentiellement les
appareils à haut champ.

Pour les diminuer, on peut augmenter la largeur de la bande passante, au détriment du rapport
signal sur bruit, ou utiliser des méthodes de suppression de graisse.

1.7.3 Artefact de mouvement


Les artefacts de mouvements peuvent être dus aux mouvements oscillatoires, aux mouvements
volontaires ou aux mouvements physiologiques du cheval, ou encore aux mouvements liquidiens
dans les vaisseaux sanguins. Lorsqu’ils surviennent ils engendrent des « images fantômes » qui
gênent l’interprétation des structures anatomiques. Un certain nombre de stratégies peuvent être
mises en œuvre pour les éviter : immobilisation maximale de la zone d’étude ou utilisation de
techniques correctrices (McKnight 2004).

1.7.4 Artefact liés aux phénomènes de flux


Le flux pulsatile du sang ou du LCS peut engendrer des images fantômes dans la direction du codage
de phase : fantômes de renforcement (hyper-intense) ou fantômes d’annulation (hypo-intense).

Les moyens utilisés pour diminuer ces artefacts sont : la synchronisation cardiaque, les séquences
avec gradient de compensation de flux, la présaturation, la compensation de flux, et l’inversion des
gradients de codage de phase et de fréquence.

1.7.5 Artefact de troncature


Ces artefacts consistent en de multiples bandes d’hyper- et d’hypo-signal parallèles à une interface
entre deux régions de signal très différent (par exemple absence de signal de la corticale osseuse et
hyper-signal marqué de la graisse sous-cutanée).

Ils sont dus au fait qu’il est difficile de représenter une zone où il existe une transition brutale de
signal par une série de Fourier tronquée, c'est-à-dire comportant un nombre fini de fonctions
sinusoïdales. Théoriquement, l’image est reconstituée par un nombre infini de sinusoïdes, de
fréquences, phases et amplitudes différentes. En pratique ce nombre est fini, d’où des artéfacts dans
les zones de transitions brutales du signal.

Ils peuvent se manifester à la fois le long des codages de phase et de fréquence, permettant ainsi de
les différencier d’un artefact de mouvement qui ne se produit que dans le sens du codage de phase.

Pour les corriger, il faut augmenter le nombre de phases, réduire le champ de vue (FoV) et
augmenter la matrice de l’image.

1.7.6 Artefact de repliement ou d’aliasing


Cet artefact survient lorsque le diamètre de l’objet à visualiser est supérieur au champ de vue utilisé
(FoV) ou lorsque le patient est mal centré dans l’aimant. Il est lié à un échantillonnage insuffisant du
signal IRM. Il se manifeste par un repliement des structures les plus périphériques sur le centre de
l’image. Cet artefact peut se produire, théoriquement, dans les trois directions (sélection de coupe,
codage de phase et codage de fréquence).

45
MODULE DE PHYSIQUE IRM

Des filtres permettent généralement de les corriger dans le sens du codage de fréquence et il ne
reste ordinairement visible que dans le sens du codage de phase. Pour l’éliminer, il faut choisir un
FoV plus large que l’objet examiné, au détriment de la résolution spatiale. L’utilisation d’antennes de
surface permet également de réduire le risque de repliement ; ainsi, les structures éloignées de
l’antenne ne participent pas au repliement.

1.7.7 Artefact métallique


La présence de corps ferromagnétiques s’accompagne de distorsions locales du champ. Il se présente
sous la forme d’un vide de signal, entouré d’un arc en hypersignal, la déformation de l’image est
caractéristique. L’image est d’autant plus détériorée que ces corps étrangers sont volumineux et les
artéfacts métalliques sont plus prononcés sur les IRM haut champ.

Pour le corriger il faut diminuer le TE, utiliser des séquences spin écho (plutôt qu’un écho de
gradient) et préférer un champ magnétique bas.

Figure 19 - Exemple sur encéphale humain d'artefact métallique

1.7.8 Phénomène d’excitation croisée


C’est l’excitation de coupes adjacentes d’une coupe donnée par une impulsion RF destinée
normalement uniquement à cette coupe. Cet artéfact réduit le rapport signal sur bruit et modifie le
contraste. Il est surtout marqué pour les séquences d’écho de spin à TR et TE longs. L’espacement
entre les coupes (minimum 1 mm) permet de l’éviter.

1.7.9 Le phénomène de l’angle magique


L’artefact de l’angle magique peut avoir lieu lorsque les fibres de collagène forment avec l’axe du
champ magnétique principal un angle de 54,7° (± 10°). Les séquences ayant un temps d’écho court
sont les plus sensibles. Une solution consiste à comparer systématiquement des images suspectes à
celles réalisées en T2 FSE car cette séquence est moins sensible à l’artefact de l’angle magique.

1.8 Intérêt de l’IRM haute résolution 3 Tesla et plus


Les IRM à haut champ assurent un rapport signal sur bruit plus élevé. D’après Werpy (2007) ce
rapport augmente quasiment linéairement avec la force du champ. Les explorations de neuro-
imagerie sur un appareil 3T bénéficient d’une augmentation de ce rapport d’un facteur 2 par rapport
à l’IRM 1.5T. L’amélioration de ce rapport permet une augmentation de la résolution spatiale et/ou
une diminution des temps d’acquisition. Ainsi, certaines lésions de petite taille et peu contrastées ne
sauront être détectées qu’avec un haut champ. Par exemple, des défauts cartilagineux de petite
taille qui peuvent avoir, à moyen ou long terme des répercussions cliniques, ne sont pas visualisés
avec l’IRM bas champ (Falque 2010). Cette amélioration du rapport signal sur bruit permet

46
MODULE DE PHYSIQUE IRM

également de développer les potentialités fonctionnelles de la technique : diffusion et tractographie


(cf paragraphe 2.5), spectroscopie et IRM d’activation.

L’augmentation du champ magnétique entraine un allongement du T1 du tissu cérébral et améliore


ainsi le contraste entre les structures vasculaires et le tissu adjacent. Ceci a pour effet d’optimiser
considérablement l’angiographie cérébrale avec ou sans injection de produit de contraste. On peut
ainsi explorer les structures vasculaires distales et réaliser de manière plus performante les
séquences dynamiques. L’imagerie en pondération T2 est améliorée à 3T. En effet, on obtient une
meilleure résolution spatiale, il devient donc possible de réaliser des acquisitions 3D en haute
résolution dans des délais très courts, aussi bien en turbo spin écho T2 qu’en FLAIR. On peut grâce à
cela étudier de manière très fine l’hippocampe, l’oreille interne et détecter de façon très précise les
petites lésions de sclérose en plaques chez l’humain, notamment dans les localisations juxta-
ventriculaire (Pattany 2004).

