Analyse Sismique et Règles Algériennes
Analyse Sismique et Règles Algériennes
FACULTÉ DE TECHNOLOGIE
Thèse
pour l'obtention du diplôme de
DOCTORAT L.M.D.
Spécialité: Génie Civil
Option: Structures
sous le THEME:
BERRA Ibrahim
Je dédie ce travail à:
Abstract :
As a contribution to the improvement of the Algerian seismic regulation (RPA), we have
treated some important deficiencies, particularly those related to seismic evaluation.
The review of the main methods used in seismic evaluation permitted us to observe that
"Performance-based" procedure is more suitable to track the nonlinear behavior of the
structure step by step until collapse. This fact incited us to propose an alternative method to
the classical one. This method, which combines the ATC and FEMA methodology with that
of RPA, can be easily integrated in the RPA.
Furthermore, due to its particularity, a design spectrum specific to Algiers City has been
proposed. This idea may be extended to other sensible regions in the country.
Keywords: RPA, classical method, performance-based method, design spectrum.
Résumé :
Dans le but de l’amélioration du code sismique algérien (RPA), nous avons traité certaines
lacunes de ce code, en particulier celles relatives aux méthodes d’évaluation sismique.
La revue des principales méthodes d’évaluation sismique nous a permis de constater que la
nouvelle procédure dite "en performance" est mieux adaptée à traduire le comportement non
linéaire de la structure étape par étape jusqu’à la rupture.
Cela nous a poussés à proposer une méthode alternative à la méthode classique. Cette
méthode qui combine la méthodologie de l’ATC 40 et du FEMA avec celle du RPA, est
facilement intégrable dans les Règles Parasismiques Algériennes.
Comme le spectre du RPA présente en lui-même une anomalie tout en étant complexe, nous
avons procédé à son amélioration par la correction de cette anomalie et la réduction du
nombre d’équations, ce qui le rend plus performant.
En outre, étant donnée sa particularité, un spectre de calcul spécifique à la province d’Alger a
été proposé, l’idée pouvant être étendue à d’autres localités sensibles du pays.
Mots clés: RPA, méthode classique, conception en performance, spectre de calcul.
SOMMAIRE
SOMMAIRE
Introduction générale…………………………………………………………….………………01
Première partie: Recherche bibliographique
Chapitre 1: Notions préliminaires:
Introduction………………………………………………………………..….…………………….05
Notions de Sismologie……………..……………………………………………………………….05
Calcul non linéaire………………………………………………………………………/………....13
Réglementation parasismique…………………………………………………………………...….16
Conclusion………………………………………………………………………………………….26
Chapitre 2: Méthodes d’évaluation de l’effet sismique:
Introduction…………………………………………………………………………………….……27
Méthode classique…………………………………………………………………………….……..27
Nouvelles tendances (Méthode de conception en performance) ...……………………… …………33
Conclusion…………………………………………………………………………...………………38
Deuxième partie: Nouvelles tendances d’évaluation sismique:
Chapitre 3: Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique:
Introduction………………………………………………………………...……………………….39
Analyse Push-over ………………………........................................................................................39
Spectre de capacité………………………………………………………………………………….43
Niveaux de performance selon les codes parasismiques …...............................................................49
Conclusion…………………………………………………………………………………………..50
Chapitre 4: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en performance:
Introduction…………………..……………………………………………………………...………51
Méthode de FEMA 356……………………………………………………………………….…..…51
Méthode de l’ATC 40………………………………………………………………………...…...…55
Méthode N2…………………………………………………………………………………....….....61
Résumé des principaux points concernant les trois méthodes ……….......................……....…….…..64
Comparaison des méthodes simplifiées …….....................................................................…..………66
Conclusion…………………………………………………….…………………………..…..………67
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE
Pour assurer le bien-être public, de nombreux pays ont développé leurs propres codes
de construction, appliqués sous forme de norme légale et uniforme afin d'éviter les
grandes divergences dans la conception ou la réalisation et offrir aux occupants des
immeubles la protection nécessaire contre l'effondrement.
Au début, ces codes ne s’intéressaient qu’à la résistance des bâtiments à un séisme
important sans effondrement structurel, mais cette attitude a évolué au fil du temps.
Au début du vingtième siècle, les codes de bâtiment à travers le monde ont commencé
à exiger que les structures présentent la capacité suffisante pour résister à une force
latérale spécifiée. Ces exigences sont toujours considérées dans la plupart des codes de
bâtiment actuels comme méthode de conception de base et sont souvent appelées
méthodes de la "force statique équivalente" (FSE).
Dans cette méthode, la résistance sismique était assurée par la disponibilité d’une
résistance latérale égale à 10% du poids supporté par la structure tel que requis par le
Règlement Japonais du bâtiment "Japanese Urban Building Law Enforcement
Regulation" en vigueur après le violent séisme de Tokyo en 1923 et adopté par l'édition
de 1927 du Code Américain uniforme du bâtiment (UBC).
Dans l’édition de 1958 de l’UBC, les concepts de réponse dynamique spectrale ont été
introduits et la force latérale totale, actuellement appelée "effort tranchant à la base",
était calculée par la formule: V = ZKCW, où Z est un coefficient de zone lié à sismicité
régionale, K un coefficient de système structural, C un facteur d'amplification lié à la
période fondamentale et W le poids total de la structure.
A la suite du tremblement de terre de Sylmar en 1971, l’Association des Ingénieurs de
Structure de Californie (SEAOC) a formé le Conseil de Technologie Appliquée (ATC).
Dans le rapport de l’ATC-3.06, les méthodes d'analyse par spectre de réponse ont été
introduites comme technique préférable à la méthode de la force statique équivalente
(FSE) sus citée.
1
INTRODUCTION GENERALE
Pour les commodités de calcul, ce type d’analyse par spectre de réponse proposé par
les codes utilise un spectre de calcul standard lissé. Ce dernier, qui est de nature
statistique, est continuellement revu et sa forme de plus en plus perfectionnée afin de le
rendre plus réaliste et plus pratique.
C’est ainsi qu’on s’attache à attirer l’attention sur les régions sensibles, telles que les
grandes métropoles, afin de développer leurs propres spectres de calcul. Par exemple,
Mexico a son propre spectre de calcul et un spectre de réponse spécifique a été proposé
par A. Sil et TG Sitharam pour Tripura, capitale de la province d’Agartala, en Inde [1].
