Cours GE1 S1
Cours GE1 S1
Semestre 1
M02A
Mathématiques I
SOMMAIRE
1. Définitions
On appelle fonction numérique d’une variable réelle toute fonction de E vers F où E et F sont
des sous-ensembles de IR.
L’ensemble de définition D est l’ensemble des éléments de E qui ont une image.
Parité et périodicité
Soit f une fonction définie sur un ensemble D qui est une partie de IR.
- f est paire si x D, alors – x D et f(-x)=f(x)
y y
x x
Définition
Une fonction est dite monotone (respectivement strictement monotone) si elle est croissante
ou décroissante au sens large (respectivement croissante ou décroissante au sens strict)
f ( y ) f ( x)
0 croissante au sens l arg e
yx
x D, y D :
f ( y ) f ( x)
0 décroissante au sens l arg e
yx
y y
C c
x x
Addition
La fonction f+g+h est la fonction somme de f, g et h, elle est définie par :
x D (f+g+h)(x)= f(x)+g(x)+h(x)
Remarque
L’addition des fonctions est associative, commutative, admet pour élément neutre la fonction
nulle qui à tout x fait correspondre zéro et –f est la fonction symétrique de f.
Multiplication
La fonction fg est la fonction produit de f et g, elle est définie par :
x D (fg)(x)= f(x).g(x)
Remarque
La multiplication des fonctions est associative, commutative, admet pour élément neutre la
fonction qui à tout x fait correspondre un.
Fonction Quotient
Sur l’ensemble D’= x D / f ( x) 0 on définit une nouvelle fonction appelée fonction
quotient de f.
1 1
x D' ( )( x)
f f ( x)
Fonction composée
Soient D et D’ les domaines de définition de f et g. Si f(D)D’ alors la fonction composée de
f et g est définie par :
x D : gof(x) = g(f(x)).
Une fonction f est dite inversible s’il existe une fonction g telle que fog=gof=Id
Où Id est la fonction définie par Id(x)=x x.
0, 0 tel que x D : a c x c l f ( x)
On note
lim f ( x) l
x c
0, 0 tel que x D : c x c b l f ( x)
On note
lim f ( x) l
x c
Définition
On dit que f admet l comme limite en c, si f admet l comme limite à gauche de c et comme
limite à droite de c.
si c et l , 0, 0 : x c f ( x) l
si c et l , A 0, 0 : x c f ( x) A
si c et l , A 0, 0 : x c f ( x) A
si c et l , 0, B 0 : x B f ( x) l
si c et l , 0, B 0 : x B f ( x) l
Propriétés
Si f admet une limite en un point donné alors cette limite est unique.
Si lim f ( x) l et f(x) >0 sur un voisinage de c alors l>0
x c
Si lim f ( x) l et f(x) <0 sur un voisinage de c alors l<0
x c
lim f ( x) l
x c
et lim g ( x) l '
x c
a) l et l’ sont finies
lim a f(x)=al
lim f(x)+g(x)=l+l’
lim f(x)g(x)=l.l’
lim f(x)/g(x)=l/l’ si l’0 et g est non nul sur un voisinage de c
b) l et l’ sont infinies
Si lim f(x)=lim g(x) = + alors lim f(x) + g(x) = + et lim f(x) –g(x) = - est une Forme
indéterminée.
Si lim f(x)=l et lim g(x)= + alors lim f(x)g(x)=- si l<0 , = + si l>0 et une forme
indéterminée 0. si l est nulle .
Si lim f(x)=+ et lim g(x)=+ alors lim f(x)/g(x) est une forme indéterminée
Exercice
x2 1 x2 1
Calculer lim et lim
x 1 x 1 x 1 x 1
Opérations
- Si f est continue en x0 et g est continue en f(x0) alors gof est continue en x0
- Si f et g sont des fonctions continues en x0 alors f+g et f.g sont continues
en x0
- Si g ne s’annule pas alors f/g est continue en x0
Définition
La fonction f est dite continue à droite (respectivement à gauche) de x0 si
lim f ( x)
x x0
f ( x0 ) (Respectivement lim f ( x) f ( x0 ) )
x x0
Exercice
x
Etudier la continuité en 0 de la fonction f définie par f ( x) x si x 0
0 si x 0
Etudier l’existence d’une limite à droite et à gauche au point 0 pour chacune des
1 1
fonctions f ( x) et g ( x) sin( )
1 x x 1 x x
x x
Propriétés
- Si f et g sont continues sur D alors f+g et f.g sont continues sur D.
- Si f est continue sur D et g est continue sur D’ tel que f (D) D’ alors gof
est continue sur D.
