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Chapitre 3 ITS

Ce chapitre décrit l'impôt sur les traitements et salaires, pensions et allocations viagères en République de Djibouti. Il définit le champ d'application de l'impôt, les exonérations, et le barème des taux d'imposition appliqués.

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Chapitre 3 ITS

Ce chapitre décrit l'impôt sur les traitements et salaires, pensions et allocations viagères en République de Djibouti. Il définit le champ d'application de l'impôt, les exonérations, et le barème des taux d'imposition appliqués.

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Chapitre 

III : Impôt sur les traitements et salaires, pensions et


allocations viagères

I. Principe et champ d’application

1. Principe

Il est établi un impôt sur les traitements, indemnités, émoluments, salaires perçus par les
personnes physiques.

2. Champ d’application
Sont imposables à l’impôt sur les traitements et salaires toutes les rémunérations versées à des
personnes physiques à l’occasion d’une activité professionnelle réalisée sous la direction et
l’autorité d’une autre personne physique ou morale, publique ou privée.

Entrent notamment dans cette catégorie.


 les traitements, indemnités, primes, allocations, gratifications et salaires de congé,
perçus à l’occasion d’une activité professionnelle réalisée sur le territoire de la
République de Djibouti ;
 les allocations et indemnités forfaitaires pour frais professionnels ;
 les pourboires pour les salariés rémunérés au pourboire ;
 les pensions et allocations viagères allouées en contrepartie d’une période de travail ;
 les avantages en nature et en espèces.

3. Les exonérations
Sont exonérés de l’impôt sur les traitements et salaires les rémunérations perçues par :
 les personnels titulaires de la carrière diplomatique en poste dans la République de
Djibouti ;
 les pensions de retraite.
 les coopérants du service national de l’assistance technique française détachés à
Djibouti.
 les personnes dont le salaire imposable mensuel tel qu’il est défini à l’article 3 du
CGI, n’excède pas la somme de 50.000 francs.
 toutes les indemnités et allocations calculées en fonction de la situation de famille du
contribuable ;
 les restitutions de retenues pour constitution de droits à pension ;
 les remboursements, sur pièces justificatives, de frais professionnels.

Sont affranchies de cet impôt les pensions et allocations viagères qui ne sont pas allouées en
contrepartie d’une période de travail, notamment les pensions alimentaires et les pensions
d’invalidité.

Sont déductibles de la rémunération mensuelle imposable, les retenues mensuelles à


caractères obligatoires suivantes :
 les retenues pour constitution de droits à pensions ;
 les retenues de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

4. Territorialité
Sont soumises à l’impôt sur les traitements et salaires les rémunérations perçues par les
personnes physiques à l’occasion d’un travail exercé dans le territoire de la République ainsi
que les allocations viagères perçues dans le territoire.

II. Détermination du revenu imposable


L’impôt sur les traitements et salaires est établi mensuellement au titre des rémunérations
versées au cours du même mois.
Pour les rémunérations afférentes aux congés, pensions et allocations viagères qui ne sont pas
perçues mensuellement, l’impôt est établi en fonction de la période de versement mais reste
calculé sur la base d’une rémunération mensuelle.
L’impôt sur les traitements et salaires donne lieu à l’application d’une retenue prélevée par
l’employeur.

Pour la détermination de la base imposable et le calcul de l’impôt, les rappels concernant les
traitements et salaires et relatifs à des périodes de travail effectuées dans le territoire de la
République, sont incorporés dans la rémunération mensuelle perçue au cours de même mois.
Lorsque, au cours d’un même mois, un employeur a versé des rappels dont le montant dépasse
la moitié du revenu mensuel imposable, l’intéressé peut demander l’incorporation rétroactive
de ces rappels dans les rémunérations mensuelles correspondantes ; l’impôt exigible est alors
calculé sur ces nouvelles bases.
Application 
Monsieur Youssouf, diplômé en littérature de l’université de Djibouti, est embauché par le
ministère de l’éducation nationale en tant qu’enseignant au début février 2015. Après sa
décision d’embauche, Mr Youssouf reçoit de la part du ministère un chèque de 450 000 FD le
30 avril dont 300 000 FD est relatif à son rappel pour le mois de février et mars.

Quelle est la base imposable du mois de mars pour le calcul de l’ITS ?

Les avances consenties aux salariés ne constituent pas une rémunération imposable et sont à
exclure de la base soumise à la retenue à la source.

L’administration fiscale se réserve le droit de se référer à la grille salariale établie par la


convention collective du commerce, du bâtiment et ateliers pour établir l’imposition des
salariés de l’employeur en cas de doutes sur l’exactitude des données fournies par
l’employeur.

III. Barème et taux


Pour le calcul de l’impôt toute fraction de revenu inférieur à 5.000 FD est négligée.
Il est appliqué aux rémunérations mensuelles imposables, supérieures à 50.000 FDJ, qui
comprennent la valeur des avantages en nature accordés en contrepartie du travail fourni, les
taux
 progressifs ci-après :pour la fraction de revenu inférieure à 30.000 FD : 2 %
 pour la fraction de revenu comprise entre 30.000 FD et 50.000 FD : 15 %
 pour la fraction de revenu comprise entre 50.000 FD et 150.000 FD : 18 %
 pour la fraction de revenu comprise entre 150.000 FD et 600.000 FD : 20 %
 au-delà de 600.000 FD : 30 %

L’impôt sur les traitements et salaires afférent aux rémunérations, excédant 50.000 FDJ,
versées à des personnes employées pour une durée inférieure à un mois civil est déterminé
d’après un taux forfaitaire minimal de 15 % applicable sur la totalité de la rémunération
versée au cours du mois.

L’évaluation de la rémunération en nature accordée en contrepartie du travail fourni, doit être


faite en tenant compte de la valeur réelle des éléments concédés au bénéficiaire :
1) Les logements de fonction. Le montant de l’avantage en nature représenté par la
disposition gratuite d’un logement est réputé égal à la valeur locative qui sert de base à
l’impôt foncier :
- si les logements sont pris en location par les employeurs, la valeur à retenir
sera la valeur locative réelle (les loyers versés au propriétaire) diminuée, le cas
échéant, de la part des loyers payés par les salariés ;
- si les logements appartiennent aux employeurs, la valeur à retenir sera la valeur
locative cadastrale diminuée, le cas échéant, de la somme retenue sur le salaire.

2) Les avantages résultant de la prise en charge par l’employeur des frais personnels du
salarié (téléphone, électricité, eau, etc.) seront évalués à leur montant réel.

3) Pour les véhicules de fonctions, un forfait de 40.000 FD par mois sera retenu par
véhicule et par bénéficiaire.

4) Pour les frais domestiques (gardien, femme de ménage) la valeur à retenir est égale,
par employé, au salaire réellement versé ou au SMIC légal.

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