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Comprendre la syntaxe et ses catégories

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Comprendre la syntaxe et ses catégories

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(notes à partir du livre & ppt)

Syntaxe
Cours 5-6
Syntaxe (syntaxe définition)
La syntaxe étudie les règles par lesquelles les unités linguistiques se combinent en phrases

Syntaxe (langage formel): Système formel comprenant un ensemble de catégories lexicales et non
lexicales, ainsi que des règles de bonne formation syntaxique.

Les catégories grammaticales


La théorie des parties du discours, ou catégories grammaticales, permet de formuler des régularités
syntaxiques générales, comme Ri. Les règles syntaxiques sont formulées en termes de catégories
grammaticales, de même qu’à chaque unité lexicale est associée une catégorie grammaticale.

Critères de définition des catégories


Tradition de Port-Royal
Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal distingue deux sous-ensembles disjoints de parties du
discours ou catégories grammaticales :

- Nom, article, pronom, participe, préposition, adverbe


- Verbe, conjonction, interjection

Rapport entre le langage et la pensée. Division des opérations mentales responsables du jugement ou
de la proposition. Le premier ensemble est formé d’éléments qui signifient une idée et, par son
intermédiaire, une chose, alors que le second ensemble est formé d’éléments qui signifient une
opération de l’esprit.

Tradition de la grammaire générative


Distingue principalement les catégories lexicales, les catégories syntagmatiques et les catégories non
lexicales :

- Catégories lexicales : verbe, nom, adjectif, adverbe


- Catégories syntagmatiques : syntagme nominal, syntagme verbal, syntagme adjectivale,
syntagme prépositionnel
- Catégories non lexicales : préposition, pronom, complémenteur, déterminant, etc.

Les catégories lexicales constituent une classe ouverte alors que non lexicale définissent une classe
fermée. Les catégories syntagmatiques sont organisées autour d’une tête lexicale, précédée d’une
spécifieur et optionnellement suivie d’un complément.

(PPT)

COMPLÉMENTS -> Les compléments sont des constituants/syntagmes sélectionnés et sous-catégorisés


par une tête, situés à droite de la tête (pour des langues comme le français, SVO), non itérables, qui
dénotent généralement un des termes d’une relation sémantique établie par la tête.
SPÉCIFIEUR -> Les spécifieurs sont des constituants sélectionnés par une tête (mais ils ne sont pas
souscatégorises par la tête), situés à gauche de la tête (pour des langues comme le français), en général
non itérables, qui spécifient une propriété sémantique associé à la tête.

AJOUTS ET MODIFICATEURS -> Les ajouts ou modificateurs sont des constituants non sélectionnés ni
sous-catégorisés par une tête lexicale, situés à droite ou à gauche d’un syntagme, souvent itérables.

Critères de classification des catégories grammaticales


1. Critère sémantique ; distinguer la catégorie du nom substantif et de celle de l’adjectif
a. (en d’autres mots) Les objets de nos pensées sont ou les choses – normalement appelé
la substance – (terre, soleil, eau, bois), la manière des choses (être rond, être rouge, être
dur, être savant)
2. Critère morphologique ; chaque catégorie grammaticale, ou chaque partie du discours, a des
propriétés morphologiques (liées à sa forme) différentes
a. Les verbes se conjuguent : porteurs de désinences qui portent les catégories de la
personne, du temps et du nombre
b. Les noms portent des marquent de genre et de nombre, qu’ils imposent à leurs
déterminants et aux adjectifs qui dépendent d’eux
c. Les adverbes sont invariables
d. Les pronoms forment une classe finie de formes, variables en fonction des critères de la
personne, du nombre, du genre, de la fonction, et de la position
3. Critère fonctionnel ; Se définissent par les relations qu’elles entretiennent dans la construction
de la phrase
a. Les déterminants déterminent le substantif
b. Les adverbes (mis à côté du verbe) se définissent par leur rapport au verbe. Cette
définition fonctionnelle vaut pour les adverbes de constituants (par exemple, Paul roule
lentement), que l’on oppose traditionnellement aux adverbes de phrase (par exemple,
Paul, heureusement, roule lentement) et aux adverbes d’énonciation (par exemple;
Franchement, Paul roule lentement).
c. Les prépositions sont définies par leur position devant un groupe nominale
d. Les pronoms sont mis pour un groupe nominal, un nom ou un groupe prépositionnel

Critères ne sont pas homogènes même s’ils sont souvent utilisés de façon cumulative. Solution : système
à base de trait catégoriel : le trait nominal [+N] et le trait verbal [+V]. Quatre principales catégories :

1. Nom : [+N] [-V]


2. Verbe : [-N] [+V]
3. Adjectif : [+N] [+V]
4. Préposition : [-N] [-V]
Catégories, sous-catégories et restrictions sélectionnelles
Pour formuler une règle de grammaire, il est parfois nécessaire de spécifier la sous-catégorie impliquée
dans la règle. Des distinctions comme verbe intransitif vs transitif, nom comptable vs nom massif. La
grammaire doit donc contenir des règles qui indiquent les sous-catégories. Ces règles indiquent le type
de complément associé à un verbe particulier et son caractère optionnel : ce sont des règles de sous-
catégorisation. Les sélections opérées par le verbe sur leurs sujets et leurs compléments définissent des
règles de restriction sélectionnelle.

Exemple avec l’entrée lexicale du verbe manger (informations données):

- Sa catégorie lexicale : [+V]


- Sa sous-catégorisation stricte : alors que son sujet (SN1) est obligatoire, son objet (SN2) est
optionnel, mais dans ce cas implicite (emploi absolu) ( [SN 1 __ (SN2)] )
- Ses restrictions sélectionnelles : son sujet est animé, son objet réfère à un aliment solide
( [[SN + animé] __ ([SN + solide + comestible])] )

Catégories lexicales: les mots/morphèmes ou nœuds terminaux de la représentation graphique.


Catégories non lexicales: les regroupements ou syntagmes, SN, SV, SP, Phrase.

Fonctions grammaticales et fonctions sémantiques


Les fonctions définissent les relations que les mots ou groupes de mots ont les uns par rapport aux
autres dans la structure de la phrase. Les termes de verbe, de nom, de préposition désignent des
catégories, mais ceux de sujet et d’objet dénotent des fonctions.

Fonctions grammaticales
Les fonctions grammaticales (comme sujet de, objet de) désignent les relations que les groupes de mots
(syntagmes nominaux, syntagmes prépositionnels par exemple) entretiennent avec le verbe. La fonction
de sujet se définit par sa position généralement antéposée au verbe et par relation d’accord qu’il a au
verbe.

- Paul est ridicule.


- Ce clown est ridicule.
- Pleurer et se plaindre est ridicule.
- Que tu croies ces rumeurs est ridicule.

Les rôles sémantiques du sujet grammatical


1. Exemple
a. Jean frappe le ballon.
b. Jean reçoit un coup.
c. Jean reçoit un cadeau.
d. Jean aime Marie.

Jean est le sujet grammatical du verbe, mais il n’a pas le même rôle ou la même fonction sémantique :
Jean est respectivement agent, patient, bénéficiaire, expérienceur. À une fonction grammaticale
correspond donc plusieurs fonctions sémantiques.
Un rôle sémantique identique peut être traité de manière différente dans la grammaire. Le rôle
sémantique est identique dans l’exemple ci-dessous quelle que soit sa fonction grammaticale (sujet ou
objet).