Soit f une fonction numérique continue sur un intervalle I de IR. Alors l’image de
l’intervalle I par f est un intervalle de IR.
c x0 d
Soit f une fonction numérique continue sur un intervalle I de IR, si I est fermé alors f(I) est
encore un intervalle fermé borné.
On dit qu’une fonction numérique f définie sur D est inversible, s’il existe une fonction g
définie sur D’=f(D) telle que gof=ID et fog =ID’
Soit f une fonction numérique définie sur une partie D de IR. Si f est continue et strictement
monotone, l’application de D dans f(D) est bijective. La fonction f-1 réciproque de f définie
sur D est strictement monotone.
Sin : , 1,1 est continue et strictement croissante, admet une fonction
2 2
inverse appelée arcsinus et notée arcsin strictement croissante et continue
Arcsin : 1,1 ,
2 2
cos : 0, 1,1 est continue et strictement décroissante, admet une fonction
inverse appelée arccosinus et notée arccos
tan : , , est continue et strictement croissante, admet une fonction
2 2
inverse appelée arctangente et notée arctg
Arctan : , ,
2 2
lim
x x0
f(x)= lim P(x) + i lim Q(x) =L
x x0 x x0
6. Dérivées de fonctions
6.1 Définitions
Définition
Soit f une fonction définie dans un intervalle ouvert contenant x0, soient f (x0) et f (x0 +h)
les valeurs prises par la fonction f en x0 et x0 + h.
f ( x 0 h) f ( x 0 )
Si tend vers une limite finie lorsque h tend vers 0, cette limite est le
h
nombre dérivé de la fonction f au point x0 .
On note cette dérivée f ’(x0 ).
f ( x 0 h) f ( x 0 )
f ’(x0 )= lim
h 0 h
f ( x) f ( x0 )
Ceci est équivalent à : f ’(x0)= lim
x x0 x x0
Remarque
Si une fonction est dérivable en un point alors elle est continue en ce point
(La réciproque n’est pas toujours vraie).
Définition
Lorsque la fonction f admet un nombre dérivé pour tout x de l’intervalle ouvert I, on dit que f
est dérivable sur I. Et on désigne par f’ la fonction dérivée de f.
f ( x h) f ( x )
f ’(x)= lim
h 0 h
Exemple
f(x)=k où k est une constante réel f’(x)=0
Théorème
Toute fonction dérivable sur un intervalle I est continue sur I.
6.2 Propriétés
Théorème
Soient f et g deux fonctions définies respectivement sur des intervalles I et J de IR. On
suppose que f(I) est contenu dans J. Si f est dérivable sur I et si g est dérivable sur J alors gof
est dérivable sur I et
(gof)’=(g’of) f’
Démonstration
gof ( x0 h) gof ( x0 )
( gof )' ( x0 ) lim
h 0 h
gof ( x0 h) gof ( x0 ) f ( x0 h) f ( x0 )
= lim
h0 f ( x0 h) f ( x0 ) h
gof ( x0 h) gof ( x0 )
lim g ' ( f ( x0 ))
h0 f ( x0 h) f ( x0 )
f ( x0 h) f ( x0 )
lim f ' ( x0 )
h0 h
Théorème
Soient f et g deux fonctions dérivables sur I de IR, alors f+g et fg sont dérivables sur I et
(f+g)’=f’+g’
(fg)’=f’g+g’f
Démonstration
( g f )( x0 h) ( g f )( x0 )
( f g )' ( x0 ) lim
h 0 h
f ( x0 h) f ( x0 ) g ( x0 h) g ( x0 )
lim +
h 0 h h
D’ où le résultat.
( fg )( x0 h) ( fg )( x0 )
( fg )' ( x0 ) lim
h 0 h
( fg )( x0 h) ( fg )( x0 ) f ( x0 h) g ( x0 ) f ( x0 h) g ( x0 )
= lim
h 0 h
g ( x0 h) g ( x0 ) f ( x0 h) f ( x0 )
= lim f ( x0 h) g ( x0 )
h0 h h
Théorème
Soient f et g deux fonctions dérivables sur I de IR. Si g ne s’annule pas sur I, la fonction f/g
est dérivable et
f f ' g fg '
( )'
g g2
Exercice
x3 2 x 1
Calculer la dérivée de f ( x)
sin x
Théorème
Soit f une fonction continue et strictement monotone sur I. La fonction f admet donc une
réciproque continue et strictement monotone sur f(I). Si f’ ne s’annule pas sur I alors
f 1 f of1 1
x0 x0 h
Soient M 0 et M deux point du plan.