Figure 20 - Séquence FLAIR 3 Tesla : mise en évidence de petites lésions de sclérose en plaque chez un patient humain
(d'après le Dr J.F Luaba Tshibanda au CHU de Liège)

Le passage au 3T s’accompagne d’une augmentation de sensibilité à la susceptibilité magnétique et


donc d’une amélioration du contraste T2*. Ceci présente un réel intérêt pour les séquences de
perfusion avec injection de produit de contraste dont la qualité est meilleure par rapport à ce qu’on
obtient à 1.5T. Ces séquences sont très utiles dans la mise au point précoce des accidents vasculaires
ischémiques en mettant en évidence la zone de souffrance tissulaire susceptible d’être sauvée par un
traitement thrombolytique rapide chez l’humain. Cette augmentation de sensibilité permet aussi une
meilleure détéction des hémorragies. Cependant avec l’IRM 3T il y a plus d’artefacts de susceptibilité
magnétique.

L’apport du 3T en imagerie fonctionnelle d’activation cérébrale, qui permet de « voir travailler le


cerveau », est indéniable. Cette imagerie bénéficie également de l’augmentation des effets de
susceptibilité magnétique. Elle est à l’origine de beaucoup des recherches en neurosciences. Elle
commence seulement à s’installer dans les consultations de neuroradiologie notamment en tant
qu’outil de planification des interventions chirurgicales en localisant les zones fonctionnelles qui
doivent être identifiées comme telles par le neurochirurgien au cours d’une intervention d’exérèse
tumorale par exemple. Elle trouve aussi des applications dans l’évaluation des pathologies
responsables des troubles cognitifs tels que la maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaques (Luaba
Tshibanda 2006).

47
MODULE DE PHYSIQUE IRM

Figure 21 - Imagerie fonctionnelle d'activation cérébrale pré-opératoire à 3 Tesla sur cerveau humain : mise en évidence
des zones corticales fonctionnelles à préserver lors d'exérèse tumorale (d'après Luaba Tshibanda 2006)

L’imagerie de diffusion donne une mesure du déplacement des molécules d’eau dans les tissus et
permet d’avoir une vision des fibres qu’elles rencontrent. On peut ainsi étudier à 3T la structure
cérébrale avec une haute résolution spatiale grâce à l’augmentation du rapport signal sur bruit et à
l’utilisation des techniques d’imagerie parallèle qui diminuent les artéfacts de distorsion. Elle permet
de tracer les différents faisceaux neuronaux et de vérifier leur intégrité, leur envahissement ou
dislocation au cours d’un processus pathologique notamment tumoral.

De plus, l’IRM haut champ est plus sensible aux sources d’artéfacts, notamment aux artefacts de
susceptibilité magnétique comme énoncé précédemment. Les artéfacts de déplacement chimique
sont exacerbés à haut champ car la différence de signal entre l’eau et la graisse est la plus
importante (220 Hz contre 25 Hz à bas champ). Ceci se produit généralement à l’interface entre eau
et graisse (Falque 2010). La spectroscopie bénéficie des effets combinés de l’augmentation du signal
sur bruit et du déplacement chimique à 3T qui améliorent la résolution spectrale par rapport au 1.5T.
Cette technique, autrefois réservée à la recherche, est entrée dans le bilan de routine de pathologies
aussi différentes que les tumeurs cérébrales et les affections démyélinisantes en médecine humaine
(Luaba Tshibanda 2006).

Par contre, les artefacts de mouvements sont moins fréquents du fait de la diminution du temps
d’acquisition des coupes. Les artéfacts de volume partiel, dus à la présence de plusieurs tissus
différents dans un même voxel, sont quant à eux palliés en haut champ par le fait que l’épaisseur des
coupes peut être diminuée sans perdre trop de signal.

Il persiste des contraintes techniques telles que les courants induits dans les tissus par la
radiofréquence susceptibles de provoquer un échauffement du patient et les nuisances sonores dont
il est tenu compte lors des explorations des patients. L’intérêt est important, cependant il faut savoir
que le passage à un IRM haut champ impose des modifications des protocoles et un apprentissage
particulier. L’aimant haut champ est supraconducteur et nécessite l’utilisation d’un cryogène pour
éliminer la chaleur induite par la résistance électrique dans le circuit. Ce cryogène est l’un des
éléments expliquant le coût élevé de l’IRM haut champ. L’entretien est aussi plus cher et la machine
nécessite plus d’espace avec un renforcement de la cage de Faraday impliquant plus de frais à
l’installation (Werpy 2007).

La place croissante de l’IRM 3T en neuro-imagerie clinique se justifie non seulement par le gain de
temps de réalisation des examens lorsque les protocoles d’acquisition sont optimisés mais surtout

48
MODULE DE PHYSIQUE IRM
1
I : Imagerie par
R : Résonance
M : Magnétique
N : Nucléaire

M : Magnetic
R : resonance
I : Imaging
2
Généralités
Le patient est placé dans un mini-tunnel où
règne un champ magnétique. L'émission
d'ondes radio va positionner les noyaux
d'hydrogène du corps du patient dans un état
particulier appelé résonance. Le retour de ces
noyaux d'hydrogène à leur état d'équilibre va
engendrer la formation d'un signal dans une
antenne réceptrice.
Lors d'un examen IRM, c'est l'analyse de ce
signal par un ordinateur qui permet
d'obtenir les images des différentes parties
du corps humain.
3
Historique
 Le Magnétisme est un phénomène très ancien :
découverte il y a 2500 ans environ.

 1930-1940 : Recherches sur les interactions entre le


noyau de l ’atome, et les champs magnétiques.

 1936 : Phénomène de Résonance décrit pour la


première fois.

