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Modélisation de l'évaporation des piscines

Ce document présente différents modèles d'évaporation de l'eau des piscines disponibles dans la littérature et les compare à des résultats expérimentaux obtenus sur une piscine à La Réunion. L'évaporation a une grande influence sur la consommation énergétique des piscines et doit donc être modélisée avec précision.

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Modélisation de l'évaporation des piscines

Ce document présente différents modèles d'évaporation de l'eau des piscines disponibles dans la littérature et les compare à des résultats expérimentaux obtenus sur une piscine à La Réunion. L'évaporation a une grande influence sur la consommation énergétique des piscines et doit donc être modélisée avec précision.

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Etat de l'art de la modélisation de l'évaporation de l'eau des piscines et


comparaison expérimentale

Conference Paper · June 2018

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Maïté Bernhard Olivier Marc


University of La Réunion University of La Réunion
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Emmanuel Quilichini Jean Castaing-Lasvignottes


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Congrès Français de Thermique, SFT 2018, Pau, 29 mai — 1er juin 2018

Etat de l’art de la modélisation de l’évaporation de


l’eau des piscines et comparaison expérimentale
Maïté BERNHARD1,2,*, Olivier MARC2, Emmanuel QUILICHINI1, Jean CASTAING-
LASVIGNOTTES1
1
Laboratoire de Physique Et Ingénierie Mathématique pour l’Energie et l’environnemeNT (PIMENT),
117 rue du Général Ailleret, 97430 Le Tampon, Ile de La Réunion, France
2
Société Sunny Shark, 87, Route de la Confiance, 97438, Sainte-Marie
*
(auteur correspondant : [Link]@[Link])

Résumé - Les piscines collectives sont l’objet d’importantes consommations énergétiques. Pouvoir
anticiper le meilleur moment pour actionner le système de chauffage est une piste de sobriété
énergétique mais suppose une bonne connaissance du comportement de la piscine et une anticipation
des conditions météorologiques. L’énergie liée à l’évaporation de l’eau du bassin constitue la part la
plus importante dans les bilans et doit donc être estimée avec justesse. Ce travail présente la grande
majorité des modèles d’évaporation aujourd’hui disponibles dans la littérature et les compare aux
résultats expérimentaux obtenus sur un site pilote situé à La Réunion.

Nomenclature
T Température, K Indices et exposants
P Pression, Pa sol solaire
hévap Coefficient d’échange évaporatif, W/m²/Pa rad radiatif
hconv Coefficient d’échange convectif, W/m²/K evap évaporation
Q Flux de chaleur, W conv convection
pa paroi
m Débit massique, kg/s
aux auxiliaire
Cp Capacité calorifique, J/kg/K e entrée
Lc Longueur caractéristique, m s sortie
L Chaleur latente d’évaporation, J/kg w eau
A Superficie du bassin, m² a ambiant
M Masse molaire, kg/mol sky ciel
v vitesse du vent, m/s sat saturé
r point de rosée
Symboles grecs v vapeur
 Masse volumique, kg/m3 atm atmosphérique
ω Humidité spécifique, - air air

1. Introduction
Dans le contexte énergétique actuel, une bonne gestion des installations est indispensable
pour atteindre l’objectif, pris notamment à la COP21 de Paris de 2015, de limiter à 2°C
l’augmentation de la température mondiale. Les piscines collectives ont une consommation
énergétique importante, d’environ 2800 kWh/m² de plan d’eau [1] : chauffage,
déshumidification et production d’eau chaude sanitaire des douches. L’optimisation de la
conception (dimensionnement des dispositifs de chauffage, de la ventilation et de la
déshumidification) et du fonctionnement des installations est un enjeu pour atteindre les
objectifs de sobriété énergétique. Le but de notre travail est d’anticiper la meilleure stratégie
de chauffage des piscines de natation/loisir par simulation du comportement dynamique de la

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Congrès Français de Thermique, SFT 2018, Pau, 29 mai — 1er juin 2018

piscine au cours du temps et le contrôle du chauffage. Plusieurs phénomènes physiques


complexes et couplés entrent en jeu dans le système (Figure 1) :
 les pertes : par évaporation Qévap , par convection entre l’eau et l’air ambiant Qconv ,
par conduction entre l’eau et le sol au travers des parois Q pa , par rayonnement à
grandes longueurs d’onde Qrad ;

 les apports solaires Qsol ;


 le type d’utilisation des installations comme le nombre de personnes dans l’eau
( Qnageurs , ms ), le remplissage me , le chauffage Qaux , la présence et la mise en place
régulière d’une couverture de protection thermique.

