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Ecole Supérieure de Technologie de Casablanca Département génie électrique

Université Hassan II de Casablanca

Ecole Supérieure de Technologie

Semestre 1
M02A

Mathématiques I

Filière Génie Electrique

Professeure Souâd Houfaidi

M02 A /Pr. S. Houfaidi 1


Ecole Supérieure de Technologie de Casablanca Département génie électrique

SOMMAIRE

Chapitre 1 Fonctions numériques à variable réelle

Chapitre 2 Développements limités

Chapitre 3 Fonctions polynômes et fonctions rationnelles

Chapitre 4 Intégration et calcul de primitives

Chapitre 5 Aperçu sur les fonctions à 2 ou 3 variables

Chapitre 6 Calcul matriciel et résolution de systèmes d’équations linéaires

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Chapitre 1 Fonctions à variables réelles

1. Définitions
On appelle fonction numérique d’une variable réelle toute fonction de E vers F où E et F sont
des sous-ensembles de IR.

E est l’ensemble de départ, et F est l’ensemble d’arrivée.

L’ensemble de définition D est l’ensemble des éléments de E qui ont une image.

Parité et périodicité
Soit f une fonction définie sur un ensemble D qui est une partie de IR.
- f est paire si  x D, alors – x D et f(-x)=f(x)

- f est impaire si  x D, alors – x D et f(-x)=-f(x)

- une fonction f est périodique et de période T si T est le plus petit réel


positif telle que : f(x+T)=f(x)

Sens de variation d’une fonction

- Une fonction f est croissante au sens large sur D si  x D,  y D :


x  y  f(x) f(y)

- Une fonction f est décroissante au sens large sur D si  x D,  y D :


x  y  f(x)  f(y)

- Une fonction f est croissante au sens strict sur D si  x D,  y D :


x < y  f(x) <f(y)

- Une fonction f est décroissante au sens strict sur D si  x D,  y D :


x < y  f(x) >f(y)

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y y

x x

Définition
Une fonction est dite monotone (respectivement strictement monotone) si elle est croissante
ou décroissante au sens large (respectivement croissante ou décroissante au sens strict)

Les mêmes définitions peuvent se traduire par

f ( y )  f ( x)
 0 croissante au sens l arg e
yx
 x D,  y D :
f ( y )  f ( x)
 0 décroissante au sens l arg e
yx

Extremum d’une fonction


C est un maximum de f si  x D : f(x) f(C)
c est un minimum de f si  x D : f(x)  f(c)

y y

C c
x x

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2. Opérations des fonctions

Soient f, g et h des fonctions numériques définies sur D.

Addition
La fonction f+g+h est la fonction somme de f, g et h, elle est définie par :

 x D (f+g+h)(x)= f(x)+g(x)+h(x)

Remarque
L’addition des fonctions est associative, commutative, admet pour élément neutre la fonction
nulle qui à tout x fait correspondre zéro et –f est la fonction symétrique de f.

Multiplication
La fonction fg est la fonction produit de f et g, elle est définie par :

 x D (fg)(x)= f(x).g(x)

Remarque
La multiplication des fonctions est associative, commutative, admet pour élément neutre la
fonction qui à tout x fait correspondre un.

Fonction Quotient
Sur l’ensemble D’= x  D / f ( x)  0 on définit une nouvelle fonction appelée fonction
quotient de f.
1 1
x  D' ( )( x) 
f f ( x)

Fonction composée
Soient D et D’ les domaines de définition de f et g. Si f(D)D’ alors la fonction composée de
f et g est définie par :

 x D : gof(x) = g(f(x)).

La composée de deux fonctions est associative, elle n’est pas commutative.

Une fonction f est dite inversible s’il existe une fonction g telle que fog=gof=Id
Où Id est la fonction définie par Id(x)=x x.

g est notée dans ce cas f-1 et appelée fonction inverse de f.

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3. Limites d’une fonction


Soit f une fonction numérique définie sur D et soit c D ;
On suppose que D  a, b

On dit que f admet une limite l à gauche en c si

  0,   0 tel que x  D : a  c    x  c  l  f ( x)  

On note
lim f ( x)  l
x c 

On dit que f admet une limite l à droite en c si

  0,   0 tel que x  D : c  x  c    b  l  f ( x)  

On note
lim f ( x)  l
x c 

Définition
On dit que f admet l comme limite en c, si f admet l comme limite à gauche de c et comme
limite à droite de c.

 si c   et l  ,   0,   0 : x  c    f ( x)  l  
 si c   et l  , A  0,   0 : x  c    f ( x)  A
 si c   et l  , A  0,   0 : x  c    f ( x)   A
 si c   et l  ,   0, B  0 : x  B  f ( x)  l  
 si c   et l  ,   0, B  0 : x   B  f ( x)  l  

Propriétés
 Si f admet une limite en un point donné alors cette limite est unique.
 Si lim f ( x)  l et f(x) >0 sur un voisinage de c alors l>0
x c
 Si lim f ( x)  l et f(x) <0 sur un voisinage de c alors l<0
x c

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Opérations sur les limites


Posons

lim f ( x)  l
x c
et lim g ( x)  l '
x c

a) l et l’ sont finies

lim a f(x)=al

lim f(x)+g(x)=l+l’

lim f(x)g(x)=l.l’
lim f(x)/g(x)=l/l’ si l’0 et g est non nul sur un voisinage de c

Si l et l’ sont nulles alors lim f(x)/g(x) est une forme indéterminée

b) l et l’ sont infinies

Si lim f(x) =   alors lim 1/f(x) =0

Si lim f(x)= +  alors lim a f(x)=+  si a >0 et lim a f(x)=-  si a < 0

Si lim f(x)=lim g(x) = + alors lim f(x) + g(x) = +  et lim f(x) –g(x) =  -  est une Forme
indéterminée.

Si lim f(x)=l et lim g(x)= + alors lim f(x)g(x)=-  si l<0 , = +  si l>0 et une forme
indéterminée 0.  si l est nulle .

Si lim f(x)=+  et lim g(x)=+  alors lim f(x)/g(x) est une forme indéterminée

Exercice
x2  1 x2  1
Calculer lim et lim
x 1 x 1 x 1 x 1

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4. fonctions continues en un point


Définition
Considérons une fonction f définie sur une partie D de IR, f est continue en un point x0 de D
si :
- f est définie en x0

- f admet pour limite f(x0) au point x0 lim f ( x) 


x  x0
f ( x0 )

Opérations
- Si f est continue en x0 et g est continue en f(x0) alors gof est continue en x0
- Si f et g sont des fonctions continues en x0 alors f+g et f.g sont continues
en x0
- Si g ne s’annule pas alors f/g est continue en x0

Définition
La fonction f est dite continue à droite (respectivement à gauche) de x0 si

lim f ( x) 
x  x0 
f ( x0 ) (Respectivement lim f ( x)  f ( x0 ) )
x  x0 

Exercice
x

 Etudier la continuité en 0 de la fonction f définie par f ( x)   x si x  0
0 si x  0
 Etudier l’existence d’une limite à droite et à gauche au point 0 pour chacune des
1 1
fonctions f ( x)  et g ( x)  sin( )
1 x  x 1 x  x
x x

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5. Fonction continue sur un intervalle


5.1 Définition
On dit qu’une fonction f définie sur une partie D de IR est continue si elle est continue en
chaque point de D.

Propriétés
- Si f et g sont continues sur D alors f+g et f.g sont continues sur D.

- Si g ne s’annule pas sur D alors f/g est continue sur D

- Si f est continue sur D et g est continue sur D’ tel que f (D) D’ alors gof
est continue sur D.

5.2 Théorème des valeurs intermédiaires

Soit f une fonction numérique continue sur un intervalle I de IR. Alors l’image de
l’intervalle I par f est un intervalle de IR.

