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DICTIONNAIRE
DES VISAGES
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Sauf les personnages célèbres et morts,


les dessins de cet ouvrage ne sont pas
des portraits; ce sont des résumés de
types généraux des visages humains,
qu'on rencontre partout dans la vie,
car les similitudes physionomiques se
répètent souvent.

Copyright by Editions Techniques et Artistiques


Tous droits de traduction et de reproductions réseivés
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EMMANUEL FOUGERAT
Artiste-Peintre H. C.
Directeur de l'Enseignement du Dessin dans les Maisons d'Education
de la Légion d'Honneur.
Professeur Honoraire à l'Ecole Nationale Supérieure
des Arts Décoratifs de Paris.

DICTIONNAIRE
- DES VISAGES
Avec la collaboration artistique de :
Mme MARYSE DUCAIRE
Mme LILETTE DE FÉRAUDY
Mlle COLETTE PUJOL
M. DANIEL DE SAUVERZAC

SOCIÉTÉ D'ÉDITIONS TECHNIQUES ET ARTISTIQUES


33, rue Poussin, PARIS-XVIe
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OUVRAGES DU MÊME AUTEUR


EDITIONS ALCAN
Holbein et ses portraits
EDITIONS COLBERT
Visage, Miroir de l'Ame
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PRÉFACE
Tout le monde connaît et apprécie les portraits si ressemblants
d'Emmanuel FouGERAT, qui n'est pas seulement un grand artiste,
mais aime raisonner son art.
Directeur-Fondateur des Ecoles des Beaux-Arts de Nantes et de
MontréalauCanada, Professeurhonoraireà l'Ecole NationaleSupérieure
desArts décoratifs de Paris, Directeur des Arts plastiques dans les mai-
sons d'Education de la Légion d'Honneur, il a le don de l'enseignement.
On l'a bien vu dans son ouvrage, Visage, miroir de l'âme, qui ordon-
nait le classement des visages d'après dix-huit types dérivés duCarré,
du Rond, de l'Ovale et du Triangulaire. J'ai montré dans la préface,
qu'avait bien voulu me demander l'auteur, l'intérêt anthropologique,
à la fois théorique et pratique, d'une pareille classification. Mais cet
exposé était, quant aux exemples, trop schématique. Trois ou quatre
documents dessinés par type ne suffisaient pas au lecteur non initié
pour établir la correspondance de la nature au schéma. Aussi, pour
serrer davantage le problème avec une plus grande approximation,
FOUGERATprésente-t-il aujourd'hui un nouvel et copieux essai. Dans
ce travail, jamais encore réalisé, l'auteur a dessiné près de cent figures
pour chacun des six types principaux qu'il avait retenus dans son
livre précédent.
Nous avons donc affaire à 600 dessins «serrant la vie de très près »
et méthodiquement ordonnés.
Si nous prenons, par exemple, le type du visage carré, près de cent
dessins font distinguer les différences que présentent les carrés dans
les organes du faciès : front, nez, yeux, joues, bouche, menton, oreilles,
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crâne. Et ainsi pour tous les types : toutes les variantes de détails
dans le même volume général dominant feront apercevoir les nuances
du tempérament et du caractère. Toutes les transitions morphologiques
entre chaque type seront ainsi indiquées, travail qui n'a jamais été
fait et répond aux sceptiques disant qu'il n'y a pas, ou peu, de types
absolument nets dans la vie. C'est exact, mais il s'agit justement de
savoir lire ces transitions ; voilà la principale originalité de l'ouvrage.
Quand le lecteur aura saisi le type général d'un individu il n'aura
qu'à chercher dans le Dictionnaire la figure qui s'en rapproche le plus.
Les commentaires entourant la figure pourront d'ailleurs l'éclairer et
il pourra par expérience vérifier leur exactitude.
On pourrait reprocher à cette œuvre d'avoir une idée directrice
trop étroitement morphologique et statique. Le portrait doit exprimer
le dynamisme de l'être. Le problème est de faire saisir le mouvement
dans une figure immobile. Les fresques des grottes d'Altamira et les
vases grecs du VIe siècle y sont arrivés par la déformation des lignes,
l'allongement excessif des membres des coureurs par exemple. Au
mêmeeffet contribue la distribution des ombres. Celles-ci ennoyant les
contours les suspendent et laissent à l'intuition toute possibilité d'évo-
cation adéquate à l'ensemble du personnage. Cette obscurité répond
auxsilencesen littérature et enmusique.Elle aideà prolongerla contem-
plation et facilite la compréhension du caractère par ce qu'on y ajoute
de soi-même. C'est du même principe que dérivent les lavis de l'époque
song (XIIe-XIIIe siècles chinois), paysages noyés de brume et perdus
de lointains, poignants comme un visage. Plus cette face de terre et
d'eau, de vallées et de montagnes sera estompée de brumes et sim-
plifiée par l'éloignement, mieux l'Esprit se laissera deviner au travers.
(René GROUSSET.)
Ainsi sera quelquefois résolu le problème de la connaissance du
caractère par le visage et la physionomie. On a dit de l'œil qu'il était
le miroir de l'âme ; il est aussi la fenêtre de la pensée. C'est une ques-
tion d'anthropologie de savoir si toujours le caractère est enfermé
dans la constitution et le tempérament. Kretchmer prétendait établir
un rapport horizontal de la constitution au caractère. Voilà plus de
dix ans, à la Société médico-psychologique, je lui ai répondu que dans
le coefficient réactionnel biologique individuel le caractère (coefficient
psychologique) et la constitution (coefficient morphologique) dépen-
daient l'un et l'autre du tempérament (coefficient physiologique).
Mais du fait de la réaction psychique au milieu physique et social,
le caractère ne reste pas uniquement déterminé par le tempérament.
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A côté des caractères, qui demeurent dans le fil du tempérament,