Tsky

Qsol Qconv
Qevap ms
Qrad
Qnageurs Qaux
Qpa
me
Figure 1 : Représentation schématique des différents échanges de chaleur et de matière au sein
d’une piscine

La littérature présente de nombreuses modélisations de piscines ajustées au cas par cas


pour des piscines inoccupées [2] et quelques pistes d’adaptation aux piscines occupées [3].
Les différents travaux effectués dans ce domaine ont montré que l’évaporation présente
l’influence la plus importante sur le bilan énergétique (plus de 50% [4]). Les modèles issus de
l’analogie avec la convection ont des constantes ajustées par identification paramétrique à
l’aide d’expérimentations et présentent une dépendance forte à la vitesse d’écoulement de
l’air. Ces études ont montré que la transposition de ces modèles à d’autres piscines engendre
de grands écarts, même dans le cas d’un climat similaire. La comparaison entre des résultats
expérimentaux issus d’une piscine extérieure située à La Réunion et ceux provenant de la
simulation permet de mettre en évidence les modèles les plus adaptés à notre cas.

2. Le dispositif expérimental et la mesure de l’évaporation

2.1. Présentation des installations

Pour approfondir les connaissances sur le comportement des piscines, la piscine de Vue
Belle à Saint Paul dans le quartier de la Saline Les Hauts (La Réunion) à 510 m d’altitude a
été instrumentée. Deux bassins extérieurs font l’objet de cette étude : le grand bassin (ou
bassin sportif) et celui d’initiation. La piscine est chauffée par une pompe à chaleur. La
température est maintenue entre 27° et 28° toute l’année. La piscine est ouverte 7 jours/7

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Congrès Français de Thermique, SFT 2018, Pau, 29 mai — 1er juin 2018

jours sauf fermeture exceptionnelle ou pour vidange. Les deux bassins sont couverts
irrégulièrement durant l’hiver par une bâche de protection thermique.

Figure 2 : Photo du grand bassin (bassin sportif)

Pour pouvoir faire des études tenant compte de tous les phénomènes cités en introduction,
la piscine a été équipée de différents moyens de mesure. Ainsi, une station météo iMETOS
3.3 a été installée à proximité immédiate des bassins. Elle mesure notamment la température
ambiante, le rayonnement global incident, l’humidité relative et la vitesse du vent avec une
période d’acquisition de quinze minutes.
Pour ce qui est des quantités d’eau, les bassins fonctionnent à débordement et sont
alimentés à partir du fond par des grilles où l’eau circule à faible vitesse. Des essais
préliminaires ont permis de constater que la température des bassins reste homogène à la fois
dans les sens de la longueur et de la largeur mais aussi de la profondeur (écart maximum
d’environ 0.25°C). La température caractéristique de cette eau est mesurée après débordement
et passage dans un bac tampon (cf Figure 3) avant la traversée de la Pompe A Chaleur (PAC)
chargée de la chauffer. Compte tenu des débits de circulation importants principalement
imposés par la règlementation (supérieur à 150 m3/h dans notre cas [5]), cette prise de
température est fiable et représente fidèlement la température de l’eau du bassin pour chaque
cas (en-dehors des périodes de remplissage automatique du bac tampon avec l’eau de ville).
Le capteur a une incertitude de ±0.2°C.
A cause de l’évaporation ou des pertes d’eau du fait des baigneurs, le niveau d’eau du bac
tampon a tendance à baisser au cours du temps. Sa valeur fait également l’objet d’une
acquisition et permet de suivre son évolution au cours du temps. A noter que lorsque ce
niveau atteint le point le plus bas, un remplissage est effectué à partir de l’eau du réseau de
ville (cf Figure 3). Le capteur a une incertitude de ±0.5 mm.

Piscine

Filtres

T Niv
Bac tampon

PAC

Figure 3 : Schéma de principe de fonctionnement des bassins et instruments de mesure

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Congrès Français de Thermique, SFT 2018, Pau, 29 mai — 1er juin 2018

La présence d’une fuite d’eau sur le bassin d’initiation ne nous a pas permis de l’intégrer à
cette étude qui ne traite que du grand bassin. Ce dernier est sensiblement aussi large que long
(25 m) et conduit à une surface de bassin d’environ 625 m2 et un volume d’eau
d’approximativement 1500 m3.

