Examen Promotion Ingénieur Territorial
Examen Promotion Ingénieur Territorial
ÉPREUVE D’ADMISSIBILITÉ :
L’établissement d’un projet ou étude portant sur l’une des options choisie par le
candidat, au moment de son inscription, parmi celles prévues à l’annexe du décret
n°2016-206 du 26 février 2016.
Durée : 4 heures
Coefficient : 5
Vous ne devez faire apparaître aucun signe distinctif dans votre copie, ni votre nom ou
un nom fictif, ni initiales, ni votre numéro de convocation, ni le nom de votre collectivité
employeur, de la commune où vous résidez ou du lieu de la salle d’examen où vous
composez, ni nom de collectivité fictif non indiqué dans le sujet, ni signature ou paraphe.
Sauf consignes particulières figurant dans le sujet, vous devez impérativement utiliser
une seule et même couleur non effaçable pour écrire et/ou souligner. Seule l’encre noire
ou l’encre bleue est autorisée. L’utilisation de plus d’une couleur, d’une couleur non
autorisée, d’un surligneur pourra être considérée comme un signe distinctif.
Le non-respect des règles ci-dessus peut entraîner l’annulation de la copie par le jury.
La collectivité s’interroge sur l’acquisition d’un drone pour sa collecte de données en matière
de systèmes d’information géographique, topographie (SIG).
Question 1 (8 points)
Vous rédigerez une note à l’attention des élus sous couvert du DGS, visant à préciser les
points suivants : l’utilité des drones dans la collecte de données destinées au SIG, les
impacts sur les pratiques actuelles en matière d'information géographique et les nouvelles
pratiques à proposer le cas échéant, afin de développer la collecte de données pour le SIG.
Question 2 (6 points)
a) Quels sont les enjeux et les finalités du plan corps de rue simplifié (PCRS) ?
b) Vous préciserez les modalités de mise en œuvre du PCRS.
c) En quoi les drones pourraient-ils contribuer à la mise en œuvre d’un PCRS ?
Question 3 (6 points)
a) Quels sont les prérequis (juridiques, techniques, compétences …) pour l’utilisation des
drones et l’exploitation de leurs images par les collectivités territoriales ?
b) Vous indiquerez si le service SIG pourrait être le seul service compétent. Vous justifierez
votre réponse.
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Document 3 : « Atelier B07 : les drones » – EIDOS64 – 9ème édition de la journée du
numérique (2017) – 11 pages
Document 8 : « Arrêté relatif à la conception des aéronefs civils qui circulent sans
personne à bord, aux conditions de leur emploi et aux capacités
requises des personnes qui les utilisent » – [Link] – 17
décembre 2015 – 17 pages
Document 9 : « Plan corps de rue simplifié (PCRS). Un fond de plan unique pour les
travaux à proximité des réseaux enterrés sensibles » – Le Mans
Métropole-SIEEEN – [Link] – 17 juin 2016 – 2 pages
Certains documents peuvent comporter des renvois à des notes ou à des documents non
fournis car non indispensables à la compréhension du sujet.
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[...] DOCUMENT 1
« Drones et photogrammétrie : survol technique et réglementaire » (extrait) – Benoît GREUZAT –
Revue Géomètre n°2150 – Septembre 2017
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DOCUMENT 2
FAUT-IL AVOIR
PEUR
DOSSIER : FAUT-IL AVOIR PEUR DES DRONES ?
DES DRONES ?
Hier objets de fiction et de fantasmes, les drones ont fait aujourd’hui leur entrée dans la « vraie vie ».
Militaires, ils se déploient en Afghanistan ou au Pakistan. Civils, ils servent de joujoux aux grands enfants,
quand ils ne sont pas utilisés comme outils de surveillance. Bref, ils investissent petit à petit un ciel déjà bien occupé.
Quelles sont les conséquences de leur prolifération sur nos activités aériennes de loisir ?
Que dit la loi ? Et, surtout, à quoi s’attendre dans les années à venir ?
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Faut-il avoir peur des drones ?
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sujet… Nicolas Vaunois vous donne des informations détaillées et pratiques.
C
e qui semblait de la science-fiction sans risquer la vie
il y a quelques années encore d’un pilote. Les
devient aujourd’hui réalité. Les militaires américains
avions sans pilotes, dirigés à distance ou maîtrisent peu à peu
Les drones par l’intelligence artificielle, arrivent peu à ce concept depuis
peu dans notre espace aérien. Problème : les guerres de Corée
ne savent pas avec une vision qui se limite, dans le
meilleur des cas, à une caméra
et du Vietnam, et
l’armée française dispose déjà de toute L’Harfang, de conception
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Dossier
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sujet… Volez ! vous donne des informations détaillées et pratiques.
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Faut-il avoir peur des drones ?
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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sujet… Volez ! vous donne des informations détaillées et pratiques.
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Faut-il avoir peur des drones ?
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sujet… Nicolas Vaunois vous donne des informations détaillées et pratiques.
que les avions pilotés ! Une marche Veiller au grain. L’enjeu est grand et
forcée vers la cohabitation qui devra se les pressions multiples. Les représentants
faire en seulement trois ans et demi, la de l’aviation légère devront être vigilants sur
FAA devant « s’assurer de la sécurité des le nombre et l’emplacement de ces zones
systèmes et des procédures de afin que le ciel français ne soit pas bloqué À lire !
navigation » en matière de prévention des par une poignée d’aéronefs. Mais rassurez- Pour en savoir plus sur les
collisions. vous, personne ne souhaite voir les cartes drones, leur développement,
En France, un nouvel arrêté est en cours recouvertes d’un réseau de zones leur exploitation, leurs
d’étude. Il assouplirait quelque peu les réservées et tout le monde est conscient enjeux, etc. n’hésitez pas à
conditions d’exploitation des vols « hors de la problématique ! L’intégration des consulter gratuitement le
vue » pour le travail aérien, de jour, à drones dans le trafic aérien commercial compte-rendu de
moins de 50 m du sol (et 150 m pour les évoluant aux instruments se fera conférences sur le sujet
poids plumes de moins de 2 kg disposant probablement assez rapidement. Pour ce organisées par l’ONERA :
d’une autorisation particulière), hors zone qui est des VFR, il faut surtout espérer que [Link]/conferences/
peuplée, et à distance respectable des la technologie évoluera vite afin qu’un drones
aérodromes et terrains ULM. Il est système permettant de « détecter et éviter » • Vous pouvez également
également envisagé qu’il n’y ait aucune voie le jour et que le problème des drones accéder au PDF réalisé par
restriction pour les drones d’État n’en soit plus un. Car il est certain que le Pôle Pégase disponible
effectuant des missions de secours, de dans les futures discussions, les exploitants sur [Link]/
police, etc. Mais le vol « hors vue » de des drones civils auront plus de poids que documents/Documents/
loisir ne sera pas autorisé, à moins qu’une les usagers de loisir. Il serait dommage que moteur_innovation/
deuxième personne équipée d’une double ces derniers doivent encore une fois subir [Link]
commande ne garde le contact visuel sur des contraintes pour le bénéfice des
l’appareil (200 m maxi). autres…
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DOCUMENT 3
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG – Agence Publique de Gestion Locale 64
DRONES
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG – Agence Publique de Gestion Locale 64
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DRONES
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG – Agence Publique de Gestion Locale 64
CARTES DE VOL
V
GPS MK
Navi-Ctrl V2
Flight-Ctrl V3
Flight-Ctrl V2
BL-Ctrl
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG – Agence Publique de Gestion Locale 64
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CARTES DE VOL
1. GPS avec bouclier, capte les satellites GPS, GLONASS et BEIDOU
2. Carte Navi-Ctrl :
- Interprète les données reçues par le GPS
- Détermine la position dans l’espace du drone
- Stocke le plan de vol programmé (waypoints)
- Intègre un compas
- Gère le FailSafe et le Coming Home
- Enregistre les paramètres de vol sur carte SD (obligation réglementaire : enregistrer les 20
dernières minutes)
Elle transforme les données de position dans l’espace envoyées par la Navi-Ctrl, ajoute le
traitement de ses propres mesures et fournit des consignes de gaz à la carte de gestion des
moteurs BL-Ctrl
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG – Agence Publique de Gestion Locale 64
EQUIPEMENTS DE VOL
-> Les assistances au
u vol
ol
• MODE GPS :
– Désactivé : le drone dérive selon le vent
– Activé : le drone reste automatiquement en stationnaire (contre l’effet du vent)
– « Activé + » : retour DIRECT au point de décollage ou départ du vol programmé
• MODE ALTITUDE :
– Off = le pilote contrôle l’altitude en mode manuel
– On = sans action du pilote, le drone maintient automatiquement son altitude
• FAIL SAFE :
– Systéme de sécurité en cas de perte de liaison radio ou de batteries trop faibles
-> La télémétrie
- Retour d’informations des données de vol sur la télécommande et le PC
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CAPTEURS
NACELLE MATRICO
• 800 BILLES
• GPS DEDIE
• COMPTAGE LASER
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NACELLES
Possibilités : 1 axe (Tilt), 2 axes (Tilt et Roll) ou 3 axes (T,R et Pan)
2 types :
- Nacelle servos
Légèreté
Facilité de réglage
Polyvalence de la charge utile
- Nacelle Brushless
Stabilisation
Précision
Angles de débattement
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PERIPHERIQUES
Drone Sol
Ecran de retour
Emetteur Vidéo
vidéo
Emetteur/Recepteur Télécommande /
radio Télémétrie
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REGLEMENTATION
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG – Agence Publique de Gestion Locale 64
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ge édition ~
joum4oedunumérlque N
1 REGLEMENTATION 1
~ Direction de la Sécurité
~ ....... "-«•leM r..... -.on.
...
1~
La notion d'exploitant :
Un aéronef ne peut être utilisé dans le cadre d'activités particulières que si une personne
morale (société, association, ... )ou physique a été définie comme responsable des
opérations. L'exploitant n'est pas forcément le télépilote
L'exploitant doit documenter son activité avec le MAP {Manuel d'Activité Particulière)
Le MAP présente l'organigramme, les responsabilités, les activités, les matériels, les
programmes de formation pour les centres de formation, etc
w Il faut également une assurance, et les autorisations en fonction des zones de vol (53,
CTR, dérogation vol de nuit, ...)
ge édition ~
joumeodunurntrlque N
SCENARIOS
~~25Kg ~
15Dm
w ,
" 2DDmliJit-
Â='
PYRENEES
ATLANTIQUES
IIM!tpjjii#'M'
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG- Agence Publique de Gestion Locale 64
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ge édition ~
joumt-edun\Jmérlque N
SCENARIOS
~~
•
2Kg ·-··-· ---· 150m max
ou 150Kg ·-·-···-··---··· SOm max
w 1000m . .
