Chapitre 2 : Ordre et intervalles dans IR
I. Ordre et comparaison
1) Ordre et addition
Propriété : Si a < b, alors a + c < b + c et a – c < b – c
Autrement dit, ajouter (ou soustraire) un même nombre à chaque membre d’une inégalité ne change pas le
sens de l’inégalité.
Propriété : Si a < b et c < d, alors a + c < b + d.
En effet, si a < b, alors a + c < b + c.
De plus, si c < d, alors b + c < b + d . On en déduit a + c < b + d.
2) Ordre et multiplication
a b
Propriété : Si a < b et c > 0, alors ac < bc et < .
c c
a b
Si a < b et c < 0, alors ac > bc et > .
c c
Autrement dit, multiplier (ou diviser) chaque membre d’une inégalité,
par un même nombre strictement positif, ne change pas le sens de l’inégalité.
par un même nombre strictement négatif, change le sens de l’inégalité.
Propriété : Si a, b, c et d sont des réels positifs tels que a < b et c < d, alors ac < bd.
En effet, si a < b, alors ac < bc car c > 0.
De plus, si c < d, alors bc < bd car d > 0. On en déduit : ac < bd.
3) Ordre et Encadrement
Définition : Soient a, b et x trois nombres réels. On dit que a et b encadrent x lorsque a ≤ x ≤ b.
Exercice : x est un réel tel que –1 < x < 2. On pose B = -2x – 3.
Trouver un encadrement de B.
II. Inégalités sur les carrés, les racines carrées, les inverses
1) Passage au carré
Propriété : a et b étant deux nombres positifs distincts, a < b équivaut à a² < b².
démonstration : On sait que a² – b² = (a – b)(a + b). Comme a et b sont positifs, a + b est aussi positif et
on en déduit que a – b et a² et b² sont de même signe. D’où
- si a < b, alors a – b < 0 donc a² – b² < 0 et a² < b².
- si a² < b², alors a² – b² < 0 donc a – b < 0 et a < b.
Autrement dit, deux nombres positifs sont rangés dans le même ordre que leurs carrés.
2) Passage à la racine carrée
Propriété : deux nombres positifs et leurs racines carrées sont rangés dans le même ordre.
Donc a < b équivaut à a < b.
démonstration : …
Autrement dit, deux nombres positifs sont rangés dans le même ordre que leurs racines carrées.
3) Passage à l’inverse
1 1
Propriété : a et b étant deux nombres strictement positifs, a < b équivaut à > .
a b
1 1 1 1 1 1 b–a
Démonstration :
> équivaut à – > 0. Or – = et ab > 0, car a > 0 et b >0.
a b a b a b ab
1 1 1 1
Donc – et b – a sont de même signe. Donc – > 0 équivaut à b – a > 0 , c’est à dire a < b.
a b a b
Autrement dit, deux nombres strictement positifs sont rangés dans l’ordre contraire de leur inverse.
1
Exercice : x est un réel tel que 2 < x < 5. Donner un encadrement de A = x + .
x
4) Comparaison de a, a² et a3 lorsque a > 0
Propriété : a est un réel strictement positif.
1. Si a > 1, alors a3 > a2 > a ;
2. si a < 1, alors a3 < a2 < a.
Démonstration : De l’hypothèse a > 1, on déduit d’une part que a2 > a (on multiplie les deux membres par
a > 0) et d’autre part que a3 > a2 (on multiplie par a2 > 0). Donc a3 > a2 > a.
De la même façon, lorsque 0 < a < 1, on démontre que a3 < a2 < a.
Remarque : pour a = 0 et a = 1, a = a2 = a3.
Exercice : x est un réel tel que 3 < x < 4. On pose A = 4 – x.
Comparer les nombres A, A2 et A3. ( cf Module )
Compléter le tableau suivant en vous aidant de votre calculatrice
a a² a3 1 Classer les valeurs trouvées
a dans l’ordre croissant
1
2
10
0,3
4
0.8
2,9
0,99
0,01
Dans quelle situation peut-on dire que a>a²> a 3 ? Dans quelle situation peut-on dire que a<a²< a 3 ?
