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Solutions TD02 Applications Linéaires

Ce document présente trois exercices sur des applications linéaires entre espaces vectoriels. L'exercice 1 démontre la linéarité d'une application, détermine son noyau et son image. L'exercice 2 fait de même pour une autre application. L'exercice 3 étudie un endomorphisme d'un espace de polynômes.

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Solutions TD02 Applications Linéaires

Ce document présente trois exercices sur des applications linéaires entre espaces vectoriels. L'exercice 1 démontre la linéarité d'une application, détermine son noyau et son image. L'exercice 2 fait de même pour une autre application. L'exercice 3 étudie un endomorphisme d'un espace de polynômes.

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Solutions TD N :02

Exercice 1 : Soit f : R3 → R2 l’application définie par :


 
x  
  −2x + y + z 
 
f y = .

IF
  x − 2y + z
z

   
x x0
   
 y  ∈ R3 et v =  y0  ∈ R3 , et soient λ et µ deux réels.
1. Soient u =    
   
z0

RI
z
      
x x0 λx + µx 0
      
f (λu + µv) = f λ  y  + µ  y0  = f  λy + µy0
      

      
z z0 λz + µz0
A  
−2(λx + µx 0 ) + (λy + µy0 ) + (λz + µz0 )
= 
(λx + µx 0 ) − 2(λy + µy0 ) + (λz + µz0 )

 
λ(−2x + y + z) + µ(−2x 0 + y0 + z0 )
CH

= 
λ( x − 2y + z) + µ( x 0 − 2y0 + z0 )

   
−2x + y + z −2x 0 + y0 + z0
= λ +µ 
x − 2y + z x 0 − 2y0 + z0

= λ f ( u ) + µ f ( v ).
D’où f est linéaire.

2. Ker f = {u ∈ R3 ; f (u) = 0R2 }.


F.

   
−2x + y + z 0
f (u) = 0R2 ⇒   =   ⇒ {x = z et y = z },
x − 2y + z 0
 
x
 
 y  ∈ R3 tels que :
et par suite :  
 
z
 
z
 
ker f = {u ∈ R3 ; u =  z  , où z ∈ R}.
 
 
z
   


 1 

    
Donc base de ker f est B =  1  , et dim(ker ( f ))
 
= 1.

IF

    
1

 

- dim( Im( f )), on a d’après théorème du rang

dim(R3 ) = 3 = dim( Im f ) + dim(ker ( f ))

RI
Et par suite : dim( Im( f )) = 2.
- Base de Im( f ), comme dim( Im( f )) = 2 = dimR2 et comme Im( f ) un sous
espace vectoriel de R2 alors nécessairement Im( f ) = R2 et donc la base ca-
     
 1 0 
nonique   ,   est une base Im( f ).
A  0 1 
   
x x−y
Exercice 2 : Soit f : R2 → R2 l’application définie par : f  = .
y −3x + 3y
CH

   
x x0
1. Soient u =   ∈ R2 et v =   ∈ R2 , et soient λ et µ deux réels.
y y0
      
x x0 λx + µx 0
f (λu + µv) = f λ  +µ  = f  
y y0 λy + µy0

 
(λx + µx 0 ) − (λy + µy0 )
= 
−3(λx + µx 0 ) + 3(λy + µy0 )
F.

 
λ( x − y) + µ( x 0 − y0 )
= 
λ(−3x + 3y) + µ(−3x 0 + 3y0 )

   
x−y x 0 − y0
= λ +µ 
−3x + 3y −3x 0 + 3y0
= λ f ( u ) + µ f ( v ).

Donc f est linéaire.

2. Ker f = {u ∈ R2 ; f (u) = 0R2 }.


   
x−y 0
f (u) = 0 ⇒   =   ⇒ { x = y}

IF
−3x + 3y 0
 
x
et par suite :   ∈ R2 tels que :
y

RI
 
x
ker f = {u ∈ R2 ; u =   , où x ∈ R}.
x
   
 1 
Donc base de ker f est B =   , et dim(ker ( f )) = 1.
 1 
A
3. Montrons que f est ni injective ni surjective.
Remarquons que :
     
CH

1 0 0
f = = f .
1 0 0
   
1 0
Mais   6=  , d’où f n’est pas injective.
1 0
 
1
On remarque aussi que   n’admet pas un antécédent car
0
 
F.

 x−y = 1  x = y
⇒ → impossible
 −3x + 3y = 0  0 = 1

d’où f n’est pas surjective.

