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Cours d'électronique analogique A1

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Cours d’électronique analogique

2018-2019

Audioprothèse 1er Année

Enseignant : Christophe Adessi


email : [Link]@[Link]

[Link]
Sommaire

I Signaux et Systèmes linéaires


II L’amplificateur opérationnel
III La fonction de filtrage
IV L’amplification
✓ ✏

I Signaux et systèmes linéaires


✒ ✑
I.A Introduction
Chaine de traitement du signal en correction auditive :
Analogique
Transducteur Amplificateur Filtre Amplification Amplificateur Transducteur
d’entree de mesure Passe−bande Compression de puissance de sortie

Onde Sonore Onde Sonore

e(t) + +
s(t)

Numerique
Transducteur Amplificateur Filtre Bloc de traitement Filtre Amplificateur Transducteur
d’entree de mesure anti−repliement numerique de lissage de puissance de sortie

Onde Sonore Onde Sonore

Echantillonnage

DSP
CAN

CNA
+ +

• Les transducteurs convertissent les


• Dans la chaı̂ne analogique, les deux
signaux acoustiques (pressions) en signaux
principales fonctions sont le filtrage et
électriques.
l’amplification.
• A la sortie du transducteur d’entrée, il est
• Dans la chaı̂ne numérique, il est fondamental
nécessaire de pré-amplifier le signal.
de disposer de filtre passe-bas en entrée
(anti-repliement) et en sortie (lissage). • De même le signal à la sortie est amplifié par
un étage de puissance.
✓ ✏

I Signaux et systèmes linéaires


✒ ✑
Notion de système :
Notion de signal :
e(t) s(t)
operateur
• Un signal est une grandeur physique mesurable
(tension, courant, pression ...) dépendant d’autres
grandeurs mesurables (position, temps, ...).
• Un système physique est décrit par
• Nous nous intéresserons ici uniquement aux signaux un opérateur qui, à un signal d’entrée
électriques dépendants du temps : i(t) , u(t). e(t), associe un signal de sortie s(t).
• Ces signaux peuvent être ou non modélisés par une • système linéaire :
fonction mathématique. Soit, e1 ⇒ s1 et e2 ⇒ s2.
Exemple de Signal : Le système est linéaire si :
λ1e1 + λ2 e2 ⇒ λ1s1 + λ2s2
• Lorsque la relation entre e(t) et s(t)
est une équa. diff. linéaire, le système
est linéaire.
• système invariant dans le temps :
Echelon unité (ou de Signal sinusoı̈dal :
Heaviside) : u(t) = U0 cos (ωt + φ) Si e(t) ⇒ s(t)
ω fréquence angulaire alors ∀τ e(t + τ ) ⇒ s(t + τ )

u(t) = 0 ∀t < 0 (rad/s) et φ déphasage
u(t) = 1 ∀t ≥ 0 (rad). • On parle de S.L.I.T. (système linéaire
et invariant dans le temps).
✓ ✏

I Signaux et systèmes linéaires


✒ ✑
On appelle signal isomorphe tout signal ayant la même forme à l’entrée et à la sortie d’un SLIT.
Les signaux sinusoı̈daux sont isomorphres.
Si la réponse d’un système à un signal sinusoı̈dal n’est pas sinusoı̈dal de même pulsation
alors le système n’est pas linéaire.
Pour un SLIT, les signaux d’entrée et de sortie sont reliés par une équation différentielle linéaire
✓ constant :
à coefficient ✏
n m
A0 .s(t) + A1 . ds d s de d e
dt + ... + An . dtn = B0 .e(t) + B1. dt + ... + Bm . dtm
✒ ✑
Exemple :
✗ ✔
i(t)
R 
s(t) = E0. 1 − e−t/τ

avec τ = RC
✖ ✕
e(t) C s(t) s(t)
E0

0,63 E0

i(t) = C ds(t)
dt
e(t) = Ri(t) + s(t)
τ t
e(t) = RC ds(t)
dt + s(t)
On définit le temps de réponse tr d’un système à ǫ,
Solution pour un échelon de tension : le temps au bout duquel l’écart relatif de la sortie est
|E0 −s(t)|

e(t) = 0 ∀t < 0 inférieur à ǫ : E0 ≤ ǫ ∀ t ≥ tr
e(t) = E0 ∀t ≥ 0 Application: Quel est le temps de réponse à 5%?
✓ ✏