Soient c et d deux points quelconques de l’intervalle I et k un point de l’intervalle


 f (c), f (d ) . Il existe alors un point x0 de l’intervalle [c,d] telle que f (x0)=k.

c x0 d

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5.3 Image continue d’un intervalle fermé borné


Théorème

Soit f une fonction numérique continue sur un intervalle I de IR, si I est fermé alors f(I) est
encore un intervalle fermé borné.

5.4 Fonction réciproque d’une fonction continue et strictement monotone


Définition

On dit qu’une fonction numérique f définie sur D est inversible, s’il existe une fonction g
définie sur D’=f(D) telle que gof=ID et fog =ID’

g est continue et on la note f-1, g varie dans le même sens que f.

Soit f une fonction numérique définie sur une partie D de IR. Si f est continue et strictement
monotone, l’application de D dans f(D) est bijective. La fonction f-1 réciproque de f définie
sur D est strictement monotone.

5.5 Calcul des fonctions inverses des fonctions circulaires


On appelle ainsi les fonctions inverses des fonctions sinus, cosinus et tangente

  
 Sin :  ,    1,1 est continue et strictement croissante, admet une fonction
 2 2
inverse appelée arcsinus et notée arcsin strictement croissante et continue

  
Arcsin :  1,1   , 
 2 2

 cos : 0,     1,1 est continue et strictement décroissante, admet une fonction
inverse appelée arccosinus et notée arccos

Arccos :  1,1  0,  

  
 tan :   ,    , est continue et strictement croissante, admet une fonction
 2 2
inverse appelée arctangente et notée arctg

  
Arctan :  ,    , 
 2 2

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5.6 Fonction à valeurs complexes


Soit f une fonction d’une variable réelle à valeurs complexes.

f= P+i Q où P et Q sont des fonctions d’une variable réelle à valeurs réelles.

lim
x x0
f(x)= lim P(x) + i lim Q(x) =L
x x0 x x0

L est un nombre complexe.

f est continue si et seulement si P et Q sont continues.

6. Dérivées de fonctions

6.1 Définitions
Définition
Soit f une fonction définie dans un intervalle ouvert contenant x0, soient f (x0) et f (x0 +h)
les valeurs prises par la fonction f en x0 et x0 + h.
f ( x 0  h)  f ( x 0 )
Si tend vers une limite finie lorsque h tend vers 0, cette limite est le
h
nombre dérivé de la fonction f au point x0 .
On note cette dérivée f ’(x0 ).

f ( x 0  h)  f ( x 0 )
f ’(x0 )= lim
h 0 h
f ( x)  f ( x0 )
Ceci est équivalent à : f ’(x0)= lim
x  x0 x  x0

Remarque
Si une fonction est dérivable en un point alors elle est continue en ce point
(La réciproque n’est pas toujours vraie).

Définition
Lorsque la fonction f admet un nombre dérivé pour tout x de l’intervalle ouvert I, on dit que f
est dérivable sur I. Et on désigne par f’ la fonction dérivée de f.

f ( x  h)  f ( x )
f ’(x)= lim
h 0 h

Exemple
 f(x)=k où k est une constante réel f’(x)=0

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 f(x)=x alors f(x+h)-f(x)=h, f’(x)=1


 f(x)=x2, on montre que f’(x)=2x
 Montrer que sin’ x=cos x

Théorème
Toute fonction dérivable sur un intervalle I est continue sur I.

6.2 Propriétés

1) Dérivée d’une fonction composée

Théorème
Soient f et g deux fonctions définies respectivement sur des intervalles I et J de IR. On
suppose que f(I) est contenu dans J. Si f est dérivable sur I et si g est dérivable sur J alors gof
est dérivable sur I et
(gof)’=(g’of) f’

Démonstration
gof ( x0  h)  gof ( x0 )
( gof )' ( x0 )  lim 
h 0 h
gof ( x0  h)  gof ( x0 ) f ( x0  h)  f ( x0 )
= lim
h0 f ( x0  h)  f ( x0 ) h
gof ( x0  h)  gof ( x0 )
lim  g ' ( f ( x0 ))
h0 f ( x0  h)  f ( x0 )
f ( x0  h)  f ( x0 )
lim  f ' ( x0 )
h0 h

2) Dérivées d’une somme et d’un produit

Théorème
Soient f et g deux fonctions dérivables sur I de IR, alors f+g et fg sont dérivables sur I et
(f+g)’=f’+g’
(fg)’=f’g+g’f

Démonstration

( g  f )( x0  h)  ( g  f )( x0 )
 ( f  g )' ( x0 )  lim
h 0 h

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f ( x0  h)  f ( x0 ) g ( x0  h)  g ( x0 )
 lim +
h 0 h h
D’ où le résultat.

( fg )( x0  h)  ( fg )( x0 )
 ( fg )' ( x0 )  lim
h 0 h
( fg )( x0  h)  ( fg )( x0 )  f ( x0  h) g ( x0 )  f ( x0  h) g ( x0 )
= lim
h 0 h
g ( x0  h)  g ( x0 ) f ( x0  h)  f ( x0 )
= lim f ( x0  h)  g ( x0 )
h0 h h

3) dérivée d’un quotient

Théorème
Soient f et g deux fonctions dérivables sur I de IR. Si g ne s’annule pas sur I, la fonction f/g
est dérivable et
f f ' g  fg '
( )' 
g g2

Exercice
x3  2 x  1
Calculer la dérivée de f ( x) 
sin x

4) Dérivée d’une fonction réciproque

Théorème
Soit f une fonction continue et strictement monotone sur I. La fonction f admet donc une
réciproque continue et strictement monotone sur f(I). Si f’ ne s’annule pas sur I alors
 f 1   f of1 1

Exemples : les dérivées des fonctions inverses des fonctions circulaires



 arcsin x  
1 1

cos(arcsin x) 1  x2
 1
 arccos x   
1

sin(arccos x) 1  x2
 arctgx  
1 1

1  (tg (arctgx )) 2
1  x2

5) Equation de la tangente en un point

 x0   x0  h 
Soient M 0   et M   deux point du plan.
 y0   y0  h 

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Soit  l’angle de la droite des abscisses avec la droite M0M, on a

f ( x 0  h)  f ( x 0 )
tg 
h
f ( x 0  h)  f ( x 0 )
D’où   Arctg
h
f ( x0  h)  f ( x0 )
Si f est dérivable alors lim  f ' ( x0 )
h 0 h

Le graphe de f admet au point M0 une tangente qui est la droite passant par M0 et de pente
f’(x0).

La dérivée en un point x0 représente le coefficient angulaire (ou pente) de la tangente au point


M0 .

Un point M appartient à la tangente si ses coordonnées x et y vérifient :

y  f ( x0 )
 f ' ( x0 )
x  x0
L’équation de la tangente en M0 est : y  f ( x0 )  f ' ( x0 )( x  x0 )

Remarque
f ( x0  h)  f ( x0 ) f ( x0  h)  f ( x0 )
Si lim  l et lim  l'
h 0  h h0  h

On dit que f admet une dérivée à gauche et une dérivée droite différentes.

Alors le graphe de f présente un point anguleux en M0.

6.3 Dérivées successives


Si f est dérivable sur I et si f’ est continue sur I, on dit que f est continûment dérivable sur I.
Si f’ est dérivable, on dit que f est deux fois dérivable et on note f’’ la dérivée seconde de f.
Si f’’ est continue, on dit que f est deux fois continûment dérivable.
On peut ainsi définir les fonctions n fois dérivable et n fois continuent dérivable.