d'autres sont à ce point remaniés par la vie qu'ils contrastent avec
les autres coefficients, physiologiques et morphologiques, de l'individu.
C'est pour ces caractères remaniés que le Dictionnaire de Fougerat
peut être en défaut. Il n'en reflète pas moins le sens de la vie ; il est
en effet basé sur son observation aimante. A côté de sa portée philo-
sophique il a encore une valeur pratique. Tous les hommes qui, à
quelque degré, ont à commander, ont besoin de pouvoir connaître
rapidement leurs collaborateurs. Hommes d'Etat, industriels, officiers,
pères de famille, professeurs, médecins, hommes de loi, juges, prêtres,
artistes, etc., auront avantage à interroger ce Dictionnaire ; quand
ce ne serait que pour se garer des gredins et des escrocs. «Apprendre
à voir », à regarder son interlocuteur, savoir s'en garder, savoir s'en
servir, voilà le programme et la leçon de FOUGERAT.
Leur utilité est démontrée par des années de portraits et d'ensei-
gnement. Aussi je le remercie de m'avoir permis de le lui dire en toute
cordialité.
25 août 1947,
Docteur LAIGNEL-LAVASTîNE,
Professeur à la Faculté de Médecine de Paris,
Médecin Chef des Maladies mentales
à l'Hôpital de la Salpêtrière,
Membre de l'Académie de Médecine.
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RÉSUMÉ
HISTORIQUE
Je vois tes pensées écrites sur ton front.
MARC-AURÈLE.
Il est certain que, de tout temps, les hommes se sont regardés dans
les yeux, afin d'évaluer la qualité de leur valeur respective et de leurs
sentiments réciproques.
Les paroles importent moins que l'expression qui les accompagne.
Et les dictons populaires, qui viennent de loin, ont signalé avec
justesse les caractéristiques visibles et cachées.
Celui-ci notamment, bien connu en Bretagne, dévoile en huit mots
tout un tempérament.
Lèvres minces et nez pointu
N'ont jamais rien valu.
Dans l'antiquité, au Moyen Age et dans les temps modernes des
penseurs, des artistes, des savants ont essayé de codifier les lois qui
régissent les rapports unissant le physique au moral.
Cette recherche qui, chez les Orientaux, se rattachait à une partie
de l'Astrologie, s'appelait la Physiognomonie au XVIIIe siècle et
Métoposcopie au Moyen Age ; aujourd'hui c'est la Morphologie.
Les Egyptiens, les Chaldéens, les Assyriens, etc., plaçaient les tem-
péraments humains sous la domination des signes du Zodiaque, et
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les Grecs, suivant leur esprit idéaliste habituel, les décoraient d'un
Symbole en les rattachant par de mystérieuses traditions aux astres
lointains.
Le Moyen Age continua cette méthode ésotérique qui intéressa
des penseurs, comme Albert-le-Grand, évêque de l'Ordre des Domi-
nicains, maître de Saint Thomas d'Aquin et qui vivait au XIIe siècle.
Mais, bien avant, tous les auteurs citent d'abord le vieil Hippocrate,
qui, lui, s'appuyait déjà sur la physiologie pour discerner les tempé-
raments.
Platon et Aristote, de leur côté, avaient signalé les similitudes des
formes entre hommes et bêtes. Pline et Suétone parlent aussi de cette
«science humaine »dont tant de penseurs ont senti l'importance.
Marc-Aurèle ne disait-il pas «Ton discours est écrit sur ton front,
je l'ai lu avant que tu aies parlé »et Jules César «Je ne crains pas la
figure fleurie d'Antoine et des Dalabella, mais je redoute ces faces
maigres, pâles et sombres des Brutus et des Cassius ».
M. Julien Leclerq (La Physionomie) donne sur l'esprit des philo-
sophes antiques cette page intéressante d'après le Napolitain J.-Bap-
tiste Porta :
« Adamantius dit que la nature, même quand la bouche est muette
«s'exprime par le front et les yeux. Le philosophe Cléanthe avait
« coutume de dire, d'après Zénon, qu'on peut connaître les mœurs
« d'après le visage. Les Pythagoriciens avaient pour règle, à ce que
«raconte Jamblique, lorqu'il leur venait des disciples demandant
«à s'instruire, de n'en recevoir aucun s'ils n'avaient reconnu à de
«clairs indices, tirés de leur visage et de tout leur extérieur, qu'ils
« devaient réussir dans les sciences. Ils disaient que la nature cons-
«titue le corps d'après l'âme et donne à celle-ci les instruments qui
«lui sont nécessaires, qu'elle nous montre dans le corps l'image de
« l'âme ou plutôt que l'un est l'échantillon de l'autre. On lit dans
« Platon que Socrate n'admettait aucune personne à philosopher
« sans s'être assuré, en examinant son visage, qu'elle y était propre.
« La physionomie d'Alcibiade indiquait, dit Plutarque, qu'il était
« destiné à s'élever au plus haut rang dans la République... Platon
«et, après lui, Aristote ont dit que la nature proportionne le corps
« à l'activité de l'âme. En effet, tout instrument qui est fait en vue
«d'une chose doit être proportionné à cette chose ; et toutes les par-
«ties du corps sont faites pour quelque chose, et ce pourquoi une
« chose est faite est une action, d'ou il suit clairement que le corps
« tout entier a été créé par la nature en vue d'une chose excellente. »
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Et Montaigne traduisant Aristote répète avec lui : «Tout ceci s'en-