I Signaux et systèmes linéaires


✒ ✑
I.B Fonction de transfert
Solution pour une tension sinusoı̈dale : La fonction de transfert harmonique H(jω) se
On utilise la notation complexe : définit comme le rapport de la tension de sortie
u(t) = U0 ej(ωt+φ) (avec j 2 = −1). par la tension d’entrée

: ✔
n
on a ainsi : d dtu(t) n
n = (jω) u(t). Par commodité on H(jω) = s(t) e(t)
notera également p = jω . ✖ ✕
Rq : Cette grandeur peut être généralisée à
e(t) = RC ds(t)
dt + s(t)
un signal périodique (ou non) quelconque tant
m que l’on a un SLIT. Ceci se déduit directement
e(t) = (jωRC + 1)s(t) de l’écriture en série de Fourier (ou de la
s(t) 1 transformée de Fourier pour les signaux non
On obtient ainsi : e(t) = jωRC+1
périodiques).
Généralisation :
n k m k e(t)
Ak . d s(t) Bk . d
P P
A0.s(t) + = B0.e(t) +
dtk dtk
k=1 k=1
n m
Ak .pk .s(t) Bk .pk .e(t) avec p = jω
P P
A0.s(t) + = B0.e(t) +
✬ ✩
k=1 k=1
On en déduit : m
Bk .pk
P
k=0
H(p) = n
Ak .pk
P
k=0
✫ ✪
p+λ
Application: Soit la fonction de transfert : H(p) = (p+λ)2 +ω 2
. En déduire l’équation
différentielle du système.
✓ ✏

I Signaux et systèmes linéaires


✒ ✑

• La fonction de transfert est une grandeur complexe i.e. caractérisée par une amplitude et
une phase : H(jω) = |H(jω)|ejφ .
• La représentation dans le plan de Bode se définit par les deux diagrammes suivants :
– La courbe de Gain, qui correspond à l’amplitude de H exprimée en déciBel :
✎ ☞

G(ω) = 20 log |H(jω)|


✍ ✌
– La courbe de phase φ(ω) en radian :
✗ ✔
 
Im[H(jω)]
φ = arg [H(jω)] = arctan Re[H(jω)]
✖ ✕

Le gain d’un système physique réel possède toujours une borne supérieure Hmax on définit ainsi
les fréquences caractéristiques suivantes :
Pour un filtre passe bas (ou haut) on définit la Pour un filtre passe-bande (i.e.
fréquence de coupure : |H(jωc )| = H√max lim |H(ω)| = 0), on définit l’intervalle ∆ω
2 ω→±∞
Cela correspond en Gain : G(ωc ) = Gmax − tel que |H(jω)| > H√max , comme la Bande
2
3 dB passante à 3 dB.
G(dB) G(dB)
ωc ωb ωh
∆ω
G max ω (rad) G max ω (rad)

G max −3dB G max −3dB


✓ ✏

I Signaux et systèmes linéaires


✒ ✑
I.C Cas d’un système non linéaire
Rappel série de Fourier : On considère le cas d’un système qui pour un
Toute fonction réelle périodique de fréquence f signal d’entrée sinusoı̈dale fournit un signal de
peut s’écrire sous la forme : sortie non sinusoı̈dale mais de même fréquence.
Exemple : Saturation du signal de sortie
s(t) = a0 + s(t)

P +Vsat
[an cos (nωt) + bn sin (nωt)]
n=1 t
avec ω = 2πf et : −Vsat

1
RT Le signal de sortie tronqué a la même fréquence
a0 = T s(t)dt que le signal d’entrée. Il peut s’écrire comme
0
RT une série de Fourier :
1 ∞
an = T s(t) cos (nωt)dt s(t) =
P
cn cos (nωt + φn)
0
n=0
1
RT On parlera dans ce cas de distorsion
bn = T s(t) sin (nωt)dt
0 harmonique. La distorsion crée de nouvelles
autre écriture : harmoniques. Toute les harmoniques autres que

c1 correspondent à la distorsion.
P
s(t) = cn cos (nωt + φn)
n=0 On définit le taux de distorsion harmonique par
rapport au fondamental

comme :✥


 c0 = a0 et φ0 = 0
p
cn = a2n + b2n


 s
avec c2
P
an n
cos(φn ) = n=2

 cn D= c1
✧ ✦
−bn

 sin(φ )
n = cn
✓ ✏

II L’amplificateur opérationnel (AOP)


✒ ✑
II.A Introduction
• C’est un composant de base de l’électronique. Il permet, entre autres, de réaliser des opérations
mathématiques telles que l’addition, la soustraction, l’intégration, la dérivation.
• C’est un amplificateur différentiel, il amplifie une différence de potentiel à son entrée.