Exercice 3 : Soit E = R3 [ X ]. On définit f l’application de E dans lui-même par

f ( P ) = P + (1 − X ) P 0
1. Soient P ∈ E et Q ∈ E, et soient λ et µ deux réels.

f (λP + µQ) = (λP + µQ) + (1 − x )(λP + µQ)0


= λP + µQ + (1 − x )(λP)0 + (1 − x )(µQ)0

IF
= λP + (1 − x )λP0 + µQ + (1 − x )µQ0
= λ ( P + (1 − x ) P 0 ) + µ ( Q + (1 − x ) Q 0 )
= λ f ( P ) + µ f ( Q ).

RI
Donc f est linéaire et puisque f : E → E, alors f est un endomorphisme de E.

2. Base de Im f .
A
Im( f ) = { f ( P)/P ∈ R3 [ X ]}
= { f ( aX 3 + bX 2 + cX + d)/a, b, c, d ∈ R}
= { a f ( X 3 ) + b f ( X 2 ) + c f ( X ) + d f (1)/a, b, c, d ∈ R}
= { a(−2X 3 + 3X 2 ) + b(− X 2 + 2X ) + c + d/a, b, c, d ∈ R}
CH

= vect{(−2X 3 + 3X 2 ), (− X 2 + 2X ), |{z}
1 }
| {z } | {z }
P0 P1 P2

Montrons que cette famille est libre


Soient λ1 , λ2 , λ3 ∈ R, alors

λ1 P0 + λ2 P1 + λ3 P2 = 0R3 [X ] ⇒ λ1 (−2X 3 + 3X 2 ) + λ2 (− X 2 + 2X ) + λ3 (1) = 0R3 [X ]


⇒ −2λ1 X 3 + (3λ1 − λ2 ) X 2 + 2λ2 X + λ3 = 0R3 [X ]


 −2λ1 = 0 
F.

λ = 0

 
 1
 
 3λ − λ = 0
 
1 2
⇒ ⇒ λ2 = 0

 2λ 2 = 0 


  λ = 0

 3
= 0

 λ3

D’où la famille est libre et B = {(−2X 3 + 3X 2 ), (− X 2 + 2X ), 1} base de


Im( f ), dim( Im( f )) = 3 = rg( f )
3. Base de ker f .

ker ( f ) = { P ∈ R3 [ X ]/ f ( P) = 0E }
= { P ∈ R3 [ X ]/ f ( aX 3 + bX 2 + cX + d) = 0R3 [X ] }
= { P ∈ R3 [ X ]/a(−2X 3 + 3X 2 ) + b(− X 2 + 2X ) + c + d = 0R3 [X ] }

IF
= { P ∈ R3 [ X ]/ − 2aX 3 + (3a − b) X 2 + 2bX + c + d = 0R3 [X ] }
  




 a=0 


= P ∈ R3 [ X ]/

b=0
  
c = −d
 
 

RI
= {−dX + d/d ∈ R}
= vect{(− X + 1)}.

Cette famille contient un seul élément donc elle est libre et B = {(− X + 1)}
base de ker f , dim(ker ( f )) = 1.
A
Exercice 4 : Soit l’application f : R3 → R3 telle que f (e1 ) = e1 + e2 + e3 , f (e2 ) =
2e1 − e2 + 2e3 , f (e3 ) = 4e1 + e2 + 4e3 .
   
CH

x x
   
 y , pour tout  y  ∈ R3 .
1. L’expression de f    
   
z z
 
x
 
 y  ∈ R3 où u = xe1 + ye2 + ze3 donc
Soit u =  
 
z

f (u) = f ( xe1 + ye2 + ze3 )


= x f (e1 ) + y f (e2 ) + z f (e3 ) car f est linéaire
F.

= x (e1 + e2 + e3 ) + y(2e1 − e2 + 2e3 ) + z(4e1 + 2e2 + 4e3 )


= ( x + 2y + 4z)e1 + ( x − y + z)e2 + ( x + 2y + 4z)e3
 
x + 2y + 4z
=  x−y+z 
 

x + 2y + 4z
2. Calculons f (e1 + 2e2 ), f 2 (e1 ), f 2 (e2 ), f 2 (e3 ), où f 2 = f ◦ f .

f (e1 + 2e2 ) = f (e1 ) + 2 f (e2 )


= e1 + e2 + e3 + 4e1 − 2e2 + 4e3
= 5e1 − e2 + 5e3

IF
f 2 (e1 ) = f ( f (e1 )) = f (e1 + e2 + e3 ) = f (e1 ) + f (e2 ) + f (e3 )
= e1 + e2 + e3 + 2e1 − e2 + 2e3 + 4e1 + e2 + 4e3
= 7e1 + e2 + 7e3