« tend de l'âme et du corps, unis par une étroite couture, et s'entre-
« communiquent leur fortune )J.
Il dit encore : «J'ai lu parfois entre deux beaux yeux des menaces
« d'une nature maligne et dangereuse ; il y a des physionomies favo-
« rables et en une presse d'ennemis victorieux, vous choisirez incbn-
«tinent parmi les hommes incogneus l'un plutôt que l'autre ».
Dans ses maximes, La Rochefoucauld écrit : «La force et la faiblesse
« d'esprit sont mal nommées, elles ne sont en effet que la bonne ou
« la mauvaise disposition des organes du corps ».
Et Goethe : «Cesont les facultés mentales qui construisent le corps ».
Malheureusement, à notre sens, l'astrologie compliqua longtemps ce
qui concernait presque uniquement la physiologie. Et il faut arriver
jusqu'en 1627 pour que le philosophe napolitain Giovanni-Baptiste
della Porta ait le courage d'écrire dans son ouvrage Bella fissononnia
dell'uomo que la physionomie était née de principes naturels.
Comme le dit avec clarté M. Mantegazza (1) : « Non seulement
(1 Délia Porta a le premier combattu ouvertement l'astrologie judi-
« ciaire, mais il a ouvert une ère nouvelle pour l'étude de la physio-
« nomie. Il ne pouvait disposer que des matériaux scientifiques de
« son temps, mais il les a mis en œuvre avec le sage discernement
« d'un philosophe positif, et il a fait de la saine psychologie. »
Il a discuté les méthodes qui peuvent nous guider dans l'étude
physionomique humaine et il a recherché comment, d'après le tempé-
rament de tout le corps, on peut conjecturer les mœurs et prouvé qu'il
n'est point nécessaire d'aller chercher les étoiles pour étudier les tem-
péraments.
Ces lignes courageuses étaient écrites au milieu de ce XVIIe siècle
qui fut l'âge d'or de la physiognomonie astrologique ou semi-astro-
logique. Il ne faut pas oublier aussi que le médecin du Roi, De la
Chambre, écrivait de son côté, en 1660, son Traité sur l'Art deconnaître
les Hommes, et que, bien avant, Léonard de Vinci avait signalé l'im-
portance de ces recherches.
Le Brun qui étudiait toujours les rapports unissant le physique au
moral composait aussi un Traité des Passions. En même temps qu'il
dessinait les hommes et les bêtes (1), il fit sur ce sujet une conférence
à l'Académie de Peinture.

(1) Edit. Laurens, dessins de Le Brun.


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On lit, en effet, dans le procès-verbal de la séance du 28 mars 1671


tenue en présence de M. Colbert :
«M. Le Brun a ffiit le rapport de sa dernière conférence sur la physio-
«nomie et présenté toutes les diverses démonstrations qu'il en a dessi-
«nées, soit des têtes d'animaux, soit de celles des hommes,faisant remar-
«quer les siqnes qui marquent leurs inclinations naturelles, sur quoi
«mondit Seigneur Colbert a témoigné beaucoup de satisfaction et s'est
« retiré ».
Vers la fin du XVIIIe, nous trouvons avec le pasteur protestant
Johann Gaspard Lavater, le continuateur de Della Porta et le fonda-
teur de cette science physiognomonique moderne, désormais fondée
sur l'étude des tempéraments. C'est Gœthe, passionné de cette étude,
qui composa, dit-on, le mot «morphologie »ou science des formes,
terme employé aujourd'hui en médecine. Gœthe était d'ailleurs l'ami
dugrand Lavater, qu'il conseilla souvent sans doute dans sesrecherches
sur l'extériorisation 'de l'âme humaine. Problème dont il sentait toute
l'importance non seulement pour son mystère même, mais aussi pour
les rapports sociaux.
Johann Lavater naquit en 1741 à Zurich, et il y mourut en 1801.
Fils d'un médecin, il se consacra d'abord à l'étude de la théologie et
devint pasteur en 1762. Après avoir visité l'Allemagne il publia plu-
sieurs voyages de tendances mystiques. En 1769 il fut nommé diacre
et devint en 1775 pasteur àla Waisenhauskirche, puis àla Peterskirche
en 1778, qui conserve son tombeau.
Dès 1772 il fait une conférence sur YArt d'étudier la physionomie
pour les membres de la Société des Sciences Naturelles de Zurich.
Cette conférence fit du bruit et souleva des critiques auxquelles
Lavater répondit avec sa forte croyance dans la nouvelle science.
C'est ainsi que se construisit peu à peu l'ouvrage considérable qui
rendit son auteur immortel : «L'Art de connaître les hommes par la
Physionomie »en 9 volumes.
Après ce profond observateur, plusieurs savants du XIXe siècle
s'occupèrent plus scientifiquement de la question. D'abord à la fin
du XVIIIe siècle, Camper qui a donné son nom au fameux angle facial
servant de mesure pour établir la place des têtes humaines et animales
dans l'ordre morphologique. Un peu après le physiologiste Charles
Belle, donne, en 1806, son ouvrage sur les rapports de l'anatomie et
de l'expression physiognomonique.
Puis le Professeur Duchenne de Boulogne publie, en 1862 à pea.prcs
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à la même époque que Pidérit, un traité sur le mécanisme de l'expres-


