COURS DE COMMERCE 1,2,3,4 Et 2nde g-1
COURS DE COMMERCE 1,2,3,4 Et 2nde g-1
Objectif :
-Définir le commerce
- Citer ses formes et ses facteurs d’évolution, son utilité
I- Historique :
L’homme primitif satisfaisait ses besoins en exploitant les biens qu’il trouvait dans son
environnement. Plus tard il se trouva dans la nécessité de procéder aux échanges des biens : c’est
ainsi qu’apparut le troc qui fut la 1ere forme d’échange des biens entre les individus.
Le terme troc peut être définit comme l’échange d’un bien particulier contre un autre. Les problèmes
posés par le troc sont :
Il n’y avait aucun instrument commun de mesure. Quelle quantité de gibier devait par exemple
valoir un panier de haricots ?
Les besoins des parties pouvaient ne pas toujours coïncider : Le chasseur pouvait avoir
besoin de haricots alors que le cultivateur n’avait pas nécessairement besoin de gibier et vice
versa.
Certains produits étaient trop volumineux pour être transportés en vue d’être échangés (Bœuf,
Bois) d’autres produits posaient des problèmes de conservation (Légumes, fruits,
lait...)...............etc.
Amenaient les individus à choisir certains biens pour satisfaire leurs échanges. Avec la rareté des
biens on assistait à la création de la monnaie et l’intensification des échanges se développa : D’où la
création du commerce.
II- Définition et utilité du commerce :
1. Définition :
Le commerce est l’ensemble des transactions ou activités qui assurent l’acheminement des produits
naturels ou manufacturés des centres de production vers le consommateur final.
En plus des opérations d’achat et de vente, il englobe des activités auxiliaires à la distribution des
marchandises, à savoir :
o Les activités bancaires, - Les assurances,
o Le stockage, - Le transport,
o La communication et la publicité.
2. Utilités ou rôle du commerce :
Le commerce joue plusieurs rôles à savoir :
- Facilite la distribution des biens ou produits aux consommateurs
- Contribue au développement des échanges, étant donné qu’il permet à tout moment au
commerçant de chercher de nouveaux débouchés.
- Le commerce crée des richesses et des emplois
- Le commerce contribue au développement des infrastructures (routes, chemins de fer port,
etc.)
- Il permet aux peuples de mieux se connaître, des se compléter sur les plans du développement
industriel et de la civilisation.
- Il contribue à l’exploitation des ressources du globe : Les produits naturels sont
exploités, l’agriculture est intensifiée, la transformation des matières premières est de
plus en plus développée.
III- La classification du commerce :
On peut classifier le commerce en fonction de la nature de l’activité et de l’échelle géographique.
III.1 Classification d’après l’échelle géographique :
a) Le commerce intérieur ou national :
Les échanges ont lieu uniquement à l’intérieur du pays. Les transactions sont circonscrites à
l’intérieur des frontières nationales. Il comprend le commerce de gros et le commerce de détail
♥ Le commerce de gros : C’est une forme de commerce dans laquelle le commerçant (grossiste)
acheté les marchandises en quantités pour ensuite les revendre en quantité moins importantes aux
détaillants.
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♥ Le commerce de détail : Il consiste à acheter les marchandises en petites quantités pour les
revendre aux consommateurs finals.
b) Le commerce extérieur ou international :
Les acheteurs et vendeurs se trouvent dans de pays différents. Il englobe les exportations ; les
importations ; et le transit.
♥ L’importation : Les marchandises sont commandées de l’extérieur et consommées à l’intérieur du
pays ;
♥ L’exportation : Les produits du pays considéré sont expédiés à l’étranger.
♥ Le transit : Les marchandises en provenance d’un pays étranger traversent le pays considéré pour
un autre pays.
Exemple : Le japon vend les appareils électroniques au Cameroun et à la RCA. Ceux destinés à la
RCA sont débarqués au PAD avant d’être acheminé par camion à la RCA c’est donc une opération de
transit. Pays importateur Cameroun et RCA ; Pays exportateur Japon ; Pays transit Cameroun.
S’agissant du commerce régional les échanges sont organisés dans une zone géographique délimitée
par les pays membres exemples : La CEMAC, La CEDEAO.
III.2 Classification d’après la nature de l’activité :
a) Le commerce proprement dit :
Il incorpore toutes les opérations intervenant dans le processus qui va de l’achat des marchandises
chez le producteur jusqu’à leur mise à la disposition du consommateur final.
Les opérations de ce processus sont :
L’achat au producteur. - La collecte.
Le transport ; - Le stockage
Le conditionnement ; - L’emballage ;
La mise à la disposition du consommateur final.