1. Exemple
a. La branche a cassé.
b. Jean a cassé la branche.

Critères de détermination des fonctions sémantiques


Critères permettant de déceler les fonctions sémantiques différentes sous une même fonction
grammaticale : deux tests formels soit :

1. Le test de réduction de coordination qui vise à supprimer la partie commune d’un énoncé
coordonné
a. Jean a cassé la vitre.
b. Le pavé a cassé la vitre.
c. Jean et Paul ont cassé la vitre.
d. Le pavé et la grenade ont cassé la vitre.
e. # Jean et le pavé ont cassé la vitre.
f. On voit ainsi que Jean et le pavé n’ont pas la même fonction sémantique (Agent vs.
Patient).
2. Le test de l’interrogation qui vise à interroger la relation entre le verbe et son complément
a. Paul lit un livre.
b. Paul écrit un livre.
c. Qu’est-ce que Paul fait de ce livre? Il le lit/# Il l’écrit.
d. Le livre n’a pas la même fonction sémantique.

Les unités de grammaire


La grammaire structurale est principalement organisée autour des deux idées directrices d’unités de
rang et de constituants immédiats.

Les unités de rang


La première idée principale de la grammaire structurale est celle de hiérarchie; les unités de la
grammaire sont en relation hiérarchique.

 Phrase
 Proposition
 Syntagme Constituants
 Mot
 Morphème

Chacune de ces unités est une unité de rang, à savoir une unité hiérarchique. La plus grande unité
grammaticale est la phrase (unité de rang supérieur) et le plus petite est le morphème (unité de rang
inférieur).

1. Exemple :
a. Phrase : Je partirai et je prendrai le bus
b. Propositions : Je partirai, je prendrai le bus
c. Syntagmes :
i. Nominaux : je, le, bus
ii. Verbaux : partirai, prendrai le bus
iii. Mots : je, partirai, et, je, prendrai, le, bus

L’analyse en constituants immédiats


Toute unité grammaticale complexe est analysable en unités de rangs immédiats inférieurs. Chaque
constituant d’un rang n s’analyse en ses constituants immédiats de rang n-1 (de rang immédiatement
inférieur). L’analyse de la phrase en constituants immédiats est une analyse hiérarchique (qui se
représente généralement sous forme d’arbres).

Le critère qui détermine les constituants immédiats est le principe de distribution : (utilisant l’exemple
« L’enfant déballe son cadeau ») l’enfant appartient à une classe distributionnelle, qui définit l’ensemble
des expressions qui peuvent occuper la même position syntaxique (préverbale) et la même fonction
grammaticale (sujet). « L’enfant déballe » n’est pas un constituant immédiat, car il n’y a aucune classe
distributionnelle qui puisse le définir.

Quels sont les constituants immédiats de ces deux syntagmes? Pour « l’enfant », la réponse est simple :
« l’ » et « enfant ». Pour le syntagme verbal, les constituants immédiats en sont le verbe « déballe » et le
syntagme nominal « son cadeau ». Enfin, les constituants immédiats de « son cadeau » sont « son » et
« cadeau ».

À retenir
 Les catégories grammaticales déterminent la nature grammaticale des unités de la grammaire et
interviennent dans les règles grammaticales.
 Les fonctions grammaticales déterminent les relations syntaxiques (comme l’accord) que les
groupes de mots entretiennent entre eux dans la phrase.
 Les fonctions sémantiques déterminent les rôles sémantiques que les arguments entretiennent
par rapport au prédicat.
 Les unités de la grammaire sont des unités hiérarchiques, i.e. des unités de rang.
 L’analyse structurale de la phrase est une analyse en constituants immédiats, basée sur le
principe de distribution.

La grammaire distributionnelle
Les grammaires sont des grammaires distributionnelles. La distribution d’une unité est la somme de ses
environnements, à savoir l’ensemble des positions dans lesquelles elle peut prendre place. Le linguiste
établit ainsi des classes distributionnelles (ou paradigmes), qui contiennent l’ensemble des éléments
pouvant apparaître dans cette position. La grammaire est donc une grammaire de listes.

Le modèle d’analyse linguistique est un modèle taxinomique. Il s’agit, à partir d’une procédure de
découverte (analyse de constituants immédiats), de classer l’ensemble des constructions d’une langue
donnée. La conception taxinomique de la grammaire donne un rôle fondamental au corpus. L’approche
est donc inductive : on part des faits pour induire des généralisations. Par conséquent, la conception de
la grammaire est celle d’une procédure de découverte : à partir de données, la théorie produit la
grammaire.
La critique du structuralisme par Chomsky
Première critique
Le corpus ne contient qu’un sous-ensemble des phrases grammaticales d’une langue, de même qu’il
contient également un sous-ensemble de phrases agrammaticales.

Deuxième critique
Une théorie ne peut pas être une procédure de découverte. Au mieux, elle est une procédure de
décision : elle permet de dire si une grammaire est ou non une grammaire à partir des données
fournies. Au pire, elle n’est qu’une procédure d’évaluation : elle dit quelle est la meilleure grammaire
parmi un ensemble de grammaires possibles.

Envisager la construction de théories générales (ce qu’il appelle des modèles hypothétiques), qui
doivent :

- Décrire les faits connus (satisfaire l’adéquation descriptive)


- Expliquer ces faits connus (satisfaire l’adéquation explicative) et
- Prédire de nouveaux faits

On ne pourra jamais dire d’une théorie qu’elle est vraie, mais on pourra essayer de montrer qu’elle est
fausse. Attributs de la théorie : valeur explicative, cohérence interne, compatibilité avec d’autres
théories, économie, simplicité et enfin élégance.

Chomsky propose la construction de modèles explicites et précis. Ces modèles sont les grammaires
génératives.

Buts de la théorie linguistique


Le but de la théorie linguistique est de décrire la faculté de langage, à savoir la capacité des sujets
parlants à distinguer les phrases grammaticales des phrases agrammaticales.

Compétence et performance
Compétence
1. La compétence mise en œuvre dans des actes de parole par les sujets parlants
2. La compétence renvoie au système de règles sous-jacent à l’utilisation et à la compréhension du
langage
3. La compétence définit un système internalisé de règles (grammaire) associant des sons à des
sens, ou des séquences de signaux acoustiques à des interprétations sémantiques.
4. La compétence est un héritage biologique, quelque chose d’inné par opposition à quelque chose
d’acquis
5. La description de la compétence doit indiquer non pas simplement le système de règles propres
à chaque langue, mais les universaux du langage (les propriétés universelles communes à toutes
les langues).

