Guide Budget-Programme Sénégal 2016
Guide Budget-Programme Sénégal 2016
PROGRAMME
Version provisoire
Juin 2016
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SIGLES ET ABREVIATIONS
AE-CP : Autorisations d’Engagement – Autorisations de Paiement
AFOM : Atouts-Forces-Opportunités-Menaces
AIFE : Agence pour l'Informatique financière de l'État
AN : Assemblée nationale
BOP : Budgets opérationnels de Programme
BOS : Bureau opérationnel de Suivi du Plan Sénégal émergent
CHAI : Comité d'Harmonisation de l'Audit interne
CST : Compte spéciaux du Trésor
DAF : Directeur des Affaires financières
DAGE : Direction de l’Administration général et de l’Equipement
DB : Direction du Budget
DCEF : Direction de la Coopération économique et financière
DCP : Direction de la Comptabilité publique
DGF : Direction générale des Finances
DGFIP : Direction générale des Finances publiques
DGME : Direction générale de la Modernisation de l'État
DOB : Débat d’Orientation budgétaire
DPBEP : Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle
DPPD : Document de Programmation pluriannuelle des Dépenses
DRH : Direction des Ressources humaines
DSP : Direction du Secteur parapublic
FNR : Fonds national retraite
GAR : Gestion axée sur les Résultats
GVT : Glissement Vieillesse Technicité
LOLF : Loi organique relative aux Lois de Finances
LPSD : Lettre de politique sectorielle de développement
MEFP : Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan
NBE : Nomenclature budgétaire de l’Etat
OS : Objectif spécifique
PAP : Projet annuel de Performance
PR : Président de la République
PSE : Plan Sénégal émergent
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PTIP : Programme triennal d’Investissement public
RAP : Rapport annuel de Performance
RBOP : Responsables de Budgets opérationnels de Programme
RFFIM : Responsable de la Fonction financière ministérielle
RPROG : Responsable de Programme
RUO : Responsable d’Unités opérationnelles
SAGE : Service de l’Administration général de l’Equipement
SG : Secrétaire général
TOFE : Tableau des Opérations financières de l’Etat
UEMOA : Union économique et monétaire ouest africain
UO : Unités opérationnelles
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AVANT-PROPOS
L’entrée en vigueur de la loi organique n° 2011-15 du 08 juillet 2011 relative aux lois de
finances est prévue le 1er janvier [Link] LOLF, adoptée dans le cadre de la transposition
des directives du cadre harmonisé des finances publiques au sein de l’UEMOA de 2009,
entraine pour le Sénégal, à l’instar des autres pays membres de l’Union, une réforme en
profondeur de son dispositif budgétaire. En effet, le budget de l’Etat, jusqu’alors construit
selon une logique de moyens, change ainsi de paradigme et s’adosse désormais sur une
logique de gestion axée sur les résultats (GAR).
Le budget programme constitue en soi une nouveauté, tant du point de vue conceptuel
qu’en terme de présentation, de contenu et de finalité. Il est dès lors légitime que les
différents acteurs du processus budgétaire s’approprient les innovations majeures y
afférentes.
C’est consciente de cette nécessité, et tenant compte des limites objectives des différentes
actions de formations menées, ainsi que de l’imminence de la mise en œuvre des
dispositions de la nouvelle LOLF, que la Direction générale des Finances a décidé
d’élaborer un Guide sur la préparation du budget-programme, référentiel unique pour
l’élaboration du budget au Sénégal, et de le mettre à la disposition de tous les intéressés.
Ainsi, la vocation première du Guide est de décrire, de façon simple, concise et didactique,
les principales étapes du processus de préparation du budget-programme. Il est structuré
en six (06) fascicules :
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Dans le 2èmefascicule, il est décrit les processus liés au cadrage macroéconomique et la
définition des contraintes budgétaires, à la validation du tableau des opérations financières
de l’Etat (TOFE), la revue des dépenses, l’élaboration de la lettre de cadrage, la fixation
des enveloppes triennales indicatives et la tenue du débat d’orientation budgétaire (DOB).
Le 4ème fascicule décrit les grandes étapes de la préparation du budget annuel: élaboration
des projets annuels de performance (PAP) des programmes et des projets de budget,
élaboration des rapports annuels de performance (RAP), répartition des enveloppes et
saisie des projets de budget dans le système d’information, organisation des conférences
budgétaires.
Enfin le 6ème et dernier fascicule contient les annexes, constitués des canevas des
principaux documents budgétaires, des fiches signalétiques, de tableaux et du glossaire.
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FASCICULE I
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Le cadre conceptuel du budget-programme s’insère dans le dispositif juridique
inhérent aux six (06) directives du nouveau cadre harmonisé des finances publiques
au sein de l’UEMOA, transposées dans le droit interne sénégalais.
Quatre (04) groupes d’acteurs sont identifiés pour la mise en œuvre du budget
programme :
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I. PRESENTATION DU NOUVEAU CADRE HARMONISE DES FINANCES
PUBLIQUES AU SEIN DE L’UEMOA
Le nouveau dispositif juridique, qui encadre désormais la gestion des finances publiques
au sein des pays de l’UEMOA, a pour objectif principal de moderniser la gestion des
finances publiques, en prenant en compte les nouvelles normes et techniques, et en
s’alignant sur les meilleures pratiques internationales en vigueur.
La prise en charge des principes ci-dessus rappelés s’est traduite par l’internalisation des
six (06) directives, au travers des textes suivants :
▪ la loi organique n° 2011-15 du 08 juillet 2011 relative aux lois de finances : clef de
voûte de la réforme, elle encadre le contenu, le périmètre, et les procédures
d’élaboration, de vote, d’exécution et de contrôle des budgets publics ;
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responsabilités et compétences des acteurs de la chaîne de la dépense
(comptables, ordonnateurs, contrôleurs financiers), les relations entre acteurs et
les règles de tenue des comptes et de contrôle. Il introduit de nouveaux
concepts comme la comptabilité patrimoniale et le contrôle budgétaire
hiérarchisé ;
L’adoption de ce nouveau paradigme dans la gestion des finances publiques répond à une
triple exigence :
▪ moderniser le cadre budgétaire, pour prendre en compte les nouvelles normes et
techniques de gestion des finances publiques ;
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▪ instaurer une véritable transparence dans la gestion publique, en rendant
notamment plus lisibles les documents budgétaires à la fois pour le parlement et
pour le citoyen.
Le contrôle budgétaire a aussi été élargi, tant dans ses principes qu’au niveau de sa mise
en œuvre.
Ainsi, la réforme met davantage l’accent sur les résultats concrets qui peuvent être
attendus de la mobilisation et de l’utilisation des moyens financiers et non plus
exclusivement sur la régularité de leur utilisation.
En effet, la loi organique n°2001-09 du 15 octobre 2001 relative aux lois de finances était
caractérisée par des règles de formulation du budget qui se focalisaient sur le volume des
moyens consacrés à l’action des pouvoirs publics : les crédits étaient articulés et présentés
selon l’organisation administrative (service ou ensemble de services) et le vote
parlementaire se concentrait sur la reconduction des dotations précédentes (services
votés) par le biais d’un vote d’ensemble, et l’autorisation des nouvelles dépenses par
ministère.
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Désormais, le budget doit mettre en avant, non seulement les moyens liés à
l’activité, mais également justifier la répartition des allocations par rapport à la
réalisation d’objectifs définis ex ante.
Dès lors, l’orientation de la GAR va constituer le cœur de la réforme et devra conduire les
ministères sectoriels ainsi que les institutions constitutionnelles à réformer leur
organisation et mode de fonctionnement.
La programmation budgétaire s’effectue dans un cadre pluriannuel. Elle part des exercices
antérieurs et anticipe sur les exercices ultérieurs.
La pluri annualité permet au budget d’être plus en phase avec les stratégies nationales de
développement et d’améliorer leur prise en compte dans la loi de finances et leur mise en
œuvre effective. Elle est matérialisée par le document de programmation budgétaire et
économique pluriannuelle (DPBEP) et le document de programmation pluriannuelle des
dépenses (DPPD).
Au terme des dispositions de l’article 51 de la loi 2011-15 du 8 juillet 2011, « le projet de
loi de finances de l’année est élaboré par référence au document de programmation
budgétaire et économique pluriannuelle couvrant une période minimale de trois ans.
Sur la base d’hypothèses économiques précises et justifiées, le document de
programmation budgétaire et économique pluriannuelle évalue le niveau global des
recettes attendues de l’Etat, décomposées par grandes catégories d’impôts et de taxes et
les dépenses budgétaires décomposées par grandes catégories de dépenses.
Ce document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle présente
également l’évolution de l’ensemble des ressources, des charges et de la dette des
catégories d’organismes publics visées à l’article 54 de la présente Loi organique, ainsi
que la situation financière des entreprises publiques sur la période considérée et,
éventuellement, les concours que l’Etat peut accorder à ces dernières.
Il fixe enfin les objectifs d’équilibre budgétaire et financier sur le moyen terme en
application des dispositions du Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de
solidarité des Etats membres de l’UEMOA ».
Ainsi, le DPBEP est un instrument de cadrage global des recettes et des dépenses sur
une période triennale glissante.
Quant au DPPD, il couvre un périmètre sectoriel, contrairement au DPBEP qui développe
une approche globale.
En effet, conformément aux dispositions de l’article 52 de la LOLF « les programmes
s’inscrivent dans des documents de programmation pluriannuelle des dépenses par
ministères, budgets annexes et comptes spéciaux cohérents avec le document de
programmation budgétaire et économique pluriannuelle (…). Les documents de
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programmation pluriannuelle des dépenses prévoient, pour une période minimale de trois
ans, à titre indicatif, l’évolution des crédits et des résultats attendus sur chaque
programme en fonction des objectifs poursuivis ».
Le DPPD est ainsi le vecteur principal de la performance. A travers les programmes qui le
composent, il précise les objectifs et les indicateurs retenus pour chacune des politiques
publiques. Ces objectifs et indicateurs s’inscrivent dans le moyen terme. Ils constituent
également les supports de présentation pour :
▪ les crédits des programmes du secteur : année du projet de loi de finances et
années suivantes ;
▪ les résultats « cibles » poursuivis par les objectifs et les indicateurs.
L’autonomie se trouve dans la globalisation des crédits par programme et dans toutes les
marges de manœuvre qui en découlent. La responsabilité se trouve dans le dispositif de
performance qui guide les décisions de gestion du RPROG et dont il rend compte.
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A cet égard, le pouvoir d’ordonnancement a été octroyé à tous les ministres et présidents
d’institutions constitutionnelles. Ces derniers deviennent ainsi, de droit, ordonnateurs
principaux des crédits de leur ministère ou institution, en lieu et place du Ministre chargé
des finances.
Le Ministre des Finances n’est plus l’ordonnateur unique du budget de l’Etat. Toutefois il
dispose, en vertu de l’article 66 de la LOLF, d’un pouvoir de régulation budgétaire : « Le
ministre chargé des finances est responsable de l’exécution de la loi de finances et du
respect des équilibres budgétaire et financier définis par celle-ci. A ce titre, il dispose d’un
pouvoir de régulation budgétaire qui lui permet, au cours de l’exécution du budget :
En outre, le ministre chargé des finances peut subordonner l’utilisation des crédits par les
ordonnateurs aux disponibilités de trésorerie de l’Etat ».
La notion de fongibilité est introduite par l’article 15 de la LOLF : « Les crédits répartis en
programme ou en dotation et décomposés par nature (…) constituent des plafonds de
dépense qui s’imposent dans l’exécution de la loi de finances aux ordonnateurs de crédits
ainsi qu’aux comptables.
Toutefois, à l’intérieur d’un même programme, les ordonnateurs peuvent, en cours
d’exécution, modifier la nature des crédits pour les utiliser, s’ils sont libres d’emploi, dans
les cas ci-après :
- des crédits de personnel pour majorer les crédits de biens et services, de transfert
ou d’investissement ;
- des crédits de biens et services et de transfert, pour majorer les crédits
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d’investissement.
Ces modifications sont décidées par arrêté du ministre concerné. Il en informe le
ministre chargé des finances ».
Dans le souci d’améliorer l’exécution budgétaire, il est mis en place, à côté du contrôle
effectué par le contrôleur financier, qui relève du Ministère en charge des Finances, un
nouveau type de contrôle administratif au sein de chaque programme : le contrôle interne
et le contrôle de gestion.
L’article 68 de la LOLF dispose que « les contrôleurs financiers relèvent du ministre chargé
des finances et sont nommés par celui-ci ou à son initiative auprès des ordonnateurs. Ils
sont chargés des contrôles a priori des opérations budgétaires. Ils peuvent donner des
avis sur la qualité de la gestion des ordonnateurs et sur la performance des programmes
».
Relativement à l’exercice dudit contrôle, l’une des innovations majeures réside dans son
caractère modulable. Ainsi, le contrôleur financier a désormais la possibilité d’adapter les
contrôles a priori qu’il opère, afin d’en améliorer la qualité et l’efficacité, en fonction des
risques qu’il aura lui-même déterminés. Le contrôle financier a dès lors pour vocation à
devenir un véritable contrôle des risques, adossé au contrôle interne des ministères.
Il se définit comme un ensemble de dispositifs mis en place par les RPROG pour assurer
un correct pilotage de leurs programmes. Ces processus concernent :
C’est un système de pilotage mis en place par le RPROG en vue d’améliorer le rapport
entre les moyens engagés, l’activité développée et les résultats obtenus, notamment par
le biais d’outils comptables ou statistiques.