RI
f 2 (e2 ) = f ( f (e2 )) = f (2e1 − e2 + 2e3 ) = 2 f (e1 ) − f (e2 ) + 2 f (e3 )
= 2(e1 + e2 + e3 ) − (2e1 − e2 + 2e3 ) + 2(4e1 + e2 + 4e3 )
= 8e1 + 5e2 + 8e3
A
f 2 (e3 ) = f ( f (e3 )) = f (4e1 + e2 + 4e3 ) = 4 f (e1 ) + f (e2 ) + 4 f (e3 )
= 4(e1 + e2 + e3 ) + (2e1 − e2 + 2e3 ) + 4(4e1 + e2 + 4e3 )
= 22e1 + 7e2 + 22e3
CH

3. Le noyau et l’image de l’application f .

       


 x x 0 


       
3
Ker f =  y  ∈ R /f  y  =  0 
     

       

z z 0

 

   


 x x + 2y + 4z = 0 


   
3
=  y  ∈ R / x−y+z = 0
 

   

z x + 2y + 4z = 0 
 
F.


   

 x 

y = − z

   

3
=  y ∈R /
 

   x = −2z  
z

 

       


 − 2z 




 −2 

       

=  −z  /z ∈ R = vect  −1 .
   


   
 
   

z 1

 
 
 

   


 −2 

   

Donc base de ker f est B=  −1
 
 , et dim(ker ( f )) = 1.

   

1

 

- dim( Im( f )), on a d’après théorème du rang

IF
dim(R3 ) = 3 = dim( Im f ) + dim(ker ( f ))

Et par suite : dim( Im( f )) = 2.


- Base de Im( f )

RI
Im f = vect{ f (e1 ), f (e2 ), f (e3 )} où
     
1 2 4
     
f ( e1 ) =  1  , f ( e2 ) =  − 1  et f (e3 ) =  1 .
     
     
1 2 4
     
A 
 1 2 


     

On remarque que f (e3 ) = 2 f (e1 ) + f (e2 ), alors B =  1  ,  −1 
   

     

 
 1 2 
CH

base de Im( f ), dim( Im( f )) = 2

4. Soit X ∈ ker ( f ) ∩ Im( f ) alors X ∈ ker ( f ) et X ∈ Im( f ), donc


 
−2
 
X ∈ ker ( f ) ⇒ X = γ  −1 ,
 
 
1
   
1 2
   
X ∈ Im( f ) ⇒ X = α  1  + β  −1 .
   
F.

   
1 2
Alors
 


 α + 2β = −2γ 

 α = 0
 
α − β = −γ ⇒ β = 0

 

 α + 2β =

γ  γ = 0

Donc X = 0R3 , ce qui implique que ker ( f ) ∩ Im( f ) = {0R3 } et on a dimR3 =
3 = dim(ker ( f )) + dim( Im( f )), alors ker ( f ) et Im( f ) sont deux sous espaces
vectoriels supplémentaires.

Exercice 5 : Soit E un K−espace vectoriel et soit f ∈ L( E). Montrons que les asser-

IF
tions suivantes sont équivalentes

1. Ker ( f ) ∩ Im( f ) = {0E }.

2. Ker ( f ) = Ker ( f ◦ f ).

RI
1. Supposons que Ker ( f ) ∩ Im( f ) = {0E } et montrons que Ker ( f ) = Ker ( f ◦ f ).
-"⊂" : Si x ∈ ker ( f ) alors f ( x ) = 0E , donc f ( f ( x )) = f (0E ) = 0E (car f est
linéaire), alors f ◦ f ( x ) = 0E . Ce qui implique que x ∈ ker ( f ◦ f ). Cela montre
que ker ( f ) ⊂ ker ( f ◦ f ).
A
-"⊃" : Si x ∈ ker ( f ◦ f ) alors f ◦ f ( x ) = 0E , donc f ( f ( x )) = 0E (posons
y = f ( x )) alors f (y) = 0E ce qui implique que y ∈ Im( f ) et y ∈ ker ( f ), alors
y ∈ Im( f ) ∩ ker ( f ), d’après (1) on a y = 0E et donc f ( x ) = 0E ce qui signifie
CH

x ∈ ker ( f ). Cela montre que ker ( f ◦ f ) ⊂ ker ( f ).


D’où l’égalité ker ( f ) = ker ( f ◦ f ).

