L’œuvre de Jésus-Christ
1. Son œuvre
« Lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal
avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant
semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,
il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la
croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-
dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre
et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de
Dieu le Père. »
Philippiens 2,6 à 11
Incarnation
Il est devenu « germe » et a pris la forme d’un homme. Il est le germe de l’Eternel (Esaïe 4,2) et le
germe de David (Jérémie 23,5 ; Romains 8,3 ; Zacharie 3,8 ; 6,12).
Le germe de l’Eternel, Christ, a été placé par la vertu du Saint-Esprit, dans le sein d’une femme
vierge (Esaïe 7,14 ; Luc 1,34 à 35) et l’enfant qui naît d’elle est appelé « Fils de Dieu », il est Dieu-
homme.
Bien sûr, il existe de toute éternité en forme de Dieu (Jean 1,1 ; Esaïe 9,5).
Mais il a été fait chair (1 Timothée 3,16 ; Jean 1,14).
C’est un miracle, le plus grand des miracles : une démonstration de Sa divinité, de Sa sagesse et de
Son amour, il est venu vers nous, s’étant rendu semblable à nous.
Son ministère terrestre
« Vous savez comment Dieu a oint du Saint Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de
lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du diable, car Dieu
était avec lui. »
Actes 10,38
- Oint du Saint-esprit
Jésus ne s’est jamais comparé sur la terre autrement que comme un homme. Tout ce qu’il a fait, il ne
l’a fait que par l’onction du Saint-Esprit sur lui, en lui (Luc 4,18), et non en tant que deuxième
personne de Dieu. Il a accepté les limites d’un homme. Exemple de l’ange à Gethsémané : il a dû
crier et suer du sang pour avoir l’aide d’un ange (Luc 22,43), alors qu’en tant que Dieu le Fils, il aurait
pu avoir plus de douze légions d’anges (Matthieu 26,53). Mais il a bénéficié de la plénitude de l’Esprit
(Jean 3,34), tout le pouvoir de Dieu sur un homme !
- « Faisant du bien »
Il était homme de compassion multipliant le pain et se rendant obéissant jusqu’à la mort. Pour une
foule fatiguée, pleurant avec les sœurs de Lazare, consolant les affligés par ses paroles vraies et ses
actes de bonté, d’amour. Il a connu lui-même la douleur, la misère des hommes, le rejet, il a été dans
la souffrance, tenté en toutes choses, a connu les limitations de l’être humain (fatigue, faim, soif,
tristesse…), mais il a accompli sa course sans pécher une seule fois (Hébreux 4,15) !
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Au sein de sa dure obéissance, il n’a jamais fait le mal, alors que la souffrance dispose l’homme à
cela (1 Pierre 2,23).
- « Et délivrant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable »
Il était homme de puissance : le ministère de Jésus est fortement marqué par des démonstrations
de puissance : guérisons, délivrances, miracles. Quand on lit l’Evangile, on voit qu’une large part de
son ministère consiste à manifester la puissance de Dieu (Luc 6,17 ; Jean 7,31).
Il est lui-même le Royaume de Dieu, en personne. « Le Royaume de Dieu est au milieu de nous »
dit-il aux pharisiens.
- L’enseignement et la prédication
Tant de passages de l’Evangile nous montrent Jésus enseignant la foule, ou ses disciples et allant de
lieu en lieu pour annoncer la bonne nouvelle Ministère de la Parole de Dieu (Jean 7, 14, 46 ; Luc
8,1 ; Matthieu 4, 23) !
- Ses disciples
Une préoccupation majeure de son ministère était de former des disciples accomplis, qui allaient
continuer son œuvre (Jean 14,12 ; Matthieu 28, 19 à 20). L’enseignement spirituel et la formation de
leur caractère, de leur obéissance à Dieu étaient des objectifs dont il prenait particulièrement soin
(Marc 4,34). Il était toujours avec eux, et, ils étaient son ouvrage (Jean 15,15 ; Jean 17,6 ; Jean 17,
19, 22), et tant d’autres passages où l’on voit Jésus les instruire, les reprendre, les encourager, les
soutenir.
Le but de sa venue
C’est la croix (Marc 10,45 ; Jean 10,18) !
« Il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la
croix. »
Philippiens 2,8
- Au travers de ses sacrifices
Nous avons vu au travers des sacrifices, une image de ce que Jésus a fait pour nous (2 Corinthiens
5,19) :
→ Sacrifice pour rétablir la paix (Esaïe 53,5)
→ Il est devenu péché pour que nous soyons justice de Dieu (2 Corinthiens 5,21 ; Romains 8,3).
Dieu a condamné le péché dans la chair.
Il est devenu malédiction, pour que nous soyons bénis de Dieu. Il a ôté le péché. Dieu, le Père, s’est
séparé de Christ qui est devenu péché : c'est-à-dire vol, blasphème, mensonge, impureté, impudicité,
jalousie, orgueil, idolâtrie. Il est devenu péché, sa chair est une chair de péché, te le Dieu le Père
s’est retiré… Seul, sur la croix, il est en train de subir la condamnation du péché de tous, sur son seul
corps ! Il est le sacrifice parfait d’expiation ! Il n’a pas besoin de s’offrir matin et soir comme les
sacrifices qui n’étaient que des préfigurations, mais une fois, pour toutes, il s’est offert et a ôté le
péché, l’inimité entre les hommes et Dieu (Galates 3,13 à 14).