sion physionomique, basé sur la juste observation : que tout organe
qui travaille se développe, et que, par conséquent, tel muscle du
visage s'accentue quand la passion intérieure le fait mouvoir. C'est
ainsi, par exemple, que le muscle triangulaire nasal se contractant
au moment du coït indique facilement la prédisposition érotique chez
les individus qui en sont fortement pourvus.
De même pour le muscle du mépris qui entoure la lèvre inférieure
ou pour celui du rire, le grand zygmatique constamment contracté
chez l'optimiste, hilare au visage rond.
En contraste, on observe chez le mélancolique à tête longue la
bouche tombante cernée du grand labial et chez le colérique la con-
traction des muscles sourciliers.
Mais ces indiscutables constatations ne sont qu'une des parts de
vérité et non la seule part, comme nous le verrons plus loin.
De son côté, Darwin écrivait dans son traité sur l'expression des
émotions ces lignes intéressantes :
«La part de vérité qui existe dans la prétendue science de la physio-
«gnomonie paraît dépendre de ce que chaque individu contracte
«de préférence certains muscles de son visage, suivant ses disposi-
«tions personnelles ; le développement de ces muscles peut en être
«augmenté et, par suite, les lignes ou rides de son visage dues à leur
« contraction habituelle peuvent devenir plus profondes et plus
«apparentes ».
En tout cas, à partir du XIXe siècle il fut de moins en moins ques-
tion d'astrologie et d'occultisme pour codifier la science qui nous
occupe.
Dès le XVIIIe siècle, comme nous l'avons dit, la physiognomonie
est fondée sur l'observation des tempéraments physiologiques dont
l'ancienne classification est familière à nos lecteurs :
Sanguins, nerveux, bilieux et lymphatiques, ou encore suivant
Wondt :
«Le tempérament colérique : fort et prompt ;
«Le tempérament mélancolique : fort et lent ;
«Le sanguin : faible et prompt, et le flegmatique : faible et lent.
Et, dit M. Schreider (1) :
(1) Les types humains, Hermann et Cie, édit.
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« Il y a dans cette classification une idée qui réapparaît aujour-


«d'hui dans certaines doctrines qui distinguent précisément entre
«l'énergie et la rapidité des réactions subordonnées aux variations
«fonctionnelles du système nerveux de la vie végétative et aux sécré-
«tions internes ».
De son côté l'Italien Pilo indique également quatre types qu'il
dénomme les pléthoriques, les séreux, les lymphatiques et les bilieux.
Cette histoire fut la base de l'ouvrage de Lavater, dont s'inspirèrent
plus ou moins Ledos, Delestre, Polti, Jagot, Linobow, le docteur Le-
fas, etc.
Fouillée, tenant compte de l'intensité et de la rapidité des pro-
cessus d'intégration et de désintégration organique décrit les tem-
péraments sanguins, nerveux, bilieux et flegmatiques.
Ces auteurs entrevoyaient déjà l'importance que la physiologie
joue dans la classification des caractères. Elle nous apparaît, quant
à nous, primordiale, et nous sommes surpris de constater qu'un grand
nombre de philosophes ont établi de minutieuses et compliquées clas-
sifications humaines sans en tenir compte.
C'étaient de purs intellectuels habitués, sans doute, à vivre dans les
idées abstraites plutôt que dans l'observation directe de la vie.
Le philosophe Ribot décrit trois catégories génériques :
Les sensitifs, timides, impressionnables, humbles, inquiets, sans
énergie, émotionnels et contemplatifs.
Les actifs, optimistes et entreprenants, plus ou moins puissants.
Les apathiques ou lymphatiques, sans résistance aux influences
extérieures.
Ces trois types ont des nuances qui serrent la vie d'assez près et
que nous retrouverons illustrées dans notre classification basée sur
l'observation directe.
Et là nous sommes bien d'accord avec Ribot qui répudiait ceux qui
traitent ces questions en logiciens, araisonnant sur de purs concepts
alors qu'il s'agit, d'abord et avant tout, d'observer et non de raisonner-».
Les classifications élaborées par Fouillée, Quéret, Lévy, Malapert,
Paulhan, Binet, toutes nécessaires, visent surtout le côté intellectuel.
Cependant on y,trouve au fond, plus ou moins dilués, les types humains
éternels :
Les apathiques, plus ou moins intelligents ;
Les sensitifs, les spéculatifs, les volontaires, les instables, les impulsifs
les affectifs etc.
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D'ailleurs nous reviendrons sur toutes ces dénominations dans le


courant de l'ouvrage, devant des images qui les concrétiseront et uni-
fieront sur le réel toutes ces théories.