 ?
PYRENEES
ATLANTIQUES
IIM!U1$11:11DI
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG- Agence Publique de Gestion Locale 64
ge édition ~
jouméodunumérlque N
SCENARIOS
~~
8Kg Â
150m
w
-
= P....?
PYRENEES
;; _. ATLANTIQUES
IIM+lJR111j:IIDI
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG- Agence Publique de Gestion Locale 64
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ge édition ~
joum4oedunumérlque N
SCENARIOS
~~ 2Kg .Â.
150m
w
Jérôme Tapie, Administrateur réseau, responsable projet SIG- Agence Publique de Gestion Locale 64
w • Triathlon de Baudreix
Â='
PYRENEES
ATLANTIQUES
IIM!tpjjii#'M'
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PHOTOGRAMMETRIE
Définition : La photogrammétrie est une technique permettant de
déterminer les dimensions et les volumes des objets à partir de mesures
effectuées sur des photographies montrant les perspectives de ces objets.
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PHOTOGRAMMETRIE
Exemple d’un projet : Modélisation 3D de l’église de Bétracq :
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PHOTOGRAMMETRIE
Quelques exemples :
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THERMOGRAPHIE
Survol d’habitations à Lescar dans le cadre d’un audit de déperditions énergétiques :
Vidéo de la captation
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AUTRES USAGES
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Questions …
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DOCUMENT 4
[Link] – 13 juin 2016
Enquêtes
Le marché des drones dans l’Hexagone affiche une santé de fer. En croissance exponentielle ces
dernières années, il représentait 62 M€ en 2012, 93 M€ en 2013, près de 150 M€ en 2014 et pas moins de
288 M€ en 2015, selon des informations dévoilées dans une infographie, en août dernier, par le
constructeur tricolore Drone Volt. Soit une progression stratosphérique de 364 % en seulement 3 ans. À ce
jour, à en considérer les statistiques compilées par la Fédération professionnelle du drone civil, le territoire
compterait 650 sociétés spécialisées,1 600 télépilotes certifiés, 70 écoles, 35 constructeurs et plus d’un
millier de drones civils en exploitation commerciale à des prix par appareil qui s’échelonnent de 3 000 € à
plus de 20 000 €. La France, consciente de ce potentiel florissant et de la troisième place qu’elle occupe
actuellement sur le podium mondial, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni, se montre très attentive
envers la filière et cette multiplication des drones dans les airs tricolores. Le gouvernement, par la voix de
son secrétaire d’État chargé aux Transports, André Vidalies, a tenu à affirmer son adhésion et son soutien
envers cette nouvelle technologie dont il prévoit un triplement du chiffre d’affaires d’ici à trois ans.
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sols, venait d’être annulé par le tribunal administratif pour vice de forme. La municipalité a souhaité
communiquer à ce sujet pour informer en toute transparence des raisons de cette décision judiciaire, et
du futur de l’urbanisme dans la ville » rajoute Stéphane Vinuesa.
Diagnostics géothermiques
La réalisation de diagnostics géothermiques à infrarouge se répand de plus en plus auprès des collectivités
locales. Le drone peut en effet plus aisément dresser le bilan énergétique d’un bâtiment, d’une habitation
ou d’un local et établir les déperditions de chaleur en vue de travaux d’isolation à initier. Un moyen efficace
à l’heure où les prix de l’énergie ne cessent d’augmenter. La ville de Chelles, en collaboration avec la
DRIHL - direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement, GRDFet l’Office
public de l’habitat de Chelles, Marne et Chantereine Habitat, avec l’appui de l’AORIF - l’Union sociale pour
l’habitat d’Île-de-France, a justement décidé en 2014 de lancer cett e expérience innovante pour défnir une
stratégie de rénovation énergétique pour des bâtiments résidentiels collectifs. La région s’est fixée comme
objectif ambitieux de rénover énergétiquement 125 000 logements privés et sociaux par an d’ici à 2020. La
ville de Besançon a également initié un vol par drone de diagnostics géothermiques en décembre dernier.
Topographie
Dernier usage, mais pas le moins employé pour autant, les drones se mettent au service des
collectivités pour réaliser des plans topographiques 2D et 3D à différentes échelles. Dans la même
optique, ils sont également en capacité d’élaborer des modèles numériques de terrain, des calculs de
cubatures, de réserves ou encore des intégrations paysagères dans un monde virtuel en 3D.
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Notre appareil est télépiloté. Nous possédons un ordinateur dans lequel nous enregistrons le secteur et la
zone de vol. Le drone décolle ensuite pour effectuer le plan de vol que nous lui avons indiqué et revient
atterrir. Aujourd’hui notre drone nous permet de répondre à des questions d’assainissement,
d’aménagement, d’urbanisme, à la topographie, à la modélisation sur des simulations d’inondations ou
encore à de la communication ».
Une réglementation plus souple mais toujours contraignante
L’usage de drones dans le ciel français est strictement encadré par la DGAC – direction générale de
l’aviation civile. Elle fournit aux opérateurs, collectivités comme privés intervenant dans un cadre
professionnel, plusieurs règles à respecter parmi lesquelles celles de la vie privée, édictées tout d’abord en
avril 2012 puis étendues dernièrement le 17 décembre 2015. « Les drones de loisir doivent prudemment
rester dans l’enceinte de leur domicile privé, c’est très clair. Nous possédons un peu plus de liberté avec
quelques critères à observer, explique Gwendal Bocher du Pays de Guingamp. Nous devons déclarer
auprès de la DGAC un MAP - Manuel d’activité particulière - qui détermine les types d’opérations que nous
effectuons avec l’appareil.
Nous devons ensuite suivre des scénarii imposant des zones de vol, des hauteurs et des distances à
honorer ». Ainsi la zone S-1 correspond à des vols hors de lieux peuplés, à vue, à moins de 100 m du
télépilote. La zone S-2 concerne des vols, hors vue directe, hors territoires peuplés, à une altitude de moins
de 50 m. La zon S-3 réglemente les vols en agglomération à moins de 100 m du télépilote. Enfin, la zone
S-4 représente les vols de photographie, surveillance, hors vue directe et en dehors de lieux peuplés.
« Nous sommes obligés d’être équipés de plusieurs gammes de drones car le poids d’un appareil ne peut
pas excéder 8 kg en agglomération et doit être doté d’un parachute alors que les contraintes sont moins
restrictives en milieu rural sans habitation survolée » explique Stéphane Vinuesa, président et cofondateur
de MLV Drone. Pour tous les vols en agglomération, une demande doit être transmise à la préfecture et des
lieux de survol doivent être bloqués ou sécurisés. « La réglementation est maintenant davantage en faveur
des drones. Jusqu’à récemment, pouvoir décoller tenait d’un véritable parcours du combattant et d’une
bataille administrative, nécessitant diverses autorisations à des instances qui mettaient parfois des
semaines à répondre. Ce qui n’était pas du plus efficace avec nos clients qui patientaient, déplore Joël
Olivié de Drones Images. Même encore aujourd’hui, il est impossible de planifier un vol pour le lendemain.
Toutefois, il est possible d’effectuer une simple déclaration en banalisant un jour précis, à une heure
précise, en remplissant et en envoyant un exemplaire cerfa à la préfecture, qui a ensuite 5 jours ouvrés pour
répondre. Si, le jour venu, le temps se gâte, il faut reporter le décollage et recommencer toute la procédure
de déclaration ». Ainsi, pour réserver un drone pour une mission de trois jours, trois demandes doivent être
envoyées, même si le client reste identique. « Malgré quelques incertitudes et zones de flou qu’il faudra
éclaircir, la réglementation évolue vite et de façon appréciable. Courant 2016, un guide pédagogique
complet sera édité pour améliorer l’information des opérateurs et des usagers. Il est très attendu » conclut
Stéphane Vinuesa de MLV Drone.
Liorah Benamou
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DOCUMENT 5
Aménagement numérique
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« Qu’importe d’où vient le vent si tu ne sais où est le port », Sénèque
Bien connaître le territoire de son EPCI ou de sa commune est essentiel pour en faire un
diagnostic fiable et réaliste, pour mieux le gérer ou tout simplement pour mieux l’aménager.
Les nombreux intervenants publics ou privés, ainsi que les interactions entre les acteurs
locaux font de nos villes des territoires complexes. Les outils cartographiques, tels que les
systèmes d’informations géographiques (SIG), la 3D ou le Building Information
Modeling (BIM), permettent une aide concrète et efficace.
DAO, CAO, BDU, SIG, 3D, BIM sont des sigles abscons, mais représentent en réalité une
multitude d’outils d’aide à la gestion et à la décision. Par nature outils stratégiques, ils
permettent d’identifier son patrimoine, connaître les opportunités foncières pour développer
sa ville et maîtriser son développement face aux autres acteurs publics ou privés tels que les
gestionnaires de réseaux.
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Diversité des applications rendue possible grâce à la cartographie.
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Connaître son territoire pour mieux le faire évoluer
Pour débuter tout projet cartographique et connaître son territoire, il est nécessaire de mettre
en commun un référentiel géographique fiable et régulièrement mis à jour. Des sources de
données existent sur étagère grâce à l’IGN ou la DGFIP (cadastre). Ce sont des gisements
d’informations importants pour percevoir le territoire, mais insuffisants selon l’échelle du
territoire. Les vues aériennes verticales (orthophotographies) sont également une base de la
cartographie d’un secteur. Exhaustives, ces photos peuvent atteindre des précisions de 5 cm
pour des sommes raisonnables. Le déploiement de drones offre, sur des zones plus
restreintes, un nouvel atout pour les collectivités.
Mais un fond de plan n’est pas suffisant pour bien appréhender son territoire. Les données
métiers sont nécessaires pour analyser un phénomène ou pour piloter son activité. Nous le
voyons particulièrement dans la gestion des réseaux, que nous verrons plus bas, mais aussi
pour la gestion du mobilier urbain. Avec les technologies mobiles, l’agent sur le terrain peut
avoir sa liste d’éléments à contrôler ou réparer (bancs, poubelles, espaces verts,
candélabres, etc.) directement sur une carte sur sa tablette ou smartphone, reliée au
système d’information de la collectivité. C’est un gain de temps énorme, puisque
l’information vient du citoyen ou du responsable vers l’agent, sans repasser à l’atelier. Si
l’agent est connecté, le contrôle est lui aussi facilité, car l’information de la réalisation est tout
de suite envoyée.
