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Analyse Sismique et Règles Algériennes

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Abdelaziz Hasnaoui
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Université Mohamed Boudiaf - M’sila

FACULTÉ DE TECHNOLOGIE

DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL

Numéro de série :………


Numéro d’inscription :

Thèse
pour l'obtention du diplôme de

DOCTORAT L.M.D.
Spécialité: Génie Civil
Option: Structures

sous le THEME:

Méthode Simplifiée d’Analyse Sismique en


Performance Intégrable dans les Règles
Parasismiques Algériennes
Présentée par

BERRA Ibrahim

Soutenue le: 28./ 01../ 2021..

Devant le jury composé de:

Nom & Prénom Grade Etablissement Qualité

RAHMOUNI Zine El Abidine Professeur Université de M’sila Président


BOULAOUAD Abderrachid MCA Université de M’sila Rapporteur
TITOUM Messaoud Professeur Université de M’sila Examinateur
MERDAS Abdelghani MCA Université de Sétif Examinateur

Année Universitaire : 2020/2021


Dédicaces

Je dédie ce travail à:

 A mes chers parents.


 A ma femme
 A mes chères sœurs.
 A mon cher frère.
 A tous ceux que j’aime.
Remerciements

Tout d’abord, Louange et remerciements à ALLAH le tout


puissant qui m’a donné la volonté, le courage, la force et la
patience pour élaborer ce travail.

je voudrais tout d’abord exprimer ma profonde gratitude à


mon enseignant et encadreur, Monsieur BOULAOUAD Abdeerrachid
qui m’A accordé confiance, aide et soutien dans l’élaboration de
ce travail.

Je tiens également à remercier vivement MONSIEUR BENCHEIKH


MOHAMED, Directeur du Labo " ldgm " de l’universite de m’sila,
auquel je suis affilié, ainsi qie tous les autres membres.

Je n’oublierai pas de remercier chaleureusement Messieurs


Bouaya oussama, (bet) et CHIKH Aziz, (C G S) d’alger, ainsi que
l’ensemble du personnel pour leur precieuse

Mes sincères remerciements vont au président et aux


membres dU jury de soutenance qui m’ont fait l’honneur
d’examiner ce travail.

Je ne saurais oublier de remercier tous les Enseignants du


Département de Génie Civil, ainsi que toute personne AYANT
contribué de près ou de loin à l’accomplissement de mon travail.
‫ملخـص‬
.‫ قمنا بمعالجة بعض نقائصه‬،‫من أجل تطوٌر القانون الجزائري المضاد للزالزل‬
‫ استنتجنا أن طرٌقة "التحلٌل بالجودة" أفضل‬،ً‫فبعد استعراض أهم الطرق المستعملة فً التقٌٌم الزلزال‬
،‫عن الطرٌقة التقلٌدٌة‬ ‫ وهذا ما حثنا على اقتراح طرٌقة بدٌلة‬،‫فً تتبع التصرف غٌر الخطً للجملة‬
.‫تجمع بٌن منهجٌة القوانٌن األمرٌكٌة والقوانٌن الجزائرٌة وٌمكن إدراجها بسهولة فً هذه األخٌرة‬
.‫باإلضافة إلى ذلك قمنا باقتراح طٌف تجاوب خاص بالجزائر العاصمة نظرا لخصوصٌتها‬
‫ طٌف التجاوب‬،‫ التحلٌل بالجودة‬،‫ الطرٌقة التقلٌدٌة‬،‫ القوانٌن الجزائرٌة المضادة للزالزل‬:‫كلمات مفتاحية‬

Abstract :
As a contribution to the improvement of the Algerian seismic regulation (RPA), we have
treated some important deficiencies, particularly those related to seismic evaluation.
The review of the main methods used in seismic evaluation permitted us to observe that
"Performance-based" procedure is more suitable to track the nonlinear behavior of the
structure step by step until collapse. This fact incited us to propose an alternative method to
the classical one. This method, which combines the ATC and FEMA methodology with that
of RPA, can be easily integrated in the RPA.
Furthermore, due to its particularity, a design spectrum specific to Algiers City has been
proposed. This idea may be extended to other sensible regions in the country.
Keywords: RPA, classical method, performance-based method, design spectrum.

Résumé :
Dans le but de l’amélioration du code sismique algérien (RPA), nous avons traité certaines
lacunes de ce code, en particulier celles relatives aux méthodes d’évaluation sismique.
La revue des principales méthodes d’évaluation sismique nous a permis de constater que la
nouvelle procédure dite "en performance" est mieux adaptée à traduire le comportement non
linéaire de la structure étape par étape jusqu’à la rupture.
Cela nous a poussés à proposer une méthode alternative à la méthode classique. Cette
méthode qui combine la méthodologie de l’ATC 40 et du FEMA avec celle du RPA, est
facilement intégrable dans les Règles Parasismiques Algériennes.
Comme le spectre du RPA présente en lui-même une anomalie tout en étant complexe, nous
avons procédé à son amélioration par la correction de cette anomalie et la réduction du
nombre d’équations, ce qui le rend plus performant.
En outre, étant donnée sa particularité, un spectre de calcul spécifique à la province d’Alger a
été proposé, l’idée pouvant être étendue à d’autres localités sensibles du pays.
Mots clés: RPA, méthode classique, conception en performance, spectre de calcul.
SOMMAIRE

SOMMAIRE
Introduction générale…………………………………………………………….………………01
Première partie: Recherche bibliographique
Chapitre 1: Notions préliminaires:
Introduction………………………………………………………………..….…………………….05
Notions de Sismologie……………..……………………………………………………………….05
Calcul non linéaire………………………………………………………………………/………....13
Réglementation parasismique…………………………………………………………………...….16
Conclusion………………………………………………………………………………………….26
Chapitre 2: Méthodes d’évaluation de l’effet sismique:
Introduction…………………………………………………………………………………….……27
Méthode classique…………………………………………………………………………….……..27
Nouvelles tendances (Méthode de conception en performance) ...……………………… …………33
Conclusion…………………………………………………………………………...………………38
Deuxième partie: Nouvelles tendances d’évaluation sismique:
Chapitre 3: Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique:
Introduction………………………………………………………………...……………………….39
Analyse Push-over ………………………........................................................................................39
Spectre de capacité………………………………………………………………………………….43
Niveaux de performance selon les codes parasismiques …...............................................................49
Conclusion…………………………………………………………………………………………..50
Chapitre 4: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en performance:
Introduction…………………..……………………………………………………………...………51
Méthode de FEMA 356……………………………………………………………………….…..…51
Méthode de l’ATC 40………………………………………………………………………...…...…55
Méthode N2…………………………………………………………………………………....….....61
Résumé des principaux points concernant les trois méthodes ……….......................……....…….…..64
Comparaison des méthodes simplifiées …….....................................................................…..………66
Conclusion…………………………………………………….…………………………..…..………67
SOMMAIRE

Troisième partie: Critique et Proposition


Chapitre 5: Applications numériques:
Introduction…………………………………………………………………………………..……..68
Données dynamiques …….................................................………………………………...…..…...68
Données sismiques ………………………………...........................................…………...……......69
Analyse linéaire élastique ……………………………………………………...…............................71
Analyse Non-linéaire …………………...…..................................................................................…..74
Résultats de l’analyse push over ………….………………………………………………......……..78
Chapitre 6: Critique de la méthode classique et proposition d’une méthode alternative
Critique de la méthode classique du RPA ……………....…………..……………………...………..84
Critique du spectre de calcul de la méthode AMS................................................................................84
Valeurs du facteur de comportement R ................................................................................................86
Propositions pour améliorer le code RPA………………….…………………………………………88
Facteur de comportement.......................................................................................................................88
Spectre de conception proposé...............................................................................................................89
Définition du spectre proposé.................................................................................................................93
Utilisation du spectre proposé dans une méthode non linéaire simplifiée …………………………….95
Conclusion…………………………………………………………………………………….....…….96
Conclusion générale………………………........................…………………………………..……....97
Références
Notations et symboles
Liste des tableaux
Liste des figures
INTRODUCTION
GENERALE
INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

Pour assurer le bien-être public, de nombreux pays ont développé leurs propres codes
de construction, appliqués sous forme de norme légale et uniforme afin d'éviter les
grandes divergences dans la conception ou la réalisation et offrir aux occupants des
immeubles la protection nécessaire contre l'effondrement.
Au début, ces codes ne s’intéressaient qu’à la résistance des bâtiments à un séisme
important sans effondrement structurel, mais cette attitude a évolué au fil du temps.
Au début du vingtième siècle, les codes de bâtiment à travers le monde ont commencé
à exiger que les structures présentent la capacité suffisante pour résister à une force
latérale spécifiée. Ces exigences sont toujours considérées dans la plupart des codes de
bâtiment actuels comme méthode de conception de base et sont souvent appelées
méthodes de la "force statique équivalente" (FSE).
Dans cette méthode, la résistance sismique était assurée par la disponibilité d’une
résistance latérale égale à 10% du poids supporté par la structure tel que requis par le
Règlement Japonais du bâtiment "Japanese Urban Building Law Enforcement
Regulation" en vigueur après le violent séisme de Tokyo en 1923 et adopté par l'édition
de 1927 du Code Américain uniforme du bâtiment (UBC).
Dans l’édition de 1958 de l’UBC, les concepts de réponse dynamique spectrale ont été
introduits et la force latérale totale, actuellement appelée "effort tranchant à la base",
était calculée par la formule: V = ZKCW, où Z est un coefficient de zone lié à sismicité
régionale, K un coefficient de système structural, C un facteur d'amplification lié à la
période fondamentale et W le poids total de la structure.
A la suite du tremblement de terre de Sylmar en 1971, l’Association des Ingénieurs de
Structure de Californie (SEAOC) a formé le Conseil de Technologie Appliquée (ATC).
Dans le rapport de l’ATC-3.06, les méthodes d'analyse par spectre de réponse ont été
introduites comme technique préférable à la méthode de la force statique équivalente
(FSE) sus citée.

1
INTRODUCTION GENERALE

Pour les commodités de calcul, ce type d’analyse par spectre de réponse proposé par
les codes utilise un spectre de calcul standard lissé. Ce dernier, qui est de nature
statistique, est continuellement revu et sa forme de plus en plus perfectionnée afin de le
rendre plus réaliste et plus pratique.
C’est ainsi qu’on s’attache à attirer l’attention sur les régions sensibles, telles que les
grandes métropoles, afin de développer leurs propres spectres de calcul. Par exemple,
Mexico a son propre spectre de calcul et un spectre de réponse spécifique a été proposé
par A. Sil et TG Sitharam pour Tripura, capitale de la province d’Agartala, en Inde [1].
Concernant le code sismique Algérien (RPA) qui est revu en permanence depuis son
élaboration en 1981 par l’Organisme Algérien de Contrôle Technique des
Constructions (CTC) en collaboration avec l’Université de Stanford de Californie
(USA), la révision la plus sérieuse a commencé après le séisme terrible qui a frappé la
région d’Alger (Boumerdes) en Mai 2003, conduisant à la dernière et actuelle version
de ce règlement connue sous le nom de "RPA 2003" avec des modifications
fondamentales concernant de nombreux domaines importants tels que les règles de
conception et la carte de zonage sismique. Néanmoins, beaucoup de points restent à
revoir, en particulier ceux liés aux méthodes d’évaluation sismique.
En évaluation sismique, l’effort tranchant à la base et le déplacement sont d'une grande
importance. Dans la méthode classique, l’effort tranchant est utilisé pour calculer la
structure sur la base de critères de résistance définis alors que le déplacement n’est
considéré qu’à la fin du processus pour vérifier qu’il ne pas dépasse pas une certaine
limite. Une telle méthode permet d’atteindre des objectifs de sécurité, mais n’est pas
économique. Par contre, les nouvelles procédures de calcul utilisent le déplacement
comme paramètre clé du contrôle des dommages sur la base des objectifs de
performances qui associent sécurité et économie.
Ces procédures sont très efficaces dans les opérations de réhabilitation des structures
endommagées par les séismes et sont progressivement étendues à la conception des
nouvelles structures. Donc, elles sont très appropriées pour l’évaluation du parc

2
INTRODUCTION GENERALE

immobilier Algérien qui est constitué principalement de structures en portiques auto-


stables en béton armé. Une grande partie de ce stock pourrait ne pas répondre aux
exigences du règlement en vigueur, le code "RPA 2003" en l’occurrence, étant donné
qu’elles ont été construites avant son avènement [2].
Un des objectifs du sujet est de présenter ces méthodes de manière claire et simple, de
les comparer par application sur des structures courantes et d’en faire les critiques
objectives pour faire ressortir les recommandations jugées nécessaires à leur
amélioration. Ces mêmes recommandations peuvent servir à l’élaboration d’une
méthode alternative dérivée susceptible d’être incorporée dans les Règles
Parasismiques Algériennes qui sont en retard dans ce domaine, comme on vient de le
souligner.
En effet, le RPA recommande uniquement la méthode classique malgré ses limites.
C’est l’une des lacunes de ce code que nous essayons de combler par notre travail, en
contribution à son amélioration.
Les investigations sont focalisées ici sur l’Analyse Modale Spectrale (AMS)
communément utilisée pour l’évaluation sismique. Les applications sont faites sur des
structures en BA dans les deux cas: structures en portiques auto-stables et structures
mixtes (en portiques contreventées par des voiles). En outre, une comparaison est faite
avec l’analyse exacte (temporelle) basée sur un certain nombre d’enregistrements
sismiques récents qui concernent en fait, la région d'Alger, la capitale. Cette région est
très particulière car d’une part, elle regroupe une grande partie de la population et des
structures vitales de l’État et d’autre part, elle est souvent soumise à de forts
mouvements sismiques. Donc, elle nécessite une réglementation sismique spécifique
propre telle que le "Code Fédéral Mexicain de 1987" qui s'applique à Mexico. Dans
cette perspective, un spectre de calcul spécifique à la province d’Alger est proposé ici.
Toutes ces questions ont guidé notre démarche dans cette thèse présentée en trois
parties et six chapitres.

3
INTRODUCTION GENERALE

Après une synthèse bibliographique dans la première partie, la deuxième traite les
nouvelles tendances d’évaluation sismique alors que la troisième englobe les
principales critiques et propositions concernant la méthode du RPA
Il nous a paru utile, après l’introduction générale, de rappeler au chapitre I certaines
notions préliminaires nécessaires à notre étude. Le chapitre II constitue un
développement des principales méthodes d’évaluation sismique disponibles, à savoir la
méthode classique des forces et la conception en performance, alors que le chapitre III
expose les fondements des nouvelles tendances d’évaluation. La revue des différentes
méthodes simplifiées communément utilisées fait l'objet du chapitre IV.
Afin de ne pas encombrer la thèse, la démarche des applications numériques faites avec
le logiciel SAP a été exposée dans un chapitre à part, le chapitre V.
Enfin, le chapitre VI est consacré à la critique de la méthode RPA et la proposition
d’une méthode alternative, le tout étant couronné par une conclusion générale.

4
PREMIERE PARTIE:

RECHERCHE
BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE I:

Notions préliminaires
CHAPITRE I:Notions préliminaires

Introduction
Avant d’aborder le sujet de l’évaluation sismique et afin de mieux comprendre le
phénomène sismique et son interprétation physique, il est nécessaire de présenter
certaines notions préliminaires telles que la sismologie, le spectre de réponse, …
I.1: Notions de Sismologie
I.1.1:Définition
La sismologie est l’étude des séismes (naissance, propagation et enregistrement).
Cette science est relativement jeune (le premier enregistrement sismique date de
1889). Parallèlement, la connaissance du noyau terrestre s’est développée. La
théorie de la tectonique des plaques, qui explique en partie la cause des
tremblements de terre, a été émise dés 1910 par Wegener mais n’a pu être
confirmée que dans la seconde moitié du XX e siècle.
Un séisme ou tremblement de terre se traduit en surface par des vibrations du sol
plus ou moins violentes et destructrices. Il provient de la fracturation des roches en
profondeur. Celle-ci est due à l’accumulation d’une grande énergie qui se libère, en
créant ou en activant des failles, au moment où le seuil de rupture mécanique des
roches est atteint. Les dégâts observés en surface sont fonction de l’amplitude, la
fréquence et la durée des vibrations.
Les tremblements de terre restent un phénomène imprévisible. Les séismes font
chaque année des dizaines des milliers de victimes morts et blessés dans le monde
et provoquent des dégâts considérables.
I.1.2 : Origine des tremblements de terre
Lorsqu'un matériau rigide est soumis à des contraintes de cisaillement, il va d'abord
se déformer de manière élastique, puis, lorsqu'il aura atteint sa limite d'élasticité, il
va se rompre, en dégageant de façon instantanée toute l'énergie qu'il a accumulée
durant la déformation élastique. C'est ce qui se passe lorsque la lithosphère est
soumise à des contraintes. Sous l'effet des contraintes causées le plus souvent par le
mouvement des plaques tectoniques, la lithosphère accumule l'énergie. Lorsqu'en
certains endroits, la limite d'élasticité est atteinte, il se produit une ou des ruptures
qui se traduisent par des failles. L'énergie brusquement dégagée le long de ces

5
CHAPITRE I:Notions préliminaires

failles provoque le séisme. A noter que les séismes ne se produisent que dans du
matériel rigide. Par conséquent, les séismes se produiront toujours dans la
lithosphère, jamais dans l'asthénosphère qui est plastique [3].

Figure I.1 : Origine des tremblements de terre [4].


On nomme foyer le lieu du plan de faille où commence la rupture, alors que
l'épicentre désigne le point de la surface terrestre à la verticale du foyer [4].
I.1.3 : Tectonique des plaques et sismicité associée aux limites entre plaques :
L’étude des déplacements aux frontières des plaques lithosphériques et de la
sismicité associée s’appelle la tectonique des plaques.
Il existe trois types de limites ou frontières entre plaques [4] :
- les zones d'expansion océanique, dans lesquelles naît la croûte océanique,
- les zones de subduction, dans lesquelles disparaît la croûte la plus dense qui
retourne dans l’asthénosphère pour y fondre,
- les zones transformantes, le long desquelles coulissent des plaques ou des
fragments de plaques sans création ni résorption de croûte.

