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Matériaux D'emprunt

Ce document décrit les différents types de matériaux utilisés pour les assises de chaussées, notamment les graves naturelles, les graves traitées et les latérites. Il présente les caractéristiques et domaines d'emploi de ces matériaux, ainsi que les essais permettant de les caractériser.

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Matériaux D'emprunt

Ce document décrit les différents types de matériaux utilisés pour les assises de chaussées, notamment les graves naturelles, les graves traitées et les latérites. Il présente les caractéristiques et domaines d'emploi de ces matériaux, ainsi que les essais permettant de les caractériser.

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Matériaux d’emprunt

Dr Adama DIONE
MATERIAUX D'ASSISE
MATERIAUX D'ASSISE

• Graves non traitées (GNT)

• Graves hydrocarbonés à chaud (GB et EME)

• Graves hydrocarbonés à froid (GE)

• Graves hydrauliques (et sables TLH)

• Bétons de ciment

• Sols traités à la chaux et aux liants hydrauliques


RÔLE DES ASSISES

Assises pour répartir les charges sur le sol en fonction des contraintes :

• trafic (importance et charge)

• aire de stockage

• aire de manutention

Assise et forme pour protéger les couches de sol


La couche de fondation :

C’est la couche immédiatement au-dessus de la plateforme, ou couche de forme, elle joue


comme rôle la répartition de façon homogène les contraintes sur le sol support. Cette couche
doit être bien compactée pour éviter les tassements ultérieurs. Selon le guide (CEBTP, 1984),
les matériaux pour la couche de fondation doivent avoir :

un CBR au moins égal à 30 pour une densité sèche correspondant à 95 % de l’OPM. Pour
les trafics faibles, on peut descendre jusqu’à 20 et par contre on exigera 35 pour les trafics
lourds et plus élevés.
une dimension maximale des grains de 60 mm,
pourcentage en matières organiques : 0,5 %,
pourcentage de fines : 10 % ≤ % f ≥ 35 %,
indice de gonflement linéaire : G < 1 %,
indice de plasticité : Ip < 25,
indice de liquidité : WL < 40
La couche de base

Elle constitue avec la couche de fondation, l'assise de la chaussée. Elle est soumise à des
contraintes verticales, à l'effet de poinçonnement dû à la pression des pneumatiques et des
contraintes de cisaillement. Elle doit être constituée de matériaux suffisamment durs et avoir
une bonne résistance à la fragmentation. Elle doit avoir un CBR supérieure à 80 pour une
densité sèche correspondant à 98 % de l'OPM. Si le matériau n'atteint pas cette portance, il
devra être traité. Et pour cela il faut au moins que le matériau à l’état naturel présente un CBR
supérieur à 60 afin de satisfaire aux spécifications requises en matière de résistance et de
portance.

La nature des matériaux et les caractéristiques de mise en œuvre souhaitables (CEBTP, 1984)
sont les suivantes :

limite de liquidité : WL < 30,


indice de plasticité : Ip < 15,
Cu > 10,
% fines < 25,
gonflement linéaire : G < 0.3 %,
pourcentage des matières organiques < 0.1%,
CBR à 4 jours d’imbibition > 80 (60 pour le trafic < 300 véhicules/jour),
diamètre maximal des grains : 40-50 mm.
Matériaux utilisés dans les assises de chaussées

Couche de fondation
• Latérite crue ou non,
• Sables améliorés ou non ;
• Graves naturelles;
• Tout-venants de concassage ;
• Scories volcaniques ou pouzzolaniques ;
• Matériaux coquilliers ;
• Matériaux coralliens naturels ou améliorés.

Couche de base
• Latérite crue ou non,
• Sables traités au ciment ou à la chaux ;
• Graves criblées ou semi-concassées ;
• Tout-venants de concassage recomposés, traités ou non au ciment ou à la chaux.
Le basalte Le calcaire Le grès

Le silexite Le banco-coquillage La latérite


La latérite
Au sens général du terme, la latérite est un matériau fortement altéré, riche en oxydes
secondaires de fer, d’alumine ou des deux.

La latérite résulte d’ un processus de formation des sols, spécifique aux régions tropicales
chaudes et humides.