y0 y0 h
f ( x 0 h) f ( x 0 )
tg
h
f ( x 0 h) f ( x 0 )
D’où Arctg
h
f ( x0 h) f ( x0 )
Si f est dérivable alors lim f ' ( x0 )
h 0 h
Le graphe de f admet au point M0 une tangente qui est la droite passant par M0 et de pente
f’(x0).
y f ( x0 )
f ' ( x0 )
x x0
L’équation de la tangente en M0 est : y f ( x0 ) f ' ( x0 )( x x0 )
Remarque
f ( x0 h) f ( x0 ) f ( x0 h) f ( x0 )
Si lim l et lim l'
h 0 h h0 h
On dit que f admet une dérivée à gauche et une dérivée droite différentes.
Propriétés
Si f et g sont n fois dérivables sur I, alors et f + g et f g sont n fois dérivables sur I et :
f g (n) f (n) g ( n)
fg ( n) Cn0 f ( n) g Cn1 f ( n 1) g '.... Cnp f ( n p) g ( p) ... Cnn fg ( n) (Formule de Leibniz)
𝑗−1
=𝐶𝑛0 𝑓 (𝑛+1) 𝑔(0) + ∑𝑛𝑘=1 𝐶𝑛𝑘 𝑓 (𝑛+1−𝑘) 𝑔(𝑘) + 𝐶𝑛𝑛 𝑓 (0) 𝑔(𝑛+1) + ∑𝑛𝑗=1 𝐶𝑛 𝑓 (𝑛+1−𝑗) 𝑔(𝑗) )
= ∑𝑛𝑘=1(𝐶𝑛𝑘 +𝐶𝑛𝑘−1 )𝑓 (𝑛+1−𝑘) 𝑔(𝑘) + 𝐶𝑛0 𝑓 (𝑛+1) 𝑔(0) + 𝐶𝑛𝑛 𝑓 (0) 𝑔(𝑛+1)
(𝑛+1−𝑘) (𝑘)
= ∑𝑛+1 𝑘
𝑘=0 𝐶𝑛+1 𝑓 𝑔
𝑘
(On sait que 𝐶𝑛𝑘 +𝐶𝑛𝑘−1 = 𝐶𝑛+1 )
1) Théorème de ROLLE
Soit f une fonction définie continue sur a, b et dérivable sur a, b telle que f(a)=f(b), alors
il existe un c dans a, b telle que f’(c)=0.
A B
a c b
Sur l’arc AB, il existe au moins un point C tel que la tangente en ce point est
parallèle à AB (ou la droite x`Ox).
Soit f une fonction définie, continue sur a, b et dérivable sur a, b .
f (b) f (a)
f ' (c )
ba
O a c b
Sur l’arc AB, il existe au moins un point C tel que la tangente en ce point est
parallèle à AB.
f (b) f (a)
Soit la fonction g ( x) f ( x) ( x a) x a, b
ba
g (a) f (a)
g (b) f (a)
g satisfait au théorème de ROLLE donc :
c a, b , g ' (c) 0
f (b) f (a)
f ' (c ) 0
ba
f (b) f (a)
f ' (c )
ba
Remarque
Si b=a+h, a<c<b, c a h où 0 1
Formule de MACLAURIN
Si a=0 , on a
f ' (0) f " (0) 2 f ( n ) (0) n f ( n 1) (h) n 1
f (h) f (0) h h ... h h
1! 2! n! (n 1)!
Exemple
Utiliser la formule de TAYLOR pour calculer sin (620)
Si f’’ (a)>0, f’’ est positive au voisinage de a, la courbe (C) est au dessus de la
tangente en M. On dit que (C) présente sa concavité vers les ordonnées positives.
Si f’’ (a)<0, f’’ est négative sur un voisinage de a, la courbe (C) est en dessous de la
tangente en M. On dit que (C) présente sa concavité vers les ordonnées négatives.
Définition
Soit f une fonction dérivable sur a, b , on appelle différentielle de f, et on la note df la
fonction df =f’(x) dx
Propriétés
d (a f+ b g)=a df +b dg
d (fg)=f dg+ g df
Si lim f ( x) alors la droite d’équation x=a est une asymptote verticale à la courbe de f
xa
au voisinage de .
Si lim f ( x) b alors la droite d’équation y=b est une asymptote horizontale à la courbe de f
x
au voisinage de .
x
Exemple : f ( x) 2 x 1
x 1
2
Exemples
si a>0
x b
2a
f - 0 +
f
f ( 2ab )
si a<0
x b
2a
f + 0 -
b
f( )
2a
f
2) Fonction bicarrée
On appelle ainsi les fonctions de la forme f ( x) ax 4 bx 2 1
Etudier la fonction f ( x) x 4 2 x 2 1
1. Fonctions hyperboliques
e x ex e x ex
sh' ( x) ( )' (= chx >0).
