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2 Draft Erick

Ce document traite de l'incidence de l'installation du système de paiement de l'électricité par cash power au détriment du réseau de la SNEL sur les ménages de la commune d'Ibanda à Bukavu en RDC. Il présente le contexte énergétique en RDC et les défis d'accès à l'électricité puis décrit brièvement la mise en place du système de cash power dans la région.

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Ce document traite de l'incidence de l'installation du système de paiement de l'électricité par cash power au détriment du réseau de la SNEL sur les ménages de la commune d'Ibanda à Bukavu en RDC. Il présente le contexte énergétique en RDC et les défis d'accès à l'électricité puis décrit brièvement la mise en place du système de cash power dans la région.

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République Démocratique du Congo

Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire


Instituts Supérieurs Techniques
Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu

ISDR-Bukavu

B.P : 2849 Bukavu

INCIDENCE DE L’INSTALLATION DU CASH POWER AU


DETRIMENT DU COURANT DE LA SNEL SUR LES
MENAGES DE LA COMMUNE D’IBANDA A BUKAVU

Option : Organisation Sociale

Directeur
Par : KULIMUSHI BIRINDWA Erick
CT FURAHA MATENDO Astrid
Travail de fin de cycle présenté pour l’obtention du
Ingénieur en agronomie Diplôme de Gradué en Développement Rural.
Master en socio-économie de
Niveau de technicité : A1
l’environnement

ANNEE ACADEMIQUE: 2020-2021


I

EPIGRAPHIE

Cantique des degrés. Je lève mes yeux vers les montagnes... D'où me
viendra le secours?

Le secours me vient de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre.

Il ne permettra point que ton pied chancelle; Celui qui te garde ne


sommeillera point.

Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël.

L'Éternel est celui qui te garde, L'Éternel est ton ombre à ta main
droite.

Pendant le jour le soleil ne te frappera point, Ni la lune pendant


la nuit.

L'Éternel te gardera de tout mal, Il gardera ton âme;

L'Éternel gardera ton départ et ton arrivée, Dès maintenant et à


jamais.

Psaume 121

DEDICACE

A nos parents : MUSOLE BUHENDWA ;


II

JEAN PAUL BUHENDWA ;

NZIGIRE BUHENDWA ;

KULIMUSHI BIRINDWA Erick

REMERCIEMENTS

Nous remercions l’éternel Dieu tout puissant lui qui me donne


aujourd’hui grâce et miséricorde afin de donner un sens à mes études
à travers ce présent travail de fin de cycle.
III

Au terme de ce travail, fruit des efforts bien conjugués, nous


tenons à exprimer nos remerciements au Directeur de ce travail le
chef de Travaux FURAHA MATENDO qui malgré ses multiples occupations
professionnelles nous a rendu un service inoubliable. A tout le
corps académique de l’ISDR /BKV  ; A tous les Enseignants, aux
chercheurs, aux administratifs et aux ouvriers pour tous les
services qu’ils nous ont rendu.

Il nous serait ingrat de ne pas exprimer nos sentiments de


gratitude à nos parents qui sans doute se donnent corps et âme de
nous élever depuis notre naissance jusqu’à ces jours surtout le
plan.

A mes frères, sœurs et ami(e) plus particulièrement à Faustin


BIRINDWA, Grâce BIRINDWA NABINTU BIRINDWA et Jean-Jacques BUJIRIRI…
pour leur soutient spirituel, moral et financier qu’ils m’ont
apporté pendant la réalisation de ce magnifique document. Merci à
tous !

QUE DIEU VOUS BENISSE  !

KULIMUSHI BIRINDWA Erick

SIGLES ET ABREVIATIONS

$ : Dollar

% : Pourcentage

AVS : Association des Vendeurs de Sable

CC : Conditions Critiques


IV

CIRGL :

COBRINYA : Comité de Briquetier de Nyangezi

CT : Chef des Travaux

FC : Franc Congolais

IOV : Indicateurs Objectivement Vérifiable

MS/SV : Moyen ou Source de Vérification

MW : Mégawatts

OUA : Organisation de l’Unité Africaine

PIB : Produit Intérieur Bruit

RDC : République Démocratique du Congo

SADEC :

SNEL : Société Nationale d’Electricité

TFC : Travaux de Fin de Cycle

US : United States


1

I. INTRODUCTION GENERALE
I.1. PROBLEMATIQUE

En Afrique, vers les années 2014, la consommation moyenne par habitant atteignait à
peine 483 kilowattheures, l’équivalent d’une ampoule de 50 watts allumée douze mois
d’affilée. Dans de nombreux pays d’Afrique centrale, l’alimentation d’un réfrigérateur
pendant un an coûte plus de 10 % du PIB par habitant (Emile LEBRIS, 1999). Dans une
région où 437 millions d’habitants vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, c’est un luxe
inaccessible pour la plupart. Un grand nombre d’individus n’ont toujours pas les moyens de
financer un raccordement à l’électricité ou une consommation raisonnable, sans parler
d’acheter des appareils qui pourraient accroître leurs revenus.et stabiliser l’intensité
électrique. 1

En effet, pour de nombreux ménages en Afrique, les rentrées d’argent sont trop
imprévisibles pour assumer les frais de raccordement ou payer une redevance mensuelle et
beaucoup partagent les compteurs pour éviter ces charges. Du fait de cette pratique et d’une
sous-consommation généralisée, les compagnies d’électricité sont incapables d’entretenir ou
d’étendre le réseau.2

C’est ainsi qu’à travers un consentement communautaire, les grandes institutions


économiques en Afrique (SADEC, CIRGL,…) avec l’accompagnement de l’OUA, ont
instauré le système de Cash-Power3 pour la stabilisation du courant électrique, et combattre à
ce terme les coupures inappropriées de l’énergie électrique. 4 Malheureusement, malgré ces
efforts, l’alimentation est irrégulière très souvent. Les particuliers (ménages) et les entreprises
peuvent être privés d’électricité pendant plusieurs heures, de jour comme de nuit. Et même
lorsque l’alimentation est stable, les restrictions (chutes volontaires ou involontaires de
tension) sont monnaie courante. (OUA, 2018)

En République Démocratique du Congo (RDC), le taux national d’électrification est


actuellement de 9%, et d’1% seulement si l’on tient uniquement compte du monde rural
(76,8% de la population congolaise), pourtant, il y existe d’innombrables opportunités les

1
LE BRIS Emile, "La construction municipale en Afrique", in Emile Le Bris, coord, Espaces publics municipaux. Politique
africaine, n° 74, 1999, p. 6-12.
2
Idem
3
Le système du Cash-power est l’une des précautions prises par les entreprises publiques ou privées qui ont à leurs charges,
la gestion de l’énergie électrique pour renforcer la stabilisation du courant électrique, mais aussi la régulation de
consommation de cette dernière par le ménage ou entreprise consommateur(trice). Le Cach-power est un outil utilisé dans ce
système comme un appareil compteur.
4
Rapport Final de la conférence annuel de l’OUA, Addis-Abeba, 2018
2

vastes ressources naturelles et minérales du pays comptent parmi les plus riches sur terre. 5 En
effet, en plus d’avoir un sous-sol riche en minerais, ce pays possède en outre suffisamment de
potentiel énergétique pour alimenter en électricité les trois quarts du continent africain, mais
ces potentialités ne sont pas bien exploitées, ce qui met en cause la faible accessibilité du
courant électrique dans ce pays.6 (MUHINDUKA, 2010)

En effet, le service public congolais de l’électricité assuré par la Société nationale


d’électricité (SNEL) est défaillant. Sur les 10 000 mégawatts (MW) nécessaires pour répondre
à la demande sans cesse croissante de la population congolaise, cette société n’en produit que
près de 4 000 dans l’ensemble du pays, accusant ainsi un déficit de plus de 6 000 MW7. Ainsi,
sur l’ensemble des villes du pays, l’accès théorique de la population à l’électricité est estimé à
44,1 % tandis qu’il serait de 3 % dans la périphérie des grandes villes du pays. (SNEL, 2019)

Cependant, vers les années 2015, à travers l’apport du gouvernement chinois, la RDC a
introduit dans son système de gestion d’énergie électrique, les mécanismes de consommation
et de paiement des frais d’une manière automatique pour stabiliser les pannes, régulariser la
consommation et suivre les déficits financiers qui se trouvent dans ce secteur d’intérêt
économique, mais les résultats sont jusqu’à présent critiqués, car les mêmes problèmes
s’accroissent toujours. 8 (OKAPI ,2015)

Pendant ce temps au Sud-Kivu, les agents de la SNEL et les usagers développent des
modes alternatifs de délivrance et d’accès à l’électricité. En effet, certains gestionnaires et
agents locaux facilitent l’installation des branchements frauduleux, négocient
l’échelonnement des échéances de paiement des factures, s’évertuent à ne pas observer le
programme de délestage moyennant rétribution, tandis que d’autres procèdent à la coupure
irrégulière de l’électricité pour contraindre les usagers à négocier le rétablissement, exigent le
paiement à l’acte pour toute intervention, même si celle-ci relève de leurs prérogatives
officielles, etc. 9