4
Historique
 1946 : Purcelle et Bloch observent qu ’après une
excitation par une onde électromagnétique à une
certaine fréquence, le noyau absorbe puis restitue de
l ’énergie

 1950 : Problèmes
 Avoir un ordinateur puissant et rapide
 Avoir un aimant stable à taille humaine
 Trouver une application médicale

5
Historique
 1972 : Premières images d’IRM

 1977 : Première image d ’un Poignet

 1982 : Première IRM en France (Marseille)

6
Bases physiques

7
Qu’est ce que l’Imagerie par
Résonnance Magnétique (IRM)?
• Technique d'imagerie médicale
tomographique en faisant appel à un champ
magnétique puissant et de radiofréquence
• Anatomie et physiologie (environnement
chimique)
• Grande résolution spatiale
• N’utilise pas de radiation ionisante
Bases physiques
 Ce sont les noyaux qui possèdent un nombre impair de
nucléons qui vont engendrer un champ magnétique

Hydrogène : 1 proton
Isotope du Carbone : 13 protons La Matière
Fluor : 19 protons
- Hydrogène (H)
Phosphore : 31 protons - Carbone (C)
Sodium : 23 protons - Oxygène (O)
- Azote (N)

9
L’atome d’hydrogène

 • Les images d’IRM sont construites à partir


d’un signal qui provient des protons d’hydrogène
 – Très grande abondance de l’atome d’hydrogène
dans la corps humain
 – Simplicité de la structure du noyau de l’atome
d’hydrogène qui n’est constitué que d’un seul
proton et un seul électron. Il est donc facile de
prédire son comportement dans un champ
magnétique bombardé de radiofréquences.
Le noyau d'hydrogène, constitué d'un
proton, possède des propriétés
magnétiques.
On peut représenter le moment
magnétique sous la forme d'un vecteur en
rotation sur lui-même : ceci caractérise le
spin du proton.

11
constance-
 - Vitesse de rotation Vitesse de précession dépend:
la force du champ magnétique
- le type de proton étudié

Spin

Précession
Équation de Lamor

Fréquence de précession (Hz ou MHz) des


protons en fonction du champ
magnétique

Rapport gyromagnétique

Intensité du champ magnétique exprimée


en Tesla
A l'état de repos, ces vecteurs
ont une orientation aléatoire.
La résultante magnétique de
l'ensemble est donc nulle.

14
Le noyau d’hydrogène:
Non soumis à un champ magnétique
Orientations aléatoires des vecteurs
Soumis à un champ magnétique
intense appelé B0, les spins
s'orientent dans l'axe du champ,
soit dans le même sens
("parallèle"), soit dans le sens
contraire ("antiparallèle").

16
Les spins ont un mouvement de
rotation et décrivent un cône autour
de l'axe de B0 : c'est le mouvement de
précession.
On peut apparenter le mouvement de
précession au mouvement d'une
toupie qui bascule et reste en équilibre
en rotation.
17
Le noyau d’hydrogène
Soumis à un champ magnétique

Orientation parallèle ou antiparallèle des


vecteurs orientés dans le sens du champ
magnétique
18
Le noyau d’hydrogène
Soumis à un champ magnétique
Orientation parallèle ou antiparallèle des vecteurs
orientés dans le sens du champ magnétique

+ + ++++ + =

Antiparallèle parallèle Vecteur résultant


Magnétisation longitudinale
Le moment magnétique des
protons peut être décomposé en
une composante longitudinale et
une composante transversale.
Le mouvement de précession se
traduit ainsi par une rotation de
la composante transversale
autour de l'axe longitudinal.
20
Il peut y avoir une interaction entre une onde de
radiofréquence (onde RF) et les spins en précession : c'est le
phénomène de résonance

L'onde de radiofréquence (Antenne émettrice de RF) va


entraîner un phénomène de résonance seulement si sa
fréquence est la même que celle de précession des spins.

Elle va apporter de l'énergie au système de spins : c'est la


phase d'excitation.

Lorsque l'émission de radiofréquence est interrompue, le


système va restituer l'énergie absorbée pour retourner à
l'état d'équilibre de départ : c'est la phase de relaxation.

21
Deux étapes sont nécessaires
 Le but de la première étape est d’aligner tous les
protons dans la même direction,
 Pour ce la, on place le patient dans un puissant aimant
afin d’orienter tous ses protons dans l’axe du champ
magnétique de l’aimant.
C’est le but de la deuxième étape.
Pour stimuler les protons,nous allons leur apporter de
l’énergie.
Cette énergie leur est
Fournie par le moyen d'une onde radio de fréquence
identique à la fréquence de rotation des protons.
C’est ce que l’on appelle le phénomène de résonance
 Cette fourniture d’énergie aux protons a deux conséquences
 [Link] protons vont se mettre à tourner tous à l’unisson, de
façon synchrone:.. Les voici(enfin)alignés et en phase!

 [Link] direction des protons bascule un peu par r apport à


l’axe de l’aimant.

 Dès l’arrêt de l’onde radio,les protons se laissent aller à leur


désordre origine
 et se déphasent +++ à nouveau
En revenant à leur état originel, les
protons restituent donc l’énergie
qu’on leur avait fournie, toujours
sous forme d’une onde, qu’il est
possible de capter à l’aide d’une
antenne adaptée
Cette onde s’appelle le signal.
 Comme l’on est capable, à l ’aide de techniques
sophistiquées,de localiser précisément l’origine
spatiale de ce signal,il estpossible,àpartir
delà,d’établir une image matricielle, une véritable
cartographie des protons:c’est l’image IRM !
Très important: La fréquence RF doit être égale à
la vitesse de précession
Effet de la radiofréquence

 1- Mise en phase des mouvement de précession et


création du vecteur de magnétisation longitudinal
(parallèle au champ magnétique
> Lors de la Relaxation

 Cette énergie est alors captée par des antennes


(réceptrices de signaux).

 Ces signaux sont enregistrés et traités sous forme


d’images par un système mathématique et
informatique.

30
Effet de la radiofréquence
2- Bascule du vecteur longitudinal pour créer le
vecteur transverse(perpendiculaire au champ magnétique

Après l’arrêt de la radio fréquence, c’est la « Phase de relaxation »!!!


Effet de la radiofréquence
4- Retour à l’état initial
et perte de la phase des mouvement de précession
Phénomène de résonance

 • La résonance est un phénomène selon lequel


 certains systèmes physiques (électriques,
 mécaniques...) sont sensibles à certaines
 fréquences.
 • Un système résonant peut accumuler une
 énergie.
Résumé du phénomène

• Corps humain, Cœur : population de protons (ions H+


• Dans un champ magnétique externe puissant
• Obtention d ’un état d’équilibre
• Administration d’une onde de radiofréquence
• Retour à l’état d’équilibre (relaxation)
• Induction par les protons en relaxation d’un signal
électromagnétique (le signal IRM)
• La relaxation diffère d’un tissu à l’autre
• On peut créer une image avec du contraste entre les
tissus (échelle de gris)
INSTRUMENTATION DE BASE
DE LA CHAINE D’IRM
Résumé du phénomène

