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Limites D'atterberg

Ce document décrit la méthode pour déterminer les limites d'Atterberg d'un sol, qui sont des constantes physiques conventionnelles marquant les seuils entre l'état liquide, plastique et solide d'un sol fin. La procédure comprend la détermination de la limite de liquidité WL et de la limite de plasticité WP à partir desquelles sont calculés l'indice de plasticité IP et l'indice de consistance IC.
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Limites D'atterberg

Ce document décrit la méthode pour déterminer les limites d'Atterberg d'un sol, qui sont des constantes physiques conventionnelles marquant les seuils entre l'état liquide, plastique et solide d'un sol fin. La procédure comprend la détermination de la limite de liquidité WL et de la limite de plasticité WP à partir desquelles sont calculés l'indice de plasticité IP et l'indice de consistance IC.
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C.U.

Tipaza/ST/GC/L2 Module : TP Mécanique des sols 1

Limites d’Atterberg (NF P 94-051)

1. DEFINITION ET BUT DE L'ESSAI :


 La particularité des sols fins est que, leur consistance varie fortement en fonction de leur
teneur en eau. Leur état va du solide s’ils sont desséchés, à l’état liquide s’ils sont
détrempés. Entre ces 2 états, il existe un état intermédiaire dit plastique (pâte à modeler)
(Figure 1),
 Les limites d’Atterberg (Figure 1) sont des constantes physiques conventionnelles (teneur
en eau pondérale) qui marque les seuils entre :

- Le passage d’un sol de l’état liquide à l’état plastique (limite de liquidité WL)
- Le passage d’un sol de l’état plastique à l’état solide (limite de plasticité WP)
 Ces limites ont été élaborées en 1911 par l’agronome suédois Atterberg. Les essais mis
au point à cette époque ont été repris et modifiés par Casagrande en 1932.
 Les limites d’Atterberg sont déterminées uniquement pour les éléments fins d’un sol
(fraction passant au tamis de 0,4 mm), car se sont les seuls éléments sur lesquels l’eau agit
en modifiant la consistance du sol.
 Il existe d’autres limites d’Atterberg, mais les deux ici mentionnés sont les principales et les
autres, quoiqu’intéressantes, sont peu utilisées. Ces deux limites sont utilisées afin de
déterminer la classification des sols.

Phases Solide Plastique Liquide

IP
0 WP WL W%

Limite de plasticité : WP Limite de liquidité : WL IP : Indice de Plasticité


Essai des ( petits rouleaux) Appareil de Casagrande IP = WL – WP
ou cône de pénetration Etendue du domaine plastique

Figure 1 : Représentation des limites d’Atterberg

 A partir de ces limites on détermine deux paramètres :


1. Indice de plasticité IP : Cet indice définit l’étendue du domaine plastique du
sol entre les limites de liquidité et de plasticité (Figure 1): IP = WL – WP
2. Indice de consistance IC : Cet indice prend la teneur en eau W du sol à l’état
naturel pour la fraction inférieur à 0.4mm :


W W L
I
C
I P
[Link]/ST/GC/L2 Module : TP Mécanique des sols 1

2. PRINCIPE DE LA METHODE :
 L'essai s'effectue en deux phases :
1. Recherche de la limite de liquidité a l'aide de l'appareil de Casagrande ou le cône
de pénétration.
2. Recherche de la limite de plasticité par formation de rouleaux de 3 mm de
diamètre.
3. Equipement nécessaire
3.1. Pour la préparation du sol :
- Tamis à mailles carrées de 0.4 mm d’ouverture,
- Bac de manutention (30 x 20 x 8 cm).
- Récipient de 2 I.
3.2. Pour la détermination de WL :
- Appareil de Casagrande (NF P 94-051) (figure 2), il est constitué d’une coupelle
normalisée (coupelle lisse pour la majorité des essais et coupelle rugueuse pour les
échantillons sableux qui ont tendance à glisser sur la surface de la coupelle lors de
chaque choc), montée sur un support métallique avec manivelle, le tout étant fixé sur
un socle en bois dur . L’ensemble permet de faire tomber la coupelle d’un hauteur de
10 mm sur le socle, chaque choc entraînant la fermeture progressive de la rainure
pratiquée dans l’échantillon de sol , celle-ci ayant été effectuée à l’aide de l’outil à
rainurer.

Coupelle lisse

Outil à rainurer avec cale


Coupelle rugueuse

Appareil de Casagrande

Figure 2 : Appareil de Casagrande et Outil à rainurer

3.3. Pour la détermination de WP :


- une plaque lisse en marbre pour le malaxage du sol et la confection des rouleaux de
sol, une plaque de verre et sa cale pour l’évaluation du diamètre du rouleau de sol.
- une plaque de verre et sa cale pour l’évaluation du diamètre du rouleau de sol (figure
4).
[Link]/ST/GC/L2 Module : TP Mécanique des sols 1

Plaque de verre

Figure 4 : Systéme d’évaluation du diamètre du rouleau de sol

4. CONDUITE DE L’ESSAI
4.1. Préparation de l’échantillon

1. prendre un échantillon représentatif du sol et le mettre à imbiber dans un récipient


plein d’eau pendant 24 heures.
2. Tamiser ce matériau imbibé par voie humide sur un tamis de 0.4 mm, l’ ensemble
du tamisât des eaux de lavage étant ensuite décanté pendant 12 heures.
3. L’eau claire surnageante est siphonnée en prenant garde de ne pas entraîner de
particules solides fines, l’eau excédentaire étant évaporée à l’étuve à 50 °C jusqu’à
obtenir un mortier mou.
 L’échantillon ainsi préparé doit contenir environ 200 g de particules solides.
4.2. Détermination de la limite de liquidité WL avec l’appareil de Casagrande (NF P
94-051) :
 Mise en place de l’échantillon. Il est mis en place à la spatule, de façon bien
homogène .L’épaisseur au centre est de 15 à 20 mm , le pourtour étant sensiblement
horizontal (figure 5).