Propriétés
Si f et g sont n fois dérivables sur I, alors et f + g et f g sont n fois dérivables sur I et :

 f  g (n)  f (n)  g ( n)
 fg ( n)  Cn0 f ( n) g  Cn1 f ( n 1) g '....  Cnp f ( n  p) g ( p)  ...  Cnn fg ( n) (Formule de Leibniz)

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On suppose que : (𝑓𝑔)(𝑛) = ∑𝑛𝑘=0 𝐶𝑛𝑘 𝑓 (𝑛−𝑘) 𝑔(𝑘)

(𝑓𝑔)(𝑛+1) = (∑𝑛𝑘=0 𝐶𝑛𝑘 𝑓 (𝑛−𝑘) 𝑔(𝑘) )′

= ∑𝑛𝑘=0(𝐶𝑛𝑘 𝑓 (𝑛−𝑘) 𝑔(𝑘) )′

= ∑𝑛𝑘=0 𝐶𝑛𝑘 (𝑓 (𝑛−𝑘+1) 𝑔(𝑘) + 𝑓 (𝑛−𝑘) 𝑔(𝑘+1) )

= ∑𝑛𝑘=0 𝐶𝑛𝑘 𝑓 (𝑛−𝑘+1) 𝑔(𝑘) + ∑𝑛𝑘=0 𝐶𝑛𝑘 𝑓 (𝑛−𝑘) 𝑔(𝑘+1) )

Posons j=k+1 dans le second terme


𝑗−1 (𝑛+1−𝑗) (𝑗)
= ∑𝑛𝑘=0 𝐶𝑛𝑘 𝑓 (𝑛−𝑘+1) 𝑔(𝑘) + ∑𝑛+1
𝑗=1 𝐶𝑛 𝑓 𝑔 )

𝑗−1
=𝐶𝑛0 𝑓 (𝑛+1) 𝑔(0) + ∑𝑛𝑘=1 𝐶𝑛𝑘 𝑓 (𝑛+1−𝑘) 𝑔(𝑘) + 𝐶𝑛𝑛 𝑓 (0) 𝑔(𝑛+1) + ∑𝑛𝑗=1 𝐶𝑛 𝑓 (𝑛+1−𝑗) 𝑔(𝑗) )

= ∑𝑛𝑘=1(𝐶𝑛𝑘 +𝐶𝑛𝑘−1 )𝑓 (𝑛+1−𝑘) 𝑔(𝑘) + 𝐶𝑛0 𝑓 (𝑛+1) 𝑔(0) + 𝐶𝑛𝑛 𝑓 (0) 𝑔(𝑛+1)

(𝑛+1−𝑘) (𝑘)
= ∑𝑛+1 𝑘
𝑘=0 𝐶𝑛+1 𝑓 𝑔
𝑘
(On sait que 𝐶𝑛𝑘 +𝐶𝑛𝑘−1 = 𝐶𝑛+1 )

6.4 Théorème de ROLLE et théorème des accroissements finis

1) Théorème de ROLLE

Soit f une fonction définie continue sur a, b et dérivable sur a, b telle que f(a)=f(b), alors
il existe un c dans a, b telle que f’(c)=0.

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A B

a c b

Sur l’arc AB, il existe au moins un point C tel que la tangente en ce point est
parallèle à AB (ou la droite x`Ox).

2) Théorème des accroissements finis

Soit f une fonction définie, continue sur a, b et dérivable sur a, b .

Il existe c dans a, b : f (b)  f (a)  f ' (c)(b  a)

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f (b)  f (a)
f ' (c ) 
ba

O a c b

Sur l’arc AB, il existe au moins un point C tel que la tangente en ce point est
parallèle à AB.

f (b)  f (a)
Soit la fonction g ( x)  f ( x)  ( x  a) x  a, b
ba
g (a)  f (a)
g (b)  f (a)
g satisfait au théorème de ROLLE donc :
 c  a, b , g ' (c)  0
f (b)  f (a)
f ' (c )  0
ba

f (b)  f (a)
f ' (c ) 
ba

Remarque
Si b=a+h, a<c<b,  c  a  h où 0    1

 0    1 : f (a  h)  f (a)  h f ' (a  h) .

M02 A /Pr. S. Houfaidi 17


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6.5 Formule de TAYLOR


Soient n un entier naturel, et f une fonction numérique n fois continûment dérivable sur
l’intervalle a, b , et n+1 fois dérivable sur a, b .
Il existe alors au moins un point c de l’intervalle a, b tel que

f ' (a) f " (a) f ( n ) (a) f ( n 1) (c)


f (b)  f (a)  (b  a)  (b  a)  ... 
2
(b  a) 
n
(b  a) n 1
1! 2! n! (n  1)!

Cette formule peut être écrite sous la forme suivante :


Posons h= b-a , c  a, b,   0,1 telque c  a  h 
On peut écrire
f ' (a) f " (a) 2 f ( n ) (a) n f ( n 1) (a  h) n 1
f ( a  h)  f ( a )  h h  ...  h  h
1! 2! n! (n  1)!

Formule de MACLAURIN
Si a=0 , on a
f ' (0) f " (0) 2 f ( n ) (0) n f ( n 1) (h) n 1
f (h)  f (0)  h h  ...  h  h
1! 2! n! (n  1)!

Exemple
Utiliser la formule de TAYLOR pour calculer sin (620)

Application de la formule de Taylor pour l’étude des points d’inflexions


Soit le point M de la courbe (C) de f et d`abscisse a.

 Si f’’ (a)>0, f’’ est positive au voisinage de a, la courbe (C) est au dessus de la
tangente en M. On dit que (C) présente sa concavité vers les ordonnées positives.

 Si f’’ (a)<0, f’’ est négative sur un voisinage de a, la courbe (C) est en dessous de la
tangente en M. On dit que (C) présente sa concavité vers les ordonnées négatives.

 Si f’’ (a)=0 en changeant de signe, la courbe traverse la tangente en M. On dit que M


est un point d’inflexion de la courbe.
- Si f (3) >0 alors la courbe en dessous de la tangente puis au dessus de la
tangente.
- Si f (3) <0 alors la courbe au dessus de la tangente puis en dessous de la
tangente.

M02 A /Pr. S. Houfaidi 18


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6.6 Différentielle d’une fonction

Définition
Soit f une fonction dérivable sur a, b , on appelle différentielle de f, et on la note df la
fonction df =f’(x) dx

Invariance de la forme différentielle


Soit y=f(x), on suppose que x=x(t)
y=f(x (t))=F(t)
dy= F’ (t) dt avec F’(t)=f’(x)x’(t)
=f’(x)dx

Propriétés
d (a f+ b g)=a df +b dg
d (fg)=f dg+ g df

6.7 Représentation graphique d’une fonction


1) Plan d’étude :

 Recherche du domaine utile à l’étude


- domaine de définition
- symétrie de la courbe
- périodicité

 Etude de la fonction aux bornes du domaine d’étude


 Calcul de la dérivée et du signe de la dérivée
 Tableau de variation
 Recherche des branches infinies, asymptotes et points particuliers
 Tracée de la courbe

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2) Recherche des branches infinies

Si lim f ( x)   alors la droite d’équation x=a est une asymptote verticale à la courbe de f
xa

au voisinage de   .

Si lim f ( x)  b alors la droite d’équation y=b est une asymptote horizontale à la courbe de f
x  
au voisinage de   .

La courbe de f admet une asymptote oblique au voisinage de   si y=f(x) peut se mettre


sous la forme f(x)=a x+b+g(x) avec lim g ( x)  0 .
x  

x
Exemple : f ( x)  2 x  1 
x 1
2

Recherche des valeurs de a et b


f ( x) b g ( x)
a 
x x x
f ( x)
Donc a si elle existe elle est égale à : a  lim .
x   x
Si a=   , on dit que la courbe (C) de f admet une branche parabolique dans la direction yy’.
Si a=0, on dit que la courbe (C) de f admet une branche parabolique dans la direction xx’.