Les usagers, plus complices que victimes, semblent préférer ces pratiques qui
assouplissent en coût et en temps les procédures formelles d’accès à l’électricité, ralentissant
ainsi, le développement du réseau électrique dans cette partie de la RDC.10 Ceci étant, la
5
FAO, The State of Forests in the Amazon Basin, Congo Basin and Southeast Asia, 2011
6
Di-Kuruba Dieudonné MUHINDUKA, gestion additive, biens publics et fourniture de l’électricité dans la région de
Bukavu, RD Congo, Thèse de Doctorat en Sciences Politiques et Sociales, Université Catholique de Louvain, Brussel, 2010
7
Lire en ligne sur https://www.kinshasatimes.net le 10 juin 2021 à 11h54’
8
Lire en ligne sur https://www.radiookapi.net/actualité le 10 juin 2021 à 12h30’
9
Anonyme, 2020
10
Idem
3

SNEL/SUD-KIVU a procédé en novembre 2020 à l’installation officielle des compteurs à


prépaiement (Cash Power) dans la ville de Bukavu avec comme objectif de mettre fin à la
surfacturation et la consommation incontrôlée du courant électrique dans la ville de Bukavu,
cette opération a commencé d’être matérialisée dans la commune d’Ibanda plus précisément
dans le quartier Nyalukemba.11

Par ailleurs, l’article 48 de la constitution en RDC stipule que le droit à un logement


décent, la droit à l’eau potable et à l’énergie électrique sont garantis, ce qui ne serait pas le cas
pour ce système de Cash Power au détriment du courant de la SNEL dans la ville de Bukavu.
Ainsi, doté d’une centrale hydroélectrique qui produit à peu près 500 Mégawatts (MW), et
partagé par le Rwanda et le Burundi, la ville de Bukavu en bénéficie que 30% d’énergie
produit dans le centrale hydroélectrique de Ruziziz I. (Judith ASINA, 2020)12

Nonobstant cette situation, la centrale est datée des années 1940 et construit sur base
d’une population quatre fois inférieure de celle que possède la ville actuellement. Or, les
mêmes matériaux, techniques et outils, sont toujours utilisés et appliqués aujourd’hui, ce qui
cause des pannes et des délestages, car la demande en énergie électrique a été revue à la
hausse à cause de l’explosion démographique actuellement (Janvier MALENGABO13, 2021).
Pourtant, le système de Cash Power exige la disponibilité du courant électrique en temps plein
et d’une bonne qualité d’énergie, ce qui n’est pas le cas pour le courant de la SNEL dans la
ville de Bukavu. Ce travail vise à démontrer les risques que ce système a sur les ménages vu
la qualité et la quantité du courant électrique que nous propose la SNEL pour qu’à la longue
nous dégagions des solutions aux problèmes rencontrés.

De ce fait quelques questions méritent d’être posées :

- Quel est l’état des lieux d’installation et d’utilisation du Cash Power au détriment du
courant électrique présent dans la commune d’Ibanda à Bukavu ?
- Quelles sont les conséquences d’utilisation du Cash Power au détriment du courant
électrique présent dans la commune d’Ibanda à Bukavu ?
- Quelles sont les mécanismes à mettre en place pour que l’utilisation du Cash Power
améliore l’électrification de la commune d’Ibanda à Bukavu ?
I.2. HYPOTHESES DU TRAVAIL
11
Lire en ligne sur https://www.sveinmediab.info le 12 juin 2021 à 8h00
12
Judith ASINA est journaliste et rapporteur au sein de la Radio SVEIN de Bukavu émettant sur la fréquence 89.3 MHZ
13
Janvier MALENGABO (est le directeur général de la SNEL/SUD-KIVU) dans une interview accordé à la presse lors de la
commémoration de la journée du lancement d’installation de Cach Power dans la ville de Bukavu. Disponible sur
https://www.radiookapi.net/actualité lire en ligne le 12 juin 2021 à 10h30’
4

Pour ce travail, nous avons comme hypothèses :

- L’installation du Cash Power est visible seulement dans quelques parties de la


commune et la continuité des coupures inattendues du courant électrique au sein des
unités de consommation, malgré qu’on est en ordre avec le paiement, seraient les traits
caractérisant l’état des lieux de l’installation et d’utilisation du Cash Power dans la
commune d’Ibanda ;
- La régularisation de la consommation et de paiement du courant au sein des unités de
consommation, la baisse du vol de l’énergie électrique, la hausse des prix de
consommation du courant, la multiplication des pannes… seraient les conséquences de
l’utilisation du Cach Power au détriment du courant électrique de la SNEL dans la
ville de Bukavu ;
- Le remplacement du transformateur qui est en panne, détérioré et vétuste, le
renforcement des capacités de l’usine de Ruzizi Ier par la construction d’un autre
barrage, le renforcement de l’automatie électrique et renforcement des capacités des
agents de la SNEL, seraient les mécanismes à mettre en place pour que l’utilisation du
Cash Power améliore l’électrification de la commune d’Ibanda à Bukavu.
I.3. OBJECTIFS DE L’ETUDE
I.3.1. Objectif Global

Connaitre l’incidence de l’installation du Cash power au détriment du courant de la SNEL sur


les ménages de la commune d’Ibanda à Bukavu.

I.3.2. Objectifs spécifiques


- Dégager l’état des lieux d’installation et d’utilisation du Cash Power au détriment du
courant électrique présent dans la commune d’Ibanda à Bukavu ;
- Savoir les conséquences d’utilisation du Cash Power au détriment du courant électrique
présent dans la commune d’Ibanda à Bukavu ;
- Proposer les mécanismes à mettre en place pour que l’utilisation du Cash Power améliore
l’électrification de la commune d’Ibanda à Bukavu.
I.4. CHOIX ET INTERETS DU SUJET
I.4.1. Choix du sujet

Le choix du sujet l’incidence de l’installation du Cach Power au détriment du courant de la


SNEL sur les ménages de la commune d’Ibanda à Bukavu, est motivé par des convenances
personnelles, celles de connaître l’importance du Cash Power dans l’électrification de la ville
5

de Bukavu et en particulier la commune d’Ibanda, mais aussi connaître les conséquences de


l’utilisation du Cach Power au détriment de la qualité de service du courant la SNEL au sein
des ménages de Bukavu.

I.4.2. Intérêts du sujet

Entant qu’étudiant finaliste en Développement Rural avec un perfectionnement en


Organisation Sociale et ayant suivi certains cours qui ont trait avec le social et l’économie,
nous avons été fortement touché par ces problèmes. Ainsi, l’intérêt du sujet se focalisera au
niveau des apports suivants :

I.4.2.1. Intérêt personnel

Ce travail scientifique va renforcer notre capacité de compréhension sur la problématique


de la fourniture du courant de la SNEL à travers l’utilisation du Cash Power dans la ville de
Bukavu et en particulière d’Ibanda. Ensuite, entant qu’un futur Technicien Supérieur en
Développement Rural, cette étude va me permettre de perfectionner certaines connaissances
liées aux facteurs favorisants l’électrification d’une entité administration. Enfin, cette étude va
nous permettre de savoir les risques et opportunités de Cash Power de la fourniture du courant
électrique dans les ménages.

I.4.2.2. Intérêt scientifique

Scientifiquement, ce travail sera un outil de référence pour les chercheurs animés par la
thématique de fourniture du courant électrique dans les ménages avec le Cash Power. Les
lecteurs trouveront expliquer ici un état des lieux de la distribution du courant électrique avec
le Cach Power dans la commune d’Ibanda. Les stratégies proposées seront considérées
comme des moyens efficaces pour contourner les conséquences néfastes de l’utilisation du
Cach Power dans la fourniture du courant électrique dans la ville de Bukavu. Les résultats
trouvés dans le cadre de ce présent travail serviront de comparaison dans les études
antérieures et postérieures de la fourniture du courant électrique dans la ville de Bukavu à
travers l’utilisation du Cash Power.

I.5. DEFINITIONS DES CONCEPTS CLES


I.5.1. Incidence
6

Ce mot vient de l’anglais (incidence) et de latin (incider) qui veut dire arriver. Le
dictionnaire le Larousse définit l’incidence comme étant une répercussion plus ou moins
directe de quelque chose, conséquence sur une situation, un impact sur un fait : incidence sur
le revenu à travers l’activité commerciale. Pour notre cas, il s’agit d’un résultat cumulatif
après une période de faisabilité d’une situation, c’est-à-dire il s’agit de conséquences réelles et
rationnelles sur une activité.

Pour notre cas, il s’agit d’un résultat cumulatif après une période de faisabilité d’une
situation, c’est-à-dire il s’agit de conséquences réelles et rationnelles sur une activité.

I.5.2. Cash Power

Le Cach Power, est un appareil électronique et codé qui permet de régulariser la


consommation de l’énergie électrique, mais aussi son prépaiement. Il fonctionne d’une
manière automatique, une fois activé à partir d’un ticket à 20 chiffres à acheter, auprès de
l’entreprise utilisatrice moyennant le numéro du compteur. Ainsi, quand les chiffres seront
acceptés, le compteur va mettre à décompter de l’énergie suivant la consommation du crédit
enregistré. Lorsque le crédit tend à s’épuiser, il y a un bip de signal pour la recharge et autres
signaux à l’écran. Il est donc réputé d’un fonctionnement automatique.