2 2
chx
shx
ch(-x)=chx
Propriétés
chx + shx=ex
chx –shx =e-x
ch2x-sh2x=1
y=1
y=-1
e x e x e2 x 1
thx
e x ex e2 x 1
tha thb
th(a b)
1 thathb
tha thb
th(a b)
1 thathb
2. 1 fonctions Argsh
La fonction sinus hyperbolique est définie, continue et strictement monotone sur IR, elle
admet une fonction réciproque.
sh : IR IR
x y shx
x arg shy
1 1 1
x'
ch(arg shy ) 1 sh 2 (arg shy ) 1 y2
t 2 2 yt 1 0 , ' y 2 1 0
t1 y y 2 1
t2 y y 2 1 0
2. 2 fonctions Argch
La fonction cosinus hyperbolique est définie, continue et strictement monotone sur 0, ,
elle admet une fonction réciproque.
ch : 0, 1,
x y chx
x arg chy y 1,
1 1 1
x'
sh(arg chy) ch (arg chy) 1
2
y2 1
t 2 2 yt 1 0 , ' y 2 1 0
t1 y y 2 1
t2 y y 2 1 1
2. 3 fonctions Argth
La fonction tangente hyperbolique est définie, continue et strictement monotone sur IR, elle
admet une fonction réciproque.
th : IR 1,1
x y thx
x arg thy y 1,1
1 1
x'
1 th x 1 y 2
2
1. Généralités
Soit f une fonction numérique, on dit que f admet un développement limité d’ordre n au
voisinage de x0, s’il existe un polynôme de degré n en x-x0 (P(x-x0)) tel que
f ( x) P ( x x0 )
lim 0
x x0 ( x x0 ) n
On pose
f ( x) P( x x0 )
( x)
( x x0 ) n
lim ( x) 0
x x0
f ( x) Pn ( x x0 ) ( x x0 )n ( x)
D’où
f ( x) a0 a1 ( x x0 ) ... an ( x x0 )n ( x x0 )n ( x)
2. Opérations
2.1 Addition
f ( x) a0 a1 ( x x0 ) ... an ( x x0 )n ( x x0 )n 1 ( x)
g ( x) b0 b1 ( x x0 ) ... bp ( x x0 ) p ( x x0 ) p 2 ( x)
Exemple
Au voisinage de 0 :
x3 x5 x7
sin x x x 7 ( x )
3! 5! 7!
x2 x4 x6
cos x 1 x 6 ( x)
2! 4! 6!
alors
x 2 x3 x 4 x5 x6
cos x sin x 1 x x 6 ( x)
2! 3! 4! 5! 6!
2.2 produit
Si
f ( x) a0 a1 ( x x0 ) ... an ( x x0 )n ( x x0 )n 1 ( x)
g ( x) b0 b1 ( x x0 ) ... bp ( x x0 ) p ( x x0 ) p 2 ( x)
et si on suppose que p<n alors fg admet un développement limité à l’ordre p au voisinage
de x0.
La partie régulière du développement limité de fg à l’ordre p au voisinage de x 0 est
obtenue en effectuant le produit des parties régulières des développements limités de f et
g à l’ordre p au voisinage de x0.
Supposons que :
f ( x) a0 a1x ... an x n x n1 ( x) et g ( x) b0 b1x ... bp x p x p 2 ( x)
au voisinage de 0.
Exemple
Au voisinage de 0
x3 x5
sin x x x 5 ( x)
3! 5!
x2
cos x 1 x 3 ( x)
2!
Écrire le d.l. de sinxcosx
2.3. Quotient
Si
f ( x) a0 a1 ( x x0 ) ... an ( x x0 )n ( x x0 )n 1 ( x)
g ( x) b0 b1 ( x x0 ) ... bn ( x x0 )n ( x x0 )n 2 ( x)
f
Alors admet un développement limité à l’ordre n au voisinage de x0.
g
La partie régulière de ce développement limité s’obtient en effectuant la division suivant
les puissances croissantes de la partie régulière du développement limité de f par celle du
développement limité de g à l’ordre n.
Exercice
1
Ecrire le développement limité de au voisinage de 0 à l’ordre 4.
cos x
x est voisin de 0.
Exercice
Trouver le développement limité de esin x et ecos x au voisinage de 0 à l’ordre 4.
f ' ( x0 ) f " ( x0 ) f ( n ) ( x0 )
f ( x) f ( x0 ) ( x x0 ) ( x x0 ) 2 ... ( x x0 ) n ( x x0 ) n ( x)
1! 2! n!