• Il est constitué d’un grand nombre de transistors et se présente sous la forme


d’un circuit intégré (C.I.).

Représentation :
• L’AOP possède 2 entrées et une sortie.
e− + Vs • L’entrée e+ est l’entrée non inverseuse et l’entrée
e+ e− est l’entrée inverseuse.
L’AOP est un composant actif. Il possède • La sortie de sortie Vs dépend de la différence
une alimentation (généralement ±15 V) ǫ = e+ − e− (Vs = f (ǫ)).
non représentée sur le schéma.
La zone de linéarité de l’AOP est très réduite. Il ne peut donc être utilisé tel quel (en boucle
ouverte) dans un montage. Un fonctionnement stable peut se faire en réalisant une boucle de
contre-réaction entre la sortie et l’entrée.
✓ ✏

II L’amplificateur opérationnel (AOP)


✒ ✑
Caractéristique de transfert :
Vs (V)
+Vsat

+15 V
−75 µ V

75 µV ε (V)
−15 V

−Vsat
On distingue deux zones de fonctionnement :
• Zone linéaire pour laquelle Vs = µǫ, où µ représente l’amplification de l’AOP (typiquement
µ ≃ 2.105).
• Cette zone est très réduite ≃ 150 µV et n’est pas exploitable tel quel en fonctionnement en
boucle ouverte.
• Les zones de saturation pour lesquelles Vs → ±15 V. Ces régions correspondent à la limitation
physique de la tension de sortie compte tenu de son alimentation.
Remarque : La caractéristique peut présenter un décalage sur l’axe ǫ (appelé tension de
décalage). Cette tension est de l’ordre de qq. mV. En pratique, elle peut être corrigée par une
entrée spécifique du C.I.
✓ ✏

II L’amplificateur opérationnel (AOP)


✒ ✑
II.B Contre-réaction
• Un AOP en boucle ouverte est instable. La moindre ddp à son entrée le met en saturation en
sortie.
• Pour fonctionner il est nécessaire d’utiliser une boucle dite de réaction reliant la sortie à
l’entrée pour stabiliser l’AOP.
• Quelle entrée (inverseuse ou non) utilisée pour réaliser cette réaction?
Réaction positive Réaction négative
R2

+
+
R2 R1 Vs
e e
Vs
R1
• De nouveau, on suppose que le système est
initialement à l’équilibre.
• La résistance R2 réalise ici la réaction.
• Une perturbation fait augmenter Vs et donc
• Supposons que le système est à l’équilibre en e− par la réaction.
régime linéaire.
• En régime linéaire Vs = µ(e+ − e− ), donc
• Une perturbation fait augmenter Vs . si e− augmente, Vs va diminuer.
• Cela induit une augmentation de e+ et donc
On réalise bien une contre-réaction : Action
de Vs .
positive ⇒ réaction négative.
Un effet d’avalanche se produit et le système se Seul la réaction négative permet de stabiliser
met en saturation. l’AOP en régime linéaire stable.
✓ ✏

II L’amplificateur opérationnel (AOP)


✒ ✑
II.C Modèle équivalent de l’AOP

i− • Pour un AOP réel, il faut considérer que la sortie


dépend des entrées e+ et e− indépendament.
• A chaque entrée + et − est associé un gain A+
ε Ze Zs et A−.
e− A e −A − e−
• La sortie est équivalente à un générateur de
+ +

Vs Thévenin de f.e.m. A+ × e+ − A− × e− et
+
i+ d’impédance interne Zs.
e+
• Les entrées peuvent être décrites comme reliées
par une impédance d’entrée Ze .
Pour un AOP idéal, on considère :
 • Valeurs typique (TL081) : Ze ≃ 1012 Ω, Zs ≃
Ze → ∞ ⇔ i+ = i− = 0
200 Ω.
Zs → 0

