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République Tunisienne

Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Sidi Bouzid

Memoire de Fin d'études


Presenté au

Département Génie Electrique

Parcours : Mastere EnREE


Thème:

Etude et dimensionnement d’une installation


Photovoltaïque à Debbech Auto Service du sidi bouzid

Travail réalisé au sein de :


SICAD COALA Sidi Bouzid

Réalisé par : Nidhal et abdelkader


Encadré par : Mr. Derbeli Saber
Periode du stage: du ................. AU ....................

Année universitaire :
2019 - 2020

ISET de Sidi Bouzid/Nom de la société : Prénom et NOM de l’étudiant (e) Page 1


Dédicaces

Je dédie ce travail à :
• Mes chers parents; Tous les mots du monde ne sauraient exprimer

l’immense

Amour que je leurs porte, ni la profonde gratitude que je leurs

témoignes pour tous les sacrifices qu’ils n’ont jamais cessé de

consentir pour mon instruction et mon bien-être. J’espère avoir

répondu aux espoirs qu’ils ont fondé en moi, et que ce modeste travail

soit l’exaucement de leurs vœux.

• Mes grands-parents qui m’ont accompagnés par leurs prières et

leurs douceurs,puisse Dieu leurs prêter une longue vie et beaucoup de

santé et de bonheur.

• A tous les membres de ma famille, petits et grands.

• A toute la promo REREI, puisse Dieu les garder, éclairer leurs route

et les aider à réaliser leurs vœux les plus chers.

• A tous ceux qui me sont chers.

Abdelkader et nidhal

ISET de Sidi Bouzid/Nom de la société : Prénom et NOM de l’étudiant (e) Page 2


REMERCIEMENTS
En premier lieu, je tiens à remercier le bon DIEU, de

m’avoir donné

Le courage et la patience pour mener à bien ce Travail

pendant toute cette longue année, je remercie

également mes parents et toute ma famille pour tout ce

qu’ils ont fait pour moi, mes vifs remerciements

s’adressent à mon …………………. pour son aide, ses

conseils, sa disponibilité durant toute la période de ce

projet de fin D’études.

J’ai à cœur également de remercier tous ceux

Qui m’ont aidé au sein de la centrale photovoltaïque

de ……………...

Je remercie également les membres du jury Qui ont

ISET de Sidi Bouzid/Nom de la société : Prénom et NOM de l’étudiant (e) Page 3


accepté d’examiner et d’estimer ce travail.

En fin, je remercie tous ceux qui ont contribué de près

où de loin à la réalisation de ce travail.

Table des matières

Liste des figures------------------------------------------------------------------------------------------- 5


Liste des tableaux------------------------------------------------------------------------------------------------- 6
Nomenclature (liste des abréviations)--------------------------------------------------------------------------8
Introduction générale---------------------------------------------------------------------------------------------- 2
Chapitre 1----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 24
Présentation de la société---------------------------------------------------------------------------------------- 24
1. Presentation de la societé 25
Chapitre 2----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 26
Notion de base d’une installation photovoltaique----------------------------------------------------------26
1. Introduction 27
2. La cellule photovoltaïque 27
3. Conversion photovoltaïque 29
4. Effet photovoltaïque 32
5. Principe de fonctionnement 34
6. Les types des cellules photovoltaïques 35
7. Caractéristiques d’une cellule photovoltaïque 37
8. Les différents composants d’un système solaire photovoltaïque 46
9. Conclusion : 57

ISET de Sidi Bouzid/Nom de la société : Prénom et NOM de l’étudiant (e) Page 4


Chapitre 3----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 58
Dimensionnement d’une installation photovoltaïque-----------------------------------------------------58
1. Introduction 59
2. procédure de calcul 59
3. Application 71
3.1. Equipement de l'installation------------------------------------------------------------------------71
3.2. Description de la procédure d’intervention sur l’installation----------------------73
photovoltaïque et consignes de sécurité :----------------------------------------------------------73
3.2.1. Principe de fonctionnement :---------------------------------------------------------------73

2. Entretien et maintenance :------------------------------------------------------------------------74

3. Alarme et dysfonctionnement :-----------------------------------------------------------------74

3.3. Plan d’implantation et schéma de câblage :---------------------------------------------74


3.4. Dimensionnement de l’installation photovoltaïque :-------------------------------------78
3.4.1. Calcul de chute de tension côté DC :-----------------------------------------------------78

3.4.2. Calcul de chute de tension côté AC :------------------------------------------------------80

[Link]----------------------------------------------------------------------------------------------- 112
Conclusion générale-------------------------------------------------------------------------------------------- 113
Référence et Bibliographique--------------------------------------------------------------------------------- 116

ISET de Sidi Bouzid/Nom de la société : Prénom et NOM de l’étudiant (e) Page 5


Liste des figures

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Liste des tableaux

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ISET de Sidi Bouzid/Nom de la société : Prénom et NOM de l’étudiant (e) Page 8
Nomenclature

Nomenclature (liste des abréviations)

Notation Designation

……………. …………………………………

............. …………………………………
Sujet

Etude et dimensionnement d’une installation


Photovoltaïque à Auto service Debbech du sidi bouzid
Introduction générale

L’énergie est la base de toute activité humaine. De nos jours, une grande partie de la
demande mondiale en énergie est assurée à partir de ressources fossiles. Cependant, les
réserves de combustibles fossiles sont limitées. En effet, la croissance de la demande
énergétique mondiale, l’épuisement inévitable des ressources fossiles et le réchauffement
Climatique causé par l'émission des gaz à effet de serre imposent le recours aux énergies
propres. Certains pays développés se sont orientés vers l’énergie nucléaire qui présente des
risques d’accidents graves. C’est pourquoi on s’intéresse actuellement aux énergies
renouvelables. L’énergie solaire photovoltaïque constitue une alternative que beaucoup de
pays envisagent à l’horizon 2030.
C’est une énergie électrique produite au moyen de panneaux solaires qui permettent de
convertir une partie du rayonnement solaire. L'électricité ainsi produite peut être
consommée sur place ou alimenter un réseau de distribution. Une installation solaire
photovoltaïque peut être implantée sur tous les types de bâtiment : maison individuelle,
bâtiment d’habitation,
etc.

Avant, L’énergie solaire photovoltaïque était limité aux applications rurales pour
l’alimentation des sites isolés en électricité comme cela a été le cas en Algérie.

Mais depuis quelques années, le solaire photovoltaïque a fait son entrée dans les
agglomérations, ce qui a pour effet l’augmentation sensible de la demande en modules
photovoltaïques.

Afin de mieux exploiter cette énergie, il est nécessaire de connaître la distribution de


l’irradiation solaire sur le lieu de l’implantation prévu pour l’installation photovoltaïque,
pour différentes orientations et inclinaisons.
L’objectif de ce travail est de donner un aperçu sur la méthodologie de calcul et de
dimensionnement d’une installation photovoltaïque.

Pour ce faire, on a effectué un stage de courte durée à la société Debbech Auto Service
de sidi bouzid. Ce stage nous a permis de parfaire nos connaissances dans le domaine du
photovoltaïque. Le chapitre 1 fait état de cette société. Au chapitre 2, on rappelle les
notions de base d’une installation photovoltaïque a fait l’objet du chapitre 3 que fait
développer le dimensionnement d’une installation photovoltaïque appliqué à une habitation
donnée avec toutes les différentes étapes à suivre. En conclusion, une synthèse des résultats
de calculs d’une installation photovoltaïque est présentée.
Chapitre 1

Présentation de la société
1. Presentation de la societé
Chapitre 2

Notion de base d’une installation photovoltaique


1. Introduction

L’effet photovoltaïque a été découvert par le physicien français A. Becquerel en 1839. Le


mot « photovoltaïque » vient du mot « photo » (du grec « phos » qui signifie « lumière ») et
du mot « Volt » (patronyme du physicien Alessandro Volta qui a contribué de manière très
importante à la recherche en électricité).
Le développement des cellules solaires a suivi les progrès de l’industrie des semi-
conducteurs, en particulier ceux de l’industrie du silicium qui constitue le principal matériau
à partir duquel sont fabriquées les cellules. Les premières cellules ont été conçues pour
permettre une alimentation électrique fonctionnant plusieurs années sur les satellites. De
grandes sociétés de l’électronique se sont au début intéressées à cette technologie pour
alimenter des sites isolés (mesures, télécommunications, balises…) avant que les successifs
chocs pétroliers relancent leur intérêt dans les années soixante-dix. A partir de cette période,
des sociétés spécialisées dans ce domaine se sont créées, tout d’abord aux USA, ensuite au
Japon et en Europe.
La technologie des cellules au silicium est maintenant bien maîtrisée et les nouveaux

développements se concentrent sur l’amélioration du rendement et l’abaissement des coûts


de fabrication. En parallèle avec ces produits existants, de nouvelles cellules, utilisant des
phénomènes proches de la photosynthèse, pourraient apparaître sur le marché dans la
prochaine décennie si les développements prometteurs obtenus en laboratoire se concrétisent
par des produits industriels.

2. La cellule photovoltaïque

La cellule photovoltaïque ou encore photopile est le plus petit élément d’une installation
photovoltaïque. Elle est composée de matériaux semi-conducteurs et transforme directement
l’énergie lumineuse en énergie électrique.
Les cellules photovoltaïques sont constituées :

 D’une fine couche semi-conductrice (matériau possédant une bande interdite, qui joue
le rôle de barrière d’énergie que les électrons ne peuvent pas franchir sans excitation
extérieure, et dont il est possible de faire varier les propriétés électriques) tel que le silicium,
qui est un matériau présentant une conductivité relativement bonne.
 D’une couche antireflet permettant une pénétration maximale des rayons solaires.
 D’une grille conductrice sur le dessus ou cathode et d’un métal conducteur sur le
dessous

ou anode.

Les plus récentes possèdent même une nouvelle combinaison de multicouches


réfléchissantes juste en dessous de semi-conducteur, permettant à la lumière de rebondir
plus longtemps dans celui-ci pour améliorer le rendement.

Figure (III.1) : structure basique d’une cellule solaire. [30]

Une cellule photovoltaïque est basée sur le phénomène physique appelé effet
photovoltaïque qui consiste à établir une force électromotrice lorsque la surface de cette
cellule est exposée à la lumière. La tension générée peut varier entre 0.3V et 0.7 V en
fonction du matériau utilisé et de sa disposition ainsi que de la température et du
vieillissement de la cellule.