(n)
f ( x0 )
f ( x) f ( x0 ) f ( x0 )( x x0 ) ... ( x x0 ) n1 ( x x0 ) n1 ( x)
(n 1)!
Exercice
Trouver le d.l. de ln(x+1) au voisinage de 0 à l’ordre n.
Remarque
Si f est paire alors f n’admet que des termes de degré pair dans son développement limité.
Si f est impaire alors f n’admet que des termes de degré impair dans son développement
limité.
1) Définition
Soit A un anneau commutatif unitaire, un polynôme à une indéterminée dans A est une
suite : P= (a0, …,ak,…) d’éléments de A qui ne comporte qu’un nombre fini d’éléments non
nuls.
L’ensemble des polynômes à une indéterminée X sur l’anneau unitaire A est noté AX .
On appelle monôme, un polynôme dont tous les coefficients sont nuls sauf au plus un.
On appelle coefficient dominant d’un polynôme non nul le coefficient de son monôme de plus
haut degré.
Si A=IR alors le polynôme P à un indéterminée X est à coefficients réels, il s’écrit alors sous
la forme
P( X ) a k X k
kIN
Propriétés
d0 (P+Q)≤ sup( d0P , d0Q)
d0PQ= d0P+ d0Q
Si d0P=0 alors P est constant.
2. Divisions de polynômes
2.1 Divisibilité
Définition
On dit qu’un polynôme B divise un polynôme A s’il existe un polynôme Q non nul tel que
A=QB.
On dit que A est divisible par B.
Exemple
X2-1 est divisible par X-1
Théorème
Soient A et B deux polynômes, B étant non nul et d°A≥d°B. Il existe alors un couple de
polynômes (Q,R) et un seul tel que
A= BQ+R et d0R< d0B
Exercice
Donner le quotient et le reste de la division euclidienne de X3+2X2-X+2 par X2+1
Théorème
Soit n un entier naturel quelconque, A et B deux polynômes, la valuation de B étant nulle
alors, il existe un couple de polynômes (Q,R) et un seul tel que
A(X)= B(X)Q(X)+ Xn+1 R(X) d0Q≤n
Les polynômes Q et R sont appelés quotient et reste de la division suivant les puissances
croissantes à l’ordre n de A par B.
Remarque
Tous les théorèmes cités s’appliquent dans le cas de polynômes à coefficients complexes.
Exercice
Calculer le quotient et le reste de la division suivant les puissances croissantes à l’ordre 5 de
1+X par 1+2X+X2-X3.
3. Fonction polynôme
Définition
Soit P( X ) a0 a1 X ... a p X p un polynôme à coefficients dans IR, on appelle fonction
polynomiale associée à P(X) et on note
P : IR IR
x P( x) a 0 a1 x ... a p x p
Définition
On dit qu’un nombre réel a est racine du polynôme P(X) si la valeur de la fonction P(a)=0.
Pour qu’un nombre réel a soit racine de P(X), il faut et il suffit que P(X) soit divisible par X-a
P(X)=(X-a) Q(X)
Définition
On appelle multiplicité d’une racine a d’un polynôme non nul P(X), le plus grand des entiers
q tel que (X-a)q divise P(X).
Remarque
Tout polynôme P non nul de degré n admet au plus n racines distinctes.
Si P est à coefficients dans C alors la somme des ordres de multiplicités de ses racines est
égale au degré de P.
Exemple
P(X)=3X4-2X2+5X+2
p
Si est racine de P(X) alors
q
3p4-2p2q2+5pq3+2q4=0
Comme p et q sont premiers entre eux on déduit que p divise 2 et que q divise 3, donc
p=1 ou 2 et q=1 ou 3
En général p divise le coefficient du terme de plus bas degré et q divise le coefficient de plus
haut degré.
p 1 1 2 2
1 ou 1 ou ou ou ou
q 3 3 3 3
Ceci peut être généralisé pour n’importe quel polynôme à coefficients rationnels.
4. Fonctions rationnelles
P( X )
F(X ) est une fraction rationnelle irréductible (non simplifiable).
Q( X )
Définition
Les racines de P sont appelées zéros de F, et les racines de Q sont appelées pôles de F.
P( X ) R( X )
F(X ) E( X )
Q( X ) Q( X )
E et R sont respectivement quotient et reste de la division euclidienne de P par Q.
P( X )
Soit F ( X ) , on suppose que F(X) est irréductible et que P(X) est de degré inférieur à
Q( X )
Q(X).