Performance
1. Utilisation de la compétence

Priorité de la compétence sur la performance


1. Le jeune homme rencontre la vieille dame. (phrase grammaticale et univoque)
2. Pierre aime mieux Paul que Jean. (phrase grammaticale et ambiguë)
3. Le silence vertébral indispose le voile licite. (phrase grammaticale et ininterprétable)
4. Vous faire moi rigoler. (phrase agrammaticale et interprétable)

Intuition linguistique comme support de jugement

Autonomie de la syntaxe (p.84-85)


L’approche formelle du langage est autonome et indépendante par rapport à l’étude de la sémantique.
Une phrase agrammaticale n’est pas une phrase ininterprétable. La grammaticalité ne dépend pas de
l’interprétabilité. La grammaticalité ne recouvre pas la correction grammaticale. La grammaticalité est
indépendante de la fréquence d’emploi. Ainsi, on peut affirmer que la syntaxe, i.e. l’ensemble des
principes déterminant la grammaticalité des phrases, est autonome et prioritaire relativement à la
sémantique, i.e. l’ensemble des principes déterminant l’interprétation des phrases.

Buts de la théorie linguistique


A pour première tâche d’énumérer explicitement toutes les phrases qui sont grammaticales (bien
formées) et d’exclure toutes les séquences qui sont agrammaticales.

Définition d’une grammaire générative : Une grammaire générative est une grammaire explicite,
capable d’énumérer toutes et rien que les phrases grammaticales d’une langue.

On notera qu’une grammaire générative n’est pas synonyme de grammaire de production : générer
signifie engendrer, à savoir énumérer explicitement au moyen de règles.

Grammaire générative et grammaire traditionnelle


Critique principale : grammaire traditionnelle n’est pas une grammaire explicite

La grammaire doit être capable :

- d’engendrer un ensemble infini de phrases grammaticales à partir d’un ensemble fini


d’éléments (catégories, unités lexicales, règles)
- de leur associer automatiquement une description structurale

Les aspects de la description structurale


La description structurale d’une phrase fournit un ensemble de renseignements qui déterminent d’une
part la représentation phonétique et d’autre part la représentation sémantique de la phrase.

Structure syntaxique et forme de surface


Certaines phrases sont différentes du point de vue superficiel alors qu’elles ont une même structure
syntaxique. La grammaire doit donc leur assigner un niveau de représentation structurale identique.
(Exemple p.86)

Propriétés élémentaires de la structure syntaxique: - Endocentricité. - Hiérarchie. - Récursivité.

Propriétés élémentaires de la structure syntaxique I – Endocentricité

• ENDOCENTRICITÉ ET EXOCENTRICITÉ

DÉF: Une construction est endocentrique si sa fonction ou distribution est identique à celle de
l’un au moins de ses constituants, Mounin (1974).
DÉF: Une construction est exocentrique si sa fonction ou distribution diffèrent de celles de chacun
de ses constituants, Martinet (1960).

Propriétés élémentaires de la structure syntaxique II – Endocentricité 

Alternativement on peut définir l’endocentricité comme:

DÉF2 : Une construction est endocentrique si sa fonction ou distribution est déterminée par un de
ses constituants.

Considérons le premier syntagme dans les phrases suivantes:

(1) L’enfant est sorti de la maison.

(2) Le pauvre enfant est sorti de la maison.

(3) Le pauvre enfant avec des lunettes est sorti de la maison.

(4) Le pauvre enfant avec des lunettes qui mangeait un morceau de pain est sorti de la maison.

Propriétés élémentaires de la structure syntaxique IV – Hiérarchie 

La structure syntaxique ne coïncide pas avec la structure linéaire (unidimensionnelle) du signifiant. La


structure syntaxique est hiérarchique et bidimensionnelle.

Considérons la phrase suivante:

(7) a. Marie a frappé la fille avec le parapluie.

frapper (x, y)

b. Marie a frappé la fille avec le parapluie

frapper (x, y, avec z)

c. Marie a frappé la fille avec le parapluie

Dans la structure (16b), le syntagme avec le parapluie se trouve enchâssé à l’intérieur du syntagme la
fille …  Dans la structure (16c), le syntagme avec le parapluie se trouve enchâssé directement à
l’intérieur du syntagme frappé …

Le niveau hiérarchique du syntagme avec le parapluie est différent dans les deux cas (16b) et (16c).

Propriétés élémentaires de la structure syntaxique VII – Recursivité

Récursivité:

Propriété de certaines catégories d’être composées par des éléments de la même catégorie.

Propriété des langages formels de permettre l’introduction du symbole initial dans la réécriture
d’une catégorie.

Exemples de règles de réécriture:


(8) 1) SN -> D, N, SP.

2) SP -> P, SN.

SN = syntagme nominal, SP = syntagme prépositionnel, D = déterminant {« l », « la »}, N = nom {« ami »,


« fille », « sœur »}, P = préposition {« de »}.

Application de (1): « l’ami SP ».

Application de (2): « l’ami de SN ».

Application de (1): « l’ami de la fille SP ».

Application de (2): « l’ami de la fille de SN ».

Application de (1): « l’ami de la fille de la sœur SP ».

Application de (2): « l’ami de la fille de la sœur de SN »…

Les figures fractales: constructions récursives (qui se définissent à partir d’elles-mêmes) (exemple  : Le
triangle de Sierpinski)

Hauser, Chomsky, et Fitch (2002) considèrent que la capacité de créer des structures récursives est
propre au langage humain.

Structure profonde et structure de surface


Certaines phrases sont semblables du point de vue superficiel, mais ont des structures profondes
différentes. Il est donc fondamental de distinguer la structure profonde, définie comme le lieu de
représentation de la description structurale et produite par les règles de la syntaxe et l’information
lexicale, de la structure de surface, définie comme l’entrée de la représentation phonétique et produite
par des règles de transformation appliquées à la structure profonde.

Phrases ambiguës
Phrases dont la structure est le produit de deux (au moins) structures profondes. Manière pour
désambiguÏser consiste à lui ajouter un syntagme prépositionnel :

1. J’ai lu la critique de Chomsky.


a. J’ai lu la critique de Chomsky du livre de Postal.
b. J’ai lu la critique de Chomsky de Postal.

La notion d’ambiguïté est évidente pour les lexèmes (les signifiés des mots):

(1) « jumelles » (Dictionnaire CNRTL)

A. Articulation située entre le ressort de suspension et le longeron du châssis.

B. Instrument d'optique binoculaire, portatif, qui permet de voir de loin et de rapprocher des

personnes ou des objets.


C. Pièce honorable formée de deux divisions parallèles et rétrécies (dites burelles, fasces ou
filets).

D. Nées d'un même accouchement. etc.

 AMBIGUÏTÉ LEXICALE OU SÉMANTIQUE 9


Ambiguïté lexicale

 Les phrases peuvent être ambiguës parce qu’elles contiennent des lexèmes ambigus :
(2) Martin a laissé les jumelles à la maison.

 (2) peut être interprétée à partir des acceptions B ou D de « jumelles » en (1).

10 Ambiguïté syntaxique

 Les phrases ou autres syntagmes peuvent aussi être ambiguës à cause de la façon dont on combine les
mots dans la phrase :

 Phrase: (3) Marie a frappé la fille avec le parapluie.

 Syntagme nominal:
(4) Des marchands de vins italiens.

 La source de l’ambigüité des unités syntaxiques (3) et (4) n’est pas lexicale, mais syntaxique.