3. Conversion photovoltaïque

3.1. Semi-conducteur

Les matériaux semi-conducteurs sont des corps dont la résistivité électrique est
intermédiaire entre celle des conducteurs et celle des isolants. Les quatre électrons de
valence du silicium permettent de former quatre liaisons covalentes avec un atome voisin.
Dans ce cas, tous les électrons sont utilisés et aucun n’est disponible pour créer un courant
électrique.

Figure (III.2) : le semi-conducteur (silicium).

3.2. Le dopage de semi-conducteur

Pour augmenter la conductivité des semi-conducteurs on y introduit des impuretés. Ce


procédé est appelé dopage.
a) Dopage de type N

On remplace un atome de silicium par un atone pentavalent (phosphore p). Quatre d’entre
eux assurent les liaisons avec les atomes voisins de silicium et le cinquième reste disponible,
il sera excité vers la bande de conduction très facilement par l’agitation thermique. D’où le
nombre d’électron libre qui va fortement augmenter : dans ce cas le nombre de trou est très
inférieur au nombre d’électron libre. On obtient ainsi un cristal dopé N (négatif). [11]
Figure (III.3) : dopage de semi-conducteur de type n.

b) Dopage de type P

De la même façon on introduit des atomes trivalents, ses trois électrons vont assurer les
liaisons covalentes avec trois atomes voisins mais laisser un trou au quatrième. Ce trou se
déplace de proche en proche dans le cristal pour créer un courant.
Ici le nombre de trous est très supérieur au nombre d’électrons libres du cristal
intrinsèque,

on obtient donc un cristal dopé P (positif), les impuretés utilisées sont souvent du Bore B.
[11]

Figure (III.4) : dopage de semi-conducteur de type p. [11]

3.3. La Jonction PN

Une jonction PN est l’accolement d’une région dopé P et d’une région dopée N. Lors de
cet assemblage les porteurs de charges libres s’attirent et se recombinent dans la zone de
jonction où les porteurs libres disparaissent : c’est la zone de transition. Il ne reste donc plus
que les ions dans cette zone qui vont créer un champ électrique interne au niveau de la
jonction et qui empêche les charges libres restantes dans chaque zone de traverser la jonction
pour se recombiner.

a) - Migration des charges b) - Champ électrique E

mobiles vers le plan de jonction. Résultant, dû aux charges fixes.

Figure (III.5) : La jonction p-n.

4. Effet photovoltaïque

La conversion de l’énergie solaire en énergie électrique repose sur l’effet


photovoltaïque, c’est-à-dire sur la capacité des photons à créer des porteurs de charges
(électrons et trous) dans un matériau. Lorsqu’un semi-conducteur est illuminé avec un
rayonnement de longueur d’onde appropriée (l’énergie des photons doit être au moins égale
à celle du gap énergétique du matériau), l’énergie des photons absorbée permet des
transitions électroniques depuis la bande de valence vers la bande de conduction du semi-
conducteur, générant ainsi des paires électrons-trous, qui peuvent contribuer au transport du
courant (photoconductivité) par le matériau lorsqu’on le polarise.
Si on illumine maintenant une jonction PN représenté sur la figure (III.5), les paires
électrons-trous qui sont créés dans la zone de charge d’espace de la jonction sont
immédiatement séparées par le champ électrique qui règne dans cette région, et entraînées
dans les zones neutres de chaque côté de la jonction. Si le dispositif est isolé, il apparaît une
différence de potentiel aux bornes de la jonction (photo tension), s’il est connecté à une
charge électrique extérieure, on observe le passage d’un courant alors qu’on n’applique
aucune tension au dispositif. C’est le principe de base d’une cellule photovoltaïque. [3]
Figure (III.6) : l`effet photovoltaïque.

5. Principe de fonctionnement

Pour créer un courant électrique dans un semi-conducteur, il faut lui fournir une énergie qui
permet d’extraire des électrons de la bande de valence pour les transférer dans la bande de
conduction, soit une énergie supérieure au gap de la bande interdite. La lumière dont les
photons transportent une énergie : E = hυ permet d’atteindre cet effet : c’est l’effet
photovoltaïque.
La lumière pénétrant dans un semi-conducteur permet donc, si son énergie est supérieure
au gap de faire passer le semi-conducteur de l’état isolant à l’état conducteur, ce phénomène
augmente lorsque la température du semi-conducteur s’élève. Lorsqu’un électron est extrait
de la bande de valence pour passer dans la bande de conduction, il laisse derrière lui une
vacance ou un trou à sa place, alors un autre électron proche de la bande de valence peut
combler ce trou et laisser derrière lui à son tour un trou, on aura ainsi établi un courant de
trous. Les deux types de courant ne seront pas différenciés, on parlera simplement de
courant, qu’il s’agisse d’électrons ou de trous.
De même on dit que l’absorption de l’énergie des photons par le semi-conducteur crée

des paires de porteurs électron-trou. L’effet photoélectrique modifie simplement la


conductivité électrique de certains semi-conducteurs, ceci est utilisé pour fabriquer des
résistances dépendant de la lumière, composants largement utilisés dans les appareils
photographiques et partout où la lumière doit être mesurée. Pour transformer le semi-
conducteur photosensible de composant passif en composant actif, il faut pouvoir générer un
courant de porteurs, donc apporter une force qui obligera les électrons et les trous à s’écouler
dans deux directions opposées. Cette force sera réalisée par un champ électrique interne
provenant du dopage du semi-conducteur. [12]

Figure (III.7) : le principe de fonctionnement d`une cellule PV.

6. Les types des cellules photovoltaïques

Les différentes techniques utilisées de nos jours, ont permis de mettre au point divers types
de cellules au silicium : monocristallin, poly-cristallin, amorphe.
Il existe aussi d'autres types de cellules qui utilisent d'autres types de matériaux.

a) Cellule en silicium monocristallin

Lors du refroidissement, le silicium fondu se solidifie en ne formant qu'un seul cristal de


grandes dimensions. On découpe ensuite le cristal en fines tranches qui donneront les
cellules. Ces cellules sont en général d'un bleu uniforme. Les cellules monocristallines sont
les plus commercialisés offrant un bon rendement électrique compris entre 10% et 17%,
mais font appel à une méthode de production plus complexe et donc coûteuse.
En effet, l’obtention d’un cristal pur nécessite une grande quantité d’énergie. [13]
Figure (III.8) : Cellule photovoltaïque monocristalline.

b) Cellule en poly-cristallin

Pendant le refroidissement du silicium dans une lingotière, il se forme plusieurs cristaux.


La cellule photovoltaïque est d'aspect bleuté, mais pas uniforme, on distingue des motifs
créés par les différents cristaux. Les cellules poly-cristallines ont un rendement électrique
compris entre 11% et 15%. Leur procédé de fabrication consomme moins d’énergie. Elles ont ainsi
un coût de production plus faible mais un rendement légèrement inférieur à celui des cellules
monocristallines. [13]

Figure (III.9) : Cellule photovoltaïque poly-cristallin.

c) Cellule amorphe

Le silicium lors de sa transformation, produit un gaz, qui est projeté sur une feuille de
verre. La cellule est marronne. C’est la cellule des calculatrices et des montres dites «
solaires
», leurs coûts de fabrication sont les plus intéressants, mais elles ont un rendement
compris entre 5 et 7%. [13]

Figure (III.10) : Cellule photovoltaïque amorphe.

7. Caractéristiques d’une cellule photovoltaïque

Il existe de nombreuses familles et sous familles de cellules photovoltaïques qui diffèrent


chacune de la nature du semi-conducteur et du procédé de fabrication. Cependant, les
propriétés électriques des cellules photovoltaïques sont semblables d’une technologie à une
autre. Dans le but de savoir dimensionner une installation photovoltaïque, il apparaît
essentiel de comprendre et d’assimiler le comportement électrique des cellules
photovoltaïques, et par similitude celui des modules photovoltaïques qui constitueront le
générateur.
7.1. Zones de fonctionnement du module photovoltaïque

Les caractéristiques électriques d’un panneau photovoltaïque varient en fonction de la


température, de l’éclairement et de façon générale des conditions de fonctionnement
lorsqu’il est connecté à une charge donnée.
Figure (III.11) : les différentes zones de la caractéristique I (V).
La caractéristique d’un générateur photovoltaïque constitué de plusieurs cellules à une allure
générale assimilable à celle d’une cellule élémentaire. Nous pouvons décomposer la caractéristique
I(V) d’un générateur PV en trois zones :
C’est dans la zone 3 que se situe le point de fonctionnement pour lequel la puissance fournie par
le générateur est maximale. Ce point est appelé point de puissance optimale, caractérisé par couple
(Iopt, Uopt), et seule une charge appropriée permet d’extraire la paissance maximale disponible dans
les conditions considérées. [15]
7.2. Caractéristique courant-tension d'une cellule photovoltaïque

La puissance électrique délivrée par une cellule photovoltaïque est le produit de la tension par le
courant qu’elle génère. Ces deux grandeurs, courant et tension, dépendent à la fois des propriétés
électriques de la cellule mais aussi de la charge électrique à ses bornes. Les propriétés électriques de
la cellule sont synthétisées dans un graphe qu’on appelle caractéristique courant- tension. Tout
dipôle électrique est entièrement défini par sa caractéristique courant-tension, qui lui est propre.
Une cellule photovoltaïque, en tant que ((((dipôle électrique,))))) dispose de sa propre
caractéristique courant-tension, ainsi qu’illustré ci-dessous :

Figure (III.12) : Courbe courant-tension d’une cellule p h o t o v o l t a ï q u e [ 1 5 ]


Cette caractéristique courant-tension est une relation entre la tension et le courant délivrées par la
cellule photovoltaïque. Deux données importantes sont à relevées : [15]
a) Le courant de court-circuit Icc

Il s’agit du courant qui traverse la cellule photovoltaïque lorsque celle-ci est en court- circuit,
c’est-à-dire lorsque le pôle + est relié au pôle – (la tension à ses bornes est alors nulle). Dans ce cas,
la puissance fournie par la cellule :( P = U × I) est nulle.

b) La tension en circuit ouvert Uco

Il s’agit de la tension aux bornes de la cellule lorsque celle-ci est en circuit ouvert, c’est-à- dire
lorsque le pôle (+) et le pôle (–) sont isolés électriquement de tout autre circuit électrique (le
courant la traversant est alors nul). Dans ce cas, la puissance fournie par la cellule (P = U × I) est
nulle. La puissance fournie par la cellule est tout simplement le produit du courant et de la
tension. A partir de la caractéristique courant-tension, il est intéressant de dessiner le graphe de la
puissance (P = U × I) en fonction de la tension U, qu’on appelle aussi caractéristique
puissance-tension. La caractéristique courant-tension d’une cellule photovoltaïque met en
évidence un point de puissance maximum PMPP (MPP signifie en anglais Maximal Power Point,
soit Point de Puissance Maximale). Ce point de puissance maximale est le produit d’un courant et
d’une tension donnés. On appelle respectivement IMPP et UMPP le courant et la tension
correspondant au point de puissance maximale, c’est-à-dire tel que :
IMPP × UMPP = PMPP (III.1)

Figure (III.1) Caractéristique courant-tension d’une cellule solaire photovoltaïque.[31]


Figure (III.14) : Caractéristique puissance tension d’une cellule photovoltaïque [9]
Pour caractériser une cellule photovoltaïque on aura besoin de 4 paramètres majeurs sont :

 Le courant de court-circuit noté Icc

 La tension à vide notée Uco

 Le courant de puissance maximale noté IMPP

 La tension de puissance maximale notée UMPP

La valeur des 4 paramètres ci-dessus dépend d’un certain nombre de paramètres

Dont :

 Le niveau d’éclairement de la cellule.