2. Supposons que Ker f = Ker ( f ◦ f ) et montrons que Ker ( f ) ∩ Im( f ) = {0E }.


Soit y ∈ Ker ( f ) ∩ Im( f ) alors y ∈ Im( f ) et y ∈ ker ( f ) donc il existe x ∈
E, y = f ( x ) et f (y) = 0E , alors f ( f ( x )) = 0E donc f ◦ f ( x ) = 0E , ce qui
implique x ∈ ker ( f ◦ f ), et d’après (2) x ∈ ker ( f ), donc y = 0E . Cela montre
que Ker ( f ) ∩ Im( f ) = {0E }.
F.

Exercice 6 : Soit E un K−espace vectoriel de dimension finie n et soit f ∈ L( E).


Montrons que : Ker f = Im f ⇔ f ◦ f = 0L(E) et n = 2.rg( f ).

1. Supposons que f ◦ f = 0L(E) et n = 2.rg( f ) et montrons que Ker ( f ) = Im( f ).


Soit y ∈ Im( f ) donc il existe x ∈ E, y = f ( x ), alors f (y) = f ( f ( x )) =
f ◦ f ( x ) = 0E , ce qui implique que y ∈ ker ( f ) et donc Im( f ) ⊂ ker ( f ).
Et d’après théorème du rang on a dimE = dimker ( f ) + dimIm( f ) et donc
n
dimker ( f ) = n − 2 = n2 . On a Im( f ) ⊂ ker ( f ) et les deux sous espaces ont la
même dimension alors ils sont égaux.

2. Supposons que Ker f = Im f et montrons que f ◦ f = 0L(E) et n = 2.rg( f ).

IF
D’après théorème du rang on a dimE = dimker ( f ) + dimIm( f ) et puisque
on a ker ( f ) = Im( f ) alors dimker ( f ) = dimIm( f ), donc 2dimIm( f ) = n, ce
n
qui implique que dimIm( f ) = 2. Et pour tout x ∈ E, f ( x ) ∈ Im( f ) donc
f ( x ) ∈ ker ( f ) et f ( f ( x )) = 0, cela montre que f ◦ f = 0L(E) .

RI
Exercice 7 : Soient f ∈ L( E, F ) et G ∈ L( F, G ). montrons que

g ◦ f = 0 ⇔ Im( f ) ⊂ Ker ( g).

-"⇒" : Supposons que g ◦ f = 0 et montrons que Im f ⊂ Kerg.


A
Soit y ∈ Im( f ) alors il existe x ∈ E, y = f ( x ), donc g(y) = g( f ( x )) = g ◦ f ( x ) = 0,
ce qui implique que y ∈ ker ( g). D’où Im( f ) ⊂ Ker ( g).
-"⇐" : Supposons que Im( f ) ⊂ Ker ( g) et montrons que g ◦ f = 0.
CH

Soit y ∈ Im( f ) donc il existe x ∈ E, y = f ( x ) or on a y ∈ ker ( g) car Im( f ) ⊂ ker ( g),


alors g(y) = g( f ( x )) = 0. D’où g ◦ f ( x ) = 0.
 
x
Exercice 8 : La forme linéaire f est donnée par f  y  = αx + βy + γz, donc
 

z
     
1 2 1
f  1  = α + β + γ = 0, f  0  = 2α + γ = 1, f  2  = α + 2β + 3γ = 4.
     

1 1 3
F.

Alors on obtient le système suivant :

 


 α+β+γ = 0 

 α = −1
 
2α + γ = 1 ⇒ β = −2 .

 

 α + 2β + 3γ = 4
  γ = 3

 
x
Donc f  y  = − x − 2y + 3z.
 

Exercice 9 : Soit f : R3 → R3 l’application linéaire définie par :

IF
   

RI
x 2y + z
f y  =  .
   
z

A z 0

1. Calculons Ker f et Im f .
CH
       

 x x 0 

Ker f =
 
∈ R3 / f
   
=
 y   y   0 

 

z z 0
   
x
2y + z = 0 

 
3
=  y ∈R /
 

 z = 0  
z
   
x
z=0 

 
3
=  y ∈R /
 

 y=0  
z
F.