Avec le nouveau cadre harmonisé des finances publiques, les missions du contrôleur de
gestion ont été davantage précisées :
Un « enjeu », selon Le Grand Robert, c’est, par extension, « ce que l’on peut gagner ou
perdre ». Rapporté au contexte du budget-programme, les enjeux y afférents tournent
essentiellement autour des effets ou résultats attendus de la mise en œuvre du nouveau
cadre harmonisé des finances publiques au sein de l’UEMOA, en général, et de la loi
organique n° 2011-15 du 08 juillet 2011 relative aux lois de finances, en particulier. Les
enjeux du budget-programme ont ainsi trait à l’impact significatif de la LOLF, notamment
en termes de principes organisationnels et de modernisation des finances publiques.
II.2.1. La discipline
La discipline vaut tout au long de la procédure budgétaire, et en particulier aux trois
niveaux ci-dessus évoqués.
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• Au niveau de la contrainte globale, elle doit être prise en compte à moyen et long
terme ; ce qui signifie que les ressources et les coûts futurs doivent être prévus de
façon raisonnable.
II.2.2. La flexibilité
La flexibilité agit elle aussi sur les trois niveaux d'objectifs ou d’effets attendus :
• Une relative flexibilité doit être donnée aux gestionnaires dans le choix des
dépenses, pour atteindre les objectifs fixés (efficacité de gestion).
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En matière budgétaire, Le PR promulgue les lois de finances et signe le décret de
répartition des crédits budgétaires aux différents ministères et institutions
constitutionnelles. En amont du dépôt et du vote de la loi de finances, celle-ci est adoptée
en Conseil des Ministres.
Il signe également les décrets d’avance pris en Conseil des Ministres, pour ouvrir des
crédits supplémentaires, en cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national
(article 23 de la LOLF).
III.1.2. Le Gouvernement :
Le Gouvernement conduit et coordonne la politique de la Nation sous la
direction du Premier Ministre (article 53, alinéa 2 de la Constitution).
En son sein, le rôle et les responsabilités respectifs du ministre chargé des finances, des
autres ministres et du Chef du Gouvernement sont clairement définis. En revanche, les
grandes options de politique budgétaire sont arrêtées collégialement par le Gouvernement
(annexe 1.3 de la loi n° 2012-22 du 27 décembre 2012 portant Code de Transparence
dans la Gestion des Finances publiques).
Dans les trois mois suivant chaque nouveau mandat présidentiel, un rapport sur la
situation globale des finances publiques, et en particulier la situation du budget de l’Etat et
de son endettement est préparé par le Gouvernement. Il est soumis à la Cour des
Comptes et publié dans les trois mois suivants (annexe 1.7).
Une fois par quinquennat, le Gouvernement établit et publie un rapport sur les
perspectives d’évolution à long terme des finances publiques, qui permet d’apprécier leur
niveau de soutenabilité (annexe 2.2).
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III.1.2.1. Le Premier Ministre
Le Premier Ministre « assure l’exécution des lois (article 57, alinéa 2 de la
Constitution), au nombre desquelles les lois de finances. Conformément aux dispositions
de l’article 8 du décret n° 2012-673 du 04 juillet 2012 portant nomenclature budgétaire de
l’Etat (NBE), il fixe par arrêté la liste des programmes budgétaires et dotations devant
figurer dans la loi de finances.
Le Ministre chargé des Finances est ordonnateur principal unique des recettes du budget
général, des comptes spéciaux du Trésor et de l’ensemble des opérations de trésorerie. Il
est par ailleurs ordonnateur principal des crédits, des programmes et des budgets annexes
de son ministère, et peut déléguer son pouvoir d’ordonnateur dans les conditions définies
à l’article 64 de la LOLF.
En outre, le Ministre chargé des Finances peut subordonner l’utilisation des crédits par les
ordonnateurs aux disponibilités de trésorerie de l’Etat.
En matière budgétaire, l’AN délibère chaque année sur le projet de budget de l’Etat et sur
l’exécution du budget. Les députés disposent d’un droit d’information et de communication
sans réserve sur tous les aspects relatifs à la gestion des deniers publics (annexe 3.2 du
Code de transparence).
La LOLF accorde une place plus importante au Parlement, en particulier son contrôle, dans
le processus budgétaire. En effet, elle stipule que sans préjudice de ses pouvoirs généraux
de contrôle, les commissions des finances veillent, en cours de gestion, à la bonne
exécution des lois de finances. Aussi, le Gouvernement transmet-il tous les trois mois au
Parlement, à titre d’information, des rapports sur l’exécution du budget et l’application du
texte de la loi de finances. Le Parlement peut également, à tout moment, procéder à
l’audition des ministres (article 70).
Il en est de même des RPROG, qui peuvent, en cours de gestion, être convoqués devant
la commission des finances pour s’expliquer sur l’exécution de leurs programmes. Ce que
semble confirmer l’article 81 nouveau de la Constitution qui stipule que « les commissions
permanentes de l’Assemblée nationale peuvent entendre les directeurs généraux des
établissements publics, des sociétés nationales, des agences d’exécution ».
Enfin, le Parlement peut confier à la Cour des comptes des missions d’enquêtes,
nécessaires à son information (article 71).
III.1.4. La Cour des Comptes
La Cour des Comptes assiste le PR, le Gouvernement et l’AN, dans le contrôle de
l'exécution des lois de finances (article 68, alinéa 7 de la Constitution).
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Les finances publiques et les politiques qu’elles soutiennent sont soumis au contrôle
externe de la Cour, qui rend public tous les rapports qu’elle transmet au PR, à l’AN et au
Gouvernement (annexes 5.4 et 6.7 du Code de transparence).
Les dispositions de la LOLF relatives à la Cour posent clairement les trois missions phares
de l’institution : jugement des comptes des comptables publics ; contrôle/évaluation de
l’exécution et de la performance des programmes ; appui au Parlement (article 71).
Le RPROG a trois (03) missions principales qui se résument ainsi qu’il suit :
Le RPROG établit le projet annuel de performance (PAP) dans lequel il présente les
orientations stratégiques de son programme, fixe les objectifs et les résultats attendus, et
justifie les crédits et les autorisations d’emplois demandés. Il contribue à la répartition des
crédits et des emplois.
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- Le pilotage du programme et l’organisation du dialogue de gestion
Acteur de premier plan donc, il organise, avec ses collaborateurs, le nouveau dialogue de
gestion articulé autour :
Il lui revient dès lors, au regard de cette responsabilité « incompressible », de définir les
modalités opérationnelles de gestion quotidienne du programme : « chaine managériale
opérationnelle du programme ».
Concrètement, sur le terrain, le RPROG délègue la réalisation d’une partie des objectifs de
son programme à des unités opérationnelles de premier niveau (BOP), constituées par lui
et gérées par des responsables également désignés par lui.
Chaque responsable de BOP gère, à son échelle, un pan du programme qui correspond à
ses compétences fonctionnelles ou géographiques. Il délègue, à son tour, des pans de son
sous-programme ou de ses activités (unités opérationnelles, UO) à des responsables de
second niveau ou niveau de gestion opérationnelle (responsables d’unités opérationnelles,
RUO). C’est en effet à ce dernier niveau de gestion opérationnelle que se gèrent les
crédits du programme.
Rappelons que les responsabilités sur ces trois niveaux peuvent se cumuler. La somme
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des BOP permet de dessiner avec exactitude le périmètre et le contenu budgétaire du
programme.
Le budget opérationnel de
programme est la déclinaison d’un
programme sur le terrain
Lorsque le périmètre du programme épouse les contours d’une direction, le directeur concerné est
naturellement le RPROG. Le secrétaire général (SG) du ministère présente le profil idéal pour gérer
le programme support ou de soutien aux services.
Il reste cependant des choix à trancher : Par exemple pour les programmes métiers ou «de
politique», si l’un d’entre eux regroupe plusieurs directions ou directions générales de même
niveau hiérarchique, qui en serait le RPROG ?
Dans tous les cas, le choix reviendra au Ministre, étant entendu que la fonction de RPROG se
cumule avec un poste de travail existant ; ce qui signifie qu’elle ne conduit pas à la création d’un
échelon hiérarchique supplémentaire.
La désignation des RPROG est faite sur la base d’un arrêté du ministre ou d’un décret.
Le RPROG peut former un petit « cabinet » de deux à trois collaborateurs, et distinct des
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structures déjà existantes. Les membres de ce« cabinet »restreint doivent avoir accès à l’ensemble
des ressources humaines et services qui sont dans le giron du programme. Cette task-force a pour
mission principale d’assister le RPROG dans les travaux de conception, de pilotage et de gestion du
programme.
Pour y parvenir, un certain nombre d’informations doit cependant lui être communiquées
par le RPROPG. Ces informations ont trait :
Le RBOP propose ensuite une programmation des activités à mener, en définissant les
objectifs et indicateurs associés, les cibles de résultats, ainsi que le budget prévisionnel
correspondant.
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Vis-à-vis du RPROG, le RBOP s’engage sur des objectifs opérationnels à atteindre. Il peut
gérer ensuite librement l’enveloppe de crédits globalisés qui lui est affectée.
Avec les RUO, il définit les objectifs et indicateurs nécessaires au pilotage des activités, et
s’assure de leur suivi.
Il répartit entre les différentes UO les crédits du BOP : il met ces crédits, ainsi que les
autorisations d’emplois, à la disposition des RUO.
Il est conseillé de fixer, pour chaque programme, des règles de fonctionnement, sous la forme
d’une «charte de gestion » partagée au vu des éléments de cadrage ministériel.
C’est pourquoi, les modalités de gestion définies dans cette charte doivent être évaluées au
regard de leur pertinence en matière de pilotage du programme et des BOP, ainsi que de
responsabilisation des différents intervenants du dialogue de gestion, sans pour autant rigidifier
la gestion au niveau des BOP et du programme.
En offrant une capacité de redéploiement des marges de manœuvre dégagées par les
économies ou les moindres dépenses en gestion, les dispositifs de la LOLF assouplissent les
conditions de l’exécution de la loi de finances en contrepartie de l’engagement sur des résultats
quantifiés. Ainsi, par principe, il convient d’intéresser directement les gestionnaires de BOP et
d’UO aux marges de manœuvre qu’ils peuvent dégager.
Dans tous les cas, la mise en place de ces règles doit être validée en interne, au regard :
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- de leur simplicité de mise en œuvre et de leur transparence;
- de leur caractère incitatif pour les responsables de BOP et d’UO;
- de leur apport à la gestion financière du programme et du BOP.
Les RUO mettent en œuvre les activités portées par le programme et déclinées dans le
BOP. En fonction des schémas de pilotage retenus par chaque RPROG et RBOP, les RUO
peuvent construire une esquisse à partir des éléments de leur gestion passée et en cours,
notamment au regard des marges de manœuvre envisageables et des efforts en gestion
pour l’optimisation des ressources.
Le projet de budget de l’UO doit rendre compte à la fois de ces efforts en gestion et de
ces évolutions autant que des projets nouveaux proposés par la structure.
La mise en œuvre du plan d’action est de la responsabilité des RUO. La mise à disposition
de crédits globalisés leur assure le libre choix de la nature des dépenses à mobiliser pour
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cette mise en œuvre, dans les limites imposées par les règles de fongibilité asymétrique.
Maîtres d’œuvre du programme, les RUO sont détenteurs de toutes les informations qui
forment le socle d’un budget prévisionnel (montant des dettes contractées envers les tiers
et non soldées, projets en cours, opérations à prévoir compte tenu du contexte qui leur
est propre).
Ils constatent les résultats obtenus par leurs activités et sont les acteurs les mieux à
même de mener la réflexion sur les marges de progrès.
Les RUO sont les interlocuteurs privilégiés du RBOP pour le suivi et le bilan du BOP. En
effet, c’est dans le cadre du dialogue de gestion entre les RUO et le RBOP qu’est assuré le
pilotage du BOP : ce dialogue permet un suivi régulier et infra-annuel, déterminant pour la
mise en œuvre de mesures correctrices. Ainsi, la réactivité du dispositif mis en place entre
le RBOP et les RUO est capitale pour l’atteinte des objectifs du programme.
Le contrôleur financier est un acteur important du processus budgétaire. Il est nommé par
le Ministre chargé des Finances lui-même, ou sur proposition de ce dernier, auprès des
ordonnateurs. Il effectue des contrôles a priori des opérations budgétaires et peut donner
des avis sur la qualité de la gestion des ordonnateurs et sur la performance des
programmes (article 68 de la LOLF).
L’article 90 lui confère, en outre, le rôle d’évaluateur a posteriori des résultats et des
performances des programmes, au regard des objectifs fixés, des moyens utilisés et de
l’organisation des services des ordonnateurs.
Lors de la répartition initiale des crédits et des emplois, le contrôleur budgétaire vérifie, à travers
le document y afférent (DRICE, document de répartition des crédits et des emplois),le caractère
sincère des prévisions de dépenses et d’emplois, ainsi que leur compatibilité, dans la durée, avec
les objectifs de maîtrise de la dépense publique.
A ce niveau également, il vérifie l’exactitude du montant des crédits et des emplois des
programmes et de la réserve de précaution (vérifications matérielles). Il vérifie ensuite les
incohérences éventuelles qu’on pourrait noter dans la répartition des crédits et des emplois entre
les BOP (premier contrôle de soutenabilité).
Sur les documents prévisionnels de gestion (DPG), volets financiers des BOP, qui renvoient aux
budgets annuels des services, les contrôleurs budgétaires émettent un avis en se fondant sur le
degré de soutenabilité du budget. Cet avis est notifié aux RPROG et RBOP.
Après les comptes rendus de gestion (CRG), qui permettent d’actualiser les données présentées
lors de l’examen des DPG (la ressource, la consommation et la prévision d’exécution) suivant des
tableaux de même structure, le contrôleur budgétaire rend compte, à son tour, à la Direction du
Budget, de cet exercice contradictoire, en ajoutant ses propres prévisions d’exécution.
Calendrier trimestriel : mai (situation des crédits au 30 avril) ; septembre (situation des crédits
au 31 août) ; et situation finale lors de l’examen des DPG de l’année suivante.