 La température de la cellule [9]

7.3. Influence de la température et de l’éclairement

La caractéristique d’une cellule photovoltaïque (ou d’un générateur photovoltaïque) est directement
dépendante de l’éclairement et de la température. Les variations du courant et de la puissance en
fonction de la tension pour différents niveaux d’éclairements à température maintenue constante 25
°C, la Figure (III.15), montre clairement l’existence de maxima sur les courbes de puissance
correspondantes aux Points de Puissance Maximale Pmax.
Lorsque l’irradiation varie pour une température donnée, le courant de court-circuit Icc varie

proportionnellement à l’irradiation. Dans un même temps, la tension de circuit ouvert Uco (à vide)
varie très peu.
(a) (b)

Figure (III.15) : Evolution de la caractéristique I (V) (a) et P(V) (b) en fonction de

l’irradiation. [3]
La température est un paramètre très important dans le comportement des cellules solaires.
La température a également une influence sur la caractéristique d’un générateur PV. La
figure (III.16) présente la variation des caractéristiques d’une cellule photovoltaïque en
-2
fonction de température à un éclairement donné. L’éclairement est ici fixé à 1000W.m . [3]

Figure (III.16) : Evolution de la caractéristique I(V) (a) et P(V) (b) pour différentes

Températures [3]

Par contre, si la température croît à irradiation constante, la tension à vide Uco décroît
avec la température. Plus la température est élevée plus Uco est faible et le courant de court-
circuit Icc augmente avec la température. Cette hausse est nettement moins importante
que la
baisse de tension.
L’influence de la température sur Icc peut être négligée dans la majorité des cas. La
température et l’éclairement sont donc les deux principaux paramètres qui vont modifier la
caractéristique d’un générateur photovoltaïque. Ces deux paramètres devront donc être
étudiés avec soin lors de la mise en place d’une installation PV.
7.4. Facteur de forme (FF)
Un paramètre important est souvent utilisé à partir de la caractéristique I(V) d’une cellule
ou d’un générateur PV, c’est le facteur de remplissage ou fill factor (FF). Ce coefficient
représente le rapport entre la puissance maximale que peut délivrer la cellule notée Pmax et
la puissance formée par le rectangle (Icc×Uoc). Plus la valeur de ce facteur sera
grande,

plus la puissance exploitable le sera également. Les meilleures cellules auront donc fait
l’objet
de compromis technologiques pour atteindre le plus possible les caractéristiques idéales. Il
définit par la relation suivante : [14]
𝑷���𝒙
FF =
(III.2)
�����𝒙×𝑰𝒄𝒄

Avec :

Pmax = Imax × Umax

7.5. Rendement des modules photovoltaïques

Le rendement indiqué sur les fiches techniques des modules est le rendement dans les

Conditions Standard de test (niveau d’éclairement Pi=1000W/m², Température de


cellule

25°C). Il vaut : [9]


𝑷�𝑼
Ƞ𝐦 =
(III.3)
����×𝑺�

Avec :

PCU : puissance crête unitaire d’un module photovoltaïque en [Watt].

2
Sm : surface du module photovoltaïque en [m ].

2
Enom : éclairement nominal standard égal à 1000W/m
8. Les différents composants d’un système solaire photovoltaïque

Figure (III.17) : les différents composants d’une installation photovoltaïque [24]

1. Batteries

Le stockage d’énergie dans les systèmes photovoltaïques s’effectue exclusivement à l’aide


des batteries d’accumulateurs.

Dans un système photovoltaïque, la batterie remplit trois fonctions importantes :

a) Autonomie : Une batterie permet de répondre aux besoins de la charge en tout temps,
même la nuit ou par temps nuageux.

b) Courant de surcharge : Une batterie permet de fournir un courant de surcharge pendant


quelques instants, c’est-à-dire un courant plus élevé que celui que peut fournir le champ PV.
Ceci est nécessaire pour faire démarrer les moteurs et les autres appareils requérant un courant
de démarrage de 3 à 5 fois supérieur au courant d’utilisation.

C) Stabilisation de la tension : Une batterie permet de fournir une tension constante, en


éliminant les écarts de tension du champ PV et en permettant aux appareils un fonctionnement
à une tension optimisée.

1.1. Types d’accumulateurs :

Plusieurs types d’accumulateurs sont en vente sur le marché. Le plus connu et le plus utilisé
dans le photovoltaïque C’est l’accumulateur au plomb.

 Les Accumulateurs au plomb acide

Il s’agit de la technologie la plus utilisée dans les systèmes solaires autonomes. Elle offre
actuellement la meilleure réponse en ternes de prix et la durée de vie. De plus, elle présente les
caractéristiques les plus recherchées d’une batterie solaire, à savoir un rendement élevé, une
durée de vie longue avec un grand nombre de cycles et une autodécharge faible. Par contre, les
batteries nickel-cadmium sont plus chères, elles sont utilisées dans les applications ou la
fiabilité est vitale. [17]

Figure (III.18) : batterie ouverte au plomb

 Les Accumulateurs au Nickel - cadmium

Les batteries de nicke -Cadmium ont une structure physique semblable à celle du plomb-
Acide. Au lieu du Plomb, elles utilisent de l'hydroxyde de Nickel pour les plaques positives et
de l'oxyde de Cadmium pour les plaques négatives. L'électrolyte est de l'hydroxyde de
Potassium.
La tension de ce type d’accumulateur varie entre 1,15 et 1,17 Volts, par élément suivant l’état
de charge. Le rendement énergétique est de l’ordre de 70%. En dépit d’un prix encore
prohibitif. Ce type d’accumulateur présente beaucoup d’avantages :
- Très bonne résistance mécanique.

- Possibilité de supporter des décharges profondes.

- Pas d’émanations toxiques à partir de l’électrolyte.

- Ne craint pas de gel. [16]

 Les Accumulateurs NiMH (Nickel-Métal-Hydrure)


Ces batteries remplacent les NiCD car elles sont moins toxiques. Elles sont cependant assez
chères et sont utilisées dans les installations haute gamme. Leur durée de vie est beaucoup plus
grande que celle des batteries au plomb (50% de plus) mais leur capacité est extrêmement
faible (quelques Ah au maximum).[19]
 Les Accumulateurs Li-ion (Lithium-ion)
 Son énergie massique est très importante ce qui fait de la batterie Li-ion une des moins
lourdes et des moins volumineuses.
 Son rendement est excellent et son autodécharge relativement faible. Le gaspillage
est donc réduit.
Un système de sécurité supplémentaire y est intégré car cette batterie présente des risques
d’explosion lorsqu’elle est surchargée, trop déchargée ou court-circuitée. Sa durée de vie est
d’environ 3 ans. [20]
1.2. Comparaison des types de batteries en énergie massique
Figure (III.19) : Comparaison des différents types de batteries en énergie massique [24]

1.3. Composition d'une batterie solaire plomb- acide

Ces batteries sont composées de plusieurs plaques de plomb dans une solution d'acide
sulfurique. La plaque consiste en une grille d'alliage de Plomb avec une pâte d'oxyde de plomb
marquetée sur la grille. La solution acide sulfurique et l’eau est appelée électrolyte.
Le matériel de la grille est un alliage de plomb parce que le plomb pur est un matériel
physiquement faible, et pourrait se casser pendant le transport et le service de la batterie. [17]

Figure (III.20) : Composition d'une batterie monobloc. [17]

1. : Grille. 7 : Élément couplet

2. : Séparateur. 8 : Pont

3. : Plaque positive. 9 : Rampe de bouchons.

4. : Plaque négative. 10 : Borne

5 : Barrette 11 : bac

6 : Faisceau négatif.

1.4. Principe de fonctionnement


Une réaction chimique intervient lorsque la batterie alimente une charge connectée à ces
deux électrodes. Pendant la décharge, il y a une oxydation à la plaque négative qui se
traduit par une perte d'électrons et réduction à la plaque positive ou gain d'électrons.
L'électrolyte en présence dans la batterie facilite le
déplacement des charges électrochimiques sous forme d'ions.
Le processus inverse se produit quand la batterie se recharge on voit apparaître
immédiatement une force électromotrice entre les deux électrodes. Les équations des réactions
suivantes décrivent la réaction principale : [16]
+ - -
Electrode Positive : PbO2 + 3H + HSO4 + 2 e ↔ PbSO4 + 2H2O

- + -
Electrode négative : Pb + HSO4 ↔ PbSO4 + H + 2e

+ -
Réaction : Pb + PbO2 + 2H + 2HSO4 ↔ 2PbSO4 + 2H2O

1.5. Calcul de la capacité des Batteries

La quantité d’énergie que peut stocker une batterie est définie par sa capacité C,

mesurée en ampère-heure (Ah). [21]


��� .𝑵
C=
(III.4)
�.𝑼

C : capacité de la batterie en ampère. Heure (Ah)

Ec : énergie consommée par jour (Wh/j)

N : nombre de jour d’autonomie

D : décharge maximale admissible (0,8 pour les batteries au


plomb) U : tension de la batterie (V)
1.6. La durée de vie d’une batterie solaire
La durée de vie d'une batterie solaire s'évalue selon le nombre de cycles de
charge/décharge qu'elle est capable de supporter. Car il s'agit d'une donnée basée sur un
niveau de décharge et sur des conditions atmosphériques données.
La durée de vie d'une batterie solaire dépend d'abord de la technologie utilisée : plomb
ouvert, AGM, GEL. Ensuite les batteries solaires vieillissent en raison des charges et
décharges, le nombre de cycles dépend principalement de la profondeur habituelle de
décharge. Pour donner un ordre d'idée, pour des décharges de l'ordre de 40%, on peut
estimer les durées de vie suivantes pour les différents types de batteries à décharge lente :
[21]
- Batterie solaire au plomb ouverte : 400 à 500 cycles