Concernant le code sismique Algérien (RPA) qui est revu en permanence depuis son
élaboration en 1981 par l’Organisme Algérien de Contrôle Technique des
Constructions (CTC) en collaboration avec l’Université de Stanford de Californie
(USA), la révision la plus sérieuse a commencé après le séisme terrible qui a frappé la
région d’Alger (Boumerdes) en Mai 2003, conduisant à la dernière et actuelle version
de ce règlement connue sous le nom de "RPA 2003" avec des modifications
fondamentales concernant de nombreux domaines importants tels que les règles de
conception et la carte de zonage sismique. Néanmoins, beaucoup de points restent à
revoir, en particulier ceux liés aux méthodes d’évaluation sismique.
En évaluation sismique, l’effort tranchant à la base et le déplacement sont d'une grande
importance. Dans la méthode classique, l’effort tranchant est utilisé pour calculer la
structure sur la base de critères de résistance définis alors que le déplacement n’est
considéré qu’à la fin du processus pour vérifier qu’il ne pas dépasse pas une certaine
limite. Une telle méthode permet d’atteindre des objectifs de sécurité, mais n’est pas
économique. Par contre, les nouvelles procédures de calcul utilisent le déplacement
comme paramètre clé du contrôle des dommages sur la base des objectifs de
performances qui associent sécurité et économie.
Ces procédures sont très efficaces dans les opérations de réhabilitation des structures
endommagées par les séismes et sont progressivement étendues à la conception des
nouvelles structures. Donc, elles sont très appropriées pour l’évaluation du parc
2
INTRODUCTION GENERALE
3
INTRODUCTION GENERALE
Après une synthèse bibliographique dans la première partie, la deuxième traite les
nouvelles tendances d’évaluation sismique alors que la troisième englobe les
principales critiques et propositions concernant la méthode du RPA
Il nous a paru utile, après l’introduction générale, de rappeler au chapitre I certaines
notions préliminaires nécessaires à notre étude. Le chapitre II constitue un
développement des principales méthodes d’évaluation sismique disponibles, à savoir la
méthode classique des forces et la conception en performance, alors que le chapitre III
expose les fondements des nouvelles tendances d’évaluation. La revue des différentes
méthodes simplifiées communément utilisées fait l'objet du chapitre IV.
Afin de ne pas encombrer la thèse, la démarche des applications numériques faites avec
le logiciel SAP a été exposée dans un chapitre à part, le chapitre V.
Enfin, le chapitre VI est consacré à la critique de la méthode RPA et la proposition
d’une méthode alternative, le tout étant couronné par une conclusion générale.
4
PREMIERE PARTIE:
RECHERCHE
BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE I:
Notions préliminaires
CHAPITRE I:Notions préliminaires
Introduction
Avant d’aborder le sujet de l’évaluation sismique et afin de mieux comprendre le
phénomène sismique et son interprétation physique, il est nécessaire de présenter
certaines notions préliminaires telles que la sismologie, le spectre de réponse, …
I.1: Notions de Sismologie
I.1.1:Définition
La sismologie est l’étude des séismes (naissance, propagation et enregistrement).
Cette science est relativement jeune (le premier enregistrement sismique date de
1889). Parallèlement, la connaissance du noyau terrestre s’est développée. La
théorie de la tectonique des plaques, qui explique en partie la cause des
tremblements de terre, a été émise dés 1910 par Wegener mais n’a pu être
confirmée que dans la seconde moitié du XX e siècle.
Un séisme ou tremblement de terre se traduit en surface par des vibrations du sol
plus ou moins violentes et destructrices. Il provient de la fracturation des roches en
profondeur. Celle-ci est due à l’accumulation d’une grande énergie qui se libère, en
créant ou en activant des failles, au moment où le seuil de rupture mécanique des
roches est atteint. Les dégâts observés en surface sont fonction de l’amplitude, la
fréquence et la durée des vibrations.
Les tremblements de terre restent un phénomène imprévisible. Les séismes font
chaque année des dizaines des milliers de victimes morts et blessés dans le monde
et provoquent des dégâts considérables.
I.1.2 : Origine des tremblements de terre
Lorsqu'un matériau rigide est soumis à des contraintes de cisaillement, il va d'abord
se déformer de manière élastique, puis, lorsqu'il aura atteint sa limite d'élasticité, il
va se rompre, en dégageant de façon instantanée toute l'énergie qu'il a accumulée
durant la déformation élastique. C'est ce qui se passe lorsque la lithosphère est
soumise à des contraintes. Sous l'effet des contraintes causées le plus souvent par le
mouvement des plaques tectoniques, la lithosphère accumule l'énergie. Lorsqu'en
certains endroits, la limite d'élasticité est atteinte, il se produit une ou des ruptures
qui se traduisent par des failles. L'énergie brusquement dégagée le long de ces
5
CHAPITRE I:Notions préliminaires
failles provoque le séisme. A noter que les séismes ne se produisent que dans du
matériel rigide. Par conséquent, les séismes se produiront toujours dans la
lithosphère, jamais dans l'asthénosphère qui est plastique [3].
6
CHAPITRE I:Notions préliminaires
7
CHAPITRE I:Notions préliminaires
Ces ondes ne se propagent pas dans les milieux liquides, elles sont donc arrêtées par
le noyau terrestre. Leur vitesse est plus lente que celle des ondes P (environ 1.7 fois
plus lentes). Elles apparaissent en second sur les sismogrammes.
Remarque: La différence des temps d’arrivée des ondes P et S suffit, connaissant
leur vitesse, à donner une indication sur l’éloignement du séisme. En confrontant les
résultats de plusieurs stations, on peut alors localiser l’épicentre du séisme.
I.1.4.2: Les ondes de surface :
Les ondes de surface ne sont pas créées au foyer comme les ondes de volume. En
fait, lorsque les ondes de volume sont réfléchies sur les différentes discontinuités du
globe, elles sont modifiées et deviennent des ondes de surface. Ces ondes ont la
particularité de ne se propager que dans la croûte et le manteau supérieur. Les deux
types les plus connus sont les ondes de Love et les ondes de Rayleigh.
I.[Link] :L’onde de Love :
Elle se propage seulement dans les solides non homogènes. C’est une onde
transversale polarisée dans le plan horizontal. Le déplacement est essentiellement le
même que celui des ondes S mais sans mouvement vertical. Les ondes de Love
provoquent donc un ébranlement horizontal, cause de nombreux dégâts par
cisaillement des fondations des édifices.