Figure I.2 : Types de frontières entre plaques [4]

6
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.1.4 : Les différents types d’ondes


Le foyer est le point d’où partent les ondes sismiques dans toutes les directions. On
enregistre ces ondes (fréquence et amplitude) grâce à des sismographes.
On distingue: les ondes de volume et les ondes de surface.
I.1.4 .1: Les ondes de volume:
Les ondes de volume sont comparables à des rayons lumineux: à chaque
changement de milieu, elles sont en partie réfléchies et réfractées. Leur vitesse varie
en fonction du matériau qu’elles traversent. Il existe 2 types d’ondes de volume : les
ondes P et les ondes S.
I.[Link]: Les ondes P (Primaires):
Ce sont des ondes de compression (ou longitudinales) qui compriment puis dilatent
successivement le sol, parallèlement à la direction de leur propagation. Ce sont les
ondes les plus rapides pouvant atteindre jusqu'à 14 km/s.

Figure І.3: ondes P sismiques [4]

I.[Link]: Les ondes S :


Les ondes S ou ondes Secondaires sont des ondes de cisaillement (ou transversales).
A leur passage, les mouvements du sol s’effectuent perpendiculairement au sens de
propagation.

Figure І.4: ondes S sismiques [4]

7
CHAPITRE I:Notions préliminaires

Ces ondes ne se propagent pas dans les milieux liquides, elles sont donc arrêtées par
le noyau terrestre. Leur vitesse est plus lente que celle des ondes P (environ 1.7 fois
plus lentes). Elles apparaissent en second sur les sismogrammes.
Remarque: La différence des temps d’arrivée des ondes P et S suffit, connaissant
leur vitesse, à donner une indication sur l’éloignement du séisme. En confrontant les
résultats de plusieurs stations, on peut alors localiser l’épicentre du séisme.
I.1.4.2: Les ondes de surface :
Les ondes de surface ne sont pas créées au foyer comme les ondes de volume. En
fait, lorsque les ondes de volume sont réfléchies sur les différentes discontinuités du
globe, elles sont modifiées et deviennent des ondes de surface. Ces ondes ont la
particularité de ne se propager que dans la croûte et le manteau supérieur. Les deux
types les plus connus sont les ondes de Love et les ondes de Rayleigh.
I.[Link] :L’onde de Love :
Elle se propage seulement dans les solides non homogènes. C’est une onde
transversale polarisée dans le plan horizontal. Le déplacement est essentiellement le
même que celui des ondes S mais sans mouvement vertical. Les ondes de Love
provoquent donc un ébranlement horizontal, cause de nombreux dégâts par
cisaillement des fondations des édifices.

Figure І.5: ondes de Love sismiques [4]


I.1.4 .2.2 :L’onde de Rayleigh (Figure I.6):
Elle résulte d'interférences entre les composantes verticales des ondes P et S et se
propage au voisinage de la surface de milieux homogènes et non homogènes.

Figure І.6: Ondes sismiques de Rayleigh [4]

8
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.1.5 : Représentation du signal sismique


I.1.5.1 : Notions de période et d’amplitude d’une onde
La période et l’amplitude caractérisent les phénomènes ondulatoires (Figure
I.7).
 La période : c’est la durée d’un cycle d’oscillations, ou bien l’inverse
de la fréquence, ou bien le nombre de cycles par seconde.
 L’amplitude d’onde traduit " l’énergie du mouvement ondulatoire "

Figure I.7 : Mouvement ondulatoire [4]

I.1.5.2 : Définition du signal sismique :


Le signal sismique est complexe et aléatoire. Il peut être considéré comme la
superposition d’ondes (des différents types) de fréquences variées dont
l’amplitude est plus ou moins importante [5] (figure I.8).

Figure I.8: Addition d’oscillations simples plus ou moins énergétiques [4].

I.1.6 : Enregistrement du signal sismique :


Le signal sismique peut être introduit dans le calcul des structures sous deux
formes
 Accélérogrammes ;
 Spectres de réponse.

9
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.1.6.1 : Accélérogrammes :
Les mouvements du sol enregistrés lors d’un séisme se traduisent principalement
sous la forme d’accélérogramme qui représente la variation de l’accélération dans
une direction donnée en fonction du temps (figure I.9) ; nous pouvons de même
enregistrer la vitesse ou le déplacement des particules du sol [5].

Figure I. 9: Exemple d’accélérogramme

Il convient de noter qu’en un point donné du sol, le mouvement des particules lors
d’un séisme se fait dans toutes les directions à l’horizontale comme à la verticale.
Il est enregistré habituellement pour un même séisme trois accélérogrammes :
 Un accélérogramme de direction Nord-Ouest ;
 Un accélérogramme de direction Est-Ouest ;
 Un accélérogramme de direction verticale.
L’amplitude du mouvement vertical est nettement inférieure à celle du mouvement
horizontal, il est généralement admis de prendre un rapport de 23 entre ces
amplitudes.
Les trois données les plus importantes d’un accélérogramme sont (figure I.9) :
 L’amplitude: elle est généralement définie par la valeur du pic
d’accélération ;
 La fréquence : la une fréquence moyenne est déterminée en comptant le
nombre de fois que l’accélérogramme coupe l’axe des abscisses par unité de
temps ;
 La durée : elle est définie par le temps qui s’écoule entre le premier et le
dernier pic au dessus d’un certain niveau où l’amplitude des accélérations est
notablement plus élevée.

10
CHAPITRE I:Notions préliminaires

L’expérience a montré que la majorité des bâtiments ne peut pas supporter le un


dixième (110) de l’accélération de la pesanteur lors d’un mouvement de direction
horizontale. De ce fait l’accélération maximale atteinte en un point du sol
constituerait un paramètre important lors du dimensionnement d’une structure [5].
I.1.6.2 : Spectre de réponse [6] :
Par définition, le "spectre de réponse" est une interprétation graphique de la
réponse maximale (en déplacements, vitesses ou accélérations) d'un oscillateur
simple lorsqu'il est soumis à un séisme donné, en fonction de la pulsation ω ou de
la période T de l'oscillateur. On sait que l'équation dynamique d'un oscillateur
simple amorti soumis à un déplacement X S du sol est de la forme:
X  2 .. X   2 X   X s (t ) (I-1)
et que sa solution, pour un système élastique, est donnée par l'intégrale de Duhamel:
 sin( t   ) d
t


1  ( t  )
X(t )   X (  )  e
s
0
(I-2)
Cette relation nous donne la valeur maximale du déplacement relatif X(t):
1
X max  S v (  , )
 (I-3)
-1
On désigne Sv par le terme: "vitesse spectrale" (de dimension LT ); on constate que
Sv est fonction de ω, de ζ et de X S . Pour un accélérogramme donné et pour
différentes valeurs de ζ, on peut représenter les courbes de variation de S v en
fonction de ω, ou de T, qui sont des spectres de réponse en pseudo-vitesse pour un
séisme donné (Fig I-10).
Sv (m/s)

1.5

1.2

ζ=0
0.6

0.3 ζ=0,1

ζ=0,2
0 Période T, s

0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0

Figure I.10: Spectre de "pseudo-vitesse" (Taft, N21E, 1952)


Pour chaque valeur de ω, on calcule la valeur max de X qu'on notera Sd, puisque:
Sv (ζ,ω) = ω. Sd (ζ, ω) (I-4)

11
CHAPITRE I:Notions préliminaires

Sd est appelé le "déplacement spectral" (de dimension L).


A noter que Sd est pris égal au max des valeurs absolues des déplacements:
S d  max X i

On peut également définir une "accélération spectrale" (de dimension LT-2) qui sera
notée: Sa (ζ, ω) liée, par définition, à Sv ou à Sd par les relations:
Sa (ζ, ω) = ω. Sv (ζ, ω) = ω2. Sd (ζ, ω) (I-5)
I.1.6.3 : Application du spectre de réponse élastique:
Le spectre de réponse défini pour un oscillateur simple peut être utilisé directement
pour évaluer la réponse maximale d'une structure à un seul degré de liberté

Sv Sd F=Sa.M.g M

Sv
M, ξ
f f
Sd αs
f
K/2 K/2
f
f
f

(a) Oscillateur simple (b) Utilisation du spectre de réponse (c) Application statique
Figure I.11: Application du spectre de réponse à l'oscillateur simple
Considérons une telle structure, de masse M, de rigidité K et de taux
d'amortissement critique ξ. La fréquence propre de la structure est, rappelons-le:
1  1 K
f    
T 2 2 M

Si la structure est soumise à un séisme dont nous connaissons le spectre de réponse


relatif à l'amortissement ξ, sa réponse maximale peut être lue directement sur le
spectre pour la valeur d'abscisse f et présentée soit sous forme de déplacement
maximal Sd, soit sous forme de force horizontale maximale (figure I-11b).
Fmax   s  M .g  K .S d

A partir de (Sd) ou (Fmax) comme données du problème, les sollicitations


maximales sont déterminées par un calcul classique de statique (Fig. I-11c).

12
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.1.6.4 : Spectre règlementaire de calcul :


Les séismes sont des mouvements de sol essentiellement aléatoires. Comme il
n'existe pas de méthode exacte valable pour prédire le mouvement particulier sur un
site donné, il paraît raisonnable d'utiliser un spectre de réponse de calcul ayant une
portée statistique résultant du lissage de plusieurs spectres correspondant à divers
séismes d'une ou de plusieurs régions données. Ce spectre, tel qu'il est proposé par
les règlementations de calcul parasismique, est de configuration simple (composé de
segments rectilignes). Les détails de construction du spectre de base sont donnés par
Newmark et Hall, dans "Procedures and criteria for earthquake resistant design".
Si le nombre de spectres est suffisant, on calcule, pour chaque période T, une
ordonnée moyenne; ce qui donne, après lissage, le spectre moyen ou spectre
caractéristique ou standard au sens de la théorie probabiliste qui est basée sur la
considération d'états limites dont les probabilités d'occurrence doivent être
maintenues au cours d'une certaine durée de référence (généralement 50 ans ou la
durée de vie si elle dépasse 50 ans). Pour les calculs, on retient généralement la
valeur correspondant à la moyenne plus un écart- type. Le spectre est "normalisé" à
une accélération de 1.0 g. Les valeurs lues sur le spectre de base normalisé sont
corrigées pour l'accélération de sol maximale correspondante (par exemple: 0.32 g
pour le séisme d'El Centro) en les multipliant par cette dernière.
I.2 : Calcul non linéaire :
Face aux forts séismes, la plupart des structures ont un comportement non
linéaire et les matériaux peuvent présenter n'importe quelle forme de non linéarité.
De toutes les caractéristiques, c'est la rigidité qui traduit généralement la non
linéarité. A noter que cette non linéarité peut également être de type géométrique
due aux effets du second ordre (effet P-∆).
I.2.1: Calcul de la réponse:
L'intégrale de Duhamel ne peut être utilisée que pour les systèmes linéaires pour
lesquels les propriétés restent constantes pendant le séisme. En effet, le principe de
superposition, qui est à la base de l'obtention de cette intégrale, n'est plus valable
pour les structures non-linéaires.

13
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.2.2: Spectre de réponse non-linéaire (Spectre de dimensionnement) :


Bien que la tentation d'utiliser directement les spectres de réponse anélastiques
soit grande, elle se heurte aux difficultés introduites par le fait que les principes de
proportionnalité et de superposition ne sont plus valables. Néanmoins, la plupart
des règlements admettent que les sollicitations post-élastiques sont égales à celles
développées dans le modèle élastique fictif multipliées par un certain coefficient
réducteur (< 1) unique pour l'ensemble de la structure et dépendant des propriétés
de cette dernière. Ce coefficient est le "facteur de comportement".
Etant donné que le spectre de réponse non-linéaire repose essentiellement sur un
paramètre important qui est la "ductilité", nous devons commencer par le définir:
I.2.2.1 Ductilité
La "ductilité" d'un élément représente son aptitude à subir, avant la ruine, des
déformations importantes. Elle est quantifiée par un "facteur de ductilité" µ, (µ ≥ 1).
La définition la plus facile de ce facteur considère la "ductilité" comme étant le
rapport entre la déformation de ruine et la déformation de fin de phase élastique.
Le facteur de ductilité est calculé donc non pas à partir de la courbe réelle
résistance-déplacement mais à l'aide d'une courbe idéalisée élasto-plastique
équivalente. Dans ce cas, la définition est plus simple. En effet, soit le schéma de la
figure (I.12) qui représente le comportement élasto-plastique parfait "force-
déplacement" d'une structure à un ddl supposée "ductile", en chargement statique:
Force

A E B
Flim

Déplacement

O C F D
Figure I.12: Diagramme sollicitation-déformation définissant la ductilité
Le facteur de ductilité‚ du système considéré est mesuré par le rapport:
OD

OC (I-6)

14
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.2.2.2. Critères de construction des spectres inélastiques à partir des spectres


élastiques
En fait, les spectres de dimensionnement "règlementaires" sont construits à partir de
spectres élastiques "lissés" moyennant certaines modifications. Cette technique,
relativement simple dans son ensemble, n'est pas sans susciter de critique ou de
commentaire. Elle suppose la possibilité d'introduire l'effet des déformations
plastiques (ou celui de la ductilité) dans les spectres de réponse élastiques à partir
de règles modificatrices basées sur certains critères plus ou moins représentatifs de
la réalité physique du comportement non-linéaire. Deux critères sont utilisés à cette
fin: le critère d'égalité des déplacements et celui de l'égalité des énergies:
F F

C
FE FE
Elastique Elastique
Elasto-plastique
Elasto-plastique
Fy Fy
D E
K K

G F
X X
A
Xy XE = Xp Xy XE Xp
(a) (b)
Figure I.12: Critère d'égalité: des déplacements maximaux (a) et des énergies (b)
Selon ces critères, les valeurs spectrales élasto-plastiques sont directement
obtenues en divisant les valeurs spectrales des oscillateurs élastiques
correspondants par leur coefficient de ductilité μ si le critère d'égalité des

déplacements est valable, et par la quantité 2.  1 si c’est le critère de


l'égalité des énergies qui est valable.
Après plusieurs expériences et analyses effectuées sur des oscillateurs à un ou
plusieurs degrés de liberté, les chercheurs ont abouti aux résultats suivants :
 Pour les systèmes à basses fréquences propres le critère qui doit être pris est
celui d’égalité des déplacements.
 Pour les systèmes à fréquences situées entre 2 à 8 Hz, (constructions
usuelles), le critère qui doit être pris est celui d’égalité des énergies [6].

15
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.3 :Réglementation parasismique :


Les normes de construction parasismique, formulées sous forme de codes, sont un
ensemble de règles à appliquer lors de la conception des bâtiments pour qu'ils
résistent le mieux possible à un séisme. L'application de ces règles parasismiques
actuelles en général concerne le calcul des charges sismiques et les dispositions
constructives. Leur application est obligatoire pour toutes les constructions situées
en zone sismique. Ces règles imposent la prise en compte d'actions accidentelles
"E" sous forme de forces statiques équivalentes horizontales et verticales à chaque
niveau du bâtiment pour le calcul statique ou sous forme d'un spectre de réponse
pour le calcul dynamique.
Selon le RPA, le calcul des forces sismiques peut être mené suivant trois méthodes:
- Méthode statique équivalente.
- Méthode d’analyse modale spectrale.
- Méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes.
I.3.1 : Méthode statique équivalente :
I.3.1.1 : Principe :
a) Les forces réelles dynamiques qui se développent dans la construction sont
remplacées par un système de forces statiques fictives
b) Les forces sismiques horizontales équivalentes seront considérées appliquées
successivement suivant deux directions orthogonales caractéristiques
choisies par le projeteur, qui sont en général les axes principaux du plan
horizontal de la structure.
c) Les forces et déformations obtenues par cette méthode sont inférieures à
celles qui seraient observées sous les effets d’un séisme majeur. Ce
dépassement est équilibré par le comportement ductile fourni par les détails
de construction. D’où la nécessité de l’application rigoureuse des
dispositions constructives garantissant à la structure la capacité de dissiper
l’énergie transmise par des secousses sismiques majeures

16
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.3.1.2 : Modélisation
d) Le modèle du bâtiment à utiliser dans chacune des deux directions de calcul
est plan avec les masses concentrées aux centres de gravité des planchers et
un seul degré de liberté en translation horizontale par niveau sous réserve
que les systèmes de contreventement dans les deux directions puissent être
découplés.
e) La rigidité latérale des éléments porteurs du système de contreventement est
calculée à partir de sections non fissurées pour les structures en béton armé
ou en maçonnerie.
f) Seul le mode fondamental de vibration de la structure est à considérer dans le
calcul de la force sismique totale.
I.3.1.3 :Conditions d’application de la méthode statique équivalente:
La méthode statique équivalente peut être utilisée dans les conditions exigées par le
RPA, que nous schématisons par ce qui suit:

Zone, groupe d’usage et hauteur du bâtiment (h)

(Zone I ou II ) et h ≤ 65 m
METHODE NON
(Zone III ) et h ≤ 30 m UTILISABLE
Non
Non

Configuration irrégulière
ET
OUI
Zone I : tous groupes
Régularité en plan Zone II :
et en élévation Groupes d’usage :
3
2, si h ≤ 23 m ou 7 niveaux
METHODE 1B, si h ≤ 17 m ou 5 niveaux
UTILISABLE 1A, si h ≤ 10 m ou 3 niveaux
Oui Zone III :
Groupes d’usage:
Oui 3 et 2, si h ≤ 17m ou 5 niveaux
1B, si h ≤ 10 m ou 3 niveaux
1A, si h ≤ 8 m ou 2 niveaux.

Figure I.13 : Schéma d’application de la méthode statique.

17
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.3.1.4 :Calcul de la force sismique totale [2]:


A.D.Q
V  W
R
(I-6)

A: coefficient d’accélération de zone : donné par le tableau I.1

Tableau I-1 : Coefficient d’accélération de zone A


Zone sismique

Groupe I II-a II-b III

1A 0,15 0,25 0,30 0,40

1B 0,12 0,20 0,25 0,30

2 0,10 0,15 0,20 0,25

3 0.07 0.10 0.14 0.18

D : facteur d’amplification dynamique moyen : fonction de la catégorie de


site, du facteur de correction d’amortissement (  ) et de la période
fondamentale (T).