• Corps humain, Cœur : population de protons (ions H+


• Dans un champ magnétique externe puissant
• Obtention d ’un état d’équilibre
• Administration d’une onde de radiofréquence
• Retour à l’état d’équilibre (relaxation)
• Induction par les protons en relaxation d’un signal
électromagnétique (le signal IRM)
• La relaxation diffère d’un tissu à l’autre
• On peut créer une image avec du contraste entre les
tissus (échelle de gris)
Principes de base de l’IRM
 Aimant: Champ magnétique (B0) très puissant (de 1
à 7T) et homogène, qui va inciter les protons
d’hydrogène à s’aligner. **Champ magnétique de la
terre = 0.00005T!!**
 Bobine de radiofréquence: envoie une impulsion
(B1) à la fréquence de résonance de l’hydrogène.
Après être entrés en état de résonance, ces protons
reviennent à leur état de base à des vitesses
différentes suivant le tissu dans lequel ils se trouvent.
Ceci génère un contraste ([Link]. T1)
 Bobine de gradients: le signal généré par la RF ne
nous donne pas d’information spatial en temps que
tel, ce sont les bobines de gradients alignées sur trois
axes (x,y,z) qui nous permettent de le faire.
 Il existe deux types d’IRM, différentiés selon leur
géométrie: l’IRM fermé, avec un tunnel de 60 cm de
diamètre pour 1,6 mètre de long (nommé tunnel de
l’aimant), et l’IRM ouvert, moins répandu
actuellement et qui est destiné aux personnes obèses,
claustrophobes ou aux enfants qui ne supportent pas
de rester seuls sans bouger.
’IRM fermé
Machine d’IRM ouvert
B0 = champ magnétique statique (=aimant, 1,5 T) : bobine supraconductrice
= bobines de gradients champs magnétiques additionnels (+/- 30 mT/m)
B1 = champ magnétique dynamique (=onde radiofréquence, 64 MHz) : antenne
(corps, tête…)
Champs magnétique

 Champ magnétique terrestre : 0.5 Gauss

 1.5 Tesla : 15000 Gauss

 1.5 Tesla : 30000 fois le champ magnétique terrestre


Composante d’un IRM
 • Aimant primaire
 – L’aimant permanent
 – L’aimant résistif
 – Supraconducteur (les plus utilisés dans nos hôpitaux)

 • Avantages:
 – Champ magnétique de haute intensité (1.5 ou 3 Tesla)
 – Champ magnétique homogène et très stable
 • Désavantage:
 – Coût d’achat de l’appareil ↑
 – Température de 0° Kelvin (-270° C).
Aimant primaire
 3 types d’aimants :

➢ Aimants permanents

➢ Aimants résistifs

➢ Aimants supraconducteurs
Types d’aimants
Aimants permanents

Substances ferromagnétiques, aimants simples,


encombrants, faible champ magnétique

Aimants résistifs

Bobines d’électro-aimants alimentées par un courant


électrique, chers, produisent beaucoup de chaleur
.
Types d’aimants
Aimants supraconducteurs

> Electro-aimants : bobines de fil en alliage métalliques


spéciaux,
deviennent supraconducteurs une fois refroidis au 0 absolu
(-269° C) par de l’Hélium liquide.

> Un courant électrique permet de fabriquer le champs


magnétique.

> Aimants puissants et homogènes ( 0.2 à 7 Tesla )


bobines supraconductrices
Bobines de gradients
 Afin de sélectionner une épaisseur, un plan de coupe et
d’effectuer la localisation spatiale des signaux dans ce
plan, on a besoin de bobines de gradient de champ
magnétique. Ce sont des bobines métalliques placées
autour du tunnel de l’aimant. Grâce au passage d’un
courant électrique, on fait varier légèrement le champ
magnétique selon les trois axes de l’espace (X, Y ou Z).
 Les bobines de gradients
 Ces bobines créent des variations linéaires de champ
magnétique permettant le codage spatial du signal.

 La résolution spatiale est la capacité de différencier deux


points distants l’un de l’autre.

 > On trouve 3 couples de bobines de gradients ; sélection


de coupe, de phase et de fréquence.
Composante d’un IRM
 Bobines de gradients
– X,Y et Z
• permet de faire varier l’intensité du champ
magnétique localement pour faire la sélection des
plans de coupes (axial, coronal, sagittal et oblique)
– Responsable du bruit
Le bruit acoustique est un point négatif inévitable lié aux
bobines de gradient, provoqués par la vibration des
spires les composants.
L’intensité de ses vibrations augmente avec l’amplitude des
gradients et l’intensité du champ magnétique.
Bobines de gradient et de corrections
Les bobines correctrices dites "shims" sont présentes
sous forme de plaques métalliques (passives) ou de
bobines supraconductrices ou résistives (actives).
 Le shim passif pour repousser les lignes de
champs de manière à ce qu’elles soient parallèles.

 Le shim actif peut aussi être réalisé par des bobines de


gradient pour homogénéiser le champ patient
 Shim Ordre de grandeur : 10-6T.
bobines de gradient
Composante d’un IRM
• Antennes (émettrices et réceptrices)
– Transmettent les radiofréquences vers le patient
• Ces radiofréquences excitent les protons d’hydrogène
du patient
– Reçoivent les radiofréquences émises par le
patient en réponse aux radiofréquences émises
par les divers antennes
 On classe les antennes en trois catégories : selon leur
géométrie (volumique et surfacique), leur mode de
fonctionnement (émettrice-réceptrice ou réceptrice
pure) et selon l’association ou non entre elles
(linéaires, en quadrature de phase ou en réseau phasé).
 Les antennes volumiques peuvent donner un
diagnostic sans faire d’associations puisqu’elles sont
souvent des antennes émettrice-réceptrice d’ondes
radiofréquence. L’antenne corps sert à l’étude de
régions étendues jusqu’à 50 cm de long, située à
l’intérieur du tunnel de l’aimant. L’antenne tête sert à
l’exploration de l’encéphale et aussi à l’étude des
extrémités. L’antenne genou est adaptée à l’étude
genou, mais aussi du pied et de la cheville.
Les antennes surfaciques
 Les antennes surfaciques, à la différence des antennes
volumiques, ont besoin d’être associées entre elles
pour donner un diagnostic, car elles ne permettent que
l’examen de petits champs d’exploration. Ce sont des
antennes réceptrices pures, donc elles seront toujours
accompagnées de l’antenne corps, chargée d’émettre
l’impulsion de radiofréquence initial.
 L’antenne tête sert à l’exploration de l’encéphale et
aussi à l’étude des extrémités. L’antenne genou est
adaptée à l’étude genou, mais aussi du pied et de la
cheville
Antennes volumiques

Antennes de surface
Antennes dédiées

Spine Extremities

Torso-pelvis Coeur Extrémités


La cage de FARADAY
 Enceinte métallique (en cuivre), donc conductrice de
courant

 Isole l’intérieur de la salle d’IRM de toutes perturbations


électriques extérieures (comme les ondes RF, l’IRM
utilisant elle-même des ondes RF très précises)