8
CHAPITRE I:Notions préliminaires
9
CHAPITRE I:Notions préliminaires
I.1.6.1 : Accélérogrammes :
Les mouvements du sol enregistrés lors d’un séisme se traduisent principalement
sous la forme d’accélérogramme qui représente la variation de l’accélération dans
une direction donnée en fonction du temps (figure I.9) ; nous pouvons de même
enregistrer la vitesse ou le déplacement des particules du sol [5].
Il convient de noter qu’en un point donné du sol, le mouvement des particules lors
d’un séisme se fait dans toutes les directions à l’horizontale comme à la verticale.
Il est enregistré habituellement pour un même séisme trois accélérogrammes :
Un accélérogramme de direction Nord-Ouest ;
Un accélérogramme de direction Est-Ouest ;
Un accélérogramme de direction verticale.
L’amplitude du mouvement vertical est nettement inférieure à celle du mouvement
horizontal, il est généralement admis de prendre un rapport de 23 entre ces
amplitudes.
Les trois données les plus importantes d’un accélérogramme sont (figure I.9) :
L’amplitude: elle est généralement définie par la valeur du pic
d’accélération ;
La fréquence : la une fréquence moyenne est déterminée en comptant le
nombre de fois que l’accélérogramme coupe l’axe des abscisses par unité de
temps ;
La durée : elle est définie par le temps qui s’écoule entre le premier et le
dernier pic au dessus d’un certain niveau où l’amplitude des accélérations est
notablement plus élevée.
10
CHAPITRE I:Notions préliminaires
1 ( t )
X(t ) X ( ) e
s
0
(I-2)
Cette relation nous donne la valeur maximale du déplacement relatif X(t):
1
X max S v ( , )
(I-3)
-1
On désigne Sv par le terme: "vitesse spectrale" (de dimension LT ); on constate que
Sv est fonction de ω, de ζ et de X S . Pour un accélérogramme donné et pour
différentes valeurs de ζ, on peut représenter les courbes de variation de S v en
fonction de ω, ou de T, qui sont des spectres de réponse en pseudo-vitesse pour un
séisme donné (Fig I-10).
Sv (m/s)
1.5
1.2
ζ=0
0.6
0.3 ζ=0,1
ζ=0,2
0 Période T, s
11
CHAPITRE I:Notions préliminaires
On peut également définir une "accélération spectrale" (de dimension LT-2) qui sera
notée: Sa (ζ, ω) liée, par définition, à Sv ou à Sd par les relations:
Sa (ζ, ω) = ω. Sv (ζ, ω) = ω2. Sd (ζ, ω) (I-5)
I.1.6.3 : Application du spectre de réponse élastique:
Le spectre de réponse défini pour un oscillateur simple peut être utilisé directement
pour évaluer la réponse maximale d'une structure à un seul degré de liberté
Sv Sd F=Sa.M.g M
Sv
M, ξ
f f
Sd αs
f
K/2 K/2
f
f
f
(a) Oscillateur simple (b) Utilisation du spectre de réponse (c) Application statique
Figure I.11: Application du spectre de réponse à l'oscillateur simple
Considérons une telle structure, de masse M, de rigidité K et de taux
d'amortissement critique ξ. La fréquence propre de la structure est, rappelons-le:
1 1 K
f
T 2 2 M
12
CHAPITRE I:Notions préliminaires
13
CHAPITRE I:Notions préliminaires
A E B
Flim
Déplacement
O C F D
Figure I.12: Diagramme sollicitation-déformation définissant la ductilité
Le facteur de ductilité‚ du système considéré est mesuré par le rapport:
OD
OC (I-6)
14
CHAPITRE I:Notions préliminaires
C
FE FE
Elastique Elastique
Elasto-plastique
Elasto-plastique
Fy Fy
D E
K K
G F
X X
A
Xy XE = Xp Xy XE Xp
(a) (b)
Figure I.12: Critère d'égalité: des déplacements maximaux (a) et des énergies (b)
Selon ces critères, les valeurs spectrales élasto-plastiques sont directement
obtenues en divisant les valeurs spectrales des oscillateurs élastiques
correspondants par leur coefficient de ductilité μ si le critère d'égalité des
15
CHAPITRE I:Notions préliminaires
16
CHAPITRE I:Notions préliminaires
I.3.1.2 : Modélisation
d) Le modèle du bâtiment à utiliser dans chacune des deux directions de calcul
est plan avec les masses concentrées aux centres de gravité des planchers et
un seul degré de liberté en translation horizontale par niveau sous réserve
que les systèmes de contreventement dans les deux directions puissent être
découplés.
e) La rigidité latérale des éléments porteurs du système de contreventement est
calculée à partir de sections non fissurées pour les structures en béton armé
ou en maçonnerie.
f) Seul le mode fondamental de vibration de la structure est à considérer dans le
calcul de la force sismique totale.
I.3.1.3 :Conditions d’application de la méthode statique équivalente:
La méthode statique équivalente peut être utilisée dans les conditions exigées par le
RPA, que nous schématisons par ce qui suit:
(Zone I ou II ) et h ≤ 65 m
METHODE NON
(Zone III ) et h ≤ 30 m UTILISABLE
Non
Non
Configuration irrégulière
ET
OUI
Zone I : tous groupes
Régularité en plan Zone II :
et en élévation Groupes d’usage :
3
2, si h ≤ 23 m ou 7 niveaux
METHODE 1B, si h ≤ 17 m ou 5 niveaux
UTILISABLE 1A, si h ≤ 10 m ou 3 niveaux
Oui Zone III :
Groupes d’usage:
Oui 3 et 2, si h ≤ 17m ou 5 niveaux
1B, si h ≤ 10 m ou 3 niveaux
1A, si h ≤ 8 m ou 2 niveaux.
17
CHAPITRE I:Notions préliminaires
2.5 0 T T2
D 2.5 T2 T 3
2
T2 T 3.0s (I-7)
3 3.0 T 3
2 5
2.5 T 2 3.0 T 3.0s
3
T CT hN 4
18
CHAPITRE I:Notions préliminaires
Q : facteur de qualité
6
Sa valeur est déterminée par la formule: Q 1 Pq (I-9)
1
Pq est la pénalité à retenir selon que le critère de qualité "Q" est satisfait ou non.
19
CHAPITRE I:Notions préliminaires
W : poids total de la structure, égal à la somme des poids Wi, calculés à chaque
niveau (i) :
n
20
CHAPITRE I:Notions préliminaires
- Salle d’exposition, de sport, lieu de culte, salle de réunion avec places 0,30
debout.