       

 x  
  1 

=  0 /x ∈ R = x 0 /x ∈ R
   

  
  

0 0
   

 1 

= vect  0  , dim(ker ( f )) = 1
 

 

0
     

 x x 

Im( f ) = f y / y  ∈ R
    3

 

z z
   

 2y + z 

=  z /y, z ∈ R
 
 

IF
 
0
     

 2 1 

= y 0  + z 1 /y, z ∈ R
   

 

0 0
     
2 1

RI

 

= vect  0  ,  1  , dim( Im( f )) = 2
   

 

0 0

2. Calculons f 2 = f ◦ f puis Ker f 2 et Im f 2 .


A    
x x
f2 y  = f  f  y 
    

z z
   
CH

2y + z 2z
= f = 0 
   
z
0 0
       

 x x 0 

Ker ( f 2 ) = 3
 y  ∈ R /f y  =  0 
     

 

z z 0
   

 x 

= ∈ R 3 / 2z = 0
 
 y 

 

z
F.

         

 x  
  1 0 

=  y /x, y ∈ R = x  0  + y 1 /x, y ∈ R
     

  
  

0 0 0
     

 1 0 

= vect  0 ,  1  , dim(ker ( f 2 )) = 2
   

 

0 0
     

 x x 

Im( f 2 ) = f  y / y  ∈ R3
   

 

z z
   

 2z 

=  0 /y, z ∈ R
 
 

IF
 
0
   

 2 

= z 0 /z ∈ R
 

 

0
   
2

RI

 

= vect  0  , dim( Im( f 2 )) = 1
 

 

0

3. Montrons que f est nilpotente.


A
Remarquons que

    
x x
f 3  y  = f  f 2  y 
    
CH

z z
   
2z 0
= f = 0 
   
0
0 0

Alors f est nilpotente et l’indice de nilpotence égale à 3

Exercice 10 : Soit E un K−espace vectoriel et soit f ∈ L( E).


Montrons que : Im f = Im f 2 ⇔ E = Ker f + Im f .
F.

1. Supposons que Im f = Im f 2 et montrons que E = Ker f + Im f


Soit y ∈ E alors il existe x ∈ E tel que y = f ( x ) et y = f 2 ( x ) car Im f = Im f 2 ,
donc f ( x ) = f 2 ( x ) alors f ( x ) − f 2 ( x ) = 0, ce qui implique que f ( x − f ( x )) =
0, d’où x − f ( x ) ∈ ker ( f ).
Posons b = x − f ( x ) tel que b ∈ ker ( f ), alors x = f ( x ) + b
On a x ∈ E et f ( x ) ∈ Im( f ) et b ∈ ker ( f ), donc E = Im( f ) + ker ( f ).

2. Supposons que E = ker f + Im f et montrons que Im( f ) = Im( f 2 ) On a tou-


jours Im f 2 ⊂ Im f car

y ∈ Im f 2 ⇒ ∃ x ∈ E, tq y = f 2 (x)

IF
⇒ y = f ( f ( x )) ⇒ ∃ f ( x ) ∈ E, tq y = f ( f ( x )) .
⇒ y ∈ Im f
Donc pour montrer que Im f = Im f 2 il suffit de montrer que Im f ⊂ Im f 2 .
Soit y ∈ Im f alors il existe x ∈ E tel que y = f ( x ), puisque E = ker f + Im f

RI
alors il existe a ∈ E et b ∈ ker ( f ) tq x = f ( a) + b, donc f ( x ) = f ( f ( a) + b) ce
qui implique que y = f ( x ) = f 2 ( a) + f (b) alors y = f 2 ( a), donc y ∈ Im( f 2 ).
|{z}
=0

D’où Im f ⊂ Im f 2
A
Si de plus E est de dimension finie alors d’après théorème du rang on a dimE =
dimIm( f ) + dimker ( f ), donc Im f = Im f 2 ⇔ E = Ker f ⊕ Im f .
Exercice 11 : Soit f ∈ L( E, F ) où E et F sont deux espaces vectoriels de dimensions
CH

finies

1. Montrons que si f est surjective alors dimE ≥ dimF.


Soit f est surjective alors Im( f ) = F, par conséquent dimIm( f ) = dimF, et
d’après théorème du rang dimker ( f ) + dimIm( f ) = dim( E) ⇔ dimker ( f ) +
dimF = dimE, ce qui donne que dimker ( f ) = dimE − dimF ≥ 0, d’où dimE ≥
dimF

2. Montrons que si f est injective alors dimE ≤ dimF.


F.

Soit f est injective alors ker f = {0E }, donc dim(ker f ) = 0 et comme Im f ⊂ F


alors dimIm f ≤ dimF, et d’après théorème du rang dimker ( f ) + dimIm( f ) =
dim( E) ⇒ dimIm f = dimE, ce qui implique que dimE ≤ dimF.

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