Exercice A.
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Soient A et B deux (02) ensembles de R. On suppose que A ⊂ B.
On note la borne supérieure de l'ensemble A par MA := sup A et la borne
inférieure par mA := inf A.
De même pour l'ensemble B, on note par MB := sup B, mB := inf B.
Par dénition (voir le cours), on a :
1/ ∀x ∈ A, on a : x ≤ MA (MA est un majorant) et
2/∀ϵ > 0, il existe xϵ tel que : xϵ > MA − ϵ (le plus petit des majorants).
Pour la borne inférieure, on a :
1/ ∀x ∈ A, on a : x ≥ mA (mA est un minorant) et
2/∀δ > 0, il existe xδ tel que : xδ < mA + δ (le plus grand des minorants).
On veut montrer que MA ≤ MB et mA ≥ mB .
Pour tout x ∈ A, on a x ∈ B (A ⊂ B). On a donc : x ≤ MB .
En dénitive, on obtient : ∀x ∈ A, on a : x ≤ MB ,
c-à-d que MB est un majorant de A.
Comme MA est le plus petit des majorants, on en déduit que MA ≤ MB .
De la même manière, on a :
Pour tout x ∈ A, on a x ∈ B (A ⊂ B). On a donc : x ≥ mB .
En dénitive, on obtient : ∀x ∈ A, on a : x ≤ mB ,
c-à-d que mB est un minorant de A.
Comme mA est le plus grand des minorants, on en déduit que mA ≥ mB .
En dénitive, on a : mB ≤ mA ≤ MA ≤ MB ou
pour A ⊂ B, on a : inf B ≤ inf A ≤ sup A ≤ sup B.
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C ⊂ C ∪ D et D ⊂ C ∪ D. On en déduit :
inf (C ∪ D) ≤ inf C ≤ sup C ≤ sup (C ∪ D) et
inf (C ∪ D) ≤ inf D ≤ sup D ≤ sup (C ∪ D).
On a : inf (C ∪ D) ≤ min(inf C, inf D) et sup (C ∪ D) ≥ max(sup C, sup D).
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Soit x ∈ (C ∪ D), alors x ∈ C ou x ∈ D.
Si x ∈ C, alors x ≤ sup(C) et x ≥ inf(C).
Ainsi, pour x ∈ (C ∪ D), on a : x ≤ max(sup(C), sup(D)).
Comme sup(C ∪ D) est le plus petit des majorants, on a :
sup(C ∪ D) ≤ max(sup(C), sup(D)).
Il en résulte que : sup(C ∪ D) = max(sup(C), sup(D)).
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Ainsi, pour x ∈ (C ∪ D), on a : x ≥ min(inf(C), inf(D)).
min(inf (C), inf(D)) est un minorant de (C ∪ D).
Comme inf(C ∪ D) est le plus grand des minorants, on a :
inf(C ∪ D) ≥ min(inf(C), inf(D));
Il en résulte que inf(C ∪ D) = min(inf(C), inf(D)).
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Exercice B.
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Soit l'ensemble A := m/n; tel que 0 < m < n m et n sont des entiers.
1
Montrons que l'ensemble A est borné.
Soit q ∈ A. On a : p = m/n avec n > m > 0.
Ainsi p > 0 car m > 0 et n > 0 et p < 1 car m < n.
Pour tout p ∈ A, on a : 0 < p < 1.
Remarquons que pour n xé, le plus grand élément de A est l'élément
(n − 1)/n = 1 − 1/n et le plus petit élémént est 1/n.
Montrons que l'ensemble A n'admet ni maximum, ni minimum.
Supposons que A admette un maximum, noté M.
On doit avoir : M ∈ A et ∀ p ∈ A, p ≤ M.
Comme M ∈ A, on a : 0 < M < 1.
Soit δ := 1 − M > 0.
R est un corps archimédien (voir cours).
Comme δ > 0, il existe un entier k tel que kδ > 1.
pour tout entier n, on prend p = 1 − 1/n.
Nous devons avoir, pour tout n, 1 − 1/n ≤ 1 − δ.
Relation équivalente à : 1/n ≥ δ pour tout n c-à-d que nδ ≤ 1.
On a montrer l'existence d'un entier k tel que kδ > 1.
Il ya une contradiction. L'hypothèse supposée est fausse.
Remarque. On montre de la même manière que A n'a pas d'élément minimal.
Montrons que sup(A) = 1.
1 est un majorant de A.
Montrons que c'est le plus petit majorant c-à-d que :
∀ ϵ > 0, il existe un élément xϵ ∈ A tel que xϵ > 1 − ϵ.
R est un corps archimédien c-à-d que
pour tout ϵ > 0, il existe un entier l ∈ N tel que lϵ > 1.
Soit k le plus petit entier tel que kϵ > 1.
On a : (k − 1)ϵ ≤ 1 < kϵ.
De manière équivalente, on a : 1/k < ϵ ≤ 1/(k − 1).
Le nombre rationnel 1 − 1/k = (k − 1)/k est un élément de A.
De plus 1 − 1/k > 1 − ϵ. Il sut de prendre xϵ = 1 − 1/k.
Monrer (de la même manière) que inf(A) = 0.