 Vs
 = A+.e+ − A− .e−
A+ +A− e+ +e−
Pour Zs = 0, on a : = 2 .(e+ − e− ) + (A+ − A− ). 2

 = µ.ǫ + Gmc. < e >
µ est la gain différentiel et Gmc le gain en mode commun. < e > est également apellé tension
en mode commun, car si e+ = e− = e alors < e >= e.
Pour un AOP idéal, on considère que µ → ∞ et que Gmc = 0.
✓ ✏

II L’amplificateur opérationnel (AOP)


✒ ✑
✗définit le
Pour quantifier l’écart au modèle idéal, on ✔

µ
Taux de Réjection de Mode Commun : TRMC = 20 × log Gmc
✖ ✕
Pour l’AOP idéal, le TRMC → ∞ (TL081 : TRMC = 86 dB).
Dans la suite on considèrera uniquement le cas ou l’AOP est idéal et en régime linéaire i.e. ǫ ≃ 0

Exemple : Le montage suiveur


• La contre réaction consiste simplement à
relier la sortie à e− .
• D’après la loi des mailles, s = −ǫ + e.
i
• Pour un AOP idéal en régime linéaire, ǫ = 0
et donc s = e.
ε • Le montage suiveur est un montage
amplificateur de gain unité.
Zg +

Charge
• Pour un AOP idéal, l’intérêt du montage
eg e s est :
– Comme i+ = 0, on a e = eg (pas de
chute de tension).
– Quelle que soit l’impédance de la charge,
s = e puisque Zs = 0.
Ce montage permet d’effectuer une adaptation d’impédance :
• La source d’entrée voit la charge “comme si” elle avait une impédance ∞.
• La charge voit le générateur comme une source idéale (d’impédance nulle).
✓ ✏

II L’amplificateur opérationnel (AOP)


✒ ✑
II.D AOP en régime dynamique
Comportement dynamique
• A basse fréquence, l’AOP a un fonctionnement
amplificateur.
• A plus haute fréquence, on observe un déphasage et
une diminution du gain.
• La fonction de transfert harmonique est typiquement
µ
celle d’un filtre passe-bas d’ordre 1 : µ(jω) = 1+j0ω
ωc
• La fréquence de coupure est de l’ordre de 15 Hz pour
le TL081
[Link]

Exemple : Le montage non inverseur


On considère toujours un AOP idéal en
R2 i régime linéaire.
i
R2 En régime statique, la fonction de
transfert est :
ε
R1 i


R1
+ e = R1.i R1 + R2
s s= e
s = (R1 + R2).i R1
e
R1 +R2
A0 = R1
✓ ✏

II L’amplificateur opérationnel (AOP)


✒ ✑

Conséquences :
En régime dynamique, nous avons :


 e = R1 .i + ǫ •
s = (R1 + R2 ).i
 µ(jω) = sǫ = µ0ω


1+j H0 ≃ A0
ωc Si µ0 ≫ A0 µ0
s
ωc′ ≃ A ωc
Ce que l’on peut réecrire e = R1 .i + µ(jω) ,
0

d’où :

R1 +R2

s
 • Dans ces conditions, la fréquence de
s = R1 e− µ(jω) coupure du montage est beaucoup
 
s
s = A0 . e − µ(jω) plus élevée que la fréquence de
coupure de l’AOP seul.
 
A0
s 1+ µ(jω) = A0.e
A0 .µ(jω).e
s = µ(jω)+A0
• Par exemple, avec µ0 = 2.105, fc =
Soit, H(jω) =
A0 .µ0 15 Hz et A0 = 10, fc′ = 300 kHz.
µ0 +A0 +jA0 ωωc

H(jω) =
H0 En pratique, on utilise pour caractériser
1+j ω′
ωc les propriétés dynamiques du filtre, la
A0 .µ0 µ +A
avec H0 = µ0 +A0 et ωc′ = 0A 0 ωc. fréquence de coupure de gain unité :
0
µ0 × fc
✓ ✏

II L’amplificateur opérationnel (AOP)