Il s’agit d’une altération de la roche mère dont la caractéristique essentielle réside dans une
mise en solution puis un départ de la silice, phénomène de lessivage, accompagnés d’un
enrichissement en fer et en alumine sous forme de sesquioxydes F e2O3 et Al203.
Distribution géographique des formations latéritiques
Exemple de profil latéritique type (Alexandre, 2002).
En fonction du rapport :

Degré de latéritisation des gisements latéritiques en fonction du rapport S/R


ETUDES GEOTECHNIQUES SUR LES EMPRUNTS DE LATERITE
Déterminer le volume de matériaux exploitable pour cette carrière : L = 3,5 km; l = 600 m et p
= 3,5 m
Echantillonnage
Essais d’identification géotechniques

Analyse granulométrique par tamisage, Norme NF P 94 056.

Analyse granulométrique par sédimentation, Norme NF P 94 057 ;

Limites d’Atterberg, Norme NF P 94 051 ;

Teneur en eau naturelle par étuvage, Norme NF P 94 050 ;

Essais VBS, Norme NF P 94-068 ;

Essai Proctor, Norme NF P94-093 ;

Essai CBR, Norme NF P 94-078.


Analyse granulométrique par tamisage

Fuseaux granulaires des latérites selon CEBTP


Utilisation et domaine d’emploi des graveleux latéritiques

Les graveleux latéritiques sont utilisés sous cette forme :

• Latérite non traitée : GL1 et GL2 ;

• Latérite litho-stabilisée : GLli ;

• Latérite améliorée au ciment : Gla ;

• Latérite traitée au ciment (dites également « stabilisées ») : GLc1


et GLc2.
1-Emploi en assise des GL1 limité au :

 trafic T3 en base,
 trafic T1 en fondation.

2 - Emploi en assise des GL2, GLli et GLa limité par précaution au trafic T1.

3 - Emploi en assise des GLc limité au :

 GLc1 : trafic T4,


 GLc2 : trafic T2.

Les épaisseurs plus fortes risquent d’entraîner des défauts de compactage et


d’homogénéité du traitement.
Caractéristiques générales, formulation

 Les latérites non traitées (GL) sont généralement employées dans l’état.
Cependant un criblage préalable est parfois nécessaire pour certains gisements.
Les gros blocs sont retirés à la main.

 Les latérites litho-stabilisées (GLli) sont mélangées avec des granulats d’apport
(correcteur granulaire). Le mélange est réalisé en centrale ou in situ (épandage de
la latérite puis du correcteur et enfin malaxage en place).

 Les latérites améliorées (Gla) ne contiennent qu’un faible pourcentage de ciment


(2 à 3%) : la chaussée conserve un comportement « souple » (effet de prise
limitée, phénomène essentiellement de floculation des particules fines). Les
performances mécaniques sont d’autant plus faibles et dispersées que le dosage en
ciment est faible. Le matériau reste fragile.

 Les latérites traitées (GLc) au ciment contiennent un pourcentage plus élevé de


ciment (4 à 6% généralement – le dosage est fixé à l’issue d’une étude de
formulation en laboratoire) : la chaussée a un comportement « semi-rigide » (en
dépit de son faible module de rigidité).
Latérite naturelle

Fuseau granulométrique GL (CDS, 2015)

Le répandage s’effectuera au bouteur ou à la niveleuse. L’engin de compactage le mieux


adapté est le compacteur à pneus (charge par roue de 30 kN au moins).
Spécifications sur les GL et GLa (AGEROUTE, 2015)
Latérite litho-stabilisée

Pour certains chantiers, l’emploi de latérites conformes aux exigences précédemment décrites
implique le recours à l’exploitation de gisements assez éloignés des projets.

Dans ce cas de figure, il peut être intéressant d’employer une latérite litho-stabilisée (mélange de
latérite avec un correcteur : calcaire, silexite, sable, grès, granite, etc.). L’ajout de correcteur a
pour objectif d’améliorer les caractéristiques de la latérite locale de qualité même médiocre (IP et
VBS, CBR, granulométrie).
Latérite améliorée

La latérite susceptible d’être traitée (GLa et GLc) doit vérifier un :

Dmax < 50 mm,

une teneur en fines < 35% et

un IP < 25.