Le patrouilleur vérifie les signalements effectués par les usagers sur le terrain. Celui-ci fait ensuite un
rapport aux services concernés.
La cartographie est aussi prégnante dans la gestion des cimetières. Avoir un plan de son
cimetière avec le nom des défunts, le numéro et la durée des concessions est souvent un
luxe dans les communes de taille modeste. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises
fournissent ce type d’outil, et il existe même au format ouvert auprès de l’Adullact.
Autre exemple sur ce point, la TLPE est un impôt facultatif sur les enseignes, les pré-
enseignes et les dispositifs publicitaires. Le recensement géographique des panneaux est
une condition sine qua non de l’instauration et du contrôle de cette taxe si une collectivité
souhaite l’instaurer.
Percevoir son territoire, c’est aussi répondre à une problématique de nombreuses
collectivités. Celle d’avoir une connaissance précise de son patrimoine bâti ou foncier. Le
SIG a ce potentiel de regrouper en un seul outil la liste des propriétés, des bâtiments de la
collectivité ou des bailleurs, leurs plans, et les actes. Cet observatoire foncier est un véritable
outil de gestion du foncier, du patrimoine ou de l’habitat.
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Aménager en tenant compte des atouts et des contraintes territoriales
C’est une réalité depuis les années 1990 et les numérisations du cadastre. Dans les
collectivités, le SIG est souvent découvert à partir de la cartographie, mais il l’est aussi grâce
à la possibilité de consulter le plan cadastral et les matrices associées. La diffusion
sécurisée des informations sur les propriétés privées est largement répandue dans les
communes par le biais de leurs EPCI. Elle nous donne une information capitale à tout
aménagement ultérieur : à qui appartient le terrain !
Depuis 2015 et la fin de l’instruction des autorisations d’urbanisme par les services de l’État,
cet outil est complété par la gestion des dossiers d’urbanisme. L’application du droit des sols
en est facilitée, puisqu’en cliquant sur la parcelle du projet, l’élu ou l’instructeur peut avoir
l’ensemble des règlements à appliquer (PLU, PPRI, PPRT, servitudes, etc.). Utile pour
l’instruction des certificats d’urbanisme, les fameux CUa ou CUb, le SIG évite de manipuler
de nombreux documents et, surtout, d’oublier d’appliquer un règlement. Autre avantage, cet
outil permet d’avoir la synthèse cartographique de l’évolution des demandes d’urbanisme,
d’analyser la consommation d’espaces par l’urbanisation et donc de respecter, quand il
existe, le programme local d’habitat (PLH).
En urbanisme, après les lois Grenelle et Alur, l’État a lancé un nouveau portail centralisé
d’accès aux documents d’urbanisme (PLU, servitudes, etc.). L’ordonnance du 20 décembre
2013 fixe pour les collectivités territoriales deux échéances importantes dans la mise en
œuvre du géoportail de l’urbanisme. Depuis le 1er janvier 2016, toutes les révisions de
document d’urbanisme doivent être numérisées au standard CNIG. Puis au 1er janvier 2020,
seul ces mêmes documents numérisés présents dans le géoportail de l’urbanisme seront
opposables. C’est un changement majeur pour les communes habituées à leurs documents
papiers en mairie et une ouverture importante vers les habitants. Pour contrôler les
prestations de numérisation, ainsi que pour interroger ces documents, la présence d’outils
SIG est maintenant nécessaire dans les communes.
La gestion du PLU sur un outil cartographique permet d’offrir la vision globale de la
commune, et la bonne compréhension des espaces et des règlements. C’est une aide
précieuse à la décision pour l’instruction des dossiers, mais aussi pour prévoir les futurs
aménagements. Connaître son secteur géographique, en plan (2D) ou en 3D, permet de voir
les interactions, les évolutions et les besoins d’un territoire, et d’éviter les erreurs
d’aménagement.
Au XVIIIe siècle, Voltaire l’avait bien compris : « avant ce temps, la topographie était si
confuse, que, la veille de la bataille de Fontenoy, on examina toutes les cartes du pays, et on
n’en trouva pas une seule qui ne fût entièrement fautive ; si on avait donné de Versailles un
ordre positif à un général peu expérimenté de livrer la bataille et de se poster en
conséquence des cartes géographiques, comme cela est arrivé du temps du
ministre Chamillart, la bataille eût été infailliblement perdue ».
Focus
Aménageons en 3D
L’expérience montre qu’un plan papier ou technique est souvent plus difficile à comprendre
pour un non-initié qu’une visualisation 3D. Ces quinze dernières années, la 3D s’est
démocratisée au cinéma ou sur nos téléviseurs, mais aussi dans nos collectivités en
proposant des maquettes numériques de nos villes. La 3D est un véritable outil d’aide à la
décision et à la concertation. Au Havre, près de 400 projets ont été modélisés, puis diffusés
aux élus ou aux habitants pour faciliter la décision et le dialogue. Cette visualisation
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tridimensionnelle permet de voir les interactions entre les différents projets, d’éviter les
erreurs, de mieux visualiser les projets et donc de mieux les comprendre. Aujourd’hui, le BIM
ou les CIM sont de nouveaux outils pour des villes intelligentes et qui nous aident à mieux
gérer notre territoire.
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Focus
Cartographie et concertation
La ville de Rennes a lancé le site [Link] qui permet aux habitants de participer
librement et facilement aux débats et discussions (questionnaires, sondages, témoignages).
À l’heure où la concertation est devenue un véritable outil pour la conduite des politiques
publiques, il n’est pas surprenant de voir les outils numériques, et notamment la cartographie
et la 3D, s’en mêler. La concertation en ligne permet de toucher plus largement les habitants,
ainsi qu’une population active qui n’a pas toujours le temps de venir aux réunions de
concertation classiques. Cette population est habituée aux usages du web, et peut
parfaitement comprendre un projet via des cartes ou encore mieux via la réalité virtuelle en
3D. De Montréal à Rennes, ces outils ont fait leurs preuves. Ils permettent une meilleure
compréhension des projets. Ils offrent de nouvelles façons de dialoguer entre les habitants et
leurs collectivités. La cartographie est partout : de la réunion publique jusque dans nos
salons!
La planification et l’analyse des itinéraires, la localisation et le suivi des flottes de véhicules
ou l’inventaire des infrastructures sont des analyses qui sont également utiles pour la gestion
des déchets.
Dans ce domaine, le SIG offre la possibilité de connaître, par exemple, la répartition
géographique des points d’apport volontaire et des déchetteries ou d’optimiser les tournées
de ramassage. Avec le transport, la gestion des déchets représente concrètement pour les
habitants l’action des EPCI. Cette image forte demande que leur gestion soit optimisée pour
le bien-être des résidents des territoires.
L’amélioration de la vie quotidienne des habitants est un des nombreux objectifs des
collectivités. Pour ce faire, des communes et des EPCI de plus en plus nombreux mettent en
œuvre sur leur site web, un plan de ville interactif basé sur leur SIG. Cet outil permet non
seulement de communiquer sur son territoire, mais aussi d’informer les usagers de la
présence des nombreux équipements mis à leur disposition. Ainsi, les habitants peuvent
connaître l’emplacement du point d’apport volontaire le plus proche, ou le nombre de
canisites sur son parcours habituel. La collectivité peut aussi mettre à disposition les
parcours de découverte de son patrimoine, les boucles de randonnée ou tout simplement le
plan des pistes cyclables.
Le SIG est un apport indéniable dans la sécurité des territoires. En effet, la cartographie des
délits saisie par la police municipale permet, avec l’aide de la police nationale, de mieux
quadriller l’agglomération, et de mieux répartir les forces de l’ordre. D’autre part, comme il l’a
déjà été évoqué précédemment, la connaissance précise des communes est cruciale pour la
sécurité des habitants. La création d’une base d’adresses fiable et exhaustive des
47/81
collectivités est nécessaire aux services de sécurité (pompiers, Samu ou police) pour
intervenir avec efficacité pour le bien de tous.
Focus
Cartographier l’accessibilité
Les informations relatives à l’accessibilité de la voirie, des bâtiments et des espaces publics sont
visualisables grâce à un outil cartographique en ligne sur le site de l’agglomération du pays de Lorient.
Il indique par le biais de trois couleurs (vert, orange et rouge) le niveau d’accessibilité pour les
personnes en situation de handicap. À cette géolocalisation s’ajoute une application permettant le
calcul d’itinéraire, un « Mappy de l’accessibilité » développée en partenariat avec la société
Handimap.
La loi de 2005 sur l’accessibilité des espaces et des équipements publics impose aux
collectivités de revoir leurs politiques d’aménagement, afin de permettre à tous de vivre dans
l’espace commun. Dès lors, comment faire pour recenser des centaines de kilomètres de
voirie et des bâtiments recevant du public ? La cartographie a un rôle important dans le
diagnostic territorial. Le SIG est mis à profit pour cette tâche, mais aussi pour élaborer la
planification des travaux. L’exemple de Lorient est révélateur : en utilisant les données
géographiques, un schéma directeur d’accessibilité cohérent a été créé. Ces nombreuses
informations collectées, il est nécessaire de les diffuser aux principaux intéressés. Là
encore, la diffusion passe par une carte interactive, qui offre la possibilité de faire vivre la
donnée grâce aux usagers.
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DOCUMENT 6
Equipement
Christophe Fouquin/FOTOLIA
Chiffres-clés
Avantage : outre leur capacité de déplacement, les drones permettent de visualiser des
points hauts jusqu’alors inaccessibles.
Inconvénients : offre matérielle pas toujours adaptée. Côté services, le secteur est encore
trop peu structuré.
C’est ce qu’on appelle un succès exponentiel ! En France, il s’est vendu 100 000 drones en
2014, selon l’institut GFK. L’année suivante, le chiffre est passé à 286 000, puis à 416 000
acheteurs en 2016. Autant de personnes qui s’amusent chaque dimanche avec un aéronef
télécommandé en se demandant, pour les plus audacieux, s’ils ne pourraient pas en tirer un
bénéfice d’un point de vue professionnel. Si l’on en croit la prolifération d’entreprises
spécialisées et les investissements consentis par de grands groupes du secteur traditionnel,
la réponse est oui.
Côté photos, de nouveaux communicants proposent ainsi de mettre en valeur la ville sous un
angle inédit. A l’image d’Airbus, avec son taxi volant Vahana, d’autres imaginent des usages
plus sophistiqués et futuristes. Entre ces extrémités, un vaste champ des possibles.
Drone inspecteur
Un drone a d’abord la capacité de relier deux points en ligne droite, sans présence humaine.