0,40
- salles de classes, restaurants, dortoirs, salles de réunions avec places
assises
21
CHAPITRE I:Notions préliminaires
A Béton armé
3 Noyau 3,5
6 Pendule inverse 2
B Acier
C Maçonnerie
22
CHAPITRE I:Notions préliminaires
D Autres systèmes
14 3
Ossature métallique contreventée par noyau en béton armé
23
CHAPITRE I:Notions préliminaires
24
CHAPITRE I:Notions préliminaires
E E2 Ei2
K
E
2
1 (I.12)
i 3
25
CHAPITRE I:Notions préliminaires
Conclusion
Les notions préliminaires introduites dans ce chapitre permettent de dire que le
phénomène sismique complexe et imprévisible, peut être maitrisé grâce a certains
outils tels que l’interprétation sous forme de spectre de réponse et l’élaboration de
codes fournissant des méthodes de calcul appropriées.
26
Chapitre II:
Méthodes d’évaluation de
l’effet sismique
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
Introduction
Les forces et les déplacements induits par le mouvement sismique peuvent franchir
le seuil de l'élasticité des éléments structuraux dont le comportement devient non
linéaire. Théoriquement, ce phénomène peut être pris en compte directement à
l’aide de la méthode temporelle (méthode d’analyse dynamique par
accélérogrammes évoquée en (I.3.4) qui est plus exacte mais plus complexe.
Pratiquement, on utilise en général deux méthodes approchées différentes:
l’approche classique connue sous le nom de "méthode des forces" et l’approche
récente connue sous l’appellation de "méthode de conception en performance".
27
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
Ce facteur a été initialement introduit vers la fin des années 70, et sert à réduire
l’effort tranchant de base (Ve) calculé à partir de l’analyse élastique en utilisant un
spectre de réponse à 5% d’amortissement
Les recommandations du code NEHRP (FEMA 1997b) qualifient le facteur R de
facteur empirique prenant en compte l’amortissement et la ductilité d’un système
structurel pour des déplacements approchant le déplacement structurel max (Smax ).
Comme le code sismique Algérien (RPA) a été initialement établi selon la
philosophie et les directives du code Américain UBC-82, il en a hérité le caractère
empirique du coefficient de comportement R.
II.1.1.2 Formulation du facteur de comportement
Dans la moitié des années 80, un programme de recherche expérimentale conduit
par l’université de Berkeley a permis de formuler le facteur de comportement R
comme le produit de 3 facteurs tenant respectivement compte de la ductilité, de la
réserve de résistance et de l’amortissement visqueux:
R = Rµ.Rs Rξ (II-2)
Il a été constaté par Borzi et Elnashai [7] que le facteur d’amortissement peut être
utilisé pour l’estimation du déplacement des structures inélastiques, mais ne pourra
réduire proportionnellement la demande de résistance, de ce fait il a été pris égal à
l’unité.
Des études récentes [ATC 1995a)] adoptent une formulation similaire:
R = Rµ.Rs RR (II-3)
Où RR est le facteur de redondance structurelle introduit dans le but de quantifier
l’amélioration de la réserve de sécurité des systèmes en portiques utilisant la
multiplication modulaire des travées et des niveaux dans chaque direction
principale. Il est à noter que les composants de R sont interdépendants entre eux,
spécialement le facteur de ductilité et celui de résistance. Cependant, la formulation
de R ne prend pas en considération l’effet d’irrégularité plane ou verticale.
L’irrégularité structurelle peut être introduite par un coefficient minorateur à l’instar
de notre code sous forme de facteur de qualité, Q.
Selon le code RPA99 la force sismique de calcul est quantifiée comme suit :
28
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
(II-4)
29
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
30
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
Enfin, les différents cas de dommages observés lors du séisme de Boumerdes (Mai
2003), ont révélé la vulnérabilité des structures en portiques autostables avec
remplissages en maçonnerie. En effet, cette typologie a connu beaucoup
d’effondrements dus notamment à la surestimation de leur ductilité reflétée par le
facteur de comportement R pris égal à 3,5 [8].
Notons pour terminer que la ductilité qui est à la base de ce facteur est présentée
dans le RPA de façon imprécise, ce qui augmente encore le doute sur les valeurs
attribuées à R.
Conclusion:
L’identification du facteur de comportement à travers une formulation incluant la
demande de ductilité, la réserve de résistance et la redondance structurelle permet
de dire que d’une part, le RPA donne des valeurs arbitraires non justifiées du facteur
de comportement R et que d’autre part, il s'est placé du côté non conservateur pour
les structures appartenant aux plages de périodes courtes et intermédiaires où la
force de calcul est inévitablement sous estimée, sachant que ces plages couvrent la
majorité des structures usuelles.
31
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
32
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
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CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
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CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
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CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
36
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
37
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique
Cependant leurs limites nécessitent d’être calibrées avec attention afin d’établir un
contrôle adéquat de l’endommagement pour différents niveaux de performance, ils
seront de ce fait plus adaptés pour permettre l’implantation de R dans la conception
en performance. Les limites de demande de ductilité de niveau et de déplacement
relatif de niveau varient avec le système structurel et le niveau de performance
sélectionné: vie sauve (life safety), pré ruine (near collapse) et ruine (collapse).
Conclusion
De la revue des différentes méthodes approchées pour l’évaluation de l’effet
sismique, on peut tirer la conclusion suivante:
La méthode classique bien que simple, ne rend pas bien compte du comportement
non linéaire de la structure. C’est pourquoi, la tendance actuelle est à l’utilisation de
la conception en performance qui permet de suivre ce comportement étape par étape
jusqu’à la rupture.
38
DEUXIEME PARTIE:
Nouvelles tendances
d’évaluation sismique
CHAPITRE III :
Fondements des nouvelles
tendances d’évaluation de
l’effet sismique
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
Introduction
L'analyse des structures en génie sismique est une tâche complexe car le problème
est dynamique et généralement non linéaire, le système structurel est souvent
complexe, et les données d'entrée (propriétés structurelles et mouvements du sol)
sont aléatoires et incertaines. En principe, l'analyse temporelle non linéaire est la
bonne approche. Cependant, pour le moment, une telle approche n'est pas pratique
pour une utilisation quotidienne. Elle nécessite des données d'entrée
supplémentaires (enregistrements temporels des mouvements du sol et
comportement hystérétique détaillé des éléments structurels) qui ne peuvent pas être
prédites de manière fiable. L'analyse dynamique non linéaire est, à l'heure actuelle,
appropriée pour la recherche et pour la conception de structures importantes. Cela
représente une tendance à long terme. En revanche, les méthodes appliquées dans la
grande majorité des codes du bâtiment existants reposent sur l'hypothèse d'un
comportement structurel élastique linéaire et ne fournissent pas d'informations sur la
résistance réelle, la ductilité et la dissipation d'énergie. Elles ne permettent pas non
plus de prévoir les dommages attendus en termes quantitatifs.