 Isole l’extérieur de la salle d’IRM des ondes RF utilisées


pendant l’examen
IRM: Sécurité
 Le champ
magnétique B0
est toujours
présent, même
lorsque le scanner
n’est pas en
marche.
 Ceci veut dire que
tout métal est
interdit à tout
temps dans la
salle d’IRM
Contre indications
 L’IRM est contre-indiquée chez certains patients
porteurs d’implant, de matériel ou de dispositifs
biomédicaux ferromagnétiques :

> Mouvements ou déplacements possibles

> Courants électriques induits avec échauffement excessif

Les nouvelles technologies et nouveaux matériaux nous


permettent de lever certaines C.I.
Contre indications
 Pacemaker
 Implants cochléaires
 Implants oculaires
 Neuro-stimulateurs
 Valves cardiaques anciennes
 Clips vasculaires cérébraux anciens
 Implants et dilatateurs mammaires
 Corps étrangers métalliques
Intra-oculaires
Près d’une structure vitale neurologique ou cardiovasculaire

66
Contre indications
 Pacemaker
 Implants cochléaires
 Implants oculaires
 Neuro-stimulateurs
 Valves cardiaques anciennes
 Clips vasculaires cérébraux anciens
 Implants et dilatateurs mammaires
 Corps étrangers métalliques
 Intra-oculaires
 Près d’une structure vitale neurologique ou cardiovasculaire

67
Contre indications
Coils, stents, filtres en matériaux faiblement
magnétiques :
Attendre 6 semaines pour que la prothèse soit bien
engainée dans la paroi vasculaire

68
Contre indications
Prothèses orthopédiques, ligaments artificiels,
tiges, plaques, vis :
Attendre 48 heures après leur pose

69
Contre indications relatives
 Claustrophobie

 Obésité

 Immobilité impossible du patient

70
AU MOINDRE DOUTE,
PREVENIR LE RADIOLOGUE
QUI PRENDRA LA DECISION OU NON DE
REALISER L’EXAMEN

71
Formulaire
 Explication de l’examen

 Questionnaire de contre-indications

 Téléphone pour questions, contre-


indications, inquiétudes, ….

72
Interrogatoire oral
 Systématique :

 Demander au patient de retirer tout ce


qu’il a de métallique et de magnétique sur
lui :

 Pièces de monnaies, clefs, briquet, bijoux,


trombones, ceinture, bretelles, corset …
 Appareils auditifs, cartes magnétiques,
téléphones portables, tickets de bus et
métro,...
73
Interrogatoire oral

Expliquer au patient pourquoi vous prenez ces


précautions :

l’IRM est un AIMANT

74
Interrogatoire oral
 Opération du cerveau ?
 Opération des oreilles (pose d’implants) ?
 Projectiles métalliques (éclats métalliques, balles, éclats
d’obus,..) reçus près des yeux, ou ailleurs dans le corps ?
 Travail en métallurgie ?
 Pile cardiaque (Pacemaker) ?
 Opération du cœur, pose d’une valve cardiaque ?
 Intervention au niveau des vaisseaux (pose de stents,
Filtre cave,…)

75
Interrogatoire oral

 Si patiente : Est-elle enceinte ou susceptible de l’être ?

 Allaite-elle ?

 Crainte de prendre l’ascenseur, claustrophobie ?

76
Le Manipulateur est le dernier maillon de la chaîne,
c ’est lui qui prend la responsabilité d ’entrer ou non le
patient dans la salle d ’examen IRM

77
 Si vous faites entrer avec le patient une autre personne
dans la salle d’examen :
> Personnel paramédical ou médical
> Accompagnant (parent, famille)

 CES PERSONNES DOIVENT ETRE SOUMISES AU


MÊME INTERROGATOIRE :
l’AIMANT EST ACTIF EN PERMANENCE

78
 Pour les personnes hospitalisées :

Vérifier :
 Épingles à nourrice.
 Seringues auto pulsées :
 Si pas indispensables pendant une ½ h :

 les désadapter de leurs supports.

 Sinon :

 les éloigner un maximum de l’aimant grâce à de


longs raccords
 Drains : pinces à clamper ?
 Bombonnes à O2 :
INTERDICTION D’ENTRER >> Oxygène Mural

79
 L ’examen est long et bruyant :
 de 15min à 1h00 (IRM cardiaque)

 Pour atténuer le bruit (de la musique peut être


diffusée dans le casque ou dans la salle d’examen)

 Une injection intraveineuse est souvent nécessaire


:
 Pose d’une voie intraveineuse
 Produit de contraste à base de gadolinium
 Généralement bien toléré

80
LA PREPARATION ET L ’INSTALLATION DU

PATIENT CONTRIBUE POUR 60 % DE LA


REUSSITE DE L ’EXAMEN

81
Origine du contraste en IRM
En gros, un IRM, c’est:

 Un gros aimant pour faire un champ magnétique


permanent et homogène, c’est le gros tube dans lequel on
rentre et qui fait environ 60 cm de diamètre.
 Trois bobines de gradient dans les 3 directions de
l’espace pour créer les champs magnétiques oscillants. Elles
sont généralement réparties autour du tunnel de l’aimant.
 Des antennes radiofréquences pour mesurer le signal de
précession des atomes qui résonnent. Généralement
placées autour de la tête ou de toute autre zone à observer.
 Un super PC qui fait tourner un algorithme informatique
pour décrypter toutes les mesures des antennes et
reconstituer l’image.
La relaxation des spins

 Le retour des spins à leur position d'équilibre, à la fin de


 l'excitation par l'impulsion RF s'appelle la relaxation.

 Il y a une relaxation longitudinale et une relaxation transversale.

 Ces deux phénomènes vont mettre un certain temps à se produir


e. Ce temps dépend de
 l'intensité du champ magnétique, mais aussi, ce qui est plus
important, de la nature des tissus.
 Les temps de relaxation décrivent une exponentielle
croissante ou décroissante que
 l'on peut caractériser par des constantes T1 et T2.

 T1 est le temps nécessaire pur que la magnétisation


longitudinale ait récupéré 63% de sa magnétisation.