C’est une procédure contradictoire fondée sur un « dialogue de contrôle », au cours de réunions
organisées avec les gestionnaires et les directions financières des ministères, et à partir de
documents de prévision et de suivi normalisés.
Pour permettre au RPROG d’effectuer son contrôle de gestion périodique, au cas où celui-
ci n’aurait pas directement accès au système d’information financière, il mettra à
disposition des tableaux de suivi de l’exécution des dépenses et des éléments de
reporting.
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dans le budget-programme. En effet, les programmes, auxquels des objectifs à atteindre
sont clairement associés, sont les vecteurs naturels d’expression de la stratégie
ministérielle. Un dialogue soutenu doit dès lors s’instaurer durablement entre les RPROG
et la DPP. Celle-ci devra assister, tant sur le plan méthodologique que sur le fond, les
RPROG, afin de les aider à décliner et/ou mettre à jour leurs stratégies respectives.
La DPP devra également vérifier la cohérence des démarches stratégiques des différents
programmes du ministère, non seulement par rapport au cadrage macro-économique, qui
est globalisant, mais également au regard du contenu-même des stratégies développées.
Une des responsabilités-clé de la DRH est d’aider les RPROG à répartir convenablement les
personnels, c’est-à-dire à pouvoir mettre en adéquation les profils avec les postes de
travail. A ce titre, la DRH doit piloter la démarche ministérielle de gestion prévisionnelle
des emplois et des compétences, en relation avec les RPROG, ainsi que l’affectation des
personnels aux programmes dans le respect du plafond d’autorisation d’emplois.
Idéalement, le secrétaire général serait le meilleur profil pour assurer la coordination des
programmes du ministère et faire office d’arbitre entre les différents acteurs; ce qui
donnerait une certaine légitimité institutionnelle à la fonction, qu’elle déléguerait ensuite
au DAGE.
29
• l’établissement, en lien avec le responsable de programme, de l’équivalent du
DRICE français ;
• l’élaboration, avec les responsables de programme et de la gestion des ressources
humaines, de l’équivalent du DPGECP.
30
FASCICULE II
31
Le terme de « cadrage budgétaire » s’entend, au sens du présent manuel, comme
la projection des dépenses budgétaires sur une période pluriannuelle
(triennale).
- évaluer le coût des mesures déjà arbitrées (coûts-partis) non encore entrée
en vigueur mais qui vont avoir un impact budgétaire certain dans le futur (ex.
projet de loi ou de règlement, décision politique ou annonce en conseil des
ministres)
1 Personnel, Biens et services, Transferts courants, Investissements financés par l’Etat, Transferts en capital, Investissements sur
ressources extérieures, Intérêts de dette, Comptes spéciaux du Trésor (CST).
32
moins d’éléments de contre-expertise, pour le travail d’élaboration du cadrage
macroéconomique.
La procédure de cadrage budgétaire est itérative. Elle se base sur des analyses et
hypothèses qui sont par essence susceptibles d’être modifiées et améliorées. Le
travail de cadrage constitue une étape en soit dans la procédure de préparation du
budget au même titre que, par exemple, les conférences budgétaires ou les
arbitrages. C’est notamment le sens de la loi organique n°2011-15 du 8 juillet 2011
qui vise à consacrer une place plus importante aux travaux de cadrage pluriannuel
pour fonder une budgétisation crédible2.
2Cf. Titre V – Du cadrage macroéconomique des lois de finances, de la loi organique 2011-15 du 8 juillet 2011 portant loi organique
relative aux lois de finances.
33
I. LA CONDUITE DU PROCESSUS DE CADRAGE
Il s’agit de comparer la budgétisation initiale, c’est-à-dire les crédits ouverts par la LFI, à
l’exécution budgétaire. Concernant ce dernier point, cette exécution3 peut être considérée
à différents niveaux en fonction du focus recherché c’est-à-dire :
3
Pour des raisons pratiques la notion de crédits exécutés qui sera utilisée dans ce guide pourra faire référence à l’une de ces trois
étapes de l’exécution budgétaire.
34
Une attention particulière doit également être accordée aux différents mouvements
intervenus en cours d’exercice soit qu’ils résultent de virement ou de transfert, soit qu’ils
résultent d’annulation ou d’ouvertures nouvelles de crédits (ex. par le biais d’une loi de
finances rectificative). Bien que la base de l’analyse reste la loi de finances il est utile de
constater les écarts entre l’imputation et les montants initiaux des crédits de la LFI et ceux
effectivement ouverts et consommés en exécution. Il faut noter que cette comparaison
doit également être rapportée à la consommation (ex. engagement/ordonnancement) : en
effet, il est constaté dans de nombreux exercice que la totalité des crédits ouverts ne sont
pas automatiquement consommés quand bien même des crédits additionnels ont été
ouverts en cours d’exercice.
Par ailleurs, les ministères ne disposant pas d’un accès direct à l’application SI budgétaire
(SIGFIP) ces rencontres sont aussi l’occasion de leur communiquer les extractions du SI
qui pourront leur être utiles dans l’élaboration de leurs projets documents de
programmation pluriannuel des dépenses (DPPD) ainsi que de leurs projets annuels de
performance (PAP).
Ce travail doit être conduit suffisamment tôt pour s’intégrer dans le cadrage budgétaire
sans en augmenter les délais. Il est aussi nécessaire d’attendre que les données de
l’exécution n-1 soient suffisamment consolidées et robustes pour que l’analyse soit
pertinente. La période de la deuxième moitié du mois de février apparait la plus propice à
ce travail
Cette étape de l’analyse de l’exécution doit donner lieu à la production d’un document de
synthèse qui doit mettre en avant les écarts constatés et identifier des pistes d’économies
et de redéploiements utiles pour l’étape suivante.
Il est donc nécessaire de partir d’une base budgétaire préexistante. Celle-ci peut être
constituée soit de la LFI de l’année (n) soit de la dernière exécution connue (n-1). Ces
deux bases présentent des avantages et des inconvénients.
Avantages Inconvénients
Le choix de l’une ou l’autre de ces bases de travail est laissé à l’appréciation du service en
charge du cadrage. Il importe cependant, une fois que ce choix est réalisé de le conserver
tout au long de l’exercice au risque de fausser les données et l’analyse.
Dans les deux cas un travail d’ajustement est nécessaire pour corriger les inconvénients
relevés précédemment et pour disposer d’une base de travail sur laquelle pourront être
par la suite imputées les différentes mesures qui permettront de déterminer les
enveloppes n+1, n+2 et n+3 (cf. ci-dessous).
Ce travail de correction de la base doit permettre de disposer d’une base ajustée qui
correspond à une prévision d’exécution crédible pour l’année n. Il s’agit d’identifier les
différentes mesures qui ont un impact positif (ex. nouvelles mesures de l’année n,
rattrapage d’arriérés, surcoûts de certaines subventions, mise à niveau de dotations sous-
budgétisées, etc.) ou négatif (ex. réorganisation entrainant des économies, fin d’un projet
d’investissement, départs à la retraite ou fin de fonction pour les agents publics, baisse du
coût du carburant ou de l’électricité, économie sur les loyers, etc.).
Ce travail est aussi l’occasion d’identifier les éventuelles mesures de redéploiement qui
37
n’ont pas d’impact sur le solde global. Ces mesures dites « de périmètre » sont
constituées soit de changement d’imputation entre natures de dépenses (ex. transfert de
crédits des dépenses de personnel vers le titre des dépenses de transferts courants), soit
de mesures de transferts entre ministères ou institutions, ce qui n’exclue pas que la nature
de la dépense puisse changer également (ex. transfert des crédits de personnel et/ou de
fonctionnement du ministère X au ministère Y suite à un remaniement ministériel).
ii. L’identification des mesures qui ont un impact sur la dépense pour les
années N+1, N+2 et N+3
Une fois la base ajustée déterminée, le travail de cadrage consiste à identifier les
différentes mesures qui vont avoir un impact sur les années considérées (n+1, n+2 et
n+3).
Pour le cadrage global, l’identification des ces différentes mesures doit être réalisée pour
chaque nature de dépense selon la nomenclature existante (cf. tableau X ci-dessous)4. A
ces natures prévues par la nomenclature budgétaire doit également être ajoutée une
nature de dépenses supplémentaire liée aux investissements financés par ressources
extérieures en distinguant les subventions et les emprunts.
Titres Libellés
1 Dette publique
2 Dépenses de personnel
3 Dépenses de fonctionnement
4 Transferts courants
5 Investissements exécutés par l'Etat
6 Transferts en capital
7 Comptes spéciaux du Trésor
Source : SIGFIP
L’importance de disposer d’une vision exhaustive est rendue nécessaire par les liens
existants entre les différentes natures de dépenses. Ainsi, l’augmentation des dépenses de
personnel ou d’investissement aura un impact sur la dépense de fonctionnement.
4
A ce stade, la nature économique est un agrégat suffisant pour le travail de cadrage budgétaire et, ultérieurement, pour les travaux
du comité de cadrage macroéconomique.
38
La somme de ces mesures détaillées pour chaque nature de dépenses, permettra de
déterminer les montants n+1, n+2 et n+3.
Des détails méthodologiques par nature de dépense sont présentés dans la partie V du
présent rapport.
+ + + +
- - - -
Base
N+1 N+2 N+3
ajustée N
D’un point de vue pratique, ce travail par grande nature de dépense budgétaire conduit à
recourir aux différentes directions de la DGF, chacune pour la nature de dépense qui la
concerne (cf. partie IV. tableau et schéma). En effet, la seconde étape doit permettre
l’élaboration d’une version du cadrage budgétaire par la synthèse, sous la responsabilité
de la direction du budget, des différentes contributions provenant des directions de la
DGF. Chacune des directions doit donc pour les dépenses qui la concernent préparer les
informations nécessaires ainsi qu’une première projection de dépenses sur la période
considérée.
Les informations ci-dessous constituent des exemples non limitatifs des données à
rassembler et préparer en vue de la constitution de la première version du cadrage
budgétaire.
39
en n+1)
➢ Identification des reports de charges ou des dépenses qui constituent un engagement
financier de l’Etat (ex. lettres de confort)
40
Schéma : Illustration du processus itératif pour la formulation du cadrage
Synthèse et
1ere synthèse et
Direction du budget modification du
projection
cadrage
Au cours de cette phase d’élaboration du cadrage budgétaire, il peut être utile d’associer
également des services extérieurs à la DGF qui disposent d’informations nécessaires pour
fiabiliser les projections (cf. Partie IV ci-dessous). Il s’agit particulièrement de :
L’objectif recherché est d’influencer le cadrage macroéconomique afin que celui-ci, pour la
partie correspondant aux projections de dépenses, se rapproche le plus possible du
scénario proposé par la DGF et ainsi, faciliter la préparation de la loi de finances de
l’année n+1 et en renforcer la crédibilité.
Cette projection par grandes natures de dépenses doit désormais être déclinée par
sections budgétaires.
La deuxième partie du présent guide, consacrée à la priorisation des dépenses, fournit des
éléments plus précis pour la détermination des enveloppes.
42
Le schéma ci-dessous récapitule les différentes étapes :
Analyse de
l'exécution
Comité de Détermination
précédente et Elaboration des projections
cadrage des plafonds
rencontres avec
les ministères
Structures Rôle
44
entre les entités publiques et l’Etat ;
• Informations sur la trésorerie disponible.
Ministères sectoriels • Revue de l’exécution n-1 et prévision d’exécution
de l’année n
• Identification des économies potentielles et des
problèmes de financement
• Définition des priorités pour les années du
cadrage
Bureau opérationnel de suivi • Actualisation du Plan d’action prioritaire (PAP) de
(BOS) du Plan Sénégal émergent la stratégie de développement (PSE) et revues
(PSE) annuelles du DSRP
• Identification des priorités annuelle du PSE
Du fait de son lien avec la préparation annuelle de la loi de finances n+1, l’élaboration du
cadrage budgétaire est pilotée par la direction générale en charge de la préparation du
budget de l’Etat : la direction générale des finances. Au sein de la DGF c’est la direction en
charge de la loi de finances (Direction du budget) qui doit assurer le pilotage et la
synthèse des travaux en lien avec les autres directions de la DGF ainsi que de besoin avec
les services extérieurs. C’est la DB qui est chargée de consolider les informations et de
préparer les différentes communications, dont la note destinée au comité de cadrage
macroéconomique. Au sein de ce comité, elle doit enfin présenter et défendre la position
de la DGF conformément aux choix retenus dans le cadrage budgétaire.
Ministères
sectoriels
DINFO BOS
DI DSP
DCEF DCP
DSPRV
DB DDP
Comité de cadrage
macroéconomique
(DGPPE)
45
III. Méthodologie de détermination des enveloppes budgétaires
globales
3.1 Aspects généraux
La prévision budgétaire doit reposer sur :
L’exécution doit toutefois faire l’objet d’une analyse « critique » afin d’en isoler la
« base », qu’on peut définir comme la part incompressible et récurrente de la dépense
budgétaire de l’Etat.
Afin de définir cette « base », la dépense en N-1, issue des données de la comptabilité
publique (SIGFIP – base ordonnancements), doit faire l’objet de retraitements
techniques :
Point d’attention
La méthodologie qui consiste à raisonner en écart par rapport à une base de projection peut ainsi
induire en erreur et faire oublier la nécessité de « débaser » / « rebaser » la dépense.
Le graphique ci-dessous permet de visualiser une même réalité budgétaire, selon qu’on raisonne
en valeur absolue (« en base ») ou en écart N/N-1 (variation annuelle).
46
Objectif : versement d'une prime exceptionnelle pendant 2 ans
10 10
=
=> Evolution différentielle de la dépense:
+0 +10 +0 -10
Il convient de porter une attention particulière aux moyens additionnels prévus dans le cadrage
pour apurer des stocks d’arriérés ou de dettes => ces moyens additionnels doivent être, au terme
de l’apurement, retranchés de la projection de dépense.