✒ ✑
Exemple 1 : Le montage inverseur
i On considère toujours un AOP idéal (e+ = e− ).
R2
R2

e = −R1 .i
R1 s=− e
s = R2 .i R1
R
La fonction de transfert est : H = es = − R2
e + 1
s L’inconvénient de ce montage est que
l’inpédance d’entrée est égale à R1.
Exemple 2 : Le montage sommateur inverseur

s = R.i
R1 i 1 i = i1 + i2 + · · · + in
i1
R1 e1 = −R1 i1
R2 i 2
i2 Ri e2 = −R2 i2
R2 i ...
R
en = −R
[Link]
e1 i =
e
− R1 +
e2
+ ··· + en

e2 Rn i n
in 1 R2 Rn

Rn + La tension
s  de sortie est :
en R R R
s = − R e1 + R e2 + · · · + Rn en

1 2
Exercice : Retrouver ce résultat avec le
théorème de Millman.
✓ ✏

III La fonction de filtrage


✒ ✑
III.A Introduction
On distingue 3 principaux types de filtres :
• Filtre passe-bas : Il transmet les BF et fC f fC f
atténue les HF passe−bas passe−haut
• Filtre passe-haut : Il transmet les HF et
f CB f CH f
atténue les BF
passe−bande
• Filtre passe-bande : Il transmet les signaux
• Un filtre passe-bas ou passe-haut se
entre les basses et hautes fréquences.
caractérise par sa fréquence de coupure.
Un filtre peut être passif i.e. n’utulisant que des
• Un filtre passe-bande sera caractérisé par
composants passifs (résistance, capa., self.) ou deux fréquences de coupure (haute et basse).
actif i.e. ayant une alimentation propre comme
• La fréquence de coupure se caractérise par :
un AOP.
|H(jωc )| = H√max
L’étude d’un filtre se fait par l’intermédiaire de 2
sa fonction de transfert.
III.B Filtre passe-bas |H(jω)| =
H0
er
Fonction de✛ ✘
r
transfert du 1 ordre : 1+( ωωc )
2

H0
 2 
H(jω) =

ω
1+j ωωc G(ω) = 20 log H0 − 10 log 1 + ωc
✚ ✙
 
H0 est l’amplification dans la bande passante. φ(ω) = − arctan ωωc
✓ ✏

III La fonction de filtrage


✒ ✑
G(dB)
φ (rad)
G0 ωc

f (Hz)
ωc
f (Hz) π
2

Si ω ≫ ωc,   Sur une décade (ω × 10) :


G(ω) ≃ G0 − 20 log ωωc . G(10ω) − G(ω) = −20 log 10 ≃ −20 dB/décade.
La pente de G sur une octave (doublement La pente de l’asymptote pour ω ≫ ωc est
de ω ) est alors : caractéristique de l’ordre du filtre.
  Comportement asymptotique :
G(2ω) − G(ω) = −20 log 2ω
 ωc  
G(ω) → G0 = 20 log H0
+20 log ωωc ω ≪ ωc
 φ(ω) → 0
= −20 log 2 G(ω) → −∞
≃ −6 dB/octave ω ≫ ω c
φ(ω) → − π2
C

R2
Exemple :
R1 H(jω) = − R 2 1
R1 1+jR2Cω ,
e + avec H0 = − R 2
R1 et ωc =
1
R2 C
s
✓ ✏

III La fonction de filtrage


✒ ✑
III.C Filtre passe-haut ✛ ✘

jp
Fonction de transfert du 1er ordre : H(jω) = H0 1+jp avec p = ω
ωc
✚ ✙
G(dB)
φ (rad)
G0
π /2
ωc
f (Hz)

ωc
f (Hz)

Comportement asymptotique : G(ω) → −∞
ω ≪ ωc π
La pente du gain lorsque ω ≪ ωc est de  φ(ω) → 2

+20 dB/décade (filtre du 1er ordre). G(ω) → G0 = 20 log H0


ω ≫ ωc
φ(ω) → 0

 s = (R1 + R2)is
R
C R1 
R i s = R
 2 is + Rie
R2
 e 1
= R+ ie

e + jcω
s
C i e
R1 +R2 jRCω
jRCω + H(jω) = ,
H(jω) = − 1+jRCω
, R1 1+jRCω
s R +R
avec H0 = −1 et ωc = 1 e R
avec H0 = 1R 2 et
RC 1
1
ωc = RC
✓ ✏