 T2 est le temps nécessaire pur que la magnétisation
 transversale ait perdu 63% de sa magnétisation.
 Temps de relaxation longitudinal : :
Les protons sont progressivement recaptés par B0;
caractérise les interactions entre chaque proton
et les autres atomes du milieu #relaxation spin-
réseau( SON ENVIRONNEMENT)
: caractérise la vitesse à laquelle est établi l'équilibre
thermique entre le système de spins et le
milieu extérieur. Plus : est grand, plus la vitesse de
relaxation est faible.
. La Relaxation longitudinale (T1)
 • Retour équilibre énergétique
 • Echange d’énergie entre spins et environnement
 • Spin-réseau

 Au cours de cette remagnétisation, il y a un échange
d'énergie important avec les molécules environnantes qui
forment un réseau.
 Schématiquement, dans un solide ou dans la graisse,
le réseau est serré, les échanges d'énergie sont très rapides,
le temps de relaxation T1 est court.
 Dans un liquide pur comme l'eau ou le liquide
céphalorachidien, le réseau est moins serré, la perte d'énergie
est moins rapide, le temps de relaxation T1 est plus long.
 Les tissus différents ont donc des temps de relaxation différents.


la valeur du T1 de certains
tissus dans un champ de 1 Tesla (en millisecondes ).
 Graisse 240 ms
 Muscle 730 ms
 Substance blanche 680 ms

Substance grise 809 ms
 LCR 2500 ms

 Les temps de relaxation T1 sont de l'ordre de la seconde.

GAMME de Pondération T1
Graisse Blanc
(hypersignal)
Tissus Gris

Eau Noir-Gris

Air Noir Pour reconnaître les


images en pondération
Os compact (hyposignal) T1, repérer l’hyposignal
des zones hydriques
Relaxation TransversaleT2

 Entrechoquement des Spins


 • Inhomogénéités de champs d’origine moléculaire
 • Inhomogénéités propres à Bo (T2*)
 • Spin-spin
 A l'état d'équilibre les spins précessent librement, chacun
pour son propre compte. Ils ne sont pas en phase.

 Le premier effet de l'impulsion RF est de les mettre en phase, ce qui


fait apparaître une composante transversale Mxy.

 Celle-ci est maximale pour une impulsion de 90°. Dès la fin de


l'impulsion de 90° les spins se déphasent les uns par rapport aux
autres car chacun est influencé par les micro champs magnétiques
des protons voisins, qui ne sont pas distribués uniformément et
 varient suivant le type de tissu.
Comme les spins se déphasent à cause de leurs interactions réciproq
ues, T2 est encore appelé temps de relaxation "spin-spin".

 Les interactions des spins varient suivant les tissus.
Dans un liquide par exemple, les spins restent en phase
plus longtemps. Ils auront donc un signal plus intense et
le T2 des liquides est long. Les solides, par contre, ont
des T2 extrêmement courts.
Le T2 des tissus biologiques est environ 10 fois plus court
que leur T1.

Voici quelques valeurs de T2dans un champ de 1 Tesla
.
 Graisse 84 ms
 Muscle 47 ms
 Substance blanche 92 ms
 Substance grise 101 ms
 LCR 1400 ms
GAMME de contrastes en
Pondération T2
Eau Blanc
(hypersignal)
Graisse Gris Clair

Tissus Gris

Air Noir
En pondération T2, repérer
Os compact (hyposignal) l’hypersignal de l’eau (par
exemple dans la vessie)
 En résumé :

 Les temps de relaxation T1 et T2 varient en sens inverse


.
La récupération de la magnétisation longitudinale T1
est lente, de l'ordre de la seconde.
 La décroissance de la magnétisation transversale T2 es
t rapide, de l'ordre du dixième de seconde.
Relaxation longitudinale (T1) Relaxation transversale (T2)
Origine du contraste
 Contraste = traduction des différences de signal
RMN (aimantation) en niveaux de gris différents.
 On parle d’hypersignal et d’hyposignal.

 Trois types de contrastes et on parle
 d’images pondérées en:

 densité de protons

 T1

 T2.
origine du contraste
 On utilise des teintes de gris
 On parle d’hypersignal pour des teintes
blanches, cela veut dire qu’il y a beaucoup
d’énergie libérée
 On parle d’hyposignal pour des teintes
noires, il n’y a pas ou peu d’énergie libérée
Bases du contraste tissulaire

 Pour obtenir une image en IRM, il faut obtenir un


contraste entre les différents tissus.
Ce contraste s’obtient par comparaison des signaux de
différents tissus en séquences pondérées T1, T2 ou rho.
 Si l’on se représente l’image IRM d’un organe comme
un tableau peint uniquement avec deux couleurs, par
exemple le rouge et le jaune ; le rouge correspondrait
aux caractéristiques T1 de cet organe, le jaune en
traduisant les caractéristiques T2 alors que la
pondération rho correspondrait à la densité de
pigment de peinture. En faisant varier le TR et le TE on
fait ressortir l’une ou l’autre couleur du tableau.
origine du contraste
 On utilise des teintes de gris
 On parle d’hypersignal pour des teintes
blanches, cela veut dire qu’il y a beaucoup
d’énergie libérée
 On parle d’hyposignal pour des teintes
noires, il n’y a pas ou peu d’énergie libérée
Il y a 3 types de contrastes :

 Selon T1
 C’est la relaxation longitudinale c’est à dire selon z.
 Au bout de 4 T1 on est à 98 % de M0.
 Il y a des variations entre les tissus,
 l’eau a le T1 le plus long .
 la graisse le T1 le plus court.
 les solides ont des T1 intermédiaires.
 Plus le T1 est long plus on est en hyposignal
 Pour les T1 courts, on est en hypersignal
(la grasse apparait en blanc)
 T1 est maximum pour les liquides, minimum pour
les graisses, intermédiaire pour les solides

Selon T2
 C’est la relaxation transversale, selon xy
 Au bout de 4 T2 il ne reste plus que 2% de
Mxy0.
 L’eau a un T2 très grand.
 la graisse assez petit.
 les solides ont un T2 très courts.
 Plus le T2 est court, plus on est en hyposignal (noir)
 Plus le T2 est long, plus on est en hypersignal (blanc)
En densité de proton rho
 C’est en fonction de la concentration en noyau
d’hydrogène.
 Les liquides ressortiront donc blanc car composés
majoritairement de molécules d’hydrogène.
En revanche l’os cortical ressortira noir car il n’y
a aucune molécule d’eau mais seulement du calcium
Ca 2+.
 De la même manière, dans l’air, il n’y a pas de
signal car pas de molécules d’H2O. .
 Pour un IRM selon rho, l’air est aussi en noir
(= hyposignal ), mais l’os en noir et les liquides
en blanc (= hypersignal )

Signal de précession libre ou Free Induction Decay (FID
TE et TR

 • Temps d’écho
– C ’est le temps (ms) entre l’émission de la
radiofréquence et le moment où l’écho sera recueilli
 • Temps de répétition
– C ’est le temps (ms) entre l’émission des
radiofréquences
(temps entre 2 excitations RF)
La répétition