D’autre part b  lim ( f ( x)  ax)


x  
Si b=   la courbe admet une branche parabolique dans la direction de pente a.

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Exemples

1)Trinôme de second degré


f ( x)  ax 2  bx  c a  0 , a, b, c  IR
b c
f ( x)  ax 2 (1   2)
ax ax
lim f ( x)   selon le signe de a.
x  
f ( x)  2ax  b
f ( x)
lim  
x   x

si a>0
x  b
2a 
f - 0 +
 
f

f ( 2ab )

si a<0
x  b
2a 
f + 0 -
b
f( )
2a
f

 

2) Fonction bicarrée
On appelle ainsi les fonctions de la forme f ( x)  ax 4  bx 2  1
Etudier la fonction f ( x)  x 4  2 x 2  1

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Fonction f(x)= x 2 arcsin 


2x 

1  x 
2

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Fonctions hyperboliques et leurs inverses

1. Fonctions hyperboliques

1.1 Sinus hyperbolique :


e x  ex
sh( x)  x  IR
2
ex  e x
sh( x)    sh( x)
2
sh est impaire, continue et dérivable sur IR.

e x  ex e x  ex
sh' ( x)  ( )'  (= chx >0).
2 2

chx
shx

1.2 Cosinus hyperbolique


e x  ex
chx  x  IR
2
ch est continue, dérivable sur IR.
ch’x =sh x

ch(-x)=chx

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Propriétés
chx + shx=ex
chx –shx =e-x
ch2x-sh2x=1

ch(a  b)  chachb  shashb


ch(a  b)  chachb  shashb
sh(a  b)  shachb  chashb
sh(a  b)  shachb  chashb
ch2a  ch 2 a  sh 2 a  1  2sh 2 a  2ch 2 a  1
sh2a  2shacha

1.3 tangente hyperbolique


shx
thx 
chx
th est définie, continue et dérivable sur IR.
ch2 x  sh 2 x 1
th' x  2
 2  1  th 2 x
ch x ch x

y=1

y=-1

e x  e x e2 x  1
thx  
e x  ex e2 x  1

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tha  thb
th(a  b) 
1  thathb
tha  thb
th(a  b) 
1  thathb

2. Fonctions hyperboliques inverses

2. 1 fonctions Argsh

La fonction sinus hyperbolique est définie, continue et strictement monotone sur IR, elle
admet une fonction réciproque.
sh : IR  IR
x  y  shx
x  arg shy

1 1 1
x'   
ch(arg shy ) 1  sh 2 (arg shy ) 1 y2

Forme logarithmique de argsh


e x  ex
y  shx   e x  e  x  2 y  e 2 x  1  2 ye x
2
en posant t=ex >0 , on a :

t 2  2 yt  1  0 , '  y 2  1  0
t1  y  y 2  1
t2  y  y 2  1  0

Donc Argshy  ln( y  y 2  1)

2. 2 fonctions Argch
La fonction cosinus hyperbolique est définie, continue et strictement monotone sur 0, ,
elle admet une fonction réciproque.
ch : 0,  1,
x  y  chx
x  arg chy y  1,

1 1 1
x'   
sh(arg chy) ch (arg chy)  1
2
y2 1

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Forme logarithmique de argch


e x  ex
y  chx   e x  e  x  2 y  e 2 x  1  2 ye x
2
en posant t=ex >1 , on a :

t 2  2 yt  1  0 , '  y 2  1  0
t1  y  y 2  1
t2  y  y 2  1  1

Donc Argchy  ln( y  y 2  1)

2. 3 fonctions Argth
La fonction tangente hyperbolique est définie, continue et strictement monotone sur IR, elle
admet une fonction réciproque.
th : IR   1,1
x  y  thx
x  arg thy y   1,1

1 1
x'  
1  th x 1  y 2
2

Forme logarithmique de argth


e x  ex e2x  1 1 y
y  thx  x x
 2x  e2x 
e e e 1 1 y
On obtient :
1 1 y
Argthy  ln( )
2 1 y

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Chapitre 2 Développement limité

1. Généralités

Soit f une fonction numérique, on dit que f admet un développement limité d’ordre n au
voisinage de x0, s’il existe un polynôme de degré n en x-x0 (P(x-x0)) tel que
f ( x)  P ( x  x0 )
lim 0
x  x0 ( x  x0 ) n
On pose
f ( x)  P( x  x0 )
  ( x)
( x  x0 ) n
lim  ( x)  0
x  x0

f ( x)  Pn ( x  x0 )  ( x  x0 )n  ( x)
D’où
f ( x)  a0  a1 ( x  x0 )  ...  an ( x  x0 )n  ( x  x0 )n  ( x)

a0  a1 ( x  x0 )  ...  an ( x  x0 )n est appelé partie régulière du développement limité de f


au voisinage de x0 à l’ordre n.

D’après la formule de Taylor :


Soient n un entier naturel, et f une fonction numérique n fois continûment dérivable sur
l’intervalle a, b , et n+1 fois dérivable sur a, b .
Soit x0  a, b
f ' ( x0 ) f " ( x0 ) f ( n ) ( x0 )
f ( x)  f ( x0 )  ( x  x0 )  ( x  x0 ) 2  ...  ( x  x0 ) n  ( x  x0 ) n  ( x)
1! 2! n!
avec lim  ( x)  0
x  x0

2. Opérations

2.1 Addition

Si f et g admettent des développements limités au voisinage de x0

f ( x)  a0  a1 ( x  x0 )  ...  an ( x  x0 )n  ( x  x0 )n 1 ( x)
g ( x)  b0  b1 ( x  x0 )  ...  bp ( x  x0 ) p  ( x  x0 ) p  2 ( x)

Alors f+g admet un développement limité au voisinage de x0 à l’ordre inf(n,p).

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Exemple
Au voisinage de 0 :
x3 x5 x7
sin x  x     x 7 ( x )
3! 5! 7!
x2 x4 x6
cos x  1     x 6 ( x)
2! 4! 6!
alors
x 2 x3 x 4 x5 x6
cos x  sin x  1  x       x 6 ( x)
2! 3! 4! 5! 6!

2.2 produit

Si
f ( x)  a0  a1 ( x  x0 )  ...  an ( x  x0 )n  ( x  x0 )n 1 ( x)
g ( x)  b0  b1 ( x  x0 )  ...  bp ( x  x0 ) p  ( x  x0 ) p  2 ( x)
et si on suppose que p<n alors fg admet un développement limité à l’ordre p au voisinage
de x0.
La partie régulière du développement limité de fg à l’ordre p au voisinage de x 0 est
obtenue en effectuant le produit des parties régulières des développements limités de f et
g à l’ordre p au voisinage de x0.

Supposons que :
f ( x)  a0  a1x  ...  an x n  x n1 ( x) et g ( x)  b0  b1x  ...  bp x p  x p 2 ( x)
au voisinage de 0.

f ( x) g ( x)  a0b0  (a0b1  a1b0 ) x  ...  (a0bp  a1bp 1  ...  a pb0 ) x p  x p ( x)

Exemple
Au voisinage de 0
x3 x5
sin x  x    x 5 ( x)
3! 5!
x2
cos x  1   x 3 ( x)
2!
Écrire le d.l. de sinxcosx

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2.3. Quotient

Si
f ( x)  a0  a1 ( x  x0 )  ...  an ( x  x0 )n  ( x  x0 )n 1 ( x)
g ( x)  b0  b1 ( x  x0 )  ...  bn ( x  x0 )n  ( x  x0 )n  2 ( x)

f
Alors admet un développement limité à l’ordre n au voisinage de x0.
g
La partie régulière de ce développement limité s’obtient en effectuant la division suivant
les puissances croissantes de la partie régulière du développement limité de f par celle du
développement limité de g à l’ordre n.