2.5 0  T  T2


D  2.5 T2 T  3
2
T2  T  3.0s (I-7)

  3 3.0 T  3
2 5

 2.5 T 2 3.0 T  3.0s

3
T  CT hN 4

hN: hauteur mesurée en (m) à partir de la base de la structure jusqu’au dernier


niveau N.
CT: Coefficient, fonction du système de contreventement et du type de
remplissage donné par le tableau I.2:

18
CHAPITRE I:Notions préliminaires

Tableau I-2 : valeurs du coefficient CT


Cas n° Système de contreventement CT

1 Portiques auto-stables en béton armé sans remplissage en 0,075


maçonnerie

Portiques auto-stables en acier sans remplissage en maçonnerie


2 0,085
Portiques auto-stables en BA ou en acier avec remplissage en
3 0,050
maçonnerie

Contreventement assuré partiellement ou totalement par des voiles


4 en béton armé, des palées triangulées et des murs en maçonnerie 0,050

T1 et T2: périodes caractéristiques données par le tableau I.3


Tableau I-3 : Valeurs de T1 et T2
Site S1 S2 S3 S4
T1 (sec) 0,15 0,15 0,15 0,15

T2 (sec) 0,30 0,40 0,50 0,70

 : Facteur de correction d’amortissement donné par la formule :


  7 2     0.7 (I-8)
où  (%) est le pourcentage d’amortissement critique (tableau I.4).

Tableau I-4: Valeurs de  (%)


Portiques Voiles ou murs

Remplissage Béton armé Acier Béton armé/maçonnerie


Léger 6 4
Dense 7 5 10

Q : facteur de qualité
6
Sa valeur est déterminée par la formule: Q  1   Pq (I-9)
1

Pq est la pénalité à retenir selon que le critère de qualité "Q" est satisfait ou non.

19
CHAPITRE I:Notions préliminaires

Tableau I-5: valeurs des pénalités Pq Pq

Critère Q Observé N/observé

1. Conditions minimales sur les files de 0 0,05


contreventement

2. Redondance en plan 0 0,05

3. Régularité en plan 0 0,05

4. Régularité en élévation 0 0,05

5. Contrôle de la qualité des matériaux 0 0,05

6. Contrôle de la qualité de l’exécution 0 0,10

W : poids total de la structure, égal à la somme des poids Wi, calculés à chaque
niveau (i) :
n

W=  Wi avec Wi=WGi + WQi


i 1

WGi: Poids dû aux charges permanentes et à celles des équipements fixes

WQi : charges d’exploitation

 : Coefficient de pondération donné par le tableau I.6:

20
CHAPITRE I:Notions préliminaires

Tableau I-6 : valeurs du coefficient de pondération 


Cas Type d'ouvrage 

1 Bâtiments d’habitation, bureaux ou assimilés 0,20

2 Bâtiments recevant du public temporairement :

- Salle d’exposition, de sport, lieu de culte, salle de réunion avec places 0,30
debout.
0,40
- salles de classes, restaurants, dortoirs, salles de réunions avec places
assises

3 Entrepôts, hangars 0,50

4 Archives, bibliothèques, réservoirs et ouvrages assimilés 1,00

5 Autres locaux non visés ci-dessus 0,60

R: coefficient de comportement global de la structure:


Ce coefficient est plus connu sous le nom de "facteur de comportement". La
définition de cet important facteur sera donnée ultérieurement. Pour l’instant, on
se contente d’exposer ses valeurs telles que présentées au chapitre IV du RPA:
Sa valeur unique est donnée par le tableau I.7:

21
CHAPITRE I:Notions préliminaires

Tableau I-7 : valeurs du coefficient de comportement R


Cat Description du système de contreventement Valeur de R

A Béton armé

1a Portiques auto stables sans remplissages en maçonnerie rigide 5

1b Portiques auto stables avec remplissages en maçonnerie rigide 3,5

2 Voiles porteurs 3,5

3 Noyau 3,5

4a Mixte portiques/voiles avec interaction 5

4b Portiques contreventés par des voiles 4

5 Console verticale à masses réparties 2

6 Pendule inverse 2

B Acier

7 Portiques auto stables ductiles 6

8 Portiques auto stables ordinaires 4

9a Ossature contreventée par palées triangulées en X 4

9b Ossature contreventée par palées triangulées en V 3

10a Mixte portiques/palées triangulées en X 5

10b Mixte portiques/palées triangulées en V 4

11 Portiques en console verticale 2

C Maçonnerie

12 Maçonnerie porteuse chaînée 2,5

22
CHAPITRE I:Notions préliminaires

D Autres systèmes

13 Ossature métallique contreventée par diaphragme 2

14 3
Ossature métallique contreventée par noyau en béton armé

15 Ossature métallique contreventée par voiles en béton armé


3,5
16 Ossature métallique avec contreventement mixte comportant 4
un noyau en béton armé et palées ou portiques métalliques en
façades Systèmes comportant des transparences (étages
17 2
souples)

I.3.2 : Méthode dynamique modale spectrale :


I.3.2.1 : Principe :
Par cette méthode, il est recherché pour chaque mode de vibration, le
maximum des effets engendrés par les forces sismiques représentées par un
spectre de réponse de calcul. Ces effets sont combinés pour obtenir la
réponse de la structure.
I.3.2.2 : Modélisation :
a) Pour les structures régulières en plan comportant des planchers rigides,
l’analyse est faite séparément dans chacune des deux directions principales
du bâtiment. Celui-ci est alors représenté dans chacune des deux directions
de calcul par un modèle plan, encastré à la base et où les masses sont
concentrées au niveau des centres de gravité des planchers avec un seul
DDL en translation horizontale.
b) Les structures irrégulières en plan, sujettes à la torsion et comportant des
planchers rigides, sont représentées par un modèle tridimensionnel, encastré
à la base et où les masses sont concentrées au niveau des centres de gravité
des planchers avec trois 3 DDL (2 translations horizontales et une rotation
d’axe vertical).

23
CHAPITRE I:Notions préliminaires

c) Les structures régulières ou sans plancher flexible, sont représentées par


des modèles tridimensionnels encastrés à la base et à plusieurs DDL par
plancher.
d) La déformabilité du sol de fondation doit être prise en compte dans le
modèle toutes les fois où la réponse de la structure en dépend de façon
significative.
e) Le modèle de bâtiment à utiliser doit représenter au mieux les distributions
des rigidités et des masses de façon à prendre en compte tous les modes de
déformation significatifs dans le calcul des forces d’inertie sismiques (ex :
contribution des zones nodales et des éléments non structuraux à la rigidité
du bâtiment).
f) Dans le cas des bâtiments en béton armé ou en maçonnerie la rigidité des
éléments porteurs doit être calculée en considérant les sections non
fissurées. Si les déplacements sont critiques particulièrement dans le cas de
structures associées à des valeurs élevées du coefficient de comportement,
une estimation plus précise de la rigidité devient nécessaire par la prise en
compte de sections fissurées.
I.3.2.3: Spectre de réponse de calcul :
L’action sismique est représentée par le spectre de calcul suivant [2].
  T  Q 
 1.25 A1   2.5  1  0  T  T1
  T1  R 
 Q
2.5 1.25 A  T1  T  T2
Sa 
 R (I.10)
 2/3
g 2.5 1.25 A Q  T2  T2  T  3.0 s
  R  T 
 2/3 5/3
 2.5 1.25 A T2   3   Q  T  3.0 s

  3  T   R 

Les coefficients utilisés ici ont été déjà définis précédemment.

I.3.2.4: Résultante des forces sismiques Vt:


Dans cette méthode, les réponses sismiques sont calculées pour un nombre
approprié de modes, puis combinées selon la règle bien connue de la "racine carrée
de la somme des carrés" ou "SRSS" (square root of the sum of squares):

24
CHAPITRE I:Notions préliminaires

a) cas où toutes les réponses modales retenues sont indépendantes).


K
E Ei 1
i
2
(I.11)

avec: E : effet de l’action sismique considéré


Ei : valeur modale de E selon le mode « i »
K : nombre de modes retenus
b) Dans le cas où deux réponses modales ne sont pas indépendantes, E1 et E2 par
exemple, la réponse totale est donnée par :

E  E2    Ei2
K
E
2
1 (I.12)
i 3

La résultante des forces sismiques à la base Vt obtenue par combinaison des


valeurs modales ne doit pas être inférieure à 80 % de la résultante des forces
sismiques déterminée par la méthode statique équivalente V pour une valeur de la
période fondamentale donnée par la formule empirique appropriée.
Si Vt < 0.80 V, il faudra augmenter tous les paramètres de la réponse (forces,
déplacements, moments,...) dans le rapport 0.8 V/Vt.
I.3.3 : Prescriptions communes aux méthodes "statique" et "dynamique"
Certaines prescriptions sont données parallèlement à l’application des deux
méthodes précitées, nous nous intéressons seulement à celles relatives au calcul
des déplacements:
I.3.3.1 Calcul des déplacements
Le déplacement horizontal à chaque niveau "k" de la structure est calculé comme
suit:
k = R ek (I.13)
ek: déplacement dû aux forces sismiques Fi (y compris l’effet de torsion)
R: coefficient de comportement
le déplacement relatif au niveau "k" par rapport au niveau "k-1" est égal à :
k = k - k-1 (I.14)

25
CHAPITRE I:Notions préliminaires

I.3.4 : Méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes :


La méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes peut être utilisée au cas
par cas par un personnel qualifié, ayant justifié auparavant les choix des séismes
de calcul et des lois de comportement utilisées ainsi que la méthode
d’interprétation des résultats et les critères de sécurité à satisfaire [2].
Cette méthode repose sur la résolution de l’équation du mouvement :
M  X  C  X  K  X  M  X s (I.15)

En divisant par M et en remarquant que: K/M = ω² et C/M = 2. ξ.ω, on obtient :

X  2  . . X   2  X   X s (t ) (I-16)

où X s (t ) : représente l’accélerogramme.

Remarque concernant la méthode statique équivalente:


Si la structure n’est pas régulière, les autres modes prennent de l’importance et la
méthode peut sous-estimer les efforts maximaux notamment les efforts tranchants.
Dans le cas des structures régulières, le même problème apparait si la période est
très élevée, les autres périodes se situant alors sur le plateau du spectre de réponse et
devenant ainsi prépondérantes. Pour cette raison, les normes de construction
limitent l’utilisation de la méthode statique équivalente à des structures dont la
période fondamentale est inférieure à une période limite.

Conclusion
Les notions préliminaires introduites dans ce chapitre permettent de dire que le
phénomène sismique complexe et imprévisible, peut être maitrisé grâce a certains
outils tels que l’interprétation sous forme de spectre de réponse et l’élaboration de
codes fournissant des méthodes de calcul appropriées.

26
Chapitre II:
Méthodes d’évaluation de
l’effet sismique
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

Introduction
Les forces et les déplacements induits par le mouvement sismique peuvent franchir
le seuil de l'élasticité des éléments structuraux dont le comportement devient non
linéaire. Théoriquement, ce phénomène peut être pris en compte directement à
l’aide de la méthode temporelle (méthode d’analyse dynamique par
accélérogrammes évoquée en (I.3.4) qui est plus exacte mais plus complexe.
Pratiquement, on utilise en général deux méthodes approchées différentes:
l’approche classique connue sous le nom de "méthode des forces" et l’approche
récente connue sous l’appellation de "méthode de conception en performance".

II.1 Méthode classique


Du point de vue de la conception, la façon traditionnelle pour la prise en compte de
la non-linéarité de la structure est associée à une réduction des forces provenant
d'une analyse élastique, les déplacements sont en suite vérifiés de façon approchée.
C'est la méthode de conception basée sur les accélérations, couramment appelée
"méthode des forces" et qui se traduit au niveau des règlements par l'utilisation du
spectre accélération Sa ou Sa/g, selon la relation: F = M. Sa = M.g.(Sa/g).
Pour obtenir la réponse inélastique, cette force est divisée par le "coefficient de
comportement" souvent noté R que nous décrivons ci après.
II.1.1 Coefficient de comportement
II.1.1.1 Définition
Les procédures conventionnelles spécifiées dans les codes parasismiques
universellement établis utilisent l'analyse élastique pour évaluer les charges
sismiques induites sur les bâtiments. Pour tenir compte du comportement
inélastique, ces charges sismiques sont modifiées en introduisant le facteur de
comportement structurel ou facteur de réduction de la force de calcul (R), défini
comme suit:
Ve
R (II-1)
Vi

où: Ve et Vi sont, respectivement, l'effort tranchant élastique et inélastique à la base

27
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

Ce facteur a été initialement introduit vers la fin des années 70, et sert à réduire
l’effort tranchant de base (Ve) calculé à partir de l’analyse élastique en utilisant un
spectre de réponse à 5% d’amortissement
Les recommandations du code NEHRP (FEMA 1997b) qualifient le facteur R de
facteur empirique prenant en compte l’amortissement et la ductilité d’un système
structurel pour des déplacements approchant le déplacement structurel max (Smax ).
Comme le code sismique Algérien (RPA) a été initialement établi selon la
philosophie et les directives du code Américain UBC-82, il en a hérité le caractère
empirique du coefficient de comportement R.
II.1.1.2 Formulation du facteur de comportement
Dans la moitié des années 80, un programme de recherche expérimentale conduit
par l’université de Berkeley a permis de formuler le facteur de comportement R
comme le produit de 3 facteurs tenant respectivement compte de la ductilité, de la
réserve de résistance et de l’amortissement visqueux:
R = Rµ.Rs Rξ (II-2)
Il a été constaté par Borzi et Elnashai [7] que le facteur d’amortissement peut être
utilisé pour l’estimation du déplacement des structures inélastiques, mais ne pourra
réduire proportionnellement la demande de résistance, de ce fait il a été pris égal à
l’unité.
Des études récentes [ATC 1995a)] adoptent une formulation similaire:
R = Rµ.Rs RR (II-3)
Où RR est le facteur de redondance structurelle introduit dans le but de quantifier
l’amélioration de la réserve de sécurité des systèmes en portiques utilisant la
multiplication modulaire des travées et des niveaux dans chaque direction
principale. Il est à noter que les composants de R sont interdépendants entre eux,
spécialement le facteur de ductilité et celui de résistance. Cependant, la formulation
de R ne prend pas en considération l’effet d’irrégularité plane ou verticale.
L’irrégularité structurelle peut être introduite par un coefficient minorateur à l’instar
de notre code sous forme de facteur de qualité, Q.
Selon le code RPA99 la force sismique de calcul est quantifiée comme suit :

28
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

(II-4)

Le terme W D A n’est autre que la force élastique V e et le terme exprime le


coefficient
caractérisant le comportement structurel et son niveau de sécurité.
b) Facteur de réduction due à la ductilité (Rµ ):
Le facteur Rµ est une mesure de la réponse non linéaire globale d’un système de
contreventement. Il est évalué pour un spectre inélastique à ductilité constante et il
tient compte de la différence entre un chargement statique et un chargement
dynamique réversible induit par l'action sismique. Le bâtiment est modélisé comme
un système à un seul degré de
liberté (SDOF), où sa ductilité de déplacement U disponible est estimée, et les
relations entre Rµ et U sont développées. Ces relations ont constitué le sujet de
recherche des 3 dernières décennies, et il a été trouvé qu’elles sont fonction des
caractéristiques de la structure (ductilité, amortissement et période de vibration)
ainsi que celles du mouvement du sol.
Deux critères sont utilisés à cette fin: le critère d'égalité des déplacements et celui
de l'égalité des énergies (cf. § I.2.2).
C’est ainsi que Newmark et Hall [8] ont relié Rµ au niveau de demande de ductilité
de déplacement, fonction de la période par les expressions suivantes:
Rµ = 1 pour T < 0.03 S (Egalité des accélérations)

R  2.  1 0.1 s < T < 0.5 S (Egalité des énergies)

Rµ = µ T > 0.5 s (Egalité des déplacements)

b) Facteur de réserve de résistance Rs:


La capacité de résistance latérale Vu d’une structure dépasse généralement sa
demande de résistance V calcul car ses éléments constitutifs sont dimensionnés de
telle façon qu’ils aient des capacités substantiellement plus grandes que les efforts
résultants. Ceci est attribuable au fait que la résistance des matériaux utilisés est
généralement plus grande que la résistance nominale spécifiée, de plus le contrôle

29
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

des déplacements résulte généralement en un surdimensionnement du coffrage et les


exigences au niveau du détail conduisent le plus souvent à adopter des éléments
plus résistants que ceux demandés.
Le code NEHRP-94 préconise Rs = 1.67 alors que le code NZS92 le fixe à 1.5. Des
études ont été faites dans ce domaine donnant lieu à des valeurs de Rs variant entre
1.5 et 2.7
c) Facteur de redondance RR
Malgré que la redondance structurelle soit fortement recommandée dans la
conception parasismique de par le monde, les structures couramment utilisées se
composent généralement d’un nombre réduit de portiques, les catégorisant comme
ayant une redondance réduite. Afin de doter la structure d’une redondance adéquate,
plusieurs chercheurs recommandent 4 files de portiques dans chaque direction
comme minimum requis. Il devient donc possible de pénaliser les structures moins
redondantes avec des forces latérales plus grandes comme indiqué au tableau
suivant:
Tableau II-1 Valeurs du facteur de redondance
Nombre de files Facteur de redondance
2 0.71
3 0.86
4 1.0

II.1.1.3 Le facteur de comportement dans le RPA


En observant les valeurs préconisées par le RPA, on constate qu’elles sont données
sans justification et l’on n’y trouve aucune trace des facteurs précités qui entrent
dans la formule génératrice, exception faite peut être pour le facteur de redondance
RR qui semble avoir été introduit implicitement par le biais du coefficient de qualité
égal à 1.10 (majoration de l’effort tranchant de 10%) résultant en un coefficient R R
= 1/Q = 0.9 très proche de la moyenne des valeurs du tableau II.1 (RRmoy= 0.875).
En outre, les valeurs courantes de R sont en général plus grandes que les valeurs
correspondantes de q choisies par l’EC8 pour une classe de ductilité moyenne
(DCM) comme le montre la confrontation du tableau suivant:

30
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

Tableau II-2 Valeurs du facteur de comportement (R du RPA et q de l’Eurocode)


Description du système de contreventement R q
Béton armé
Portiques auto-stables sans remplissages en maçonnerie 5 ≤4
rigide 5 ≤4
Mixte: portiques/voiles avec interaction

Enfin, les différents cas de dommages observés lors du séisme de Boumerdes (Mai
2003), ont révélé la vulnérabilité des structures en portiques autostables avec
remplissages en maçonnerie. En effet, cette typologie a connu beaucoup
d’effondrements dus notamment à la surestimation de leur ductilité reflétée par le
facteur de comportement R pris égal à 3,5 [8].
Notons pour terminer que la ductilité qui est à la base de ce facteur est présentée
dans le RPA de façon imprécise, ce qui augmente encore le doute sur les valeurs
attribuées à R.
Conclusion:
L’identification du facteur de comportement à travers une formulation incluant la
demande de ductilité, la réserve de résistance et la redondance structurelle permet
de dire que d’une part, le RPA donne des valeurs arbitraires non justifiées du facteur
de comportement R et que d’autre part, il s'est placé du côté non conservateur pour
les structures appartenant aux plages de périodes courtes et intermédiaires où la
force de calcul est inévitablement sous estimée, sachant que ces plages couvrent la
majorité des structures usuelles.