L'Allemand Otto Gross et le Hollandais Heymans exposent une


doctrine partant davantage des conjectures physiologiques. Ils parlent
tous deux de la consommation de la cellule nerveuse avec des nuances
assez près de la vie.
Il en sera de même pour les théories de Jing, de Kretschner et de
Pende.
Pour Apfelleach, le degré de virilité ou de féminité, c'est-à-dire la
forcesexuelle, détermine la base du caractère. Pour un autre Allemand,
Ewald, le tempérament est indiqué par la puissance plus ou moins
grande des actions vitales. Il est la résultante des instincts. Spranger
le suit en se rapprochant de plus en plus des réalités vitales.
Depuis la fin du XIXe siècle, plusieurs philosophes et médecins ont
consacré des ouvrages à cette science, qu'ils contribuent à créer peu
à peu, en approfondissant cette parole du psychologue Th. Ribot :
«Le caractère plonge ses racines dans l'inconscient, ce qui veut dire
dans l'organisme individuel ».
Parmi eux nous devons citer, après Stuart Mill, Duchenne de Bou-
logne, Darwin et Gratiolet, Aiderit, M. Georges Dumas, les docteurs
Léopold Lévi, Cerdan, Louis Corman, Mac-Auliffe, Tlzooris, Tissoi,
Jacquin Chatelier, Allendy, Camille Bouts de Belgique, Pierre Abramit
et M. Jean des Vignes Rouges, auteur de l'ouvrage le plus récent, et
le Dr Léon Vannier.
Quant au docteur Martenberg (1) il résume toute notre thèse dans
ces lignes :
« Il est certain que l'ensemble des hommes peut se ramener à
« quelques grandes familles naturelles assez nettement définies par
« leur aspect objectif auquel correspondent des distinctions subjec-
«tives. Un même coloris de peau, une même circulation, un même
«métabolisme nutritif imposent aux sujets les mêmes façons de
«sentir et de réagir.
« Conditions physiques semblables, dispositions psychiques sem-
«blables. »
(3) Physionomie et caractère, Alcan.
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Cuvier signale de son côté que :


« Coordination et subordination à certaines formes se présentent
«toujours ensemble. »
Parallèlement à ces théories, plusieurs savants français adoptèrent
une nouvelle dénomination des tempéraments.
Le premier fut le docteur Claude Ségaud, de Lyon, qui observait
« que l'organisme humain est formé par l'assemblage de quatre sys-
«tèmes anatomiques groupés autour d'un noyau central, le système
« cardio-vasculaire et en continuité matérielle avec un milieu exté-
«rieur spécial, de sorte que les mouvements moléculaires qui animent
« le milieu extérieur se propagent au système anatomique corres-
« pondant. Il s'agit des systèmes broncho-pulmonaire, gastro-intes-
«tinal, musculo-articulaire et cérébro-spinal » (1).
Il aboutissait, lui aussi, à quatre classifications : le type respiratoire,
le type musculaire, le type digestif, et le type cérébral.
Le docteur Mac-Auliffe affirma cette constatation des dominantes
biologiques que nous soulignerons aussi plus loin dans nos illustra,
tions, au moins pour le visage, ainsi que les classifications de Krets-
chner et de Jaensch sur les constitutions somatopsychiques : le type
asthénique, le type athlétique, et le type psychique.
Notons enfin les dernières théories des savants sur les corrélations
somatopsychiques et les sécrétions internes. Il nous est impossible,
bien entendu, de prendre parti pour ou contre la défense de ces nou-
velles conceptions et nous devons seulement les exposer ici dans les
lignes ci-dessous qui résument clairement l'état actuel de ces études.
Elles sont dues à M. Eugène Schreider (2).
Une première conception intéressante a été proposée par les endo-
crinologistes. On appelle glandes endocrines ou à sécrétion interne
certains organes clos, sans orifice d'écoulement et qui déversent
directement dans le sang qui les irrigue des produits pour la plupart
inconnus, mais dont les effets sont considérables. Onle prouve notam-
ment par desexpériences d'ablation et degreffe, opérations qui peuvent
entraîner des changements parfois très manifestes. Ces altérations
affectent les caractéristiques fonctionnelles de l'organisme aussi bien
que la structure et les forces extérieures du corps. Dans quelques cas,
elles retentissent sur la vie mentale. L'étude des sécrétions internes

(1) Ségaud, Revue Scientifique, juin 1894.


(2) Les types humains (V), Hermann et Cie, éditeurs.
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laisse donc entrevoir une explication, enprincipe plausible, desconroc-


dances décelées par plusieurs auteurs entre les traits tomatiques te
les particularités psychiques.
Toutefois, les tentatives d'expliquer la conduite humaine par la
seule influence des glandes endocrines apparaissent comme une exagé-
ration évidente. Même les concomitants physiques de. certaines sécré-
tions donnent parfois lieu à des incertitudes sérieuses. Sans nous
étendre sur les réserves qui s'imposent en cette matière, nous rappel-
lerons seulement, pour fixer les idées sur ce qui va suivre, que les
données relatives à l'activité insuffisante d'un mécanisme glandulaire
en général les plus solides, car il est assez facile de produire expéri-
mentalement les signes de l'insuffisance par la suppression de l'or-
gane dont on veut connaître le rôle. Par contre, aussi longtemps qu'on
n'isole point le produit de la sécrétion, on ne peut pas réaliser une
expérience susceptible de reproduire une image tout à fait sûre des
signes morphologiques, fonctionnels ou mentaux, d'une activité sécré-
toire excessive.
Rappelons qu'à l'heure actuelle on considère comme glandes endo-
crines la thyroïde, les parathyroîdes, l'hypophyse ou glande pituitaire,
les surrénales, les génitales (glande interstitielle du testicule chez
l'homme, corps jaune de l'ovaire chez la femme), le thymus. Il existe
aussi les glandes mixtes qui sécrètent d'une part des substances qui
passent par des canaux d'écoulement et d'autre part des produits
qui se déversent directement dans le sang : ce sont le foie, le pancréas,
les cellules de la muqueuse intestinale. On suppose, d'ailleurs, que
certains autres organes ont des fonctions similaires.