Une caractéristique qu’exploitent des acteurs aussi différents que les forces armées ou des
spécialistes de la livraison, comme Amazon. En France, La Poste « ne pouvait pas ne pas
examiner cette technologie », explique-t-on en interne. Avec la société Atechsys, l’opérateur
de services postaux multiplie les tests sur une ligne qui relie, dans le Var, les communes de
Pourrières (4 900 hab.) et de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (15 800 hab.). Les deux
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partenaires ont créé un terminal de livraison pour sécuriser le décollage et l’atterrissage de
l’engin. Pour autant, les 73 000 facteurs ont encore de beaux jours devant eux, La Poste
n’ayant pas l’intention d’utiliser des drones pour livrer ses colis dans les jardins ou sur les
balcons. Elle envisage, en revanche, d’en faire un outil pour désenclaver les territoires
difficiles d’accès, pour lesquels les temps de parcours sont démultipliés. L’option drone
pourrait par ailleurs être intéressante en cas d’urgence, après une crue ou un éboulement.
D’autres structures cherchent à mettre le drone au service de leur métier de base. Dans les
Landes, le spécialiste de l’éradication des nids de guêpes et de frelons, LGF, a ainsi
développé le Spray Hornet, capable de pulvériser un insecticide en hauteur, en
remplacement de perches télescopiques qui ne suffisent pas toujours. Parallèlement, des
bureaux d’études s’équipent pour évaluer l’état de digues sur le littoral, de bâtiments ou
d’ouvrages d’art dont l’accès est complexe. Ces diagnostics sont difficiles à réaliser au sol, et
le recours à un drone est moins onéreux et plus précis que la location d’un hélicoptère ou
l’acquisition d’images satellite. Le champ d’application des drones semble sans limite, par
exemple si on l’équipe d’une caméra thermique, comme l’a fait la ville de Beauvais pour
évaluer et corriger le fonctionnement de la canalisation installée sous son terrain de sport
chauffé.
Quelle viabilité ?
A Vénissieux (62 600 hab., Rhône), la société Dalkia réalise, avec le même outil, une
analyse thermographique de l’ensemble du réseau de chaleur. Un travail commandé par la
ville, dans le cadre du renouvellement de sa délégation de service public (DSP). Doté d’un
capteur infrarouge, l’aéronef a visualisé, sur 6 kilomètres, une centaine de points chauds
dont dix se sont avérés de vrais points de faiblesse. Pour en être sûr, les images sont
croisées avec d’autres informations, comme la présence d’équipements créant des
différentiels de température.
La technique demande encore à être perfectionnée tant côté matériel, puisque les caméras
thermiques n’ont pas été conçues pour être embarquées par des drones, que côté services.
Peu de prestataires ont la double casquette « thermographe » et « pilote de drone ». Pour
les utilisateurs professionnels, la réglementation semble par ailleurs perfectible. Notamment
parce qu’elle interdit le survol des populations. A Vénissieux, des policiers municipaux ont dû
suivre l’engin pour garantir un périmètre de sécurité pendant l’intervention. En outre, la
nécessaire demande d’autorisation aux autorités aériennes ne permet pas de gérer les
situations d’urgence. « Sans changer la loi, il y a sans doute des efforts à faire en matière de
réactivité et de flexibilité pour délivrer les autorisations administratives », reconnaît la
députée (PS) de Seine-Maritime, Marie Le Vern.
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Focus
« Mieux encadrer l’activité sans paralyser le secteur »
« Les drones sont souvent pilotés par des néophytes. La loi relative au renforcement de la
sécurité des drones civils, votée en octobre 2016, a donc d’abord une vertu pédagogique.
Elle impose, par exemple, la présence d’une notice réglementaire dans l’emballage du
produit. Elle interdit par ailleurs le survol de sites sensibles et impose des signaux lumineux
et électroniques aux modèles de plus de 800 grammes. On marche sur des œufs. Car
l’enjeu est de mieux encadrer l’activité sans paralyser le secteur qui crée des emplois et qui
est très innovant. »
Malgré ces réserves, le gain d’une telle opération est évident : « On décèle les
dysfonctionnements en analysant les différentiels de débit ou de température entre deux
points, mais nous sommes très imprécis, si bien que nous pouvons être amenés à intervenir
sur plusieurs centaines de mètres alors que seuls 20 mètres posent problème », note
Nicolas le Ru, pilote de ce projet chez Dalkia… qui garde les pieds sur terre. « Le procédé
est trop récent pour évaluer sa viabilité », reconnaît-il. Difficile pour le moment de savoir si
c’est une prestation de plus à prévoir pour la collectivité en début de DSP ou si le drone peut
devenir, à terme, un outil de l’exploitant qui choisira de l’utiliser de son plein gré pour gagner
en efficacité. L’opération de Vénissieux a un mérite plus inattendu. Certaines canalisations
ont plus de quarante ans et les plans qui indiquent leur tracé ne sont pas toujours fiables. Ce
travail est l’occasion de les redéfinir. Et donc de répondre à la réglementation qui exige une
cartographie du sous-sol à 40 centimètres près.
Applications 3D
Plus globalement, le monde des systèmes d’information géographique (SIG) commence à
s’intéresser de près aux drones, comme l’entreprise Esri qui a développé un logiciel
spécifique (Drone2Map) pour intégrer des images 2D ou 3D à son SIG. Parmi ses premiers
utilisateurs, la région Centre – Val de Loire (2,57 millions d’hab.) l’a testé pour gérer les 1
235 arbres du domaine de Chaumont-sur-Loire (1 100 hab., Loir-et-Cher). Jusqu’alors, pour
savoir lesquels élaguer ou bichonner, « on les numérotait et on utilisait des tableaux Excel
avec des coordonnées x ou y relevées sur le terrain, explique Agathe Lazko, chargée de
mission à la région. Ce travail manquait de précision ». La combinaison des images par
drone et du SIG permettra au contraire aux jardiniers de visualiser l’historique des
interventions et des diagnostics. Puis d’intégrer de nouvelles données. Parmi les critères à
prendre en compte : la vigueur de l’arbre, ses paramètres mécaniques, son potentiel de
croissance, la présence de racines arrachées… Grâce à une résolution à 2 centimètres près,
le passage régulier d’un drone pourrait parallèlement permettre de suivre la croissance de
certains spécimens. « A la région, cet outil nous servira à anticiper budgétairement les
interventions », se félicite Agathe Lazko.
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Focus
Un investissement vite rentabilisé, aux usages multiples
Nicolas Schockaert, directeur des systèmes d’information
[Beauvais (Oise) 54 700 hab.]
Et si le drone devenait un équipement comme un autre, à ranger sur une étagère entre le
taille-haie et la décolleuse à papier peint ? C’est le pari de la ville de Beauvais, qui s’en est
offert un il y a un an, pour 25 000 euros. La somme paraît rondelette. « Elle est largement
amortie », calcule Nicolas Schockaert, directeur des systèmes d’information de la commune.
Comptant dans ses rangs deux agents possédant le brevet théorique nécessaire au pilotage
d’un modèle professionnel, la collectivité comptait sur l’outil pour réaliser des visites
techniques de bâtiments nécessitant un cordiste ou une location de nacelle (facturée en
moyenne 1 200 euros par jour). Et, de fait, plusieurs vols ont permis de vérifier l’état de
toitures ou de repérer des éléments d’architecture défaillants, entre autres sur une église où
l’affaiblissement d’une croix, présentant un danger, aurait été difficile à constater sans drone.
« Dans une école, on nous a demandé de vérifier si des objets n’étaient pas coincés dans un
chéneau », illustre Pascal Goffart, l’un des pilotes.
La commune assure aussi des missions plus inattendues. Par exemple, pour équiper un
bâtiment public d’un pont réseau, le drone a permis d’analyser plusieurs lignes de visée et
d’identifier le meilleur relais auquel se connecter. Quant au service municipal d’archéologie, il
est intéressé par la capacité de l’engin à reconstituer le relief de bâtiments (via un logiciel
spécialisé) ou à détecter des vestiges.
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DOCUMENT 7
1. OBJET DU PROTOCOLE
2. HISTORIQUE
Après une montée en puissance des Banques de Données Urbaines (BDU), outils
essentiellement destinés à répondre aux besoins de gestion des services urbains, dans les années
soixante-dix, après des lois de décentralisation qui ont donné aux collectivités locales des pouvoirs
étendus et les moyens de disposer d'outils d'aide à la décision de plus en plus simples d'utilisation,
dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, le groupe de travail « RGE en zones urbaines
denses » du CNIG, a préconisé dans son rapport final de février 2002 3 de constituer un « levé de
corps de rue » afin de faciliter la gestion du domaine public.
D'un point de vue législatif, la loi du 17 décembre 2009 relative à la lutte contre la
fracture numérique dite « loi Pintat4 », puis la loi Grenelle 2 du 12 juillet 20105, avaient convergé
et confirmé ce besoin d'un référentiel à très grande échelle.
1
Articles L. 554-1 à 5 et R. 554-1 à 38 du code de l'environnement, et Arrêté du 15 février 2.012. pris en application du
chapitre IV du titre V du livre V du code de l'environnement relatif à l'exécution d e travaux à proximité de certains ouvrages
souterrai ns, aériens ou subaquatiques de transport ou de distribution.
2
« DT», Déclarations de projets de Travaux, et« DICT »,Déclarations d'Intention de Commencement des Travaux.
3
Retrouvez le rapport sur le site du CNIG.
4
Loi du 17 d écembre 2.009 relative à la lutte contre la fracture numérique de Xavier Pintat (Président de la FNCCR), son
article 2.7 impose notamment à tout « maître d'ouvrage d'une opération de travaux d'installation ou de renforcement
d'infrastructures de réseaux, d'une longueur significative, sur le domaine public, d'informer la collectivité ou le groupement
de collectivités, désigné par le schéma directeur territorial d'aménagement numérique ».
\oi Grenelle 2. du 12. juillet 2.010, qui précise, dans son article 2.19, que « les travaux réalisés à proximité des réseaux
souterrains, aériens ou subaquatiques de transport ou de distribution sont effectués dans des conditions qui ne sont pas
susceptibles de porter atteinte à la continuité de fonctionnement de ces réseaux, à l'environnement, à la sécurité des
travailleurs et des populations situées à proximité du chantier ou à la vie économique ».
53/81
national, a donc émergé progressivement, au fil des besoins des collectivités, des exploitants de
réseaux, des attentes des usagers et des obligations réglementaires dictées par l'intérêt
général.