11 Ambigüité syntaxique

(4) Des marchands de vins italiens

 a. « Des personnes italiennes dont la profession est d’acheter et revendre des vins ».
b. « Des personnes dont la profession est d’acheter et revendre des vins italiens »

Sous-catégorisation et relations de sélection


La description structurale doit aussi permettre de comprendre la manière dont les différentes langues
naturelles sous-catégorisent leurs unités lexicales. Les noms du français se classent en différentes sous-
catégories :

- nom masculin vs féminin


- nom animé vs non animé
- nom comptable vs massif

Les verbes sont sous-catégorisés en :

- verbe intransitif vs transitif


- verbe transitif direct vs indirect
- verbe transitif avec vs sans suppression de l’objet

Le rôle des sous-catégorisations apparaît dans les relations de sélection. Par exemple, les sous-
catégories de verbes données ci-dessous imposent des relations de sélection ou restrictions
sélectionnelles, d’une part sur le sujet (a), d’une part sur l’objet (b).

1. Exemple
a. {admirer, redouter, …} sujet [+ animé]
b. {effrayer, intriguer, étonner, …} objet [+ animé]

(PPT)

Les têtes imposent des restrictions de nature sémantique et/ou syntaxique sur certains constituants avec
lesquels elles se combinent.

Restrictions de nature sémantique -> RESTRICTIONS SÉLECTIONNELLES

Restrictions de nature catégorique ou syntaxique -> RESTRICTIONS OU RÈGLES DE


SOUSCATÉGORISATION

À retenir
 La méthode scientifique de la grammaire générative est hypothético-déductive et s’oppose à la
méthode inductive de la grammaire structurale
 Le but de la grammaire générative est de décrire la compétence des sujets parlants et
d’approcher la description de la faculté de langage propre à l’espèce humaine
 La syntaxe est définie comme prioritaire et autonome par rapport à la sémantique
 Une grammaire est générative si elle est capable, à partir d’un ensemble explicite de règles, de
générer l’ensemble des phrases grammaticales d’une langue donnée et de leur assigner une
description structurale

Les différentes étapes de la grammaire générative


4 étapes principales.

La théorie standard (TS)


La théorie standard pose les fondements descriptifs et théoriques du paradigme de la grammaire
générative. Les principales thèses sont les suivantes :

- Grammaire formelle comporte un système de règles. Ce système de règles syntagmatiques


(règles de réécriture) produisant les structures profondes, et un ensemble de règles de
transformation produisant les structures de surface
- L’autonomie de la syntaxe par rapport à la sémantique
- La définition de la compétence linguistique des sujets parlants relevant de la faculté de langage
- La recherche d’universaux linguistiques de substance (traits phonologique, catégories
syntaxiques) et de forme (types de règles)
La théorie standard étendue (TSE)
- Le rejet des hypothèses de la sémantique générative, théorie qui fait des représentations
profondes de la syntaxe des représentations logiques ou sémantiques (de type prédicat-
argument).
- La contribution des représentations superficielles (structures de surface) à l’interprétation
sémantique, alors que la théorie standard localisait les informations pertinentes pour la
représentation sémantique au seul niveau des structures profondes
- L’établissement de contraintes sur les transformations (p.90)
- La formulation d’une hypothèse générale sur la structure des constituants, la théorie X-barre,
propres aux constructions endocentriques (syntagmes vs. Phrases)

La théorie des principes et des paramètres


La révolution de Chomsky peut se caractériser par les trois aspects suivants :

1. Les paramètres que définit la théorie grammaticale caractérisent la manière dont les langues
satisfont ces principes et permettent de comparer les différences et les analogies entre langues
typologiquement proches ou éloignées.
2. La définition de la grammaire comme un ensemble de modules autonomes. Ainsi, les règles de
réécriture, définissant la base dans la TS et la TSE, constituent le module X-barre.
3. La limitation à quatre niveaux de représentation linguistique : les structures-D (anciennement
structures profondes), les Structures-S (résultat de l’application d’une unique opération –
anciennement transformations – de déplacement), la forme phonétique et la forme logique,
sorties des structures-S, dont le but est de servir d’entrées aux interprétations phonétiques et
sémantiques des phrases traitées par le système.

Programme minimaliste
Tentative d’économie et d’optimisation formelle et cognitive de la théorie.

La théorie X-barre
Type d’analyse classique de la structure de la phrase : l’analyse en constituants immédiats. Basé sur
l’idée que les unités complexes de la grammaire (syntagme, propositions, phrases) sont composées
d’unités plus simples, le dernier niveau correspondant aux unités lexicales (lexèmes).

L’analyse en constituants immédiats a été à la base des règles syntagmatiques ou règles de réécriture,
qui ont constitué la TS. La théorie X-barre constitue une tentative pour remédier aux faiblesses des
modèles classiques et permet au contraire de faire des hypothèses générales qui aliments les principes
de GU.

Une première description des syntagmes


Exemples de syntagmes :

1. Le fils de mon voisin (syntagme nominal)


2. Bien manger une pomme (syntagme verbal)
3. Très content de son fils (syntagme adjectival)
4. Juste devant la maison (syntagme prépositionnel)
- Ils sont tous organisés autour d’une tête lexicale (respectivement, fils, manger, content, devant)
- La tête lexicale donne le nom du syntagme (i.e. nominal, verbal, adjectival, prépositionnel)
- Ces différents syntagmes ont tous la même structure : la tête est précédée d’un spécifieur
(respectivement le, bien, très, juste) et est suivie d’un complément (respectivement de mon
voisin, une pomme, de son fils, la maison)

Projections maximales, intermédiaires et minimales


- À définir tout syntagme de type XP comme la projection maximale de la tête X
- À définir la structure commune sur la base d’une hiérarchie de relations, que l’on peut formuler
de la manière suivante :
o XP = {X’, (o avec une barre dans le milieu)}
o X’ = {X°, (trident)}

(o avec une barre dans le milieu) est le spécifieur de X, (trident) son complément), X’ la projection
intermédiaire de X et X° la projection minimale, à savoir la tête lexicale. (o avec une barre dans le milieu)
et (trident) sont elles-mêmes des projections maximales, qui peuvent être nulles.

(Davantage d’exemple en page 92)

Cependant, ce mode de représentation n’est pas satisfaisant pour deux raisons :

1. Suppose que les représentations syntaxiques sont le résultat de l’application de règles


syntagmatiques, ou de règles de réécriture ; or l’idée de la théorie de principes et des
paramètres est que les représentations syntaxiques sont fondées sur un principe, le principe de
projection. Ce principe stipule que les informations lexicales (notamment la sous-catégorisation,
l’assignation de rôle thématique) sont conservées dans les dérivations syntaxiques. (principe de
projection – l’information lexicale est représentée syntaxiquement).
2. Exprimer les relations hiérarchiques propres aux projections maximales permet d’aboutir à une
généralisation que ne peuvent capturer les règles de réécriture. Dans la structure des
projections maximales, il y a des éléments invariants, constants, représentées ci-dessus. Il y a
aussi des paramètres variables qui concernent l’ordre entre la projection intermédiaire X’
(invisible en surface) et le spécifieur de X d’une part, entre X et son complément d’autre part, ce
que l’on peut noter ici :
a. X’ précède/suit (o avec barre dans le milieu)
b. X° précède/suit (trident)
Cette formulation permet de distinguer ce qui relève des principes de la grammaire universelle
de ce qui relève des paramètres propres à une langue. Ainsi, on dira qu’en français, (o avec une
barre dans le milieu) précède X’ et (trident) suit X°.