Nous arrêtons ici ce résumé des efforts accomplis par tant de savants
pour arriver à percer le mystère qui régit la constitution des tempé-
raments humains. On peut constater que la tendance déjà ébauchée
par Duchenne de Boulogne, par Darwin et par Ribot sur l'importance
physiologique est de nouveau envisagée et elle permet d'affirmer la
relation physique extérieure avec le caractère psychologique.
On peut insister également sur l'importance de cette étude pour-
suivie depuis la plus haute antiquité par les plus grands esprits.
La question est en effet passionnante, car ses diverses solutions
intéressent non seulement les savants spécialisés mais la famille hu-
maine toute entière dans ses rapports sociaux les plus immédiats.
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Et comme il faut bien donner des étiquettes à toutes classifications,


on baptisera sans doute avec de nouveaux noms les mêmes types.
Mais, et c'est là ce qu'il est important de constater, toutes ces déno-
minations, qu'elles soient astrologiques, médiévales, antiques ou
modernes, retiennent les mêmes caractéristiques apparentes corres-
pondant aux mêmes réactions psychiques. Il est rare qu'une recherche
scientifique poursuivie au cours des âges aboutisse à un accord aussi
complet dans ses conclusions. La science ou l'art de la médecine ne
présente certainement pas dans son histoire un seul cas empreint
de la même continuité d'affirmation.
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INTRODUCTION
L'importance du Tempérament dans les actes de notre vie n'est
pas discutable et nous entendons bien souvent les « bonnes gens » .
conclure leurs parlotes par ces mots : «Que voulez-vous, ce n'est pas
de sa faute, c'est son tempérament ».
Depuis les temps les plus reculés, comme on dit, les Hommes se
sont efforcés de classer les diverses complexions humaines et de cher-
cher à définir leurs caractéristiques extérieures.
Nous présentons l'évolution de ces recherches dans notre Résumé
Historique.

Pour l'instant nous indiquerons les directives permettant de dis-


cerner le plus rapidement possible le caractère dominant chez un
inconnu.

Pour cela nous employons une méthode simple et directe fondée


sur la caractéristique du volume général de la tête et de la face.
Méthode de dessinateur : voir d'abord l'ensemble de ce qu'on veut
comprendre. Les savants et les artistes l'appliquent par éducation
professionnelle. Les autres parviendront à observer de même en com-
parant attentivement les dessins de cet ouvrage, ils y retrouveront
ce que la vie leur présente.
Les sept leçons du préambule établissent la base de l'observation ;
quand le lecteur, en les comparant, pourra classer les types, il n'aura
qu'à se reporter aux pages du Dictionnaire reproduisant un grand
nombre d'exemples dans chacun des 18 types humains.
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Il trouvera celui qu'il veut connaître avec ses caractéristiques


physiologiques et psychologiques.

Presque tous les ouvrages de physiognomonie mêlent l'astrologie


à la description des caractères ; l'homme non initié s'embrouille dans
toutes ces dénominations de Jupitérien, de Martien, de Saturnien, de
Mercurien, de Vénusien, etc., et il arrive difficilement à définir la
catégorie de l'être qui l'intéresse.
Nous ne discuterons pas ici de l'influence astrale sur nos destinées.
De grands esprits se sont attachés à cette conception, d'ailleurs millé-
naire. Notre expérience, quant à nous, nous permet d'affirmer qu'il
n'est pas nécessaire de faire intervenir les planètes dans la connais-
sance des hommes.
Il suffit de les regarder tels qu'ils sont et de comparer leurs réactions.
Elles se révélant constantes, toujours en rapport avecl'aspect extérieur
du sujet. Un rond ne réagit pas comme un long, ni un carré comme
un ovale. C'est indiscutable, les médecins ne traitent pas un lympha-
tique comme un sanguin pléthorique. La discussion n'est donc pas là,
elle réside dans la profondeur, plus ou moins grande, de l'observation.
«Apprendre à voir, à regarder »,tout est là ; et c'est le désir de répandre
cette joie et cette force qui noùs fait écrire cet ouvrage.

Répétons d'ailleurs avec sérénité que toutes les recherches si


nombreuses (1) accomplies au cours des siècles par des philosophes
antiques et médiévaux, par les astrologues de toutes les époques et
par les savants modernes de tous les pays aboutissent toutes aux
mêmesconstatations, quelles que soient leurs dénominations, et c'est cela
qui importe. Les caractéristiques apparentes correspondent aux
mêmes réactions psychiques. Un visage carré net est considéré depuis
toujours comme un actif combatif ; que vous l'appeliez un Martien,
comme les Grecs, c'est-à-dire placé sous l'influence de Mars, dieu de
la guerre, ou un respiratoire suivant les biologistes, ou un exalté de
l'hypophyse d'après la théorie endocrinienne actuelle, il sera pour
nous, tout simplement, un CARRE facile à repérer.
Nous constatons, sans plus, que ces sortes de visages ont tous les
mêmes réactions et qu'ils domineront toujours les OVALES par
(1) Voir notre Bibliographie en fin de volume.
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exemple, que vous appelerez Vénusiens ou « insuffisants de Vhypb-