3. LE CONTEXTE
Pour les collectivités locales, les exploitants de réseaux et les différentes administrations
compétentes, la connaissance précise du patrimoine, notamment celle des réseaux qui contribuent
aux services publics, est fondamentale. Or, ces dernières ne disposent bien souvent que de plans
émanant de sources diverses, sans concordance d'échelle, de qualité et de précision inégale, ce qui
nuit à la gestion du patrimoine, la conception des projets et présente des risques lors des travaux.
L'absence d'un fond de plan commun à l'ensemble des parties-prenantes est préjudiciable à
la compréhension de l'occupation du sous-sol.
Au 1er janvier 2019, les plans des réseaux sensibles enterrés, situés en unités urbaines,
fournis par leurs exploitants en réponse aux DT et DlCT devront comporter a minima 3 points
6
géoréférencés, dans le système national de référence de coordonnées, en classe A • En 2026, ces
exigences seront applicables à ces mêmes réseaux sur l'ensemble du territoire national. Les
exploitants des réseaux, comme les collectivités territoriales, vont devoir adapter leurs outils
cartographiques pour faire face à une double gestion; celle de l'amélioration du stock
cartographique existant d'une part, et d'autre part celle de la qualité du flux issu des travaux neufs
qu'ils doivent impérativement géoréférencer en classe A.
Concernant le fond de plan sur lequel les réseaux sont reportés, qu'ils soient sensibles ou
non, l'article 7 de l'arrêté du 15 février 2012 précise que «le fond de plon employé est le meilleur
lever régulier à grande échelle disponible, établi et mis à jour par l'autorité publique locale
compétente en conformité avec les articles L. 127-1 et suivants du Code de l'environnement)).
6
Un ouvrage ou tronçon d'ouvrage est rangé dans la classe A si l'incertitude maximale de localisation indiquée par son
exploitant est inférieure ou égale à 40 cm s'il est rigide, ou à 50 cm s'il est flexible. L'incertitude maximale est portée à 80cm
pour les ouvrages souterrains de génie civil attachés aux installations destinées à la circulation de véhicules de transport
ferroviaire ou guidé lorsque ces ouvrages ont été construits antérieurement au 1er janvier 2011.
54/81
3.2. Contexte économique
Les débats menés, notamment au sein du CNIG, entre les exploitants de réseaux et les
services techniques des collectivités territoriales, ont montré qu'une économie d'échelle pouvait être
réalisée à terme en mutualisant les dépenses de levés topographiques jusqu'alors entrepris
séparément par les différents acteurs, évitant ainsi les redondances. Il est apparu que l'usage d'un
fond topographique unique, permettant à l'ensemble des parties-prenantes, maîtres d'ouvrage,
bureaux d'étude et entreprises de travaux, de concevoir, réaliser et récoler en fin de travaux,
assurerait des gains en termes de qualité et de temps.
Chaque acteur trouvant un intérêt économique à mutualiser, les coûts ainsi évités par chacun
pourraient être affectés pour partie à la création (le cas échéant, par géoréférencement des fonds de
plan déjà existants), puis la mise à jour, et la diffusion de ce référentiel cartographique cc socle»,
véritable bien commun.
Afin de répondre efficacement et durablement aux attentes dont il est l'objet, le fond de plan
topographique employé, doit posséder des qualités non seulement en termes de précision, et de
mise à jour mais aussi en termes d'interopérabilité.
Pour disposer d'une cartographie des réseaux de classe A exploitable correctement, il est
indispensable de pouvoir les localiser sur un fond de plan lui-même suffisamment précis7 • En effet,
sur le terrain, de nombreuses opérations sont encore effectuées en cc cotant » les réseaux par
rapport à leur environnement, ce qui impose de géoréférencer cet environnement avec précision. En
outre, seul un fond de plan mutualisé précis assurera la cohérence de l'ensemble des réseaux et donc
répondra aux exigences de sécurité de la réforme.
Ce fond de plan, nécessairement à très grande échelle, est destiné à être utilisé dans le cadre
des échanges entre collectivités et exploitants, et pour leurs besoins propres, notamment leurs
réponses aux << DT-DICT ». Il n'a pas vocation, par ailleurs, à se substituer aux bases de données
cc métier » des gestionnaires des collectivités ou des exploitants, et ne contient donc pas
d'information« métier», exception faite des affleurants de réseaux fournis par les exploitants.
7
Ce fond de plan, avec la précision requise, n'existe aujourd'hui que sur une petite portion du territoire.
8
Ce PCRS, socle commun topographique minimal de base, ne doit pas constituer un frein à la réalisation de levés
topographiques plus complets, financés, dans ce cas, de façon spécifique, par les parties-prenantes intéressées. les accords
entre ces parties prévoiront les modalités du partage de ces levés.
55/81
sur la base de spécifications élaborées conjointement avec les exploitants de réseaux et normalisées
9
par le CNIG • La réalisation d'un PCRS agrégé au niveau national, et constitué au niveau local, partout
où cela sera rendu nécessaire, constitue la cible des signataires du présent protocole d'accord.
10
Le cadre du Conseil National de l'Information Géographique (CNIG) a été retenu afin de
définir le fond de plan de qualité topographique recherché. Cela tient entre autres au fait que le
11
CNIG avait identifié le besoin dès 2002 et qu'il constitue par ailleurs une instance neutre,
représentative des pouvoirs et des responsabilités, ouverte, et œuvrant en toute transparence. Les
productions du CNIG, notamment ses standards, sont, de fait, labellisés.
Au sein de sa Commission<< Données», les groupes de travail mis en place, visent à définir, à
l'échelon national, le cadre technique, financier et organisationnel garantissant l'efficience et
l'interopérabilité des bases de données existantes et des travaux de topographie qui vont être
engagés à l'échelon local.
Les spécifications du Plan du Corps de Rue Simplifié (PCRS) à très grande échelle ont été
12
rédigées • Ce PCRS complète d'autres sources de données existant par ailleurs, comme par exemple
la « Représentation Parcellaire Cadastrale Unique (RPCU) » ou la « Base Adresse Nationale (BAN) ».
La cohérence avec ces bases est visée.
9
Le document «spécifications du Plan Corps de Rue Simplifié (PCRS) à très grande échelle >> est disponible sur le site du
CNIG.
10
Le Conseil National de l'Information Géographique (CNIG) a été créé en 198S, il a été réorganisé par le décret n• 2011-
127 du 31 janvier 2011, et ainsi été institué structure de coordination nationale pour la directive INSPIRE. Le CNIG est placé
auprès du ministre chargé du développement durable.
11
Rapport final du groupe de travail« RGE en zones urbaines denses »du CNIG, suivre le lien sur le site du CNIG.
12
Le PCRS décrit les objets les plus utiles des limites apparentes de la voirie aussi bien en zone urbaine dense qu'en zone
plus rurale. Les objets du PCRS sont caractérisés par une géométrie vectorielle simple, dont la localisation est connue avec
une précision centimétrique, éventuellement différente selon la nomenclature, la planimétrie ou l'altimétrie. La généalogie
de l'acquisition figure également dans les données attributaires des objets du PCRS. l es m éthodes de levés et/ou de
récolement, voire la symbologie des représentations peuvent faire l'objet de descriptions annexes complémentaires. Les
contraintes liées aux échanges entre te monde du Dessin Assisté par Ordinateur (DAO) et les Systèmes d'Information
Géographique (SIG) ont été le plus possible prises en compte, et notamment par la limitation du nombre de données
attributaires des objets du PCRS.
56/81
cadre d'une mutualisation entre les exploitants de réseaux et les collectivités. Afin de favoriser la
mise en place du volet cartographique du plan de prévention des endommagements de réseaux lors
de travaux, réforme dite « anti-endommagement des réseaux » ou « DT-DICT », les signataires du
présent protocole d'accord national s'engagent, à l'échelon local, à :
1. Créer les conditions d'une mise en place d'accords locaux ayant pour objectif la
constitution du PCRS dans l'intérêt économique durable de chacune des parties-
prenantes, et en fonction des contributions initiales de chacune,
2. Appliquer le standard PCRS13 à très grande échelle adopté par le CNIG, ainsi que ses
exigences de qualité,
3. Veiller à ce que l'échelon local le plus approprié soit retenu de façon à optimiser les coûts
engendrés par l'opération,
4. Maintenir durablement le PCRS, par enrichissement et mise à jour, notamment à l'issue
des récolements, partout où il aura été constitué,
S. En cohérence avec l'infrastructure nationale, assurer les conditions de la diffusion du
PCRS à très grande échelle par une infrastructure locale ad hoc, dont le financement
spécifique sera à déterminer par les parties-prenantes,
6. Initier les accords locaux avec les parties prenantes volontaires, élargir progressivement,
et sans limitation, à tous les partenaires potentiellement concernés, la richesse du PCRS
étant indexée sur le nombre de parties prenantes qui l'utiliseront.
Par ailleurs, considérant les impacts d'une telle démarche, les signataires jugent nécessaire la
mise en place, au niveau national, d'une gouvernance, d'une part pour suivre la dissémination du
PCRS, le déploiement des accords locaux, ainsi que les questions de financement liant partenaires
publics et privés, et d'autre part pour régler les aspects d'évolution de contenu du PCRS. Ces
exigences apparaissent d'ailleurs dans l'arrêté « DT-DICT >> de février 2012. Dans ce cadre, les
signataires du présent protocole national d'accord s'engagent, à l'échelon national, à :
n Le document «spécifications du Plan Corps de Rue Simplifié (PCRS) à très grande échelle » est disponible sur le site du
CNIG.
57/81
7. INITIALISATION ET SCENARII DE DEPLOIEMENT DU PCRS
Par ailleurs, les exploitants de réseaux publics de distribution nationaux, en particulier ERDF
et GRDF possèdent un patrimoine de plusieurs millions de fonds de plans à grande échelle, décrivant
l'implantation des ouvrages concédés. Ces plans sont destinés à être géoréférencés, et les tracés des
réseaux extraits. les opérations de géoréférencement des plans, les données y contribuant ainsi que
les plans résultant de ces géoreférencements pourraient faire l'objet, au travers d'accords locaux,
d'une large mutualisation et ainsi constituer également les premières éditions du Plan du Corps de
Rue Simplifié {PCRS) à très grande échelle, pour les territoires où il sera pertinent de les retenir.
En fonction du contexte local, plusieurs scenarii pourront donc se présenter. Pour chacun des
cas envisagés, la mise en œuvre de ces scenarii est précisée dans l'annexe au présent protocole,
notamment le cadrage permettant une mutualisation des coûts. Au-delà de ces modalités de mise en
œuvre, les accords locaux viendront fixer précisément, en fonction des contextes et des parties
prenantes, les rôles et droits, ainsi que la répartition équitable des coûts, notamment en fonction des
apports en fond de plan, de chacune des parties.