II.1.2 Limites de la méthode classique


Cette conception simple et pratique connait pourtant des limites pouvant être
résumées ainsi:
1. La période de la structure n'étant pas connue à priori, on doit estimer la période
fondamentale Te par des formules empiriques basées sur une description
générale du système, ex: formule du RPA (ou de l’UBC): Te = Ct (H n)3/4, où:
Hn: hauteur d'étage et Ct: coefficient qui dépend du système de contreventement

31
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

et du type de remplissage. Par mesure de sécurité, ces périodes estimées sont


intentionnellement plus faibles que celles mesurées (constructions plus rigides).
2. Le passage du spectre élastique à celui inélastique est mené de façon simple à
l'aide du facteur de comportement: R = Ve/Vi, où: Ve et Vi sont, respectivement
l’effort tranchant élastique et inélastique à la base. Les valeurs de ce facteur sont
données par les codes sismiques en fonction du matériau de construction (béton,
acier,…) et du type de structure utilisé (portiques, voiles,…). Ces valeurs
paraissent arbitraires et difficiles à justifier.
3. Enfin et surtout, les déplacements qui ne sont vérifiés qu'à la fin des calculs, sont
traités de manière quelque peu superficielle. Ce manque d'intérêt se fait ressentir
particulièrement pour les déplacements inélastiques qui se produisent lors des
séismes majeurs. Les déformations excessives qui en découlent pourraient rendre
les éléments structuraux et non structuraux insatisfaisants aux E.L.S. Aux E.L.U.,
ces déformations sont susceptibles de contribuer à l'instabilité de la structure
(notamment par effet P.Δ) rendant ainsi le bâtiment partiellement ou
complètement non fonctionnel ou même en état de ruine.
En outre, l'effet des charges sur les structures est ressenti directement sous forme de
déformation. Il semble donc plus logique de se pencher sur les méthodes de calcul
sismique où les déplacements sont considérés au début de la conception pour
répondre aux exigences des différents états limites. L'importance du déplacement
comme information sur la conception des structures réside également dans le fait
qu'il est plus facile de relier la déformation au dommage. Ce lien est bien illustré
par le dommage produit dans l'hôpital "Oliver View Hospital" durant le séisme de
San Fernando en 1971.
Quelques années après, le terrible tremblement de terre de Northridge en 1994 et
d'autres évènements similaires, ont prouvé que l'approche classique des codes de
conception est infructueuse dans la prévention des conséquences des tremblements
de terre [9].

32
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

II.2 Nouvelle Tendance (Méthode de conception en performance)


L'utilisation d'approches plus parfaites qui prennent clairement en compte les non-
linéarités des structures est devenue nécessaire. Dans cette perspective, nous avons
à choisir entre deux outils d'analyse qui diffèrent par leur complexité, leur précision
et leur consommation de temps: le calcul temporel non linéaire et le calcul statique
non linéaire.
II.2.1 Calcul temporel
La première procédure est théoriquement plus précise mais elle est pratiquement
plus complexe et requiert un personnel qualifié, ayant justifié auparavant les choix
des séismes de calcul et des lois de comportement utilisées ainsi que la méthode
d’interprétation des résultats et les critères de sécurité à satisfaire [2].
Elle consiste à calculer la réponse sismique d'une structure par une méthode
numérique sachant que la charge sismique n'est connue qu'à partir de données
expérimentales. À cette fin, l'intégrale de Duhamel peut être évaluée
numériquement, de façon approchée par une sommation utilisant une technique
d'intégration numérique telle que la règle des trapèzes ou celle de Simpson.
Néanmoins, l'intégrale de Duhamel n'est utilisée que pour les systèmes linéaires où
le principe de superposition est applicable. Pour les systèmes non linéaires, dans
lesquels les propriétés (masse, amortissement et en particulier rigidité) changent
pendant le tremblement de terre, les schémas d'intégration numérique dits "pas à
pas" sont les plus appropriés car ils permettent d’approximer le comportement non
linéaire par une séquence de systèmes changeant successivement. Les méthodes
d'intégration temporelle les plus populaires sont celles de la famille Newmark.
Parmi elles, la méthode d'accélération linéaire s'est avérée donner d'excellents
résultats avec relativement peu d'effort de calcul comme mentionné par Mario Paz
dans "Structural Dynamics, Theory and Computation" [10], où l'on peut trouver
cette méthode présentée en détail.
II.2.2 Calcul statique non linéaire
La seconde procédure consiste à comparer la capacité d'une structure avec un
déplacement cible dérivé d'une analyse "Push-over" (P.O.). Ce déplacement cible

33
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

correspond en fait au déplacement maximal prévu dans la structure lors d'un


tremblement de terre. Les non-linéarités des matériaux sont prises en compte par
une combinaison de l'analyse statique non linéaire (P.O.) et de l'approche par
spectre de réponse [11].
Les applications d'une telle approche sont: la méthode du spectre de capacité de
l'ATC 40 (Applied Technology Council 1996) [12], la procédure statique non
linéaire de FEMA 356 (American Society of Civil Engineers 2000) [13], la méthode
N2 (Fajfar 1999) [14] mise en application dans l'Eurocode8 [15]. Dans ces
méthodes, l'analyse Push over d'un modèle à plusieurs degrés de liberté ou
oscillateur multiple (O.M.) est combinée avec l'analyse du spectre de réponse d'un
système équivalent à un degré de liberté ou oscillateur simple (O.S.).
Les étapes les plus importantes d'une telle méthode sont données ci-dessous:
• Un modèle plan O.M. est utilisé, vibrant principalement selon le premier mode.
• La demande sismique est définie par un spectre accélération élastique.
• Une courbe donnant la relation force / déplacement non linéaire du système
(O.M.) est établie à l'aide d'une P.O. A cette fin, la force et le déplacement sont
généralement représentés par l’effort tranchant à la base et le déplacement du toit,
respectivement, pour différents types de distribution de charge latérale.
• La structure est modélisée comme un système SDF équivalent.
• Une relation accélération-déplacement bilinéaire simplifiée est déterminée par
l'idéalisation de la courbe de poussée sur la base de certains critères comme règle
d'énergie égale.
• Le déplacement cible du modèle SDF est déterminé par deux approches
différentes. La première (ATC 40) utilise des systèmes élastiques équivalents avec
une procédure itérative, tandis que la seconde (FEMA 356 et N2) est basée sur des
spectres inélastiques dérivés d'une analyse temporelle non linéaire, ou un spectre de
conception élastique typique réduit par des facteurs de comportement appropriés .
• Le déplacement cible pour le système OM est obtenu à partir de la demande de
déplacement de l’OS en utilisant la procédure d'équivalence inverse O.M. à O.S.
• Enfin, la comparaison entre demande sismique et capacité donne la performance.

34
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

II.2.3 Utilisation de la conception en performance en analyse de vulnérabilité


II.2.3.1 Introduction
Dans le cadre de la protection du bâti face au risque sismique, les techniques
d'analyse simplifées, basées sur des calculs quasi-statiques en poussée progressive
(pushover) se sont fortement développées au cours des deux dernières décennies.
Deux facteurs sont principalement à l'origine de dommages importants observés sur
les structures : la violence des tremblements de terre qui excède un niveau
d'agression pour lequel les structures ont été dimensionnées, ainsi que la
vulnérabilité particulière du bâti existant non dimensionné vis-à-vis des codes
parasismiques modernes. Parmi cette population de bâtiments particulièrement
exposés aux aléas sismiques, se trouvent les bâtiments construits avant 1983, date
effective d'application des RPA en Algérie. Beaucoup de ces constructions
anciennes qui constituent une grande partie du parc immobilier Algérien,
nécessitent une réhabilitation (renforcement).
Afin de prédire les zones de dommage d'une structure pour la renforcer, il paraît
important d'évaluer un indicateur de dommage pour déterminer le degré
d'endommagement. L'évaluation du niveau de dommage ainsi que la localisation du
dommage pour une structure sont les éléments nécessaires pour décider s'il convient
de réhabiliter la structure [16].
Pour des raisons de facilité de prise de décision notamment, la variable
d’endommagement est utilisée pour définir qualitativement des " degrés" de
dommages. Par exemple, l’EMS 98 [GRUN_98] qui sert de référence en Europe,
compte 5 degrés de dommages aux constructions :
- Degré DG 1 : dégâts négligeables a légers avec 0 ≤ D < 0,2 ;
- Degré DG 2 : dégâts modères avec 0,2 ≤ D < 0,4 ;
- Degré DG 3 : dégâts sensibles a importants avec 0,4 ≤ D < 0,6 ;
- Degré DG 4 : dégâts très importants avec 0,6 ≤ D < 0,8 ;
- Degré DG 5 : effondrement partiel ou total (destruction) avec 0,8 ≤ D ≤ 1

35
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

II.2.3.2 Méthodologie d’évaluation de la vulnérabilité d’un bâtiment [17]


Nous définirons ainsi la vulnérabilité sismique comme la relation entre les degrés de
dommages conséquents et les différents niveaux d’agression sismique subis.
Plus précisément, la vulnérabilité sismique est la probabilité d’obtenir un certain
dommage pour un système lors d’un séisme donné.
La méthodologie utilisée pour l’estimation de la vulnérabilité sismique à l’échelle
d’un bâtiment se décompose en trois étapes, décrites sur la figure II.1. Les deux
premiers éléments sont la capacité du bâtiment à résister aux contraintes (courbe de
capacité) et les contraintes sur la structure dues a la sollicitation sismique (demande
sismique) ; la courbe de vulnérabilité est obtenue a partir de la comparaison de la
courbe de capacité et de la courbe de demande.

Figure II.1. Méthodologie d’évaluation de la vulnérabilité sismique d’un bâtiment

36
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

II.2.3.3 Courbe de vulnérabilité


En faisant varier l’intensité du spectre de demande sismique, on peut construire
point par point la courbe représentant le déplacement en toiture en fonction du
spectre. Par association de la courbe de capacité et d’un "scénario de ruine", défini
comme la relation entre déplacement de toiture et dommages, on peut porter les
degrés de dommages sur la courbe représentée sur la figure II.2, que nous
désignerons par le terme de "courbe de vulnérabilité ". Le scénario de ruine dépend
de la méthode utilisée [17].

Figure II.2. Courbe de vulnérabilité [17]


II.3 Intérêt de l’amélioration du facteur R pour les deux types de conception
Afin d’améliorer la pratique courante de la conception classique (méthode des
forces) dans sa forme courante, une base scientifique reliant les valeurs de R s’avère
nécessaire. Si la nouvelle formulation présentée, est à adopter afin d’améliorer la
fiabilité des valeurs attribuées à R pour différents systèmes structurels, des études
systématiques coordonnées deviennent alors nécessaires pour caractériser
totalement l’interdépendance des facteurs de ductilité, de résistance et de
redondance structurelle. Le facteur de comportement dans sa forme globale R =
Rµ.Rs RR serait bien approprié pour être incorporé dans une procédure de
dimensionnement en performance. Malgré que ces paramètres ne prennent pas en
compte l’accumulation de l’endommagement des éléments structuraux, ils
présentent plusieurs avantages à savoir qu’ils sont simples et familiers aux
ingénieurs et chercheurs.

37
CHAPITRE II: Méthodes approchées d’évaluation de l’effet sismique

Cependant leurs limites nécessitent d’être calibrées avec attention afin d’établir un
contrôle adéquat de l’endommagement pour différents niveaux de performance, ils
seront de ce fait plus adaptés pour permettre l’implantation de R dans la conception
en performance. Les limites de demande de ductilité de niveau et de déplacement
relatif de niveau varient avec le système structurel et le niveau de performance
sélectionné: vie sauve (life safety), pré ruine (near collapse) et ruine (collapse).
Conclusion
De la revue des différentes méthodes approchées pour l’évaluation de l’effet
sismique, on peut tirer la conclusion suivante:
La méthode classique bien que simple, ne rend pas bien compte du comportement
non linéaire de la structure. C’est pourquoi, la tendance actuelle est à l’utilisation de
la conception en performance qui permet de suivre ce comportement étape par étape
jusqu’à la rupture.

38
DEUXIEME PARTIE:

Nouvelles tendances
d’évaluation sismique
CHAPITRE III :
Fondements des nouvelles
tendances d’évaluation de
l’effet sismique
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

Introduction
L'analyse des structures en génie sismique est une tâche complexe car le problème
est dynamique et généralement non linéaire, le système structurel est souvent
complexe, et les données d'entrée (propriétés structurelles et mouvements du sol)
sont aléatoires et incertaines. En principe, l'analyse temporelle non linéaire est la
bonne approche. Cependant, pour le moment, une telle approche n'est pas pratique
pour une utilisation quotidienne. Elle nécessite des données d'entrée
supplémentaires (enregistrements temporels des mouvements du sol et
comportement hystérétique détaillé des éléments structurels) qui ne peuvent pas être
prédites de manière fiable. L'analyse dynamique non linéaire est, à l'heure actuelle,
appropriée pour la recherche et pour la conception de structures importantes. Cela
représente une tendance à long terme. En revanche, les méthodes appliquées dans la
grande majorité des codes du bâtiment existants reposent sur l'hypothèse d'un
comportement structurel élastique linéaire et ne fournissent pas d'informations sur la
résistance réelle, la ductilité et la dissipation d'énergie. Elles ne permettent pas non
plus de prévoir les dommages attendus en termes quantitatifs.
Les nouvelles tendances qui se veulent plus réalistes essaient de décrire le
comportement non linéaire de la structure avec plus de détail en suivant l’évolution
de la plastification (formation des rotules) élément par élément et en déterminant le
degré de dommage, étape par étape.
Ces nouvelles tendances sont fondées sur les éléments suivants que nous décrivons:
III.1: Analyse Push-over
L'analyse push-over est une procédure statique non linéaire dans laquelle la
structure subit des charges latérales suivant un certain modèle prédéfini en
augmentant l'intensité des charges jusqu'à ce que les modes de ruine commencent à
apparaitre dans la structure [H.Krawinkler1998].
Les résultats de cette analyse sont représentés sous forme de courbe (Figure III.1)
qui relie l'effort tranchant à la base au déplacement du sommet de la structure [18].

39
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

Figure III.1: Signification physique de la courbe de capacité [19]

Figure III.2 : Niveaux d’endommagement décrits par une courbe de capacité [19]
D'après la figure (III.2) on remarque que la courbe est composée de quatre segments,
chaque segment correspond à une étape d'endommagement.
 A: le premier niveau correspond au comportement élastique de la
structure et représente le niveau de conception parasismique habituel. Il
indique par conséquent un état d'endommagement superficiel (ou de non
endommagement).
 B: le deuxième niveau d'endommagement correspond à un niveau de
dommage contrôlé. La stabilité de la structure n'est pas en danger, mais
toutefois un endommagement mineur est susceptible de se développer.
 C: le troisième niveau représente un état d'endommagement avancé, sa
stabilité étant en danger. Au-delà de ce niveau, la structure est susceptible
à l'effondrement, ne présentant aucune capacité de résistance [18].
L'analyse statique Push-over est basée sur l'hypothèse que la réponse de la structure
qui peut être assimilée à la réponse d'un système à un seul degré de liberté
équivalent, ce qui implique que la réponse est fondamentalement contrôlée par un

40
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

seul mode de vibration et la forme de ce mode demeure constante durant la durée du


séisme.
Les chercheurs ont montré que ces hypothèses donnent de bons résultats concernant
la réponse sismique (déplacement maximal) donnée par le premier mode de
vibration de la structure assimilée à un système linéaire équivalent.
Néanmoins, nous avons noté qu'elle se distingue par quelques approximations, ces
approximations ont fait que ces procédures présentent certaines faiblesses comme
ne pas prendre en considération les effets de mode supérieur et ne pas se baser sur
un mode de chargement invariable. Pour cela, plusieurs chercheurs ont étudié cette
faiblesse et ont essayé de l'améliorer, comme exemple Fajfar et Fischinger ont
proposé l'utilisation de force de niveau invariable proportionnelle avec la forme de
déviation de la structure.
Dans le même sujet Eberhard et Sozen ont offert des modes de chargement latéral
basés sur les formes de mode (mode propre) extraite de la rigidité sécante à chaque
étape de charge.
Dans une étude similaire Park et Eom ont offert une nouvelle procédure de
conception qui utilise la rigidité sécante et ont démontré que cette nouvelle méthode
calcule directement la résistance non linéaire et les demandes de déformation plus
efficace, Moghaddam a étudié une méthode de détermination des effets de mode
supérieur dans les constructions élevées, une suite d'analyse push-over est exécutée
sur les constructions dans lesquelles les formes de modes élastiques sont utilisés
comme mode de charge.
Sasaki, Freeman et Paret ont proposé un procédé multimodal pour prévoir les effets
de mode supérieur, le procédé proposé serait réussi dans la prévision dans des effets
de mode élevé mais il ne peut pas fournir la réponse séismique exacte de telles
structures.
Différemment des procédures citées plus haut, Chopra et Goel ont élaboré une
procédure d'analyse push-over nommée "Modal Push-over Analysis" (MPA). Les
auteurs de cette procédure estiment qu’elle donne des résultats plus précis que ceux
des autres méthodes d'analyse push-over dans l'estimation des déplacements