Exemple de retraitement
Le montant des rappels de solde : s’il est prévu une évolution du montant des rappels, ceux-ci
doivent être retranchés de l’exécution N-1 pour leur montant constaté, et ajoutés pour leur
nouveau montant prévu au cours de l’année N.
Du titre 2 vers le titre 3 : alimentation des corps de troupes correspondant à des dépenses de
biens et services et non à de la dépense salariale.
Du titre 2 vers le titre 4 : bascule vers le titre 4 des dépenses de personnel des institutions
(Assemblée nationale, Conseil économique et social, Cour des comptes)
La projection de la dépense
Une fois la base de la dépense arrêtée, il convient de la faire évoluer sur la durée du
cadrage budgétaire. Le travail de projection doit reposer à la fois sur :
Il convient ainsi, pour toute dépense nouvelle prévue en cours d’année et qui a vocation à être
pérenne (par exemple : recrutement d’un fonctionnaire), de calculer une extension en année
pleine (EAP) de la mesure qui majorera la dépense de l’année suivante. L’EAP correspond au
financement budgétaire de l’écart entre le coût annuel théorique de la mesure et son coût observé
lors de sa survenance en N.
Les reports de crédits peuvent faire l’objet d’un traitement particulier dans la construction
du cadrage budgétaire.
- Hypothèse d’un volume constant de reports de crédits d’une année sur l’autre :
dans ce cas, la base de projection ne doit pas faire l’objet d’un retraitement
particulier. La « base » budgétaire de chaque année du cadrage comprendra un
volume identique de consommation de reports à la base initiale.
- Hypothèse d’une évolution du volume des reports :
o Evolution à la hausse : s’il est prévu par exemple un ralentissement de
certaines dépenses
o Evolution à la baisse : s’il est prévu par exemple une accélération des
décaissements des dépenses
49
Le paiement des arriérés de dépenses
Les arriérés de paiement sont susceptibles de faire l’objet d’un traitement en stock et en
flux.
Exemple
Dans le cadrage 2017-2019, il a été pris en compte l’apurement progressif du stock des arriérés
relatifs aux intrants agricoles, aux organisations internationales, aux universités et aux hôpitaux
pour un montant de 100 Mds FCFA au total sur 2017-2019, dont 32 Mds FCFA au total en 2017
(base), 34 Mds FCFA au total en 2018 et 33 Mds FCFA au total en 2019.
Des moyens additionnels pour 22 Mds FCFA et 30 Mds FCFA ont également été prévus afin de
couvrir les arriérés de paiement à la BID, la BAD et au titre des indemnités d’expropriation et
préemption.
Il a été fait l’hypothèse que les moyens additionnels prévus sur 2017-2019 n’entraîneraient pas la
constitution de nouveaux arriérés.
Réserve de gestion
La réserve de gestion est normalement consommée dans le cadre de l’exécution qui sert
de base à la projection du cadrage. La question à trancher est celle de savoir si les crédits
abondés grâce à la réserve de gestion doivent être consolidés en tout ou partie les années
suivantes, c’est-à-dire intégrés à la base de dépense des ministères.
S’il est décidé qu’une partie de la réserve n’est pas consolidée, la base de dépense doit
être réduite à due concurrence.
Dans le cadrage 2017-2019, 20 Mds FCFA de réserve 2016 ont été consolidés en
2017.
Réserve de précaution
50
La réserve de précaution est constituée des crédits mise en réserve dans l’attente
notamment de la disponibilité des évaluations des projets d’investissement. Il n’est pas
nécessaire de procéder à des modalités de prise en compte particulière de cette réserve
dans le cadrage. Elle évoluera naturellement avec le volume des nouveaux projets lancés.
Réserve de budgétisation
Si certaines dépenses ont été actées par les autorités, mais qu’il n’est pas possible au
moment de l’élaboration du cadrage budgétaire d’en déterminer un coût précis, il est
préférable de prévoir un montant forfaitaire, ou une provision, ou encore une « réserve de
budgétisation » / « marge pour aléa » qui aura vocation à être ajustée quand des
informations plus précises seront disponibles. Une telle méthode renforce la crédibilité du
cadrage alors qu’oublier une dépense certaine constituerait une sous-budgétisation du
cadrage.
Conseil
Parce que l’inscription d’une réserve présente un aléa (la réserve peut être inférieure ou
supérieure au besoin réel), il est recommandé qu’elle ne soit pas notifiée au ministère concerné
par la mesure, mais conservée à la main du ministère des finances qui procèdera à la ventilation
de la réserve ou à son abondement selon les besoins avérés.
=>Ainsi, il est évité un risque de recyclage de la réserve par le ministère, qui pourrait être tenté
de lancer de nouvelles mesures et de demander des crédits additionnels le jour où il devra financer
la mesure pour laquelle la réserve avait été constituée.
En résumé :
La programmation pluriannuelle de la dépense budgétaire repose sur des hypothèses. Elle est
donc par nature fragile et sera confrontée à de multiples aléas.
Pour qu’elle demeure un cadre de référence utile, il convient de concilier deux exigences :
-la fiabilité technique : c’est grâce à un travail technique qui prend en compte les informations
disponibles de façon exhaustive que le cadrage sera crédible dans le cadre de l’élaboration du
TOFE et aux yeux des ministères sectoriels. Il sera donc mieux accepté et respecté et constituera
un point de référence sur l’ensemble de la période ;
Point d’attention
L’exercice de cadrage budgétaire conduit les services à manipuler de très nombreux chiffres, qui
sont amenés à évoluer en fonction des nouvelles hypothèses retenues ou transmises par les autres
51
directions.
De façon à éviter des erreurs grossières, il convient de mettre en place de façon assez
systématique un ensemble de contrôles simples pour s’assurer de la justesse des modifications
apportées. Il est possible de se poser des questions simples et d’identifier d’éventuelles
incohérences :
=> Par exemple s’il est décidé de recruter 10 000 agents plutôt que 50 000 à mi-année, le coût du
recrutement est-il bien multiplié par 2 ? Le total [coût du recrutement de l’année N + EAP N+1]
est-il bien identique ou proche du total [coût annuel théorique de l’agent recruté x nombre de
recrutements]
=> Si l’on souhaite apurer une dette de 50 et qu’il est prévu des moyens additionnels de 20
pendant 3 ans, il y a une incohérence car le cadrage comportera des moyens additionnels
excédentaires par rapport au besoin d’apurement (sauf à considérer que la dette s’accroît de +10
sur la période du cadrage).
52
L’analyse de l’exécution n-1
Les retraitements les plus volumineux doivent concerner les reports de charge, à savoir :
Comme indiqué plus haut, il convient de veiller à l’équilibre des ré-imputations de crédits
entre les titres.
Les entrées
Les prévisions de recrutements doivent donc être aussi précises que possible. Il convient
de mettre en commun les informations dont disposent la direction générale de la fonction
53
publique et la DSPRV.
Une attention particulière doit être portée aux corps spécifiques gérés par d’autres
ministères (notamment le ministère de la défense), ou aux « corps émergents ».
Il est essentiel de retenir des hypothèses sur les mois moyens d’entrée des agents. Ils
découlent généralement des dates des concours de la fonction publique ou de scolarité
dans les écoles de la fonction publique.
Le coût moyen des nouveaux agents recrutés peut être calculé à partir du fichier de
paye. Il est normalement possible de le déterminer pour les principaux corps concernés.
Conseil
Pour le chiffrage du coût des recrutements sur la période du cadrage, il est recommandé de
conduire, pour les principaux corps de la fonction publique ou les principaux profils recrutés, une
analyse des coûts moyens :
-des personnels en poste
-des recrutements
-des sorties
Il est aussi recommandé de répertorier les dates habituelles de mise en solde et de radiation lors
des départs en retraite.
=>ces données constitueront une base fiable et objective de calcul des coûts des recrutements,
lors de l’élaboration du cadrage budgétaire, de la loi de finances, ou en réponse à toute demande
des autorités.
Point d’attention
Le chiffrage du coût en masse salariale des recrutements ne reflète que partiellement le coût total
induit par l’accroissement des effectifs de l’Etat.
En effet, les nouveaux agents occupent des bureaux, ont besoin d’ordinateurs, se déplacent, etc. Il
est donc conseillé de prévoir dans le cadrage un montant forfaitaire de crédits de fonctionnement
par agent nouvellement recruté (parfois appelé « coût du sac à dos »).
Dans le cadrage 2017-2019, ce coût forfaitaire a été arrêté à 100 000 FCFA annuel. Il devra être
affiné.
Les sorties
Les dates moyennes de sortie des agents peuvent être observées dans l’outil de paye. Il
est conseillé de conduire une analyse pour déterminer s’il existe une saisonnalité
constante dans les départs ou non. A défaut, une date de départ à mi-année peut être
retenue (qui génèrera une EAP d’un montant identique en N+1).
54
Les économies liées aux départs (« effet noria » ou « GVT négatif ») sont calculées de la
manière suivante :
(Coûts des sortants – coûts des entrants) x nombre de sortants x prise en compte de la date
moyenne des sortie
Les coûts ou les économies liées aux variations des effectifs est calculé de la manière suivante :
Pour l’exercice de prévision, il convient de retenir la date d’effet des mesures salariales,
et non de leur date d’entrée en vigueur, compte tenu du caractère rétroactif de certaines
d’entre elles.
Cela impose de donner une visibilité au comité de pilotage de la masse salariale sur les
mesures avant leur présentation à la Primature.
Conseil
Compte tenu de l’effet important des mesures générales sur la dépense de masse salariale, il est
conseillé de procéder à leur prise en compte dans le cadre d’une loi de finances rectificative, et en
amendant le cadrage en vigueur, sans constituer de « provision » à ce titre au sein du cadrage
budgétaire.
En effet, une telle provision, si les mesures générales n’étaient pas mises en œuvre, risquerait
d’être « recyclée » au profit d’autres dépenses, dans un esprit contraire à la logique du cadrage
budgétaire.
Compte tenu de la fréquence de ces mesures, au profit d’un nombre limité de corps, ou
pour répondre à des situations sociales ou des revendications circonscrites, il est possible
de prévoir dans le cadrage budgétaire une enveloppe forfaitaire à distribuer sur la durée
de la période de la programmation. Cette enveloppe peut être répartie par ministère à
titre indicatif.
55
effectifs présents-présents des deux derniers exercices dont l’exécution est connue.
Cette analyse devrait être réalisée de façon plus détaillée, car certaines catégories de
personnels peuvent bénéficier d’avancements plus rapides.
Il est donc aisé de constater le GVT entre les années N-2 et N-1, mais beaucoup plus
difficile de le prévoir car il dépend de nombreux facteurs comme la pyramide des âges, le
niveau de reclassement des nouveaux recrutés, etc. Certains dispositifs indemnitaires sont
par ailleurs indexés sur le traitement indiciaire et génèrent aussi de la dépense de GVT.
En première analyse, la provision relative au GVT peut être déterminée en appliquant un
pourcentage au total de la masse salariale indiciaire exécutée l’année antérieure (par
exemple : taux constaté de +2,65% pour la masse indiciaire des présents-présents entre
décembre 2014 et décembre 2015).
Nota : les dépenses des professeurs et maîtres contractuels sont supposées transférées au
titre 2 au terme du 2018. La prévision de cette nature de dépense relève donc de la
section relative à la masse salariale.
En conséquence, elle peut se prêter à la fixation de règles transversales d’évolution d’une année
sur l’autre, à la hausse ou à la baisse si des gains de productivité sont souhaités.
Il est possible de conduire, à partir des données d’exécution comptable, une analyse plus fine de la
dynamique naturelle des dépenses de fonctionnement, par exemple sur les deux derniers
56
exercices. La dynamique observée peut alors être prolongée sur la durée du cadrage, ou la
dépense stabilisée en valeur.
Certaines lignes sont exposées à des variations plus erratiques, dépendant de facteurs externes :
par exemple le prix des carburants. Dans ce cas, une projection plus affinée peut être conduite.
Point d’attention
Des économies sont également possibles, notamment dans le cadre de la politique des achats ou
des marchés publics. La renégociation de contrats peut ainsi conduire à réduire les moyens
affectés à telle ligne. L
=>Le cadrage 2017-2019 prend par exemple en compte une économie au titre des coûts
de téléphonie.
Conseil
De façon à disposer de points de référence pour l’analyse des dépenses de fonctionnement, il est
recommandé de constituer comme pour la masse salariale (coûts moyens), des références de
coûts synthétiques qui permettent d’apprécier le stock de la dépense de fonctionnement par
ministère et son évolution dans le temps.
Par exemple : dépense immobilière / agent ; dépense informatique / agent ; dépense de carburant
/ agent, etc.
La détermination de ces coûts moyens présente une utilité à la fois pour le chiffrage des mesures
nouvelles et la contre-expertise des demandes des ministères.
A noter que certains ministères présentent de façon structurelle des coûts de fonctionnement
supérieurs en raison de l’existence de réseaux d’administration sur le territoire ou à l’étranger
(Finances, Intérieur, Affaires étrangères), de frais de déplacement, de coûts d’entretien de
matériels (Forces armées), etc.
57
- Modification de l’organisation des services de l’Etat (ex : accroissement du nombre
des implantations territoriales)
- Evolution du coût ou de la qualité des biens et services achetés ou renouvelés selon
leur calendrier d’amortissement
- Evolution du stock des immobilisations et / ou de leur état
- Etc.
Si l’ensemble de ces facteurs peut faire l’objet d’un travail de prévision, il est recommandé
à minima de prévoir :
- Une enveloppe de crédits de fonctionnement calculée forfaitairement en fonction de
l’évolution du nombre des agents publics
- La prise en compte de la renégociation qui grands contrats signés par l’Etat
- La prise en compte de l’évolution du coût des carburants
Le cadrage 2017-2019 a ainsi pris en compte ces trois éléments. En outre, il a été
fait l’hypothèse que les projets d’investissement qui seraient achevés au cours de
2017-2019 ne nécessitaient pas d’enveloppe additionnelle de crédits d’entretien par
rapport aux moyens actuellement disponibles.