I.5.3. Courant électrique

Le courant électrique est une puissance électromagnétique qui s’exprime en Walt (W),
utilisée pour faire fonctionner les appareils électroniques.

I.5.4. Ménages

Il vient de l’ancien français mesnage, avec l'influence de maisnie, famille. Du latin


populaire mansionata, de mansio, -onis, maison. Le Larousse le définie comme un couple
vivant en commun et constituant une communauté domestique : un ménage sans enfants.
C’est un ensemble de ce qui concerne les affaires domestiques, l'entretien de la famille, en
particulier ensemble des travaux concernant la propreté d'un intérieur : s'occuper du ménage
de toute la famille.

Quant à nous, c’est unité statistique élémentaire de population, constituée par une ou
plusieurs personnes (célibataire, famille, communauté) qui, quels que soient les liens qui les
unissent, occupent un même logement à titre de résidence principale, et envisagée dans sa
fonction économique de consommation.
7

I.6. METHODOLOGIES DU TRAVAIL

Pour collecter, traiter et analyser les données de notre étude, nous avons recouru aux
méthodes suivantes, nous avons utilisé la Méthode analytique qui est un procédé qui nous a
permis de décrire, d’analyser et d’interpréter les données recueillis au sein des quelques
ménages de la commune d’Ibanda; la Méthode déductive a servi d’analyse des faits à partir
des conclusions que nous avons reçues de notre observation et/ou recherche, et qui ont un
impact sur le vécu habituel de notre population d’enquête ; la Méthode statistique qui
consistait à utiliser les moyens qui sont quantitatifs pour permettre la comparaison des faits.
Cette méthode nous a permis d’interpréter de manière chiffrée les données que nous avons
recueillies sur le terrain pendant notre recherche.

Ainsi, la Technique d’analyse documentaire qui nous a permis de consulter des


ouvrages : Thèses de doctorat, mémoires, TFC, les revues, livres, les ouvrages des
colloques… qui sont en rapport avec le sujet d’investigation en vue de confectionner une base
théorique pour la réalisation de ce travail ; la Technique d’interview qui nous a facilité
d’échanges verbaux avec quelques gestionnaires du courant électrique dans la commune
d’Ibanda, notamment les agents de la SNEL et ses responsables ; la technique du
questionnaire a facilité d’avoir les informations nécessaires sur notre sujet de recherche à
travers l’élaboration d’un questionnaire d’enquête comprenant une vingtaine de question
ouvertes et fermées. La Technique d’échantillonnage nous a permis de tirer au hasard et de
manière aléatoire un échantillon représentatif de 96 personnes. A ce fait, les agents de la
SNEL, quelques chefs des ménages de la commune d’Ibanda, évidemment ceux qui possèdent
le cash power au sein de leur ménage, mais aussi les autorités politico-administratives de la
commune d’Ibanda, ont constitué notre population d’enquête.

Tableau 1  : les répartitions de nos enquêtés selon leurs sexes, âges et états matrimoniaux

SEXES EFFECTIFS POURCENTAGE

Masculin 53 55,2%

Féminin 43 44,8%

TOTAL OBS. 96 100

AGES EFFECTIFS POURCENTAGE


Jeunes (0-19ans) 9 9,4%
Adultes (20 à 50ans) 66 68,8%
Vieux (60ans et plus) 21 21,9%
8

TOTAL OBS. 96 100%


ETATS MATRIMONIAUX EFFECTIFS POURCENTAGE
Célibat 26 27,1%
Marié(e) 65 67,7%
Divorcé(e) 5 5,2%
TOTAL OBS. 96 100%
Source : nos enquêtes sur terrain, Août 2021

Ce tableau présente les répartitions de nos enquêtés selon les sexes, âges et états
matrimoniaux. Ainsi, selon la variable sexe, les hommes sont nombreux avec un score de
55,2% contre 44,8% des femmes; ceci s’explique par le fait que ce sont les hommes qui sont
parfois les chefs des ménages au détriment des femmes, et aussi plusieurs de gestionnaires du
courant électrique dans la commune d’Ibanda, sont les hommes. Pour la variable âge, les
résultats montrent que ces sont des adultes qui s’occupent beaucoup plus de la question du
courant électrique et la manipulation du cash power, suivi des vieux et les jeunes en dernière
position. Pour la variable états matrimoniaux, les marié(e)s sont en tête avec 67,7% de nos
96 enquêtés suivi des célibataires avec 27,1% et enfin les divorcé(e)s ferment la marge avec
5,2%. Les mariés sont considérés comme les personnes à charges.

Tableau 2  : les répartitions de nos enquêtés selon les niveaux d’étude, professions et
quartiers

ETUDES EFFECTIFS POURCENTAGE


Nulles 1 1%
Primaires 5 5,2%
Secondaires 38 39,6%
Supérieures 52 54,2%
TOTAL OBS. 96 100%
PROFESSIONS EFFECTIFS POURCENTAGE
Agent public (administration publique) 65 67,7%
Agent privé (ONG, Entreprenariat,…) 31 32,3%
TOTAL OBS. 96 100%
ADRESSES/QUARTIERS EFFECTIFS POURCENTAGE
Ndendere 34 35,4%
Nyalukemba 60 62,5%
Panzi 2 2,1%
TOTAL OBS. 96 100
Source : nos enquêtes sur terrain, Août 2021

Ainsi en se fiant au tableau ci-dessus, il nous montre que les niveaux d’étude des
enquêtés varient d’un score de 54,2% pour ceux qui ont un niveau d’étude supérieure contre
9

39,6% pour ceux qui ont un niveau d’étude secondaire. Pour le niveau d’étude primaire, nous
avons 5,2% de seuil seulement et enfin ceux qui n’ont pas étudiés ont qu’un seul pourcent.
Cette situation s’explique par le fait que les taux d’analphabétisme dans la ville de Bukavu
ont baissé. Pour ce qui est des professions, la majorité de nos enquêtés sont les agents publics
avec un score de 67,7% contre 32,3% des agents privées. Ce qui peut s’expliquer par le fait
que, dans la ville de Bukavu, la majorité de sa population a comme profession, le travail de
l’état, or les gestionnaires du courant électrique sont des agents de l’état. En ce qui concerne
l’adresse, presque tous nos enquêtés sont dans le quartier Nyalukemba, parce que c’est le
quartier où la plus part de cash power sont installés actuellement dans la ville de Bukavu au
détriment des autres quartiers.

I.7. DELIMITATION DU TRAVAIL


I.7.1. Délimitation Temporelle

Sur le plan temporel, notre travail vas couvrir les années 2015 à 2020, période à laquelle,
le Cach Power e été instauré dans le système de gestion du courant électrique en RDC, plus
particulièrement dans la commune d’Ibanda, ville de Bukavu en Province du Sud-Kivu.

I.7.2. Délimitation spatiale

Sur le plan spatial, la commune d’Ibanda constitue notre champ d’investigation. De ce fait
voici la cartographie de la commune d’Ibanda.

I.7.2.1. La description de la commune d’Ibanda


I.7.2.1.1. De la création

La commune d'Ibanda14 est l'une des communes qui composent la ville de Bukavu. Elle a
été créée à l'époque coloniale par l'arrêté collectif N°111/20 du 03 octobre 1958.

I.7.2.1.2. Situation géographique


a. Limites territoires

Elle est limitée :

- A l'Est par la rivière RUZIZI qui constitue la frontière avec la république Rwandaise
- A l'Ouest par la rivière KAWA qui la sépare de la commune de Kadutu
- Au Nord par le lac Kivu
14
Source : monographie de la commune d’Ibanda (2020), bureau communal d’Ibanda, secrétariat technique.
10

- Au Sud par le quartier CAHI de la commune de BAGIRA et le groupement MUDUSA


dans le territoire de KABARE
b. Coordonnées géographiques
- La latitude est de 2°30 seconds sud de longitude de 26°50 secondes Est
- L'altitude moyenne est de 1612 mètres
- Sa superficie est de 11,57Km carrés
I.7.2.1.3. Données sociodémographiques
a) Types de climat

C'est un climat tempéré de montagne qui a deux saisons s'étendant chacune sur six mois ; la
saison sèche et la saison de pluie, la température moyenne varie de 22° et 27°.

b) Nature du Sol

Le sol est argileux, glissant et lorsqu'il a plu et poussiéreux pendant la saison sèche.

c) Relief du sol

Il est accidenté car il présenté beaucoup des pertes abrut qui sont impropres aux
constructions des maisons et à l'agriculture, le quartier c'est le flanc ELAKAT dans les
quartiers NDENDERE et Panzi, Mbeke dans Panzi et Ruzizi/SOMINKI dans le quartier
Nyalukemba. Ces sites ont été désignés par l'autorité pour être reboisés. Malheureusement,
les plantules qui y sont piquées sont détruits chaque année par des constructeurs et
cultivateurs qui y construisent des maisons d'habitation :et y pratiquent des activités
champêtre de façon anarchique. Une lutte contre ces constructions anarchiques est menée
pour décourager ces constructeurs anarchiques qui occupent illégalement ces sites. Il est vrai
que les résultats escomptés n'ont pas encore été atteints sur les sites les plus envahis, à savoir :