Le pré-traitement à la chaux pourrait être intéressant lorsque la latérite crue est très argileuse
(IP >10 ou VBS > 1,5,
passant à 0,400 mm supérieur à 15%)

Pour préparer le matériau à être traité au ciment par la recherche d’un degré optimal de
floculation des colloïdes argileux.

Une fois améliorée, on vérifiera les critères suivants :

 E ≤ 2000 MPa (au-delà, le comportement de la GLa se rapprocherait de celui de la GLc).

 CBR à 95%dsOPM > 80 après traitement 3j air+4j eau


Latérite traitée

Si la latérite est traitée au ciment, les caractéristiques complémentaires suivantes sont


nécessaires :

 Délai de maniabilité (NF EN 13286-45) > 2h à la mise en œuvre,

 IPI (NF EN 13286-47) > 50 . On ne note pas d’amélioration importante de l’IPI


après ajout de ciment.

 CBR à 95%dsOPM > 60 avant traitement et > 160 après traitement 3j air+4j eau.
L’adjonction de ciment se traduit par une augmentation du CBR,

 dsOPM après traitement > 2.0

 Des éprouvettes d’élancement 2 (10x20 pour Rc, Rit et E) ou d’élancement 1 (pour


Rit et E) sont confectionnées à 97%dsOPM et wOPM, par compactage statique
double effet (NF EN 13286-53).

 Les éprouvettes doivent être conservées dans leurs moules verticalement, en évitant
la perte d’humidité, à une température à ± 2 °C de la température spécifiée.
F
Confection d’éprouvettes Résistance à la compression RC 
AC

Résistance à traction par fendage Rt 


2F Module de rigidité
 d L
Résultats des essais mécaniques (Rc, R’c et Rt)

Rc MPa Rt MPa Rc’ MPa


Ciment 2 % 2,5 % 2 % 2,5 % 2 % 2,5 %
Force à la rupture 1904
30161 35403 8759 10207 24484
(N) 3
Résultats à 7
1,663 1,952 0,289 0,368 1,05 1,350
jours
Spécification
CEBTP 1,8 < RC < 3,0 > 0,3 > 0,5
(1984)
Classe mécanique des GLc1 et GLc
Limites des classes mécaniques (CDS, 2015)
Mise en œuvre de la latérite améliorée ou traitée

Le traitement est réalisé en place ou en centrale. L’éloignement des centrales de


malaxage et la difficulté d’écoulement dans les trémies peuvent être problématiques, mais
en général, le traitement en centrale permet d’obtenir un mélange plus homogène dont
l’épaisseur à la mise en œuvre est mieux maîtrisée.

La durée des opérations d’arrosage et de malaxage in situ, ainsi que l’épaisseur de


malaxage (et donc de traitement) restent des points délicats.

Dans les deux cas, le délai de maniabilité - avec le ciment pouvant être réduit à 2 h selon
la température extérieure - reste un point sensible.
Le traitement en place
Le traitement en place de la latérite se déroule de la façon suivante :

 humidification préalable si nécessaire,

 détermination de la masse surfacique de liant à épandre en fonction de la masse


volumique du sol et du dosage visé,

 épandage du liant à l’aide d’un épandeur ou manuellement ‘au sac’,

 malaxage au pulvérisateur de sol à arbre horizontal, préréglage à la niveleuse,

 pré-compactage,

 réglage final

 compactage final.

La dimension des planches sera adaptée au rendement de l’atelier de mise en œuvre par
rapport au délai de maniabilité.
Mise en œuvre de la couche de fondation en latérite amélioré à 3% de ciment (le sol
ciment)

La mise en œuvre de la couche de latérite-ciment a été effectuée selon la procédure


ci-après :
 Pré malaxage de la couche en se servant des niveleuses, des citernes à eau, une
vérification des teneurs est effectué conjointement après le malaxage.