1 1
Dans quelle situation peut-on dire que a> ? Dans quelle situation peut-on dire que a< ?
a a
III. Intervalles de Ë
1) Définitions
Les intervalles réels sont des parties de IR
Dans le tableau ci-dessous, a et b sont deux réels tels que a ≤ b.
Ensemble des réels
Notation Représentation sur la droite réelle
x tels que
[a;b] a ≤x ≤b
[a;b[ a≤x<b
]a;b] a<x≤b
]a;b[ a<x<b
]–∞;b] x≤b
]–∞;b[ x<b
[a;+∞[ a≤x
]a;+∞[ a<x
Vocabulaire:
[a ; b], ]a ; b[,]a ; b] et [a ; b[ sont des intervalles d’extrémités a et b (a < b). Le centre de l’intervalle est le
a+b
nombre , et sa longueur est b – a.
2
Remarques :
• Le fait de dire qu'un intervalle est ouvert en b signifie que le réel b ne fait pas partie de celui-ci. Par
contre, s'il y avait été fermé alors il en aurait fait partie.
• Les deux réels qui délimitent un intervalle sont appelés bornes de l'intervalle.
• La notation + ∞ se lit "plus l'infini".
• – ∞ (moins l’infini) et +∞ (plus l’infini) ne sont pas des nombres, ce sont des symboles. Du côté de – ∞
et de + ∞, le crochet est toujours ouvert, par convention.
• L’ensemble des réels IR se note aussi ]– ∞ ; + ∞[.
2) Réunion et intersection
Définition :
• L’intersection de deux intervalles est l’ensemble des nombres réels appartenant à la fois aux deux
intervalles.
• La réunion de deux intervalles est l’ensemble des nombres réels appartenant à l’un ou l’autre de ces
intervalles (les éléments de l’intersection appartiennent aussi à la réunion).
Exemples :
• [2 ; 5] ∩ [4 ; 6] = [4 ; 5] et [2 ; 5] ∪ [4 ; 6] = [2 ; 6].
• ]– ∞ ; 2] ∩ [–1 ; + ∞[ = [–1 ; 2] et ]– ∞ ; 2] ∪ [–1 ; +∞[ = ]– ∞ ; + ∞[ = IR
IV. Valeur absolue
1) Distance entre deux réels
Définition : La distance entre deux réels x et y est la différence entre le plus grand et le plus petit. Cette
distance est notée x – you encore y – x.
x – y se lit « valeur absolue de x moins y ».
Exemples : • 3 – 5 est la distance entre les réels 3 et 5. Cette distance est égale à 5 – 3 = 2.
• -2 – 3 est la distance entre les réels –2 et 3. Cette distance est égale à 3 – (-2) = 5.
2) Valeur absolue d’un réel
Lorsque y = 0, x – y= x. Le nombre réel x est alors la distance entre x et 0.
x lorsque x ≥ 0
Donc : x =
-x lorsque x < 0
Exemples : 5 = 5 car 5 est un nombre positif. -3= 3 car -3 est un nombre négatif.
Si x est un nombre réel, x²= x² car x² ≥ 0.
Propriétés : 1. Dire que x= 0 équivaut à dire que x = 0.
2. -x=x.
3. Dire que x=y équivaut à dire que x = y ou x = -y.
3) Equation avec les valeurs absolues
Propriété : a est un réel, r est un réel strictement positif.
Dire que x – a= r équivaut à dire que x = a – r ou x = a + r .
Ex : Trouver tous les nombres x tels que x + 1= 3.
S = { 2 ; – 4}
4) Inéquation avec les valeurs absolues
Propriété : a est un réel, r est un réel strictement positif.
Dire que x – a≤ r équivaut à dire que x appartient à l’intervalle [a – r ; a + r].
Ex : Trouver tous les
nombres x tels que x + 1≤ 3.
S = [2 ;- 4]