- Le versant ELAKAT, les avenues anciens combattants et II (Bourguigno) dans le


quartier Ndendere,
- Le versant RUZIZI, KAZA Roho et Luganda/Mbeke dans le quartier Panzi
- Le versant de la Ruzizi/SOMINKI, les dix mètres de rive du lac kivu, la vallée de
Mukukwe et le cimetière de la Ruzizi dans le quartier Nyalukemba
d) Renseignement sur le sous-sol

Nous ne disposons d'aucun renseignement sur le sous-sol de la commune d'Ibanda étant


donné que la division provinciale des mines ne nous a pas fourni des données y relatives.
11

e) Kilomètre des routes vitales

Les routes vitales en commune d'Ibanda ont une longueur totale de 42,77Km, dont
30,760Km étaient asphaltées et 12, 018km en terre. Toutes ces deux catégories de routes sont
en état de dégradation très avancée. Toutefois, dans le cadre de cinq chantiers de la
république, on constate la réhabilitation et l'asphaltage de certaines routes telles que :

- Tronçon routier allant de la place Mulamba au marché Nguba


- Tronçon allant de la place de l'indépendance en, traversant l'avenue industrielle
f) Végétation dominante

C'est une végétation de montagne.

g) Hydrographie

On peut voir :

- Le lac Kivu au nord


- La rivière Kawa separant la commune d'Ibanda de celle de Kadutu
- La rivière Mukukwe qui prend sa source dans le quartier ndendere et se jette dans la
rivière Ruzizi en passant par le quartier Ndendere
- La rivière Ruzizi qui est un émissaire du Lac Kivu
h) Population

Au 31 décembre 2020, la population de la commune d’Ibanda était de 422 694 dont 81


960 hommes, 96 629 femmes, 116 214 Garçons, 127 891 filles. Les tribus majoritaires sont
les Shi, Lega, Fuliru, Havu, Tembo, Bembe, ... ainsi les langues locales couramment parlées
sont le français et le Swahili, à côté le mashi et le Kilega qui sont des langues locales.

i) Les principales activités économiques

Le commerce en gros et détail constitue la principale activité économique ainsi que la


pêche observée sur le Lac Kivu.

j) Cultures pratiquées

Comme nous l'avons souvent évoqué dans nos rapports précédents, la commune d'Ibanda
n'est pas une entité à vocation agricole. Toutefois, des champs de maïs, manioc, patate douce,
colocase, légumineuses telle que des haricots, choux, amarantes, ... sont entretenus dans
12

certains coins de la commune d'Ibanda. Nous ne pouvons pas manquer de signaler que ces
cultures sont en voie de disparition de suite de la dégradation du sol d'une part et les
problèmes liés au manque d'engrais et des semences améliorées.

I.8. SUBVISION DU TRAVAIL

Outre l’introduction générale et la conclusion générale, ce travail a quatre (4) chapitres à


savoir :

- Le premier, porte sur l’état des lieux d’installation et d’utilisation du Cash Power au
détriment du courant électrique présent dans la commune d’Ibanda à Bukavu ;
- Le deuxième explique les conséquences d’utilisation du Cash Power au détriment du
courant électrique présent dans la commune d’Ibanda à Bukavu ;
- Le troisième aborde les mécanismes à mettre en place pour que l’utilisation du Cash
Power améliore l’électrification de la commune d’Ibanda à Bukavu ;
- Le quatrième, propose un projet de construction d’une centrale de production du courant
hydroélectrique dans la province du Sud-Kivu

II. PRESENTATION DES RESULTATS

Chap. I L’ETAT DES LIEUX D’INSTALLATION ET D’UTILISATION DU CASH


POWER AU DETRIMENT DU COURANT ELECTRIQUE PRESENT DANS LA
COMMUNE D’IBANDA A BUKAVU
1.1. INTRODUCTION

En Afrique subsaharienne, on aborde en général à tort le problème de l’électricité sous


l’angle des difficultés d’accès, alors même que dans les zones desservies par le réseau, 57 %
13

seulement des ménages sont effectivement raccordés. Fournir de l’électricité aux populations
doit permettre avant tout d’améliorer leur quotidien. Or l'élargissement de l'accès à l'électricité
à davantage d'habitants n’a toujours pas entraîné la transformation économique tant attendue
de la région.15 Un récent rapport de la Banque mondiale, intitulé Electricity Access in Sub-
Saharan Africa, explique pourquoi les pouvoirs publics doivent cesser de mesurer les progrès
uniquement à l’aide des statistiques d’accès pour commencer à considérer l’électrification
comme un facteur parmi d’autres, interdépendants, indispensables à la création de revenus, la
réduction de la pauvreté et la transformation des économies.16

C’est ainsi qu’à travers un consentement communautaire, les grandes institutions


économiques en Afrique (SADEC, CIRGL,…) avec l’accompagnement de l’OUA, ont
instauré le système de Cash-Power pour la stabilisation du courant électrique, et combattre à
ce terme les coupures inappropriées de l’énergie électrique.17 D’où ce programme est arrivé
récemment dans la ville de Bukavu qu’à partir de l’année 2020 en commençant par le quartier
Nyalukemba dans la commune d’Ibanda. Ceci étant, ce chapitre vise à faire un état des lieux
général de l’installation du cash au sein des ménages de la commune d’Ibanda.

17%

83%

Figure 1 : énergie électrique


SNEL utilisée
ENERGIE dans les ménages de la commune d’Ibanda
PRIVEE

Cette figure ci-dessus, nous montre les types d’énergies utilisées dans les ménages de la
commune d’Ibanda. Ainsi, la majorité a exprimé avec suffrage de 83% qu’ils utilisent le
courant électrique de la SNEL contre 17% de nos enquêtés affirment qu’ils utilisent le courant
électrique provenant dans d’autres énergies privées, notamment les groupes électrogènes, les
panneaux solaires, etc.

15
MOUSSA BLIMPO, Repenser l’électrification en Afrique subsaharienne : cessons de compter l’accès des ménages pour
aborder le problème de manière globale, article, Africa Can End Poverty, 31 JUILLET 2019, p.1-5
16
Idem
17
Rapport Final de la conférence annuel de l’OUA, Addis-Abeba, 2018
14

8%
Chart Title
8% 33%

25%
25%

Suffisant Assez suffisant Insuffisant


Mauvais Pas d'accès
Figure 2 : appréciation du niveau d’accès à l’énergie électrique de la SNEL

La figure ci-dessus, nous montre le niveau d’appréciation de l’énergie électrique de la


SNEL par la population de la commune d’Ibanda. En effet, 34% de nos enquêtés affirment
que le niveau d’accès de la SNEL est suffisant contre le double de 25% de nos enquêtés disent
que le niveau d’accès est d’une part insuffisant et d’autre part assez insuffisant et enfin le
double de 8% de nos enquêtés pensent que le niveau d’accès est mauvais et d’autres disent
qu’il n’y a pas l’accès. Cette situation s’explique par le fait que la majorité des ménages dans
la commune d’Ibanda, n’ont pas encore accéder au système de cash power qui assure une
présence du courant électrique en permanence et de bonnes qualités.

Chart Title
25%

75%

Ndendere
Figure 3 : les quartiers de Nyalukemba
la communePanzi
d’Ibanda où l’on utilise le cash power

Cette figure ci-dessus nous montre les quartiers où l’on utilise le cash power dans la
commune d’Ibanda. Ainsi, la majorité (75%) de nos enquêtés affirment que c’est dans le
quartier Nyalukemba que l’utilisation de cash power est fréquent et la minorité (25%) disent
que c’est dans le quartier Ndendere contre 0% pour Panzi. Cette situation s’explique par le
fait que le projet d’installation de cash power dans la commune d’Ibanda est commencé dans
le quartier Nyalukemba, c’est pourquoi la grande partie est alimentée par le système de Cash
power, contrairement pour le quartier de Ndendere qui en possède moins et pour le quartier
Panzi, le projet n’est pas encore arrivé dans cette partie de la commune d’Ibanda.
15

Chart Title
OUI
42%
NON
58%

Figure 4 : affirmation deOUI NON


possession de cash power par les enquêtés

La majorité de nos enquêtés affirment qu’ils sont la possession de cash power chez eux.
En effet, nous nous sommes concentrés beaucoup plus dans des quartiers et avenus où nous
prétendons qu’on utilise le cash power dans leur ménage.