XP

(o avec une barre dans le milieu) X’

X° (trident)

Constructions endocentriques et exocentriques


La tradition de l’analyse linguistique a généralement considéré que la phrase est une construction
exocentrique et non endocentrique : elle n’est pas organisée autour d’un noyau, ou d’une tête, mais le
résultat de la construction de différents types de catégories syntagmatiques, qui sont, elles, des
projections maximales de têtes, à savoir des constructions endocentriques).

La tradition grammaticale a défini la phrase comme s’organisent autour d’un noyau, représenté par le
verbe. Il ne serait pas aberrant de définir la phrase comme un constituant endocentrique, à savoir
comme la projection maximale d’une tête. Mais la tête de cette projection maximale ne peut pas être
lexicale, comme c’est le cas pour le verbe : elle est au contraire fonctionnelle. C’est l’hypothèse des
projections fonctionnelles.

Les projections fonctionnelles


La phrase comme projection maximale de I
I (inflexion) est une projection minimale, à savoir une catégorie de type X°. L’hypothèse de la phrase
comme projection maximale de I suppose que l’argument externe du verbe (son sujet) occupe la
position de Spécifieur de IP, que le syntagme verbal (VP), constitué du verbe et de son ou ses arguments
internes (s’il en a), occupe la position de Complément de I. On peut ainsi donner la représentation
hiérarchique suivante de la structure de IP :

1. IP = NP + I’
2. I’ = I + VP

Par exemple :

Max va venir.

IP

NP I’

I VP

Max va venir

L’hypothèse est que le verbe se déplace en position I, pour recevoir les marques morphologiques de
l’accord :

Marie chanta le récitatif.

IP

NP I’

I VP

V NP

Marie -a chant- le récitatif


Pour obtenir l’exemple ci-dessus, il faut que le prédicat verbal (V) se déplace en I et, par incorporation,
se compose avec la marque du temps -a. Dans l’hypothèse des projections fonctionnelles, l’accord
verbal se produit ainsi à la suite d’un mouvement (déplacement) de tête à tête.

Deux questions doivent être abordées brièvement ici, qui nous permettront d’expliciter la différence
entre argument externe et argument interne du verbe.

1. Pour que le verbe puisse être en relation avec son argument interne, il faut qu’il puisse lui
attribuer une fonction thématique, ce que la théorie des principes et des paramètres appelle un
rôle-0. (rôle-0 : Chaque argument reçoit l’assignation d’un et d’un seul rôle-0. / Chaque rôle-0
est assigné à un et à un seul argument).
2. Pour distinguer les différentes formes des pronoms, notamment la distinction entre il et le, il
faut assigner à l’argument du verbe un cas (par exemple nominatif pour il et accusatif pour le).
L’assignation d’un cas est liée au filtre du cas, qui spécifie que tout argument doit recevoir un
cas. Pour éviter de générer des phrases comme en a, en contraste avec b, il faut que le cas
nominatif soit assigné par I (il s’agit d’un accord spécifieur-tête) :
a. * La chanta le récitatif
b. Elle chanta le récitatif

Représentation hiérarchique (PPT)


Un pronom et un SN peuvent être coréférents si l’antécédent précède le pronom ou le pronom est
contenu dans un syntagme.

La phrase comme projection maximale de C


On appelle complémenteurs les mots subordonnants et on notera C la projection minimale que peut
occuper un complémenteur. Si C est une projection minimale, il doit satisfaire les principes de la théorie
X-barre. L’hypothèse la plus répandue est que le complément de C est IP, à savoir la projection
maximale de l’inflexion.

CP

XP C’

C IP

En revanche, CP ne peut être occupé que par un seul morphème fonctionnel (complémenteur). (p.96)

La phrase est une projection maximale de la catégorie fonctionnelle Inflexion, qui est interprétée
syntaxiquement comme le complément de C, dont la projection, CP, est le niveau de représentation
supérieur de la phrase.

Le syntagme nominal comme projection maximale du déterminant


Un argument pour décrire la structure du syntagme nominal comme la projection maximale d’une tête
fonctionnelle, le déterminant (D), est morphologique, et lié au processus d’incorporation.

1. Exemple 1
a. À + le garçon -> au garçon
b. De + le garçon -> du garçon
2. Exemple 2
a. À + la fille -> à la fille
b. De + la fille -> de la fille

L’incorporation à + le, comme de + le, concerne des têtes fonctionnelles (et non lexicales),
respectivement P et D.

DP PP

D NP P DP

D NP

Le garçon à le garçon

À retenir
 Le modèle contemporain de la syntaxe générative, la théorie des principes et des paramètres,
est basé sur l’hypothèse de la grammaire universelle (GU), définie par des principes partagés par
toutes les langues, et de paramètres définissant les propriétés morpho-syntaxiques des langues
particulières.
 La phrase est définie comme une projection fonctionnelle maximale de l’inflexion (accord),
dominée par une autre projection fonctionnelle, dont la tête est le complémenteur.
 Toutes les catégories, lexicales et fonctionnelles, ont la même structure : la projection maximale
est composée d’un spécifieur et d’une projection intermédiaire, invisible : la projection
intermédiaire est composée de la tête et de son complément.

Fonctions grammaticales et sémantiques (PPT)


Cependant, dans toutes les phrases, la fonction sémantique (rôle sémantique ou rôle thématique) du
syntagme nominal la porte du château enchanté reste la même:

La porte du château enchanté est l’entité qui subit l’action décrite par le prédicat ouvrir. 

On appelle ce rôle thématique Thème (entité qui subit l’action ou la situation nommée par le verbe). La
fonction sémantique de Patient dénote plutôt l’entité qui subit l’action décrite par le prédicat quand
cette entité est affectée (changée) par l’action, manger, détruire, etc.

Rôles :

1. Agent: Entité qui réalise ou initie l’action dénotée par le prédicat.


2. Expérienceur: Entité qui fait l’expérience d’un prédicat d’état psychologique.
3. Bénéficiaire: Entité recevant un profit ou un dommage d’un prédicat.

Exemple :

(40) L’enfant court dans la rue. L’enfant – AGENT

(41) La nuit effraie l’enfant. L’enfant – EXPÉRIENCEUR

(42) J’ai donné un livre à l’enfant. L’enfant – BÉNÉFICIAIRE

(43) Marie adore cet enfant. Cet enfant – THÈME Marie – EXPÉRIENCEUR
 Parmi les langues ergatives, nous retrouvons la plupart des langues autochtones de l’Amérique, le
basque, la plupart des langues caucasiennes, le tibétain ou les langues autochtones australiennes
(dyirbal, warlpiri, etc.)

Cours 7
Deux sous-domaines de l’étude de la signification
Définition: la sémantique étudie la signification des productions langagières.

Deux sous-domaines de la sémantique


Signification des unités linguistiques simples (morphèmes, mots, mots composés)  SÉMANTIQUE
LEXICALE

Signification des combinaisons d’unités linguistiques (mots, syntagmes, phrases/énoncés, textes) 


SÉMANTIQUE COMPOSITIONNELLE

1. Interface sémantique-syntaxe
2. Interface sémantique-morphologie
3. Interface sémantique-contexte

La sémantique lexicale s’utilise entre autres dans (a) l’étude du lexique des langues ou (b) de
l’organisation des signifiés dans le cerveau.

a. Les dictionnaires.
b. L’étude des anomies liées aux aphasies (anomie = Dysfonction du langage caractérisée par
l'incapacité de nommer des gens et des objets correctement perçus).