- Batterie solaire AGM(Absorbed Glass Mat) : 600 à 700 cycles

- Batterie solaire GEL : 800 à 900 cycles

- batterie solaire GEL Long Life : 600 à 2400 cycles

[Link] critères de choix d’une batterie solaire

a) critères techniques

- Les batteries solaires subissent un grand nombre de cycles charge / décharge et leur état
de charge évolue au fil de la journée et encore plus au cours des saisons : c'est souvent à la
fin de l'hiver que les batteries sont le plus déchargées.
- Les batteries solaires doivent supporter un grand nombre de cycles et doivent supporter la
décharge profonde .
- On installe généralement des batteries pouvant supporter plus de 300 cycles à 80 % de
décharge.
- Une batterie solaire doit résister à une profondeur de décharge pouvant dépasser les 80 %

et atteindre 100 % de décharge (mauvais ensoleillement, forte consommation électrique


occasionnelle, tension de coupure des convertisseurs trop faible (10,5 V )...).
L’obtention du courant électrique à partir de panneaux solaires reste chère et la batterie
solaire optimale devrait stocker l'énergie électrique avec le moins de perte possible (bon
rendement de charge).
Une batterie déchargée doit accepter toute l'énergie en provenance des panneaux

solaires afin de ne pas gaspiller l'énergie chèrement produite. L'acceptation de la charge


d'une batterie solaire doit être bonne pour que les batteries se rechargent rapidement. Une
fois stockée sous forme chimique, cette énergie électrique ne doit pas être perdue :
l'autodécharge de la batterie doit être la plus faible possible.
Une bonne acceptation de la charge et une faible auto décharge favorisent un état de

charge élevé, ce qui a une influence directe sur la durée de vie des batteries.

La durée de vie d'une batterie dépend de beaucoup des paramètres de charge (tensions...)
qui eux-mêmes varient avec la température des batteries : une batterie "idéale" sera peu
sensible à de mauvais paramètres de charge (régulateur solaire pas adapté, mal réglé, pas de
compensation en température...). [22]
b)critères économiques

Le coût d'achat des batteries est évidement un critère important...

Au prix initial s'ajoute les coûts liés au transport, les frais liés à l'entretien des batteries que
l'on cherchera à minimiser. [22]
c)critères liés à la sécurité

L'absence de projections d'acide et de dégagement d'hydrogène est un critère


important. [22]
1.8 : Association de batteries

On associe des batteries en série pour obtenir des tensions multiples de (12 V ,24 V et

48V) et en parallèle pour augmenter la capacité. [16]


Figure (III.21) : Association de deux batteries en série / en parallèle. [16]

2.Régulateur de charge

Il se Place entre les modules photovoltaïques et les batteries, le régulateur de charge permet
de contrôler la charge pour éviter tout endommagement du stockage d’énergie (gérer la
charge et la décharge de la batterie). Il permet de stabiliser la tension des modules
photovoltaïques et de maintenir la charge des batteries de manière appropriée. [24]
2.1. Technologies des régulateurs

Il existe trois grandes familles de régulateurs de charge utilisant chacune une méthode
différente de contrôle de charge :
 Le type shunt : le courant de charge des batteries est dévié vers une résistance et un
courant-circuit est effectué au niveau des panneaux solaires photovoltaïque ; il convient aux
applications de faible puissance.
 Le type « série » : le courant de charge des batteries est occasionnellement coupé par
l’ouverture d’un circuit entre les panneaux solaires photovoltaïques et les batteries ; il
convient aux applications de moyenne puissance.
Ces deux méthodes ont en commun qu’elles utilisent le niveau de tension des batteries

pour déterminer le moment où réduire ou stopper complètement la charge des batteries.

 Le type MPPT (Maximum Power Point Tracker) : permet d`optimiser en


permanence les paramètres électriques de fonctionnement entre les trois systèmes suivants :
Les modules photovoltaïques, les batteries et les récepteurs (moteur, Pompe, éclairage,
réfrigérateur, etc.)
Il y parvient en mesurant en permanence la tension et le courant du panneau pour tirer

de l’énergie au point de puissance maximale. Sa fonction de balayage lui permet de


parcourir la tension du panneau solaire toutes les deux heures en vue de trouver le point
de sortie

puissance maximale. Ainsi peut-il adapter la tension délivrée par le panneau à celle que les
batteries solaires peuvent absorber. Ce type de régulateur est plutôt réservé aux systèmes de
grande puissance en raison de son coût élevé. [17]
3)Onduleur

Un convertisseur d’énergie est un équipement que l’on dispose généralement soit entre le
champ PV et la charge (sans stockage avec charge en continu, il portera le nom de
convertisseur continu-continu), soit entre la batterie et la charge (il sera alors appelé
onduleur ou convertisseur continu-alternatif).
L’onduleur est généralement associé à un redresseur qui réalise la transformation du
courant alternatif en courant continu et dont le rôle sera de charger les batteries et
d’alimenter le circuit en continu de l’installation en cas de longue période sans soleil. [18]

Figure (III.22) : rôle de l’onduleur. [18]

Il existe deux types d’onduleurs :


a) Le convertisseur continu - continu

Ce type de convertisseur est destiné à adapter à chaque instant l’impédance apparente

de la charge à l’impédance du champ PV correspondant au point de puissance maximale.


Ce système d’adaptation est couramment appelé MPPT (maximum power point tracking).
Son rendement se situe entre 90 et 95%. [24]
Ce système présente deux inconvénients pour un champ PV de faible puissance :

- Prix élevé.

- Le gain énergétique annuel par rapport à un système moins complexe (cas d’une
régulation de la tension) n’est pas important.

b) Le convertisseur continu - alternatif

C’est un dispositif destiné à convertir le courant continu en courant alternatif. La

formation de l’ordre de sortie peut être assurer par deux dispositifs :

- Rotatif : C’est un moteur à courant continu couplé à un alternateur, son rendement varie
de

50% à 60% pour 1KW jusqu'à atteindre 90% pour 50KW.

Ses avantages sont : simplicité, onde sinusoïdale, bonne fiabilité.

Ses inconvénients sont : cherté, faible rendement (surtout pour les faibles puissances). [24]

- Statique : On le désigne sous le nom d’onduleur. C’est un dispositif utilisant des


transistors de puissance ou des thyristors. L’onde de sortie présente, dans le plus simple des
cas, une forme carrée qui peut s’adapter à quelques types de charges, des pertes à vide
considérables surtout pour des faibles puissances. [24]
Les onduleurs peuvent être améliorés à l’aide d’un filtrage ou par utilisation des systèmes
en

PWM (pulse width modulation) qui permettent grâce à la modulation de la longueur


des

impulsions d’obtenir une onde de sortie sinusoïdale. Avec ce système on obtient :


- Un rendement élevé sur une plage du taux de charge.

- De faibles pertes à vide. [24]

Le choix de ce type de composant relève, d’une part de sa particularité à pouvoir commuter


de très grandes valeurs de courant et tension à des fréquences de découpage de plusieurs
dizaines de KHz et d’autre part, parce qu’il permet la suppression de tous les circuits d’aide à
la commutation des montages à thyristors.
4) Boite de jonction

En électricité, une boîte de jonction (BJ) est un boîtier électrique situé en aval d'un tableau
électrique. Elle est située au plus près des installations sur le terrain et permet de centraliser
les départs vers les différents appareils électriques.

Cette boîte de jonction doit être mise à la terre (si elle est en métal) pour éviter les risques
d'électrisation en cas de défaillance. On doit aussi mettre un couvercle pour éviter de toucher
les conducteurs accidentellement. Les connexions sont réalisées avec des capuchons de
connexion ou avec des borniers. Les fils qui entrent dans la boîte peuvent être dans des
câbles ou dans des conduites. On les fixe à la boîte avec des connecteurs. [23]
Figure (III.23) : boite de jonction. [23]

9. Conclusion :

Dans ce chapitre nous avons présenté les différents composants d’une


installation solaire photovoltaïque avec leurs rôles et principes de fonctionnements.
Le bon fonctionnement de cette installation requit un bon dimensionnement de ces
composants, c’est ce que nous allons voir dans le chapitre suivant.
Chapitre 3

Dimensionnement d’une installation photovoltaïque


1. Introduction

La méthode de dimensionnement consiste à déterminer d’abord la puissance crête d’un


panneau photovoltaïque qui fournit l’énergie électrique nécessaire pendant la journée.
Elle consiste à déterminer la période de besoin en électricité, et la
consommation requise. Cette étape comporte peu de calculs, mais demande relativement
beaucoup de réflexion car une erreur à ce stade peut rendre l’installation photovoltaïque
obsolète.
La méthode comporte 08 étapes qui se résument comme suit :

2. procédure de calcul

2.1. Etape I. Consommation énergétique


Un système bien adapté nécessite l'évaluation de la puissance électrique des applications à
alimenter. L’énergie nécessaire s’exprime par :
Ec = P×t (IV.1)

Avec :

Ec : énergie consommée

P : puissance de fonctionnement de l’appareil

t : temps d'utilisation

L'énergie est donc le produit de la puissance par le temps. La relation (IV.1) permet
de calculer les besoins journaliers en énergie.

En effet, comme un système photovoltaïque doit fournir son énergie durant une
journée entière, il est naturel de prendre la période de 24 heures comme unité de temps.

L'énergie E, est donc l'énergie électrique consommée en 24 heures par l'application


et s'exprime en Watt- heure par jour (Wh/j). On l'appelle aussi consommation journalière.
Pour calculer la consommation totale d'une installation, on calcule d'abord l'énergie
électrique consommée en 24 heures par chaque équipement ou chaque fonction
électrique et ensuite on les additionne.

Elle s’exprime par :

Et =∑Pi ×Ti (IV.2)


Avec :

Pi : Puissance électrique d'un appareil « i » exprimée en Watt (W).

Ti : Durée d'utilisation de cet appareil « i » en heure par jour (h/j).

Lorsque tous les appareils fonctionnent à la même tension, la consommation journalière


peut également se chiffrer en Ampère - heure par jour (Ah/j), unité pratique pour tous les
systèmes liés à une batterie.