L’évaluation des coûts par postes de dépenses : carburant, loyers, eau, électricité,
fournitures, frais de déplacement, etc.
Elles doivent être recensées à partir des informations données par les ministères,
notamment lors des conférences budgétaires.
- La liste des mesures nouvelles ou économies pour les principales lignes de transferts courants
Les interlocuteurs :
Les dépenses de transfert courant peuvent être traitées comme les dépenses de
fonctionnement. Il s’agit soit de transferts vers les ménages, soit de transfert vers les
entreprises, souvent aux fins, dans ce cas, de financer des dépenses de fonctionnement.
La projection doit reposer sur la prise en compte des mesures nouvelles prévues ou des
économies décidées. En l’absence de changement de la réglementation, la projection doit
reposer sur les paramètres, notamment physiques, de la dépense : par exemple le nombre
d’étudiants pour les bourses.
-Les annexes financières des contrats de performance (CP) signés entre l’Etat et les entreprises
publiques
La dynamique des transferts en capital répond à une logique d’appel de fonds de la part :
- d’organismes internationaux (banques de développement dont l’Etat est
actionnaire)
- d’organismes nationaux
Les contributions en capital aux organismes internationaux dont l’Etat est actionnaire
doivent être prises en compte pour leur montant prévisionnel ou appelable. L’Etat ne
dispose généralement pas de marge de manœuvre.
Dans le cas d’organismes nationaux, les transferts en capital peuvent être motivés :
- soit par une recapitalisation nécessaire au regard de la situation de l’entité publique
- soit par l’avancée de projets d’investissement dont la conduite a été confiée par
l’Etat à l’organisme.
Dans ce dernier cas, le cadrage doit donc reposer sur la confrontation des informations
suivantes :
- l’avancée concrète des projets financés : exécution passée ; décaissements
restants et leur calendrier prévisionnel
- la situation de trésorerie des gestionnaires publics : ainsi, si les organismes
disposent de comptes de dépôt abondants, une gestion vertueuse de la trésorerie
doit consister à adapter les versements en capital au niveau de cette trésorerie ou
du fonds de roulement des organismes publics.
La prévision des transferts en capital repose donc pour l’essentiel sur :
- un suivi de l’avancement des projets d’investissement en cours, à mettre en regard
des ressources d’ores et déjà disponibles
- une prévision des besoins de financement au titre des nouveaux projets
- le recensement des projets qui s’achèvent au cours de la période du cadrage. Les
dotations prévues pour ces projets devant être « débasées » l’année ultérieure
A noter que les projets faisant l’objet d’une partenariat-public privé (PPP) doivent être pris
en compte car, à partir de leur année de livraison, les immobilisations construites dans le
cadre d’un PPP font l’objet d’un loyer versé par l’Etat au concessionnaire. Celui-ci peut par
ailleurs être révisé selon les clauses du contrat de partenariat.
60
3.6 Dépenses d’investissement
-le stock des projets en cours : montants ordonnancés, montants payés, restes à payer et
calendrier prévisionnels du solde des décaissements
-la liste des projets nouveaux sur la période du cadrage et le rythme des premiers décaissements
annuels
-la liste des projets qui s’achèveront au cours de la période du cadrage
-s’agissant des plus importantes conventions signées avec des bailleurs étrangers, le calendrier
prévisionnel des décaissements annoncé par les bailleurs
-la tendance d’exécution de l’année en cours, et les chiffres d’exécution de la dépense
d’investissement des exercices précédents
Dépenses pluriannuelles par nature, les investissements doivent faire l’objet d’un suivi
particulier organisé généralement de la façon suivante :
a/ instruction du projet d’investissement comprenant :
- les éléments en permettant la prise en compte dans le cadrage (impact chiffré et
calendrier),
- un examen de sa cohérence avec les orientations des autorités (PSE, DPBEP, etc) et les
projets ministériels (DPPP)
b/ la mise en place des tableaux de synthèse et de suivi des projets
c/ des instances de pilotage, d'arbitrage et de suivi de l’avancement des projets.
Le travail de cadrage doit donc se focaliser sur ces trois composantes, selon la
méthodologie suivante.
▪ Contrepartie des financements extérieurs
La mobilisation des financements internes au titre des contreparties des financements
extérieurs présente un enjeu important en termes de trésorerie et de réputation pour
l’Etat.
Comme il n’est pas possible de prévoir le comportement de l’ensemble des bailleurs, qui
sont aussi soumis à des contraintes propres, il est recommandé de fonder le cadrage sur :
- La chronique de décaissement des conventions signées
- Des ajustements ponctuels pour les plus gros projets (par exemple prévision
annuelle de tirage supérieure à 500 millions de FCFA), lorsque les décaissements
effectifs se sont significativement écartés de la prévision initiale de décaissement
(retard ou accélération)
Cette méthodologie implique de disposer d’une consolidation des décaissements
inscrits dans les conventions en cours.
La meilleure prévision des moyens mobilisés à titre de contrepartie doit également reposer
sur un meilleur usage de la plateforme de gestion des financements extérieurs
(PGFE), qui est la base de données mise en place par la Direction de la Coopération
Economique et Financière (DCEF), basé sur la technologie Web.
▪ Poursuite des projets en cours
Sur la base du coût total estimé du projet figurant au PTIP (ou de la dernière estimation
en cas de révision), il convient de retrancher le total des paiements déjà effectués pour
déterminer le solde des paiements à effectuer.
Ce solde de paiement doit être réparti par année du cadrage, sur la base des informations
disponibles s’agissant de l’avancement physique des projets. Si un retard a été observé
depuis le lancement du projet, ce retard pourra être appliqué de façon uniforme sur la
durée restante du projet.
Compte tenu de la méthode de projection retenue dans le présent Guide, les projets qui
s’achèvent par un dernier décaissement en N doivent faire l’objet en N+1 d’un
« débasage » pour le montant total inclus dans la base de prévision et les années
ultérieures.
▪ Nouveaux projets
Les nouveaux projets d’investissement font, en règle générale, l’objet d’un montant faible
de décaissement à leur lancement, pour les études ou des avances.
Les décaissements des années ultérieures sont fonction de l’avancée physique des projets.
Si des retards sont possibles pour de nombreuses raisons (obstacles techniques,
62
contentieux, défaillance d’une entreprise, etc.), le profil de décaissement doit pouvoir
être estimé dans ses grandes lignes.
Si les marchés publics ou les contrats prévoient des clauses de paiement particulières,
elles doivent être pris en compte dans le cadrage pour les plus importants projets.
Les conférences budgétaires peuvent être l’occasion d’un échange entre le ministère des
finances et les ministères sectoriels sur l’avancement des principaux projets
d’investissement en cours et les nouveaux projets.
Conseil :
L’analyse des projets d’investissement de même nature (route ; ligne ferroviaire ; projet tertiaire ;
etc.) doit permettre de déterminer, en moyenne, la durée d’un tel investissement et le profil de ses
décaissements (par exemple : 5% en année 1 ; 15% en année 2 ; 40% en année 3 ; 35% en
année 4 ; 5% en année 5)
La connaissance de ce profil ou « clef de décaissement » peut permettre de retenir une
méthodologie homogène de prévision qui sera utilisée pour tous les projets de même nature.
Point d’attention :
L’évolution des contreparties internes, leur évolution annuelle doit présenter une cohérence avec la
dynamique des financements extérieurs apportés par les bailleurs, au titre des projets en cours ou
des projets nouveaux.
Si le PTIP peut constituer une référence utile, la prévision doit reposer comme pour les
investissements financés par l’Etat sur le suivi de :
63
- l’exécution des projets en cours, et notamment des plus gros projets : les retards
ou accélérations des décaissements doivent être pris en compte dans la
programmation
- la prévision de décaissement pour les projets en cours, notamment ceux financés
par les plus importants bailleurs en volume (par exemple la Chine, Inde, Corée, etc)
- la liste des nouveaux projets et leur calendrier prévisionnel de décaissement
- la liste des projets qui s’achèveront au cours de la période de cadrage, les derniers
décaissements de ces projets en N devant être « débasés » en N+1 pour le
montant total inclus dans la base de prévision
4 Les autres éléments de dépenses (CST, intérêts)
Les comptes spéciaux sont une procédure particulière d’affectation de certaines recettes à
certaines dépenses, autorisée par l’article 19 de la loi organique relative aux lois de
finances.
S’agissant du Fonds national de retraite (FNR), le plus important des comptes spéciaux, la
prévision doit concerner :
Une même méthodologie peut être suivie pour les autres comptes :
Intérêts de la dette
Leur détermination précise lors de l’élaboration du cadrage budgétaire n’est donc pas
indispensable.
64
Toutefois, la prévision la plus récente des intérêts de la dette peut être transmise par la
Direction de la dette et de l’investissement, de façon à l’inclure dans le tableau de
synthèse du cadrage budgétaire qui pourra être présenté selon le même format que la loi
de finances annuelle, en incluant le titre 1.
65
FASCICULE III
PROGRAMMATION BUDGETAIRE
PLURIANNUELLE DES DEPENSES
66
Les dispositions de la loi organique n° 2011-15 du 08 juillet 2011 relative aux lois
de finances précisent, entre autres, les modalités de préparation des documents de
programmation pluriannuelle et de performance suivants :
Ils prévoient, pour une période minimale de trois ans, à titre indicatif, l’évolution
des crédits et des résultats attendus sur chaque programme en fonction des
objectifs poursuivis (article 53).
68
I. INTRODUCTION
Les réalités complexes de l’organisation administrative font que les missions d’un ministère
peuvent être réparties sur plusieurs secteurs. Ainsi, il s’agira de les camper à travers les
différents décrets ci-dessus évoqués, et en l’absence d’une stratégie sectorielle où elles
sont clairement définies.
Le diagnostic organisationnel et institutionnel succinct du ministère part d’un état des lieux
à une analyse rétrospective, afin de déterminer les contraintes, performances techniques,
taux d’exécution par programme et par nature de dépenses sur les trois dernières années,
et aboutit à l’identification des défis et contraintes.
L’approche participative, prônée pour le diagnostic, s’appuie sur les outils AFOM (Atouts,
69
Faiblesses, Opportunités et Menaces) et l’arbre à problème5. Le but de l’analyse AFOM est
de prendre en compte, dans la stratégie, à la fois les facteurs internes et externes, en
maximisant les potentiels des forces et des opportunités et en minimisant les effets des
faiblesses et des menaces. L’arbre à problèmes intervient en dernier ressort pour montrer
à quelles causes il faut s’attaquer pour résoudre un problème donné.
Le document de référence décrit les orientations stratégiques qui guident les initiatives à
prendre pour traduire la vision en actions et résultats tangibles, et ainsi favoriser les bases
d’une croissance économique à fort impact sur le développement. Il constitue le référentiel
de la politique économique et sociale sur le moyen et long terme.
A côté de cet instrument de pilotage national, se trouvent, au niveau sectoriel, les lettres
de politiques sectorielles, qui déclinent les objectifs à atteindre par secteur, et qui sont de
plus en plus opérationnalisées à travers les Documents de Programmation pluriannuelle
des Dépenses (DPPD). Ces derniers, compris parmi les outils de la gestion axée sur les
résultats (GAR), se veulent des cadres de planification et de programmation budgétaires
focalisés sur les résultats à atteindre et une allocation efficiente des ressources.
5
Pour plus de détail Cf. chapitre III guide méthodologique d’élaboration des LPSD de la DGPPE/MEFP, juin
2014
70
Axes stratégique de la LPSD
Ministères Axes PSE du MFFE Programmes
Promotion du développement
Axe 1 : Transformation P1. Femme et Famille
social
structurelle de
Développement de la
l’économie et P3. Autonomie
Microfinance et de l’Economie
Ministère de croissance solidaire
Economique
la Femme, Axe 2 : Capital humain, Promotion du développement
de la Famille Protection sociale et P1. Femme et Famille
social
et de Développement
l'Enfance P2. Enfance
durable
Axe 3 ; Gouvernance, Amélioration de la gouvernance P1. Femme et Famille
institutions, paix et institutionnelle du MFFE P4. Soutien aux
sécurité Politiques du Secteur
Le Parlement, qui se prononçait uniquement sur les crédits, examine également les
stratégies ministérielles et les objectifs des politiques publiques.
Les objectifs stratégiques permettent d’indiquer les axes d’intervention qui vont conduire à
l’atteinte des résultats. Ils sont la traduction opérationnelle des orientations stratégiques.
Quelle que soit la terminologie utilisée, il est important de:
Schéma : liens susceptibles d’exister entre orientations, objectifs, résultats, voire actions
à conduire pour atteindre ces objectifs et résultats
71
Orientations stratégiques du
secteur
Du
Objectifs Résultats
Objectif 1 Résultat 1
Objectif 2 Résultat 2
Objectif…n Résultat …n
Programmes Actions
Programme 1 Action 1
Programme 2 Action 2
Programme …n Action…n
Action…n
Remarques :
Le nombre d’axes stratégiques doit être limité, pour permettre de donner une lisibilité
simple de la stratégie retenue et favoriser la concentration des actions sur un nombre
limité de programmes, conformément aux exigences de l’application du régime financier
de l’Etat.
72
Schéma de déclinaison de la stratégie
Objectifs stratégiques
P1 ou P1 et P2 P2 ou P2 et P3 P3 ou P3 et P4…
Objectif global
Axes stratégiques
Par rapport à cet objectif global, deux axes stratégiques ont été identifiés :
OS2 : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques publiques, la
gestion du cadre de vie, la promotion de moyens d’existence, la résilience des groupes
vulnérables et les modes de production et de consommation.