L'autorité publique locale compétente établit et met à jour le PCRS, lequel constitue un bien
commun, copropriété de ceux qui ont contribué à sa constitution. Cette copropriété s'étend à
l'ensemble des fonds de plans mutualisés et créés, y compris ceux mis à jour. les conventions locales
préciseront les droits et devoirs des parties prenantes ainsi que leur contribution financière
respective en fonction de leurs apports, notamment en fonds de plan.
En matière de diffusion dans le cadre d'un usage ponctuel à des tiers, hors les parties
prenantes, le principe retenu est celui de la gratuité pour les utilisations sous maîtrise d'ouvrage
publique, sous condition d'enrichissement du PCRS, le cas échéant. les conventions locales
préciseront les conditions d'accès, notamment financières, au PCRS pour les utilisations sous maîtrise
d'ouvrage privée. En particulier, seront fixées, la contribution financière due par tout nouvel entrant
et l'étendue de la licence qui lui sera concédée.
58/81 [...]
ANNEXES
AU PROTOCOLE NATIONAL D'ACCORD
DE DEPLOIEMENT
D'UN PLAN CORPS DE RUE SIMPLIFIE (PCRS)
ANNEXE 1:
Dans ce type de contexte, un plan corps de rue vectorisé, d'une classe de précision
compatible avec la classe A, existe a minima sur la ville centre. Il est plus rare qu'il couvre l'ensemble
de l'agglomération.
Pour construire un PCRS sur l'ensemble du territoire, on peut donc envisager les étapes
suivantes:
1. Dans un premier temps il faut vérifier la possibilité de produire un PCRS à partir du fond
de plan initialement existant sur une partie du territoire. En principe cette étape ne doit
pas être difficile à franchir car les plans corps de rue constitués historiquement sont en
général largement plus complets que le standard PCRS. Il est par contre possible que la
classe de précision ne soit pas homogène. Si tel est le cas, les partenaires de la
mutualisation dans le cadre de la mise en œuvre locale du présent protocole pourront
étudier le co-financement d'une mise à niveau.
Par exemple, une acquisition de données cartographiques précises peut déjà être
envisagée via des technologies de "mobile mapping". Elle permet assez rapidement
d'obtenir une couverture de type image. La vectorisation de l'image peut être réalisée
ensuite progressivement en fonction des besoins. Une autre option peut consister, via
l'acquisition "mobile mapping", à recaler la base vectorielle d'un exploitant de réseau en
disposant déjà (ERDF ou GRDF par exemple). Cette base vectorielle recalée peut ensuite
être adoptée comme la première version vectorielle de la base PCRS.
59/81
3. Les partenaires de la mutualisation doivent enfin convenir du mode de maintenance de
la base. Pour une mise à jour la plus économique possible, il faut mettre en place une
organisation permettant d'identifier les rues ayant fait l'objet de modification justifiant
une mise à jour du PCRS.
Par exemple, dans le cas d'une base vectorielle, les mises à jour peuvent être envisagées
en topographie classique. Si la base est constituée d'une acquisition de type mobile
mapping, une mise à jour (annuelle par exemple) peut être envisagée par le roulage des
seules rues concernées et leur vectorisation ultérieure si nécessaire.
Ce scénario concerne plus particulièrement les territoires urbanisés moins denses, ruraux et les
agglomérations de tailles moyennes.
Pour construire un PCRS sur l'ensemble du territoire, on peut donc envisager les étapes
suivantes:
Cela peut être envisagé par exemple via des technologies de «mobile mapping >>ou de
photographies aériennes (pour les zones les moins denses dans ce dernier cas}. La
vectorisation de l'image peut être réalisée ensuite progressivement si les partenaires la
juge nécessaire. Elle peut n'être envisagée éventuellement que sur les zones les plus
denses. Une autre option peut consister, via l'acquisition «mobile mapping >> ou
photographies aériennes, à recaler la base vectorielle d'un exploitant de réseau en
disposant déjà (ERDF ou GRDF par exemple). Cette base vectorielle recalée peut ensuite
être adoptée comme la première version vectorielle de la base PCRS pour les zones
couvertes par ces exploitants.
Par exemple, dans le cas d'une base vectorielle, les mises à jour peuvent être envisagées
en topographie classique. Si la base est constituée d'une acquisition de type « mobile
mapping >> ou photographies aériennes, une mise à jour (annuelle par exemple) peut être
envisagée par le roulage des seules rues concernées et leur vectorisation ultérieure si
nécessaire (ou par une mise à jour par exemple via des drones des seules zones concernées
pour les photos aériennes).
60/81
ANNEXE 2
Protocole d'accord
'Il t Contrib lE nt à
la publi a ion
A national
Alimentent
le PCRS Crée les conditions
S'engagent~!
t
Structure locale de coordination Accords locaux
l .. J~ontribuent au
1
1
Prestataires de travaux 1
1
..
61/81
DOCUMENT 8
TEXTES GÉNÉRAUX
Arrêté du 17 décembre 2015 relatif à la conception des aéronefs civils qui circulent sans personne
à bord, aux conditions de leur emploi et aux capacités requises des personnes qui les utilisent
NOR : DEVA1528542A
Publics concernés : exploitants et constructeurs d’aéronefs civils qui circulent sans personne à bord et
personnes utilisant ces aéronefs.
Objet : fixer des dispositions particulières portant sur la conception des aéronefs qui circulent sans personne à
bord, sur les conditions de leur emploi et sur les capacités requises des personnes qui les utilisent.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er janvier 2016.
Notice : le présent texte fixe les conditions d’utilisation et de conception des aéronefs qui circulent sans
personne à bord selon trois types d’activités définis en fonction, non pas des aéronefs considérés, mais de
l’utilisation qui en est faite. L’activité d’aéromodélisme est définie comme l’utilisation d’un aéronef circulant sans
personne à bord à des fins de loisir ou de compétition. L’activité d’expérimentation est définie comme l’utilisation
à des fins de développement ou de mise au point d’un tel aéronef ou de son système de commande. Les activités
particulières sont définies comme toutes utilisations autres que l’aéromodélisme et l’expérimentation, que ces
utilisations donnent lieu ou non à une transaction commerciale. Chaque type d’activité est soumis aux dispositions
générales contenues dans le corps du présent arrêté et à des dispositions spécifiques détaillées en annexes. Les
dispositions du présent arrêté sont notamment complétées par celles de l’arrêté du 17 décembre 2015 relatif à
l’utilisation de l’espace aérien par les aéronefs qui circulent sans personne à bord.
Références : le présent arrêté peut être consulté sur le site Légifrance ([Link]
La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et la ministre des outre-mer,
Vu la convention relative à l’aviation civile internationale du 7 décembre 1944, publiée par le décret no 47-974
du 31 mai 1947, ensemble les protocoles qui l’ont modifiée, notamment le protocole du 30 septembre 1977
concernant le texte authentique quadrilingue de cette convention, publié par le décret no 2007-1027 du
15 juin 2007 ;
Vu le règlement (CE) no 785/2004 du Parlement européen et du Conseil du 21 avril 2004 relatif aux exigences en
matière d’assurance applicables aux transporteurs aériens et aux exploitants d’aéronefs ;
Vu le règlement (CE) no 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles
communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une agence européenne de la sécurité aérienne, et
abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) no 1592/2002 et la directive 2004/36/CE ;
Vu la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 juin 1998, prévoyant une procédure
d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la
société de l’information, et notamment la notification no 2015/149/F ;
Vu le code des transports, notamment ses articles L. 6100-1, L. 6221-1, L. 6221-3, L. 6222-8 et L. 6232-4 ;
Vu le code de l’aviation civile, notamment ses articles R. 133-1-2 et D. 133-10 ;
Vu le code des postes et des communications électroniques ;
Vu la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;
Vu l’arrêté du 4 avril 1996 modifié relatif aux manifestations aériennes ;
Vu l’arrêté du 27 juillet 2005 portant application de l’article D. 133-10 du code de l’aviation civile ;
Vu l’arrêté du 7 décembre 2010 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne ;
Vu l’arrêté du 18 avril 2011 relatif à la licence de station d’aéronef ;
Vu l’arrêté du 17 décembre 2015 relatif à l’utilisation de l’espace aérien par les aéronefs qui circulent sans
personne à bord,
Arrêtent :
Art. 1 . – Objet.
er
Le présent arrêté fixe les dispositions qui s’appliquent à la conception des aéronefs civils qui circulent sans
personne à bord dans les limites du territoire de la République française au sens de l’article 2 de la convention
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relative à l’aviation civile internationale susvisée, aux conditions de leur emploi et aux capacités requises des
personnes qui les utilisent.
Cet arrêté ne s’applique pas :
– aux ballons libres ;
– aux ballons captifs utilisés à une hauteur inférieure à 50 mètres avec une charge utile d’une masse inférieure
ou égale à 1 kilogramme ;
– aux fusées ;
– aux cerfs-volants ;
– aux aéronefs utilisés à l’intérieur d’espaces clos et couverts.
Art. 2. – Définitions.
Pour l’application du présent arrêté, les définitions contenues dans l’arrêté du 17 décembre 2015 susvisé
s’appliquent et les termes ci-dessous sont employés avec les acceptions suivantes :
1) Aéronef télépiloté : aéronef qui circule sans personne à bord sous le contrôle d’un télépilote.
2) Télépilote : personne contrôlant les évolutions d’un aéronef télépiloté, soit manuellement soit, lorsque
l’aéronef évolue de manière automatique, en surveillant la trajectoire et en restant en mesure à tout instant
d’intervenir sur cette trajectoire pour assurer la sécurité.
3) Manuel, automatique, autonome :
– un aéronef télépiloté évolue sous contrôle « manuel » lorsque sa trajectoire résulte à tout instant de
commandes d’un télépilote transmises en temps réel ;
– un aéronef télépiloté évolue de manière « automatique » lorsque son évolution en vol a été programmée avant
ou pendant le vol et que le vol s’effectue sans intervention d’un télépilote ;
– un aéronef évolue de manière « autonome » lorsqu’il évolue de manière automatique et qu’aucun télépilote
n’est en mesure d’intervenir sur sa trajectoire. Cette définition ne s’applique pas aux phases de vol d’un
aéronef télépiloté pendant lesquelles le télépilote perd sa capacité d’intervenir sur la trajectoire de l’aéronef
suite à l’application de procédures d’urgence ou à la perte de la liaison de commande et de contrôle.
Ces définitions s’appliquent pour tout ou partie d’un vol.