Les nouvelles tendances qui se veulent plus réalistes essaient de décrire le
comportement non linéaire de la structure avec plus de détail en suivant l’évolution
de la plastification (formation des rotules) élément par élément et en déterminant le
degré de dommage, étape par étape.
Ces nouvelles tendances sont fondées sur les éléments suivants que nous décrivons:
III.1: Analyse Push-over
L'analyse push-over est une procédure statique non linéaire dans laquelle la
structure subit des charges latérales suivant un certain modèle prédéfini en
augmentant l'intensité des charges jusqu'à ce que les modes de ruine commencent à
apparaitre dans la structure [H.Krawinkler1998].
Les résultats de cette analyse sont représentés sous forme de courbe (Figure III.1)
qui relie l'effort tranchant à la base au déplacement du sommet de la structure [18].
39
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
Figure III.2 : Niveaux d’endommagement décrits par une courbe de capacité [19]
D'après la figure (III.2) on remarque que la courbe est composée de quatre segments,
chaque segment correspond à une étape d'endommagement.
A: le premier niveau correspond au comportement élastique de la
structure et représente le niveau de conception parasismique habituel. Il
indique par conséquent un état d'endommagement superficiel (ou de non
endommagement).
B: le deuxième niveau d'endommagement correspond à un niveau de
dommage contrôlé. La stabilité de la structure n'est pas en danger, mais
toutefois un endommagement mineur est susceptible de se développer.
C: le troisième niveau représente un état d'endommagement avancé, sa
stabilité étant en danger. Au-delà de ce niveau, la structure est susceptible
à l'effondrement, ne présentant aucune capacité de résistance [18].
L'analyse statique Push-over est basée sur l'hypothèse que la réponse de la structure
qui peut être assimilée à la réponse d'un système à un seul degré de liberté
équivalent, ce qui implique que la réponse est fondamentalement contrôlée par un
40
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
41
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
42
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
donnant de très bons résultats pour les constructions élancées, par contre dans les
constructions peu élevées, l'analyse push-over avec le chargement triangulaire et
l'analyse push-over MPA donnent les meilleurs résultats, comparativement avec les
résultats de l'analyse dynamique non linéaire.
Additivement aux études sur les procédures statiques non linéaires push-over citées
précédemment, d'autres études sur les différents modes de chargement ont été
effectués.
Mwafy et Elnashai ont étudié l'application et l'exactitude de l'analyse push-over
statique non linéaire dans la prédiction de la réponse sismique des constructions en
béton armé, ils ont affirmé que si le mode de chargement est choisi soigneusement,
le modèle peut représenter la réponse non élastique des constructions de basse ou
moyenne élévation, pour les constructions élevées en raison des effets de mode
supérieur, ils ont recommandé l'utilisation d'un grand nombre de mode de
chargement. Comme ils font ressortir aussi que les résultats du chargement
triangulaire sont très liés aux résultats d'analyse dynamique non linéaire, ces
prédictions sont très conservateurs de la capacité, son estimation est raisonnable
pour les déformations et sont suffisants pour la prédiction de la réponse des
structures spécialement celles de basse et moyenne élévation [21].
Krawinkler et Seneviratna ont résumé les concepts fondamentaux sur lesquels peut
se baser l'analyse Push-over. Additivement à cela, ils ont estimé l'exactitude des
prédictions des procédures pushover et déterminé les conditions par lesquelles
l'analyse pushover présente des informations suffisantes, comme ils ont déterminé
les cas où les prédictions de l'analyse pushover sont insuffisantes et peuvent même
tromper, et cela par l'exécution d'une étude détaillée qui discute les avantages et les
inconvénients de l'analyse push-over, ils recommandent l'application de cette
analyse avec prudence et sagesse car elle présente plusieurs limitations, vu que la
méthode est de nature approximative [22].
III.2: Spectre de capacité
Dans la méthode du spectre de capacité, le programme Sap2000 travaille sur les
principes des normes américaines pour l'obtention du point de performance, pour
43
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
44
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
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Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
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Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
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Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
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Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
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Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique
50
CHAPITRE IV:
Revue des différentes
méthodes simplifiées
d’analyse en performance
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
Introduction
La conception en performance regroupe une famille de méthodes simplifiées, nous
avons choisi de présenter trois qui sont les plus utilisées, car elles sont les plus
simples et les plus rationnelles, à savoir les méthodes FEMA-356, ATC 40 et N2.
IV-1:Approche FEMA-356
La méthode des coefficients (CM) a été officialisée par sa publication dans le
document FEMA-356. Elle utilise un procédé de modification de la réponse linéaire
par l’intermédiaire de plusieurs facteurs déterminés de façon empirique et définit le
point de performance en modifiant le déplacement élastique par une série de
coefficients Ci (Equation IV-6);
1) Analyse statique non linéaire de l’ouvrage sous chargement latéral
Fx = C v x .V
W x hK
x
C v x= N W hK (IV -1)
i=1 i i
K=1 T≤ 0.5
K=2 T ≥ 2.5
51
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
*Distribution uniforme : Dans cette forme de distribution, la force est égale au poids
du niveau considéré: Fx= Wx
*Distribution par la superposition quadratique (SRSS) : la distribution est définie par
les forces latérales calculées à partir des efforts tranchant par niveaux déterminés
par une analyse spectrale supposée être élastique et linéaire.
2) Etablir à partir d’un chargement croissant la courbe de capacité comprenant en
ordonnée l’effort tranchant à la base de la structure et en abscisse le déplacement
correspondant du niveau supérieur calculé par un logiciel tel que Robot ou Sap.
3) Bi linéarisation de la courbe Push-over:
52
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
Ki
Te=Ti (IV-2)
Ke
Tableau : IV -1 : Coefficient C0
Nombre d’étages Coefficient C0
1 1.0
2 1.2
3 1.3
5 1.4
≥ 10 1.5
C1 1 pour Te Ts
(IV-3)
1 ( R 1). Ts
C2 Te pour Te Ts
R
53
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
Sa
R .Cm (IV-4)
Vy
W
Sa : accélération spectrale pour la période effective dans la direction de calcul.
Vy : La limite élastique calculée à partir du diagramme bilinéaire.
W : Poids total de la structure.