Comme ces équipements fonctionnent en alternatif et que la consommation énergétique


passe par un onduleur, il est nécessaire de tenir compte du rendement de l'onduleur pour
évaluer la puissance requise, on écrit alors :

Puissance corrigée = puissance des appareils à alimenter × Rendement de l'onduleur

2.2. Etape II. Energie solaire récupérable


 Inclinaison et orientation optimales des capteurs photovoltaïques
L’énergie fournie par les capteurs photovoltaïques est directement proportionnelle à
l’ensoleillement. Afin d’optimiser au mieux l’installation solaire il faut donc tenir compte
de ce facteur, qui dépend à son tour du lieu de l’installation, de l’orientation et de
l’inclinaison de ces capteurs.
Idéalement, Ils doivent être orientés en plein Sud dans l’hémisphère Nord et en plein
Nord dans l’hémisphère Sud, à l’écart des zones ombragées, et inclinés d’un angle qui
permet l’optimisation de l’énergie récupérée.
Un plan incliné est caractérisé par son inclinaison β (par rapport à l’horizontale), et
son
orientation ou azimut χ par rapport au sud. [25]
Figure (IV.1) : Définition des angles pour un plan incliné : inclinaison β, azimut χ et
l’angle d’incidence θ. [25]
Plus les rayons sont proches de la perpendiculaire au plan des panneaux (cos θ 1), plus la
quantité d’énergie disponible est importante.

En moyenne, sur l’année, l’inclinaison optimale pour maximiser l’énergie annuelle


produite est égale à la latitude du lieu.

Une inclinaison plus forte que la latitude peut augmenter l'énergie récupérée en hiver
(la trajectoire du soleil étant basse dans le ciel), au détriment de celle récupérée en été.
L’inverse est réalisé pour une inclinaison plus faible que la latitude.

Ces considérations sont prises en compte lors du dimensionnement d'un


système photovoltaïque.

Le tableau suivant donne les valeurs de l’inclinaison recommandée des


capteurs photovoltaïques pour une utilisation annuelle constante en fonction de la latitude.

Latitude φ (°) Inclination β (°)


φ < 10° 10°
10° < φ < 30° Φ
30° < φ < 40° φ + 10°
φ > 40° φ + 15°
Tableau (IV.1) : Relation entre la latitude et l’inclinaison des panneaux pour une

utilisation annuelle.

 Ombrage ou repérage des masques


Il arrive que les modules soient placés face à un type d'obstacle comme les bâtiments,
montagnes, arbres...etc. qui masqueront le soleil.

Ces effets d'ombrage sur le rayonnement reçu sont très difficiles à estimer intuitivement,
cependant, il faut faire attention aux ombrages partiels et même ponctuels puisqu'ils
influent sur la production d'énergie et provoque un déficit de production important dont il
faut tenir compte.

Il faut noter que lorsqu'une cellule est ombrée, c'est le courant de toute la chaine des
cellules en série qui est limité et cela peut avoir de graves conséquences si les panneaux ne
sont pas équipés de diodes anti-retour.

2.3. Etape III. Données météorologiques

La conception des systèmes photovoltaïques nécessite la connaissance du rayonnement


solaire utile sur le site d'installation. Cette connaissance est l’un des paramètres essentiels
de l'étude préalable.

Pour un besoin électrique donné, plus l'énergie solaire reçue est grande, moins est
le nombre de panneaux solaires à installer et inversement.

En traversant l'atmosphère, le rayonnement solaire est absorbé et diffusé au sol.


L'influence de l'atmosphère provoque la diffusion et l'absorption d'une partie du
rayonnement incident.

La modification par l'atmosphère du rayonnement solaire obéit à des phénomènes assez


complexes et surtout en grande partie aléatoires.

Le flux lumineux reçu au niveau du sol à un instant donné dépend d'un grand nombre de
paramètres :

Gaz présents dans l'atmosphère, Nuages, Albédo (réflectivité du sol),


Température

ambiante, Vent, Humidité relative, etc…


Or tous ces paramètres dépendent du lieu géographique, de la saison, de l'heure de la
journée, des conditions météorologiques du moment.

Il est donc important de disposer de données fiables en recourant à des statistiques


accumulées sur les années antérieures grâce à un instrument de mesure appelé «
héliographe ».

Grace à cet instrument de mesure, les stations météorologiques élaborent des statistiques
de rayonnement solaire intégré en [KWh/m2. J] à partir de toutes les données récoltées. Ce
sont ces données, globales sur une journée, qui servent la plupart du temps au
dimensionnement d'un système photovoltaïque.

2.4. Etape IV. Dimensionnement du générateur photovoltaïque

Cette étape consiste à calculer la quantité de modules photovoltaïques que l'on


devra posséder pour couvrir les besoins en électricité.

2.4.1. Puissance crête d’un générateur photovoltaïque

La puissance crête des panneaux à installer dépend de l’irradiation du lieu


d’installation. On la calcule en appliquant la formule suivante : [27]

Pch =
(IV.
𝑬�
3)
��.𝑰�

Pch : Puissance crête de champs photovoltaïque en Watt crête (Wc)

Ec : Energie consommée par jour (Wh/jour)

Ir : Temps moyen d’ensoleillement journalier (h/jour)

En Tunisie: 2 ≥ Ir ≤ 8. On prend la moyenne de 5 h/Jour


: Coefficient correcteur, ce coefficient tient compte :

• De l’incertitude météorologique.

• De l’inclinaison non corrigée des modules suivant la saison.

• Du point de fonctionnement des modules.

• Du rendement moyen charge/décharge de la batterie (90%).

• Du rendement de régulateur (95%).

• Des pertes dans les câbles et connexions pour les systèmes avec batterie.

K est en générale compris entre 0,55 et 0,75. La valeur souvent utilisée dans les calculs
du système avec batterie est k=0,65. [28]

2.4.2. Tension de fonctionnement du champ photovoltaïque

On choisit la tension de fonctionnement en fonction de la puissance crête du champ


photovoltaïque en watt. De façon générale : [27]*
Tableau (IV.2) : Tension du champ en fonction de sa puissance crête [27]

Puissance Moins de De 501WC De 2001WC Plus de


à à 1000
crête(WC) 500WC
Tension de
12 24 48 96
champ (V)

2.5. Etape V. Nombre de panneaux photovoltaïques à utiliser

A partir de la puissance crête des panneaux on peut déterminer le nombre de :

Panneaux solaire nécessaires à ’installation :


 Le nombre de modules connectés en série sera égale à :

Vch : tension total du champ.


.

Vn : la tension délivrée par un seul panneau photovoltaïque

 Le nombre de modules connectés en parallèles s’exprime par :


Avec :
Nm : nombre total de panneaux photovoltaïques
Ns : nombre de panneaux connectés en série
(IV.
2.6. Etape VI. Dimensionnement du parc de batteries 7)
Pour réaliser le dimensionnement des batteries, on procède de la façon suivante
:

- On calcule l’énergie consommée (Ec) par les différents récepteurs.

- On détermine le nombre de jours d’autonomie nécessaires.

- On détermine la profondeur de décharge acceptable pour le type de batterie


utilisé.
- On calcule la capacité (C) de la batterie en appliquant la formule ci-dessous :
���×𝐍
Cch =
�×𝐔

Cch : capacité du champ de batterie en ampère. Heure (Ah)

Ec : énergie consommée par jour (Wh/j)

N : nombre de jour d’autonomie

D : décharge maximale admissible (0,8 pour les batteries au plomb)

U : tension de la batterie (V)


 Nombre de batteries en
séries :
𝑽��
Ns =
(IV.
𝑽 ����������
8)
Vch : tension du champ

Vbatterie : la tension de la batterie

 Nombre de batterie en
parallèles :
𝑪 ��
Np =
(IV.
𝑪 ��������
9)
Avec :
Cch : capacité totale du champ de batteries associées à toute l’installation photovoltaïque.

Cbatterie : capacité d’une batterie.

La durée de vie en d’une batterie décroit rapidement lorsque la profondeur de décharge

augmente. En général, on essaie de limiter la profondeur de décharge à 50%, c'est-à-dire


que l'on utilisera que la moitié de la capacité de batteries.

Figure (IV.2) : Aperçu d’une batterie solaire

2.7. Etape VII. Dimensionnement du régulateur de charge

Le régulateur est dimensionné d’après les paramètres suivants : tension, courant

d’entée et courant de sortie.

Tension nominale : Elle doit être celle du champ photovoltaïque.

Courant d’entrée Ie : C’est le courant de charge maximal que les modules sont
susceptibles de débiter. Il doit être supporté sans problème par le régulateur. Pour estimer
ce courant, le plus sûr est de prendre 1,5 fois le courant maximal. [29]

Courant de sortie Is : L’intensité du courant de sortie du régulateur doit être supérieure à


la valeur maximale que peuvent tirer les récepteurs simultanément. Elle peut
être déterminée par la formule suivante : [27]
Imax = Pch / u (IV.10)
Pch : la puissance crête du champ de photovoltaïque qui es calculé comme suit :

Pch= Pc×Np×Ns (IV.11)

Figure (IV.3) : régulateur de charge

2.8. Etape VIII. Dimensionnement de l’onduleur


Le convertisseur de courant se dimensionne en fonction de plusieurs critères :

 La tension d'entrée : c'est la même que la tension des batteries ou du régulateur (12, 24
ou 48V DC).
 La tension de sortie : en Algérie nous utilisons du 220/230 V, 50Hz.

 La puissance nominale : c'est la puissance que les appareils consomment en


électricité pour fonctionner de façon "normale". Pour connaître cette puissance nominale, il
suffit de faire la somme des puissances des appareils électriques susceptible d’être utilisés
en même temps Il faut toujours choisir un convertisseur dont la puissance est légèrement
supérieure à celle des appareils.
 La puissance maximale : l'onduleur doit être capable de fournir une grande
puissance (généralement 2 ou 3 fois la puissance nominale). Cette particularité est utile pour
les appareils qui possèdent un moteur (réfrigérateur, micro-onde, lave-linge, ...), car leur
consommation augmente très fortement lors du démarrage. En général, si vous avez
correctement dimensionné la puissance nominale, la puissance maximale est prévue par ces
onduleurs est suffisante.
 Le rendement : Une partie de l'électricité transformée est consommée par
le

convertisseur de courant (entre 80 et 95% de l'énergie est restituée). Il est important de


contrôler ce rendement, sachant qu'un bon produit se situe autour de 90%.

De plus, la plupart des convertisseurs consomment de l'énergie même lorsqu'ils ne


fonctionnent pas (stand-by). Certains sont équipés d'un système de marche/arrêt qui permet
de grandes économies dans les petites installations photovoltaïques.

2.9. Etape IX. Le dimensionnement des câbles électriques solaires

Pour assurer le transport de l’énergie des modules jusqu’au régulateur de charge, on

ne peut pas utiliser n’importe quel câble électrique.

Les câbles solaires sont étudiés pour résister aux conditions liées à leur utilisation. Ils sont
les seuls à pouvoir assurer une longue durée de vie (supérieure à 30 ans) tout en
minimisant les pertes d’énergie.