4) Captif : un aéronef est dit « captif » s’il est relié par tout moyen physique :
– au sol ou à une structure fixe ; ou
– à un mobile ou à son télépilote, ne pouvant être soulevé ou déplacé par réaction de l’accroche de l’aéronef
captif.
5) Aérostat : aéronef dont la sustentation en vol est principalement due à sa flottabilité dans l’air. Cette définition
comprend les ballons et les dirigeables.
6) Aérodyne : aéronef dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des forces aérodynamiques
s’appliquant soit sur une ou plusieurs voilures fixes, rigides ou souples, soit sur une ou plusieurs voilures
tournantes. Cette définition comprend les planeurs, les motoplaneurs, les avions, les paramoteurs, les aéronefs à
voilure tournante, les combinés et les convertibles.
7) Masse d’un aéronef : masse totale de l’aéronef, charge utile comprise. La masse de l’aéronef ne comprend
pas :
– pour les aérostats, la masse du gaz porteur ;
– pour les aéronefs captifs, la masse du moyen de retenue.
8) Zone peuplée : un aéronef est dit évoluer en « zone peuplée » lorsqu’il évolue :
– au sein ou à une distance horizontale inférieure à 50 mètres d’une agglomération figurant sur les cartes
aéronautiques en vigueur diffusées par le service d’information aéronautique à l’échelle 1/500 000 ou, à
défaut, à l’échelle 1/250 000, ou ;
– à une distance horizontale inférieure à 150 mètres d’un rassemblement de personnes, sauf précision contraire
au sein du présent arrêté.
Art. 3. – Classification des activités.
Les activités réalisées avec les aéronefs qui circulent sans personne à bord sont classées comme suit :
1. Aéromodélisme : utilisation à des fins de loisir ou de compétition :
– d’un aéronef télépiloté en vue de son télépilote ; ou
– d’un aéronef télépiloté de masse inférieure ou égale à 2 kg, évoluant hors vue de son télépilote, à une distance
horizontale maximale de 200 mètres de ce télépilote et à une hauteur maximale de 50 mètres, en présence
d’une seconde personne en vue de cet aéronef et chargée de veiller à la sécurité du vol en informant le
télépilote de dangers éventuels ; ou
– d’un aéronef non télépiloté de masse inférieure à 1 kilogramme qui, une fois lancé, vole de manière autonome
en suivant les mouvements de l’atmosphère et dont le vol ne dure pas plus de 8 minutes.
Lorsqu’il est utilisé en aéromodélisme, un aéronef qui circule sans personne à bord est dit « aéromodèle ».
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La prise de vues aériennes est possible en aéromodélisme au cours d’un vol dont l’objectif reste le loisir ou la
compétition et lorsque les vues réalisées ne sont pas exploitées à titre commercial.
Les vols réalisés dans le cadre de l’expérimentation d’un aéromodèle ou de la formation de son télépilote sont
considérés, pour la définition des conditions applicables, comme relevant de l’aéromodélisme.
2. Expérimentation : utilisation d’un aéronef autre qu’un aéromodèle à des fins d’essais ou de contrôle.
Les vols de démonstration réalisés avec des aéronefs en cours d’expérimentation sont considérés, pour la
définition des conditions applicables, comme relevant de l’activité d’expérimentation.
3. Activité particulière : utilisation autre que celles visées aux paragraphes 1 et 2 ci-dessus, que cette utilisation
ait lieu dans le cadre d’une transaction commerciale ou non.
Art. 4. – Conditions applicables.
1) Dans le cas où plusieurs personnes sont susceptibles d’agir sur le système de commande de l’aéronef, l’une de
ces personnes remplit la fonction de télépilote et à ce titre est chargée d’assurer la sécurité du vol. Dans ce cas :
– c’est par rapport à ce télépilote que s’apprécie le respect des conditions associées à un vol « en vue » ;
– ce télépilote dispose de sa propre commande ou, à défaut, est en mesure à tout instant et dans des conditions
permettant de maintenir la sécurité du vol d’accéder au système de commande de l’aéronef ;
– les autres personnes peuvent alors ne pas être considérées comme télépilote.
2) Sans préjudice des dispositions liées à l’utilisation de l’espace aérien :
– l’annexe I du présent arrêté définit les conditions applicables aux aéromodèles et aux personnes qui les
mettent en œuvre ;
– l’annexe II du présent arrêté définit les conditions applicables aux aéronefs utilisés lors d’activités
d’expérimentation et aux personnes qui les mettent en œuvre ;
– l’annexe III du présent arrêté définit les conditions applicables aux aéronefs utilisés lors d’activités
particulières et aux personnes qui les mettent en œuvre.
Art. 5. – Contrôles.
1) Le ministre chargé de l’aviation civile peut faire effectuer, par des personnes ou organismes habilités à cet
effet, les vérifications et la surveillance qu’il juge nécessaires pour s’assurer qu’un aéronef qui circule sans
personne à bord et les personnes qui le mettent en œuvre répondent aux dispositions du présent arrêté.
2) Lors de toute mise en œuvre d’un aéronef qui circule sans personne à bord, une copie de toutes les
autorisations requises par le présent arrêté, ainsi que de tout autre document dont les annexes au présent arrêté
prévoient la présentation, sont fournis sans délai lors de toute demande d’une autorité. Ces documents peuvent être
présentés sous format numérique.
Art. 6. – Limitation ou interdiction d’opérations.
Le ministre chargé de l’aviation civile peut interdire ou limiter l’utilisation d’un aéronef qui circule sans
personne à bord, d’un type d’aéronef ou l’activité d’un exploitant, s’il a connaissance de problème de sécurité pour
les personnes ou en cas de non-respect des conditions du présent arrêté par un exploitant ou un télépilote.
Une telle limitation ou interdiction est réalisée au moyen d’une consigne opérationnelle, d’une consigne de
navigabilité ou par suspension ou retrait des autorisations, attestations et accusés de réception délivrés par le
ministre chargé de l’aviation civile.
Dans un tel cas, l’activité ne peut reprendre que si des mesures correctives assurant la sécurité des personnes et
le respect des dispositions du présent arrêté sont appliquées dans les conditions fixées par le ministre chargé de
l’aviation civile pour leur mise en œuvre.
Art. 7. – Autorisations spécifiques.
Le ministre chargé de l’aviation civile peut accorder une autorisation spécifique permettant la réalisation d’une
activité pour laquelle l’une au moins des conditions des annexes au présent arrêté ne serait pas respectée, sous
réserve que le maintien d’un niveau de sécurité acceptable pour les personnes au sol ou à bord d’autres aéronefs et,
le cas échéant, la conformité aux conditions techniques complémentaires notifiées par le ministre chargé de
l’aviation civile aient été démontrés.
Art. 8. – Dérogations.
Les aéronefs qui circulent sans personne à bord utilisés pour le compte de l’Etat dans le cadre de missions de
secours, de sauvetage, de douane, de police ou de sécurité civile, peuvent évoluer en dérogation aux dispositions du
présent arrêté lorsque les circonstances de la mission et les exigences de l’ordre et de la sécurité publics le
justifient.
Art. 9. – Respect de la vie privée.
Les dispositions de cet arrêté s’appliquent sans préjudice de celles liées à la protection des données personnelles
et à la vie privée des individus, notamment celles prévues par la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 susvisée.
Art. 10. – Abrogations et dispositions transitoires.
1) L’arrêté du 21 mars 2007 relatif aux aéronefs non habités qui évoluent en vue directe de leurs opérateurs est
abrogé.
2) L’arrêté du 11 avril 2012 relatif à la conception des aéronefs civils qui circulent sans aucune personne à bord,
aux conditions de leur emploi et sur les capacités requises des personnes qui les utilisent est abrogé.
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3) Les dispositions de l’arrêté du 11 avril 2012 relatif à la conception des aéronefs civils qui circulent sans
aucune personne à bord, aux conditions de leur emploi et sur les capacités des personnes qui les utilisent,
mentionné à l’article 2 de l’arrêté du 20 décembre 2012 portant extension en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie
française et dans les îles Wallis et Futuna de textes relatifs aux personnels navigants de l’aviation civile, à
l’exploitation et à la navigabilité des aéronefs, sont abrogées en Polynésie française et dans les îles Wallis -et -
Futuna.
4) Les autorisations et attestations délivrées par le ministre chargé de l’aviation civile pour l’exploitation
d’aéronefs qui circulent sans personne à bord avant l’entrée en vigueur du présent arrêté restent valides et sont
réputées avoir été délivrées conformément aux dispositions du présent arrêté dans les limites des conditions
indiquées sur ces documents et leurs annexes éventuelles.
5) Les exploitants ayant reçu une attestation de dépôt de manuel d’activités particulières avant l’entrée en
vigueur du présent arrêté appliquent les dispositions du paragraphe 3.3.1 de l’annexe III du présent arrêté au plus
tard six mois après l’entrée en vigueur du présent arrêté. Jusqu’à cette date, la présentation de cette attestation de
dépôt vaut présentation d’un accusé de réception pour l’application du paragraphe 1.6 de l’annexe III du présent
arrêté.
6) Les dispositions du paragraphe 2.6.c de l’annexe III du présent arrêté sont applicables pour toute nouvelle
demande d’attestation de conception déposée plus de 12 mois après l’entrée en vigueur du présent arrêté.
Art. 11. – Applicabilité.
1) Les dispositions du présent arrêté sont applicables en Polynésie française et dans les îles Wallis-et-Futuna.
2) Pour l’application en Polynésie française et dans les îles Wallis-et-Futuna du présent arrêté et par dérogation à
l’article 2, un aéronef est dit évoluer en « zone peuplée » lorsqu’il évolue :
– au sein ou à une distance horizontale inférieure à 50 mètres d’une agglomération ; ou
– à une distance horizontale inférieure à 150 mètres d’un rassemblement de personnes, sauf précision contraire
au sein du présent arrêté.
Art. 12. – Entrée en vigueur.
Le présent arrêté entre en vigueur le 1er janvier 2016.
Art. 13. – Exécution.
Le directeur général de l’aviation civile et le directeur général des outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 17 décembre 2015.
La ministre de l'écologie,
du développement durable
et de l'énergie,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général
de l’aviation civile,
P. GANDIL
La ministre des outre-mer,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général
des outre-mer,
A. ROUSSEAU
ANNEXES
ANNEXE I
AÉROMODÉLISME
Les aéromodèles sont classés selon les catégories suivantes :
Catégorie A :
– aéromodèle de masse inférieure ou égale à 25 kilogrammes, non motorisé ou comportant un seul type de
propulsion respectant les limitations suivantes :
– moteur thermique : cylindrée totale inférieure ou égale à 250 cm3 ;
– moteur électrique : puissance totale inférieure ou égale à 15 kW ;
– turbopropulseur : puissance totale inférieure ou égale à 15 kW ;
– réacteur : poussée totale inférieure ou égale à 30 daN, avec un rapport poussée / poids sans carburant
inférieur ou égal à 1,3 ;
– air chaud : masse totale de gaz en bouteilles embarquées inférieure ou égale à 5 kg ;
– tout aéromodèle captif de masse inférieure ou égale à 150 kilogrammes.