Exercice
1
Ecrire le développement limité de au voisinage de 0 à l’ordre 4.
cos x

Formule du binôme de Newton

n(n  1) 2 n(n  1)(n  2) 3 n(n  1)...(n  p  1) p


(1  x) n  1  nx  x  x  ...  x  x p ( x )
2! 3! p!

x est voisin de 0.

2.4. Fonction composée


Si u(x) admet un développement limité au voisinage de x0 et f admet un d.l. au voisinage
de u0=u(x0) alors f(u(x)) admet un développement limité au voisinage de x0.

Exercice
Trouver le développement limité de esin x et ecos x au voisinage de 0 à l’ordre 4.

2.5. Dérivation et intégration

On obtient la partie régulière du développement limité de f’ à l’ordre n-1 en dérivant la


partie régulière du développement limité de f à l’ordre n.

f ' ( x0 ) f " ( x0 ) f ( n ) ( x0 )
f ( x)  f ( x0 )  ( x  x0 )  ( x  x0 ) 2  ...  ( x  x0 ) n  ( x  x0 ) n  ( x)
1! 2! n!
(n)
f ( x0 )
f ( x)  f ( x0 )  f ( x0 )( x  x0 )  ...  ( x  x0 ) n1  ( x  x0 ) n1  ( x)
(n  1)!

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Exercice
Trouver le d.l. de ln(x+1) au voisinage de 0 à l’ordre n.

De même, on obtient la partie régulière du développement limité d’une primitive de f en


intégrant la partie régulière de f.

Remarque
Si f est paire alors f n’admet que des termes de degré pair dans son développement limité.
Si f est impaire alors f n’admet que des termes de degré impair dans son développement
limité.

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Chapitre 3 Fonction polynômes et fonctions


rationnelles

1) Définition

Soit A un anneau commutatif unitaire, un polynôme à une indéterminée dans A est une
suite : P= (a0, …,ak,…) d’éléments de A qui ne comporte qu’un nombre fini d’éléments non
nuls.

L’ensemble des polynômes à une indéterminée X sur l’anneau unitaire A est noté AX  .

Le degré de P est le plus grand entier k tel que ak ≠0.

La valuation de P est le plus petit entier k tel que ak ≠0.

On appelle monôme, un polynôme dont tous les coefficients sont nuls sauf au plus un.

On appelle coefficient dominant d’un polynôme non nul le coefficient de son monôme de plus
haut degré.

Si A=IR alors le polynôme P à un indéterminée X est à coefficients réels, il s’écrit alors sous
la forme
P( X )   a k X k
kIN

Si degré de P est p (d0P=p) alors


P( X )  a0  a1 X  ...  a p X p

Propriétés
d0 (P+Q)≤ sup( d0P , d0Q)
d0PQ= d0P+ d0Q
Si d0P=0 alors P est constant.

2. Divisions de polynômes
2.1 Divisibilité

Définition
On dit qu’un polynôme B divise un polynôme A s’il existe un polynôme Q non nul tel que
A=QB.
On dit que A est divisible par B.

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Exemple
X2-1 est divisible par X-1

2.2 Division euclidienne

Théorème
Soient A et B deux polynômes, B étant non nul et d°A≥d°B. Il existe alors un couple de
polynômes (Q,R) et un seul tel que
A= BQ+R et d0R< d0B

Les polynômes Q et R sont appelés quotient et reste de la division euclidienne de A par B.

Exercice
Donner le quotient et le reste de la division euclidienne de X3+2X2-X+2 par X2+1

2.3 Division suivant les puissances croissantes

Théorème
Soit n un entier naturel quelconque, A et B deux polynômes, la valuation de B étant nulle
alors, il existe un couple de polynômes (Q,R) et un seul tel que
A(X)= B(X)Q(X)+ Xn+1 R(X) d0Q≤n

Les polynômes Q et R sont appelés quotient et reste de la division suivant les puissances
croissantes à l’ordre n de A par B.

Remarque
Tous les théorèmes cités s’appliquent dans le cas de polynômes à coefficients complexes.

Exercice
Calculer le quotient et le reste de la division suivant les puissances croissantes à l’ordre 5 de
1+X par 1+2X+X2-X3.

3. Fonction polynôme
Définition
Soit P( X )  a0  a1 X  ...  a p X p un polynôme à coefficients dans IR, on appelle fonction
polynomiale associée à P(X) et on note
P : IR  IR
x  P( x)  a 0  a1 x  ...  a p x p

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Définition
On dit qu’un nombre réel a est racine du polynôme P(X) si la valeur de la fonction P(a)=0.

Pour qu’un nombre réel a soit racine de P(X), il faut et il suffit que P(X) soit divisible par X-a
P(X)=(X-a) Q(X)

Définition
On appelle multiplicité d’une racine a d’un polynôme non nul P(X), le plus grand des entiers
q tel que (X-a)q divise P(X).

Soit m est la multiplicité de a


- si m=1 on dit que a est une racine simple
- si m=2 on dit que a est une racine double
- si m=3 on dit que a est une racine triple
- …
- si m>3 on dit que a est une racine multiple

Remarque
Tout polynôme P non nul de degré n admet au plus n racines distinctes.
Si P est à coefficients dans C alors la somme des ordres de multiplicités de ses racines est
égale au degré de P.

Recherche d’une racine rationnelle d’un polynôme


Si P est á coefficients rationnels, et qu’il admet des racines rationnelles, alors on peut les
déterminer.

Exemple
P(X)=3X4-2X2+5X+2
p
Si est racine de P(X) alors
q
3p4-2p2q2+5pq3+2q4=0
Comme p et q sont premiers entre eux on déduit que p divise 2 et que q divise 3, donc
p=1 ou 2 et q=1 ou 3

En général p divise le coefficient du terme de plus bas degré et q divise le coefficient de plus
haut degré.
p 1 1 2 2
 1 ou  1 ou ou ou ou
q 3 3 3 3

Ceci peut être généralisé pour n’importe quel polynôme à coefficients rationnels.

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4. Fonctions rationnelles

P( X )
F(X )  est une fraction rationnelle irréductible (non simplifiable).
Q( X )
Définition
Les racines de P sont appelées zéros de F, et les racines de Q sont appelées pôles de F.

Si le degré de P est supérieur à celui de Q, on peut effectuer la division euclidienne de P(X)


par Q(X), pour faire apparaître la partie entière E(X) de F.
Alors il existe deux polynômes E et R tels que

P(X)= E(X) Q(X) +R(X)

P( X ) R( X )
F(X )   E( X ) 
Q( X ) Q( X )
E et R sont respectivement quotient et reste de la division euclidienne de P par Q.

R(X) est de degré inférieur à Q(X).

Décomposition d’une fraction rationnelle en éléments simples de première espèce

P( X )
Soit F ( X )  , on suppose que F(X) est irréductible et que P(X) est de degré inférieur à
Q( X )
Q(X).

Soit a un pôle de F, Q(a)=0, Si a est d’ordre de multiplicité m alors il existe un polynôme Q1


tel que

Q(X) = (X-a)m Q1(X)

Partie principale relative à un pôle :

Posons Y=X-a alors

P( X ) P(a  Y )
 m
Q ( X ) Y Q1 (a  Y )

En effectuant la division suivant les puissances croissantes à l’ordre m- 1 de P(a+Y) par


Q1(a+Y) on obtient

P(a  Y )  ( A0  A1Y  ....  Am 1Y m 1 )Q1 (Y  a)  Y m R(Y )

A0 A1 Am1
La fraction   .....  est appelée partie principale relative au
( X  a) m ( X  a) m1 ( X  a)
pôle a.

Cette partie principale peut être déterminée pour chaque pôle de F.