Trois programmes opérationnels sont liés à l’OS1. Il s’agit des programmes suivants :
73
Programme 3 : Lutte contre les pollutions, nuisances et les effets néfastes des changements climatiques ;
Programme 4 : Pilotage, coordination soutien aux services, amélioration des connaissances, promotion du
Développement durable et acteurs du secteur
Le programme correspond ainsi à une grande fonction de l’Etat, à une politique publique
et regroupe à l’intérieur d’un ministère, les activités de mise en œuvre de cette politique.
A cet effet, la politique publique est ainsi le concept essentiel permettant de formuler le
programme.
La construction d’un programme est faite sur la base de l’analyse des stratégies nationales
et sectorielles, du programme gouvernemental et des missions et objectifs du ministère
concerné. A chaque programme, il doit pouvoir être associé un ou des objectifs de
politique publique définis dans les documents stratégiques.
74
Schéma : Cadre programmatique qui aboutit à la budgétisation
Les Comptes spéciaux du Trésor (CST) peuvent être aussi traités comme des
programmes ; ils comprennent les catégories suivantes :
Un bon indicateur doit présenter les caractéristiques suivantes : pertinent, clair, fiable,
mesurable, à même d’être suivi, économique, pérenne et auditable. Il est préférable
d’utiliser des indicateurs simples et d’éviter les indicateurs complexes, tels que les
indicateurs composites. Le fait d’avoir présenté les différents types d’indicateurs (de
moyens, d’activités, de produits, de résultats intermédiaires, d’impact) ne signifie pas qu’il
faille avoir un indicateur de chaque sorte pour un objectif donné. Au contraire, il faut être
sélectif et choisir le meilleur possible. Le choix préférentiel est un indicateur de résultat
(intermédiaire), qui exprime mieux la dimension de performance.
75
Situation de
Valeur cible Cible
Objectif base
Indicateurs (en ha) à moy.
s Résultats (en ha)
Objectivement terme
Spécifiq attendus
Vérifiables 201 PRAC
ues 2014 2015 2017 2018
6 AS
Superficies 144
hydro agricoles 021
133 00 132 142 156 161 5
Renforcer les aménagements des terres agricoles
aménagées à
0 885 912 567 67
partir des eaux
de surface
Superficies
Les hydro agricoles 2166
aménagem aménagées à
ents des partir des eaux 1 1 1
terres Souterraines 743,5 1 066 540 883 753
agricoles Superficies
sont hydro agricoles 4 604 3 186 12 3 10 7 11 55 7 000
renforcés aménagées des 82 85 0
vallées et bas-
fonds
Superficie
irriguées 69 321 40 457 77 74 75 2
réhabilitées 450 175 0
pour le riz 0
Une analyse de l’évolution des dépenses par programme de t-3 à t+3 est attendue dans
cette partie, ainsi qu’un état sur l’évolution des indicateurs par rapport aux cibles.
L’indicateur mesure la réalisation d’un objectif ; il devient donc nécessaire de connaitre les
résultats des années antérieures, et de fixer les cibles pour les années à venir. La cible
doit être située dans un horizon temporel pouvant aller jusqu’à n+5. Il faudra les fixer de
manière réaliste, cohérente avec les possibilités de réalisation, en tenant compte de la
situation de référence et des ressources disponibles.
L’analyse de l’évolution des crédits inter et infra programmes doit être faite de t-n à t.
L’analyse des indicateurs de performance en fonction des cibles est attendue de t-n à t.
76
➢ LES DIFFICULTES ET DEFIS
L’analyse des principales difficultés rencontrées et des défis qu’elles posent sera faite sur
chacun des programmes et globalement sur la mise en œuvre de la stratégie du ministère.
En particulier, il convient de confronter les projections financières et de performance aux
objectifs et cibles des stratégies. Si, notamment, du fait des contraintes financières, des
écarts significatifs sont constatés entre les projections du DPPD et des PAP, des mesures
correctrices doivent être proposées. Ces mesures pourront comprendre, par exemple, un
étalement dans le temps de la réalisation de certains objectifs.
77
FASCICULE IV
78
REPARTITION DES ENVELOPPES ET SAISIE DES PROJETS DE BUDGET
Ces critères devront aussi tenir compte de la lettre circulaire qui précise les
orientations stratégiques du Gouvernement mais également des indications pour
une meilleure répartition des crédits affectés aux dépenses de personnel, de biens
et services, de transferts, et d’investissement.
80
− recenser les agents flottants et transmettre la liste à la Solde qui se chargera
de prendre les dispositions idoines.
La création des programmes étant du ressort exclusif du Ministère des Finances, les
ministères sectoriels ne pourront que créer des actions, activités/projets dans
le système suivant le processus décliné ci-dessous :
81
III. Budgétisation des actions ou des projets
Une fois l’action ou le projet créé, la budgétisation se fera telle que décrite dans le
schéma ci-dessous :
82
A la suite de la saisie des crédits, les projets de budget des institutions et
ministères, sont transmis au Ministère chargé des Finances, sous forme de
documents paraphés pour leur examen, au plus tard une semaine avant le passage
en conférences budgétaire
83
ANNEXES
84
CANEVAS DES DOCUMENTS BUDGETAIRES
- PROJET ANNUEL DE PERFORMANCE (PAP)
Le Projet annuel de performance (PAP) retrace, pour chaque programme, la stratégie, les
objectifs, les indicateurs et les cibles de résultat.
Conçus pour mieux rendre compte de la performance de l’action les PAP sont proposés par
les responsables de programmes.
85
- Format du PAP d'un Programme
Cibles
Budget Budget Budget Budget Objectifs Résultats Indicateurs Situation
Action (n, n+1
n n+1 n+2 n+3 spécifiques attendus de résultat de base
et n+2)
Action
1
Action
n
86
- RAPPORT ANNUEL DE PERFORMANCE (RAP)
Les RAP résultent de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Ils présentent et
expliquent les réalisations effectives concernant l’ensemble des moyens regroupés au sein
d’un programme et alloués à une politique publique. Ils rendent compte de l’exécution des
engagements pris dans les projets annuels de performances (PAP) accompagnant la loi de
finances, tant en termes d’exécution des crédits que de compte-rendu en matière de
performance, d’activité des opérateurs de l’État et d’analyse des coûts et des charges :
- ils permettent d’apprécier la qualité de la gestion des politiques publiques ;
- ils retracent, pour chaque programme, la stratégie, la justification des crédits
demandés au Parlement, les objectifs des politiques publiques, les indicateurs et les
cibles à atteindre.
II. BILAN GENERAL ET 1. Bilan stratégique du programme (état des lieux de la partie
RESULTATS présentation stratégique du Programme dans le PAP)
2. Présentation détaillée des objectifs et des résultats obtenus
- Rappel des objectifs et indicateurs du programme ;
- Tableau résumé des résultats (par indicateur pour chaque objectif) ;
- Analyse détaillée et justification des écarts par rapport à la prévision.
IV. MESURE ET ANALYSE DES 1. Mesure et analyse des crédits au niveau du programme
ECARTS SUR L'EXECUTION 2. Mesure et analyse des emplois au niveau du programme, par
DESCREDITS ET EMPLOIS catégorie d'emplois
3. Mesure et analyse des crédits et emplois au niveau de chaque
action et projets
V. EXECUTION DES
AUTORISATIONS D'ENGAGEMENT
87
TABLEAU SYNOPTIQUE
Situation
Cible
Exécution Prévision Exécution Résultats Résultats Indicateurs (cibles
Action année
année n-1 année n année n attendus obtenus de résultat atteintes ou
n
pas)
Action 1
Action n
III. III. ORIENTATIONS STRATEGIQUES 1. Diagnostic (analyse SWOT par exemple) et analyse des résultats du
DU SECTEUR secteur
2. Articulation stratégie(s) sectorielle(s) / politique(s)nationale(s)
3. Objectifs stratégiques et résultats attendus
4. Présentation de la stratégie du ministère et des orientations retenues
(défis, plan d'action ...)
IV. IV. LA PROGRAMMATION 1. Présentation des programmes et des politiques publiques portées par les
PLURIANNUELLE GLISSANTEDES programmes, des résultats attendus ainsi que des principaux indicateurs de
DEPENSES performance retenus
2. Evolution des dépenses (et effectifs) par programme sur une période t-3
à t+3 ainsi que des cibles des principaux indicateurs de performance
3. Commentaires, liens entre l'évolution de l'allocation
V. V. TABLEAU SYNTHETIQUE
88
- DOCUMENT DE PROGRAMMATION BUDGETAIRE ET ECONOMIQUE PLURIANNUELLE
(DPBEP)
Le DPBEP est un référentiel pour le débat d'orientation budgétaire (DOB) ainsi que la
soutenabilité budgétaire et apparait comme un outil de cadrage pour l'allocation
interministérielle des ressources budgétaires pour les DPPD ;
Il définit la trajectoire des recettes et des dépenses budgétaires de l'Etat car il doit
présenter des informations relatives aux recettes et aux dépenses budgétaires. Comme
caractéristique nouvelle, il procède à l'évaluation des ressources, des charges et de la
dette du secteur public dont le champ est précisé par la directive relative aux lois de
finances et qui concerne l'Etat et les collectivités locales, les établissements publics à
caractère administratif et les organismes de protection sociale. Concernant spécifiquement
la dette du secteur public, celle-ci doit être entendue au sens large, à savoir, Etat et
autres administrations publiques.
• le format du DPBEP doit retracer une double image de la situation financière des
entreprises publiques : ressources, charges et financement, en plus de l'état de
l'endettement et les relations financières des entreprises publiques avec l'Etat, afin de
connaitre notamment l'engagement de ce dernier ;
• le DPBEP fixe les objectifs d'équilibre budgétaire et financier à moyen terme en terme de
prévision du déficit budgétaire autorisé résultant de l'évaluation des recettes et des
dépenses budgétaires au sens des engagements conformément au Pacte de convergence,
de stabilité, de croissance et de solidarité de l'UEMOA. Le présentateur a précisé que la
cible du solde budgétaire de base n'est pas seule concernée et que le concept d'objectifs
d'équilibre budgétaire et financier conduit à effectuer dans le DPBEP une analyse
rétrospective et prospective du respect des critères de convergence de l'UEMOA.
FORMAT DU DPBEP
I. INTRODUCTION
89
locales
3. Evolution et perspectives des finances des organismes de
sécurité sociales
V. CONCLUSION
En milliers de francs
REALISATIONS PREVISIONS
NOMENCLATURE ET NATURE PREVISIONS AU 31 Août N LFI N+1
ECARTS LFI :
TAUX ECART
DE LA RECETTE LFI N (N+1)-(N)
ARTICLE 71- RECETTES
FISCALES
Paragraphe 0711 -
Impôts sur le revenu,
les bénéfices et
gains en capital
Paragraphe 0712 -
Impôts sur les salaires et autres
rémunérations
Paragraphe 0713 -
Impôts sur le patrimoine (droit
d'enregistrement)
Paragraphe 0714 -
Autres impôts directs (dont CGU)
TOTAL IMPOTS DIRECTS
Paragraphe 0715 -
Impôts et taxes intérieures
sur les biens et services
Paragraphe 0716 -
Droits de timbre et
d'enregistrement
Paragraphe 0717 -
Droits et taxes à l'importation
Paragraphe 0719 -
Autres recettes fiscales****
TOTAL
IMPOTS INDIRECTS
071 - TOTAL
RECETTES FISCALES
90
ARTICLE 72 - RECETTES NON
FISCALES
Paragraphe 0721 -
Revenu de l'Entreprise
et du Domaine
Paragraphe 0722 -
Droits et frais administratifs
Paragraphe 0723 -
Amendes et Condamnations
pécuniaires
Paragraphe 0724 -
Produits financiers
Paragraphe 0729 -
Autres recettes non fiscales
072 - TOTAL
RECETTES NON FISCALES
TOTAL
RECETTES FISCALES ET NON
FISCALES
074 - DONS PROGRAMMES
076 - RECETTES
EXCEPTIONNELLES***
729 - REMBOURSEMENT DE PRÊTS
ET AVANCES (PRETS
RETROCEDES)
014 - EMISSIONS DE BONS DU
TRESOR A PLUS D'UN AN
016 - EMPRUNTS PROGRAMMES
017 AUTRES EMPRUNTS****
Total emprunts
TOTAL ARTICLES 74, 76, 729,
14, 16 et 17
TOTAL RESSOURCES
INTERNES (ARTICLES 71 - 72 -
76 - 29 - 14-16 et 17)
91
5.2 Tableau 2 : TABLEAU MATRICIEL CROISE DE CLASSIFICATION FONCTIONNELLE ET ECONOMIQUE
CLASSIFICATION ECONOMIQUE
CLASSIFICATION
FONCTIONNELLE
Charges
Dépenses de Dépenses d’acquisitions Transfert Dépenses d’investissements Transferts en
financières de la Total
personnel de biens et services Courant exécutés par l’Etat capital
dette
CP CP CP CP AE CP AE CP AE CP
Défense
Affaires économiques
Protection de
l’environnement
Logements et équipements
collectifs
Santé
Enseignement
Protection sociale
TOTAL GENERAL
92
5.3 Tableau 3 : TABLEAU MATRICIEL CROISE DE CLASSIFICATIONS ADMINISTRATIVE ET FONCTIONNELLE
CLASSIFICATION
ADMINISTRATIVE
CLASSIFICATION FONCTIONNELLE
Services Logements
Ordre et Loisirs,
généraux des Affaires Protection de et Protection
SECTION défense sécurité santé culture enseignement Total
administrations économiques l’environnement équipements sociale
publics et culte
publiques collectifs
Section 1
Section 2
Section 3
Section n
TOTAL
GENERAL
93
5.4 Tableau 4 : TABLEAU MATRICIEL CROISE DE CLASSIFICATIONS ADMINISTRATIVE ET ECONOMIQUE
CLASSIFICATION ECONOMIQUE
CLASSIFICATION
ADMINISTRATIVE
SECTION CP CP AE CP AE CP AE CP
Section 1
Section 2
Section 3
Section n
TOTAL
GENERAL
94
5.5 Tableau 5 : TABLEAU RECAPITULATIF DES PROGRAMMES PAR MINISTERE
RECAPITULATIF DES
PROGRAMMES PAR LFI N LFI N+1 Variation
MINISTERE
SECTION
Programme 1
Personnel
Biens et services
Investissement
Transferts
Total Programme1
Programme n
Personnel
Biens et services
Investissement
Transferts
Total Programme n
Total section
Personnel
95
Biens et services
Investissement
Transferts
TOTAL GENERAL
SECTION
Personnel
Biens et services
Investissement
Transferts
TOTAL DOTATIONS
96
5.7 Tableau 7 : TABLEAU RECAPITULATIF DES PROGRAMMES PAR MINISTERE ET INSTITUTION
RECAPITULATIF DES
PROGRAMMES ET DOTATIONS
LFI N LFI N+1 Variation
PAR MINISTERE ET
INSTITUTIONS
SECTION 1
Programme 1
Programme 2
Programme 3
Programme N
TOTAL SECTION 1
SECTION XXX
Programme 1
Programme 2
Programme 3
Programme N
TOTAL GENERAL
97
5.8 Tableau 8 : PLAFOND D'EMPLOI
SECTION :xxxxx
TOTAL
98
GLOSSAIRE
Action (ou sous-programme) : Une action est la composante d’un programme. Elle
peut rassembler les crédits visant un public particulier d’usagers ou de bénéficiaires, ou
un mode particulier d’intervention de l’Administration. Si une action recouvre une finalité
identifiée, elle peut être assortie d’objectifs et d’indicateurs qui lui soient spécifiques
parmi ceux qui sont associés au programme.