2.2. Mesures de l’évaporation

La mesure de la variation du niveau au cours du temps permet d’évaluer l’évaporation du


grand bassin, en respectant les conditions suivantes :
 Absence de couverture flottante isolante sur la surface du bassin ;
 Absence d’utilisateurs dans le bassin ;
 Absence de pluie sur la période occupée ;
 Absence de remplissage du bac tampon ;
Cette méthode a permis de sélectionner les périodes de mesures présentées dans le Tableau
1. Majoritairement les essais qui ont été retenus se déroulent en fin de soirée ou durant la nuit
parce qu’ils permettent de s’affranchir des perturbations liées aux baigneurs.

Date des essais Plage horaire


Quantité Température Humidité Vitesse
évaporée ambiante (°C) relative du vent
(l/m2/h) (%) (m/s)
11/12 octobre 2016 21h - 7h 0.526±0.008 17,2 66 1,5
20/21 novembre 2016 19h – 7h 0.423±0.006 19,9 75 1,2
24/25 décembre 2016 14h30 - 4h30 0.455±0.005 22,1 73 1,5
Tableau 1 : Périodes étudiées et évaporation du grand bassin

29 Température (°C) Quantité d’eau (m ) 3.5


3

27 Eau 3

25 2.5

23 2

21 1.5

19 1
iante
Amb
17 0.5
Temps (heure)
15 0
20 21 22 00 01 02 03 04 06 07

Figure 4 : Variation de la température ambiante, de l’eau et de la quantité d’eau évaporée pour la


période du 11/12 octobre 2016
La Figure 4 présente l’évolution de la température du bain et la température ambiante pour
la période du 11/12 octobre 2016 ainsi que la variation de la quantité d’eau perdue au cours de
la même période. Sur toute la durée (10h), on constate une perte diminution mais progressive
de la température de l’eau d’environ 1°C liée aux déperditions thermiques du bassin, une
température ambiante dont la valeur se situe autour de 17°C et un niveau d’eau dans le bac
tampon qui baisse régulièrement. Sur toute la durée, il s’est évaporé environ 3.32 m3 d’eau
dans le grand bain. Pour s’affranchir des caractéristiques géométriques, ces valeurs sont

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Congrès Français de Thermique, SFT 2018, Pau, 29 mai — 1er juin 2018

converties en débit et rapportées à la surface du bassin et conduisent à une évaporation de


0.526 l/h/m2.
Ce même calcul, effectué sur les 3 périodes concernées, conduit aux valeurs reportées dans
le Tableau 1 avec des taux d’évaporation du même ordre de grandeur mais dont les variations
s’expliquent par la différence des conditions climatiques. La prise en compte de ces dernières
dans l’évolution de l’évaporation fait l’objet de plusieurs modèles qui sont répertoriés et
présentés dans la partie suivante.

3. Les modèles d’évaporation


Les modèles présentés par la suite sont pour des piscines non occupées. Ils permettent,
selon les auteurs, de calculer soit le flux de chaleur Qévap , soit le débit massique d’évaporation
m . Les deux sont liés par Qévap  m.L où L représente la chaleur latente d’évaporation.
Par analogie avec la convection, certains modèles d’évaporation prennent la forme de
l‘équation 1. La différence de température est remplacée par l’écart entre la pression de
vapeur saturante à la température de l’eau et la pression partielle de vapeur d’eau dans l’air.
Le Tableau 2 présente les valeurs des coefficients a, b et n de l’équation 1 obtenues par les
auteurs dans la littérature.