Tableau 5 : affirmations positives de nos enquêtés sur la connaissance des cas de délestage
avec le système de cash power

AFFIRMATIONS EFFECTIFS POURCENTAGE

Souvent 4 4,2%

Assez souvent 8 8,3%

Rarement 12 12,5%

Jamais 8 8,3

Affirmations contraires 64 66,7%

TOTAL 96 100

Source : nos enquêtes sur terrain, Août 2021

En se fiant aux résultats de ce tableau ci-dessus, il sied de dire les affirmations positives
sur la connaissance de délestage en cas de possession de Cash Power dans les ménages, ne
sont pas très sont très fréquentes, c’est-à-dire que les ménages qui sont alimentés par le
système de Cash Power ne connaissent pas les problèmes de délestage dans leur ménage.
Parce que 66,7% ont donné une affirmation négative contre 12,% qui disent que c’est
rarement, 8,3% disent que c’est assez souvent et jamais, ils ne connaissent les problèmes de
délestage et 4,2% disent que c’est souvent.

Tableau 6 : affirmations négatives de nos enquêtés sur la non possession de cash power chez eux

AFFIRMATIONS EFFECTIFS POURCENTAGE


16

Le système de délestage n’est pas fréquent dans 11 11,5%


leur entité

Le manque de confiance du courant de la SNEL 14 14,6%


par rapport à sa stabilité

Etre habitué au système de vol de l’énergie et 26 27,1%


impossible de supporter les factures de cash
power

Cash power n’est pas encore arrivé dans notre 8 8,3%


entité

Le système actuel nous suffit et même si nos 5 5,2%


factures ne sont pas payées, le courant n’est pas
coupé directement

Affirmations contraires 32 33,3%

TOTAL 96 100

Source : nos enquêtes sur terrain, Août 2021

Le tableau ci-dessus, nous montre comment les enquêtes ont justifiés le non possession de
cash power au sein de leurs propres ménages. Ainsi, 32% ont répondu l’avis contraire
(tableau5), suivi 27,1% qui disent qu’ils sont habitués au système de vol de l’énergie et
impossible de supporter les factures de cash power, ensuite 14,6% disent qu’ils n’ont pas
confiance au courant de la SNEL par rapport à sa stabilité, suivi de 11,5% qui pensent que le
cash power n’a pas assez d’importance, car ils ne connaissent presque pas le système de
délestage au sein de leur ménage, suivi de 5,2% qui pensent que le cash power n’est pas
encore arrivé dans leur entité et enfin 5,2% disent que le système actuel nous suffit et même si
nos factures ne sont pas payées, le courant n’est pas coupé directement. Ainsi, voici les
raisons de nos quelques enquêtés qui les poussent à n’est pas utiliser le cash power dans leur
ménage.

42%
58%

OUI NON
Figure 5 : affirmation des cas d’accident à travers l’utilisation de cash power
17

La majorité de nos enquêtés affirment qu’il y a pas d’accident à travers l’utilisation de cash
power au sein de leurs ménages.

1.2. CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce chapitre qui porte sur l’état des lieux d’installation et d’utilisation du cash
power au détriment du courant électrique présent dans la commune d’Ibanda à Bukavu, nous
avons fait un état des lieux général de l’installation du cash au sein des ménages de la
commune d’Ibanda.

En termes des résultats, nous avons trouvé que c’est le quartier Nyalukemba qui utilise
plus le cash power dans la commune d’Ibanda, contrairement à Ndendere qui l’utilise d’une
manière minoritaire. Pour ce faire, les ménages qui sont alimentés par le système de Cash
Power ne connaissent pas les problèmes de délestage dans leur ménage. Parce que 66,7% ont
donné une affirmation négative contre 12,% qui disent que c’est rarement, 8,3% disent que
c’est assez souvent et jamais, ils ne connaissent les problèmes de délestage et 4,2% disent que
c’est souvent. Pour ceux qui n’ont pas de cash power ont essayé d’argumenter qu’ils sont
habitués au système de vol de l’énergie électrique et impossible de supporter les factures de
cash power, d’autres disent qu’ils n’ont pas confiance au courant de la SNEL par rapport à sa
stabilité. Cependant, l’utilisation de cash power a moins des risques en termes d’accidents
comme les affirment plusieurs de nos enquêtés.

Ces résultats viennent de confirmer les hypothèses émises pour ce chapitre.

Chap. II LES CONSEQUENCES D’UTILISATION DU CASH POWER AU


DETRIMENT DU COURANT ELECTRIQUE PRESENT DANS LA
COMMUNE D’IBANDA A BUKAVU
II.1. INTRODUCTION
18

En 2014, la consommation moyenne par habitant en Afrique atteignait à peine 483


kilowattheures, l’équivalent d’une ampoule de 50 watts allumée douze mois d’affilée. Dans
de nombreux pays africains, l’alimentation d’un réfrigérateur pendant un an coûte plus de
10% du PIB par habitant. Dans une région où 437 millions d’habitants vivent avec moins de
1,90 dollar par jour, c’est un luxe inaccessible pour la plupart. Un grand nombre d’individus
n’ont toujours pas les moyens de financer un raccordement à l’électricité ou une
consommation raisonnable, sans parler d’acheter des appareils qui pourraient accroître leurs
revenus.18 Cependant, en RDC pour de nombreux ménages, les rentrées d’argent sont trop
imprévisibles pour assumer les frais de raccordement ou payer une redevance mensuelle et
beaucoup partagent les compteurs pour éviter ces charges. Du fait de cette pratique et d’une
sous-consommation généralisée, les compagnies d’électricité sont incapables d’entretenir ou
d’étendre le réseau, or d’autant que, souvent, l’alimentation est irrégulière.

C’est pourquoi, la Société Nationale d’Electricité (SNEL), a instauré sur toute l’étendue du
pays, le système du cash power pour stabiliser la consommation du courant électrique et
assurer une permanence du courant électrique par un système de gestion du courant électrique
d’une manière automatique. Par ailleurs, malgré que l’alimentation du courant puisse être
stable, les restrictions (chutes volontaires ou involontaires de tension) sont des monnaies
courantes. C’est ainsi que dans ce chapitre, nous allons présenter les conséquences qu’a
l’installation du cash power au sein des ménages de la commune d’Ibanda par rapport à la
production du courant électrique de la SNEL de la Province du Sud-Kivu.

Manuel via l'achat au


Paiement par facture point de vente
54% 46%

Figure 6 : mode de paiement du courant électrique des ménages de la commune


d’Ibanda

18
MOUSSA BLIMPO, Repenser l’électrification en Afrique subsaharienne : cessons de compter l’accès des ménages pour
aborder le problème de manière globale, article, Africa Can End Poverty, 31 JUILLET 2019, p.8-10
19

Les habitants de la commune d’Ibanda s’acquittent des frais de consommation de


l’énergie de la SNEL par le mode de paiement par facture (54%) et par l’achat de la carte
crédit à un point de vente (46%) pour l’activation de cash power, contre 0% du mode
automatique. Cette situation s’explique par le fait que la majorité des ménages de la commune
d’Ibanda ne possèdent pas encore de cash power, ce qui fait qu’ils continuent à payer sur les
factures.

Chart Title
OUI
NON 42%
58%

Figure 7 : affirmations des coupures du courant en cas d’utilisation de cash power

Cette figure ci-dessus, nous montre l’affirmation de nos enquêtés sur les coupures du
courant électrique en cas d’utilisation de cash power au sein de leur ménage. Ainsi, la
majorité de nos enquêtés soit 58%, donnent un avis contraire cotre 42% affirmant qu’ils en
existent.

Problème automatique 28%


33%
Mauvaise numérotation
des chiffres
Mauvaise qualité du cash
power
Coupure de fil conduc-
teur 15% 25%

Figure 8 : causes des coupures du courant électrique même en utilisant le cash power

La figure ci-dessus nous montre les causes des coupures du courant électrique même en
utilisant le cash power. Malgré que la majorité a bien mentionné sur la figure 7 que les cas
20

d’accident ou des coupures du courant électrique ne sont pas très fréquents en utilisant le cash
power, il s’observe dans ce contexte cas mêmes quelques-uns, notamment les coupures de fil
conducteur à causes des surcharges, les problèmes automatiques, la mauvaise numérotation
des chiffres, mauvaise qualité du cash power.

17%
42% 8%

33%

Souvent Assez- souvent


Rare Jamais
Figure 9 : la fréquence de la présence du piratage d’acquisitions de l’énergie en utilisant
le cash power

Beaucoup de nos enquêtés affirment avec un score de 42% que les piratages ne sont jamais
fréquents, suivi de 33% qui disent que les pirates de l’énergie sont rares, ensuite 17% que les
vols de l’énergie peuvent être fréquents et enfin 8% disent que c’est assez souvent. Donc, il
sied de dire seulement que les piratages de l’énergie diminuent et sont presqu’inexistants
lorsqu’on utilise le cash power.

Tableau 7 : affirmations sur l’utilisation de cash power par rapport à l’augmentation des
frais de consommation en énergie électrique

Affirmations Effectifs Pourcentage

OUI 16 16,7%

NON 80 83,3%

TOTAL 96 100

Source : nos enquêtes sur terrain, Août 2021

Si on se fie aux résultats de ce tableau ci-dessus, il sied de dire que la majorité de nos
enquêtés disent que les frais de consommation de l’énergie électrique, diminuent sensiblement
avec l’utilisation de cash power parce qu’il y aura la réglementation spontanée de la quantité
d’énergie consommée à chaque minutes à un coût bien précis, et selon l’unité de
consommation et selon les appareils utilisés.