P( X ) P(a Y )
m
Q ( X ) Y Q1 (a Y )
A0 A1 Am1
La fraction ..... est appelée partie principale relative au
( X a) m ( X a) m1 ( X a)
pôle a.
Décomposer F en éléments simples c’est écrire F sous forme d’une somme de toutes les
parties principales relatives à tous les pôles de F.
P( X ) P( X )
Q ( X ) ( X pX q ) m Q1 ( X )
2
P( X ) A1 X B1 A X B2 A X Bm P (X )
+ 22 +….+ 2 m + m
Q( X ) ( X pX q) ( X pX q)
2 2
( X pX q) m
Qm ( X )
Exercice
Chapitre 4 Intégration
1. Définition
x0 x1 x2 … xn-1 xn
x0=a et xn=b
On dira que f est intégrable sur a, b si S admet une limite lorsque le nombre des intervalles
augmente indéfiniment (la longueur des intervalles tend vers 0).
b
Cette limite sera notée f ( x)dx et appelée intégrale de la fonction f sur l’intervalle a, b .
a
Théorème
Toute fonction continue est intégrable.
2. Propriétés
b a
f ( x)dx f ( x)dx
a b
b c b
f ( x)dx f ( x)dx f ( x)dx c a, b
a a c
b b b
( f ( x) g ( x))dx f ( x)dx g ( x)dx
a a a
b b
f ( x)dx f ( x)dx
a a
b b
si x a, b : f ( x) g ( x) alors f ( x)dx g ( x)dx
a a
b b b
f f ( x) f ( x) f ( x) alors f ( x) dx f ( x)dx f ( x) dx
a a a
f(x)dx= f(u(t))u’(t)dt=g(t)dt
f ( x)dx g (t )dt
a t1
Exemples
1)
1 cos 2t
1 2 2
1 x dx cos tdt
2 2
dt
0 0 0
2
x sin t t arcsin x
dx cos tdt
1
2) f(
0
a 2 x 2 )dx, x a sin t
1
3) f(
0
a 2 x 2 )dx, x a sht
1
4) f(
0
x 2 a 2 )dx, x a cht
Cas particulier
Calcul de ax 2 bx c dx avec ax 2 bx c 0
b c b b2 c
ax 2 bx c a( x 2 x ) a(( x ) 2 2 )
a a 2a 4a a
b b 4ac
2
= a (( x ) 2 )
2a 4a 2
1. si a > 0 et b 2 4ac 0
ax 2 bx c a( X 2 K 2 ) ax 2 bx c a X 2 K 2
On pose X=K cht
2. si a > 0 et b 2 4ac 0
ax 2 bx c a( X 2 K 2 ) ax 2 bx c a X 2 K 2
On pose X=K sht
3. si a < 0 et b 2 4ac 0
ax 2 bx c a( K 2 X 2 ) ax 2 bx c a K 2 X 2
On pose X=K sint
Exercice
Calculer les intégrales suivantes
I 2 x 2 3x 5dx
I x 2 x 1dx
I 2 x 2 x 3dx
d(uv)= udv+vdu
udv=d(uv)-vdu
udv uv vdu
Cette formule s’applique à chaque fois que l’intégrale porte sur un produit de fonctions de
natures différentes : lnx, x, sinx, ex, …..
Exercice
Calculer l’intégrale suivante
x ln xdx
2
P(sin x, cos x)
Soit à calculer Q(sin x, cos x)dx P et Q sont des polynômes à coefficients réels.
P(sin x, cos x)
dx est appelé noyau de l’intégrale.
Q(sin x, cos x)
Exemple
sin x
I dx
1 cos x cos2 x
on pose t=cosx dt=-sinx dx
sin x dt
I dx
1 cos x cos x
2
1 t t2
Exemple
tgx
I dx
1 sin x
on pose t=sinx dt=cosx dx
tgx sin x tdt
I dx dx
1 sin x cos x(1 sin x) (1 t 2 )(1 t )
Exemple
sin x cos x
I dx
cos3 x
on pose t=tgx dt=(1+t2)dx
sin x cos x dt
I dx (1 t 2 )(1 t )
3
cos x 1 t2
1. Généralités
On définit la fonction f des deux variables réels x et y par
IR 2 IR
x, y z f ( x, y )
Exemples
a) f ( x, y ) 1 x 2 y 2
D f ( x, y) IR2 / f ( x, y) existe
= ( x, y ) IR 2
/ 1 x y 0
2 2
= ( x, y ) IR 2
/ x y 1
2 2
1 x2
b) f ( x, y )
y2 1
D f ( x, y) IR 2 / 1 x 2 0 et
y 2 1 0
Df ( x, y) IR 2
/ x 1,1 et y ,1 1,
Exercice
Déterminer le domaine de définition de la fonction
1 x y 2 x 2y
f ( x, y )
3 2x y
2. Dérivée partielle
f
Soit z=f(x,y), on appelle dérivée partielle de f par rapport à x et on note : f x la
x
dérivée de f par rapport à x lorsqu’on suppose que y est fixé.