Qévap  A  hévap  Psat Tw   Pv 



 (1)

 hévap  a  v n  b

a b n référence
Alagao et al. 0.040 0.074 1 [4]
Carrier 0.0782 0.089 1 [3]
Czarnecki 0.06683 0.05053 1 [4]
Hahne et Kübler 0.0583 0.0803 1 [4]
ISO TC 180 0.0669 0.0506 1 [6]
Madan Singh et al. 0 0.0741 1 [7]
McMillan 0.0250 0.0360 1 [6]
Rafael Almanza 0.03721 0 1 [8]
Richter (1) 0.05652* 0.04229 0.5 [9]
Richter (2) 0.05088 0.04523 0.84 [9]
Rohwer 0.0508 0.0850 1 [4]
Smith et al. (1) 0.0669 0.0638 1 [4]
Smith et al. (2) 0,059432 0.06764 1 [3]
Taga et al. 0.001296 0.088403 1 [4]
WMO (USSR) 0.0266 0.0369 1 [4]
WMO (USA) 0.0372 0 1 [4]
Y. P. YADAV et al. 0.0494 0.0741 1 [10]
Tableau 2 : Modèles d’évaporation basés sur une analogie avec la convection

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Malgré leur écriture différente, c’est sensiblement la même approche d’analogie avec la
convection qui est développée dans les modèles de Bowen et Kishore et Joshi qui figurent
dans le Tableau 3. On trouve dans ce même tableau les modèles de Cooper et Rafeal Almanza
qui prennent en compte de manière directe la différence de température entre l’eau et l’air.
D’autres modèles qui figurent dans le Tableau 3, élaborés plus récemment, prennent en
compte des paramètres supplémentaires comme la longueur caractéristique pour le modèle de
Sartori (2000) [4] et les régimes d’écoulement de l’air pour Shah (2014) [3]. Ce dernier auteur
recommande dans ce cas de ne conserver que l’expression donnant la valeur la plus
importante. Il propose en outre une adaptation pour les piscines occupées.

Equation référence

 P T   P   T Tw  273  Psat Tw   Pv  


Cooper 1
3

m  A.0, 0144  w  Ta  
sat w v

L  268900  Psat Tw  
[4]

 Psat Tw   Pv 
Kishore et Joshi hconv M w
m  A. hconv  5,7  3,8v [4]
M air PaC p v

Rafeal Almanza (1)


Qévap  A  0, 0075 3.53  1
3

 4.08  v  Psat Tw   Pv 

(Tw  273.2) (Ta  273.2) [8]


  Twv  Tav Twv  Tav 
P T  P
1  0.378 sat w 1  0.378 v
Patm Patm

Ratio de Bowen Qconv


 0, 000605  Patm
Tw  Ta 
Qévap  Psat Tw   Psat Ta   [11]

Sartori ( Psat Tw   Pr )


m  A.(0, 00407  v 0,8 Lc 0,2  0, 01107  Lc 1 )  [4]
Patm
Shah Convection naturelle : m  A.5w ( r  w )(1/3) (w  r )

Convection forcée (vitesse < 0.15m/s) : m  A.0,00005  Pw  Pr 


[3]
Convection forcée (> 0.15m/s) :
0,7
 v 
m  A.0, 00005    Pw  Pr 
 0,15 
Tableau 3 : Modèles d’évaporation plus élaborés

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4. Discussion et conclusion
Pour chacun des modèles, les quantités d’eau évaporées sont évaluées à chaque pas de
temps et pour les conditions météorologiques des essais (données par la station météo :
température, vitesse du vent et humidité relative principalement). La quantité évaporée totale
est calculée par intégration numérique au moyen de la méthode des trapèzes sur la période
considérée des essais (soit 10, 12 et 14 heures, cf tableau 1).
La Figure 5 compare les valeurs calculées par les différents modèles (histogramme) avec
celles obtenues expérimentalement (droites horizontales). Elle montre que 7 modèles se
rapprochent du comportement observé : Smith et al. [4] , ISO TEC 180 [6] , Rohwer [4] , Y.
P. Yadav et al. [10] , Czarnecki [4] , Hahne and Kübler [4] et Shah [3]. Le modèle de Carrier
[3] surestime l’évaporation et tous les autres la sous-estiment, en particulier les modèles de
Madan Singh et al. [7] et Cooper [4], qui sont indépendants de la vitesse du vent.

0,80 Evaporation (L/h/m²)


0,70

0,60
Oct.
0,50
Déc.
0,40 Nov.

0,30

0,20

0,10

0,00
McMillan

Shah
Czarmecki

Kichnore and Joshi

Sartori
Alaga o et al.

Madan Singh et al.

Tag a et al.

Y.P. YADAV et al.