41
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

d’étage, des déplacements inter-étages, de la rotation des rotules plastiques et de


leur emplacement alors que les autres méthodes sous-estiment les déplacements
inter-étages et mènent à de grandes erreurs dans l’estimation des rotations de la
rotule plastique. En outre, ils ont affirmé que les résultats MPA sont semblables aux
résultats d'analyse temporelle [20]. Dans une autre étude, Chintanapakdee et Chopra
ont évalué l'exactitude du procédé MPA et démontré que les résultats MPA étaient
en bonne corrélation avec les analyses dynamiques non linéaires. Dans cette étude,
le procédé MPA est également utilisé dans l'estimation des demandes sismiques
pour les systèmes non élastique, la demande sismique étant définie au moyen du
spectre élastique de conception. Les mêmes auteurs ont étudié l'exactitude du
procédé d'analyse push-over des portiques irréguliers en essayant de prouver que le
procédé MPA était plus fiable que celui du FEMA356.
Attard et Fafitis ont étudié une méthode MPA modifiée dans laquelle le mode de
chargement est obtenu à partir de la forme de mode (mode propre) d'une limite
élastique. Dans cette étude, après exécution de l'analyse temporelle, la méthode
utilisée donne les mêmes résultats.
Dans une autre étude par Chopra et Goel le rôle des effets du mode supérieur dans
l'analyse push-over est étudié, ils ont découverts que les courbes push-over du mode
supérieur mènent aux mécanismes de rotule non détectés par le mode de
chargement du premier mode effectif ou par la distribution des forces données par
FEMA 356. D’autre part, ils affirment que ces mécanismes ne se développent pas
pendant le déisme dans une construction régulière sans étage souple.
Gupta et Kunnath ont étudié les procédures FEMA-356 et présenté une nouvelle
procédure appelée Procédure Push-over Adaptive (APM) pour expliquer les effets
de mode supérieur et surmonter les points faibles du procédé FEMA356, ils ont
constaté que le procédé FEMA-356 a échoué dans la détermination exacte des
demandes de ductilité et que l’APM est plus précise dans la détermination des
demandes sismiques.
Janv. et al ont proposé une nouvelle forme d'analyse push-over qui considère les
effets de mode supérieur, appelés Upper Bound Push-over Analysis Procedure,

42
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

donnant de très bons résultats pour les constructions élancées, par contre dans les
constructions peu élevées, l'analyse push-over avec le chargement triangulaire et
l'analyse push-over MPA donnent les meilleurs résultats, comparativement avec les
résultats de l'analyse dynamique non linéaire.
Additivement aux études sur les procédures statiques non linéaires push-over citées
précédemment, d'autres études sur les différents modes de chargement ont été
effectués.
Mwafy et Elnashai ont étudié l'application et l'exactitude de l'analyse push-over
statique non linéaire dans la prédiction de la réponse sismique des constructions en
béton armé, ils ont affirmé que si le mode de chargement est choisi soigneusement,
le modèle peut représenter la réponse non élastique des constructions de basse ou
moyenne élévation, pour les constructions élevées en raison des effets de mode
supérieur, ils ont recommandé l'utilisation d'un grand nombre de mode de
chargement. Comme ils font ressortir aussi que les résultats du chargement
triangulaire sont très liés aux résultats d'analyse dynamique non linéaire, ces
prédictions sont très conservateurs de la capacité, son estimation est raisonnable
pour les déformations et sont suffisants pour la prédiction de la réponse des
structures spécialement celles de basse et moyenne élévation [21].
Krawinkler et Seneviratna ont résumé les concepts fondamentaux sur lesquels peut
se baser l'analyse Push-over. Additivement à cela, ils ont estimé l'exactitude des
prédictions des procédures pushover et déterminé les conditions par lesquelles
l'analyse pushover présente des informations suffisantes, comme ils ont déterminé
les cas où les prédictions de l'analyse pushover sont insuffisantes et peuvent même
tromper, et cela par l'exécution d'une étude détaillée qui discute les avantages et les
inconvénients de l'analyse push-over, ils recommandent l'application de cette
analyse avec prudence et sagesse car elle présente plusieurs limitations, vu que la
méthode est de nature approximative [22].
III.2: Spectre de capacité
Dans la méthode du spectre de capacité, le programme Sap2000 travaille sur les
principes des normes américaines pour l'obtention du point de performance, pour

43
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

cela, il devient obligatoire l'application des coefficients de calibrage C a et CV , pour


se conformer à l'allure des spectres américains. Pour cela, dans notre étude, nous
procéderons à la détermination du point de performance d’un bâtiment en béton
armé de cinq étages, en soumettant la structure aux séismes réels de la région
d’Alger (Boumerdes 2003). Suite à cela, nous déterminons le point de performance
du modèle par l'utilisation du spectre de réponse du RPA 2003.
Cette méthode peut être résumée comme suit:
1) Analyse push-over du bâtiment
2) Tracer la courbe de capacité du bâtiment qui représenté par la relation entre
l'effort tranchant à la base (Vb) et le déplacement au sommet (∆).
3) Transformation la relation (Vb ) d'un système à plusieurs degrés de liberté à
la relation (Sa- Sd) qui considèrent les caractéristiques dynamique d'un
système à un seul degré de liberté équivalent, ou Sa et Sd sont la pseudo-
accélération spectral et le déplacement spectral, respectivement.
4) Tracer la courbe de demande de l'excitation de séisme désiré représentée par
son spectre de réponse dans le format (ADRS) de l'étape (3)
Et finalement
5) L'intersection de la capacité et de la demande dans le format (ADRS) définit
la demande de déplacement maximale d'un système à un seul degré de liberté
qui est ensuite transformé pour évaluer la réponse prévue du bâtiment.
Les caractéristiques globales force-accélération de la structure sont définies par la
courbe de capacité obtenue en traçant la relation entre l'effort tranchant (Vb) et le
déplacement au sommet (∆) de la structure au cours de l'analyse push-over.
Les valeurs de l'effort tranchant à la base et les valeurs de déplacement au sommet
sont converties à des valeurs de pseudo-accélération spectrale (Sa) et des valeurs de
déplacement spectrale (Sd) , respectivement par l'utilisation de certains facteurs
déterminés à partir des caractéristiques dynamiques de la structure , dont les
réponses sont supposées être dominées par un seul mode propre (Φ)
La courbe de demande est représentée par le spectre de réponse du séisme de
conception.

44
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

Généralement, le spectre de réponse de 5% de pourcentage d'amortissement est


utilisé pour représenter la courbe de demande lorsque la structure a une réponse
élastique .les spectres de réponse pour un pourcentage d'amortissement de 10% et
20% sont utilisés pour représenter la demande réduite dans le domaine inélastique
pour expliquer l'amortissement hystérétique et les effets non linéaires.
Le spectre de réponse est un diagramme montrant la variation de la pseudo-
accélération spectral (Sa) avec la période naturelle (T) de la structure
Dans le méthode du spectre de capacité, le spectre de réponse est transformé au
format (ADRS) dans lequel (Sa) est tracé en fonction des valeurs de déplacement
spectral (Sd).
Dans le format (ADRS), les périodes de vibration naturelles sont représentées par
des lignes radiales comme indiqué dans la figure III.3:

Figure III.3 : Spectres de capacité [12]

Finalement, l'intersection des courbes de capacité et de demande représente l'état


auquel la performance du bâtiment est évaluée. Cet état de performance définit une
estimation adéquate de l'accélération maximale et du déplacement maximal prévu
pour être éprouvé par la structure durant le séisme de conception.
La méthode du spectre de capacité exige l'utilisation de spectres élastiques
fortement amortis pour la détermination de la demande sismique.

45
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

L'avantage principal de la méthode du spectre de capacité est la possibilité de


visualiser la relation entre la capacité de la structure et la demande de séisme qui
peut à son tour, mettre en évidence plusieurs concepts de comportement.
Les inconvénients incluent le manque d'un principe physique qui justifie la relation
entre la dissipation d'énergie par hystérésis de la forme déformée limite et
l'amortissement visqueux équivalent. Aussi la méthode du spectre de capacité
implique une approche itérative pour évaluer l'amortissement visqueux équivalent
du système linéaire qui consomme beaucoup de temps de calcul et n'est pas toujours
convergente.
III.3 : Demande sismique
La deuxième étape consiste à introduire la demande sismique, c’est-à-dire la
répartition fréquentielle des niveaux d’accélération ou de déplacement imposés par
le séisme.
Selon le contexte de l’étude, il peut s’agir d’un spectre de réponse réglementaire,
par exemple celui défini dans l’Eurocode 8 (figure III.4) [15], ou d’un spectre de
réponse réel issu d’un séisme particulier.

Figure III.4 : Spectre de réponse définis dans l’Eurocode 8, selon le zonage


sismique Français, pour un sol de classe A (rocher) [15]

46
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

III.4: Déplacement cible de la structure


On définit un déplacement cible comme référence du déplacement attendu de la
structure lors du séisme, de manière à associer les résultats de l’analyse push-over,
qui caractérise la capacité de déformation de la structure à la "demande de
déformation "correspondant au déplacement cible.
Le point de contrôle du déplacement peut être pris au centre de gravité de la
structure ou à son point le plus haut. Dans notre analyse, il sera pris comme étant
situé au niveau le plus haut du portique, c’est-à-dire en tête de ce dernier.
L’analyse Push-over est exécutée jusqu’à ce qu’on atteigne un déplacement cible
auquel la performance sismique du bâtiment est évaluée. Le déplacement cible est
comme une estimation du déplacement global prévu du bâtiment en vertu d'un
tremblement de terre de conception.
Il peut être estimé en appliquant l’analyse temporelle (chronologique) non linéaire
sur un système à un seul degré de liberté équivalent, ceci exige en premier lieu la
construction de la demande de déplacement non élastique pour déterminer le
déplacement cible, puisque l’analyse Pushover est un outil de conception.
L’exécution de mouvement terrestre est représentée par un spectre de réponse
élastique plutôt que par son véritable spectre de réponse. Dans ce cas, la demande
de déplacement non élastique doit être déduite des données spectrales et de
l’information auxiliaire qui expliquent les différences entre la demande de
déplacement élastique et non élastique. Il existe plusieurs études qui se concentrent
sur ce point et conçoivent des relations pratiques entre une demande de déplacement
élastique et non élastique.
La demande de déplacement élastique Sd peut être directement déterminée à partir
de la pseudo-accélération Sa du spectre de réponse comme suit :
T2
Sd  Sa
4 2 (III.1)

Dans lequel T est la période naturelle de vibration du système à un seul degré de


liberté.

47
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

Cette demande de déplacement est la ligne de base pour prévoir la demande de


déplacement non élastique, qui doit être accomplie avec la considération due à la
résistance plastique et les caractéristiques hystérétique du système à un seul degré
de liberté.
Alternativement, la réponse inélastique et les spectres des conceptions pour la
demande de déplacement peuvent être construits en utilisant un système à un seul
degré de liberté équivalent. Dans ce cas, la courbe de capacité du bâtiment
représenté par la relation force-déplacement du système à un seul degré de liberté
équivalent et la courbe de demande représentée par le spectre inélastique sont
tracées sur le même graphe, en considérant le format (ADRS) Pseudo-accélération-
déplacement comme illustré dans la figure (III.5).
Le point d’intersection de ces deux courbes représente une approximation adéquate
du déplacement maximal du système à un seul degré de liberté équivalent qui, après
la conversion, donne une évaluation raisonnable du déplacement cible de l’analyse
Push-over pour le bâtiment.
Une fois que le déplacement cible est estimé, le bâtiment est poussé
incrémentalement en utilisant un mode de chargement latéral prédéfini jusqu’à ce
que le déplacement au sommet du bâtiment atteigne le déplacement cible.
A cet état, les réponses et le forces induites sont prévues à représenter en juste
proportion les quantités de réponses du bâtiment sous l’excitation de tremblement
de terre de conception.

48
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

Figure III.5 : Spectre de demande inélastique et courbe de capacité tracé dans le


format (AD)

III.5: Niveaux de performance selon les codes parasismiques


III.5.1 : Niveau de performance
Il n’existe pas de consensus sur la définition du niveau d’endommagement suite à
un séisme spécifique, mais des critères acceptables pour caractériser ces
performances :
a) Sécurité des vies : exigence fondamentale
b) Réparation de l’endommagement : une distinction est faite entre
endommagement structurel réparable et endommagement structurel non réparable
c) Effondrement à éviter : afin d’éviter les blessures et les pertes de vies humaines,
la structure doit rester debout après un tremblement de terre.
Pour une performance structurelle définie en termes d’un état d’endommagement,
l’état de la déformation reste le meilleur indicateur.
En terme de déplacement la réponse structurelle peut être reliée à un état limite de
déformation, qui à son tour est supposé être directement lié à un certain niveau
d’endommagement.

49
Chapitre III : Fondements des nouvelles tendances d’évaluation de l’effet sismique

III.5.2 : Evaluation des codes parasismiques EC8, NBCC et RPA


La conception parasismique des constructions vise à assurer, en cas de survenance
d’un séisme, la protection des vies humaines, la limitation des dommages aux
structures et la continuité opérationnelle des constructions importantes pour la
sécurité civile. Ces objectifs sont traduits dans ces codes par des prescriptions
mettant en avant des couples constitués d’un niveau d’action sismique associé à un
objectif de comportement.
Les codes NBCC et EC8 définissent deux niveaux des forces sismiques. La force
sismique de référence, dont le niveau d’agression correspond à une probabilité de
dépassement sur 50 ans égale à 10 % est représentative des séismes les plus sévères.
La structure doit en outre, après cet événement, conserver une capacité de résistance
résiduelle notable. L’autre force sismique dont le niveau d’agression correspond à
une probabilité de dépassement de 10% sur 10 et 95 ans pour L’EC8, 2% sur 50 ans
pour le NBCC, est représentative des séismes modérés. Cependant, dans le code
parasismique algérien RPA, aucune indication n’est mentionnée à ce sujet [23].
Conclusion
Les nouvelles tendances sont fondées sur des concepts clairs, simples et efficaces.

50
CHAPITRE IV:
Revue des différentes
méthodes simplifiées
d’analyse en performance
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Introduction
La conception en performance regroupe une famille de méthodes simplifiées, nous
avons choisi de présenter trois qui sont les plus utilisées, car elles sont les plus
simples et les plus rationnelles, à savoir les méthodes FEMA-356, ATC 40 et N2.

IV-1:Approche FEMA-356
La méthode des coefficients (CM) a été officialisée par sa publication dans le
document FEMA-356. Elle utilise un procédé de modification de la réponse linéaire
par l’intermédiaire de plusieurs facteurs déterminés de façon empirique et définit le
point de performance en modifiant le déplacement élastique par une série de
coefficients Ci (Equation IV-6);
1) Analyse statique non linéaire de l’ouvrage sous chargement latéral

*La charge Fx appliquée à chaque niveau x est donnée par:

Fx = C v x .V

où : C v x est le facteur de distribution verticale donné par [13]:

W x hK
x
C v x= N W hK (IV -1)
i=1 i i

Wi : fraction du poids assignée au niveau i.

Wx : fraction du poids assignée au niveau x.

hi : hauteur de la base jusqu’au niveau i.

hx : hauteur de la base jusqu’au niveau x.

K=1 T≤ 0.5

K=2 T ≥ 2.5

51
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

*Distribution uniforme : Dans cette forme de distribution, la force est égale au poids
du niveau considéré: Fx= Wx
*Distribution par la superposition quadratique (SRSS) : la distribution est définie par
les forces latérales calculées à partir des efforts tranchant par niveaux déterminés
par une analyse spectrale supposée être élastique et linéaire.
2) Etablir à partir d’un chargement croissant la courbe de capacité comprenant en
ordonnée l’effort tranchant à la base de la structure et en abscisse le déplacement
correspondant du niveau supérieur calculé par un logiciel tel que Robot ou Sap.
3) Bi linéarisation de la courbe Push-over:

Figure IV -1: bi-linéarisation de la courbe push-over


Ki : rigidité latérale élastique dans le sens considéré
Ke: rigidité latérale effective dans le sens considéré
Vy : effort tranchant élastique

52
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

4) Calculer la période effective fondamentale Te.

Ki
Te=Ti (IV-2)
Ke

Avec Ti (en secondes): la période fondamentale élastique dans la direction


considérée.

5) C0: relie la réponse élastique du système à 1DDL à la réponse élastique en


déplacement du système a n DDL dans le nœud de contrôle en considérant le
facteur de participation du premier mode de vibration ou en utilisant les valeurs
fournies par le tableau ci-dessous:

Tableau : IV -1 : Coefficient C0
Nombre d’étages Coefficient C0
1 1.0
2 1.2
3 1.3
5 1.4
≥ 10 1.5

6) C1:Facteur de modification du déplacement inélastique calculé à partir du


déplacement de réponse linéaire élastique

C1  1 pour Te  Ts
(IV-3)
1  ( R  1). Ts
C2  Te pour Te  Ts
R

Te : La période fondamentale effective dans la direction considérée.


Ts : Deuxième période caractéristique (correspondant à T2 du RPA).
R: Le rapport de résistance pour le calcul du facteur de la limite élastique

53
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Sa
R .Cm (IV-4)
Vy
W
Sa : accélération spectrale pour la période effective dans la direction de calcul.
Vy : La limite élastique calculée à partir du diagramme bilinéaire.
W : Poids total de la structure.
Cm : Facteur de masse effective, toujours voisin de 1 et donné par le tableau suivant :
Tableau : IV-2 : Coefficient Cm
Nombre d’étages Système en portiques BA Système en voiles BA
1-2 1 1
≥3 0.9 0.8
N.B. : doit être pris égal à 1 si la période fondamentale T ≥ 1 seconde
7) C2: facteur de modification qui représente l’effet de la courbe d’hystérésis
(dégradation de la rigidité) sur le déplacement maximal.

Tableau : IV -3: Valeurs du coefficient C2


T=0.1 s T >T0

Type 1 Type 2 Type 1 Type 2


Occupation immédiate IO 1.0 1.0 1.0 1.0
Sécurité des personnes LS 1.3 1.0 1.1 1.0
Non effondrement ou 1.5 1.0 1.2 1.0
Collapse Prevention (CP)
Dans ce tableau, le type 1 se réfère aux structures pour lesquelles plus de 30% de
l’effort tranchant à un niveau quelconque est repris par des éléments dont la
résistance et la rigidité peuvent se détériorer au cours du séisme. Le type 2 couvre
les autres structures.

8) Le coefficient C3 : coefficient de modification qui représente l’augmentation du


déplacement dû à la dynamique de l’effet P-∆

54
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

(IV-5)

C3 = 1 Pour les structures ayant une rigidité post-élastique positive.

α = le rapport entre la rigidité post élastique et la rigidité élastique effective.