 Calage des niveaux ensuite nous procèderons par un compactage léger de la


couche à l’aide du compacteur à pneu,

 Traçage des mailles, ensuite pose des sacs de ciment dans chaque maille, étalage
progressif du ciment et réglage de la surface à traiter à l’aide de balais cantonniers
puis scarification de la couche à l’aide de la niveleuse,

 Le ciment est répandu sur la couche de fondation avec un pourcentage en poids,


rapporté au poids du sol sec, déterminé à partir des résultats des essais de
laboratoire. Avec cette méthode, la quantité de ciment à répandre (QC) sera
déterminée à partir de la formule :
Qc  d d  L  l  e  % C

QC : Quantité de ciment (kg)


dd : Densité sèche optimale
L : Longueur de la planche (m)
l : Largeur de la planche (m)
e : Epaisseur de la couche (m)
c : Pourcentage de ciment (%)
Malaxage et homogénéisation du mélange latérite-ciment au moyen du pulvimixeur sur la
profondeur d’action requise ; réglage du matériau mis en couche de fondation en se servant des
piquets de nivellement ;
Finition de la couche de latérite-ciment à l’aide de la niveleuse, des compacteurs
pneumatiques et vibrants, en cherchant le meilleur uni possible et en respectant le profil en
travers prédéfini ; Réception in situ (géotechnique et altimétrique);
Protection superficielle

Pour éviter la dessiccation pendant la mise en œuvre, il est réalisé un arrosage modéré mais
fréquent et régulier à rampe fine. Si, au moment de l'exécution de l'enduit, la surface n'est pas
humide, elle doit être humidifiée.

La couche de base est mise en œuvre soit immédiatement après la couche de fondation (dans la
même journée), soit 7 jours après le compactage de la couche de fondation (GLa, GLc).

Dans le cas particulier des GLa, la couche de base peut être mise en œuvre dans un délai de 48 h
après le compactage de la couche de fondation.

Pour limiter les problèmes de retrait thermique qui conduisent à la fissuration, le délai de
recouvrement par les enrobés est réduit au maximum.

La protection superficielle est réalisée après la fin du compactage et du réglage, et en tout état
de cause dans la même journée.

Elle est au minimum un enduit de scellement réalisé quotidiennement à l’avancement du chantier,


éventuellement avec cloutage préalable à l’aide de gravillons de basalte.
Imprégnation de la couche de fondation au bitume fluidifié 0/1 afin de protéger la couche de
sol-ciment contre une dessiccation ou une humidification excessive sous l’action des agents
atmosphériques.
Le choix est fait en fonction de l’efficacité recherchée vis-à-vis de la protection contre
l’évaporation, contre l’infiltration, l’accrochage de la couche supérieure, la protection
mécanique et la réduction des émissions de poussière. Par ordre croissant d’efficacité, on
retiendra :

Enduit de scellement : 0.8 à 1.1 Kg d’émulsion + petits gravillons à refus

Enduit monocouche : 1.3 à 1.6 Kg d’émulsion + 7 à 8 L de 4/6 ou 9 à 10 L de 6/10

Enduit bicouche : 1.1 à 1.3 Kg d’émulsion + 10 à 11 L de 10/14 + 1.5 Kg d’émulsion + 6 à 7


L de 4/6

Enduit pré-gravillonné : 8 à 9 L de 10/14 + 2 Kg d’émulsion + 6 à 7 L de 4/6. Le liant est une


émulsion à 65% de bitume. A défaut, le recours aux cutback sera envisageable. Les gravillons
ont un LA < 30 et un passant à 0.5 mm < 2%.

Des recommandations en fonction du niveau d’exposition climatique et du niveau d’agressivité


du trafic chantier sont présentées dans le guide technique des sols traités en assise.
Caractéristiques de dimensionnement

Caractéristiques de dimensionnement latérite non traitée et améliorée (CDS, 2015)


Caractéristiques de dimensionnement latérite traitée GLc (CDS, 2015)
Application

Avec un trafic de 5000 Veh/jour par et un pourcentage de poids lourd


de 5 % on se propose la structure suivante :

Une couche de fondation de 15 cm en grave latéritique


Une couche de base 15 cm en grave latéritique améliorée au ciment

Déterminer les valeurs admissibles pour ces couches. On donne : 6


= 0,65 MPa,
kc = 1,4, kr = 1,2 , ks = 1, kd = 1 et b = -1/14

P = 10 ans et  = 3%
Les Graves Non Traitées
Les Graves Non Traitées

Définition:

- mélanges de granulats naturels, artificiels ou recycles


- dimension maximale des grains (D) comprise entre 8 mm et 80 mm
- avec ajout d’eau
- dimension minimale des grains (d) = 0 mm
-sans liant, utilises pour la realisation des assises de chaussees et des plates-formes de
travaux routiers.