La résistance d'un câble électrique ne dépend ni de la tension ni de l'intensité du courant


qui le traverse, mais dépend de la résistivité (ρ) du matériaux utilisé (cuivre, argent, fer, ...),
de la longueur du câble, de sa section, et de sa température.

Le cuivre est de loin le conducteur le plus utilisé, et sa résistivité oscille entre 16x10 -9Ω.m
à

0°C et 17x10-9Ω.m à 25°C. L'équation permettant de connaître la résistance est la suivante


:

R=ρ×L/S (IV.12)
Avec :

R : la résistance en (Ω)

ρ : la résistivité en (Ω.m)

L : la longueur du câble en (m)

S : la section du câble s en mm²)

Figure (IV.4) : le câble solaire


3. Application

Pour mieux comprend les étapes utiles au de dimensionnement d’une installation


photovoltaïque on se propose de faire une application sur une habitation. La figure (IV.5)
illustre les différents éléments de l’installation photovoltaïque.

3.1. Equipement de l'installation

1. Module photovoltaïque :
 Marque : TommaTech
 Modèles : TT275-60P
 Types : Polycristalline
 Puissance des panneaux : 275Wc
 Nombre de panneaux : 19
 Puissance de l'installation : 5.225kWc
 Boite de jonction pré-câblée

2. Onduleur :
 Modèle : THINKPOWER
 Types : S5000TL
 Nombres d’onduleur : 1
 Puissance de l’onduleur : 4.6kW

3. Coffret DC
 Coffrets étanche IP65
 2 Interrupteurs-sectionneurs Merz MDC-10-40 1000 2
 2 Parafoudres Beny BUD 40/2 II 600VDC/20kA
4. Coffret AC

 Coffret étanche IP65


 disjoncteur différentiel CHINT A Type Icn=6KA/C25/003 2P 25A 300mA
 Parafoudre Beny BUA 40/20KA
5. Câblage
 Câbles AC
- Marque : Tunisie Câbles
- Référence : U1000 R2V section 2*4mm²
 Câbles DC
- Marque : SOLAR CABLE
- Référence : 1 x 4 mm2
 Connecteurs MC4
- Marque : Legrand
- Type : Connecteurs et embases type MC4
- Référence : 4140 92/93

6. Mise à la terre
Toute la structure, les panneaux, les parafoudres et l’onduleur doivent être raccordés à la
terre. Une descente principale de la mise à la terre en fil cuivre de diamètre 16mm²
(Tunisie-Câbles H07V-R-16 mm2) et aboutissant à une prise de terre règlementaire à trois
piquets en cuivre formant un triangle équilatéral. Les trois piquets seront montés dans un
regard couvert d’un tampon démontable.
7. Structure des panneaux :
La structure métallique est composée de supports doubles, en aluminium avec
une inclinaison de 30° orientée (150°).

3.2. Description de la procédure d’intervention sur l’installation

photovoltaïque et consignes de sécurité :

L’installation est composée de panneaux photovoltaïques de haute qualité,


fabriquées en Allemagne, des coffrets de protection et d’un onduleur très performant
permettant de convertir le courant continu en courant alternatif et de l’injecter dans le
réseau STEG.

Ce dossier contient toutes les informations et consignes de sécurité qui doivent être lues
attentivement afin d’assurer un fonctionnement optimal de l’installation photovoltaïque.
3.2.1. Principe de fonctionnement :

Cette installation photovoltaïque fonctionne tous les jours de manière entièrement


autonome. L’installation transforme silencieusement l’énergie solaire en courant
électrique. A la lumière du jour, le courant continu généré par les panneaux
photovoltaïques est véhiculé vers l’onduleur par des câbles solaires. Dans les conditions
normales de fonctionnement, cela ne présente aucun danger.

Si vous prévoyez de faire des travaux sur votre toiture, nous signalons les instructions de
sécurité suivantes :

 Ne pas toucher ni aux panneaux photovoltaïques, ni aux câbles ni aux boitiers de


raccordement
 Ne pas faire tomber d’objet sur les panneaux photovoltaïques
 Ne pas exercer de contraintes mécaniques ni sur les panneaux ni sur le support ni
sur les câbles et les boitiers de jonction
 Ne jamais déconnecter ou sectionner les câbles et les boitiers de raccordement

2. Entretien et maintenance :

Le rendement électrique des panneaux photovoltaïques risque d’être altéré au fil du


temps par des salissures qui pourront se déposer sur la surface vitrée des panneaux et
recouvrir les cellules photovoltaïques diminuant ainsi la transmission de l’énergie solaire
et de la lumière.

Pour nettoyer les panneaux photovoltaïques sans risque de les endommager, le


nettoyage
doit être fait avec beaucoup d’eau et un chiffon ou une éponge très lisse non abrasive.

Ne jamais utiliser de produits corrosifs ou abrasifs ni des outils rugueux.

Les appareils de nettoyage sous pression ou par brosse motorisée sont à proscrire.

Après chaque nettoyage, une inspection visuelle sur toute l’installation doit être effectuée.

Il faut vérifier régulièrement les câbles, les panneaux et la structure métallique.

3. Alarme et dysfonctionnement :
Pour le cas où vous noteriez une panne ou un dysfonctionnement de votre installation, ou
vous pensiez que l’installation ne fonctionne pas comme d’habitude, nous vous invitons à
nous contacter immédiatement.

Les réparations doivent être effectuées exclusivement par un professionnel qualifié,


spécialiste en photovoltaïque.

3.3. Plan d’implantation et schéma de câblage :


3.4. Dimensionnement de l’installation photovoltaïque :
3.4.1. Calcul de chute de tension côté DC :

La chute de tension maximale autorisée dans la partie courant continue de l'installation


est de
3%. Le calcul de cette chute de tension est effectué pour chaque chaine descendu à
chaque onduleur dans les conditions suivantes :

S : section du conducteur en cuivre exprimée en millimètres carrés.


L : longueur allé + retour du conducteur exprimé en mètres + interconnexion des chaines
Impp = Intensité nominale de l'alimentation entre les modules et l'onduleur. Umpp =
Tension nominale de l'alimentation entre les modules et l'onduleur.

 Chaine1 :
Impp =8.79A
Umpp = 10 x 31.30= 313VDC S = 4 mm²
L = (10*2) + 10=30m avec (d=10m câble de liaison des panneaux)
ρ = 2.314 10-8 Ω.m (avec ρ0est la résistance spécifique du cuivre à 90°C égale à 1.7
10-8Ω.m et ρ=1.25 x ρ0)
𝜌
� =2𝑥ρ = 0.3 𝛺

∆U = Rx I= 2.6V

Donc : ∆U /U% = (2.6/313) x100 = 0.83% <3%


PC : pertes de
cablage PCChaine = ∆U x I = 22.8W.

 Chaine 2 :
Impp =8.79A
Umpp = 9 x 31.30= 281.7VDC S = 4 mm²
L = (10*2) + 10=30m avec (d=10m câble de liaison des panneaux)
ρ = 2.314 10-8 Ω.m (avec ρ0est la résistance spécifique du cuivre à 90°C égale à
1.7
10-8Ω.m et ρ=1.25 x ρ0)
𝜌
� =2𝑥ρ = 0.3 𝛺

∆U = Rx I= 2.6V

Donc : ∆U /U% = (2.6/281.7) x100 = 0.92% <3%

PC : pertes de
cablage PCChaine = ∆U x I = 22.8W. PCTOT = 2 x22.8 =

45.6W.
3.4.2. Calcul de chute de tension côté AC :

Pour les installations photovoltaïques connectées au réseau public de distribution BT, la


chute de tension maximale autorisée entre les bornes AC de l'onduleur et le point de
livraison est
3% à puissance nominale de l'onduleur.
S = section du conducteur en cuivre entre l'onduleur et le réseau = 4 mm2.
ρ = 2.314 10-8Ω.m
L = longueur entre l'onduleur et le réseau = 20 m.
I =Intensité du courant alternatif qui correspond au maximum de puissance = P /
([Link]φ). P = (Puissance maximale coté DC- pertes de charge coté DC) x Rendement de
l’onduleur
P= (4600-45.6).0.99= 4508.85W

A I  I m ax( onduleur )  23A


lo
rs
U : Tension simple du réseau de distribution
cosφ : est le facteur de puissance de l’onduleur = 0.99
L.ρ 2.314x108 x 2x 20
R    0.23Ω 6
S 4x10
ΔU  R.I  0.23 x 23  5.29V
5.23
ΔU / U (%)   2.3%  3%
230
PC : Pertes de
cablage PC  ΔU .I  121.67W
3.4.3. Compatibilité et bilan énergétique :

NB : configuration MPPT en onduleur :- String par MPPT : 1


- MPPT indépendants : 2

 Compatibilité onduleur et champ de panneaux photovoltaïques

 Compatibilité en puissance :

Ponduleur(nominale) = 4600 W PPV maximale = 5225W

Alors : 0.8 PPV maximale= 4180W ≤Ponduleur(nominale)=4600 ≤ 1.2 PPV maximale = 6270W

 Compatibilité en tension :
 Chaine1 :

Voc(max) (à -10°C) = 38.40 (1+ 0.0031x 35) x 10 = 425.66V Vmpp(min) (à 80°C) =

31.30 (1-0.0031 x 55) x 10 = 259.63V La tension de sécurité de l’onduleur :

Vond(sécurité) = 550 V

La tension minimale admise par l’onduleur V min(admise) = 100 V

On admet alors que :

- Voc(max) (à -10°C) = 425.66V<Vond(sécurité)= 550 V

- Vmpp(min) (à 80°C) = 259.63V>Vmin(admise) = 100 V


 Chaine2 :

Voc(max) (à -10°C) = 38.40 (1+ 0.0031x 35) x 9= 383.1V Vmpp(min) (à 80°C) =

31.30 (1-0.0031 x 55) x 9 = 233.67V La tension de sécurité de l’onduleur : Vond(sécurité)

= 550 V

La tension minimale admise par l’onduleur V min(admise) = 100 V

On admet alors que :

- Voc(max) (à -10°C) = 383.1V<Vond(sécurité)= 550 V

- Vmpp(min) (à 80°C) = 233.67V>Vmin(admise) = 100 V

- Compatibilité en courant :

Imax(onduleur) : courant maximal admis par l’onduleur

Impp = 8.79A <Imax(onduleur) = 15 A

On admet alors que : Impp<Imax(onduleur)

D’où : la compatibilité est assurée en puissance, en tension et en courant.

D’où : la compatibilité est assurée en puissance, en tension et en courant.