Annulation de crédits : Suppression, en cours d'année, d'un crédit ouvert par la loi de
finances initiale, soit parce que le crédit en cause est devenu sans objet, soit en
application du pouvoir de régulation du ministre chargé des finances.
Audit de performance : Audit interne à l’Administration et portant sur le dispositif de
suivi de la performance d’un ministère ou d’un programme : vérification du respect des
instructions ministérielles ou interministérielles applicables à l’organisation du suivi de la
performance, de la fiabilité des indicateurs fournis, de la cohérence des cadres de
performance nationaux et locaux, enfin, du caractère opérationnel de la chaîne allant de
la production des informations de performance au pilotage du programme et aux
décisions d’ajustement de celui-ci.
99
Audit interne : Selon la définition de l'Institut des Auditeurs internes, l'audit interne est
une activité indépendante et objective, qui donne à une organisation une assurance sur
le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et
contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide les organisations à atteindre leurs
objectifs, en évaluant, par une approche systématique et méthodique, leurs processus
de management des risques, de contrôle et de gouvernement d'entreprise, et en faisant
des propositions pour renforcer leur efficacité.
Autorisations d’engagement : Limite supérieur des dépenses pouvant être engagées
au cours d’un exercice budgétaire.
Avances : Crédits accordés, par anticipation d’une recette future, dont le produit, une
fois recouvré, est directement affecté au remboursement de l’avance.
Budget de l’Etat : Acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les
dépenses annuelles de l’État ; ensemble des comptes qui décrivent, pour une année
civile, toutes les ressources et toutes les charges de l’État.
Budgets annexes : Comptes figurant dans la loi de finances et décrivant les charges
de services publics de l'Etat financées par des ressources qui leur sont affectées,
correspondant aux opérations de services non dotés de la personnalité juridique et dont
l'activité, en théorie, tend essentiellement à fournir des biens ou des services moyennant
rémunération. Ils constituent des missions et sont spécialisés par programme.
Cadre de performance : Il vise à faire évoluer le système actuel d’une gestion axée
sur les moyens à une gestion axée sur les résultats (GAR). Dans cette logique, les
dépenses du budget seront déclinées en programmes et sous-programmes, dans le but
100
de rendre la politique publique plus lisible. Pour bien mesurer et améliorer l’efficacité de
l’exécution du budget, la stratégie, les objectifs, et les indicateurs de performance
seront déterminés.
Cible (de résultat) : Résultat attendu (valeur chiffrée d’un indicateur par exemple) à
une échéance temporelle définie.
101
ou redistribue le revenu et la richesse. Cette classification est dérivée des concepts de la
comptabilité nationale. Dans le MSFP de 2001, ses principales composantes sont : la
rémunération des salariés, l’utilisation des biens et services (correspondant
approximativement à la consommation intermédiaire), les consommations de capital fixe
et les transferts (intérêts, subventions, dons et transferts sociaux) et les autres charges.
Comptabilité générale : L’article 72 de la directive LOLF prévoit que l’Etat tient une
comptabilité générale qui vise à décrire la situation patrimoniale de l'État, c'est-à-dire
l'ensemble de ce qu'il possède (terrains, immeubles, créances) et de ce qu'il doit
(emprunts, dettes). La directive rappelle que la comptabilité générale doit être sincère et
refléter une image fidèle de la situation financière de l’Etat. Elle est fondée sur le
principe de la constatation des droits et obligations : les opérations sont prises en
compte au titre de l’exercice auquel elles se rattachent indépendamment de leur date de
paiement ou d’encaissement. Enfin, la comptabilité générale s’appuie sur la comptabilité
102
des matières.
Contrôle interne : Le contrôle interne est un dispositif qui procède d’une logique de
contrôle-régulation, et qui vise à maîtriser les risques du système. Il participe des
instruments de pilotage. Il n’est pas effectué de l’extérieur de l’institution : il lui est
complètement intégré et se pratique de façon permanente. Les risques qu’il s’agit de
prévenir concernent aussi bien une bonne application des règles en vigueur que la
bonne réalisation des objectifs à atteindre. Le contrôle interne est différent de l’audit
interne, qui est un dispositif qui évalue la qualité du contrôle interne et propose les
corrections nécessaires à son amélioration et à son renforcement.
Crédits limitatifs : Crédits ne pouvant pas donner lieu à paiement ou engagement au-
delà du montant ouvert en loi de finances. Cette règle peut être contournée à travers les
reports de crédits et les décrets d’avance.
Dette publique : Ensemble des engagements financiers contractés par l’Etat, nets des
remboursements effectués.
Douzièmes provisoires : Lorsque la loi de finances de l’année n’a pas pu être adoptée
avant le début de l’exercice par le parlement, selon les délais qui encadrent la procédure
de vote, les douzièmes provisoires permettent d’assurer la continuité de l’action de
l’Etat. Ils accordent, pour une période d'un mois reconductible, les ouvertures de crédit
et les autorisations de percevoir les impôts et revenus publics nécessaires pour assurer
la continuité des services sur la base du budget de l’année précédente.
Efficacité : Décrit la capacité d'une personne, d'un groupe ou d'un système à arriver à
ses buts ou aux buts qu'on lui a fixés. Être efficace consiste à produire les résultats
escomptés et à réaliser les objectifs fixés en terme de qualité, de rapidité et/ou de
coûts. L’efficacité désigne aussi le rapport entre les résultats obtenus et les objectifs
Emprunts : Dette contractée sur le marché des capitaux par l’Etat ou par une
collectivité publique.
Engagement juridique : Acte pris par un responsable habilité à créer une obligation à
l’encontre d’une autorité morale qu’il représente (définition juridique) de laquelle il
résultera une charge (impact financier).
Enveloppe globale : Montant global de crédits dont un Etat peut disposer pour un
exercice budgétaire.
Etablissements publics : Entités dotées d’un budget propre, qui sont sous la tutelle
ou le contrôle de l’administration centrale, décentralisée ou locale. En général, ces
entités disposent de sources de revenus propres complétées par des transferts du
budget de l’Etat. Elles sont créées par les pouvoirs publics pour remplir des missions
spécifiques.
106
Fonctions d’appui/de support : Ensemble des fonctions dites d’état-major (direction
générale, études et recherche, communication, conseil juridique, contrôles internes) et
aux fonctions de gestion des moyens (personnel, budget-finances, immobilier et
équipement, informatique, systèmes d’information, etc.) d’une institution.
Fonds de concours : Sommes versées par des personnes physiques ou morales et qui
contribuent entièrement ou en partie à des dépenses d’intérêt public. Ils peuvent être
constitués de dons ou de legs, et, dans le cas particulier des pays en développement,
des contributions des bailleurs de fonds (partenaires techniques et financiers).
L’utilisation des fonds de concours est subordonnée au respect de l’intention de la partie
versante. La loi de finances évalue le montant des fonds de concours pour l’année à
laquelle elle se réfère, mais c’est le ministre chargé des finances qui ouvre les crédits
correspondant sur les programmes et les dotations par voie arrêté.
Gestion axée sur les Résultats (GAR) : C'est une approche de gestion des
institutions publiques et privées qui repose entre autres sur la planification stratégique,
l'examen régulier de la performance, la reddition des comptes et le feed-back dans le
processus de décisions.
107
Liquidation : Seconde phase de la procédure d’exécution réalisée par l’ordonnateur,
qui vise à constater effectivement le montant de la créance (ex. réception des pièces
justificatives du service, contrôle du service fait).
Loi de finances : Texte juridique voté par le parlement qui retrace et autorise chaque
année le prélèvement des ressources d’un Etat et la réalisation des charges pour l’année
suivante. La loi de finances détermine également les conditions de l’équilibre financier :
elle autorise le recours à l’endettement pour compléter le besoin de ressources. La
version votée l’année précédant l’exercice auquel elle se rapporte est appelée loi de
finances initiale (LFI). Elle peut être modifiée en cours d’exercice par les lois de finances
rectificatives (LFR) ou collectifs budgétaires. Elle donne lieu, postérieurement à la
clôture de l’exercice auquel elle se rapporte, au dépôt et au vote d’une loi de règlement
(LR) par laquelle le parlement constate et approuve l’exécution des recettes et des
dépenses de l’exercice.
Opérateur : Entité externe aux services de l’Etat, de statut juridique public ou privé, à
laquelle est confiée la mission d’exécuter en totalité ou pour une part significative la
politique traduite budgétairement dans un programme ou une action de programme. A
ce titre, l’opérateur participe à la réalisation des objectifs du programme.
108
l’ordonnateur donne ordre au comptable assignataire de payer une dette de l’Etat.
Plafond d’emplois : Modalité de décompte des personnels employés par l’État, quel
que soit leur statut (ex. titulaire ou contractuel) ou leur grade. Au montant financier
alloué pour chaque programme est désormais associé un nombre d’emplois que le
ministère ne peut pas dépasser, quand bien même l’enveloppe de crédits destinée aux
dépenses de personnel ne serait pas saturée au cours d’un exercice. Le respect de ce
plafond est évalué dans les rapports annuels de performance, au même titre que la
consommation des crédits y afférents.
Prise en charge : Par prise en charge d’une recette ou d’une dépense, on entend
l’enregistrement comptable exhaustif des informations financières contenues dans le
document transmis par l’ordonnateur de cette recette ou dépense. Cet enregistrement a
pour conséquence juridique majeure d’entraîner la responsabilité personnelle et
pécuniaire du recouvrement de la recette ou du paiement de la dépense par le
comptable public.
Rémunérations pour service rendu : Prélèvements à caractère non fiscal. Ils sont
exigés des usagers pour couvrir les charges d’un service public.
Report de crédits : Majoration des crédits ouverts par la loi de finances de l’année
pour tout ou partie des crédits non consommés de l’année précédente, selon des règles
spécifiques aux AE et aux CP.
Reporting : Ce terme anglais désigne, d’une part, le processus de remontée
d’informations des entités d’une organisation vers les échelons supérieurs de la
hiérarchie et, d’autre part, les informations ainsi transmises. Il doit être organisé dans le
cadre du dialogue de gestion par programme, de manière à ce que chaque niveau de
responsabilité dispose des informations nécessaires pour assumer ses responsabilités.
Ressources de l’Etat : Les ressources de l’Etat sont constituées de tous les produits
qui permettent le financement de l’activité publique selon les principes de l’universalité
et de l’unité de caisse. Elles se composent des recettes budgétaires (ex. impôts et taxes)
et des ressources de trésorerie (ex. produits des emprunts à moyen et long terme).
Salaires et traitements : Poste qui inclut toutes les rémunérations perçues par les
salariés à l’exception des cotisations sociales versées par leurs employeurs. Les
paiements en espèces et en natures sont inclus. Les cotisations sociales retenues sur les
salaires et traitements des agents sont incluses aussi dans cette catégorie. Le
remboursement des frais engagés par les salariés pour prendre leurs fonctions ou
effectuer leur travail, tels que l’achat d’outils, d’équipements, de vêtements spéciaux ou
d’autres articles destinés à être utilisés exclusivement ou principalement dans leur
travail, est exclu. Les prestations sociales payées par les employeurs sont également
exclues.
Service fait (règle du) : Principe selon lequel une personne publique ne peut procéder
au paiement effectif qu’après l’exécution effective du service générateur de la créance
(ex. livraison de matériels commandés, réalisation de travaux). Cette règle peut souffrir
d’exceptions, qui doivent être prévues par les lois et règlements (ex. cas des marchés
publics qui peuvent donner lieu à des avances).
Soutenabilité : Désigne, dans le cadre des finances publiques, la capacité d’un Etat à
conduire des actions sans mettre en danger sa capacité à honorer ses engagements
financiers dans le futur, c'est-à-dire à rester solvable.
Taxe : Prélèvement obligatoire à l'occasion d'une opération de service public, mais qui
ne constitue pas la contrepartie monétaire de ce service. Elle diffère de l'impôt par son
assiette (elle est payée à l'occasion d'une opération) et par son redevable (l'usager) ;
elle est également différente de la redevance, qui est la contrepartie monétaire d'un
service rendu.