Domaine d’application des G.N.T.


-utilisées pour la construction et l’entretien des assises de chaussées et des plates-formes
de travaux routiers.

Normes sur les G.N.T.

- Norme Européenne NF EN 13285 de Mai 2004


- Norme Française Historique sur les granulats NF XPP 18545 Article 7,3
Les Graves Non Traitées
Les granulats
Granulats
Méthode d’Elaboration des Granulats:
►Extraction: roche meuble, alluvionnaire
⇒ Drague flottante

⇒ Extraction traditionnelle (Pelle)

⇒ Excavateur a godets

⇒Dragueline
Granulats
Méthode d’Elaboration des Granulats:
►Extraction: roche massive

⇒ Tir d’explosifs

⇒ Chargement des matériaux


Prise d’échantillon après concassage et criblage
Essais de laboratoire

VBS Equivalent de Sable Poids spécifique

Coef d’aplatissement granulométrie MDE


F
Différents tamis selon l’ouverture des mailles
Fuseau 0/31,5
Fuseau 0/20
Granulats – Propreté et Angularité
• Propreté
Comme pour les sols, la propreté est mesurée par l’essai d’équivalent de
sable et par l’essai au bleu de méthylène.
Angularité
Elle joue un rôle important pour les gravillons de la couche de roulement, en
améliorant l’adhérence, et pour ceux des assises de chaussée, dont elle améliore la
stabilité.

Pour un granulat de roche massive, elle est égale à 100 %.


Pour un granulat d’origine alluvionnaire, elle est définie par deux données :

 l’indice de concassage IC , proportion en poids d’éléments supérieurs à la


dimension D du granulat élaboré ;

 le rapport de concassage RC , rapport entre d du matériau soumis au concassage et


D du granulat obtenu.
Granulats – Forme
• Elle joue un rôle important à la fois pour les granulats de la couche de roulement,
des gravillons plats ayant tendance à se coucher au moment du compactage, et pour
les matériaux d’assise, des granulats plats ou allongés réduisant la compacité et la
stabilité.

• Elle est définie, par référence, par le pourcentage d’éléments tels que G/E > 1,58.

• Elle est mesurée par un double tamisage sur des tamis à mailles carrées qui trient
suivant la grosseur, et sur des cribles à barres parallèles qui trient suivant
l’épaisseur.
Grilles à fentes parallèles Forme d’un granulat
Calculer le coefficient d ’aplatissement pour ce granulat

Tamisage sur tamis Tamisage sur grille


Classe granulaire d/D (mm) Mg (g) Ecartement des grilles Passants Mei (g)
31,5/40 20
25/31,5 16
20/25 12,5
16/20 10
12,5/16 8
10/12,5 12 6,3 3
8/10 132 5 17
6,3/8 657 4 113
5/6,3 577 3,15 87
4/5 744 2,5 125
Granulats – Résistance à la
fragmentation
• Elle est appréciée par l’essai Los Angeles.

• Il consiste à placer dans un cylindre à axe horizontal de 70 cm de diamètre


et 50 cm de longueur les granulats à essayer et des boules d’acier. On
effectue 500 révolutions à 30 tr/min. Le poids et la granularité de la prise
d’essai sont déterminés en fonction du diamètre maximal du granulat.

• Après essai, les matériaux sont criblés au tamis de maille 1,6 mm et le


poids de la fraction passante est rapporté au poids de la prise d’essai. Le
rapport, multiplié par 100, est appelé coefficient Los Angeles (LA).
GRANULATS
Essai Los Angeles (LA) Norme NF EN 1097-2 → Résistance à la Fragmentation

►Principe: Echantillon représentatif de 5Kg de 10/14mm subit un cycle de broyage à sec dans un broyeur à boulets.
Son degré de fragmentation est apprécié par la proportion de l’échantillon devenue plus petite que 1,6mm.