3.4.4. Dimensionnement des composants électriques :

 2 Parafoudres DC :(Beny BUA 40/2 II 600VDC/20kA)

Uc = 600 VDC Imax = 40kA

In = 20 kA
Up≤3.6kV

Voc(max) (à -10°C) = 38.40 (1+ 0.0031x 35) x 10 = 425.66V Upv (max) = 425.66V <Uc

= 600 VDC

 Parafoudre AC :(Beny BUA -40/20KA)


Uc(ac)max = 275 V Imax = 40 kA In=20 kA

Up≤ 1.8kV Uc(ac) = 230 V

 2 Sectionneurs DC :(Merz MDC-10-40 1000 2 )


Un> 426.67V=Upvmax

IDCmax= 9.21A

1.2 xIDCmax = 11.05A < In=16 A

 Disjo ncteur AC :(CHINT A Type Icn=6KA/C25/003 2P)

In = 25A / Uc = 230 V / I∆n = 30 mA

Réseau STEG : 230/400 V Imax = 23A

Imax =23 A < In = 25A


 Disjo ncteur tableau de répartition :
In = 25A / Uc = 230 V / I∆n = 300 mA
 Disjo ncteur STEG :

In = 25 A / Uc = 230 V
 Connecteur : Legrand
Un = 1000 V>425.66V = Upvmax

Imax = 30 A> 1.25 IDCmax

 Coordinat ion de l’iso lement :

 Côté AC :
Up≤1.8kV ≤(80% Uimp) = 6 kV x 0.8 = 4.8 kV
 Côté DC :
Up≤ 3.6kV ≤(80% Uimp) = 8 kV x 0.8 = 6.4 kV
3.4.4. Etude de contreventement :

L’installation comporte une structure double de deux rangées, La première rangée


comporte dix panneaux alors que la deuxième comporte neufs panneaux.

La structure est formée de neuf supports doubles. Chaque support est fixé sur quatre
blocs de bétons.

Poids du lest = 50kg x 4 x 9 = 1800Kg Poids modules = 18 x 19 = 342 Kg Poids

structure = 400 Kg
Fpoids = Poids du lest + Poids structure + Poids modules Fpoids = Ptotalx 9.8 =

(1800+ 342+ 360) x 9.8 = 2451.96daN Surface =31.15m²

(Fpoids – 34 x S) x D = (2451.96– 34 x 31.15) x 1.42= 1977.86daNm

Avec : D= [2 x 1.648x cos (30)] / 2 = 1.42 m

2 x 19.6 x S x H = 2 x 19.6 x 31.15 x 1.07 = 1306.55daNm

Avec: H = (1.648 x sin (30)) + h = 0.82 + 0.25 = 1.07 m

 Conclusion :

(Fpoids – 34 x S) x D ≥2 x 19.6 x S x H

La structure résiste bien à la force du vent.


3.4.6. Plan de signalisation :

ATTENTION : Câbles courant continu sous tension


Coupure réseau de distribution et photovoltaïque
Ne pas manœuvrer en
charge

Attention Isoler les deux sources avant toute intervention


Présence de deux sources de tension
-Réseau de distribution
-Panneaux photovoltaïques
Figure (IV.5) : image d’une maison équipée d’une installation photovoltaïque
Les panneaux photovoltaïques (1), disposés sur la toiture de la maison, captent les rayons
solaires qu'ils transforment en électricité par effet photovoltaïque. Pour assurer un
fonctionnement optimal de ces panneaux, on dispose un régulateur de charge (2) qui
assure la charge du parc de batteries (3) et l'alimentation des appareils fonctionnant en courant
continu (6). Pour les équipements fonctionnant en courant alternatif (5), on utilise à cet effet,
un onduleur (4) qui convertit le courant continu en courant alternatif.

3.1. Consommation énergétique (étape I)

Energie
No Puiss Heure Rende
mbre ance d’utilisati Energ ment de corrigée du
Appareils de nomina on (H) ie conversi rendement

Charg l (W) on (Wh/jour )


Lampe salle 1 2 25 4 200 - 200

Lampe salle 2 2 25 4 200 - 200

Lampe couloir 4 25 4 400 - 400

Lampe WC 2 25 2 100 - 100

Ordinateur 1 400 4 1600 0.95 1520


Imprimante 1 45 1 45 0.95 42.75

Photocopieuse 1 35 1 35 0.95 33.25

Télévision 1 100 3 300 0.95 285

Réfrigérateur 1 250 24 6000 0.95 5700

Total … 1130 ……… …… ……… 8481


……
Tableau (IV.3) : Consommation énergétique…de l’habitation
…… …

3.2. Localisation du site (étape II)

Wilaya : Tizi Ouzou

Site : bastos

Latitude :36°, 42 Nord Longitude :4°,08 Est Altitude :153,40 mètres Albédo :0,2
Température ambiante min : +5°C

Température ambiante max : +40°C

D’après le tableau (IV.1) on prend l’Inclinaison comme suit : β (°) = φ + 10°

Ce qui donne :
β (°) = 36° 42+10° = 46°, 42

3.3. Données métrologiques (étape 3)

En Algérie :

La durée d’ensoleillement journalière minimale est de : 2 h/jour La durée d’ensoleillement


journalière maximale est de :8h/jour En général on prend la moyenne de : 5 h/jour
3.4. Dimensionnement du générateur photovoltaïque (étapes 4)
Les lampes disponibles sur le marché fonctionnent soit en alternatif, soit en continu mais
avec des tensions inferieures à 24V.

Afin d’éviter d’ajouter des convertisseurs qui augmentaient la consommation, et donc


les coûts de l’installation, Il est judicieux de repartir les consommateurs en deux catégories,
ceux fonctionnant en continu et ceux fonctionnant en alternatif.

Ensuite, on procède au dimensionnement de chacun d’eux. Leurs besoins sont consignés


dans les tableaux suivants :

 Cahier de charge pour les appareils qui fonction en courant continu :

Nombre de Heure Energie


Appareils Puissance
charge (W) d’utilisation (Wh/jour)
Lampes 2 25 4 200
salle 1
Lampes 2 25 4 200
salle 2
Couloire 4 25 4 400

WC 2 25 2 100

Total 10 250 16 900

Tableau (IV.4) : Différentes charges fonctionnant en courant continu

 Cahier de charge pour les appareils qui fonction en courant alternatif :

Puiss Energie Energie


No ance Heure Rende
mbre d’utilisati Consom ment De corrigé
Appareils de (W) on (h) mée conversio e du

charg n rendeme
Ordinateur 1 400 4 1 600 0.95 1 520

Imprimant 1 45 1 45 0.95 42.75


e
Photocopie 1 35 1 35 0.95 33.25
use
Télévision 1 100 3 300 0.95 285
Réfrigérate 1 250 24 6000 0.95 5700
ur
Total … 879 …….. …….. …….. 7581

Tableau (IV.5) :…..


Différentes charges fonctionnant en courant alternatif
En appliquant l’équation (IV.3) on va calculer la puissance crête pour les deux
installations.

 Puissance crête de l'installation fonctionnant en courant continu

Tenant compte de la puissance nécessaire au fonctionnement des appareils en courant


continu (Tableau-IV-4), on évalue la puissance crête des panneaux solaires,
donnée par l'équation (IV-3), comme suit :

9
P = 276,923 Wc
c 00

= 0
,6

5

 La puissance crête de l'installation en courant alternatif

Tenant compte de la puissance nécessaire au fonctionnement des appareils en


courant alternatif (Tableau-IV-5), on évalue la puissance crête des panneaux solaires,
donnée par l'équation (IV-3), comme suit :

7
P = 2332,615Wc
c 58

= 1

0,
65
×5
D’après ces puissances crêtes, en se référant au tableau (IV.2) on détermine la tension de

chaque installation, il vient que :

Courant continu Courant alternatif


La puissance crête(WC ) 276.923 2332.615
Tension de l’installation
U 12 48

Tableau (IV.6) : Tensions des différentes installations

 Caractéristiques du panneau solaire à utiliser pour les deux installations

Les panneaux photovoltaïques choisis sont de type monocristallin, leurs


caractéristiques sont consignées dans la figure ci-dessous :

Figure (IV.6): Caractéristiques techniques du panneau photovoltaïque à utiliser dans les

deux installations

 Nombre de panneaux à utiliser pour l’installation en courant continu

D’après les équations (IV.4.5.6) le nombre de panneaux utiliser en séries et en


parallèles correspond à :
 Nombre de panneaux total à utiliser :

Pc
N
m Puissance crete unitaire panneau

Ce qui donne :

2
N = 2,763
m 76,

= 92

1
00

Donc on utilise 3 panneaux de 100 Wc.

 Le nombre de modules connectés en série :

Vch
N
s Vn

Ce qui donne:

Ns = 0,66

= 1
18
Donc on utilise un seul panneau de 100Wc connecté en série.
 Le nombre de modules connectés en parallèles :

Nm

Np =
Ns

Ce qui donne :

N 3
=3
p
1
=

Donc on utilise 3 panneaux de 100 Wc connectés en parallèles.

 Nombre de panneaux total à utiliser pour l’installation en courant alternatif

Pc
N
m Puissance crete unitaire panneau

Ce qui donne :

23
N = 23,32
m 32,6

= 15

10
0
Donc on utilise 24 panneaux de 100 Wc.

 Le nombre de modules connectés en série :

Vch
N
s Vn

Ce qui donne :

4
Ns = 2,66

=
18

Donc on utilise 3 panneaux de 100Wc connectés en séries.

 Le nombre de modules connectés en parallèles :

Nm
Np =
Ns

Ce qui donne :

N 24
=8
p
3
=

Donc on utilise 8 panneaux de 100 Wc connectés en parallèles.


3.5. Choix des batteries (étape 5)

 Capacité totale pour l’installation en courant continu

A partir des équations (IV-7.8.9) on va calculer le nombre total des batteries à utiliser en
série et en parallèle. Pour 4 jours d’autonomie (N=4), tenant compte de la puissance
requise au fonctionnement des appareils en courant continu (Tableau IV.4), la relation
(IV.7) permet d'évaluer la capacité de charge.

Ce qui donne :

9
C = 375 Ah
ch 00

= ×

0
,8
×1
2

Afin de stocker cette énergie, on utilise des batteries solaires pour les deux
installations ayant pour tension : 12 V et une capacité : Cbatterie = 130 Ah.
Figure (IV.7) : La batterie solaire à utiliser pour les deux installations

Cet ensemble de batteries étant disposé en parallèle et en série, le nombre de batteries


montées en série est évalué comme suit :

Vch
N
s V battrie

Ce qui donne :

1
Ns = =1
12
Alors que le nombre de batteries installées en parallèle correspond à :

C ch
N
p C battrie

Ce qui donne :

N = 2,88
p 7

= 5

3
0

Donc en utilise 3 batteries de 12 V et 130 Ah.