Sémantique compositionnelle
La sémantique compositionnelle est nécessaire pour l’analyse des textes ainsi que pour l’étude des
inférences et du raisonnement logique. Dans les exemples suivants, de différents patrons d’inférence
résultent de l’interaction entre les quantificateurs plusieurs, beaucoup et peu et les noms fruit et
pomme.

1. Plusieurs enfants ont mangé des pommes.  Plusieurs enfants ont mangé des fruits. (inférence
valide)
2. Plusieurs enfants ont mangé des fruits --/ Plusieurs enfants ont mangé des pommes.
(inférence non valide)

Sémantique lexicale – Signifié et référent


Deux notions importantes dans l’étude de la signification en linguistique:

1. Le CONCEPT ou SIGNIFIÉ = Le signifié peut être défini comme un ensemble de propriétés


sémantiques qui déterminent un prototype.
2. Le RÉFÉRENT = Le référent peut être défini comme un élément du monde externe, de la réalité
intersubjective.

Signifié et référent – Le triangle d’Ogden et Richards


Concept/Signifié
Signe Référent

Lien habituel entre le signe linguistique et la « réalité » (dont on parle):

1. C’est une maison  MAISON (concept/signifié)  Référent (image d’une maison)

Lien direct entre le signe linguistique et la « réalité » (dans laquelle on parle):

1. Je suis ici maintenant


a. Je, ici, maintenant: des éléments indexicaux.

Le signifié des unités lexicales


Quelques approches à la signification des items lexicaux :

1. L’approche sémique : analyse qui décompose le signifié en traits sémantiques minimaux. Rastier
(1987), Katz et Fodor (1966-67)
2. L’approche des prototypes : analyse basée sur une hiérarchisation du signifié. Kleiber (1990),
Kamp et Partee (1995)
3. L’approche générative : analyse incorporant des mécanismes de génération de nouvelles
signification à partir du contexte linguistique. Pustejovsky (1995), Bouillon (1997)

Exemple

OISEAU:

1. Animal ovipare
2. appartenant à la classe des vertébrés tétrapodes,
3. à sang chaud,
4. au corps couvert de plumes,
5. dont la tête est munie d'un bec corné dépourvu de dents,
6. dont les membres postérieurs sont des pattes et les
membres antérieurs des ailes, ce qui le rend le plus souvent apte au vol.

Une analyse sémique du mot « oiseau » recense les traits de signification qui (a) nous permettent
d’isoler cette signification et (b) nous donnent une meilleure description de la signification du mot : [+
animal], [+ ailé], [+ ovipare], etc.

Sous la perspective de la sémantique du prototype, on peut ajouter une notion de noyau de signification
ou prototype. Ce prototype est représenté par « moineau » en (1).
Le signifié : la notion de prototype
Le signifié d’une unité linguistique est un ensemble de propriétés sémantiques, ou attributs, organisées
de façon hiérarchique (quelques-unes plus centrales que les autres): organisation prototypique.

L’approche en termes de prototypes permet une explication plus


appropriée du sens figuré des unités lexicales ainsi que de leurs traits
connotatifs.

CONNOTATION = sens figuré, souvent associé à une charge


affective, d’une unité lexicale.

Les traits connotatifs sont des éléments de signification qui peuvent


s’attacher à une signification littérale (ou dénotation).

Les traits connotatifs


Dans le cas d’OISEAU, des traits comme « léger » ou « insouciant » s’attachent à la signification
d’OISEAU, notamment ils sont reliés au « noyau » de la représentation prototypique du signifié
d’OISEAU.

Sémantique lexicale
Les relations de sens: hyponymie, hyperonymie, synonymie, antonymie et polysémie.

La création du sens: la métaphore.

Hyponymie/hypernymie
Hyponymie: relation d’inclusion entre deux signifiés dont le signifié plus spécifique est l’hyponyme de
l’autre.

Hyperonymie: relation d’inclusion entre deux signifiés dont le signifié moins spécifique est
l’hyperonyme de l’autre.

ÊTRE VIVANT  ANIMAL  CHIEN  CHIEN-BERGER

- Le signifié CHIEN-BERGER est plus spécifique que celui de CHIEN … 


o CHIEN-BERGER est un hyponyme de CHIEN,
o CHIEN est un hyponyme d’ANIMAL,
o ANIMAL est un hyponyme d’ÊTRE VIVANT .
o ÊTRE VIVANT est un hyperonyme d’ANIMAL,
o ANIMAL est un hyperonyme de CHIEN,
o CHIEN est un hyperonyme de CHIEN-BERGER

Co-hyponymie (image )

Synonymie et antonymie
Synonymie : Relation d’équivalence (interchangeabilité) entre deux ou plus signifiés.

Antonymie : Relation d’opposition symétrique entre deux signifiés.

Antonymie
Antonymie complémentaire:

1. PRÉSENCE - ABSENCE
2. VIVANT - MORT
3. EXISTENCE- INEXISTENCE
4. PAIR - IMPAIR

L’affirmation d’un des termes implique la négation de l’autre.

Antonymie scalaire:

1. GRAND - PETIT
2. CHAUD - FROID
3. INTELLIGENT - STUPIDE

Le trait pertinent pour l’opposition symétrique est scalaire (+ ….. -) : « grandeur », « température », «
chaleur ».

Antonymie duale :

1. QUESTION - RÉPONSE
2. NAISSANCE - DÉCÈS
3. ACHETER - VENDRE
4. MÈRE - FILS

Dans le cas de l’antonymie duale, on inclut des signifiés opposés sur la base de relations inversées, tels
que donner – prendre, prêter – emprunter, faire – défaire, mère – fils, etc. (conversifs), ainsi que des
signifiés opposés sur la base de notions culturelles, tels que lune – soleil, patron – ouvrier, eau – terre,
etc.

Exercises
Donnez des antonymes pour les signifiés suivants. Déterminez pour chaque cas s’il s’agit des antonymies
complémentaires, scalaires ou duales :

1. dur - ….
2. entrée - …
3. fort - ….
4. connu - …
5. court - … oncle - …
6. RÉP. : (1) dur – mou antonymie scalaire (2) entrée – sortie antonymie duale (3) fort – faible
antonymie scalaire (4) connu – inconnu antonymie complémentaire (5) court – long antonymie
scalaire (6) oncle – tante antonymie duale

Polysémie et homonymie
Polysémie : qualité d’une forme linguistique qui a deux ou plusieurs signifiées.

Exemple

1. CLARTÉ :
a. « Réverbération ou lumière irradiée d’un corps céleste (soleil, lune, etc.), d’un feu, ou du
tout moyen artificiel d’éclairage permettant de distinguer nettement les objets » : La
clarté des étoiles.
b. « Transparence, limpidité » : La clarté des eaux du Nil.
c. « Qualité de ce qui est clair, sans ambiguïté, facile à comprendre » : La clarté du
jugement.

Homonymie : relation entre deux formes linguistiques qui ont le même signifiant (graphique ou
phonique) mais des signifiés différents.