Deux groupes d’agents s’activent à ces opérations : les grossistes et les détaillants
b) La prestation de service :
Elle concerne tous ceux qui vendent des services (ce sont des presta ires de services)
Ce sont notamment : Les banquiers ; les assurances ; les transporteurs ; les hôteliers ; les avocats ;
les médecins ; les coiffeurs ; les garagistes ; etc.
c) Le commerce d’exploitation :
Il concerne l’exploitation minière, agricole, forestière et procure des matières premières aux
industries (or, cacao, bois.......) pour la transformation.
I- LE COMMERÇANT :
A. Définition :
L’article 1er de l’acte uniforme OHADA définit le commerçant comme « Toute personne qui effectue
les actes de commerce et en fait sa profession habituelle ».
Cette définition suppose :
♦ L’habitude c a d la répétition des actes de commerce.
♦ La profession c a d une activité qui procure les moyens d’existence.
B. Les restrictions à la liberté de commerce :
1. Restrictions relatives aux personnes
On parle d’incapacité juridique lorsque la loi interdit à certaines personnes d’exercer la profession de
commerçant. Sont frappés d’incapacité juridique :
Les personnes ayant une moralité douteuse (Condamnées pour malhonnêteté ou vol,)
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Les malades mentaux
Les mineurs, même émancipés, à moins qu’ils n’aient une autorisation spéciale de leurs
parents.
Les femmes mariées. Si le mari s’oppose à condition que son opposition soit justifiée dans
l’intérêt du ménage.
Les fonctionnaires, les magistrats, les officiers ministériels, les membres de la profession
libérale (le policier, les avocats.)
2. Restrictions relatives à certaines branches du commerce :
L’Etat peut monopoliser ou règlementer l’exploitation de certaines branches du commerce pour des
raisons suivantes :
Raisons fiscales : Il s’agit d’exploitations pouvant rapporter un revenu considérable à la
trésorerie de l’Etat (Fourniture d’électricité, d’eau, exploitation du pétrole, extraction
minière, etc....
Pour l’intérêt public et la sécurité de l’Etat (la frappe de la monnaie, l’armement, par
exemple, sont le monopole d’exploitation de l’Etat, certaines activités nécessitent une
qualification professionnelle (La pharmacie, la clinique, les cabinets d’avocat, les
laboratoires...) d’autres nécessitent le contrôle de l’Etat et la licence d’exploitation
(Exploitation des débits de boisson, du transport public, des hôtels.....). Par ailleurs l’Etat
interdit le commerce des stupéfiants (la drogue) et le commerce du plaisir (la prostitution).
C. Les obligations et droits du commerçant :
A. Les obligations :
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a) Les actes de commerce par leur nature :
Se sont les actes qui sont commerciaux, même lorsqu’ils sont fait en dehors d’une entreprise
commerciale dans l’intention de réaliser un profit.
Exemple : Une personne qui achète des marchandises pour les loué (Véhicules, bâches....) pose un
acte de commerce par nature. Une personne qui reçoit de l’argent d’un individu, le stock et le prête
avec intérêt à ceux qui en ont besoin pose un acte de commerce par nature
b) Les actes de commerce par leur forme :
Ce sont des actes qui sont posés sur des documents commerciaux quelque soit la profession des
parties concernées.
Exemple : l’établissement d’une lettre de change.
c) Les actes de commerce par accessoire :
Ce sont des actes civils qui deviennent commerciaux uniquement lorsqu’ils sont posés par un
commerçant à l’occasion de son commerce.
Exemple 1 : Un commerçant acheté des chaises pour utilisation personnelle (Acte civil) mais si c’est
pour son exploitation commerciale c’est un acte commercial.
Exemple 2 : L’achat d’un véhicule par un commerçant pour le transport de ses marchandises.
d) Les actes de commerce mixte :
Ce sont des actes qui font intervenir deux types de personnes. Ils sont civils pour l’un et commerciaux
pour l’autre.
Exemple : L’échange des livres entre un élève et un vendeur de livres est un acte mixte car l’acte est
civil pour l’élève et commercial pour le vendeur.
CHAP 3 :
LES INTERMEDIAIRES DE COMMERCE
OBJECTIFS :
A la fin de cette leçon, je dois être capable de :
- Définir les différents intermédiaires de commerce
Introduction :
L’activité principale du commerçant est d’assurer la distribution des biens et des services, pour cela il
doit rechercher les fournisseurs, les débouchés et doit avoir des connaissances dans le domaine de
finance, fiscalité, transport, douane etc.........
Pour bien mener ses affaires le commerçant doit ce faire aider par des intermédiaires qu’il rémunère
selon les conditions convenues.