 Nous avons vu qu'après une impulsion RF émise sur un


tissu placé dans un champ magnétique, on obtenait un
signal. En dehors de cas particuliers celui-ci n'est pas assez
intense pour obtenir une bonne information. Si on répète
l'impulsion RF, on obtiendra un nouveau signal.
L'intervalle de temps qui sépare deux impulsions est appelé
temps de répétition ou TR. Expérimentalement, il a été
constaté que le signal obtenu lorsque le temps de répétition
était long n'était pas le même que lorsque le temps de
répétition était court.
Impulsion RF de 90°

 Une impulsion RF de 90° entraîne une bascule du vecteur


d’aimantation tissulaire global ("aimantation nette")
correspondant à une disparition de l’aimantation
longitudinale et à l’apparition d’une ai mantation transversale

 . L'impulsion à 90° (la saturation récupération)

 Après une impulsion à 90°, les spins sont complètement


saturés puisque la magnétisation à disparu.
Dans les secondes qui suivent, ils vont récupérer leur
magnétisation. C'estl'impulsion standard.

 90° = impulsion qui permet de transférer le
maximum d’énergie au patient
(=> maximum de signal dans l’image)

 L’aimantation résultante passe totalement dans


le plan transversal
Impulsion RF de 180°

 Son rôle est de rétablir la cohérence de phase et de


s’affranchir des hétérogénéités de champ constantes.
En effet, après l’impulsion de 90°, les protons perdent
leur cohérence de phase lors de la relaxation spin-spin.
Ce déphasage se traduit par une diminution de
l’aimantation transversale.
Si on applique une impulsion de 180° après une
impulsion de 90° les protons qui précessaient les
derniers précessent les premiers et inversement ce qui
rétablit la cohérence de phase (rephasage).
L'impulsion d'un angle variable alpha

 La bascule de 90°, n'est pas forcément le meilleur angle.


Pour chaque tissu, il existe un angle alpha qui donne
le meilleur signal pour un TR donné.
La diminution de l'angle alpha, va souvent de pair avec
le raccourcissement du TR, et permet des séquences plus
rapides.
Phase de relaxation et temps T1 et T2

 La relaxation correspond au retour à l'équilibre de


l'aimantation tissulaire. Elle s'accompagne d'une
émission d'énergie sous la forme d'ondes RF qui
constituent le signal enregistré en RMN.
 Elle se décompose en 2 phénomènes obéissant à des
mécanismes très différents : la relaxation longitudinale
qui correspond à la repousse de la composante
longitudinale, et la relaxation transversale, qui
correspond à la chute de l'aimantation transversale.
 La repousse longitudinale correspond au retour au
niveau de basse énergie ("parallèle") des spins excités.
C'est la relaxation spin-réseau. La croissance de
l'aimantation longitudinale lors de la relaxation suit
une courbe exponentielle . Elle est caractérisée par le
temps T1. Le T1 correspond au temps nécessaire pour
que l'aimantation longitudinale retourne à 63 % de sa
valeur finale. Le temps T1 est de l'ordre de 200 à 3000
ms pour un champ de 1,5 Tesla. Il est caractéristique
des tissus et dépend de la mobilité des molécules où
sont engagés les noyaux d’hydrogène. Le temps T1 est
plus court pour de grosses molécules.
La relaxation transversale
 est due au déphasage des spins : le déphasage est lié aux
interactions spins-spins qui créent des hétérogénéités de
champ, et donc de fréquence de précession. Les spins
n'ayant pas exactement la même fréquence, ils se
déphasent rapidement. Cette chute de l’aimantation
transversale suit une courbe exponentielle décroissante
caractérisée par le temps T2 .
 Le T2 correspond au temps mis par l'aimantation
transversale pour revenir à 37 % de sa valeur initiale. La
relaxation transversale est beaucoup plus rapide que la
relaxation longitudinale : T2 est toujours plus court ou égal
à T1.
Echo de spin, TR, TE

 La répétition d’impulsions 90° - 180° constitue la base


de la séquence en écho de spin.
Cette séquence écho de spin (spin-écho) est fondée
sur deux paramètres fondamentaux :
 Le temps d'écho (TE) : temps entre l'impulsion de 90°
et le recueil de l'écho de spin. On notera que
l'impulsion 180° est émise à TE/2.
 Le temps de répétition (TR) : temps écoulé entre deux
impulsions de 90°.
Les séquences IRM
SPIN ECHO

Une séquence en écho de spin comporte deux


paramètres essentiels :

le TR et le TE

--------
TR : Temps de Répétition
TE : Temps d’Echo
 TR court (400 à 600 ms) pour favoriser le contraste en T1
 (pondération en T1).
 TE court (15 ms) pour minimiser le contraste en T2
 (dépondération en T2).
 Tout est court en T1 : TR et TE. C’est le tissu avec le T1 le
plus court qui donne le plus de signal (le plus blanc).
TR COURT TR LONG

TE COURT

TE LONG
(temps entre 2 excitations RF)

TE = temps d’écho
(temps entre l’excitation RF et l’acquisition)
¨ TR = temps de répétition
(temps entre 2 excitations RF)
Pour résumer
 Un TR court et un TE court donnent une image
pondérée T1
 Un TR long et un TE long donnent une image
pondérée T2
 Un TR long et un TE court donnent une image
pondérée en densité de proton (DP ou rho), c’est-à-
dire peu influencée par le T1 comme par le T2.
Les séquences IRM
SPIN ECHO

T1 : TR court - TE court
T2 : TR long - TE long
DP : TR long - TE court

--------
TR : Temps de Répétition
TE : Temps d’Echo
DP : densité de proton
Introduction

 Pour réaliser une image il est nécessaire de


localiser le signal RMN.
 La méthode d’exploration est bidimensionnelle
2DFT(double transformée de fourier) :
On sélectionne le plan de coupe,à l’intérieur du
plan de coupe on réalise la reconstruction de l’image.
 Le codage spatial de l’image est obtenu par
codage de la phase dans une direction du plan
et de la fréquence dans l’autre direction
 Le signal mesurable est une sinusoïde amortie
par une exponentielle de temps T2.

z

x
Bobine (Antenne de réception)

y
Signal de résonance et transformée de Fourier.
Mz
Bo

Bobine
de radiofréquence

Mxy

Signal de précession libre


(FID)

T.F.
 Matrice d’acquisition
Nombre de pixels couvrant le champ de vue dans une dimension X, Y, (Z).