9) Déplacement cible (Target displacement) δt sous le séisme de dimensionnement :

δt = C0C1C2C3Sa (Te2 /4π2).g (IV -6)

IV -2: Approche ATC 40


Elle utilise la procède de linéarisation équivalente, cette technique emploie des
relations empirique pour la période et ‘amortissement de la structure en fonction de
ductilité afin d’estimer la réponse d’un oscillateur a 1DDL linéaire équivalent. Pour
obtenir le point de performance, elle utilise la réduction du spectre de réponse
élastique a amortissement constant.
Le code ATC 40 spécifie trois types de méthodes pour estimer la déformation
induite, toutes les trois basées sur les principes déjà exposés. Les procédures A et B
sont analytiques et peuvent être implémentées directement. La méthode C est plutôt
graphique. En général, la procédure A donne de meilleurs résultats [24].

1) Ajustement de la courbe bilinéaire sur le diagramme de capacité par


utilisation du principe d’égalité d’énergie

55
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Figure IV-2 : Idéalisation bi-linéaire de courbe de capacité selon l’ATC40 [12]

2) Calcul de l’amortissement hystérétique équivalent ξ0 du système à un seul


degré de liberté équivalent obtenu par :

Figure IV-3: Amortissement hystérétique ξ0 du système à 1 ddl équivalent [12]

56
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Système élastique équivalent

(IV -7)

Sur la courbe de capacité bilinéaire (IV -8)

1) L’amortissement total du système ξeq (%)=Kξ0+5 (IV-9)


K : Coefficient de la modification de l’amortissement.

Tableau : IV-4: types de comportement structuraux selon l’ATC 40


Durée de la Bâtiment Bâtiment Bâtiment
secousse neuf Existant moyen Existant faible
courte Type A Type B Type C
longue Type B Type C Type C

Figure IV-4 : Différents comportements des structures selon ATC40

Les gammes et les limites assignées au coefficient K pour les trois types de
comportement structuraux sont données dans le tableau suivant:

57
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Tableau : IV-5 : Valeurs du facteur de modification de l’amortissement K


Type de comportement ξ0(%) K

Type A ≤16.25 1

>16.25 0,51. ay. dpi − dy. api


1,13.
api. dpi

Type B ≤25 0.67

>25 0,446. ay. dpi − dy. api


0,845.
api. dpi

Type C Aucune valeur 0.33

2) Construction du spectre de réponse élastique ou de conception dans le plan


ADRS pour un taux d’amortissement visqueux de 5%

Figure IV-5 : conversion du spectre de réponse au format ADRS [12]

3) Réduction du spectre de réponse élastique à un spectre de réponse réduit


avec un amortissement plus grand que l’amortissement 5%

58
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Figure IV-6 : Réduction du spectre de réponse selon l’ATC40 [12]

Tableau : IV-6 : Valeurs du coefficient CA selon l’ATC40


Intensité de secousse
Profil de sol 0,075 0,15 0,2 0,3 0,4 ˃0,4
SB 0,08 0,15 0,2 0,3 0,4 1
SC 0,09 0,18 0,24 0,33 0,4 1
SD 0,12 0,22 0,28 0,36 0,44 1,1
SE 0,19 0,3 0,34 0,36 0,36 0,9
SF Sol exigeant des investigations

Tableau : IV-7: Valeurs du coefficient CV selon l’ATC40


Intensité de secousse
Profil de sol 0,075 0,15 0,2 0,3 0,4 ˃0,4
SB 0,08 0,15 0,2 0,3 0,4 1
SC 0,13 0,25 0,32 0,45 0,56 1,4
SD 0,18 0,32 0,4 0,54 0,64 1,6
SE 0,26 0,5 0,64 0,84 0,96 2,4
SF Sol exigeant des investigations

59
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Tableau : IV-8 : Valeurs du SRA et SRV selon l’ATC40


TYPE DE SRA SRV
COMPORTEMENT
Type A 0,33 0,5
Type B 0,44 0,56
Type C 0,56 0,67

4) Superposition de la courbe de capacité sur le spectre en format ADRS

Figure IV-7 : Superposition de la courbe de capacité sur le spectre en format


ADRS [12]

dpi −di
5) Des itérations sur la valeur de di jusqu’à ce que la tolérance soit
dpi

inférieure a 5%

60
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Figure IV-8 : Evaluation du point de performance selon l’ATC 40 [12]

IV-3: La Méthode N2

La méthode N2 est une approche basée sur le déplacement, N désigne le


comportement non-linéaire et 2désigne deux modèles mathématiques. Le principe
de cette analyse consiste à combiner deux modèles mathématiques : l’analyse Push-
over d’un système à plusieurs degrés de liberté et l’analyse de la réponse spectrale
d’un système à seul degré de liberté [11].
L’application de cette méthode se fait sur un modèle plan d’une structure à plusieurs
degrés de liberté, avec un spectre élastique exprimé non pas dans un format
traditionnel accélérations-périodes mais dans un format accélérations-déplacements
obtenu par la relation suivante :
T2
Sde= Sae (IV -10)
4π2

sae et Sde sont l’accélération et le déplacement élastique.

61
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Ainsi le spectre inélastique pour un système à un seul degré de liberté est déduit à
partir du spectre élastique en appliquant les expressions suivantes:

Sae
Sa= (IV -11)

μ μ T² T²
Sd= Sde = Sae= μ Sa (IV -12)
Rμ Rμ 4π² 4π²

Sa, Sd, µ, Rµ représentent respectivement: l’accélération, le déplacement


inélastique, le facteur de ductilité et le facteur de réduction.

Plusieurs propositions ont été faites pour la détermination du facteur de réduction


Rµ.

Parmi ces propositions nous présentons celle décrite dans la méthode N2:

T
R  (   1) 1 pour T  T0 (IV -13)
T0

R   pour T  T0 (IV -14)

T0 : période caractéristique du sol, T0 = 0.65 µ0.3 Tc et T0 ≤ Tc

µ : Facteur de ductilité.

Un champ de forces latérales dont la forme est associée à un vecteur de déplacement


modal est appliqué à la structure. La distribution des forces est donnée par la relation
(IV -15):

{P}= M Ф (IV -15)

{P} : Vecteur de forces,

Ф : Vecteur modal,

[M] : matrice de masse,

62
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

La détermination du spectre de réponse et la courbe de capacité accélérations-


déplacements nécessite la conversion du système à plusieurs degrés de liberté à un
système à un seul degré de liberté par le biais de la relation suivante:

Q∗
Sa = (IV -16)
M∗

Le calcul du déplacement d’un système à un seul degré de liberté équivalent dépend


de sa période élastique dont l’expression est donnée par l’équation (IV.16) (M* et
Q∗ y: masse et effort tranchant à la base de l’oscillateur équivalent) et de la position
de cette période par rapport à la période caractéristique du sol. On a deux cas:

x ∗y M ∗
Teq = 2π (IV -17)
Q ∗y

1er cas : Τeq ≥ Τc Sd = Sde (IV -18)

µ = Rµ (IV -19)

Sde Τc
2éme cas : Τeq < Τc Sd = µxy∗ = 1+ (Rµ 1) (IV -20)
Rµ Τeq

Le déplacement du système à plusieurs degrés de liberté peut être calculé par l’équation

(IV -20) sachant que Γ : facteur de participation modale donné par l’équation (IV -21):

xt = x ∗ Γ (IV -21)

N
i=1 M i φi
Γ= N M φ² (IV -22)
i=1 i i

La figure suivante montre schématiquement les différentes étapes de l’analyse:

63
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

Figure IV-9 : Représentation schématique de la méthode [11]

IV.4 : Résumé des principaux points concernant les trois méthodes


Ce résumé concerne:
(a) le spectre de réponse utilisé,
(b) la rigidité élastique des composants structuraux,
(c) la répartition des forces latérales de la Push-over,
(d) la forme de déplacement supposée,
(e) la transformation MDOF en SDOF, et
(f) l'idéalisation de la courbe Push-over.
N2 (Fajfar 1999, Fajfar 2000)
- La répartition des charges latérales est directement liée à la forme de déplacement
supposée.
Sur le plan conceptuel, il n'y a pas de limites concernant la forme de déplacement.
Néanmoins, deux formes à déplacement limite sont recommandées, la première
basée sur la première forme modale et la deuxième basé sur le déplacement
uniforme des étages.
- L'idéalisation bilinéaire est définie de telle manière que les zones sous les courbes
force-déformation idéalisées sont égales. Pour simplifier, un modèle élastique
parfaitement plastique est proposé. Selon la valeur du déplacement cible, l'itération
peut être effectuée afin d'améliorer la précision.

64
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

- L'équivalence MDOF à SDOF est basée sur une dérivation mathématique et peut
être dérivée pour toute forme de déplacement supposée.
- Le déplacement cible est déterminé à l'aide de spectres non linéaires simplifiés.
Pour T> Tc, la règle de "l’égalité des déplacements" avec correction possible est
utilisée. Pour T < Tc, le déplacement élastique est amplifié afin d'obtenir le
déplacement cible inélastique.
- La présentation graphique peut être formulée dans le format accélération -
déplacement (AD)
FEMA 356 - Lignes directrices pour la réhabilitation sismique des bâtiments
- Deux distributions de charges latérales sont utilisées pour l'analyse Push-over.
Le premier est basé sur les formes modales de la structure et l'autre sur la
distribution uniforme.
- Une itération est nécessaire pour les règles d'idéalisation bilinéaire recommandées
par le FEMA 356.
La rigidité initiale et la limite élastique dépendent du déplacement cible.
- Le déplacement cible est déterminé en utilisant des spectres non linéaires (les
mêmes que dans la méthode N2).
- Aucune représentation graphique n'est fournie.
ATC 40
- La répartition de la charge latérale et les coefficients de transformation MDOF en
SDOF sont déterminés selon le premier mode élastique.
- Le déplacement cible (appelé point de performance) est évalué à l'aide d'un spectre
élastique équivalent par une procédure itérative graphique.
- L'amortissement équivalent du spectre élastique est déterminé à partir de l’énergie
dissipée basée sur des boucles hystérétiques idéalisées.
- Facteurs de réduction de Newmark-Hall pour les spectres inélastiques.
IV.5 : Limites des méthodes simplifiées
Krawinkler et Seneviratna [24] et Elnashai [25] ont discuté en détail les méthodes
simplifiées. Il ressort de cette discussion que ces méthodes, comme toute méthode
approchée, présentent plusieurs limitations qui peuvent être résumées comme suit:

65
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

- Elles sont pour le moment appliquées uniquement aux structures planes


- Elles manquent de précision concernant:
- les structures où l’effet des modes supérieurs est significatif.
- la relation O.M.-O.S.
- le déplacement cible (demande de déplacement).

V.6 Comparaison des méthodes simplifiées


Malgré que les différentes méthodes peuvent conduire, dans plusieurs cas, à des
résultats similaires, elles différent en certains points [26]
Une étude menée par Zamfirescu et Fajfar sur des structures planes simples [27]
montre que les procédures basées sur l’analyse pushover donnent généralement des
résultats assez précis surtout pour les quantités globales telles que le déplacement au
sommet. Néanmoins, elles différent selon la simplicité et la clarté du fondement
théorique. La différence essentielle est liée à la détermination de la demande de
déplacement (déplacement cible). Si un spectre élastique équivalent est utilisé, une
itération est nécessaire. L’utilisation de spectres élastiques fortement amortis pour la
détermination de la demande sismique est une partie controversée de la méthode du
spectre de capacité et des autres méthodes basées sur la linéarisation équivalente.
Les valeurs de l’amortissement équivalent proposées par les différents auteurs
diffèrent considérablement.
Les méthodes simplifiées diffèrent également dans le modèle de chargement latéral
utilisé pour l’analyse pushover et dans la forme de déplacement utilisée pour la
transformation O.M.-O.S. (et vice versa).
L’idéalisation bilinéaire de la courbe pushover est exigée par les méthodes utilisant
des spectres inélastiques.
La représentation graphique est très importante pour les applications à des fins
didactiques. Dans ce contexte, l’emploi du format accélération-déplacement
(ADRS) est très utile.

66
CHAPITRE IV: Revue des différentes méthodes simplifiées d’analyse en
performance

IV-7 Conclusion
De cette comparaison brève, on peut tirer la conclusion suivante:
a) Points communs:
- Les méthodes sont toutes les trois approximatives
- Elles donnent des résultats assez précis
- Elles sont toutes basées sur la courbe Push-over.
- Elles sont toutes limitées aux systèmes plans
- Les caractéristiques du système à un degré de liberté équivalent sont identiques
pour N2 et l’ATC 40 si la déformée adoptée pour N2 est prise selon la forme du
premier mode.
De ce point de vue, les trois méthodes semblent à peu près équivalentes.
b) Divergences:
- Les méthodes FEMA et N2 utilisent des spectres inélastiques alors que la méthode
ATC 40 utilise des spectres élastiques nécessitant par la suite une série d’itérations
complexes.
- La méthode FEMA 356 nécessite également des itérations pour l’idéalisation de la
courbe Push-over en courbe bilinéaire.
- La complexité due aux itérations introduites par FEMA 356 et l’ATC 40 conduit
à des difficultés.
D’un point de vue purement didactique, la méthode N2 parait plus simple et facile à
comprendre.
Nous optons pour le choix des deux autres méthodes qui sont plus pratiques étant
donné qu’elles sont incorporées dans le logiciel SAP bien connu de par le monde et
très utilisé par les ingénieurs et les chercheurs Algériens. De plus, la difficulté due
aux itérations évoquées et la consommation de temps qui en découle est surmontée
par la puissance du matériel informatique disponible.

67
TROISIEME PARTIE:

Critique et Proposition
Chapitre V:

Applications numériques
CHAPITRE V: Applications Numériques

V.1 Introduction
L’analyse des structures par la méthode Push-over et la méthode temporelle (Time
History) a été faite en utilisant le logiciel SAP2000 version 14,16 et 17.
La figure V.1 présente la vue 3D de la structure étudiée.

Figure V.1: Vue 3D de la structure (R+5).

V.2 Données
V.2.1 Données dynamiques
Selon le RPA 99, V 2003, notre bâtiment est classé en zone sismique III, classe 1b.
Quant au sol, il est de type S3.
Concernant l’action sismique, elle est introduite sous forme de spectre de réponse
(Figure V.2).
Les données dynamiques nécessaires au calcul sont résumées dans le tableau V.1.
Tableau V. 1 : Les caractéristiques dynamiques

Coefficient de Amortissement Facteur de qualité


comportement
R=4 ξ = 10% Q=1

68
CHAPITRE V: Applications Numériques

Figure V. 2: Forme du spectre de réponse de calcul du RPA [28].


V.2.2 Données sismiques
La méthode temporelle (Time history) repose sur la résolution de l’équation donnée
au chapitre I :
X  2  . . X   2  X   X s (t )
(I.16)
Xs (t ) représente l’accélerogramme, c'est-à-dire les accélérations en fonction du

temps des séismes réels enregistrés. Dans notre cas, on a utilisé les 13 séismes de la

69
CHAPITRE V: Applications Numériques

région d'Alger, dont les principales informations sont résumées au tableau V-2. La
figure V.3 montre un type de ces enregistrements, celui de Dar El Beida (2003):
400

200
Accélération (cm / s )
2

-200

-400

-600

0 4 8 12 16 20

Temps, s

Figure V-3: Séisme de Dar El Beida (2003)

Tableau V-2: PGA, vitesse et déplacement du séisme de Boumerdes


Est-Ouest
Station / distance hypo centrale en km / distance A(g) V D
d’Alger en km (cm/s) (cm)

Keddara 1/20/25 Est 0.34 18.9 4.6


Keddara 2/20/25 Est 0.58 19.7 6.0
Dar El Beida /29/10 Est 0.52 27.5 9.1
Hussein Dey /36/0 0.27 16.5 3.9
Kouba /41/0 0.31 10.5 1.9
Tizi Ouzou /49/ 40 Est 0.20 9.0 2.0
Blida /72/ 35 Ouest 0.05 3.4 1.0
Azazga /75/ 60 Est 0.12 14.1 4.0
El Afroun /86/ 50 Ouest 0.16 5.0 0.4
Tipaza /100/30 Ouest Ville 0.03 2.5 0.7
Ham. Righa /110/50 West 0.10 10.2 1.3
Miliana /130/50 West 0.03 2.3 1.4
Ain Defla /151/60 West 0.03 1.6 0.9

70
CHAPITRE V: Applications Numériques

V.3 Analyse linéaire élastique


La modélisation avec le logiciel SAP2000 permet de ne considérer que les éléments
structuraux. Quant aux éléments non-structuraux, ils sont modélisés, soit par masses
concentrées aux nœuds, ou bien par des charges qui s’ajoutent au poids des
éléments structuraux.
V.3.1 Définition des entrées
Nous résumons par la suite les étapes nécessaires pour notre modélisation. Tout
d’abord, nous introduisons les données nécessaires :
1) Définition des propriétés mécaniques des matériaux utilisés
Define > Materials > Add New Material
Caractéristique de matériau Valeur
Masse volumique du béton 2,5 KG/m3 → Poids volumique du béton: 25 KN/m3
Module de Young: 32164295 KN/m²
Contrainte max du béton à la compression 25000 KN/m2
2) Définition des sections « Poteaux et poutres »
Les poutres et les poteaux sont modélisés par des éléments linéaires de type
‘’Frame’’ en passant par le chemin suivant : Define > Section properties > Frame
sections > Add New Properties
Tandis que les dalles et les voiles, ils sont modélisés par des éléments de type Shell
en suivant le chemin suivant : Define > section properties > area section >shell.
3) Définition du chargement statique de la structure
Define>Load Patterns : G = 1 et Q = 0.
4) Définition du chargement sismique de la structure dans les deux sens X et Y
Define>Load Patterns
5) Combinaisons
Afin de définir les différentes combinaisons nous empruntons le chemin suivant :
Define>LoadCombinations.
Le tableau suivant (V.3) résume les différentes combinaisons considérées.

71
CHAPITRE V: Applications Numériques

Tableau V. 3 : Combinaison des charges.