III La fonction de filtrage


✒ ✑
III.C Filtre passe-bande ✤ ✜

Fonction de transfert du 2eme ordre : H(jp) = H0 1+jQ1 p− 1 avec p = ω


( p) ωc

✣ ✢
Q représente le facteur de qualité du filtre (sans unité). Plus il est élevé plus le filtre est sélectif.
H0 = 1 fc = 10 Hz

h  i
arg (H0 ) − arg 1 + jQ p − p1
 
φ =
|H0|
h  i
1
 
G = 20 log  r
  φ = arg (H0 ) − arctan Q p − p
 2 
arg (H0 ) = 0 si H0 > 0 et arg (H0 ) = π si
 1

2
1+Q p−p
H0 < 0.
G sera maximum lorsque le dénominateur sera minimum, soit lorsque p − p1 = 0 ou encore
p2 = 1 ⇔ ω = ω c .
✓ ✏

III La fonction de filtrage


✒ ✑
Comportement assymptotique :  
H0 |H0 |
ω ≪ ωc H(jp) ≃ Q G = 20 log Q + 20 log p
1−j p
|H| ≃ |H0 | p/Q droite de pente + 20 dB/décade
φ = + π2 (H0 > 0)
comportement dérivateur
ω = ωc H(jp) = H0 G = 20 log |H0|
Résonance
φ
 = 0
H0 |H0 |
ω ≫ ωc H(jp) ≃ 1+jQp G = 20 log Q − 20 log p
|H| ≃ |H0 |/pQ droite de pente − 20 dB/décade
φ = − π2 (H0 > 0)
comportement intégrateur

Bande Passante (à −3 dB) : Cela correspond au domaine de fréquence pour lesquelles
H0
√ ≤ |H| ≤ H0 .
2

|H0| H0
Les fréquences de coupure vérifient l’équation : r = √
2

1
2 2
 2 1+Q p− p
2 1
Soit, 1+Q p− p = 2
 
1
Q p−p = ±1
✓ ✏

III La fonction de filtrage


✒ ✑
er eme
1 cas :   2 cas :  
1 1
Q p− p = −1 Q p− p = +1
p2 + Q 1
p−1=0 p2 − Q 1
p−1=0
La seule solution positive est
s: La seule solution positivesest :
1 1 1 1 1 1
p1 = − + 2
+4 p2 = + 2
+4
2Q 2 Q 2Q 2 Q
1
D’où, ∆p = p2 − p1 = Q .
Sachant que, ∆p = ωω2c − ωω1c = ∆ω
ωc on obtient : ∆ω = ωc
Q

Zs On en déduit,
Ze R
C
s
R i H(jω) = e
Zs
= −Ze
jRCω
e + =
s (1+jRCω)2
1
= 1
2+ +jRCω
jRCω
1
1
en posant, ωc = RC
e = −Ze i avec Ze = R + jCω 1
= 2+j ( ωc − ωωc )
ω
jRCω+1
= jCω
1
−1 Pour ce filtre, H0 = 1/2 et Q = 1/2.
s = Zs i avec Zs = R + jCω
R
= jRCω+1
✓ ✏

III La fonction de filtrage


✒ ✑
III.D Cellule de Rauch
Permet de réaliser des filtres d’ordre 2. Les impédances peuvent être des résistances ou des
condensateurs.
L’ampli. Op. est supposé idéal.

Z4 Z5 
 VA = Z2.i2
VA = Z3.i3 + VB (VB ≃ 0)

i1 i4 i5  e = Z1.i1 + VA
i3 
 s = VA − Z4 .i4 = −Z5 .i5 + VB

Z1 Z3
A B
i2 i1 = i2 + i3 + i4
e VA VB +  i3 = i5
Z2 s  e−VA = VA + VA + VA−s
Z1 Z2 Z3 Z4
VA Z

Z3 = − Zs ⇔ VA = −s Z3
5 5
Z1 Z1 Z3 Z1 .Z3 Z1 .Z3
 
e = −s + + + +
Z4 Z5 Z5 Z2 .Z5 Z4 .Z5
✛ ✘
h i−1
Z1 Z1 Z3 Z1 .Z3 Z1 .Z3
H = − Z + Z + Z + Z .Z + Z .Z
4 5 5 2 5 4 5
✚ ✙

1 3
Exemple : Passe bande (Z2 = Z3 = Z4 = R, Z5 = jCω et Z1 = nZ5 = jCω )
 −1 √ √ √ −1
3 jRCω 3 3
H = − jRCω + 3 + jRCω + 3 + 3 =− 3 √3 + 9 + jRCω