Dieu a voulu nous pardonner et nous rendre saints à ses yeux, et il l’a fait (Hébreux 9 ; 12,26 ;
Apocalypse 1, 5).
C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus, une fois
pour toutes (Hébreux 10,10).
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- Au séjour des morts
Il est allé prêcher à ceux qui avaient refusé le signe de l’arche de Noé, par incrédulité (1 Pierre 3, 18
à 20), car l’Evangile a aussi été annoncé aux morts (1 Pierre 4, 5 à 6).
Par la mort, il a rendu impuissant celui qui avait la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable
(Hébreux 2, 14 à 15). Il tient les clés de la mort et du séjour des morts (Apocalypse 1,18).
La résurrection (Colossiens 1,18) ; le premier né des morts (Apocalypse 1,5).
Il a vaincu la mort, « elle n’a plus de pouvoir sur lui » (Romains 6,9 ; Romains 1,4). Il est déclaré
Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de Sainteté par sa résurrection d’entre les morts. Le Saint-
Esprit a ressuscité Jésus d’entre les morts et c’est là la preuve de sa divinité, de l’approbation
puissante du Père sur Jésus !
Selon quel critère est-il ressuscité ? « Selon l’Esprit de Sainteté ! »
Alléluia ! Un seul pouvait ressusciter, celui qui est parfaitement saint, sans péché. Aucun homme
célèbre, si honoré soit-il sur terre ne peut ressusciter de cette résurrection, car c’est l’Esprit de
sainteté qui a ressuscité celui qui est saint ! (Actes 2,24 et 31).
« Tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. »
Actes 2,27
Christ est mort et revenu à la vie afin de dominer sur les morts et sur les vivants. Il vit éternellement et
a ouvert la porte sur l’éternité par sa résurrection d’entre les morts. La preuve visible, c’est Matthieu
27, 42 à 53. Après la résurrection de Jésus, ceux qui étaient dans le séjour des morts ont pu en sortir
et entrer dans l’éternité de Dieu. Voilà pourquoi le Seigneur peut nous donner la vie éternelle !
La mort a connu une cuisante défaite :
« O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? »
1 Corinthiens 15,55
Ainsi, il rachète l’homme, rétablit la paix avec Dieu, redonne à l’homme la possibilité de vivre
éternellement, en triomphant lui-même de la mort !
- Dans les cieux
Dans les lieux célestes, le monde spirituel : il réduit à l’impuissance le diable et son gouvernement
rebelle à Dieu, qui sont précipités de leur position de force (Hébreux 2,14 : Colossiens 2,15 ; 1
Pierre 3,22 ; Apocalypse 12,10).
Dans les lieux très hauts (Colossiens 1,20 ; Hébreux 9, 12, 23 et 24).
Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint avec son propre sang. Ce lieu très saint, c’est la
présence même du Père, du Dieu saint. Les cieux ont été purifiés par le sang de Jésus ; Dieu a
réconcilié avec lui-même ses créatures, celles qui sont sur terre, celles qui sont dans les cieux, et
comme on l’a dit : le diable a été précipité !
Christ s’est assis à la droite de la majesté divine, ayant accompli le salut complètement : sur terre, au
Hadès et au ciel.
2. Le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois
« Aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et
que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »
Philippiens 2,9 à 11
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« Élevé par la droite de Dieu… Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. »
Actes 2, 33 à 36
Ephésiens 2, 20 et 21 ; Hébreux 10, 12 et 13
Il est Roi.
1 Corinthiens 15, 24 à 25 ; Colossiens 1,12 ; Apocalypse 17,14 ; Apocalypse 19,16
« La domination reposera sur son épaule. »
Esaïe 9,6
« Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. »
Matthieu 28,18
3. Son ministère actuel pour les rachetés
Jésus est intercesseur, avocat (paraklête) auprès du Père, sacrificateur.
Intercesseur
« Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour
nous! »
Romains 8,34
« C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui,
étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. »
Hébreux 7,25
Paraklête auprès du Père
« Nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ.
1 Jean 2,1
C’est à dire : consolateur, assistant, avocat : Celui qui nous aide, nous favorise.
Sacrificateur
« Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel souverain sacrificateur,
qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux. »
Hébreux 8,1
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Il est établi pour l’éternité.
« Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas
transmissible. »
Hébreux 7,24
Ce sacerdoce éternel nous garantit l’éternité de l’alliance.
« Car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l'est devenu
avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es
sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédech. Jésus est par cela même le garant
d'une alliance plus excellente. »
Hébreux 7, 21 à 22
C’est la garantie que nous garderons maintenant, l’héritage de paix et de plénitude de la nouvelle
alliance, il n’y en aura pas d’autre ! Christ est notre garant !