Catégorie B : tout aéromodèle ne respectant pas les caractéristiques de la catégorie A.
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Si une modification change de manière substantielle la masse de l’aéronef (augmentation de 10 %), ses qualités
de vol, sa motorisation, l’autorisation de vol de cet aéromodèle ne reste valide que si tous les télépilotes
précédemment autorisés prouvent à nouveau leur compétence au ministre chargé de l’aviation civile.
ANNEXE II
EXPÉRIMENTATION
1. Applicabilité
Ce chapitre couvre l’utilisation des aéronefs en cours d’expérimentation, visée au paragraphe 2 de l’article 3 de
l’arrêté.
Cela comprend notamment :
– les vols des aéronefs prototypes, ou permettant de développer une nouvelle technologie ;
– les vols expérimentaux, même effectués avec un aéronef dont la navigabilité a déjà été évaluée par le ministre
chargé de l’aviation civile, si l’aéronef a été modifié ou dépasse les conditions d’emplois prévues ;
– les vols de démonstration réalisés avec les aéronefs précités ;
– les vols de contrôle en fin de production des aéronefs faisant l’objet d’une attestation de conception de type.
2. Principe
2.1. En dehors du cas prévu au paragraphe 2.2, les activités visées au paragraphe 1 ne sont possibles qu’après
obtention d’un laissez-passer provisoire.
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2.2. L’obligation de détention d’un laissez-passer ne s’applique pas pour les aéronefs de masse inférieure ou
égale à 25 kg pour des vols réalisés :
– de jour, en vue et à une distance horizontale maximale de 200 mètres d’un télépilote, et
– hors zone peuplée, en dehors de toute manifestation aérienne et à une distance horizontale minimale de
50 mètres de toute personne autre que les personnes impliquées dans le pilotage de l’aéronef ou l’opération de
sa charge utile.
3. Délivrance du laissez-passer
Le laissez-passer est délivré par le ministre chargé de l’aviation civile sur la base d’un dossier technique
précisant les conditions des vols d’expérimentation et les mesures mises en œuvre pour assurer la sécurité des tiers
au sol et des autres usagers de l’espace aérien.
Le ministre chargé de l’aviation civile peut exiger toute justification utile à la démonstration du niveau de
sécurité et imposer toute restriction jugée nécessaire.
ANNEXE III
ACTIVITÉS PARTICULIÈRES
Table des matières
Chapitre I. – Dispositions générales.
Chapitre II. – Navigabilité.
Chapitre III. – Opérations.
Chapitre IV. – Télépilotes.
CHAPITRE Ier
Dispositions générales
1.7. Identification
1.7.1. Sur tout aéronef utilisé pour des activités particulières, l’exploitant appose une plaquette rectangulaire de
taille minimum de 5 × 3 centimètres, ou de surface équivalente si la géométrie de l’aéronef le nécessite, avec le
libellé défini ci-après :
« Cet aéronef est exploité par : » complété du nom de l’exploitant, de son adresse et de son numéro de téléphone.
1.7.2. a) Pour tout aéronef de masse supérieure à 25 kilogrammes, le ministre chargé de l’aviation civile notifie
des marques d’identification.
b) Les marques d’identification sont apposées sur l’aéronef télépiloté. Elles sont d’une hauteur de 50 cm ou, à
défaut, de la plus grande hauteur permise par les dimensions de l’aéronef.
c) A sa demande, un usager peut se voir communiquer une marque d’identification avant l’achat d’un aéronef
afin de la faire apposer par le constructeur.
CHAPITRE II
Navigabilité
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CHAPITRE III
Opérations
Section 1
Aéronef
3.3.3. Lorsqu’une déclaration d’activité requise au paragraphe 3.3.1 ne contient pas les informations requises ou
contient des informations révélant un défaut de conformité aux exigences applicables, le ministre de l’aviation
civile notifie le défaut de conformité à l’exploitant et lui demande un complément d’information.
3.3.4. Opération d’un aéronef pour le scénario opérationnel S-4 :
Un exploitant ne peut effectuer une opération dans le cadre du scénario opérationnel S-4 que s’il obtient l’accord
défini ci-après.
a) L’exploitant et son donneur d’ordre pour une mission donnée analysent l’adéquation de mise en œuvre de
l’aéronef à la mission qu’ils planifient et qui s’inscrit dans le cadre du scénario opérationnel S-4.
Ils établissent conjointement une analyse des risques aux tiers, qu’ils soient au sol ou en vol en fonction de
l’environnement réel de la mission considérée.
Ils définissent puis effectuent les vols expérimentaux nécessaires pour s’assurer de la sécurité de ce genre
d’opérations ; ces vols sont effectués conformément à l’annexe II du présent arrêté. L’exploitant peut utiliser des
résultats expérimentaux précédemment réalisés si le donneur d’ordre en accepte la validité.
Ils définissent les mesures de sécurité à mettre en œuvre pour la mission envisagée et les limitations des
opérations, notamment les conditions d’interruption d’une mission qui ne se déroulerait pas conformément aux
attentes.
Ils définissent leurs responsabilités respectives et les mesures de surveillance par le donneur d’ordre de
l’exploitant.
Ces éléments sont documentés dans un dossier cosigné qu’ils soumettent au ministre chargé de l’aviation civile
pour accord. Un accord peut être valable pour un ensemble de vols dans des conditions identiques, incluant
l’environnement du vol, le télépilote qui le réalise, l’aéronef utilisé et les procédures appliquées.
b) Cet accord ne reste valide que dans les conditions associées à l’attestation de conception.
c) L’exploitant respecte les dispositions de son manuel d’activités particulières auxquelles s’ajoutent de manière
prépondérante les dispositions retenues dans le dossier qui a fait l’objet de l’accord ci-dessus.
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– s’assure le cas échéant que la procédure d’atterrissage automatique prévue au paragraphe 2.5.1.d) a été
programmée de façon à assurer la protection des tiers et en conformité notamment avec le paragraphe 2.7.2 ;
c) ne met pas en œuvre l’aéronef s’il détecte avant vol toute anomalie pouvant conduire à l’inaptitude au vol de
l’aéronef.
a) R = (en ) avec
g= (en )
b) Dans le cas d’un aérodyne captif, l’exigence d’exclusion des tiers ne s’applique pas aux personnes se
trouvant à une distance du point d’attache du dispositif de retenue supérieure à la longueur maximale du câble
prévue en utilisation augmentée de 5 mètres ;
c) L’exploitant s’assure que le moyen de retenue de l’aéronef ne risque pas de blesser une personne, lors des
mouvements de l’aéronef soumis au vent.
3.7.7. L’aéronef n’évolue pas à une distance horizontale inférieure à 30 mètres d’une autoroute ou d’une route
express sauf lorsque celle-ci est neutralisée.
3.7.8. L’aéronef n’évolue pas à une distance horizontale inférieure à 30 mètres d’une voie ferrée ouverte à la
circulation ferroviaire sauf en cas de coordination entre l’exploitant et le gestionnaire de la voie concernée.
3.7.9. Les dispositions des paragraphes 3.7.7 et 3.7.8 ne s’appliquent pas dans les conditions d’application du
scénario S-4 en cas de traversée ponctuelle.
4.1.2. Les titres délivrés par le ministère chargé de la défense et identifiés dans l’arrêté du 5 septembre 2014
relatif aux conditions de délivrance de certificats, de licences et de qualifications du personnel navigant de
l’aviation civile, applicables aux avions et aux hélicoptères, au personnel navigant militaire, sont reconnus
acceptables pour répondre à l’exigence ci-dessus.
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DOCUMENT 9
Quels enjeux ?
Une localisation précise des réseaux Les réseaux sensibles doivent être localisés avec une classe de
précision A (incertitude maximale ≤ 40 cm, soit un levé terrain à 10 cm).
Réseaux sensibles pour la sécurité Autres réseaux non sensibles pour la sécurité
Gaz, électricité, éclairage public,… Communications électroniques, eau potable et assainissement
Classe de précision
Les réseaux sensibles en classe B ou C doivent faire l’objet d’investigations complémentaires pour être en classe
A (à la charge du maître d’ouvrage et/ou du gestionnaire de réseaux). Tout réseau neuf doit être localisé en classe A.
Un fond de plan à très grande échelle Pour les réseaux sensibles, il sera obligatoire d’utiliser un fond de plan
e
au 1/200 permettant de les localiser à moins de 10 cm (en classe A) :
• Au 01/01/2019 dans les unités urbaines (au sens de l’Insee : communes de plus de 2 000 habitants et continuité du bâti)
• Au 01/01/2026 pour toutes les communes, urbaines ou rurales.
Note : Pas d’échéance pour les réseaux non sensibles.
Un format national : Plan Corps de RueSimplifié Un protocole national d’accord
Du fait des enjeux financiers importants*, un accord
national a été signé entre les acteurs pour
mutualiser le déploiement du PCRS :
• À l’échelon local le plus approprié,
• En optimisant les coûts d’acquisition et mise à jour,
• En respectant le format PCRS,
• En choisissant une autorité locale compétente,
• Et en définissant les contributions de chacun.
*Exemples d’estimations pour un département : 6 millions d’euros
Plan vecteur pour le Maine-et-Loire et de 3 à 10 millions d’euros en Vendée.
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UN FOND DE PLAN MUTUALISE POUR LA MAYENNE
Les bonnes questions à se poser !
Comment s’organiser ?
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ANNEXE A
INGECO dispose d'un service SIG mutualisé avec INGEVILLE. Ce service est composé de :
1 chef de service, 1 chef de projets SIG, 4 géomaticiens et 4 topographes.
Le service informatique administre l'infrastructure et les outils. Un chef de projet spécialisé
en bases de données et développement est dédié au SIG.
L'exploitation des réseaux d'assainissement est confiée à une régie. INGECO dispose
cependant d'un service pour la gestion du réseau pluvial.
Partie SIG :
Le SIG dispose de données des référentiels :
- l’orthophotoplan de résolution 20 cm numérique réalisé en 2015 sur l'ensemble du
territoire ;
- le cadastre vecteur et propriétaires ;
- le PLU ;
- la BD Topo et le scan 25 ;
- une base adresse réalisée avec la mise à jour en régie.
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