Le nombre total de batteries à utiliser pour l’installation en courant continu


correspond alors à :

Nombre total de batteries = NP × Ns

Ce qui donne :

Nt = 3×1 = 3

 Capacité totale pour l’installation en courant alternatif


A partir des équations (IV-7.8.9) on va calculer le nombre total des batteries à utiliser en
série et en parallèle. Pour 4 jours d’autonomie (N=4), tenant compte de la puissance
requise au fonctionnement des appareils en courant alternatif (Tableau IV.5), la relation
(IV.7) permet d'évaluer la capacité de charge.

Ec×N D×U
C
ch

AN :

7
C = 789,687Ah
ch 58

= 1×

0,

48

 Nombre de batteries en séries :

Vch
N
s V battrie

Ce qui donne :

4
Ns = =4
12
Donc on utilise 4 batteries de tension 12 V et de capacité 130 Ah

 Nombre de batteries en parallèles :

C ch
N
p C battrie

Ce qui donne :

7
N = 6,07
p 89,

= 68

1
30

Donc en utilise 6 batteries de 12 V et 130 Ah.

Le nombre total de batteries à utiliser pour l’installation en courant alternatif


correspond

alors à :

Nombre total de batteries = NP × Ns

Ce qui donne :
Nt = 6×4 = 24

3.6. Choix du régulateur de charge (étape 6)

 En appliquant les équations (IV.10.11) ; La régulation de charge sera dimensionnée


pour l’installation de 12 V Comme suit :
Imax = Pc/champs / U

Avec :

Pc/champs = Pc × N P × NS

Ce qui donne :

Pc/champs =100×3×1 = 300 Wc

Ce qui donne :

Imax = 300/12 = 25 A

 La régulation de charge sera dimensionnée pour l’installation de 48 V comme suit :


Imax = Pc/champs / U
Pc/champs = Pc × NP × NS

Pc/champs =100×8×3 = 2400Wc

Ce qui donne :

Imax = 2400/48 = 50A

Courant continu Courant alternatif


Type de régulateur 12V / 25 A 48 V / 50 A
Tableau (IV.7) : Types de régulateurs de charge à utiliser dans les deux installations
Figure (IV.8) : Les deux types de régulateurs de charge à utiliser pour les deux
installations
3.7. Choix de l’onduleur (étape 7)

Les caractéristiques de l’onduleur utilisé doivent être compatibles avec une


installation ayant une tension de 48 V et une demande de puissance de 2400 Wc.

Ponduleur = (P2 + Pr2)1/2

Avec :

���𝜷
Pr =
𝑪�𝑺 𝜷

Pr : puissance réactive [KVAR]

P : puissance crête du champ photovoltaïque

On prend : cos β = 0,8 et sin β = 0,6

Ce qui donne :

Pr = = 1800VAR =1,8 KVAR

2400 × ,6

,8
Ponduleur = (2,42 + 1,8 2)1/2 = 3KVA
Figure (IV.9) : l’onduleur a utilisé pour l’installation en courant alternatif

3.8. Choix des câbles (étape8)

Dans cette partie, on donne un aperçu de calcul des câbles nécessaires à la connexion des
différents panneaux photovoltaïques, quant aux autres connexions (régulateur, appareils,
onduleur) elles restent tributaires des conditions de réalisation sur le site.

La chute de tension admise à travers un câble étant de 2% de la tension appliquée sur le


champ de batteries de stockage, il vient que la différence de potentiel admise au bornes
d'un câble de connexion correspond à :

∆U = Tension appliquée × 0,02

 Calcul de la section du câble à utiliser Pour l’installation en courant continu

Tenant compte de l'intensité optimale délivrée par un panneau solaire (Figure IV.5), soit :

Imax = 5,56 A

Il vient que pour trois panneaux connectés en parallèles, l'intensité totale délivrée sera :

Imax = 5,56 × 3 =16,68 A

La tension du champ de batteries étant de 12V, la chute de tension admise pour les
câbles de connexion sera alors :

∆U = 12 × 0,02 = 0,24 V
A partir de la loi d'Ohm, on évalue la résistance de ces câbles par :

R = ∆U / I = 0,24 / 16,68 = 0,014 ῼ

Considérant que la longueur du câble solaire à utiliser étant égale à la largeur des
trois panneaux en parallèles, il vient que :

L = 0,67 × 3 = 2,01 m

Tenant compte de l’équation (IV.12), la section des câbles à utiliser se déduit par :

S=ρ×L/R
Ce qui donne :

1,6 ×10-8 ×
2,01
= 2,229 mm2
0,014

En se réfèrent au Tableau (IV.8) la section normalisée correspond à : 2,5 mm2.

 Calcul de la section du câble à utiliser Pour l’installation en courant alternatif Tenant


compte de l'intensité optimale délivrée par un panneau solaire (Figure IV.5), soit : Imax = 5,56

A
Il vient que pour huit panneaux connectés en parallèles, l'intensité totale délivrée sera :

Imax = 5,56 × 8 = 44,48 A

∆U = 48 × 0,02 = 0,96V

R = ∆U / I = 0,96 / 44,48 = 0,022 ῼ

Considérant que la longueur du câble solaire à utiliser étant égale à la largeur des huit
panneaux en parallèles, il vient que :

L = 0,67 × 8 = 5,36 m

Tenant compte de l’équation (IV.12), la section des câbles à utiliser se déduit par :
S=ρ×L/R

Ce qui donne :

1,6×10-8 ×
5,36
= 4,04 mm2
0,022

En se réfèrent au Tableau (IV.8) la section normalisée correspond à : 6 mm2.

0 0, 1 2
Section en mm²
,5 75 ,5 ,5 0 6
Intensité max en Ampères (A) 3 6 1 2
0 6 5 0 0 0 0
Tableau (IV.8) : Variation de la section du câble en fonction de l’intensité du courant

Les résultats du dimensionnement pour les deux systèmes sont résumés dans le
tableau suivant :

Dimensionnement système 1 (DC) système 2 (AC)

Puissance crête à installer 900 7581

Tension de l’installation (V) 12 48


(W C)
Total 3 24

En série 1 3
Nombr
e de En parallèle 3 8
modules
Capacité Total 375 789,687

Nombre total
(Ah) 3 24

Eléments en 1 4

Batteri Eléments en
séries 3 6
es
Courant de 16,65 44,48

Régulateur de charge
sortie(A) 12V /25A 48V/50A

Type de câble section (mm2)/ 2.5mm2/2,01m 6mm2/5,36m

et
Puissance de l’onduleur (KVA Pas d’onduleur 3KVA
)
Tableau (IV.9) : Résultats du dimensionnement pour les deux systèmes
[Link]

Afin de réaliser une installation photovoltaïque, on se doit de suivre huit étapes : Etape-1 :
Evaluation des besoins énergétiques du local à alimenter en électricité.
Etape-2 : Localisation du site qui permettra de définir l'orientation et l'inclinaison des
panneaux solaires.

Etape-3 : Données météorologiques qui permettent de définir le temps moyen


d'ensoleillement journalier

Etape-4 : Détermination du nombre de panneaux solaires photovoltaïques à installer en


série et en parallèle.

Etape-5 : Choix des batteries de stockage d'électricité produite par les panneaux PV.
Etape-6 : Choix du régulateur de charge.
Etape-7 : Choix de l'onduleur qui convertit le courant continu en courant alternatif. Etape-
8 : Dimensionnement des câbles pour les besoins de branchements.
Pour les besoins d'application, on s'est proposé de faire un calcul d'une installation
photovoltaïque pour une habitation. Ces différentes étapes ont permis de déterminer les
éléments nécessaires à cette installation.
Conclusion générale
Conclusion générale

Le travail présenté dans ce mémoire concerne le dimensionnement d’une installation


photovoltaïque d’une societé auto service situé à sidi bouzid. Les études ont été faites sur la
base d’un bilan de consommation journalière établi au niveau de ce site. Cette installation
autonome est un système générateur d’électricité destiné à effectuer une tâche bien
déterminée. Autrement dit, il sert à couvrir les besoins énergétiques des sites isolés dans
notre cas ceux de l’habitation en question. Ce système nécessite des modules
photovoltaïques qui représentent le champ de captage des rayons solaires, des batteries où
nous stockons l’énergie produite par ces modules, un régulateur qui protège la batterie
contre la surcharge et qui règle ainsi la valeur de la tension nominale, un onduleur qui
assure la conversion du courant continu en courant alternatif, et de câblage qui relie les
différents composants de ce système.
Afin de réussir une installation photovoltaïque autonome, nous avons mené une étude
détaillée concernant la méthode de dimensionnement du système photovoltaïque en tenant
compte de sa consommation estimée à partir des appareils électriques disponibles au niveau
de cette maison. Notre système autonome, est formé de plusieurs modules photovoltaïques
d’une puissance nominale de 100 Wc destinés à l’alimentation des appareils électriques qui
consomment quotidiennement une énergie électrique constante pendant toute l’année. Pour
un besoin énergétique de 5,5 KWh/jours, nous avons opté pour l’utilisation de 18 modules
combinés entre eux.
La puissance crête totale de notre système est estimée en tenant compte des pertes quand
il fait sombre ou pendant l’insuffisance du rayonnement solaire. L’alimentation électrique
des appareils se réalise exclusivement depuis le champ de stockage. Par conséquent, nous
avons choisi des batteries dont les caractéristiques sont performantes. De plus afin de
garantir la protection et le fonctionnement du parc de stockage, nous avons prévu un
régulateur de charge.
La présence de l’onduleur dans notre application a pour but de convertir le courant
continu, produit par les panneaux photovoltaïques, en courant alternatif qui sera distribué
aux appareils électriques.
Pour optimiser le fonctionnement de l’installation photovoltaïque sur le site choisi,
notre installation doit répondre aux critères suivants :
 Incliner le champ photovoltaïque de 46,42 °qui représente l’angle optimal permettant
de capter une énergie quasi-constante le long de l’année, vérifiant un
fonctionnement
pratiquement stable, assurant ainsi un bon rendement et une augmentation de la durée de
vie du système de stockage.
Assurer un service de maintenance qui consiste en :
Un nettoyage des faces des modules photovoltaïques avec une vérification des supports et
des connexions.
Contrôle de l’aspect concernant les batteries fermées : pas de trace de l’électrolyte en
surface ce qui indiquerait une forte surcharge avec perte d`acide.
Vérification de l’état de charge pour le régulateur : les indicateurs doivent être cohérents
avec l’état de la batterie.
Référence et Bibliographique
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Liens utiles

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