Exemple

1. AVOCAT :
a. « Personne défendant les intérêts de quelqu’un ou de quelque chose ».
b. « Baie comestible en forme de poire, à pulpe fondante, très riche en matières grasses,
fruit de l’avocatier ».

Dans le cas de la polysémie, les signifiés sont différents, mais reliés.

Dans le cas de l’homonymie, les signifiés sont entièrement différents.

Métaphore
Métaphore, du grec μεταφορἀ “transport, translation”: création d’une signification additionnelle pour
un signifié à partir d’un trait sémantique saillant.

1. FOURMI
a. « Insecte hyménoptère de petite taille vivant en colonies nombreuses ».
b. « Personne très petite de taille ».
c. « Personne laborieuse, ou patiente, ou économe ».

(b) et (c) sont des significations métaphoriques créées à partir de l’acception a). (b) est basée sur le trait
de signification dénotatif (ou « littéral ») « petit » et (c) est basée sur le trait de signification connotatif «
laborieux ».
Cours 8
Sémantique compositionnelle
Une branche importante de l’étude de la signification s’occupe de la combinatoire des signifiés, ainsi
que des inférences associées.  SÉMANTIQUE COMPOSITIONNELLE

Cette approche à l’étude de la signification a une origine philosophique (logique) : logique


aristotélicienne et stoïcienne des syllogismes, Gottfried Leibniz, Emmanuel Kant, Gottlob Frege, Bertrand
Russell, Ludwig Wittgenstein, Saul Kripke ou Richard Montague, entre autres.

Notion d’implication ()


La notion d’implication est essentielle pour le raisonnement logique.

L’implication est, par exemple, centrale dans la règle de raisonnement du modus ponens :

(1) A, A  B ├ B (1’) A, A  B

(1) et (1’) sont deux notations équivalentes pour dire que « à partir de A et de A  B, on déduit B ».

Exemple :

1. A : Vous mangez beaucoup de sel.


A  B : Si vous mangez beaucoup de sel, vous aurez de l’hypertension.
B : Vous aurez de l’hypertension. Si A est vrai et A  B est valide, B est vrai aussi.

Les notions logiques d’implication et conditions de vérité nous permettent décrire et prédire une grande
partie des inférences possibles des énoncés du langage qu’on interprète.

Considérez aussi les cas suivants:

1. Exemple
a. Je sais que Pierre est arrivé  Pierre est arrivé.
b. Je pense que Pierre est arrivé  Pierre est arrivé.
c. Que Pierre soit arrivé, ça me surprend  Pierre est arrivé.

Surprendre ou savoir sont des verbes factifs. Avec ce type de verbes ou prédicats les sujets
ou compléments phrastiques sont toujours interprétés comme vrais. En (a) et (b), que Pierre
est/soit arrivé est un complément de savoir et en (c) un sujet de surprendre.

Implication et implicature
Toutes les inférences que l’on peut extraire à partir des énoncés qu’on entend ne sont pas de type «
vériconditionnel » (basées sur les conditions de vérité).

En général, les locuteurs, dans une conversation, coopèrent à la réussite de la communication, voir Grice
(1979), Moeschler et Auchlin (2018: 186).

1. On infère
a. B : Je suis rentré dans une maison qui n’était pas la mienne,
à partir de
b. A : Je suis rentré dans une maison,
parce que, si je savais que la maison dans laquelle je suis rentré était la mienne, l’énoncé Je
suis rentré dans une maison, ne serait pas « coopératif ». Je n’aurais pas fourni toute
l’information à mon interlocuteur.

On appelle ce type d’inférences des IMPLICATURES.

IMPLICATURE ou IMPLICATURE CONVERSATIONNELLE: Signification secondaire non vériconditionelle


obtenue par l’utilisation ou l’exploitation d’une maxime conversationnelle.

La notion de modèle
L’évaluation vériconditionnelle d’un énoncé fait référence nécessairement au « monde externe » où on
parle. La phrase Pierre a acheté une Honda n’a pas de signification si le locuteur ne connaît pas Pierre ou
si la phrase est prononcée au siècle XV où il n’y avait pas d’autos.

Ce « monde externe » des référents est introduit dans la sémantique au moyen de la notion de MODÈLE.

Signification des énoncés et notion de vérité


Le philosophe et mathématicien Gottlob Frege, Frege (1892), propose des séparer les notions de sens
(all. Sinn) et dénotation (all. Bedeutung) dans l’étude de la signification des expressions linguistiques,
voir les notions de signifié et référent introduites dans les notes de semaine dernière:

1. Sens (Frege) ≈ signifié (Saussure)


2. Dénotation ≈ référence aux objets/propriétés du monde extralinguistique

Les expressions « le vainqueur de Iéna », « le vaincu de Waterloo » et « Napoléon » renvoient au même


référent (dans le monde réel des faits historiques); c’est-à-dire, elles ont la même dénotation:

1. le vainqueur de Iéna
Napoléon
le vaincu de Waterloo

Pourtant, les expressions en (9) n’ont pas le même sens, elles ne sont pas de synonymes. Par exemple,
elle peuvent ne pas être interchangeables dans le monde de mes souhaits:

1. J’aimerais être Napoléon --/ J’aimerais être le vainqueur de Iéna.

Frege (1892) propose une description de la sémantique des unités linguistiques en termes de leur
dénotation:

- Les syntagmes nominaux définis tels que « la table » ou « le vainqueur de Iéna » auront comme
dénotation des ENTITÉS du monde extralinguistique ou modèle.
- Les verbes ou les prédicats tels que « manger » ou « aimer la poésie » auront comme dénotation
l’ensemble d’entités auxquelles le prédicat s’applique dans le monde extralinguistique ou
modèle.
- Finalement, les énoncés déclaratifs (ou phrases d’un point de vue syntaxique) auront comme
dénotation une VALEUR DE VÉRITÉ (vrai ou faux, 1 ou 0). Un énoncé sera vrai s’il décrit une
situation du monde extralinguistique d’une façon appropriée et faux autrement.
Les types élémentaires d’une sémantique compositionnelle
Les constantes (entités ou termes) : des noms propres, Sophie, Louis, Québec, ou des SN définis comme
la lune, cette table, etc. Les constantes fonctionnent typiquement comme des arguments des
verbes/prédicats. Les arguments sont des unités sémantiques que « complètent » la signification des
verbes/prédicats :

Marie écrit une lettre – écrire est un verbe/prédicat et Marie et une lettre sont des arguments
de ce verbe/prédicat. Marie est l’argument Agent et une lettre l’argument Patient.

Les prédicats (dans un sens logique du terme) : des verbes, adjectifs, adverbes, prépositions (et même
des noms) à n places qui se combinent avec des constantes. Admirer, un prédicat à deux places, tomber,
un prédicat à une place, bleu, un prédicat à une place, sur, un prédicat à deux places, etc.

Dans l’énoncé Marie aime la poésie surréaliste, nous pouvons distinguer les prédicats suivants :

Surréaliste – prédicat de poésie; surréaliste attribue une propriété à poésie.

Aime la poésie surréaliste – prédicat de Marie; aime la poésie surréaliste attribue une
propriété à poésie.

Aime – prédicat qui attribue une propriété aux constantes Marie et la poésie surréaliste.