 Pixel
Composante élémentaire d’une image bidimensionelle.
 VOXEL
Volume élémentaire de la matrice. C’est le produit de
la surface du pixel (Δx x Δy) par l’épaisseur de coupe
(Δz). Il détermine la résolution spatiale

ΔY
Δz
Δx
Notion de matrice et champ de vue
Champ de vue
FOV(fied of view)
Matrice
(lignes et colonnes)

Plan de coupe
(voxels et pixels)

Résolution spatiale: taille du pixel


ex FOV=25cm matrice 128X128
pixel(4 mm2)
Paramètres qui modifient la taille du voxel
matrice

Champ de vue

epaisseur
 Localisation spatiale du signal
– En IRM, ce sont des gradients linéaires de champs
magnétiques qui vont être utilisés pour le codage
spatial de l’image.
– Ces gradients créés par des bobines de gradients
vont se superposer au champ magnétique principal B0.
– Le champ magnétique résultant (B) est ainsi
augmenté de façon linéaire dans la direction où est
appliqué le gradient
gradients
Production des gradients dans les
directions perpendiculaires à B0
 Les gradients sont des grandeurs
vectorielles ---->
Impossibilité de localiser le signal dans les 3
directions simultanément du volume étudié.

 •Pour la sélection de coupe, l’application


simultanée de 2 gradients (ex Gx et Gy)

aboutit à la création d’un gradient (Gr),coupes obliques,


plans perpendiculaires à la direction Gr.

• Le gradient permet de localiser le signal


dans une direction
Méthode de localisation du signal

 En raison de l’impossibilité de localiser le signal dans


les 3 directions du volume étudié, on utilise
la méthode d’imagerie dite : par transformée
de Fourier à 2 dimensions (2DFT)
Succéssivement 3 localisations:
. Excitation sélective (sélection de la coupe)
. Codage spatial de la phase
7. Codage spatial de la fréquence
Localisation spatiale du signal
1. Pour la sélection d’un plan de coupe, on utilise le
gradient de sélection de coupe Gs.

2. A l’intérieur de ce plan de coupe, il faut


sélectionner les différentes lignes par un deuxième
gradient appelé gradient de codage de phase Gp.

3. En dernier lieu, il faut sélectionner les différentes


colonnes par un troisème gradient appelé
gradient de fréquence Gr.
Sélection du plan de coupe
Sélection du plan de coupe
 – –Application
Application d’un
d’un gradient
gradient GsGselon
s selon l’axe z. La
l’axe z. La
fréquence angulaire croît de ω1 à ω16 par tranches
 fréquence angulaire croît de ω1 à ω16 par tranches
ou plans perpendiculaires à la direction du
 ou plans perpendiculaires à la direction du
gradient. Si ωr=ω6, seuls les protons du plan 6 sont
 gradient. Si ωr=ω6,
à la condition seuls les protons
de résonance et vont du plan 6de
basculer sont
α et
 à la condition
donc de résonance
contribuer et vont
à la formation dubasculer de α et
signal RMN.
 donc contribuer à la formation du signal RMN.
L’orientation de la coupe

 la coupe sélectionnée est perpendiculaire à


la direction dugradient appliqué pendant l’impulsion
d’excitation RF.

 L’impulsion RF émise en présence de l’un des 3 gradients


 Gx, Gy, Gz permet d’obtenir une orientation de coupe
frontale, sagittale ou axiale
L’orientation de la coupe

 La multiplicité des coupes ne fait intervenir aucun


 mouvement ni du patient ni du système d’imagerie

Axe cranio-caudal
Gz
Technique de codage spatial le long d’un axe,resultant
de l’application d’une série de gradients encodeurs
le long de cet axe.
En imagerie habituelle, 64, 128, 256 ou 512 pas
d’encodage en phase sont appliqués à l’échantillon pour
pouvoir construire une image.
Application du codage de phase

– L’application du gradient de codage de phase Gp


selon l’axe y va permettre le codage par la phase:
Φ1, Φ2, Φ3 dans chacune des y lignes L1, L2, L3
A l’arrêt de l’application de Gp, les protons
précessent tous de nouveau à la fréquence angulaire
ω0, mais conservent leur décalage en phase que
l’on utilisera pour la suite.
codage de phase
 Processus d’application de gradient de champ
magnétique selon un axe donné, dans le but de
faire correspondre à chaque position sur cet
axe une fréquence propre des spins
Application du codage de fréquence

 L’application du gradient de codage de fréquence


Gr selon l’axe x va accroître la fréquence de précession
Des protons ω1, ω2, ω3 dans chacune des colonnes
C1, C2, C3. On doit coder les protons par la fréquence
durant l’application de Gr. Il faut donc appliquer Gr
lors du recueil ou lecture du signal RMN
codage de fréquence
C1 C2, C3.
y

L1,

L2,

L3,

Gr
x
1. Sélection de plan de coupe plan de coupe

2. Codage de phase phase

3. Codage de fréquence

FREQUENCES
Localisation spatiale du signal

ω1, Φ1 ω2, Φ1 ω3, Φ1

ω1, Φ2 ω2, Φ2 ω3, Φ2

ω1, Φ3 ω2, Φ3 ω3, Φ3


codage par la phase et fréquence exemple:

Codage de phase
Sélection lignes
De coup

Codage de fréquence
(colonnes)

Lecture du signal
Extraction du signal
2DFT
L’image est obtenue
ligne par ligne dans le
ω1, Φ ω2, Φ1 ω3, Φ1 « plan de Fourier »:
1
Achaque étape, on
ω1, Φ ω2, Φ2 ω3, Φ2 « incrémente »
2 Le gradient de codage de
phase pour obtenir 256
ω1, Φ ω2, Φ3 ω3, Φ3 Valeurs différentes de
3 déphasage sur un cycle
complet de 360°.
 Matrice bidimensionnelle correspondant aux
signaux sources obtenus (antenne de réception)en IRM 2D FT.
 L’opération de transformée de Fourier bidimensionnelle
permet de faire correspondre à ce plan, l’image finale IRM.

Plan de

Fourier
 Méthode mathématique permettant de convertir
des signaux temporels en fréquences et en phases.
Ce processus est à la base de la reconstruction des
images d’IRM grâce à la correspondance qui est
établie entre la position et la fréquence.
Durée d’une acquisition

 D = TR . Nlignes . Nacc

 exemple :

 TR = 2000 ms
 Nlignes = 256
 Nacc = 1
 D = 8,5 minutes
 Durée moyenne d’un examen

 30 à 40 minutes
Mise en place des gradients et impulsions RF
90
180
SE
IMPULSION

sélection

phase

lecture
signal
temps
0 TE
écho de spin
acquisition bidimensionnelle

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