Université des Sciences et de la Technologie d'Oran
Mohamed Boudiaf
Faculté Des Sciences de la Nature et de Vie
PROJET DE BIOLOGIE VEGETALE
La tige
Groupe 9 :
- BOUABDALLAH Farah Samiha
- BOUAGUEL Bouchra Chaima
2019-2020
Définition
C'est un organe composé d'une succession d'entre-nœuds séparés par des nœuds au niveau
desquels s'insèrent les feuilles.
Organisation de la tige
La tige est la partie généralement aérienne de l'axe de la plante ; c'est elle qui porte les
feuilles et les organes reproducteurs (au moment de la reproduction). Elle se trouve dans le
prolongement de la racine et la région de raccordement des deux organes constitue le collet.
La présence des feuilles est le caractère le plus important de la tige, tout le long de laquelle
elles sont insérées sur des renflements appelés nœuds. L'espace compris entre deux consécutifs
est un entre-nœud l'extrémité de la tige est recouverte par le bourgeon terminal ou caulinaire,
constitué par des ébauches de feuilles et protégeant le méristème apical, tout comme la coiffe
protège le méristème apical de la racine ; mais la croissance de la tige se fait grâce à l'activité du
bourgeon terminal qui construit simultanément la tige et les feuilles. A l'aisselle de chaque feuille
se trouve un bourgeon axillaire dont certains donneront des tiges secondaires ou rameaux
terminés également par un bourgeon terminal.
Fig01 : l’organisation d'une plante.
Rôle de la tige
La tige d’une plante est un organe dont la fonction principale est de soutenir le système
foliacé, de mener l’eau et les sels minéraux des racines aux feuilles et de transférer les nourritures
produites par les feuilles aux l’existence de plusieurs zones
Fig02 : Schéma d'une coupe transversale d'une tige.
Les types de la tige
Tiges dressées : cas ordinaire. Se sont celles qui s’élèvent verticalement.
Tiges rampantes : entre nœuds en général assez longs ; sur le sol ou même sous le sol
(drageons et stolons).
Tiges grimpantes :
- simples : souvent avec crampons (racines adventives).
- volubiles : la plante s’enroule autour du support. à vrille(s) : organe spécialisé dans la fixation
Les tiges succulentes : de Cactus ou de certaines Euphorbe stockent de l’eau. Ces réserves en
eau sont une adaptation à la sécheresse de leur milieu désertique.
Les épines et de certaines espèces : sont des tiges transformées, assurant une défense contre
les herbivores.
Fig03 : Les types de tiges modifiées.
Différence anatomique entre les monocotylédones et dicotylédones :
Dans la tige des monocotylédones, les nombreux faisceaux libéro-ligneux (superposés,
xylème à différenciation centrifuge) sont dispersés en spirales ou en plusieurs cercles
concentriques dans le parenchyme médullaire tandis que dans la tige des dicotylédones, les
faisceaux libéro-ligneux sont disposés en un cercle unique. Le cortex occupe peu de place par
rapport à la moelle.
Absence de formations secondaires chez les monocotylédones (pas d’assises génératrices)
Fig04 : Coupe transversale d’une tige monocotylédone et schéma de la coupe transversale.
Fig05 : Coupe transversale d’une tige dicotylédone et schéma de la coupe transversale.
Fig06 : Coupe transversale d’une tige dicotylédone et monocotylédone.
Fig07 : Coupe transversale d’une tige dicotylédone.
Fig08 : Coupe transversale d’une tige monocotylédone.
Tableau I : Différences entre une tige monocotylédone et dicotylédone
Structures secondaires :
Les structures secondaires sont l’expression d’une croissance en largeur des tiges, elles sont
absentes chez les monocotylédones et se trouvent surtout chez les dicotylédones. La croissance
en largeur se traduit en particulier par la formation de bois des arbres.
Dans un premier temps l’activité du cambium reprend. D’une part, entre les faisceaux, les
cellules cambiales se divisent pour donner des files radiales de cellules de parenchyme vers le
centre et l’extérieur de la tige. D’autre part, dans les faisceaux, l’activité du cambium se traduit
par : la formation de xylème secondaire (bois) avec des cellules disposées radialement vers le
centre de la tige. La formation de phloème secondaire (liber), avec des cellules disposées
radialement vers l’extérieur de la tige. Au niveau de l’écorce, la structure secondaire se traduit par
l’apparition de phellogène qui donnera le suber vers l’extérieur et le phelloderme vers l’intérieur.
Fig09 : Structure secondaire dans une tige dicotylédone.
Tableau II : Différences entre les monocotylédones et les dicotylédones (structure anatomique de
la tige et de la racine)