1) Echantillonnage 2) Criblage de la Fraction 10/14 3) Lavage + Séchage 4) Pesage (+-5g)

5) Concassage
6) Criblage 1,6mm 7) Lavage + Séchage 8) Pesage (+-5g)

LA = % < 1,6 mm ( ex. LA = 100 (5000 – 3780) / 5000 = 24 )

►Spécifications: -Norme NF EN 13043 – Granulats pour mélange


bitumineux et enduits
8 catégories LA15 (≤ 15) LA20 LA25 LA30 LA40 LA50
-Norme NF EN 13242 – Granulats pour graves traitées et non traitées
8 catégories LA20 LA25 LA30 LA40 LA50 LA60

►Fréquence des essais: 1 par an sur les gravillons pour enrobes, enduits, graves
traitées et non traitées.
Résultats des essais Los Angeles
GRANULATS
Norme NF EN 1097-1 → Résistance à la Fragmentation et attrition
Essai Microdeval en présence d’Eau (MDE)

►Principe: LA + Eau = Echantillon représentatif de 5Kg de 10/14mm subit un cycle de broyage en présence d’eau
dans un broyeur à boulets. Son degré de fragmentation est apprécié par la proportion de l’échantillon
devenue plus petite que 1,6mm.
►Méthode d’essai:
1) Echantillonnage 2) Criblage de la Fraction 10/14 3) Lavage + Séchage 4) Pesage (+-5g)

5) Concassage 6) Criblage 1,6mm 7) Lavage + Séchage 8) Pesage (+-5g)

MDE = % < 1,6 mm ( ex. MDE = 100 (5000 – 3780) / 5000 = 24 )

►Spécifications: -Norme NF EN 13043 – Granulats pour mélange bitumineux et


enduits
7 catégories MDE10 (≤ 10) MDE15MDE20MDE25MDE30MDE35
-Norme NF EN 13242 – Granulats pour graves traitées et non traitées
6 catégories MDE20MDE25MDE35MDE40MDE45MDE50

►Fréquence des essais: 1 par an sur les gravillons pour enrobes, enduits, graves
traitées et non traitées.
Résultats des essais Micro-Deval
Spécifications techniques

Los Angeles LA < 30


Micro Deval MDE < 25
Coefficient
A <20
d’aplatissement
Caractéristiques de dimensionnement GNT
(CDS, 2015)
Les Graves Non Traitées
►Caracteristiques de G.N.T.: déterminées par une étude de formulation réduite ou complète
Norme NF P 98-125

→ G.N.T. de type A et B:
- Optimum Proctor Normal: pour des G.N.T. en couche de Forme
- Optimum Essai PROCTOR Modifié Proctor Modifié: pour des G.N.T. en couche d’assise (fondation +
Base)
- Classe de difficulté de Compactage:

→ G.N.T. de type B:
- Courbe Granulométrique moyenne
- % des différents constituants: en général 0/3, 3/8, 8/16 et 16/25
- Compacité à l’OPM: = masse volumique réelle / masse volumique sèche à l’OPM (%)

! Difficile a obtenir
Les Graves Non Traitées
ESSAI PROCTOR MODIFIE Norme NF P 94- 093 → Déterminer la masse volumique optimale
sèche d’une grave (rd OPM) et sa teneur en eau correspondante.

Principe: Pour la fraction < 20mm de la plupart des matériaux. A 5 teneurs en eau différentes, 5 essais
de compactage dans un moule avec un procédé et une énergie normalises ⇒mesure des
masses volumiques sèches correspondantes.

►Méthode d’essai:

1) Echantillonnage 2) Etuvage 3) Criblage de la Fraction 0/20mm 4) Pesage

5) Préparation des matériaux 6) Compactage: 25 (ou 55) coups/couche 7) Mesure masse


5 éprouvettes volumique sèche
Nombre de couche=
OPN: 3
OPM: 5

Masse de la dame=
OPM = r (T/m3)
OPN: 2,490 kg wOPM = w (%)
OPM: 4,540 kg
Les Graves Non Traitées
►Utilisation des [Link].:
→ Conditions d’utilisation des graves en fonction du trafic:

Rq: Possibilité de remplacer une G.N.T. de type B2 par une G.N.T. de type A =
majoration d’épaisseur de 5cm
Les Graves Non Traitées
►Mise en œuvre des [Link].:
→ Mise en Œuvre:
- Matériel= + Niveleuse
- Régalage avec la lame pleine pour éviter la ségrégation
- Méthode: + épandage par les camions devant la niveleuse en leger exces
+ régalage et 1ier réglage ≪ grossier ≫
+ Arrosage complémentaire si nécessaire
+ 1ier compactage au vibrant pour fermer la G.N.T
+ réglage fin de la niveleuse qui enlève l’excédent
+ compactage définitif; vibrant + Pneu
Les Graves Non Traitées
►Mise en œuvre des [Link].:

→ Compactage:

- Matériel= 1 compacteur vibrant > V3


+ 1 compacteur à pneu > P1 ( charge par roue
= 3Tonnes)
- Qualité du compactage= q2
- Nombres de passes de l’atelier de
- compactage = 12 passes de vibrants
8 passes de compacteur à pneu
- Validation du compactage par une planche
d’essai: objectif de 98% de l’OPM
- Epaisseur après compactage: fonction de D

Epaisseur maximale de compactage = 30cm


Les Graves Non Traitées

►Mise en œuvre des [Link].:

→ Humidification:
- Matériel= + 1 arroseuse
Valeurs du module d ’Young des GNT (dimensionnement)
Grave traitée au ciment (GC3) et sable traité au ciment (SC2)

Utilisation, Domaines d’emploi

GC3 : En couche de base et en couche de fondation tout trafic,


SC2 : En couche de fondation de trafic T1 maximum et en couche de base de trafic T5
maximum,
Le sable SC3 peut être employé en assise sans limite de trafic, mais l’obtention de la classe
mécanique 3 est assez difficile.

Epaisseur : 15 cm à 30 cm par couche mise en œuvre.


Calcul de la compacité d’une GC
Caractéristiques de dimensionnement

Dans le cas où les résultats à 360 jours ne sont pas connus, pour les besoins d’un chantier, ils
pourront être estimés à partir des coefficients d’extrapolation indicatifs ci-après.

E = 0.9 x E360 où E360 = E28j / 0.65

6 = Rt360 x 0.7 x (6/Rt) où Rt360 = Rt28j /0.6 et 6/Rt = 0.95.


La résistance

La résistance à la compression est mesurée sur des échantillons cylindriques 160 mm de


diamètre et 320 mm de hauteur. La charge à la rupture est divisée par la surface de
l’éprouvette pour donner la résistance à la compression, après un temps de cure donné :

P est la charge à la rupture


D le diamètre du cylindre
La résistance à la traction est une propriété importante pour déterminer la résistance à la
fissuration due au rétrécissement, aux changements de température, et aux charges dans les
chaussées en béton.

Les deux méthodes d’essai les plus courants pour déterminer la résistance à la traction sont
l’essai de traction et l’essai sur cylindre fendu (essai brésilien). Dans l’essai sur cylindre fendu,
un échantillon cylindrique de diamètre minimum 50 mm est soumis à une charge uniforme le
long de sa longueur. La résistance à la traction est calculée comme suit :

P est la charge à la rupture,


L la longueur de l’échantillon,
D le diamètre de l’échantillon.
La résistance à la traction peut être estimée à partir de la résistance à la compression
en utilisant la relation empirique ci-après. Pour un béton normalement vibré :

Dans l‟essai de flexion illustrée par la figure, une poutre de béton est testée en utilisant un «third
point loading». A partir de la charge de rupture, le module de rupture (fr), qui décrit la
résistance à la traction, est calculée comme suit:

L est la longueur de l’échantillon entre les deux appuis,


P est la charge à la rupture,
b est la largeur de la poutre, d est la profondeur ou l’épaisseur de la poutre.
Caractéristiques de dimensionnement de la GC3 et du SC2
(CDS, 2015)
OBJECTIFS DE DENSIFICATIONS
Les Graves Non Traitées
Gamma densimètre
à diffusion Pas de Norme → Contrôler la dispersion de la MVR d’un matériau

►Principe:
Mesurer la transmission d’une source « radioactive » à travers un matériau pour estimer après
étalonnage la MVRe et la compacité.

►Type d’essai:
1) Mesure manuelle en discontinue: TROXLER 2) Prise de mesure en automatique

Perforation du matériau sur 7cm


Rq: essai a associer a un carottage et une mesure
MVRe et C de MVR en laboratoire

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