Type de combinaison Equation

Fondamentale ELU 1,35G+1,5Q

ELS G+Q

Accidentelle G+Q+E
0,8 G ±E
G+Q+1.2E

6) Diaphragme
Le plancher est considéré comme étant un diaphragme rigide. Pour le définir, il faut
passer par : Define > Joint Constraints > Add New Constraints.
7) Conditions aux limites
Concernant les conditions aux limites la structure est supposée encastrée à sa base.
Pour les définir il faut assigner les conditions d’appuis rigides à la base des poteaux,
en passant par le chemin : assign> joint >restraints
8) Définition de la masse source : G + 0,2 Q
Define > Mass source > Add New Mass Source.
9) Application des charges
Application des charges statiques (G et Q) sur les éléments de la Structure:
Chargement des poutres : Assign > Frame Loads>Distributed.
Chargement des planchers : Assign > area Loads> Uniform.
10) Analyse spectrale
Le spectre de réponse de calcul est introduit en termes de périodes:
Define > Functions > Response Spectrum > Add New Function
Exécution de l’analyse : Analyze > RunAnalysis.
V.3.2 Résultats de l’analyse linéaire
Les principaux résultats de l’analyse linéaire obtenus par le logiciel SAP 2000 sont
résumés dans le tableau ci-dessous :

72
CHAPITRE V: Applications Numériques

Tableau V. 4 : Périodes et participation massique de chaque mode.

73
CHAPITRE V: Applications Numériques

V.4 Analyse Non-linéaire (push over)


V.4.1 Définition du comportement non-linéaire des éléments structuraux
a. Poteaux-poutres
Pour notre modèle, nous allons introduire aux niveaux des poteaux et poutres des
rotules plastiques avec des lois de comportements définies d’une façon automatique
par le SAP2000 comme suit :
 Poteaux : Rotules de couplage effort normal-moment (Auto P-M2-M3).
 Poutres : Rotules de flexion (Auto M3).
Les rotules de flexion « Auto P-M2-M3» sont introduites aux niveaux des zones
nodales des poteaux comme suit : Sélection des poteaux, ensuite passer par le
chemin :
Assign> Frame > Hinges. On introduit dans la case "Relative Distance" les
valeurs 0 et 1 qui correspondent aux extrémités de chaque poteau (figure VI.3).
Concernant les poutres, les rotules de flexion « Auto M3 » sont introduites aux
niveaux des zones nodales des poutres. Il faut sélectionner les poutres et choisir le
même chemin que les poteaux : Assign> Frame >Hinges. Egalement, on introduit
dans la case "Relative Distance" les valeurs 0 et 1 qui correspondent aux extrémités
de chaque poutre (figure V.4).

74
CHAPITRE V: Applications Numériques

Figure V. 4 : Introduction des rotules plastiques des poteaux

Figure V. 5 : Introduction des rotules plastiques des poutres

75
CHAPITRE V: Applications Numériques

b. Voile
Pour une structure (R+3) par exemple, la modélisation par SAP 2000 se fait ainsi:

76
CHAPITRE V: Applications Numériques

Figure V. 6 : modélisation du voile

V.4.2 Définition du chargement de l’analyse push over

Figure V. 7 : Définition du chargement de l’analyse push over

77
CHAPITRE V: Applications Numériques

Figure V. 8 : Détermination du nœud de contrôle

V.5 Résultats de l’analyse push over


V.5.1 L’analyse push over dans le sens XX
Pour visualiser la courbe de capacité : Display > Show Static Push Over Curve.

Figure V. 9: Courbe de Capacité.


.

78
CHAPITRE V: Applications Numériques

Figure V.10: Idéalisation de la courbe de Capacité

Figure V.11 : Détermination du point de performance

79
CHAPITRE V: Applications Numériques

Time History :

80
CHAPITRE V: Applications Numériques

Figures V. 12: Définition du chargement de Time History

81
CHAPITRE V: Applications Numériques

Figures V. 13: Détermination du nœud de contrôle

82
CHAPITRE V: Applications Numériques

Figures V. 14: Détermination l’accélération du point choisi

Figure V.15 : Détermination du déplacement du point choisi

83
Chapitre VI:

Critique de la méthode
classique
et
Proposition d’une méthode
alternative
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

VI-1: Critique de la méthode classique du RPA


Les Règles Parasismiques Algériennes présentent plusieurs points à revoir, notre
travail s’intéresse aux méthodes de calcul proposées, particulièrement la méthode
dite "analyse modale spectrale" (A.M.S.) et au facteur de comportement R qui reste
un paramètre essentiel lié à cette méthode.
VI-1.1 : Brève description de la méthode "AM.S" proposée par le RPA
Dans cette méthode, les réponses sismiques sont calculées pour un nombre
approprié de modes, puis combinées selon la règle bien connue de la "racine carrée
de la somme des carrés" ou "SRSS" (cf. § I.3.2.4).
La réponse sismique, en terme d’effort tranchant à la base, par exemple, est
proportionnellement liée au poids de la structure par le "spectre accélération
normalisé" Sa / g donné par les équations suivantes:
  T  Q 
 1.25. A 1   2.5  1 si 0  T  T1 (a)
  T1  R 
 Q
 3.125  A si T1  T  T2 (b)
Sa 

R (VI-1)
 2
g   
 3.125  A    2  3
Q T 
si T2  T  3.0 s (c)
  R T 
 2

5
 Q   T2  3  3  3
 3.125  A       si T  3.0 s (d)

  R   3  T 

où: A, T, T1, T2, Q, R et η ont les mêmes significations données au paragraphe I.3.1.
VI-1.2: Critique du spectre de calcul de la méthode AMS
La courte description de la méthode AMS dans le paragraphe précédent montre
clairement qu'elle repose essentiellement sur le "spectre d'accélération normalisé"
qui dépend de nombreux facteurs plus ou moins importants.
On peut facilement observer que tous ces facteurs sont empiriques et discutables.
Néanmoins, les discussions ne portent que sur deux de ces facteurs: les formules
utilisées pour déterminer le spectre d'accélération et les valeurs attribuées au facteur
de comportement R.

84
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

VI-1.2.1 : Formules du "spectre d'accélération normalisé"


Tout d'abord, on peut noter qu'ils sont d'une grande complexité par rapport aux
formules utilisées dans d'autres codes tels que le Code Uniforme Américain du
Bâtiment (UBC 94) et le code de Bâtiment du Canada (NBCC 95) par exemple.
L'UBC 94 utilise trois équations simples (Eqs. VI-2 : a, b et c) et le NBCC 95
n'utilise que deux (Eqs. VI-3 : a et b) [29], alors que le RPA utilise quatre équations
surchargées (Éq. VI-1: a, b, c et d).
De plus, la période caractéristique T1 est introduite dans les formules du RPA
comme si elle était variable alors qu'elle est fixée à 0,15 s dans tous les cas [2].
Le spectre d’accélération A / g de UBC 94 (pour le profil de sol S1) et NBCC 95
(pour le rapport de vitesse zonale υ = 0,4) sont donnés respectivement, par les
systèmes d’équations (VI-2) et (VI-3):

 Z  T si 0  T  0.15 s (a)
A 
n n

1 si 0.15  Tn  0.39 s (b) (VI - 2)


g 
0.39
 si Tn  0.39 s (c)
 Tn
1.2 si 0.03  Tn  0.427 s (a)
A 
  0.512 (VI - 3)
g  si Tn  0.427 s (b)
 Tn

Où Z est le facteur de zone sismique et Tn la période d’un système à un d.d.l. [29].


Deuxièmement, les formules actuelles du RPA mènent à deux défauts principaux:
• Pente négative de la première branche (intervalle des périodes courtes) alors
qu’elle doit être positive comme c’est le cas dans les spectres règlementaires ou
calculés ([Link]-1). Cette anomalie a déjà été soulignée par Boulaouad et
Hamitouche [30].
• Très petites valeurs de l’effort tranchant à la base et du déplacement en
comparaison avec les deux méthodes: exacte et simplifiée (Figures VI-2 et VI-3).

85
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative
0.5

1.00 0.12

0.4
0.80

Spectral acceleration Sa(g)


Spectral acceleration Sa(g)

Spectral acceleration Sa/g


0.08
0.3
0.60

0.2
0.40
0.04

0.1
0.20

0 0.00 0.00

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0.00 1.00 2.00 3.00 4.00 0.00 1.00 2.00 3.00 4.00
Natural period T, s Natural period T, s Natural period T, s

(a) (b) (c)


Figure VI-1: Comparaison entre spectres: (a) calculé, (b) EC8 Type I et (c) RPA
VI-1.2.2 : Valeurs du facteur de comportement R
Le facteur de comportement, noté R (ou q dans l’Eurocode 8), est un paramètre
utilisé pour tenir compte du comportement inélastique de la structure en réduisant la
charge sismique; d'où le nom de facteur de réduction aussi. Les valeurs adoptées
dans les codes sismiques du monde dépendent de paramètres qui affectent la
capacité de la structure à dissiper l'énergie (cf. § II.1.1.2).
La ductilité est certainement le plus important de ces paramètres, de sorte que le
facteur de réduction de la ductilité associé Rμ a fait l’objet d’une attention
considérable par rapport aux autres composants du facteur de comportement. Même
s'il a été largement discuté dans la littérature, cet important facteur reste en quelque
sorte empirique et soumis au jugement du concepteur.
De ce fait, les valeurs attribuées à R sont sujettes aux commentaires suivants:
• Elles ne dépendent que du type de contreventement du bâtiment.
• ElIes sont données arbitrairement sans aucun fondement scientifique.
• Elles sont, dans de nombreux cas, supérieures à celles données par d’autres codes
tels que l’Eurocode 8 comme il a été montré précédemment (cf. § II.1.1.3).
• La ductilité, dont elles dépendent beaucoup, est définie de manière vague.
• Elles sont surestimées d’après les résultats obtenus par certains auteurs tels que
Lam et al [31].
• Ce fait est confirmé ici par la comparaison avec la méthode exacte (Figures VI- 2)
ainsi qu’avec la méthode exacte et les méthodes simplifiées de l’ATC et du FEMA
(Figures VI-3) pour évaluer l’effort tranchant et le déplacement.

86
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

• Enfin, elles ne tiennent pas compte de la particularité de certaines régions de


grande sensibilité aux séismes, comme Alger, où le critère de sécurité des personnes
doit avoir la priorité sur le critère de l'économie. Dans un tel cas, l’incursion dans le
domaine plastique doit être strictement limitée et par conséquent R doit être réduit.
En conclusion, on peut dire que les valeurs du facteur de comportement R
préconisées par le RPA sont arbitraires et souvent surestimées. Elles nécessitent
donc d’être réduites sur la base d’arguments fondés.

Figure VI-2 : Méthode exacte et RPA : a-Effort tranchant - Nombre d’étages


b-Déplacement - Nombre d’étages

VI-1.2.3 : Comparaison entre la Méthode RPA et les méthodes en performance

Figure VI-3 : Comparaison entre : Méthode exacte, ATC40, FEMA 356 et RPA :
a-Effort tranchant - Nombre d’étages
b-Déplacement - Nombre d’étages
Nota bene: ME: Méthode exacte (par accélérogrammes)

87
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

Conclusion
Tout ce qui précède montre que la méthode AMS préconisée par le RPA est à revoir
au niveau du spectre de calcul Sa/g et du facteur de comportement R.
VI.2: Propositions
La critique précédente concernant la méthode "AMS" et le facteur de comportement
nous permet de présenter les propositions suivantes:
VI-2-1 : Facteur de comportement R
La discussion entamée au paragraphe (VI.1.2.2) s’est terminée par la conclusion
suivante: "Les valeurs du facteur de comportement R préconisées par le RPA sont
arbitraires et souvent surestimées. Elles nécessitent donc d’être réduites sur la base
d’arguments fondés".
Les propositions que nous présentons ici sont basées sur la formule (II.3) du
chapitre II et la définition des différents facteurs qui la composent ainsi que sur les
nombreux travaux de recherche sur la ductilité qui ont abouti au constat suivant:
"Compte tenu de l'importance fondamentale du comportement à l'effort tranchant
lors d'un séisme, on peut rarement compter -dans les structures en béton armé
normalement dimensionnées- sur une ductilité qui serait suffisante pour faire face
à ce séisme. Toutefois, il est possible d'augmenter la capacité de déformation
plastique des structures en béton armé et d'atteindre des facteurs de ductilité de
l'ordre de 2 à 3, moyennant le respect de certaines règles constructives, concernant
surtout les armatures, telles que le soin particulier des nœuds et le confinement du
béton partout où il peut être fortement comprimé [6].
Ainsi, nous utilisons pour le calcul de Rµ, une ductilité moyenne µ = 2.5. Alors,
R  2.  1 0.1 s < T < 0.5 s (Egalité des énergies)

R   T > 0.5 s (Egalité des déplacements)

R  2 pour 0.1  T  0.5 s


  2.5  
R  2.5 pour T  0.5 s

1.5 ≤ Rs ≤ 2.7 Rs = 2
0.71 ≤ RR ≤ 1 → RR = 0.86 (3 files au minimum par direction)

88
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

R  3.4 pour 0.1  T  0.5 s



R  4.3 pour T  0.5 s
Pour plus de sécurité, les résultats sont arrondis au chiffre inférieur; ce qui donne:

R  3 pour 0.1  T  0.5 s



R  4 pour T  0.5 s
Alors, nous prenons R = 3 pour les structures souples telles que les portiques auto-
stables sans remplissages en maçonnerie rigide et R = 4 pour les structures rigides
telles que les voiles porteurs.
Les valeurs de R que nous proposons sont regroupées dans le tableau suivant:
Tableau VI-1 Valeurs RPA de R et celles proposées
Catégorie Description du système de contreventement Valeur Valeur
RPA Proposée

A Béton armé
1a Portiques auto-stables sans remplissages en maçonnerie 5 4
rigide
1b Portiques auto-stables avec remplissages en maçonnerie 3,5 3
rigide
2 Voiles porteurs 3,5 3
3 Noyau 3,5 3
4a Mixte: portiques/voiles avec interaction 5 4
4b Portiques contreventés par des voiles 4 3
5 Console verticale à masses réparties 2 2
6 Pendule inverse 2 2

VI-2-2 : Spectre de conception proposé :


VI.2.2.1 Introduction
Les spectres de réponse élastique sont obtenus en calculant la réponse des systèmes
à un seul degré de liberté par intégration linéaire et tracé la réponse maximale en
fonction de la période (ou fréquence) pour un taux d'amortissement donné et

89
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

différents types de structures Ce processus est répété pour plusieurs séismes afin
d’obtenir le spectre de réponse moyen.
Le spectre de réponse inélastique est obtenu soit par le même processus que pour le
spectre de réponse élastique mais avec une intégration non linéaire et l'hypothèse
d'un facteur de ductilité spécifié, soit par la dérivation du spectre de réponse
inélastique du spectre élastique en réduisant ce dernier avec le facteur de réduction
(ou facteur de comportement) [10].
Comme mentionné précédemment, les codes utilisent un spectre de conception lissé
standard pour plus de commodité.
VI.2.2.2 Révisions du spectre de conception
En ce qui concerne le code RPA, le "spectre accélération normalisé" Sa/g donné par
l’équation VI-1 a été révisé en raison des lacunes signalées précédemment.
Les principales révisions peuvent être résumées comme suit: en plus de la période
caractéristique T1 qui a été remplacée par 0,15 s dans la première équation, les
équations ont été non seulement réduites en nombre, mais également corrigées par
des coefficients. Ces coefficients ont été ajustés petit à petit jusqu'à ce qu'ils
donnent des formes similaires et proches des spectres règlementaires (Fig. VI-1 b)
et calculés (Fig. VI-1 a). Ces derniers ont été générés à l'aide des séismes réels
enregistrés dans la région d'Alger qui présente la double particularité de la forte
sismicité et la forte population. Les principales informations sur ces séismes,
provenant du Centre National de Recherche Appliquée en Génie Sismique (C.G.S.),
ont été résumées au tableau V-2.
Il faut noter que ce travail s’est inspiré des travaux de Hamdache et al [32], Chebihi
et Laouami [33], des spectres d’accélération A / g de UBC 94 et NBCC 95 donnés
respectivement, par les systèmes d’équations (VI-2) et (VI-3) ainsi que des lignes
directrices du "Chapitre 1 Section. 1.6.15: Spectre de réponse général" du FEMA
356 [13], en particulier les équations de 1–8 à 1–10 (Equations VI-4) schématisées
par la figure 1-1 de ce document standard (Figure VI-4).
Ainsi, la validité des équations rénovées est en quelque sorte renforcée.

90
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

  5  T 
 S XS    2 .  0.4 si 0  T  T0 (a)
   BS  TS 
 S
 XS si T0  T  TS (b) (VI - 4)
S a   BS

 S X1 si T  TS (c)
 B1 .T

où: TS et T0 sont donnés par les équations:


TS = ([Link]) / (SXS.B1) (VI-5)
T0 = 0.2 TS (VI-6)
BS et B1 sont donnés par le tableau (VI-2)
et SX1, SXS sont des coefficients d’ajustement donnés en fonction du site.

Tableau VI-2 Valeurs de BS, B1 en fonction de l’amortissement visqueux effectif β


Amortissement visqueux effectif β BS B1
≤2 0.8 0.8
5 1.0 1.0
10 1.3 1.2
20 1.8 1.5
30 2.3 1.7
40 2.7 1.9
≥ 50 3.0 2.0

91
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

Le FEMA 356 donne le spectre suivant comme spectre horizontal général obtenu en
utilisant les équations (VI-4) à (VI-6):

Figure VI-4: Spectre standard du FEMA [13]

92
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

VI-2-2.3 Définition du spectre proposé


Le "spectre d'accélération normalisé" proposé est défini par les équations suivantes :

 A .Q  T 
 3 .125 . .  1   si 0  T  0 . 15 s a
 R  0 .15 
Sa  A. Q
  6 .25. . si 0 .15  T  T2 b (VI  7)
g  R
 A . Q T2
6 .25. . R . T si T  T2 c

où les différents paramètres ont les définitions données précédemment.
Ce spectre, tracé dans le format Sa(g)-T, est représenté par la figure (VI-5):

0,45
Accélération spectrale Sa(g)

0,4
0,35
0,3
0,25
0,2
0,15
0,1
0,05
0
1 2 3 4 5 6
Période T(s)
Figure VI-5: Spectre proposé

93
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

VI-2-2-4 Etude comparative

0,45
Accélération spectraleSa(g)

0,4
Spectre RPA
0,35
0,3
0,25 Spectre Proposé
0,2
0,15
0,1
0,05
0
0 0,15 0,5 1 1,5 2
Période T(s)
(a)

6
Déplacement (cm)

5 RPA
4
Proposé
3
TH
2
1
0
3 4 5 6
Nombre d'étages
(b)
Figure VI-6 : Comparaison entre: a: Spectre de RPA et spectre proposé
b: Méthode exacte (TH), Méthode RPA et méthode proposée

VI-2-2-5 Conclusion
Tout ce qui précède permet de dire que le spectre proposé est plus approprié, car:
- Ses équations sont plus simples.
- Sa première branche est une ligne ascendante comme dans tous les codes.
- Il ressemble beaucoup aux spectres de plusieurs pays.
- Les résultats donnés par ce spectre paraissent plus précis car plus proches de
ceux de la méthode temporelle.