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Décomposer F en éléments simples c’est écrire F sous forme d’une somme de toutes les
parties principales relatives à tous les pôles de F.

Décomposition d’une fraction rationnelle en éléments simples de seconde espèce

(Si le pôle est complexe et qu’on est sur IR)

Si Q admet des racines alors elles sont conjuguées.

P( X ) P( X )

Q ( X ) ( X  pX  q ) m Q1 ( X )
2

Alors la décomposition de F en éléments simples de seconde espèce est de la forme

P( X ) A1 X  B1 A X  B2 A X  Bm P (X )
 + 22 +….+ 2 m + m
Q( X ) ( X  pX  q) ( X  pX  q)
2 2
( X  pX  q) m
Qm ( X )

Exercice

Décomposer en éléments simples de 1ère et 2de espèce


X6
( X  1) 2 ( X 2  1) 2

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Chapitre 4 Intégration

1. Définition

Soit y=f(x) définie continue sur a, b .


x0  a, x1 , x 2 , ..., x n  b une subdivision de a, b .
Considérons c1  x0 , x1  , c 2  x1 , x 2  , c3  x 2 , x31  , …, c n  x n 1 , x n 

x0 x1 x2 … xn-1 xn

x0=a et xn=b

Soit S l’aire constituée des rectangles de base xi  xi 1 et de hauteur f (ci ) .

S= ( x1  x0 ) f (c1 )  ( x2  x1 ) f (c2 )  .....  ( xn  xn 1 ) f (cn )


n
= i 1
( xi  xi 1 ) f (ci )

On dira que f est intégrable sur a, b si S admet une limite lorsque le nombre des intervalles
augmente indéfiniment (la longueur des intervalles tend vers 0).

b
Cette limite sera notée  f ( x)dx et appelée intégrale de la fonction f sur l’intervalle a, b .
a

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Il faut que cette limite soit indépendante :


 de la subdivision
 de la valeur de ci choisie dans l’intervalle xi 1 , xi  .

En général on prend des intervalles de longueurs (b-a)/n.

Théorème
Toute fonction continue est intégrable.

2. Propriétés
b a
  f ( x)dx   f ( x)dx
a b
b c b
  f ( x)dx   f ( x)dx   f ( x)dx c  a, b
a a c
b b b
  ( f ( x)  g ( x))dx   f ( x)dx   g ( x)dx
a a a
b b
  f ( x)dx    f ( x)dx
a a
b b
 si x  a, b : f ( x)  g ( x) alors  f ( x)dx   g ( x)dx
a a
b b b
 f  f ( x)  f ( x)  f ( x) alors   f ( x) dx   f ( x)dx   f ( x) dx
a a a

3. Intégration par changement de variable


b
Soit à calculer I=  f ( x)dx .
a
On pose x=u(t) où u est une fonction inversible.
dx = u’(t)dt

f(x)dx= f(u(t))u’(t)dt=g(t)dt

Soit t1=u-1(a) et t2=u-1(b), alors on a


b t2

 f ( x)dx   g (t )dt
a t1

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Exemples
1)
 
1  cos 2t
1 2 2

 1  x dx   cos tdt  
2 2
dt
0 0 0
2
x  sin t t  arcsin x
dx  cos tdt

1
2)  f(
0
a 2  x 2 )dx, x  a sin t

1
3)  f(
0
a 2  x 2 )dx, x  a sht

1
4)  f(
0
x 2  a 2 )dx, x  a cht

Cas particulier
Calcul de  ax 2  bx  c dx avec ax 2  bx  c  0

b c b b2 c
ax 2  bx  c  a( x 2  x  )  a(( x  ) 2  2  )
a a 2a 4a a
b b  4ac
2
= a (( x  ) 2  )
2a 4a 2

1. si a > 0 et b 2  4ac  0
ax 2  bx  c  a( X 2  K 2 )  ax 2  bx  c  a X 2  K 2
On pose X=K cht

2. si a > 0 et b 2  4ac  0
ax 2  bx  c  a( X 2  K 2 )  ax 2  bx  c  a X 2  K 2
On pose X=K sht

3. si a < 0 et b 2  4ac  0
ax 2  bx  c  a( K 2  X 2 )  ax 2  bx  c   a K 2  X 2
On pose X=K sint

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Exercice
Calculer les intégrales suivantes
I   2 x 2  3x  5dx
I   x 2  x  1dx
I    2 x 2  x  3dx

4. Intégration par parties

d(uv)= udv+vdu
udv=d(uv)-vdu
 udv  uv   vdu

Cette formule s’applique à chaque fois que l’intégrale porte sur un produit de fonctions de
natures différentes : lnx, x, sinx, ex, …..

Exercice
Calculer l’intégrale suivante
 x ln xdx
2

5. Forme rationnelle en sinus et cosinus

P(sin x, cos x)
Soit à calculer  Q(sin x, cos x)dx P et Q sont des polynômes à coefficients réels.

P(sin x, cos x)
dx est appelé noyau de l’intégrale.
Q(sin x, cos x)

1) si le noyau de l’intégrale est inchangé si l’on remplace x par –x alors on pose le


changement de variable t=cosx

Exemple
sin x
I  dx
1  cos x  cos2 x
on pose t=cosx dt=-sinx dx
sin x dt
I  dx   
1  cos x  cos x
2
1 t  t2

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2) si le noyau de l’intégrale est inchangé si l’on remplace x par  –x alors on pose le


changement de variable t=sinx

Exemple
tgx
I  dx
1  sin x
on pose t=sinx dt=cosx dx
tgx sin x tdt
I  dx   dx  
1  sin x cos x(1  sin x) (1  t 2 )(1  t )

3) si le noyau de l’intégrale est inchangé si l’on remplace x par  +x alors on pose le


changement de variable t=tgx

Exemple

sin x  cos x
I  dx
cos3 x
on pose t=tgx dt=(1+t2)dx
sin x  cos x dt
I  dx   (1  t 2 )(1  t )
3
cos x 1 t2

4) si aucun de ces changements ne convient, on pose t=tg(x/2)


2t 1 t2
sin x  , cos x 
1 t2 1 t2
2dt
dx 
1 t2

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Chapitre 5 Fonctions à deux ou trois variables

1. Généralités
On définit la fonction f des deux variables réels x et y par
IR 2  IR
 x, y   z  f ( x, y )

Le domaine de définition de f est donnée par


D f  ( x, y) / f ( x, y) existe

Exemples

a) f ( x, y )  1  x 2  y 2

D f  ( x, y)  IR2 / f ( x, y) existe 
= ( x, y )  IR 2
/ 1  x  y  0
2 2

= ( x, y )  IR 2
/ x  y  1
2 2

Df est représenté géométriquement par le disque de centre l’origine et de rayon 1.

1  x2
b) f ( x, y ) 
y2  1

D f  ( x, y)  IR 2 / 1  x 2  0 et 
y 2 1  0
Df  ( x, y)  IR 2

/ x   1,1 et y   ,1  1,

Exercice
Déterminer le domaine de définition de la fonction

1 x  y 2  x  2y
f ( x, y ) 
3  2x  y

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2. Dérivée partielle

f
Soit z=f(x,y), on appelle dérivée partielle de f par rapport à x et on note : f x  la
x
dérivée de f par rapport à x lorsqu’on suppose que y est fixé.
Elle est appelée dérivée partielle première de f par rapport à x.