II.2. CONCLUSION PARTIELLE


21

Dans ce chapitre, nous allons présentons les conséquences qu’a l’installation du cash
power au sein des ménages de la commune d’Ibanda par rapport à la production du courant
électrique de la SNEL de la Province du Sud-Kivu. Ainsi, en passant par les modes de
paiement, ils se font par le mode de paiement par facture (54%) et par l’achat de la carte
crédit à un point de vente (46%). Pour ce qui est de taux des coupures, ils ne sont pas
fréquentes d’une manière générales, et s’elles sont présentes, elles sont causées par les
coupures de fil conducteur à causes des surcharges, les problèmes automatiques, la mauvaise
numérotation des chiffres et mauvaise qualité du cash power. Pour ce qui est des piratages de
l’énergie, ils ne sont pas fréquentes et presqu’inexistants. Et si un ménage utilise le cash
power pour l’électrification de sa maison, les frais de consommation de l’énergie électrique,
augmentent sensiblement à cause de la réglementation spontanée de la quantité d’énergie
consommée à chaque minutes à un coût bien précis, et selon les charges de consommation de
chaque ménage. Ces résultats affirment nos hypothèses émises dans le cadre de ce chapitre.

Chap. III LES MECANISMES A METTRE EN PLACE POUR QUE


L’UTILISATION DU CASH POWER AMELIORE L’ELECTRIFICATION DE
LA COMMUNE D’IBANDA A BUKAVU
3.1. INTRODUCTION

Les nations africaines ne pourront pas transformer leurs économies sans s’attaquer de
front à la question de l’électricité. Pour les 600 millions d’individus toujours privés
d’électricité, dont 80 % vivent en zones rurales, il faut faire plus et mieux. Les gouvernements
d’Afrique subsaharienne doivent cesser de dénombrer le nombre de personnes ayant accès à
l’électricité pour privilégier des politiques susceptibles de favoriser une utilisation productive
de cette ressource : l’électricité doit procurer des revenus aux familles et aux entreprises, qui
peuvent ensuite consommer suffisamment de courant pour contribuer à la viabilité financière
des entreprises de services publics. Une économie et des entreprises florissantes sont, à travers
l’impôt, sources de recettes pour l’État, qui peut ensuite les réinvestir.19

Au Sud-Kivu à part le problème des réseaux électriques que connait le système


électrique de la province, on observe aussi que la seule centrale de production du courant
électrique est datée des années 1940 et construit sur base d’une population quatre fois
inférieure de celle que possède la ville actuellement. Or, les mêmes matériaux, techniques et
outils, sont toujours utilisés et appliqués aujourd’hui, ce qui cause des pannes et des

19
MOUSSA BLIMPO, Repenser l’électrification en Afrique subsaharienne : cessons de compter l’accès des ménages pour
aborder le problème de manière globale, article, Africa Can End Poverty, 31 JUILLET 2019, p.11
22

délestages, car la demande en énergie électrique a été revue à la hausse à cause de l’explosion
démographique actuellement (Janvier MALENGABO20, 2021). Pourtant, le système de Cash
Power exige la disponibilité du courant électrique en temps plein et d’une bonne qualité
d’énergie, ce qui n’est pas le cas pour le courant de la SNEL dans la ville de Bukavu à cause
de la faible productivité de l’énergie électrique par la centrale.

Chart Title
17%

58% 25%

Détériorés et en pannes Neufs et efficaces


Ils tiennent les coups
Figure 10 : l’état des transformateurs qui fournissent le courant électrique dans les
ménages de la commune d’Ibanda

La figure ci-dessus nous montre l’état des transformateurs qui fournissent le courant
électrique dans les ménages de la commune d’Ibanda. Ainsi, 58% de notre échantillon disent
qu’ils tiennent encore les coups, 25% confirment qu’ils sont encore neufs et efficaces et enfin
17% pensent qu’ils sont détériorés, Cette situation s’explique par le fait que, avant de mettre
en place le projet de cash power dans la ville de Bukavu, quelques transformateurs ont été
recyclés, d’autres ont été achetés pour renforcer ceux qui sont recyclés et d’autres sont
toujours en panne malheureusement.

Renforcer l'au- Renforcement des


tomatie électrique capacités
8% 8%

Recycler les
matériels
8%

Construire une autre


usine
75%
Figure 11 : Propositions pour améliorer la qualité du courant électrique dans les
ménages de la commune d’Ibanda en utilisant le cash power

20
Janvier MALENGABO (est le directeur général de la SNEL/SUD-KIVU) dans une interview accordé à la presse lors de la
commémoration de la journée du lancement d’installation de Cach Power dans la ville de Bukavu. Disponible sur
https://www.radiookapi.net/actualité lire en ligne le 12 juin 2021 à 10h30’
23

Si on se fie à cette figure, la majorité de nos enquêtes proposent avec un seuil de 75% que
le fait de construire une autre usine peut améliorer la qualité d’accessibilité du courant
électrique dans les ménages de la commune d’Ibanda, mais aussi le fait de renforcer les
matériels et le recyclage des matériels peuvent aider à cet effet. Outre cela, les renforcements
des capacités de agents de la SNEL sur l’utilisation de cash power est des grandes envergures
pour une bonne gestion du courant électrique fournis par le cash power.

De tout ce qui précèdent, nos enquêtés ont données quelques propositions aux différents
acteurs pour qu’il y ait une accessibilité du courant électrique d’une manière permanente, sans
incident et sans coupures du courant électrique. C’est pourquoi, nous enquêtés ont proposés
aux différents acteurs ceux qui suivent :

Tableau 8  : proposition de nos enquêtés aux différents acteurs

CATEGORIES PROPOSITIONS EFFECTIFS %

SNEL Faire un travail contrôlé et permanent, surtout en 56 58,3%


cas des pannes

Faire la descente sur terrain pour revoir les 13 13,5%


fonctionnements des fils conducteurs

Fournir un courant de qualité et à un bon prix  27 28,1%

TOTAL 96 100

CHEFS DES Assurer un contrôle dans la maison 61 63,5%


MENAGES
Etre actifs avec le paiement des frais de 35 36,5%
consommation

TOTAL 96 100

LES VOISINS Eviter le vol de l’énergie chez autrui et sans 48 50%


autorisation de la SNEL 

Eviter la prise du courant en désordre et de 35 36,5%


contrôler leur installation

Ne pas changé les fils à tout moment et allumer les 13 13,5


appareils lorsqu’il y a la pluie.

TOTAL 96

En se fiant aux résultats de ce tableau, il sied dire que nos enquêtés ont donné différentes
propositions selon lesquels :

 SNEL : 58,3% de notre échantillon ont proposé à la SNEL de faire un travail contrôlé et
permanent, surtout en cas des pannes; 28,1% proposent qu’elle doit fournir un courant de
24

qualité et à un bon prix  et enfin 13,5% proposent à la SNEL de faire la descente sur
terrain pour revoir les fonctionnements des fils conducteurs;
 CHEFS DES MANAGES : plus de 63,5% proposent aux chefs des ménages d’assurer un
contrôle dans la maison et 36,5% qui proposent qu’ils doivent être actifs avec le paiement
des frais de consommation pour faciliter la tâche à la SNEL de bien faire son travail.
 LES VOISINS : pour ce qui est des voisins des ménages qui possèdent le cash power
chez eux, 50% de nos enquêtés proposent à ses voisins d’éviter le vol de l’énergie chez
autrui et sans autorisation ; 36,5% les proposent d’éviter la prise du courant en désordre et
de contrôler les installations électriques et enfin 13,5% proposent le fait de n’ai pas
changé les fils à tout moment et allumer les appareils pendant que la pluie tombe.

3.2. CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce chapitre nous présenté les mécanismes à mettre en place pour que l’utilisation du
cash power améliore l’électrification de la commune d’Ibanda. Ainsi, tels que proposé par nos
enquêtés, nous avons trouvés les résultats par rapport à l’état des transformateurs et quelques
propositions pour améliorer la qualité du courant électrique dans les ménages de la commune
d’Ibanda, telles que adressées aux différents acteurs.
25

Ainsi, 58% de notre échantillon pensent que les transformateurs tiennent encore les
coups, 25% pensent qu’ils sont encore neufs et efficaces et enfin 17% pensent qu’ils sont
détériorés. Comme propositions, la majorité de nos enquêtes proposent avec un seuil de
75% que le fait de construire une autre usine peut améliorer la qualité d’accessibilité du
courant électrique dans les ménages de la commune d’Ibanda. Et la SNEL doit faire un travail
contrôlé et permanent, surtout en cas des pannes, de faire la descente sur terrain pour revoir
les fonctionnements des fils conducteurs et de fournir un courant de qualité et à un bon prix.
Pour les chefs des manages, ils doivent assurer un contrôle des fils dans la maison et doivent
être actifs avec le paiement des frais de consommation pour faciliter la tâche à la SNEL de
bien faire son travail. Pour les voisins des ménages qui possèdent le cash power chez eux, nos
enquêtés proposent à ses voisins d’éviter le vol de l’énergie sans autorisation de la SNEL,
d’éviter la prise du courant en désordre et de contrôler les installations électriques, mais aussi
de n’ai pas changé les fils à tout moment et allumer les appareils pendant que la pluie tombe.