Cm : Facteur de masse effective, toujours voisin de 1 et donné par le tableau suivant :
Tableau : IV-2 : Coefficient Cm
Nombre d’étages Système en portiques BA Système en voiles BA
1-2 1 1
≥3 0.9 0.8
N.B. : doit être pris égal à 1 si la période fondamentale T ≥ 1 seconde
7) C2: facteur de modification qui représente l’effet de la courbe d’hystérésis
(dégradation de la rigidité) sur le déplacement maximal.
54
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
(IV-5)
55
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
56
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
(IV -7)
Les gammes et les limites assignées au coefficient K pour les trois types de
comportement structuraux sont données dans le tableau suivant:
57
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
Type A ≤16.25 1
58
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
59
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
dpi −di
5) Des itérations sur la valeur de di jusqu’à ce que la tolérance soit
dpi
inférieure a 5%
60
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
IV-3: La Méthode N2
61
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
Ainsi le spectre inélastique pour un système à un seul degré de liberté est déduit à
partir du spectre élastique en appliquant les expressions suivantes:
Sae
Sa= (IV -11)
Rμ
μ μ T² T²
Sd= Sde = Sae= μ Sa (IV -12)
Rμ Rμ 4π² 4π²
Parmi ces propositions nous présentons celle décrite dans la méthode N2:
T
R ( 1) 1 pour T T0 (IV -13)
T0
µ : Facteur de ductilité.
Ф : Vecteur modal,
62
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
Q∗
Sa = (IV -16)
M∗
x ∗y M ∗
Teq = 2π (IV -17)
Q ∗y
µ = Rµ (IV -19)
Sde Τc
2éme cas : Τeq < Τc Sd = µxy∗ = 1+ (Rµ 1) (IV -20)
Rµ Τeq
Le déplacement du système à plusieurs degrés de liberté peut être calculé par l’équation
(IV -20) sachant que Γ : facteur de participation modale donné par l’équation (IV -21):
xt = x ∗ Γ (IV -21)
N
i=1 M i φi
Γ= N M φ² (IV -22)
i=1 i i
63
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
64
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
- L'équivalence MDOF à SDOF est basée sur une dérivation mathématique et peut
être dérivée pour toute forme de déplacement supposée.
- Le déplacement cible est déterminé à l'aide de spectres non linéaires simplifiés.
Pour T> Tc, la règle de "l’égalité des déplacements" avec correction possible est
utilisée. Pour T < Tc, le déplacement élastique est amplifié afin d'obtenir le
déplacement cible inélastique.
- La présentation graphique peut être formulée dans le format accélération -
déplacement (AD)
FEMA 356 - Lignes directrices pour la réhabilitation sismique des bâtiments
- Deux distributions de charges latérales sont utilisées pour l'analyse Push-over.
Le premier est basé sur les formes modales de la structure et l'autre sur la
distribution uniforme.
- Une itération est nécessaire pour les règles d'idéalisation bilinéaire recommandées
par le FEMA 356.
La rigidité initiale et la limite élastique dépendent du déplacement cible.
- Le déplacement cible est déterminé en utilisant des spectres non linéaires (les
mêmes que dans la méthode N2).
- Aucune représentation graphique n'est fournie.
ATC 40
- La répartition de la charge latérale et les coefficients de transformation MDOF en
SDOF sont déterminés selon le premier mode élastique.
- Le déplacement cible (appelé point de performance) est évalué à l'aide d'un spectre
élastique équivalent par une procédure itérative graphique.
- L'amortissement équivalent du spectre élastique est déterminé à partir de l’énergie
dissipée basée sur des boucles hystérétiques idéalisées.
- Facteurs de réduction de Newmark-Hall pour les spectres inélastiques.
IV.5 : Limites des méthodes simplifiées
Krawinkler et Seneviratna [24] et Elnashai [25] ont discuté en détail les méthodes
simplifiées. Il ressort de cette discussion que ces méthodes, comme toute méthode
approchée, présentent plusieurs limitations qui peuvent être résumées comme suit:
65
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
66
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance
IV-7 Conclusion
De cette comparaison brève, on peut tirer la conclusion suivante:
a) Points communs:
- Les méthodes sont toutes les trois approximatives
- Elles donnent des résultats assez précis
- Elles sont toutes basées sur la courbe Push-over.
- Elles sont toutes limitées aux systèmes plans
- Les caractéristiques du système à un degré de liberté équivalent sont identiques
pour N2 et l’ATC 40 si la déformée adoptée pour N2 est prise selon la forme du
premier mode.
De ce point de vue, les trois méthodes semblent à peu près équivalentes.
b) Divergences:
- Les méthodes FEMA et N2 utilisent des spectres inélastiques alors que la méthode
ATC 40 utilise des spectres élastiques nécessitant par la suite une série d’itérations
complexes.
- La méthode FEMA 356 nécessite également des itérations pour l’idéalisation de la
courbe Push-over en courbe bilinéaire.
- La complexité due aux itérations introduites par FEMA 356 et l’ATC 40 conduit
à des difficultés.
D’un point de vue purement didactique, la méthode N2 parait plus simple et facile à
comprendre.
Nous optons pour le choix des deux autres méthodes qui sont plus pratiques étant
donné qu’elles sont incorporées dans le logiciel SAP bien connu de par le monde et
très utilisé par les ingénieurs et les chercheurs Algériens. De plus, la difficulté due
aux itérations évoquées et la consommation de temps qui en découle est surmontée
par la puissance du matériel informatique disponible.
67
TROISIEME PARTIE:
Critique et Proposition
Chapitre V:
Applications numériques
CHAPITRE V: Applications Numériques
V.1 Introduction
L’analyse des structures par la méthode Push-over et la méthode temporelle (Time
History) a été faite en utilisant le logiciel SAP2000 version 14,16 et 17.
La figure V.1 présente la vue 3D de la structure étudiée.
V.2 Données
V.2.1 Données dynamiques
Selon le RPA 99, V 2003, notre bâtiment est classé en zone sismique III, classe 1b.
Quant au sol, il est de type S3.
Concernant l’action sismique, elle est introduite sous forme de spectre de réponse
(Figure V.2).
Les données dynamiques nécessaires au calcul sont résumées dans le tableau V.1.