3
= − 19 .  1 √  avec H0 = − 19 , Q= 1

3 3
et ωc = RC .
1 RCω 3
1+ √ j √ −j RCω
3 3 3
✓ ✏

III La fonction de filtrage


✒ ✑
eme
III.E Filtre du 2 ordre✤ ✜

H0
Passe-bas : H(jp) = p
1−p2 +j Q
avec p = ω
ωc
✣ ✢
H0 = 1 ωc = 10 Hz

La pente de G pour p ≫ 1 est maintenant de −40 dB/décade.


La variation totale de phase est de π (π/2 pour un filtre du 1er ordre).
✤ ✜

(jp)2
Passe-haut : H(jp) = H0 1+j p +(jp)2
Q
✣ ✢
Les diagrammes de Bode sont similaires au filtre passe-bas.
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III La fonction de filtrage


✒ ✑
eme
III.E Filtre du 2 ordre
Exemple de filtre passe-bas : Cellule de Rauch avec Z1 = Z3 = Z4 = R, Z2 = jC1 ω et
2
Z5 = jC1 ω .
5
 −1
Z1 Z1 Z3 Z1 .Z3 Z1 .Z3
R C 5 H = − Z + Z + Z + Z .Z + Z .Z
4 5 5 2 5 4 5
2 2 2 −1

R R = − 1 + 3jRC5 ω + j R C2C5 ω
 √ √
−1
+ C
e C2
s = − 1 + 3 √ 5 jR C2 .C5ω + j 2 R2C2 C5ω 2
C2



 H0 = −1
H0 
ωc = √1
On cherche une expression du type : H(jp) = p ⇒ R C2 .C5
1 − p2 + j Q 
 Q 1
q
C2
=

3 C5

• Un filtre d’ordre supérieur est réalisé par la mise en cascade de filtre du 1er et du 2eme ordre.
• On distingue trois grandes familles de filtre selon le choix des facteurs de qualité et des
fréquences de coupure.
Chebyshev Butterworth
• Avantage : Accentuation de la pente après • Avantage : Gain le plus plat possible dans la
la fréquence de coupure. bande passante.
• Inconvénient : Ondulation du gain dans la • Inconvénient : La pente est strictement un
bande passante. multiple de 20 dB/décade.
Bessel :Utilisé pour la linéarité de la transition de phase.
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III La fonction de filtrage


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III.F Filtre passe-bas d’ordre n
Chebyshev
Butterworth Défini à partir des polynômes de Chebyshev :
Le gain de ce filtre est toujours de la forme : Pn(x) = [Link]−1(x) − Pn−2(x)
|Hn| = √ 1 2n , (p = ω/ωc ) Le Gain s’exprime sous la forme :
1+p
1
∀n , G(ω = ωc) = G0 − 3 dB. |Hn(jp)| = √
1+ǫ2 |Pn (jp)|2
ǫ permet de contrôler les ondulations :
1
H1(jp) = 1+jp γ(dB) = 10 log (1 + ǫ2)
H2(jp) = √ 1 P1 (x) = x
1+ 2jp−p2
H3(jp) = 1
(1+jp)(1+jp−p2 )
P2 (x) = 2x2 − 1
H4(jp) = 1 P3 (x) = 4x3 − 3x
(1+0.765jp−p2 )(1+1.848jp−p2 )
... P4 (x) = 8x4 − 8x2 + 1
...
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III La fonction de filtrage


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Ordre pair
Ordre 2 Ordre 2 Ordre 2

Ordre impair
Ordre 2 Ordre 2 Ordre 2 Ordre 1

• Un filtre d’ordre n pair est constitué de n/2 filtres d’ordre 2.


• Un filtre d’ordre n impair est constitué de (n − 1)/2 filtres d’ordre 2 et d’un filtre d’ordre 1.