Ces résultats infirment nos hypothèses émises pour chapitre, c’est-à-dire les hypothèses que
nous avons proposées dans le cadre de chapitre, ne sont pas confirmées par rapport aux
résultats obtenus.

Chap. IV PROJET DE CONSTRUCTION D’UNE CENTRALE DE PRODUCTION


DU COURANT HYDROELECTRIQUE DANS LA PROVINCE DU SUD-KIVU

I. PRESENTATION DU PROJET
1. TITRE DU PROJET :

« Projet de construction d’une centrale de production du courant hydroélectrique dans la


province du Sud-Kivu »

2. LOCALISATION DU PROJET :

Province du Sud-Kivu/ville de Bukavu/Quartier Nyalukemba/Av. Ruzizi II

3. DUREE DU PROJET :
26

Trois années entières

4. ORGANISATION RESPONSABLE :

SOCIETE NATIONALE D’ELECTRICITE

5. BAILLEURS ET ACTEURS DU PROJET :

Gouvernement National et la Banque Mondiale

6. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU PROJET

Le courant électrique utilisé dans la province du Sud-Kivu en générale et dans la ville de


Bukavu en particulière, provient d’une seule centrale hydroélectrique qui produit à peu près
500 Mégawatts (MW), et elle aussi partagé par le Rwanda et le Burundi. A cet effet, la
province du Sud-Kivu en bénéficie que 45% et la ville de Bukavu 30% d’énergie produit
dans le centrale hydroélectrique de Ruzizi I. (Judith ASINA, 2020)21 Cependant, construite
vers les années 1940, cette centrale fournissait une énergie adéquate sur base d’une population
quatre fois inférieure de celle que possède la ville actuellement. Or, les mêmes matériaux,
techniques et outils, sont toujours utilisés et appliqués aujourd’hui, ce qui cause des pannes et
des délestages, car la demande en énergie électrique a été revue à la hausse à cause de
l’explosion démographique actuellement (Janvier MALENGABO22, 2021).

A part cette situation, la SNEL se conforte toujours avec plusieurs problèmes, notamment
l’insatisfaction de l’énergie fournie pour ses clients, provoquant ainsi les délestages et le vol
et/ou piratages de l’énergie sans autorisation de la SNEL qui poussent en effet ses clients à
être très irrégulier au paiement des frais de consommation de l’énergie. C’est pourquoi, il a
instauré le système de Cash Power dans le paiement des frais de consommation, or ce
système exige la disponibilité du courant électrique en temps plein et d’une bonne qualité
d’énergie, ce qui n’est pas le cas pour le courant de la SNEL à cause de la vulnérabilité de la
centrale Ruzizi I. c’est ainsi que ce projet est mise en place en vue de renforcer la production
du courant hydroélectrique de la centrale Ruzizi I en construisant une autre à côté d’elle pour
essayer de répondre aux besoins en énergie électrique de la population tant soit peu.

7. OBJECTIFS DU PROJET

21
Judith ASINA est journaliste et rapporteur au sein de la Radio SVEIN de Bukavu émettant sur la fréquence 89.3 MHZ
22
Janvier MALENGABO (est le directeur général de la SNEL/SUD-KIVU) dans une interview accordé à la presse lors de la
commémoration de la journée du lancement d’installation de Cach Power dans la ville de Bukavu. Disponible sur
https://www.radiookapi.net/actualité lire en ligne le 12 juin 2021 à 10h30’
27

7.1. Objectif global : construire une centrale hydroélectrique dans la ville de


Bukavu
7.2. Objectifs spécifiques :
- Augmenter la production du courant électrique dans la ville de Bukavu ;
- Desservir la population de la ville de Bukavu en énergie électrique de
qualité ;
- Fournir chaque ménage de la ville de Bukavu d’un cash power
8. BENEFICIAIRES DU PROJET
- Bénéficiaire direct : la population de la ville de Bukavu et en générale de la
province du Sud-Kivu ;
- Bénéficiaires indirectes : les agents de la SNEL, le gouvernement congolais,
le Rwanda, le Burundi.

II. OPERATIONNALISATION DU PROJET


9. INTRANTS/ACTIVITES DU PROJET
1. Elaborer le plan pour le projet ;
2. Rechercher le financement et les partenaires ;
3. Mettre en place projet ;
3.1. Construire l’usine de production du courant électrique ;
3.2. Equiper et installer l’usine ;
3.3. Distribuer l’énergie électrique dans les ménages ;
4. Suivre le projet ;
5. Evaluer le projet ;
10. EXTRANTS/RESULTATS ATTENDUS
1. Le projet est élaboré ;
2. Le financement et les partenaires sont recherchés ;
3. Le projet est mise en place ;
3.1. L’usine de production du courant électrique est construite ;
3.2. L’usine est équipée et installée;
3.3. L’énergie électrique est distribuée dans les ménages ;
4. Le projet est suivi ;
5. Le projet est évalué ;
28
32

11. CHRONOGRAMME DU PROJET

CODE ACTIVITES ANNEE 1 ANNEE 2 ANNEE 3


S

TRIMESTRES Trim1 Trim2 Trim3 Trim1 Trim2 Trim3 Trim1 Trim2 Trim3

1. Elaboration du plan pour le projet X


2. Recherche de financement et des partenaires X X X

3. Mise en place du projet

3.1. Construction de l’usine de production du courant électrique X X X X X

3.2. Equipement et installation de l’usine X X

3.3. Distribution de l’énergie électrique dans les ménages X X

4. Suivi du projet X X X X X X X X X

5. Evaluation du projet X X X

Tableau 8 : calendrier opérationnel des activités du projet


33

III. BUDGETISATION DU PROJET

A. COUT D’INVESTISSEMENT POUR LA CONSTRUCTION ET


EQUIPEMENTS DE L’USINE

SOURCE : Estimation de la vie actuelle dans la ville de Bukavu, quincaillerie la Grâce av.
industriel, COBRINYA, AVS…

Tableau 9 la prévision budgétaire pour la construction de l’usine hydroélectrique

N° Désignation Quantité/Nombres P.U en US P.T en US

1. Le barrage de l’eau 1 _____ 55 100

2. Bâtiments et génie civile Indéterminé 20 000 80 000

TOTAL 135 100

Tableau 10 la prévision budgétaire pour équipement de l’usine hydroélectrique

N° Désignation Quantité/Nombres P.U en US P.T en US

1. Tuyauterie de l’usine _____ _____ 90 200

2. Fils électriques _____ _____ 44 000

3. Transformateurs 10 50 000 500 000

4. Machines de commande 2 90 000 180 000

5. Mobiliers ____ ____ 500 000

6. Matériels roulants ____ ____ 75 000

TOTAL 1 389 200

B. AUTRES FRAIS

Tableau 11 Salaire de la main d’œuvre pour la révision et la construction

N° Catégorie Nombre Par mois en US Par an en US


34

1. Ingénieur 1 50$/J/pers. 1500$/mois/pers x 3ans 54 000

2. Chefs de chantiers 2 20$/J/pers. 600$/mois/pers x 3ans 432 200

3. Maçons 15 10$/J/pers. 300/mois/pers x 3ans 162 000

4. Ferreur 6 6$/J/pers. 360$/mois/pers x 3ans 77 760

5. Aide-maçons 30 5$/J/pers. 150/mois/pers x 3ans 81 000

6. Techniciens 20 10$/J/pers. 300/mois/pers x 3ans 162 000

TOTAL 914 960

Tableau 12 TOTAUX GENERAUX BUDJET en US

1. Construction de l’usine 135 100

2. Equipements de l’usine 1 389 200

3. Salaire du personnel 914 960

1. Autres dépenses 243 926

TOTAUX GENERAUX 2 683 186


35

12. CADRE LOGIQUE DU PROJET

Titre  : Projet de construction d’une centrale de production du courant hydroélectrique dans la province du Sud-Kivu 
Localisation  : Sud-Kivu/Bukavu/Ibanda/Ruzizi
Date du début  : le 05 janvier 2022 cout  : 2  683  186 $

LOGIQUE D’INTERVENTION I.O.V MS/S.V C.C/Suppositions


Conditions Critiques

Objectif global Améliorations des conditions d’accès à  Rapport


l’électricité dans la ville de Bukavu et en  Entretien
Constriction d’une centrale hydroélectrique générale dans la province du Sud-Kivu (80%  Enquête
dans la ville de Bukavu des ménages de la ville ont accès au courant)

Objectifs spécifiques  La disponibilité du courant est  Rapports  Les habitants commencent à


fréquente ;  photo faire confiance au
Augmenter la production du courant gouvernement ;
 Les compteurs cash power sont partout  Vidéo
électrique dans la ville de Bukavu ;  Les habitants doivent tout
dans la ville ;  Emission (Télévisée et
Desservir la population de la ville de  Les coins de la ville où l’électricité diffusée sur la radio) faire pour protéger les
Bukavu en énergie électrique de qualité ; n’était pas desservie sont éclairés ;  Enquêtes équipements et ouvrages
 Tous les ménages de la ville de  Entretiens mise en place par la SNEL.
Fournir chaque ménage de la ville de Bukavu ont accès à l’électricité ;
Bukavu d’un cash power.