Elle est appelée dérivée partielle première de f par rapport à x.
f f ( x, y1 ) f ( x1 , y1 )
( x1 , y1 ) lim
x x x1 x x1
f f ( x1 , y ) f ( x1 , y1 )
( x1 , y1 ) lim
y y y1 y y1
Exemple
Si f x, y 2 3 x 2 4 xy
f f ( x, y )
Alors ( x, y ) 6 x 4 y et 4x
x y
On peut aussi définir la dérivée partielle de la fonction f x par rapport à x et par rapport à
f x 2 f
y. Ces deux dérivées seront notées respectivement f x2 et
x x 2
f x 2 f
f xy .
y yx
(De même pour f y )
a) x, y (u ( x, y ), v( x, y )) f (u, v) F ( x, y )
Supposons que u, v et f admettent des dérivées partielles continues par rapport à chacune
des variables alors
b) x, y (u ( x, y ), v( x, y ), w( x, y )) f (u, v, w) F ( x, y )
Fx f uux f vvx f w wx
Fy fuuy fvvy f w wy
c) x, y, z (u ( x, y, z ), v( x, y, z )) f (u, v) F ( x, y, z )
Fx f uux f vvx
Fy fuuy fvvy
Fz f uuz f vvz
Définition
f étant une fonction des deux variables indépendantes x et y et qui admet des dérivées
partielles premières f x et f y .
On appelle différentielle totale de f l’expression notée df telle que
df f xdx f ydy
df est une différentielle totale exacte si f xy f yx .
D’où C(y).
5. Fonction implicite
Toute relation de la forme f(x, y)=0 définit implicitement y comme une fonction de x, ou
x comme une fonction de y.
Si on suppose que l’on remplace dans la relation y par son expression en fonction de x
f ( x, ( x)) 0
f x f y ( x) 0
f
( x) x
f y
(x) représente le coefficient directeur de la tangente à la courbe C de y (x) .
Exemple
f ( x, y ) x 2 y 2 2 x 2 y 3
2x 2
y
2y 2
Au point M de coordonnées (0,- 1) y’=-1/2.
Soit f(x,y) une fonction différentiable sur D son domaine de définition. Pour chercher
ses extremums sur D il faut
Théorème
a
Soit f une fonction différentiable et soit P un point critique, posons
b
A f x2 (a, b) B f xy (a, b) C f y2 (a, b) .
Si AC-B2 >0 alors f(x,y) admet un extremum
C’est un minimum si A (ou C) est négatif
C’est un maximum si A (ou C) est positif
Exercice
Soit 𝑓 la fonction définie sur 𝐼𝑅 2 par𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑥 2 𝑦 2 + 𝑦 4 , déterminer les extrema de
𝑓
A) Calcul matriciel
1. Définitions
Soit K un corps commutatif. On appelle matrice à éléments dans K, une famille aij iI , jJ
d’éléments de K.
La matrice écrite possède n lignes et m colonnes ; on dit qu’elle est de type (n, m).
Cas particuliers :
Matrices associées à A :
A*t A
A= aij
1 i , j n
, aij 0 si i j
A= aij
1 i , j n
, aij 0 si i j
- Une matrice est diagonale si aij 0 i j
1 0 0
0 1
In
0
0 0 1
A aij 1 i m
1 j n
Produits de matrices
Alors la matrice AB est une matrice de type (m,p) telle que AB = cij 1 i m
1 j p
n
cij aik bkj
k 1
on fait la somme.
Exemple
5 0 1 4 3
Soit M et N
1 2 2 2 3
Calculer MN.
Propriétés :
- ABBA en général
1 0 0
0 1 0
- La matrice In= est l’élément neutre de la multiplication
0 0 1
des matrices.
- Une matrice carrée d’ordre n, A est dite inversible s’il existe une matrice B
carrée d’ordre n telle que : AB = BA = In
a c
Soit A=
b d
Définition :
a c
On appelle déterminant de A et on note det (A) ou le déterminant des vecteurs colonnes
b d
a c
et dans la base canonique, c'est-à-dire le réel ad-bc.
b d
Propriétés :
- detI2=1
- det(aI2)=a2
- det(A )= 2 detA
Proposition
1
det( A1 )
det A
A aij 1 i n .