Exercice : Quel doit être le facteur de qualité des filtres pour obtenir un filtre de Butterworth
d’ordre 3, d’ordre 4 ?
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IV L’amplification
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IV.A Introduction
• C’est un SLIT pour lequel |H| > 1.
• Un amplificateur est un quadripôle.
• Dans l’idéal, les grandeurs de sortie Amplificateur de tension
(vs , is) ont la même forme que les
Zs
grandeurs d’entrée (ve , ie ).
• Il fournit en sortie une puissance active Ze
ve s=H(ω). ve vs
supérieure qu’en entrée.
• Selon l’utilisation on peut réaliser un
amplificateur avec :
– Transistor (ampli. audio de 
puissance)  Ze → ∞
– Ampli. Op. (chaine de mesure) Un ampli. idéal est tel que : Zs = 0
H(jω) = H0 ∀ ω

• On peut définir différents types
d’ampli. : Pour un ampli réel, il faudra définir :
– Ampli. en tension :Hv = vves • Le domaine de linéarité pour la tension d’entrée.
– Ampli. en intensité :Hi = iies • La bande passante à −3 dB.
Ps
– Ampli. en puissance :HP = P e • Les impédances d’entrées et de sortie.
Remarque : L’ampli. différentiel permet de
ne pas amplifier le bruit.
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IV L’amplification
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IV.B Montage Amplificateur différentiel
On applique le théorème de Millman aux tensions VA
Montage à un AOP : et VB :
Exemple commercial : INA 106 V1 s
R3 + R4 R4 .V1 +R3 .s
R4 VA = 1 + 1 = R3 +R4
R3 R4
R3 V2
A R1 R2 .V2
VB = 1 + 1 = R1 +R2
B R1 R2
V1 R1 +
R2 R3 +R4 R
s d’où, s = R3 R1 +R2 V2 − R4 V1
V2 R2 3
Si l’on prend R2 = R4 et R1 = R3 alors :
R
s = R4 (V2 − V1)
On suppose toujours que l’AOP est idéal et 3
On a un montage amplificateur différentiel (V2 − V1)
en régime linéaire (VA = VB ). R
de gain différentiel AD = R4 .
3
• Le problème posé par ce montage est que Pour le mettre en évidence, il suffit de prendre :
d’une part les impédances d’entrée + et − 
V2 − V1 = 0
sont très différentes et que d’autre part, ce V1 = V2 = e ⇒
(V2 + V1 )/2 = e
montage est très sensible aux erreurs sur les
résistances.
 
On obtient : s = [Link] 1+ 1 α − 1
• Supposons que R1 = R3 (1 + α) où α 1+AD
−α.AD
représente la tolérance de la résistance : ≃ e 1+A
R R3 +R4
 D
s = R4 R (1+α)+R V2 − V1 −α.A
3 3 4 Le Gain en mode commun est : Ac = 1+A D
• La dissymétrie induit un gain en mode
1+AD
D

commun en plus du gain différentiel. TRMC = 20 × log α


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IV L’amplification
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Montage à trois AOP :
Exemple commercial : INA 114
On applique le théorème de
Millman aux tensions V2 et V1
+ :

R4 VA V2
+
R Rg Rg .VA +R.V2
R R3
V1 = 1+ 1 = Rg +R
A R Rg
Rg
V1 B VB V1
+ Rg .VB +R′ .V1
R’ R3 + V2 = R′ Rg
=
1 + 1 R′ +Rg
R′ Rg

R4 s Soit,
+
V2 R+Rg R
Rg V1 = VA + Rg V2
R′ +Rg R′
Le montage reprend en étage de sortie le montage précédent à Rg V2 = VB + Rg V1
un AOP.   ′
R
d’où, VB − VA = 1 + RRg + R g
(V2 − V1)
L’intérêt de ce montage est que une différence de valeur des résistances R et R′
n’induit pas de gain en mode commun.
Avec le résultat
 précédent,
 on obtient un gain différentiel :
R4 R R′
AD = R 3
1 + Rg + Rg .
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IV L’amplification
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IV.C Représentation symbolique
Symbole d’un amplificateur d’instrumentation : • Un amplificateur différentiel ou d’instrumentation
(A.I.) se présente sous forme d’un circuit intégré.
+
• Rg est une résistance externe fixée par l’utilisateur,
Rg A.I. afin de pouvoir choisir le gain de l’AI.
• Comme pour l’AOP, le constructeur donne dans la
documentation le TRMC de son AI.

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