physe ou lymphatiques ».
Cependant dans les études de physiognomonie ou de morpho-
psychologie, comme on dit aujourd'hui, la difficulté surgit pour le
public, à propos des types mitigés.
Les types purs dont le caractère est très lisible sont, en effet, relati-
vement rares.
Les astrologues le savent bien et disent : Un tel est un mélange de
Jupitérien et de Solarien, ou il entre un peu de Vénusien, e'c. La
science moderne, de son côté, soutient que l'exaltation oul'insuf isance
des glandes endocrines apportent dans l'individu des réactions diffi-
ciles à mesurer. Il résulte de toutes ces hypothèses une complication
rebutante pour la majorité de ceux qui veulent connaître vie leurs
contemporains.
Or, notre méthode est le résultat de près de cinquante années
d'expérience (et d'expériences), elle permet de saisir par s'analyse
des organes : bouche, nez, front, yeux, mâchoires, toutes les variantes
et toutes les nuances qui complètent les particularités d'un individu,
dominé cependant par le caractère général commun à chaque tempé-
rament.
Si tous les ronds, par exemple, sont actifs, pleins de vie et d'opti-
misme, joyeux dans le courant ordinaire de la vie, chacun d'eux
néanmoins présente certaines particularités révélées par ses détails
physionomiques que nos dessins font ressortir. De même nous étu-
dions les types transitoires (ou de transition) si nombreux, par exemple
les degrés entre les carrés nets et parfaits et les carrés arrondis. Cet
effort pour serrer la vie de si près n'a jamais été tenté jusqu'ici dans
ce domaine.
Remarquons donc avant tout que, dans deux visages de même type,
il y a toujours un volume qui domine sur l'autre, chez l'un le volume
du crâne, et chez l'autre le volume de la mâchoire ou celui des joues.
Autant de disparités dans un visage et autant de signes révélateurs
du caractère pour celui qui sait les discerner. Une observation atten-
tive des volumes dominants dans chaque tête nous a conduit à classer
les visages en 18 types dont les schémas forment la 70 leçon de notre
Préambule. Il nous paraît difficile d'en trouver d'autres et cette
remarque est applicable à toutes les races humaines.
Pour user avec rapidité de notre Dictionnaire, il est donc indis-
pensable d'étudier avec attention les sept leçons suivantes, prélimi-
naires à notre exposé.
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PRÉAMBULE
ou sept leçons préliminaires
pour comparer l'ensemble
des visages et discerner les
six types principaux.
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PREMIÈRE LEÇON

Dès qu'un inconnu se présente à vous, regardez-le de face


pour classer mentalement son visage : soit dans les (courts),
soit dans les (longs).

Exemples :
FEMMES
VISAGE COURT VISAGE LONG
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HOMMES
VISAGE COURT VISAGE LONG

Notons déjà leurs deux caractéristiques générales : les courts


sont avant tous des actifs, ils réalisent leurs pensées plus rapi-
dement que les longs.
Les longs sont des méditatifs, plus intellectuels, moins agis-
sants.
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2 LEÇON

Vous observerez deux sortes de courts :


Les courts (ronds) ;
Les courts (carrés).

Exemples :
FEMMES
COURTE CARRÉE COURTERONDE
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HOMMES
COURT CARRÉ COURT ROND

Vous apprendrez avec un peu d'exercice à distinguer le rond


du carré en observant l'horizontalité plus ou moins accentuée
de la mâchoire inférieure.
Le court rond est très actif, il est optimiste et il rit de tout
malgré lui, il s'extériorise facilement.
Le court carré est très actif aussi, mais ferme, plus autoritaire,
réfléchi et réservé dans ses paroles.
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3 LEÇON

Les ronds parfaits sont assez rares ; aussi quand la courbe


générale extérieure est allongée, ils deviennent(ovales) ou ova-
lisants.
De mêmepour les carrés légèrement allongés qui deviennent
(rectangulaires).
Exemples :
FEMMES
RONDE CARRÉE
DEVENUE DEVENUE
OVALE RECTANGULAIRE
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HOMMES
ROND CARRÉ
ALLONGE ALLONGE
DEVIENT DEVIENT
OVALE RECTANGULAIRE

L'ovale ajoute la grâce au caractère enjoué du rond. Il est


beaucoup moins actif, sa force consiste dans le charme et la
diplomatie.
Le rectangulaire est un actif comme le carré dont il est le
dérivé, mais il a souvent plus d'intellectualité.
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4 LEÇON

Il y a deux sortes de(longs) :


Long(parfait) : les deux côtés dela face étant presque paral-
lèles ;
Long (triangulaire) : quand la partie frontale domine nette-
ment sur. un petit menton.

Exemples :
FEMMES
LONGUE TRIANGULAIRE
PARFAITE LONGUE
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HOMMES
LONG TRIANGULAIRE
PARFAIT LONG

Le long parfait est placé sous le signe de prédispositions


intellectuelles certaines comme le long triangulaire, mais celui-
ci est plus chimérique et plus diplomate.
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5 LEÇON

Le triangulaire à deux variantes :


Triangulaires courts et losangiques ou hexagonales.