1 j n
i j
Développer suivant la ligne i0, c’est faire la somme des termes (1) 0 ai0 j di0 j pour j=1 à n .
n
Le déterminant de A est alors j 1
(1)i0 j ai0 j di0 j , ce déterminant est indépendant de i0.
i j0
Développer suivant la colonne j0, c’est faire la somme des termes (1) aij 0 dij 0 pour i=1 à n
n
Le déterminant de A est alors i 1
(1)i j0 aij 0 dij 0 , ce déterminant est indépendant de j0.
Remarque : le développement d’un déterminant suivant n’importe quelle ligne ou n’importe quelle
colonne donne le même résultat.
Définition : On appelle déterminant d’une matrice A carrée d’ordre n, le nombre obtenu en faisant un
développement suivant une de ses lignes ou une de ses colonnes, et on le note det A.
Exercice
2 1 2 4
0 3 1 2
D=
0 1 5 2
3 0 1 3
Règles de calcul :
pour calculer le déterminant d’une matrice carrée d’ordre n, on développe suivant la ligne ou
la colonne qui comporte le plus de zéros possibles.
Si une ligne (respectivement une colonne) ne comporte que des zéros alors le déterminant est
nul
Si des lignes (respectivement des colonnes) sont dépendantes alors le déterminant est nul
Le déterminant ne change pas si on ajoute à une ligne (à une colonne) une combinaison
linéaire des autres lignes (des autres colonnes)
Det (aIn)=an
Det(A) = n det(A)
Exercice
0 1 2 1
1 2 1 2
Calculer
2 1 2 2
1 0 1 1
Définition
Soit M une matrice carrée d’ordre n, on dit que M est inversible si det M 0.
Soit dij le déterminant d’ordre n-1 obtenu en éliminant dans M la ligne i et la colonne j.
Définition
~
On note M (M Tilda) la matrice dont les termes sont les cofacteurs de M.
~
M est une matrice carrée d’ordre n.
Théorème
1 t~
Si M est inversible alors M 1 M
det M
Exercice
1 3 2
A= 3 5 1
1 4 5
Définition
On appelle rang d’un système de vecteurs v1 , v2 ,..., vn le nombre maximum r de vecteurs
linéairement indépendants qu’on peut extraire de ce système. 1 r n .
Exemple
Définition
Le rang d’une matrice est égal au maximum des ordres des sous matrices carrées inversibles extraites
de cette matrice.
Théorème
Le rang d’une matrice est égal à l’ordre maximum des mineurs non nuls de cette matrice.
Remarque
1 rg ( M ) inf( m, n)
Exemple
Dans IR4, étudier le rang du système 1,2,0,1, 3,2,1,1, 1,2,1,3 , revient à chercher le rang
de la matrice
1 3 1
2 2 2
0 1 1
1 1 3
Tout vecteur ( x1 , x2 ,..., x p ) possédant cette propriété est appelé solution du système (S) : système de
n équations à p inconnues.
A= aij 1 i n ,1 j p
est appelée matrice associée à (S).
Si le second membre est le vecteur nul (S) est appelé système homogène. Il admet au moins la solution
(0,0,…,0).
Le système obtenu à partir de (S) en remplaçant les yi par 0, est appelé système homogène associé à
(S).
Système de Cramer
Supposons en plus que det (A) ≠ 0, alors (S) est un système de Cramer, il admet une solution unique.
a11 y1 a1n
an1 yn ann
i 1 a n, xi
a11 a1n
an1 ann
Exemple
x yz 0
y 2z 1
2 x y z 1
La matrice A de (S) n’est pas carrée ou bien A est carrée et de déterminant nul.
Soit r le rang de A ; Toutes les sous matrices carrées d’ordre s où s>r sont de déterminants nuls.
Il existe une matrice A’ carrée d’ordre r telle que det A’ ≠ 0, supposons que
a11 a1r
A’=
a a
r1 rr
On dit que les r premières inconnues sont des inconnues principales et que les r premières équations
sont des équations principales.
Remarque
Le choix des inconnues principales et des équations principales n’est pas unique.
Si r<n le système admet une solution si et seulement si les n-r déterminants d’ordre r+1
a11 a1r y1
k
ar1 arr yr
ak1 akr yk
Si (S) admet des solutions alors on résout le système de Cramer des inconnues principales et des
équations principales.
Remarque
Si r<n, (S) admet des solutions si et seulement si les n-r déterminants k d’ordre r+1 sont
nuls.
En résumé
Résoudre le système de Cramer des inconnues principales et des équations principales par la
méthode de cramer.