113
FICHE SUR LES AUTORISATIONS
D’ENGAGEMENT (AE) ET CREDITS
DE PAIEMENT (CP)
INTRODUCTION
Les réformes en cours au sein de l’UEMOA ont introduit une nouvelle modalité de
budgétisation et de gestion des dépenses d’investissement, qui s’intègre entièrement dans la
logique de la GAR et du budget-programme : les autorisations d’engagement (AE) et crédits
de paiement (CP). Cette approche spécifique se distingue de celle appliquée aux autres
catégories de dépenses publiques.
DEFINITIONS ET PERIMETRE
Les AE, au regard de cette disposition, s’appliquent aux « investissements prévus par la loi
de finances ». La notion de dépenses d’investissement fait directement référence à l’article
11 de la LOLF, qui décrit les différentes catégories de dépenses budgétaires de l’Etat. En
effet, les dépenses en capital sont constituées des « dépenses d’investissement exécutées
par l’Etat » et des « dépenses de transferts en capital ». Ce sont ces deux catégories de
dépenses d’investissement qui sont visées ici.
L’alinéa 3 élargit le périmètre aux « contrats de partenariats publics-privés, par lesquels l’Etat
confie à un tiers le financement, la réalisation, la maintenance ou l’exploitation d’opérations
d’investissements d’intérêt public ».
S’agissant de l’AE afférente aux opérations menées dans le cadre d’un contrat de partenariat,
qui couvre, dès la signature du contrat, la totalité de l’EJ, elle est prévue dans un souci de
sincérité budgétaire en matière d’engagements de l’Etat.
Les crédits de paiement sont définis à l’article 19 comme « la limité supérieure des
dépenses des dépenses pouvant être ordonnancées ou payées au cours de
l’exercice ».Le volume de CP ouverts en loi de finances doit avoir été évalué à hauteur des
besoins de trésorerie de l’exercice concernée, compte tenu du rythme de réalisation des
engagements juridiques souscrits.
La LOLF donne également des précisions sur l’annualité des AE-CP et les possibilités ou non
de leur report sur l’exercice suivant :
Article 24
Sous réserve des dispositions concernant les autorisations d’engagement, les crédits ouverts
et les plafonds des autorisations d’emplois fixés au titre d’une année ne créent aucun droit
au titre des années suivantes.
Par exception, les crédits de paiement relatifs aux dépenses d’investissement disponibles sur
un programme à la fin de l’année peuvent être reportés sur le même programme dans la
mesure où les reports de crédits retenus ne dégradent pas l’équilibre budgétaire tel que
défini à l’article 45 de la présente loi organique.
115
Ces reports s’effectuent par décret pris en conseil des ministres, en majoration des crédits de
paiement pour les investissements de l’année suivante, sous réserve de la disponibilité des
financements correspondants.
Commentaires :
Dans la procédure classique où les AE n’existaient pas encore, les CP étaient réservés et
bloqués dès le stade de l’engagement, pour s’assurer du paiement à terme ; c’est ce qu’on
appelle l’engagement comptable. Aujourd’hui, la double autorisation en dépenses permet de
redonner aux CP leur fonction de monnaie de paiement et non d’engagement.
Les volumes d’AE pouvant être ouverts doivent dépendre de la capacité réelle de l’Etat à
pouvoir honorer, le moment venu, les engagements contractés. Ce qui, pour assurer la
soutenabilité pluriannuelle du budget de l’Etat, implique d’avoir une « vision
pluriannuelle » sur :
116
La budgétisation et la gestion en AE-CP permet de clarifier la portée de l’autorisation
parlementaire, qui concerne à la fois le volume d’engagements financiers que l’Etat est
autorisé à souscrire et le volume de paiements qu’il est autorisé à effectuer au cours de
l’exercice budgétaire.
Les AE-CP sont en outre un moyen idéal pour concilier la rigidité annuelle du budget à la
pluri annualité des dépenses d’investissement. Ils conduisent de ce fait à l’amélioration des
restes à payer (différence entre le montant d’AE engagé et le montant de CP payé) et à
une meilleure maitrise des besoins en trésorerie.
Les AE sont consommées par les engagements juridiques fermes de l’Etat. Ainsi,
pour un projet d’investissement estimé à un montant X, les AE qui seront mobilisées
représentent un montant Y<X, correspondant au montant de l’engagement juridique ferme
pris par l’Etat au sein du marché ou du contrat signé. En effet, dans sa globalité, le projet
peut inclure des tranches conditionnelles qui ne seront affermies qu’une fois les
financements y relatifs disponibles.
Les AE sont un instrument de suivi à la fois pour les engagements fermes et les restes à
payer souscrits par l’Etat. Elles sont particulièrement utiles lorsque le paiement d’une partie
de la dépense n’interviendra que l’année suivante, que la durée de l’engagement aille au-delà
de l’année civile ou lui est inférieure ou égale. Les AE d’une année doivent donc couvrir au
plus près les engagements fermes de l’exercice, qu’ils soient annuels ou pluriannuels.
Les engagements pris au travers des AE doivent systématiquement être accompagnés d’un
échéancier prévisionnel des paiements ; ce qui permet de planifier les besoins de CP
(décaissements en trésorerie) de l’exercice concernée.
Par ailleurs, les AE viennent simplifier le régime des dépenses engagées non
ordonnancées, qui pouvaient être réengagées sur l’année suivante; ce qui, en l’absence de
reports de crédits, obérait la capacité de contracter des engagements nouveaux, donc
d’effectuer de nouvelles dépenses, sur les CP de l’année suivante.
Dans le système actuel, le principe est qu’en gestion une dépense peut être engagée mais ne
sera ordonnancée ou payée que l’année suivante. Les crédits sont dès lors budgétés en
fonction des rythmes d’engagement et de paiement prévisionnels des dépenses.
L’engagement non dénoué en fin d’exercice peut l’être en début de la gestion suivante. Aussi
n’est-il plus besoin d’opérer des réengagements de dépenses.
117
BUDGETISATIONDES AE ET DES CP
Toutefois, dans les cas où les contrats signés pour la réalisation de projets d’investissement
ont des durées d’exécution supérieures à un an, le montant d’AE inscrit dans le budget peut
être différent du montant de CP prévu au titre de l’année (AE#CP).
Pour la première année d’exécution desdits contrats, les CP mis en place correspondent au
besoin de paiement dans l’année.
Les AE ne couvrent pas nécessairement le coût global du projet : le volume d’AE à budgéter
dépend des engagements juridiques à souscrire chaque année, sur la durée de réalisation du
projet.
S’agissant des contrats de PPP, l’AE couvre, dès l’année où le contrat est signé, la totalité de
l’engagement juridique. Les CP couvrent les besoins de trésorerie pour chaque année
d’exécution du contrat.
En année n+1 ou n+2, il n’y a plus d’AE à budgéter, sauf en cas de prévision de révision
de prix ou de reconduction.
Les AE sont budgétées initialement à hauteur des engagements fermes (y compris dédit
éventuel) ou affermis, et les CP à hauteur des paiements de l’année. Une tranche
conditionnelle ne peut être affermie les années suivantes que si le disponible sur
l’enveloppe globale d’AE, au moment de la date d’affermissement, est au moins égal au
118
montant de la tranche à affermir.
Les AE sont budgétées sur la base d’une évaluation annuelle des ordres de services ou bons
de commandes qui seront émis, et les CP sur la base d’une évaluation annuelle des
paiements liés aux factures.
La budgétisation s’appuie sur une évaluation annuelle des émissions de bons de commande.
Les AE sont budgétées dès l’année où le contrat est signé, à hauteur de la totalité de
l’engagement juridique afférent aux opérations à mener, quelle que soit du reste la nature
comptable des dépenses concernées.
119
EXEMPLES DE BUDGETISATION EN AE-CP EN FONCTION DE LA DUREE DES EJ A SOUSCRIRE
AE= 50 mds
DUREE ≤ ANNEE
BUDGETAIRE
CP= 50 mds
DUREE >ANNEE
AE= 50 mds AE= 50 mds AE= 50 mds
BUDGETAIRE ET
RECURRENTS
CP= 25 mds CP= 25 mds CP= 25 mds CP= 25 mds CP= 25 mds
120
LES AE-CP DANS LES DOCUMENTS BUDGETAIRES
La LOLF dispose en son article 44: « Dans la seconde partie, la loi de finances de
l’année :
➢ fixe, pour le budget général, par programme et par dotation, le montant des
crédits de paiement et, le cas échéant, des autorisations d’engagement ;
➢ fixe, par budget annexe et compte spécial du trésor, le montant des crédits de
paiement et, le cas échéant, des autorisations d’engagement ».
De son côté, l’article 45 stipule que le projet annuel de performance (PAP) de chaque
programme précise, entres autres, l’échéancier des crédits de paiement associés aux
autorisations d’engagement.
Les lois de finances ainsi que les annexes qui les accompagnent devront donc présenter
ces montants, et fournir les informations permettant d’éclairer le choix du Parlement.
Acti
on 1
Acti
on 2
Acti
on 3
Proj
et 1
Proj
et 2
121
Proj
et 3
TOT
AL
CONCLUSION
L’adoption des AE-CP résulte d’une vision stratégique qui, corrélée au budget-
programme et à la déconcentration de l’ordonnancement, appelle des changements
majeurs dans les procédures de gestion.
122
FICHE SUR LE DOCUMENT DE PROGRAMMATION
BUDGETAIRE ET ECONOMIQUE PLURIANNUELLE
ET LE DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE
Aux termes de l’article 51de la loi organique n° 2011-15 du 08 juillet 2011, le document de
programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) sert de cadre de référence
au projet de loi de finances. Il couvre une période minimale de trois ans et s’appuie sur des
hypothèses économiques précises et justifiées.
Sur la base de celles-ci, il évalue le niveau global des recettes attendues de l’Etat,
décomposées par grandes catégories d’impôts et de taxes, et les dépenses budgétaires
décomposées par grandes catégories de dépenses. Le DPBEP définit ainsi la trajectoire des
recettes et des dépenses budgétaires de l'Etat, en présentant l’essentiel des informations y
relatives.
Le dernier aspect qui entre dans le champ du DPBEP concerne la fixation des objectifs
d’équilibre budgétaire et financier sur le moyen terme, à travers une prévision du déficit
budgétaire autorisé, qui résulte de l'évaluation des recettes et des dépenses budgétaires,
conformément aux dispositions du Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de
solidarité des Etats membres de l’UEMOA.
La cible du solde budgétaire de base n'est pas seule visée : le concept d'objectifs d'équilibre
budgétaire et financier doit également conduire à analyser les critères de convergence de
l'UEMOA au prisme de leur évolution (analyse rétrospective et prospective).
Concernant spécifiquement la dette du secteur public, celle-ci doit être entendue au sens
large, c’est-à-dire l’Etat et les autres administrations publiques, et individualisée à travers la
stratégie d’endettement de l’Etat et la situation de la dette publique.
Le DPBEP est, après adoption en Conseil des Ministres, transmis au Parlement pour servir de
base aux discussions du débat d’orientation budgétaire (DOB), au plus tard à la fin du second
trimestre de l’année (article 56).
Le DPBEP est de ce point de vue le document de référence pour le DOB, débat sans vote, qui
permet au Gouvernement à travers le Ministère chargé des Finances d’exposer aux députés
les orientations générales de la loi de finances.
123
Le DOB était jusque-là l’apanage des collectivités locales. Son objectif est de renforcer la
démocratie participative, en instaurant une discussion au sein de l’assemblée délibérante sur
les priorités et les évolutions de la situation financière de la collectivité. Il améliore
l’information transmise à l’assemblée délibérante et de ce fait au public.
• la Direction du Budget ;
• la Direction de la Coopération économique et financière ;
• la Direction de la Solde, des Pensions et Rentes viagères ;
124
Au titre de la coordination des travaux du comité, la Direction du Budget prépare, en fin avril,
à la signature du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, un projet de convocation
des structures membres à la réunion de lancement du processus.
A la suite de cette réunion de lancement, la Direction du Budget reçoit, dans la semaine qui
suit, les contributions attendues, et procède à leur synthèse, en s’appuyant sur le canevas
validé par l’autorité et conforme aux dispositions de l’article 51 de la LOLF.
L’avant-projet de DPBEP préparé par la Direction du Budget est ensuite soumis à la validation
du comité technique. Un projet est ensuite transmis à l’autorité pour approbation.
Une fois validé et approuvé, le DPBEP est considéré comme finalisé et est transmis, au plus
tard en fin mai, au Secrétariat général du Gouvernement, pour examen par le Conseil des
Ministres.
Après son adoption par le Conseil, il est déposé à l’Assemblée nationale, en vue de la
préparation du DOB, entre le 15 et le 30 juin.
Au Sénégal, le DPBEP, tel que défini par la nouvelle LOLF, est élaboré annuellement depuis
2013 (DPBEP 2014-2016). Il a fallu cependant attendre l’année 2014 (DPBEP 2015-2017),
pour assister à la tenue du premier DOB organisé en zone UEMOA (30 juin 2014).Depuis
cette date historique, le DPBEP, à l’instar de la loi de finances initiale, constitue un des temps
forts du processus budgétaire.
125
VI. TABLEAU SYNTHETIQUE
CP CP CP AE CP AE CP AE CP
P1
P2
P3
V. ANNEXES
P1 Action 1 Activité 1
Action 2 Activité 2
Action n Activité n
P2 Action 1 Activité 1
Action n Activité n
Pn Action 1 Activité 1
Action n Activité n
P1
P2
Pn
126
4. Dispositif de suivi-évaluation
Objectifs Résultats Situation de base Valeurs cibles
Programme spécifiques attendus Indicateurs Année Année Année Année Année Année
n n+1 n+2 n n+1 n+2
P1
P2
Pn
P1
P2
Pn
127