ISO TC 180

Rafael Almanza (1)


Rafael Almanza (2)
Richter (1)
Richter (2)

Smith et al. (1)

Smith et al. (2)

WMO (USA)
WMO (USSR)
Carrier
Cooper

Hahne and Kübler

Rohwer

Figure 5 : Comparaison de l’évaporation mesurée expérimentalement et des valeurs issues des


modèles

Sur ces 7 meilleurs modèles, 6 sont de la forme de l’équation 1 et ne prennent pas en


compte les différents régimes d’écoulement de l’air et seul le modèle développé par Shah [3]
le fait. Cette particularité ajoutée à la qualité de la comparaison avec l’expérience nous font
retenir cette option dans un premier temps.
Beaucoup des modèles présentés sont construits dans des conditions expérimentales
propres et nécessairement différentes des nôtres, ce qui explique les disparités de résultats. Un
des objectifs à terme pourrait constituer en la détermination de coefficients propres (a, b, n) à
la piscine étudiée (équation 1). Nous envisageons prochainement de réaliser des essais durant
l’hiver austral où les conditions météorologiques sont assez différentes de celles présentées
(en termes de température ambiante et d’humidité relative) afin de valider ou non ces choix.
Parallèlement et pour compléter ces travaux, une nouvelle campagne d’essais a déjà démarré
de sorte à affiner notre sélection : mesure au plus près du niveau de l’eau de la température de
l’air, de son humidité et de sa vitesse d’écoulement.
Une fois le modèle choisi, les paramètres déterminés et la validation effectuée, il sera
intégré à la simulation globale de la piscine qui tient compte de l’ensemble des transferts en
régime transitoire que nous avons présentés par ailleurs [12].

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Références

[1] Enertech, « Campagne de mesures de la consommation électrique de 20 piscines


individuelles ». Ademe, 2007.
[2] K. Kaci, M. Merzouk, N. K. Merzouk, M. El Ganaoui, S. Sami, et R. Djedjig, « Dynamic
simulation of hybrid-solar water heated olympic swimming pool », Energy Procedia, vol.
139, p. 750‑ 757, déc. 2017.
[3] M. M. Shah, « Methods for calculation of evaporation from swimming pools and other
water surfaces », ASHRAE Trans., vol. 120, no 2, p. 3–17, 2014.
[4] E. Sartori, « A critical review on equations employed for the calculation of the
evaporation rate from free water surfaces », Sol. Energy, vol. 68, no 1, p. 77–89, 2000.
[5] Code de la santé publique - Article D1332-6, vol. D1332-6. .
[6] E. Ruiz et P. J. Martínez, « Analysis of an open-air swimming pool solar heating system
by using an experimentally validated TRNSYS model », Sol. Energy, vol. 84, no 1, p.
116‑ 123, janv. 2010.
[7] M. Singh, G. N. Tiwari, et Y. P. Yadav, « Solar energy utilization for heating of indoor
swimming pool », Energy Convers. Manag., vol. 29, no 4, p. 239–244, 1989.
[8] R. Almanza et J. Lara, « Energy requirements for a swimming pool through a water-
atmosphere energy balance », Sol. Energy, vol. 53, no 1, p. 37–39, 1994.
[9] E. Hahne et R. Kübler, « Monitoring and simulation of the thermal performance of solar
heated outdoor swimming pools », Sol. Energy, vol. 53, no 1, p. 9–19, 1994.
[10] Y. P. Yadav et G. N. Tiwari, « Analytical model of solar swimming pool: Transient
approach », Energy Convers. Manag., vol. 27, no 1, p. 49‑ 54, janv. 1987.
[11] E. K. Webb, « On estimating evaporation with fluctuating Bowen ratio », J Geophys
Res, vol. 65, no 10, p. 3415‑ 3417, oct. 1960.
[12] D. Hoarau, O. Marc, E. Quilichini, et J. Castaing-Lasviguottes, « Simulation et analyse
des consommations énergétiques des piscines en milieu tropical. », in Actes du congrès de
la société française de thermique, 2016.

Remerciements

Les auteurs tiennent à remercier la Commune de Saint-Paul pour la mise à disposition de la


piscine municipale de Vue-Belle qui sert d’outil de mesure et de validation expérimentale
dans le projet. Ces remerciements vont aussi à Monsieur Willy Crescence pour son soutien
précieux à la mise en œuvre opérationnelle des essais et à Monsieur Jérôme Vigneron pour
son appui technique dans le projet.

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