On définit de même la dérivée partielle de f par rapport à y et on note :


f
f y  la dérivée de f par rapport à y lorsqu’on suppose que x est fixé.
y
Elle est appelée dérivée partielle première de f par rapport à y.

f f ( x, y1 )  f ( x1 , y1 )
( x1 , y1 )  lim
x x  x1 x  x1

f f ( x1 , y )  f ( x1 , y1 )
( x1 , y1 )  lim
y y  y1 y  y1

Exemple
Si f x, y   2  3 x 2  4 xy
f f ( x, y )
Alors ( x, y )  6 x  4 y et  4x
x y

On peut aussi définir la dérivée partielle de la fonction f x par rapport à x et par rapport à
f x  2 f
y. Ces deux dérivées seront notées respectivement f x2   et
x x 2
f x  2 f
f xy   .
y yx
(De même pour f y )

Cas d’une fonction composée

a) x, y   (u ( x, y ), v( x, y ))  f (u, v)  F ( x, y )
Supposons que u, v et f admettent des dérivées partielles continues par rapport à chacune
des variables alors

Fx  f uu x  f vvx

Fy  fuuy  f vvy

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b) x, y   (u ( x, y ), v( x, y ), w( x, y ))  f (u, v, w)  F ( x, y )
Fx  f uux  f vvx  f w wx
Fy  fuuy  fvvy  f w wy

c) x, y, z   (u ( x, y, z ), v( x, y, z ))  f (u, v)  F ( x, y, z )
Fx  f uux  f vvx
Fy  fuuy  fvvy
Fz  f uuz  f vvz

3. Différentielles totales exactes

Définition
f étant une fonction des deux variables indépendantes x et y et qui admet des dérivées
partielles premières f x et f y .
On appelle différentielle totale de f l’expression notée df telle que
df  f xdx  f ydy
df est une différentielle totale exacte si f xy  f yx .

Cas d’une expression de la forme A( x, y )dx  B( x, y)dy


Si c’est une différentielle totale exacte alors il existe une fonction f telle que
f x  A( x, y) et f y  B( x, y) et f xy  f yx .

Ceci implique que


f ( x, y )   A( x, y )dx  C
C est une constante qui peut dépendre de y.
Donc f ( x, y)  G( x, y )  C ( y )
Si on dérive cette expression par rapport à y, on obtient
f y( x, y)  B( x, y)  Gy ( x, y)  C( y)
D’où on déduit
C( y)  B( x, y)  Gy ( x, y)

D’où C(y).

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Invariance de la différentielle totale


Soit
( x, y)  (u, v)  f (u, v)  F ( x, y)
dF  Fxdx  Fydy

Fx  f uux  f vvx


Fy  fuuy  f vvy

dF  ( fuux  fvvx )dx  ( fuuy  f vvy )dy


dF  fu(ux dx  uy dy)  fv(vx dx  vy dy)
dF  f udu  f vdv

4. Théorème des accroissements finis

Soit f une fonction définie sur D et des variables x et y.


Si f admet des dérivées partielles en x et y et si ces dérivées partielles sont continues alors
( x0 , y0 )  D, (h, k )  IR2 ,   0,1 tel que
f f
f ( x0  h, y0  k )  f ( x0 , y0 )  h ( x0  h, y0  k )  k ( x0  h, y0  k )
x y

5. Fonction implicite

Toute relation de la forme f(x, y)=0 définit implicitement y comme une fonction de x, ou
x comme une fonction de y.
Si on suppose que l’on remplace dans la relation y par son expression en fonction de x
f ( x, ( x))  0
f x  f y ( x)  0
f
 ( x)   x
f y
 (x) représente le coefficient directeur de la tangente à la courbe C de y   (x) .

Exemple
f ( x, y )  x 2  y 2  2 x  2 y  3
2x  2
y  
2y  2
Au point M de coordonnées (0,- 1) y’=-1/2.

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6. Extremum d’une fonction de plusieurs variables

Soit f(x,y) une fonction différentiable sur D son domaine de définition. Pour chercher
ses extremums sur D il faut

 résoudre le système suivant


 f x( x, y )  0
 
 f y ( x, y )  0
Les solutions de ce système sont des points critiques
a
 pour chaque point critique P   étudier le signe de la différence
b
f ( x, y )  f ( a , b )

 Si le signe est constant  x, y  proche de P :

Si la différence est positive alors P est un minimum


Si la différence est négative alors P est un maximum.

Théorème
a
Soit f une fonction différentiable et soit P   un point critique, posons
b
A  f x2 (a, b) B  f xy (a, b) C  f y2 (a, b) .
Si AC-B2 >0 alors f(x,y) admet un extremum
 C’est un minimum si A (ou C) est négatif
 C’est un maximum si A (ou C) est positif

Exercice
Soit 𝑓 la fonction définie sur 𝐼𝑅 2 par𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑥 2 𝑦 2 + 𝑦 4 , déterminer les extrema de
𝑓

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Chapitre 6 Notions d’algèbre linéaire

A) Calcul matriciel
1. Définitions

Soit K un corps commutatif. On appelle matrice à éléments dans K, une famille aij  iI , jJ

d’éléments de K.

I et J sont des ensembles finis.

Si I= 1..n et J= 1..m  , on peut disposer les éléments de la matrice dans un tableau


rectangulaire à n lignes et m colonnes :

 a11 a12  a1m 


 
 a 21 a 22  a2m 
A=    
 
a  a nm 
 n1 an2

La matrice écrite possède n lignes et m colonnes ; on dit qu’elle est de type (n, m).

L’élément aij de la matrice est situé à la ligne i et la colonne j,

i est l’indice de la ligne et j est l’indice de la colonne.

Cas particuliers :

Les matrices de type (n,n) sont appelées matrices carrées d’ordre n

Les matrices de type (n,1) sont appelées matrices colonnes

Les matrices de type (1,n) sont appelées matrices lignes.

Matrices associées à A :

 Soit A= aij   1i  n et1 j  m


matrice de type (n,m), la matrice transposée de A notée t A , est
la matrice de type (m,n) telle que :
t
A = (bij) avec bij = aji

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 La matrice opposée de A notée –A est la matrice  aij  


1 i  n et1 j  m

 Si K=C, la matrice conjuguée de A notée A* est la matrice

A*t A

Matrices carrées remarquables :

- Une matrice A est symétrique si et seulement si At = A

- Une matrice A est antisymétrique si et seulement si At = - A

- Une matrice A est triangulaire supérieure si

A= aij  
1 i , j  n
, aij  0 si i  j

- Une matrice A est triangulaire inférieure si

A= aij  
1 i , j  n
, aij  0 si i  j
- Une matrice est diagonale si aij  0 i  j

- La matrice unité d’ordre n est

1 0  0
 
0 1   
In  
  0
 
0 0  1
 

2. Opérations sur les matrices

Addition des matrices

Soient A et B deux matrices de même type telles que :

A  aij 1 i  m et B  bij 1 i  m


1 j  n 1 j  n

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Alors A+B est une matrice de même type :

A+B  aij  bij 1 i  m


1 j  n

Produit d’une matrice par un scalaire

Soient A  aij 1 i  m et   K, alors


1 j  n

A  aij 1 i  m
1 j  n

Produits de matrices

Soient A et B deux matrices telles que :

A  aij 1 i  m et B  bij 1i  n


1 j  n 1 j  p

Alors la matrice AB est une matrice de type (m,p) telle que AB = cij 1 i  m
1 j  p

n
cij   aik bkj
k 1

Pour obtenir le coefficient de la ième ligne et de la jème colonne de la matrice produit,

on multiplie les coefficients de la ligne i de A par ceux de la colonne j de B puis

on fait la somme.

Exemple

 5 0  1 4 3
Soit M    et N   
 1 2   2 2 3

Calculer MN.

Remarque : Le produit de deux matrices n’existe que si le nombre de colonnes de la

1ère matrice est égale au nombre de lignes de la 2ème matrice.

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Propriétés :

- Le produit des matrices est associatif

- Le produit des matrices est distributif par rapport à l’addition


t
- (AB)=tBtA

- ABBA en général

 1 0  0
 
 0 1  0
- La matrice In=  est l’élément neutre de la multiplication
   
 
 0  0 1
 
des matrices.