Les variables : des unités dont la dénotation est « variable ». Par exemple, quelques usages des
pronoms et des indéfinis :

1. Chaque enfant a mangé un gâteau.


2. Chaque français aime sa mère.

Les connecteurs (ou opérateurs) : des éléments qui se combinent avec une ou plusieurs phrases ou
syntagmes. Par exemple, la négation ou les conjonctions (et, ou, malgré, parce que, si, etc.)

Les variables
Dans certains cas, l’interprétation d’un pronom n’est pas constante:

1. Exemple
a. Chaque français aime sa mère. =/=
b. Chaque français aime la mère de chaque français.

Dans le cas de (14a) l’interprétation de sa change avec l’élément choisi de l’ensemble des français. En
conséquence, on doit introduire l’idée de variable (x).

x: {x| x est français} [x aime la mère de x].

Pout tout () x, x est tel que (|) x est français, x aime la mère de x.

Les quantificateurs
En général, les quantificateurs sont analysés comme des unités qui comparent deux ensembles.

Considérons la phrase suivante:

1. La plupart des enfants aiment les gâteaux.


Un usage approprié du quantificateur la plupart exige la comparaison suivante:

1. Soit A l’ensemble des enfants,


et B l’ensemble des amateurs des gâteaux.

LA PLUPART DE A, B ↔ A ∩ B > A ∩ BC

BC est l’ensemble complémentaire de B; c’est-à-dire, l’ensemble des gens qui n’aiment pas les gâteaux.

Distinction entre temps et aspect


Les conjugaisons verbales dans les langues flexionnelles s’organisent autour de quatre notions (temps,
aspect, mode et accord):

TEMPS : localisation temporelle d’un événement.

ASPECT : caractérisation d’un événement ou état selon son déroulement interne.

1. Exemple
a. Latin : amo amabam
« j’aime » « j’aimais »
Temps : PRÉSENT PASSÉ
Aspect : INACCOMPLI INACCOMPLI
IMPERFECTIF IMPERFECTIF

Le temps
Les localisations temporelles sont habituellement les suivantes :

PASSÉ PRÉSENT FUTUR

« j’aimais » « j’aime » « j’aimerai »

Ces localisations temporelles sont appelées TEMPS D’ÉVÉNEMENT, par opposition au TEMPS DE
RÉFÉRENCE.

(3) J’ai dessiné son portrait.

(4) Il dessinera son portrait.

(5) Il dessine son portrait.

Le TEMPS D’ÉVÈNEMENT (l’évènement de dessiner un portrait) est simultané, antérieur ou postérieur


au TEMPS DE RÉFÉRENCE, qui dans (3)-(5) coïncide avec le TEMPS DE L’ÉNONCIATION.

Év < Én – Réf

Én - Réf < Év

Én-Réf-Év

(6) J’aurai dessiné son portrait quand il partira en France.

(7) J’avais dessiné son portrait quand il est parti en France.

(6) Énonciation < Év < Réf


(Énonciation: quand le locuteur parle; Év: le temps du dessin du portrait; Réf: le moment du
départ en France)

(7) Év < Réf < Én

Temps absolus: relient le moment de l’évènement au moment de l’énonciation, (3), (4) et (5).

Temps relatifs: relient le temps de l’évènement à un autre temps, le temps de référence, (6) et (7)

Temps d’événement et temps de référence


L’interprétation des formes relatives avais dessiné ou aurai dessiné n’est pas possible sans un «
troisième » temps, le temps de référence, en plus de ceux de PASSÉ ou FUTUR qui relient l’évènement à
l’énonciation.

1. J’avais fini son portrait quand il est parti en France.


2. J’avais fini son portrait à 6 heures.

Le temps de référence nécessaire pour interpréter les formes de parfait est fourni en (6) et (7) par le
temps d’événement du verbe de l’autre phrase, le temps de partir et à 6 heures :

1. Temps de « finir » : Temps d’événement


2. Temps « partir/6pm » : Temps de référence
3. Maintenant : Temps d’énonciation

L’aspect – A
Aspect grammatical: perspective qui adopte le locuteur qui lui permet de concevoir la situation comme
un tout, comme en développement, sa fin, son début ou la répétition.

Aspect perfectif/accompli: conçoit l’évènement comme un tout ayant des limites, sans développement:

1. Pierre a dessiné un arbre …


*et il ne l’a pas terminé.

Aspect imperfectif/inaccompli: conçoit l’évènement dans son développement, de l’intérieur, sans en


voir des limites:

1. Pierre dessinait un arbre


… et il l’a terminé il y a une heure / … quand la porte a sonné et il ne l’a jamais fini.
2. Pierre est en train de dessiner un arbre.

Contrastes aspectuels
En français

Le passé composé, le plus-que-parfait (et le passé simple) sont perfectifs.

Le présent, le futur, l’imparfait et être en train de sont imperfectifs.

Aspect grammatical et lexical


On a vu que la morphologie du passé imparfait par exemple dénote un aspect imparfait/inaccompli.
Cependant, les racines verbales ont aussi une signification aspectuelle intrinsèque.
ASPECT GRAMMATICAL ------ Aspect encodé dans la morphologie d’une langue (perfectif vs imperfectif,
parfait vs non parfait et d’autres).

ASPECT LEXICAL ------ Aspect propre à la conceptualisation des événements d’une langue; propriété des
verbes ou des verbes + arguments.

Typologies des aspects lexicaux : les classes aspectuelles

États : savoir, dominer, être malade, désirer, contenir, avoir, etc.

Activités : regarder, vivre, pousser un chariot, marcher, chercher, danser, etc.

Accomplissements : accoucher, persuader, construire une maison, etc.

Achèvements : reconnaître, retrouver, atteindre (le sommet), mourir, éclater, etc.

Liste de symboles utilisés

Prépositions sous-catégorisées
Trouver les prépositions sous-catégorisées parmi les prépositions en gras dans les phrases suivantes :
1. Marie se méfie de Pierre et de son amie.
2. Marie est sortie sans son chapeau et (sans) son parapluie.
3. Il faut être courageux dans la misère et dans la richesse.
4. Il est soucieux de sa réputation.
5. Il hésite à s’engager dans l’entreprise.

 A.

a. De, sans et à.

 B.

De et a.

 C.

Sans et dans.

 D.

De, sans, dans et à.

Questions d’examen pratique


Eau-Feu = Antonymie duale

Samedi = constante

Quel est le rôle thématique d’il  et lui  dans les phrases suivantes?

(1) On lui a volé l’auto.

(2) Il s’est fait voler l’auto.

Réponse : « Lui » et « il » on le rôle de Bénéficiaire dans les deux phrases.

Dans la phrase :

(1) Pierre y a mis le livre.

Le pronom « y », est-il un complément ou un ajout de « mis »?


Réponse : Complément
Vrai ou faux? Le SN l’immeuble a la même fonction syntaxique dans la phrase (1) et dans la phrase (2) :

(1) L’immeuble a été démoli.

(2) La Mairie a démoli l’immeuble.


Réponse : Faux

Vrai ou faux? Le SN l’immeuble a le même rôle thématique dans la phrase (1) et dans la phrase (2) :

(1) L’immeuble a été démoli.

(2) La Mairie a démoli l’immeuble.


Réponse : Vrai

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