Tableau V. 1 : Les caractéristiques dynamiques
68
CHAPITRE V: Applications Numériques
temps des séismes réels enregistrés. Dans notre cas, on a utilisé les 13 séismes de la
69
CHAPITRE V: Applications Numériques
région d'Alger, dont les principales informations sont résumées au tableau V-2. La
figure V.3 montre un type de ces enregistrements, celui de Dar El Beida (2003):
400
200
Accélération (cm / s )
2
-200
-400
-600
0 4 8 12 16 20
Temps, s
70
CHAPITRE V: Applications Numériques
71
CHAPITRE V: Applications Numériques
ELS G+Q
Accidentelle G+Q+E
0,8 G ±E
G+Q+1.2E
6) Diaphragme
Le plancher est considéré comme étant un diaphragme rigide. Pour le définir, il faut
passer par : Define > Joint Constraints > Add New Constraints.
7) Conditions aux limites
Concernant les conditions aux limites la structure est supposée encastrée à sa base.
Pour les définir il faut assigner les conditions d’appuis rigides à la base des poteaux,
en passant par le chemin : assign> joint >restraints
8) Définition de la masse source : G + 0,2 Q
Define > Mass source > Add New Mass Source.
9) Application des charges
Application des charges statiques (G et Q) sur les éléments de la Structure:
Chargement des poutres : Assign > Frame Loads>Distributed.
Chargement des planchers : Assign > area Loads> Uniform.
10) Analyse spectrale
Le spectre de réponse de calcul est introduit en termes de périodes:
Define > Functions > Response Spectrum > Add New Function
Exécution de l’analyse : Analyze > RunAnalysis.
V.3.2 Résultats de l’analyse linéaire
Les principaux résultats de l’analyse linéaire obtenus par le logiciel SAP 2000 sont
résumés dans le tableau ci-dessous :
72
CHAPITRE V: Applications Numériques
73
CHAPITRE V: Applications Numériques
74
CHAPITRE V: Applications Numériques
75
CHAPITRE V: Applications Numériques
b. Voile
Pour une structure (R+3) par exemple, la modélisation par SAP 2000 se fait ainsi:
76
CHAPITRE V: Applications Numériques
77
CHAPITRE V: Applications Numériques
78
CHAPITRE V: Applications Numériques
79
CHAPITRE V: Applications Numériques
Time History :
80
CHAPITRE V: Applications Numériques
81
CHAPITRE V: Applications Numériques
82
CHAPITRE V: Applications Numériques
83
Chapitre VI:
Critique de la méthode
classique
et
Proposition d’une méthode
alternative
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
où: A, T, T1, T2, Q, R et η ont les mêmes significations données au paragraphe I.3.1.
VI-1.2: Critique du spectre de calcul de la méthode AMS
La courte description de la méthode AMS dans le paragraphe précédent montre
clairement qu'elle repose essentiellement sur le "spectre d'accélération normalisé"
qui dépend de nombreux facteurs plus ou moins importants.
On peut facilement observer que tous ces facteurs sont empiriques et discutables.
Néanmoins, les discussions ne portent que sur deux de ces facteurs: les formules
utilisées pour déterminer le spectre d'accélération et les valeurs attribuées au facteur
de comportement R.
84
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
85
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
0.5
1.00 0.12
0.4
0.80
0.2
0.40
0.04
0.1
0.20
0 0.00 0.00
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0.00 1.00 2.00 3.00 4.00 0.00 1.00 2.00 3.00 4.00
Natural period T, s Natural period T, s Natural period T, s
86
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
Figure VI-3 : Comparaison entre : Méthode exacte, ATC40, FEMA 356 et RPA :
a-Effort tranchant - Nombre d’étages
b-Déplacement - Nombre d’étages
Nota bene: ME: Méthode exacte (par accélérogrammes)
87
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
Conclusion
Tout ce qui précède montre que la méthode AMS préconisée par le RPA est à revoir
au niveau du spectre de calcul Sa/g et du facteur de comportement R.
VI.2: Propositions
La critique précédente concernant la méthode "AMS" et le facteur de comportement
nous permet de présenter les propositions suivantes:
VI-2-1 : Facteur de comportement R
La discussion entamée au paragraphe (VI.1.2.2) s’est terminée par la conclusion
suivante: "Les valeurs du facteur de comportement R préconisées par le RPA sont
arbitraires et souvent surestimées. Elles nécessitent donc d’être réduites sur la base
d’arguments fondés".
Les propositions que nous présentons ici sont basées sur la formule (II.3) du
chapitre II et la définition des différents facteurs qui la composent ainsi que sur les
nombreux travaux de recherche sur la ductilité qui ont abouti au constat suivant:
"Compte tenu de l'importance fondamentale du comportement à l'effort tranchant
lors d'un séisme, on peut rarement compter -dans les structures en béton armé
normalement dimensionnées- sur une ductilité qui serait suffisante pour faire face
à ce séisme. Toutefois, il est possible d'augmenter la capacité de déformation
plastique des structures en béton armé et d'atteindre des facteurs de ductilité de
l'ordre de 2 à 3, moyennant le respect de certaines règles constructives, concernant
surtout les armatures, telles que le soin particulier des nœuds et le confinement du
béton partout où il peut être fortement comprimé [6].
Ainsi, nous utilisons pour le calcul de Rµ, une ductilité moyenne µ = 2.5. Alors,
R 2. 1 0.1 s < T < 0.5 s (Egalité des énergies)
1.5 ≤ Rs ≤ 2.7 Rs = 2
0.71 ≤ RR ≤ 1 → RR = 0.86 (3 files au minimum par direction)
88
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
A Béton armé
1a Portiques auto-stables sans remplissages en maçonnerie 5 4
rigide
1b Portiques auto-stables avec remplissages en maçonnerie 3,5 3
rigide
2 Voiles porteurs 3,5 3
3 Noyau 3,5 3
4a Mixte: portiques/voiles avec interaction 5 4
4b Portiques contreventés par des voiles 4 3
5 Console verticale à masses réparties 2 2
6 Pendule inverse 2 2
89
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
différents types de structures Ce processus est répété pour plusieurs séismes afin
d’obtenir le spectre de réponse moyen.
Le spectre de réponse inélastique est obtenu soit par le même processus que pour le
spectre de réponse élastique mais avec une intégration non linéaire et l'hypothèse
d'un facteur de ductilité spécifié, soit par la dérivation du spectre de réponse
inélastique du spectre élastique en réduisant ce dernier avec le facteur de réduction
(ou facteur de comportement) [10].
Comme mentionné précédemment, les codes utilisent un spectre de conception lissé
standard pour plus de commodité.
VI.2.2.2 Révisions du spectre de conception
En ce qui concerne le code RPA, le "spectre accélération normalisé" Sa/g donné par
l’équation VI-1 a été révisé en raison des lacunes signalées précédemment.