94
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

VI.2.3: Utilisation du spectre proposé dans une méthode non linéaire simplifiée
Les méthodes simplifiées disponibles étant approximatives et assez équivalentes, le
critère de choix parmi elle est la facilité d'utilisation. Les procédures ATC et FEMA
semblent être pratiques dans ce sens car elles sont disponibles dans le logiciel
programme informatique dit SAP2000 [34] qui est largement utilisé par les
ingénieurs et chercheurs Algériens.

VI.2.3.1 Outils principaux


Les principaux outils nécessaires dans une procédure non linéaire simplifiée sont la
courbe de capacité et la demande sismique.
La courbe Push over est obtenue en soumettant la structure aux séismes réels de la
région d’Alger puis idéalisée selon la méthode FEMA pour donner la courbe de
capacité. Cette dernière est comparée à la demande sismique dérivée du spectre de
conception proposé pour évaluer les performances attendues.

VI.2.3.2 Exemple illustratif


L'application est faite sur un bâtiment simple de cinq étages.
Les paramètres utilisés sont donnés dans le tableau VI-3.

Paramètres utilisés:

Tableau VI-3: Paramètres utilisés


Coefficient d’accélération de zone A 0.4
Facteur de qualité Q 1.35
Facteur de comportement R 4
Période T2 (s) 0.7
Amortissement ξ (%) 5
Facteur de correction η 0.88
Section poteau (cm × cm) 30 × 30
Section poutre (cm × cm) 30 × 40

95
Chapitre VI : Critique de la méthode classique et
proposition d’une méthode alternative

0,0008

0,0007

0,0006
Capacity curve
Spectral acceleration (m/s2)

0,0005
RPA demand spectra
0,0004

RPA Performance Point


0,0003

Proposed demand
0,0002
spectra

0,0001 Proposed method


Performance point

0
0 0,005 0,01 0,015 0,02 0,025 0,03
Spectral displacement (m)

Figure VI-7 : Point de performance selon les deux méthodes RPA


et proposée
Dans cet exemple, les coordonnées du point de performance (Sa, Sd) pour la
méthode RPA et celle proposée sont (0,70, 0,015) et (0,77, 0,017), respectivement.
Ces valeurs, peuvent être utilisées pour évaluer la structure en termes de
performance

Conclusion
La méthode proposée repose sur un spectre simple et réaliste. De plus, elle est assez
pratique puisqu’elle utilise un logiciel performant et disponible: le SAP 2000.

96
CONCLUSION
GENERALE
CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION GENERALE

Dans le but de contribuer efficacement à l’amélioration du code sismique algérien


(RPA) qui est revu en permanence depuis son élaboration et notamment après le séisme
terrible de Boumerdes (Mai 2003), nous avons traité certaines lacunes de ce code qui
nous semblent importantes, en particulier celles relatives aux méthodes d’évaluation
sismique.
Pour cela, nous avons commencé par présenter les deux grandes familles de procédures
utilisées dans l’évaluation de l’effet sismique sur les structures, à savoir la procédure
classique dite "méthode des forces ou des accélérations" (méthode statique
équivalente, méthode modale spectrale et méthode par accélérogrammes) et la nouvelle
procédure dite " méthode en performance" basée sur la méthode Push over et qui
regroupe plusieurs méthodes simplifiées, dont: la méthode de l’ATC, celle de FEMA et
la méthode N2.
Cela nous a permis de conclure que la méthode classique bien que simple, ne rend pas
bien compte du comportement non linéaire de la structure. C’est pourquoi, la tendance
actuelle est à l’utilisation de la conception en performance. Cette méthodologie, qui est
fondée sur des concepts simples (capacité, demande sismique et point de performance),
vise en fait à déterminer les niveaux de performance, c'est-à-dire les niveaux
d’endommagement qui seraient atteints par une structure sous l’effet d’un séisme
donné.
Ces niveaux qui sont généralement traduits sous forme de "courbes de fragilité" ou de
" vulnérabilité " permettent de quantifier l'état de la structure en se référant aux codes
de construction tels que l’Eurocode, le FEMA ou HAZUS.
Le FEMA-356 (2000), par exemple, définit trois niveaux de performance relatifs à
l'occupation immédiate (IO: Immediate Occupancy), à la sécurité des vies (LS : Life
Safety) et à la prévention de l'effondrement (CP : Collapse Prevention).
Quant au code parasismique algérien RPA qui reste fidèle à la méthode classique,
aucune mention ni même une simple allusion n’y est faite à ce sujet. Le retard de la

97
CONCLUSION GENERALE

réglementation Algérienne dans ce domaine nous a poussés à focaliser notre attention


et concentrer nos efforts sur l’introduction et la vulgarisation de cette nouvelle
conception d’une part et la proposition d’une méthode alternative à la méthode
classique d’autre part.
La revue des principales méthodes simplifiées disponibles nous a permis de faire le
constat suivant:
- Elles sont toutes approximatives et assez équivalentes, le critère de choix parmi elle
est donc la facilité d'utilisation.
- Les procédures ATC et FEMA semblent être plus pratiques dans ce sens car elles sont
disponibles dans le logiciel SAP2000 qui est bien connu et largement utilisé par les
ingénieurs et universitaires algériens.
Ainsi, les applications sur des structures simples et la comparaison des résultats de la
méthode classique du RPA avec celles des nouvelles procédures nous ont permis de
proposer une méthode simplifiée qui combine à la fois la méthodologie du FEMA
(spectre capacité), du RPA (spectre demande) et de l’ATC 40 (point de performance).
Dans la méthode proposée, l’analyse se fait selon le canevas suivant :
- La courbe Push over est obtenue en soumettant la structure à une série de
tremblements de terre puis idéalisée selon la méthode FEMA pour donner la courbe de
capacité.
- La courbe de demande est dérivée du spectre de calcul Sa/g fourni par le RPA
concernant l’Analyse Modale Spectrale souvent utilisée pour l’évaluation sismique.
- La comparaison de la courbe de demande avec celle de la capacité permet d’évaluer
les performances de la structure.
Etant donné que le spectre du RPA présente en lui-même une anomalie tout en étant
complexe et peu pratique, nous avons procédé à son amélioration par la correction de
cette anomalie et la réduction du nombre d’équations ce qui le rend plus simple.
Par la même occasion, nous avons proposé des valeurs pour le coefficient de
comportement R plus réalistes que celles recommandées par le RPA.

98
CONCLUSION GENERALE

Les applications ont été faites sur des structures en BA: portiques auto-stables et
structures mixtes (portiques contreventés par des voiles).
En outre, une comparaison a été faite avec l’analyse exacte (temporelle) basée sur un
certain nombre d’enregistrements sismiques récents qui concernent en fait la région
d'Alger, la capitale. Cette région est très particulière car d’une part, elle regroupe une
grande partie de la population et des structures vitales de l’État et d’autre part, elle est
souvent soumise à de forts mouvements sismiques. De ce fait, elle nécessite sa propre
réglementation sismique. Dans cette perspective, un spectre de calcul spécifique à la
province d’Alger a été proposé ici.
En conclusion, on peut dire que la méthode proposée est simple, réaliste et facilement
incorporable dans les Règles Parasismiques Algériennes.
Cependant, nous pensons que ce travail doit être complété par un travail similaire pour
améliorer davantage le spectre proposé, notamment par l’utilisation d’un plus grand
nombre de séismes naturels ou artificiels.
Ainsi, il pourra servir de base à la réalisation d’un grand projet qui pourrait englober
d’autres localités sensibles telles Constantine, Sétif ou M’sila.

99
Références bibliographiques

Références bibliographiques :
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Agartala, Tripura, Geomatics, Natural Hazards and Risk, 7, 5 (2016), 1610-1630.
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ment des bâtiments, 13-17.
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Juillet 2001, 9-10.
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Mammeri de Tizi-Ouzou, 1/12/2013, 19-20, 22-23, 30-32.
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[8] BELKHEIR Mohammed Aghiles, "Influence de la disposition des voiles sur la
performance sismique des structures mixtes" Mémoire de Magister, Université Mouloud
Mammeri de Tizi-Ouzou, Juillet 2012
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[11] Fajfar, P. and Eeri M. A nonlinear analysis method for performance-based seismic
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Notations et symboles

Notations et symboles

V : Force sismique totale appliquée à la base de la structure


A : Coefficient d’accélération de zone
D : Facteur d’amplification dynamique moyen
η : Facteur de correction d’amortissement
ξ(%): Le pourcentage d’amortissement critique
T : La période fondamentale
Q : Facteur de qualité
T1, T2 : périodes caractéristiques associées à la catégorie de site
Pq : pénalité à retenir dans la détermination du coefficient Q
R : Coefficient de comportement global de la structure
W : Poids total de la structure
Wi : Poids sismique au niveau « i »
WGi: Poids dû aux charges permanentes
WQi : Charges d’exploitation
ß: Coefficient de pondération
Ft : Partie de l’effort tranchant à la base, appliquée au niveau « n» en plus
Fi : Force horizontale appliquée au niveau « i»
hi, hj: Hauteurs des niveaux « i», « j»
Sa/g : Accélération spectrale
g : Accélération de la pesanteur
ω : Pulsation
M : Masse
C : Amortissement
K : Rigidité
F(t) : Chargement dynamique extérieur
Ẍ(t) : Accélération
Ẍs(t) : Accélération du sol (accélérogramme)
Ẋ(t) : Vitesse
ΔX(t) : Incrément de déplacement
Notations et symboles

ΔẊ(t) : Incrément de vitesse


ΔẌ (t) : Incrément d’accélération
Xmax (t): la déformation maximale sous charge sismique
Xmax: Le déplacement limite sous charge monotone
Ry: La charge de limite élastique
(Sa Sd) : Format accélération spectrale-déplacement spectral
PF1 : Facteur de participation modale du premier mode
α: Coefficient de masse modal du premier mode
ɸN1: Amplitude au sommet du premier mode
(Sa T) : Format accélérérations-périodes
Sa : L’accélération spectrale
Sd : Le déplacement spectral
To : La première période de vibration du système non linéaire
α : Le rapport de rigidité de post-production
K: Le facteur d'ajustement
μ : Le facteur de ductilité
Te : Période fondamentale efficace
Ki : La raideur élastique de bâtiment
Ke : Facteur rigidité effective de la construction
C0: Facteur de modification qui concerne la réponse élastique d'un système à un seul degré de
liberté
C1 : Facteur de modification qui concerne le déplacement maximum inélastique et élastique
du Système à un seul degré de liberté
R : Le rapport des forces élastiques et de rendement
Ts : La période de l'angle

C2 : Facteur de modification pour représenter les effets de la forme pincé hystérésis


C3 : Facteur de modification pour représenter augmenté déplacement dû aux effets P-delta
Rμ : Le facteur de réduction
Tc : Période caractéristique du sol
{P} : Vecteur de forces
{ɸ } : Vecteur modal
[M] : Matrice de masse
M* : Masse
Notations et symboles

Q*y : Effort à la base de l’oscillateur équivalent


Γ : Le facteur de participation modale
D1(t) : Déplacement au sommet à un instant t.
Ø1: Amplitude du premier mode de vibration au sommet
F* : La force équivalente du système à un seul degré de liberté.
E : Module d’élasticité
I : l’inertie
ɸ*: Valeur correspond au système à 1 degré de liberté.
ɸ: Valeur correspond au système à 2 degré de liberté
D*y: Le déplacement du système à un seul degré de liberté
F*y: La force équivalente du système à un seul degré de liberté
ATC : Applied Technology Council
EC8 : Eurocode 8
RPA : Règles Parasismiques Algériennes
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Tableau I-1: Coefficient d’accélération de zone A……....…….………..……………….18


Tableau I-2 : valeurs du coefficient CT…………………………….…………………….19
Tableau I-3 : Valeurs de T1 et T2 …………………………………….……………..…..19
Tableau I-4: Valeurs de ξ (%) ……...……………………………………………………20
Tableau I-5: valeurs des pénalités Pq……………………………………………………20
Tableau I- 6 : valeurs du coefficient de pondération β…...……………………………..21
Tableau I-7 : valeurs du coefficient de comportement R…………………………….…22
Tableau II-1 Valeurs du facteur de redondance...................................................................30
Tableau II-2 Valeurs du facteur de comportement (R du RPA et q de l’Eurocode)............31
Tableau IV-1 : Coefficient C0………………………………..…………..………………..53
Tableau : IV-2 : Coefficient Cm...........................................................................................54
Tableau IV-3: Valeurs du coefficient C2……………………………....…………………54
Tableau IV-4: Types de comportement structuraux selon l’ATC 40……………………...57
Tableau IV-5 : Valeurs du facteur de modification de l’amortissement K…………….….58
Tableau IV-6 : Valeurs du coefficient CA selon l’ATC40………..……….………….…..59
Tableau IV-7: Valeurs du coefficient CV selon l’ATC40…………………………….…...59
Tableau IV-8 : Valeurs du SRA et SRV selon l’ATC40………………...…………..….…60
Tableau V. 1 : Les caractéristiques dynamiques ….............................................................68
Tableau V-2: PGA, vitesse et déplacement du séisme de Boumerdes.................................70
Tableau V. 3 : Combinaison des charges............................................................................ 72
Tableau V. 4 : Périodes et participation massique de chaque mode................................... 73
Tableau VI-1: Valeurs RPA de R et celles proposées……………………………………..89
Tableau VI-2 Valeurs de BS, B1 en fonction de l’amortissement visqueux effectif β.........91
Tableau VI-3: Paramètres utilisés…………………………………………………………95
Liste des figures

Liste des figures


Figure І.1 : Origine des tremblements de terre ……………………………………………............................... 6

Figure І.2 : Types de frontières entre plaques (Document Université de Laval Québec) .….............................6

Figure І.3 : Ondes sismiques: P .............................................................................................................................7

Figure І.4 : Ondes sismiques: S..............................................................................................................................7

Figure І.5 : Ondes sismiques: de LOVE ................................................................................................................ 8

Figure І.6 : Ondes sismiques: de Rayleigh ..........................................................................................................8

Figure І.7 : Mouvement ondulatoire………….……………………………………………………………........9

Figure І.8 : Addition d’oscillations simples plus ou moins énergétiques…………………………….................9

Figure І.9 : Exemple d’accélérogramme (en cm/s²)……………………………………..…………………......10

Figure І.10 : Spectre de "pseudo-vitesse" (Taft, N21E, 1952) ………………………….………………..….….....11

Figure I.11 : Schéma d’application de la méthode statique équivalente…………………………….……....…12

Figure I.12: Diagramme sollicitation-déformation définissant la ductilité.........................................................15

Figure I.12: Critère d'égalité: des déplacements maximaux (a) et des énergies (b)...........................................15

Figure I.13 : Schéma d’application de la méthode statique...............................................................................18

Figure II.1. Méthodologie d’évaluation de la vulnérabilité sismique d’un bâtiment.........................................36

Figure II.2. Courbe de vulnérabilité....................................................................................................................37

Figure ІIІ.1 : Signification physique de la courbe de capacité…………………………………………..…….40

Figure ІIІ.2 : Niveaux d’endommagement décrits par une courbe de capacité……………………..………….40

Figure ІIІ.3 : Spectres de capacité……...……………………..………………………………………………..45

Figure III.4 : Spectre de réponse de l’EC8 pour un sol de classe A (rocher) .....................................................46

Figure III.5 : Spectre de demande inélastique et courbe de capacité tracés dans le format (AD).................….49

Figure IV.1 : bi-linéarisation de la courbe push-over……………………………………………..……….......…52

Figure ІV.2 : Idéalisation bilinéaire de courbe de capacité selon l’ATC40………………………..…..................56

Figure ІV.3 : Amortissement d’hystérétique ξ0 du système à 1 degré de liberté équivalent………………......56

Figure IV-4 : Différents comportements des structures selon ATC40………………………………………...57


Liste des figures

Figure IV-5 : Conversion d spectre de réponse au format ADRS………………………………………….......58

Figure IV-6 : Réduction du spectre de repense selon l’ATC40 ………………………...………….……….....59

Figure IV-7 : Superposition de la courbe de capacité sur le spectre en format ADRS ………………………..60

Figure IV-8 : Evaluation du point de performance selon l’ATC 40 ………………..………………………....61

Figure IV-9 : Représentation schématique de la méthode ……………………………………………...…......64

Figure V.1: Vue 3D de la structure (R+5)..........................................................................................................68

Figure V. 2: Forme du spectre de réponse de calcul du RPA............................................................................69

Figure V.3: Séisme de Dar El Beida (2003)......................................................................................................70

Figure V. 4 : Introduction des rotules plastiques des poteaux............................................................................75

Figure V. 5 : Introduction des rotules plastiques des poutres.............................................................................75

Figure V. 6 : modélisation du voile.....................................................................................................................77

Figure V. 7 : Définition du chargement de l’analyse push over..........................................................................77

Figure V. 8 : Détermination du nœud de contrôle..............................................................................................78

Figure V. 9: Courbe de Capacité.........................................................................................................................78

Figure V.10: Idéalisation de la courbe de Capacité............................................................................................79

Figure V. 11 : Détermination du point de performance......................................................................................79

Figures V. 12: Définition du chargement de Time History................................................................................81

Figures V. 13: Détermination du nœud de contrôle...........................................................................................82

Figures V. 14: Détermination l’accélération du point choisi..............................................................................83

Figure V. 15 : Détermination du déplacement du point choisi...........................................................................83

Figure VI-1: Comparaison entre spectres: de calcul, EC8 Type I et RPA.........................................................86

Figure VI-2 : Méthode exacte et RPA: effort tranchant et déplacement vs nombre d’étage..........................87

Figure VI-3: comparaison entre Méthode exacte, ATC40, FEMA 356 et RPA ………………........................52

Figure VI-4: Spectre standard du FEMA............................................................................................................92

Figure VI-5: Spectre proposé.............................................................................................................................93

Figure VI-6 : Comparaison entre: Spectre RPA et spectre proposé, Méthodes : exacte, RPA et proposée….......94

Figure VI-7 : Point de performance selon les deux méthodes RPA et proposée………………………….…...96

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