Exemples :
FEMMES
. TRIANGULAIRE TRIANGULAIRE
COURT LOSANGIQUE
OUHEXAGONALE
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. HOMMES
TRIANGULAIRE TRIANGULAIRE
COURT LOSANGIQUE
OUHEXAGONALE

Le triangulaire court a les tempes dominantes d'ou imagina-


tion créatrice mais active, puisque court.
Pour le losangique ou hexagonale, l'os malaire (pommettes)
domine nettement d'où originalité d'esprit, impulsion instinc-
tive difficile à réfréner.
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6 LEÇON

6types principaux - 12types dérivés


Ici, nous ne ferons pas intervenir l'influence de la Lune, de
Vénus, de Mars ou des autres planètes pour déchiffrer la vie
intérieure d'un visage.
L'observation attentive des divers tempéraments y suffit
et comme le dit Mantegazza :
« L'unique secret c'est d'avoir un esprit observateur qu'on
«peut aiguiser par l'exercice comme toute autre aptitude
«intellectuelle et humaine, il n'y a là ni mystère, ni miracle
«d'aucune sorte. »
Nous ajouterons que la connaissance du dessin rend plus
facile, bien entendu, l'art de lire un facies.
Notre classification personnelle repose sur des milliers d'obser-
vations qui prouvent que tous les visages peuvent s'inscrire
dans les lignes d'une figure géométrique.
D'autres auteurs ont appliqué cette méthode synthétique
mais dans cinq tracés seulement. Nous en adoptons six, car des
trois plus simples —du rond, du carré et du long en dérivent
trois autres : l'ovale qui est un rond allongé : le rectangle,
déformation du carré, et le triangulaire qui est, le plus souvent,
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un long effilé par le bas, mais parfois aussi un visage court


nettement triangulaire comme la tête du chat.
Six formes générales schématisent les facies, comme six cou-
leurs contiennent tous les tons de la nature : trois primaires :
le jaune, le rouge et le bleu, et trois complémentaires : le vert,
l'orangé et le violet.
Chacun des 6types généraux formera un chapitre. Les dessins
s'échelonneront depuis le type le plus parfait jusqu'au type de
transition. C'est ainsi que, partant de types presque parfai-
tement ronds, nous allons progressivement de plus en plus vers
les ovales qui succèdent aux types ronds.
Il en sera de même pour les carrés par rapport auxrectangles
et aux longs par rapport aux triangulaires.

Dans nos dessins, les variétés de formes se signalent d'elles-


mêmes, car elles sont fondées sur la vie.
C'est pourquoi vous les retrouverez, ou d'analogues, autour
de vous, en sortant de vous-même de temps en temps pour
regarder les autres avec un peu d'attention.
Vous y trouverez toujours un intérêt et un plaisir nouveaux
en découvrant à quelle famille appartient, dans son ensemble,
la personne qui vous intéresse.
Quand vous serez fixé, ce qui n'est pas toujours facile vous
pourrez noter les déductions de votre examen et les comparer
aux exemples contenus dans cet essai, comprenant près de six
cents variétés de types humains.
Théophile Gauthier disait avec justesse que très peu de gens
regardent ce qui les entoure, ils restent dans leur préoccupation
et ils ont un mur devant les yeux. Apprenez donc à regarder.
Ceci, évidemment ne peut s'appliquer aux médecins qui ont
acquis le sens de l'observation «dirigée »et c'est pourquoi nous
pensons que cet ouvrage leur sera utile, en créant un nouveau
chapitre séméiologique : celui du diagnostic moral des visages.
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LES 6 TYPES CARACTERISTIQUES DES HOMMES


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LES 6 TYPES OARAOTERI8TIQUE8 DE FEMMES


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7 LEÇON

Il est bien évident que toutes les figures humaines ne s'ins-


crivent pas exactement entre ces lignes précises.
Cependant, elles s'en rapprochent toutes, plus ou moins
nettement, et l'ensemble de leur construction générale fait
toujours penser à l'un de ces six graphiques avec toutefois
deux variantes par type.
En effet, le plus souvent, le volume frontal ou le volume
maxillaire domine l'un sur l'autre. Il résulte que chacun des
types parfaits a deux succédanés dont voici les exemples gra-
phiques :
Voir schémas page 40, 7e leçon.
Voici donc 18 schémas graphiques dans lesquels 18types des
visages humains peuvent s'inscrire de lace, plus ou moins net-
tement.
Il est difficile de serrer de plus près l'observation desvolumes
des os et des muscles qui constituent notre faciès.
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SCHEMAS DES 18 TRACES GEOMETRIQUES


DANS LESQUELS S'INSCRIVENT DE FACE LES VISAGES
HUMAIN8
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PREMIÈRE
PARTIE
LES 6TYPES DE LH
' OMME
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CHAPITRE PREMIER

LES CARRÉS

Tempérament général
Réactions instinctives
Les Grecs, qui stylisaient avec tant de justesse tous les phé-
nomènes de la vie, plaçaient avec netteté les carrés sous l'in-
fluence de Mars, dieu de la guerre.
Les carrés, pour les anciens astrologues, étaient donc des
Marsiens. En effet, c'est dans ce type et son succédané, le
rectangulaire, qu'on trouve les plus grands généraux et presque
tous les conducteurs d'hommes, parce que sa qualité est l'éner-
gie, la volonté de réalisation, l'activité physique. Tous les
sportifs sont carrés, aussi les morphologues les appellent mus-
culaires et les anciens médecins des sanguins actifs.
Ils forment le fond des travailleurs manuels, car leur besoin
d'activité les rend laborieux, mais leur caractère est souvent
difficile car ils sont avant tout autoritaires. C'est parmi eux
qu'on trouve les sarcastiques, les ironistes genre Voltaire, au
menton proéminent, et aussi beaucoup d'orgueilleux. On peut,
dans un emploi, accepter un carré pour la précision et l'honnê-
teté, mais raisonnable avant tout, il pense à ses biens per-
sonnels et devient souvent avare en vieillissant.
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ACHEVÉ D'IMPRIMER LE 27 DÉC. 1948


SUR LES PRESSES DES IMPRIMERIES
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7, AV. VERDIER, MONTROUGE (SEINE)
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— 18.454. — 48 TRIMESTRE 1948 —
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