Les principales révisions peuvent être résumées comme suit: en plus de la période
caractéristique T1 qui a été remplacée par 0,15 s dans la première équation, les
équations ont été non seulement réduites en nombre, mais également corrigées par
des coefficients. Ces coefficients ont été ajustés petit à petit jusqu'à ce qu'ils
donnent des formes similaires et proches des spectres règlementaires (Fig. VI-1 b)
et calculés (Fig. VI-1 a). Ces derniers ont été générés à l'aide des séismes réels
enregistrés dans la région d'Alger qui présente la double particularité de la forte
sismicité et la forte population. Les principales informations sur ces séismes,
provenant du Centre National de Recherche Appliquée en Génie Sismique (C.G.S.),
ont été résumées au tableau V-2.
Il faut noter que ce travail s’est inspiré des travaux de Hamdache et al [32], Chebihi
et Laouami [33], des spectres d’accélération A / g de UBC 94 et NBCC 95 donnés
respectivement, par les systèmes d’équations (VI-2) et (VI-3) ainsi que des lignes
directrices du "Chapitre 1 Section. 1.6.15: Spectre de réponse général" du FEMA
356 [13], en particulier les équations de 1–8 à 1–10 (Equations VI-4) schématisées
par la figure 1-1 de ce document standard (Figure VI-4).
Ainsi, la validité des équations rénovées est en quelque sorte renforcée.
90
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
5 T
S XS 2 . 0.4 si 0 T T0 (a)
BS TS
S
XS si T0 T TS (b) (VI - 4)
S a BS
S X1 si T TS (c)
B1 .T
91
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
Le FEMA 356 donne le spectre suivant comme spectre horizontal général obtenu en
utilisant les équations (VI-4) à (VI-6):
92
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
A .Q T
3 .125 . . 1 si 0 T 0 . 15 s a
R 0 .15
Sa A. Q
6 .25. . si 0 .15 T T2 b (VI 7)
g R
A . Q T2
6 .25. . R . T si T T2 c
où les différents paramètres ont les définitions données précédemment.
Ce spectre, tracé dans le format Sa(g)-T, est représenté par la figure (VI-5):
0,45
Accélération spectrale Sa(g)
0,4
0,35
0,3
0,25
0,2
0,15
0,1
0,05
0
1 2 3 4 5 6
Période T(s)
Figure VI-5: Spectre proposé
93
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
0,45
Accélération spectraleSa(g)
0,4
Spectre RPA
0,35
0,3
0,25 Spectre Proposé
0,2
0,15
0,1
0,05
0
0 0,15 0,5 1 1,5 2
Période T(s)
(a)
6
Déplacement (cm)
5 RPA
4
Proposé
3
TH
2
1
0
3 4 5 6
Nombre d'étages
(b)
Figure VI-6 : Comparaison entre: a: Spectre de RPA et spectre proposé
b: Méthode exacte (TH), Méthode RPA et méthode proposée
VI-2-2-5 Conclusion
Tout ce qui précède permet de dire que le spectre proposé est plus approprié, car:
- Ses équations sont plus simples.
- Sa première branche est une ligne ascendante comme dans tous les codes.
- Il ressemble beaucoup aux spectres de plusieurs pays.
- Les résultats donnés par ce spectre paraissent plus précis car plus proches de
ceux de la méthode temporelle.
94
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
VI.2.3: Utilisation du spectre proposé dans une méthode non linéaire simplifiée
Les méthodes simplifiées disponibles étant approximatives et assez équivalentes, le
critère de choix parmi elle est la facilité d'utilisation. Les procédures ATC et FEMA
semblent être pratiques dans ce sens car elles sont disponibles dans le logiciel
programme informatique dit SAP2000 [34] qui est largement utilisé par les
ingénieurs et chercheurs Algériens.
Paramètres utilisés:
95
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
0,0008
0,0007
0,0006
Capacity curve
Spectral acceleration (m/s2)
0,0005
RPA demand spectra
0,0004
Proposed demand
0,0002
spectra
0
0 0,005 0,01 0,015 0,02 0,025 0,03
Spectral displacement (m)
Conclusion
La méthode proposée repose sur un spectre simple et réaliste. De plus, elle est assez
pratique puisqu’elle utilise un logiciel performant et disponible: le SAP 2000.
96
CONCLUSION
GENERALE
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE
97
CONCLUSION GENERALE
98
CONCLUSION GENERALE
Les applications ont été faites sur des structures en BA: portiques auto-stables et
structures mixtes (portiques contreventés par des voiles).
En outre, une comparaison a été faite avec l’analyse exacte (temporelle) basée sur un
certain nombre d’enregistrements sismiques récents qui concernent en fait la région
d'Alger, la capitale. Cette région est très particulière car d’une part, elle regroupe une
grande partie de la population et des structures vitales de l’État et d’autre part, elle est
souvent soumise à de forts mouvements sismiques. De ce fait, elle nécessite sa propre
réglementation sismique. Dans cette perspective, un spectre de calcul spécifique à la
province d’Alger a été proposé ici.
En conclusion, on peut dire que la méthode proposée est simple, réaliste et facilement
incorporable dans les Règles Parasismiques Algériennes.
Cependant, nous pensons que ce travail doit être complété par un travail similaire pour
améliorer davantage le spectre proposé, notamment par l’utilisation d’un plus grand
nombre de séismes naturels ou artificiels.
Ainsi, il pourra servir de base à la réalisation d’un grand projet qui pourrait englober
d’autres localités sensibles telles Constantine, Sétif ou M’sila.
99
Références bibliographiques
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Mammeri de Tizi-Ouzou, Juillet 2012
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Références bibliographiques
Notations et symboles
Figure І.2 : Types de frontières entre plaques (Document Université de Laval Québec) .….............................6
Figure I.12: Critère d'égalité: des déplacements maximaux (a) et des énergies (b)...........................................15
Figure III.4 : Spectre de réponse de l’EC8 pour un sol de classe A (rocher) .....................................................46
Figure III.5 : Spectre de demande inélastique et courbe de capacité tracés dans le format (AD).................….49
Figure IV-7 : Superposition de la courbe de capacité sur le spectre en format ADRS ………………………..60
Figure VI-2 : Méthode exacte et RPA: effort tranchant et déplacement vs nombre d’étage..........................87
Figure VI-3: comparaison entre Méthode exacte, ATC40, FEMA 356 et RPA ………………........................52
Figure VI-6 : Comparaison entre: Spectre RPA et spectre proposé, Méthodes : exacte, RPA et proposée….......94
Figure VI-7 : Point de performance selon les deux méthodes RPA et proposée………………………….…...96