Extrant  Obtention des services pour tout agent  Enquêtes  Les autorités ne doivent pas
enregistré dans la mise en place de ce  Constant s’approprier les équipements
Le projet est élaboré ; et ouvrages ;
projet ;  Entretiens
Le financement et les partenaires sont  Le gestionnaire du fond est connu ;  Visite sur terrain  Les exigences pour acquérir
recherchés ;  Une nouvelle usine de production du  Emissions (télévisée et l’électricité doivent être
courant électrique est construite ; diffusée à la Radio) revues à la baisse ;
Le projet est mise en place (la construction  La présence des plusieurs équipements  La SNEL doit diminuer le
proprement dite, équipement de l’usine et
36

distribution du courant électrique) au sein de l’usine, tout neuf coût de sa facture.


 L’énergie électrique est distribué
Le projet est suivi ; partout dans la ville ;
Le projet est évalué ;  La présence des autorités lors de
l’inauguration des nouveaux
équipements et ouvrages ;
 L’équipe du suivi-évaluation est
connue.

Intrants  Construction de l’usine 135 100 $  Fiche de retrait


 Equipements de l’usine 1 389 200 $ RAWBAK
Elaborer le plan pour le projet ;
 Salaire du personnel 914 960 $  Fiche de retrait TMB
Rechercher le financement et les  Autres dépenses 243 926 $  Facture quincaillerie la Cfr. BUDGETISATION
partenaires ; GRACE DE DIEU
TOTAL DU BUDDGET  Preuves de paiement
Mettre en place projet (Construire, équiper travailleurs (maçons,
et installer l’usine, distribuer l’énergie). 2 683 186 $
électriciens, plombiers,
Suivre et évaluer le projet ; mécaniciens…)
 Facture COBRINYA
 Facture AVS Sud-Kivu
 Photo
 Vidéos
 Emissions télévisées et
radiophoniques
37

IV. RENTABILITE DU PROJET

Le projet est social. Sa rentabilité sera marquée par l’amélioration d’accessibilité du courant
électrique dans la ville de Bukavu. Ceci étant, tous les ménages de la ville de Bukavu en
particulière et de la ville de Bukavu en générale vont être desservis en électricité. Ainsi, voici
les indicateurs de la rentabilité de ce projet :

- La disponibilité permanente du courant électrique au sein de la communauté ;


- Plus de 25 000 000 de cash power seront disponibles pour la distribution du courant
électrique dans la ville de Bukavu ;
- Eradication de l’insécurité liée au manque du courant dans la ville de Bukavu.

III. CONCLUSION GENERALE

Ce travail porte sur l’incidence de l’installation du cash power au détriment du courant de


la SNEL sur les ménages de la commune d’Ibanda à Bukavu. Nous sommes partis du contexte
selon lequel, le système de Cash Power exige la disponibilité du courant électrique en temps
38

plein et d’une bonne qualité d’énergie, ce qui n’est pas le cas pour le courant de la SNEL dans
la ville de Bukavu. A cet effet, ce travail a comme objectif générale, celui de démontrer les
risques que ce système a sur les ménages vu la qualité et la quantité du courant électrique que
nous propose la SNEL.

En termes des premiers résultats, nous avons trouvé que c’est dans le quartier
Nyalukemba où l’on trouve plus de cash power, parce que c’est de là où ce projet a été mise
en place contrairement du quartier Ndendere où l’on trouve moins de cash power. Pour ce
faire, les ménages qui sont alimentés par le système de Cash Power ne connaissent pas parfois
les problèmes de délestage dans leur ménage et ceux qui n’ont pas de cash power ont essayé
d’argumenter qu’ils sont habitués à l’ancien système. Pour les deuxièmes les résultats, le
mode de paiement dans ce système se fait par facture et par l’achat de la carte crédit à un
point de vente. Pour ce qui est du taux de délestage, ils ne sont pas fréquents d’une manière
générales et sont causés par les coupures de fil conducteur en termes des surcharges, les
problèmes automatiques, la mauvaise numérotation des chiffres et mauvaise qualité du cash
power. Pour les troisièmes résultats, comme mécanismes, la majorité de nos enquêtes
proposent que le fait de construire une autre usine peut améliorer la qualité d’accessibilité du
courant électrique dans les ménages de la commune d’Ibanda.

C’est pourquoi nous avons proposé un projet intitulé : « Projet de construction d’une
centrale de production du courant hydroélectrique dans la province du Sud-Kivu » qui a une
durée de 3 ans et il a un coût estimé de 2 683 186 $.

Cependant, nous pensons de n’avoir pas pu aborder toutes les points essentiels, c’est
pourquoi, nous ouvrons une porte pour d’autres chercheurs qui s’intéresseront de cette
thématique, de nous compléter.

IV. BIBLIOGRAPHIE

IV.1. OUVRAGES
1. Di-Kuruba Dieudonné MUHINDUKA, gestion additive, biens publics et fourniture de
l’électricité dans la région de Bukavu, RD Congo, Thèse de Doctorat en Sciences
Politiques et Sociales, Université Catholique de Louvain, Brussel, 2010
2. FAO, The State of Forests in the Amazon Basin, Congo Basin and Southeast Asia,
2011
3. Janvier MALENGABO (est le directeur général de la SNEL/SUD-KIVU) dans une
interview accordé à la presse lors de la commémoration de la journée du lancement
39

d’installation de Cach Power dans la ville de Bukavu. Disponible sur


https://www.radiookapi.net/actualité lire en ligne le 12 juin 2021 à 10h30’
4. LE BRIS Emile, "La construction municipale en Afrique", in Emile Le Bris, coord,
Espaces publics municipaux. Politique africaine, n° 74, 1999, p. 6-12.
5. Monographie de la commune d’Ibanda (2020), bureau communal d’Ibanda, secrétariat
technique.
6. MOUSSA BLIMPO, Repenser l’électrification en Afrique subsaharienne : cessons de
compter l’accès des ménages pour aborder le problème de manière globale, article,
Africa Can End Poverty, 31 JUILLET 2019, p.1-5
7. Rapport Final de la conférence annuel de l’OUA, Addis-Abeba, 2018
IV.2. WEBOGRAPHIE
8. https://www.kinshasatimes.net le 10 juin 2021 à 11h54’
9. https://www.radiookapi.net/actualité le 10 juin 2021 à 12h30’
10. https://www.radiookapi.net/actualité lire en ligne le 12 juin 2021 à 10h30’

V. TABLE DES MATIERES

I. INTRODUCTION GENERALE.................................................................................................1
1.1. PROBLEMATIQUE............................................................................................................1
1.2. HYPOTHESES DU TRAVAIL...........................................................................................4
1.3. OBJECTIFS DE L’ETUDE.................................................................................................5
1.4. CHOIX ET INTERETS DU SUJET...................................................................................5
1.5. DEFINITIONS DES CONCEPTS CLES...........................................................................7
1.6. METHODOLOGIES DU TRAVAIL..................................................................................8
1.7. DELIMITATION DU TRAVAIL......................................................................................11
1.8. SUBVISION DU TRAVAIL..............................................................................................14
II. PRESENTATION DES RESULTATS..................................................................................15
Chap. I L’ETAT DES LIEUX D’INSTALLATION ET D’UTILISATION DU CASH POWER
AU DETRIMENT DU COURANT ELECTRIQUE PRESENT DANS LA COMMUNE
D’IBANDA A BUKAVU....................................................................................................................15
1.2. PRESENTATION DES RESULTATS........................................Erreur ! Signet non défini.
40

Chap. II LES CONSEQUENCES D’UTILISATION DU CASH POWER AU DETRIMENT DU


COURANT ELECTRIQUE PRESENT DANS LA COMMUNE D’IBANDA A BUKAVU........21
2.2. PRESENTATION DES RESULTATS........................................Erreur ! Signet non défini.
Chap. III LES MECANISMES A METTRE EN PLACE POUR QUE L’UTILISATION DU
CASH POWER AMELIORE L’ELECTRIFICATION DE LA COMMUNE D’IBANDA A
BUKAVU............................................................................................................................................25
3.2. PRESENTATION DES RESULTATS........................................Erreur ! Signet non défini.
Chap. IV PROJET DE CONSTRUCTION D’UNE CENTRALE DE PRODUCTION DU
COURANT HYDROELECTRIQUE DANS LA PROVINCE DU SUD-KIVU.............................30
I. PRESENTATION DU PROJET...........................................................................................30
II. OPERATIONNALISATION DU PROJET......................................................................32
III. BUDGETISATION DU PROJET.....................................................................................33
IV. RENTABILITE DU PROJET...........................................................................................37
III. CONCLUSION GENERALE............................................................................................38
IV. BIBLIOGRAPHIE.............................................................................................................39
V. TABLE DES MATIERES......................................................................................................40

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