f = 15-20
mm
d = 3 cm

Figure 5 : Mise en place de l’échantillon dans la coupelle


[Link]/ST/GC/L2 Module : TP Mécanique des sols 1

 Description de l’essai :
1. Faire une rainure dans l’axe de la coupelle à l’aide de l’outil à rainurer. L’outil étant
sensiblement perpendiculaire à celle-ci (figure 6).
2. Tourner la manivelle de manière très régulière, raison de deux chocs par seconde. On
observe le fond de la rainure et on compte le nombre de chocs nécessaires pour que celle-ci
referme sur 1 cm environ.
 Par définition, la limite de liquidité est la teneur en eau qui correspond à la fermeture de
la rainure sur 1 cm de longueur en 25 chocs (figure 7)..

Figure 6 : Réalisation de la rainure Figure 7 : Fermeture de la rainure

3. Recommencer l’opération 4 à 5 fois avec des teneurs en eau décroissantes et telles que
le nombre de chocs à chaque essai soit compris entre 15 et 35 :
- si le nombre de chocs n a été inférieur à 15, laisser sécher un peu,
- Si le nombre de chocs n est supérieur à 35, humidifier légèrement et bien
homogénéiser le sol avant de reprendre l’essai.
 Pour chaque essai tel que 15<n<35 , déterminer la teneur en eau W (voir Essai de teneur
en eau).
[Link]/ST/GC/L2 Module : TP Mécanique des sols 1

 Expression des résultats :


 La limite de liquidité est déterminé à partir de la représentation graphique et la teneur en
eau w , mesurée à chaque essai, en fonction du logarithme du nombre de coups
correspondant.
 La limite de liquidité est la teneur en eau lue sur le graphique pour N= 25 coups. Elle
s’exprime en pourcentage arrondi au nombre entier le plus proche (figure 8).

4.3. Détermination de la limite de plasticité Wp (NF P 94-051) :

 La limite de plasticité Wp est inférieure à WL. Il faut donc laisser sécher l’échantillon un
peu plus. Quand sa teneur en eau est correcte, faire une boulette de mortier grosse
comme une noisette (environ 12 mm de diamètre) et en faire un cylindre en la roulant sur
la plaque de marbre propre ; lisse et sèche .Ceci se fait à la main, ou en utilisant une
plaque plane, par un mouvement alternatif d’environ un aller et retour par seconde.
 Par définition, la limite de plasticité est la teneur en eau du cylindre qui se brise
lorsque son diamètre atteint 3 mm. Cette teneur en eau doit être déterminée
immédiatement après le test selon la procédure décrite lors de la détermination de WL.

 Le cylindre terminé doit avoir 10 à15 cm de longueur.


 Dans la pratique, procéder ainsi :
- Confectionner le cylindre de 3 mm ,
[Link]/ST/GC/L2 Module : TP Mécanique des sols 1

- S’il se brise avant d’atteindre ce diametre le matériau est trop sec, il faut alors le
rémudifier légérement.
- S’il ne s’est pas brisé ; le soulever en son milieu de 15 à 20 mm. La limite de
plasticité est atteinte si la rupture se produit pendant ce soulèvement. On effctue
alors directement la mesure de la teneur en eau W sur le rouleau de sol.
- Si la rupture ne se produit pas, laisser le teneur en eau diminuer.
- L’essai est effectué une deuxième fois. Les teneurs en eau obtenues ne devront
pas s’écarter de plus de 2 % de la valeur moyenne, si non un nouvel essai est à
effectuer.
- Wp est la moyenne arithmétique des teneurs en eau obtenues à partir des deux
essais.

5. Indice de plasticité IP

 Rappelons que : IP = WL – WP
 Un sol, dont l’indice IP est grand, est très sensible aux conditions atmosphériques, car
plus IP
est grand plus le gonflement par humidification de la terre et son retrait par
dessiccation seront
importants.
 IP précise donc aussi les risques de déformation du matériau.

Indice de plasticité IP Etat du sol Ordres de grandeur:


0-5 Non plastique - Argile Ip>30
5 - 15 Plastique - Argile limoneuse 20<Ip<30
15 – 40 Peu plastique - Limon 10<Ip<20
> 40 Très plastique - Sable argileux 5<Ip<20
- Sable limoneux 5<Ip<15

Remarque :
 Si IP = WL - WP se trouve à la limite entre le mortier non-plastique et le mortier limoneux,
c'est à-dire quand 5 < IP < 10. Dans cet intervalle, les résultats entre deux essais peuvent
être assez dispersés suivant la préparation et suivant l'opérateur. Il faut donc tenir compte
dans ce cas précis de l'analyse granulométrique complète et de l'équivalent de sable pour
caractériser le matériau.
En dessous de 5, l'indice de plasticité perd toute signification. Faire l'essai d'équivalent
de sable.

6. Indice de consistance IC :

 Rappelons que : W W
I
L

C
I P
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 La comparaison de la teneur en eau naturelle W d’un sol et des limites d’Atterberg


permet de
se faire une idée de l’état d’une argile qu’on peut caractériser par son indice de
consistance.

 L’indice de consistance croît en même temps que la consistance du sol. A partir de 1,


le sol peut
être éventuellement réutilisé en remblai (on peut travailler).

Indice de consistance IC Etat du sol


IC > 1 Solide
0 > IC > 1 Plastique
IC < 0 Liquide
Laboratoire de mécaniques des sols

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