- Une matrice carrée d’ordre n, A est dite inversible s’il existe une matrice B
carrée d’ordre n telle que : AB = BA = In

Dans ce cas B est notée A-1 et appelée inverse de A.

- on peut avoir AB=0 avec A  0 et B  0

B) Calcul et application des déterminants

1. déterminant d’une matrice carrée d’ordre deux

a c
Soit A=  
b d 

Définition :

a c
On appelle déterminant de A et on note det (A) ou le déterminant des vecteurs colonnes
b d
a  c 
  et  dans la base canonique, c'est-à-dire le réel ad-bc.
b d 

Propriétés :

- det AB = det A det B

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- Si des lignes (respectivement des colonnes) d’une matrice A sont dépendantes


alors detA=0

- detI2=1

- det(aI2)=a2

- det(A )= 2 detA

Proposition

A est inversible si et seulement det(A)  0

1
det( A1 ) 
det A

2. Déterminant d’une matrice carrée d’ordre n

Soit A la matrice carrée d’ordre n à coefficients dans un corps commutatif K :

A  aij 1 i  n .
1 j  n

Soit dij le déterminant obtenu en éliminant dans la matrice A la ligne i et la colonne j.

i j
 Développer suivant la ligne i0, c’est faire la somme des termes (1) 0 ai0 j di0 j pour j=1 à n .

n
Le déterminant de A est alors  j 1
(1)i0  j ai0 j di0 j , ce déterminant est indépendant de i0.

i  j0
 Développer suivant la colonne j0, c’est faire la somme des termes (1) aij 0 dij 0 pour i=1 à n

n
Le déterminant de A est alors  i 1
(1)i  j0 aij 0 dij 0 , ce déterminant est indépendant de j0.

Remarque : le développement d’un déterminant suivant n’importe quelle ligne ou n’importe quelle
colonne donne le même résultat.

Définition : On appelle déterminant d’une matrice A carrée d’ordre n, le nombre obtenu en faisant un
développement suivant une de ses lignes ou une de ses colonnes, et on le note det A.

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Exercice

Développer le déterminant suivant

2 1 2 4
0 3 1 2
D=
0 1 5 2
3 0 1 3

Règles de calcul :

 pour calculer le déterminant d’une matrice carrée d’ordre n, on développe suivant la ligne ou
la colonne qui comporte le plus de zéros possibles.

 Si une ligne (respectivement une colonne) ne comporte que des zéros alors le déterminant est
nul

 Si des lignes (respectivement des colonnes) sont dépendantes alors le déterminant est nul

 Le déterminant ne change pas si on ajoute à une ligne (à une colonne) une combinaison
linéaire des autres lignes (des autres colonnes)

 Det (aIn)=an

 Det(A) = n det(A)

Exercice

0 1 2 1
1 2 1 2
Calculer
2 1 2 2
1 0 1 1

3. Inverse d’une matrice carrée d’ordre n

Définition

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Soit M une matrice carrée d’ordre n, on dit que M est inversible si det M 0.

Soit M-1 son inverse alors detM-1= 1/ detM

Soit dij le déterminant d’ordre n-1 obtenu en éliminant dans M la ligne i et la colonne j.

Définition

(-1)i+j dij est appelé cofacteur relatif au terme aij .

~
On note M (M Tilda) la matrice dont les termes sont les cofacteurs de M.
~
M est une matrice carrée d’ordre n.

Théorème

1 t~
Si M est inversible alors M 1  M
det M

Exercice

Calculer l’inverse de la matrice

1 3 2 
 
A=  3  5  1 
1  4  5
 

4. Rang d’une matrice

Définition
  
On appelle rang d’un système de vecteurs v1 , v2 ,..., vn  le nombre maximum r de vecteurs
linéairement indépendants qu’on peut extraire de ce système. 1  r  n .

Exemple

Dans IR3 le rang de 1,2,1,  1,1,0, 1,0,1 est égal à 3.

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Définition

Le rang d’une matrice est égal au maximum des ordres des sous matrices carrées inversibles extraites
de cette matrice.

Le rang de la matrice M est noté rg(M).

Théorème

Le rang d’une matrice est égal à l’ordre maximum des mineurs non nuls de cette matrice.

Remarque

Pour une matrice M de type (m,n) on a :

1  rg ( M )  inf( m, n)

Exemple

Dans IR4, étudier le rang du système 1,2,0,1, 3,2,1,1,  1,2,1,3 , revient à chercher le rang
de la matrice

1 3  1
 
2 2 2 
 0 1 1 
 
  1  1  3
 

5. Résolution d’un système d’équations linéaires


Soit K un corps commutatif, aij   i 1:n , j 1: p
une matrice de type (n, p) à éléments dans K, ( y1 , y2 ,..., yn )
un vecteur de Kn.

On se propose de déterminer les éléments ( x1 , x2 ,..., x p ) de Kp tels que

 a11 x1  a12 x2  ...  a1 p x p  y1


a x  a x  ...  a x  y
 21 1 22 2 2p p 2
(S) 
 ....
 an1 x1  an 2 x2  ...  anp x p  yn

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Tout vecteur ( x1 , x2 ,..., x p ) possédant cette propriété est appelé solution du système (S) : système de
n équations à p inconnues.

Le vecteur ( y1 , y2 ,..., yn ) est appelé second membre du système (S).

 
A= aij 1 i  n ,1 j  p
est appelée matrice associée à (S).

Si le second membre est le vecteur nul (S) est appelé système homogène. Il admet au moins la solution
(0,0,…,0).

Le système obtenu à partir de (S) en remplaçant les yi par 0, est appelé système homogène associé à
(S).

Système de Cramer

Supposons que n=p, la matrice A associée à (S) est carrée.

Supposons en plus que det (A) ≠ 0, alors (S) est un système de Cramer, il admet une solution unique.

a11 y1 a1n
  
an1 yn ann
i  1 a n, xi 
a11  a1n
  
an1  ann

Exemple

Résoudre dans IR le système

 x yz 0

 y  2z  1
2 x  y  z  1

Résolution d’un système quelconque

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La matrice A de (S) n’est pas carrée ou bien A est carrée et de déterminant nul.

Soit r le rang de A ; Toutes les sous matrices carrées d’ordre s où s>r sont de déterminants nuls.

Il existe une matrice A’ carrée d’ordre r telle que det A’ ≠ 0, supposons que

 a11  a1r 
 
A’=     
a  a 
 r1 rr 

On dit que les r premières inconnues sont des inconnues principales et que les r premières équations
sont des équations principales.

Remarque

Le choix des inconnues principales et des équations principales n’est pas unique.

Si r<n le système admet une solution si et seulement si les n-r déterminants d’ordre r+1

a11  a1r y1
  
k 
ar1  arr yr
ak1  akr yk

sont nuls et ceci pour k=r+1 à n.

Les déterminants  k sont appelés déterminants caractéristiques du système (S).

Si (S) admet des solutions alors on résout le système de Cramer des inconnues principales et des
équations principales.

Remarque

 Si r=n<p, on peut déterminer de manière unique x1,…,xn en fonction de xn+1,…,xp


par la méthode de cramer .

M02 A /Pr. S. Houfaidi 60


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 Si r<n, (S) admet des solutions si et seulement si les n-r déterminants  k d’ordre r+1 sont
nuls.

En résumé

Pour résoudre un système (S)

 Déterminer le rang de (S)

 Déduire les équations principales et les inconnues principales

 Ecrire si possible les conditions d’existence des solutions (  k =0)

 Résoudre le système de Cramer des inconnues principales et des équations principales par la
méthode de cramer.

M02 A /Pr. S. Houfaidi 61

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