I- Définition :
Encore appelé les auxiliaires de commerce, un intermédiaire de commerce est toute personne qui met
en rapport deux autres personnes en vue de la conclusion d’un contrat.
Il peut aussi être définit comme une personne qui pose les actes de commerce pour le compte d’autres
personnes appelées Commettants et de qui elle reçoit une rémunération.
II- Les principaux intermédiaires de commerce :
Il existe plusieurs types d’intermédiaires de commerce mais nous attarderons à citer que les plus
couramment rencontrés.
a. Le commissionnaire :
C’est un intermédiaire de commerce qui s’engage à effectuer pour le compte du commettant une ou
plusieurs opérations d’achat- vente
Il agit en son nom propre et perçoit une rémunération appelée commission on distingue :
o Les commissionnaires en marchandise : Ils achètent pour vendre en leur nom propre pour le
compte de leur commettant. Ex : Le dépositaire de marchandises la personne à qui les
marchandises sont confiée avant d’être vendue. Ex : le consignataire.
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o Les commissionnaires de transport : Ils s’occupent de l’exploitation des marchandises d’un
point de vente à un autre.
o Les commissionnaires en douane (Transitaire) : Ils s’occupent de toutes les formalités
douanières cependant ils doivent être agrée par le ministère des finances.
NB : entre le commissionnaire et son commettant il existe des obligations que nous pouvions
récapituler dans le tableau ci-après :
Obligations commissionnaires Obligation commettants
Il est tenu d’exécuter l’ordre Il doit payer la commission convenue
Du commettant aux conditions convenues Il doit exécuter les engagements pris en son
Il va rendre compte au commettant du nom par le commissionnaire
déroulement de l’opération
b. Le courtier :
C’est un intermédiaire dont le rôle est de provoquer la rencontre de deux personnes (vendeur et
acheteurs) pour faciliter la conclusion d’un contrat entre elles. Il touche une rémunération appelée
Courtage. Il ne se substitut à aucune des parties et n’agit pas en son nom propre.
c. L’agent commercial :
C’est un mandataire qui acheté ou vend au nom de plusieurs personnes appelées mandants avec qu’il
signe un contrat de mandat.
Il agit en toute indépendance et peut organiser comme il veut son activité donc il n’a pas à rendre
compte. Il perçoit un pourcentage sur les ventes réalisées.
d. Le voyageur représentant placier (VRP) :
C’est un intermédiaire non commerçant qui vend ou acheté pour le compte et au nom du commettant
auquel il est lié par un contrat de travail. Il est appelé :
Placier lorsqu’il visite la clientèle locale et est attaché à une seule entreprise.
Représentant lorsqu’il visite la clientèle dans un secteur déterminé et agit souvent pour le compte de
plusieurs commerçants.
Voyageur lorsque sa clientèle est répartie sur plusieurs provinces.
NB : un VRP peut être exclusif ou multi carte. Il est exclusif lorsqu’il travail pour le compte d’une
seule entreprise, tandis qu’un VRP multicarte est celui qui travail pour le compte de plusieurs
entreprises.
e. Les démarcheurs :
Se sont les agents des établissements financiers qui vont visiter la clientèle et chercher les nouveaux
débouchés
f. Le concessionnaire :
C’est celui qui a reçu d’un producteur le droit exclusif de vendre ses articles dans un rayon bien
déterminé.
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CHAP 4 : LE FONDS DE COMMERCE
OBJECTIFS :
A la fin de cette leçon, je dois pouvoir :
- Définir le fonds de commerce
- Maîtriser ces éléments constitutifs du fonds de commerce
- Maîtriser la procédure d’acquisition et de gérance d’un fonds de commerce.
A. Définition :
Le fonds de commerce : est l’ensemble des éléments corporels et incorporels se rapportant à une
exploitation commerciale.
B. Les différents éléments constitutifs du fonds de commerce :
Le fonds de commerce est d’abord constitué des valeurs matérielles appelées éléments corporels et
certains droit attachés à l’exploitation du fonds appelées éléments incorporels.
1. Les éléments corporels :
Ils comprennent :
- Les mobiliers et équipements (bâtiments, véhicules, machines, matériels et mobilier de bureau)
- Les installations (les rayons d’étalage, pompe à essence, chambre froide, four, les magasins de
stockage).
- Le stock des marchandises
2. Les éléments incorporels :
- La clientèle : C’est l’ensemble des personnes qui ont l’habitude d’acheter les marchandises
ou d’obtenir les services dans l’exploitation. C’est l’élément le plus important du fonds de
commerce.
- Le nom commercial : C’est le nom à travers lequel le public connaît l’exploitation
commercial. Il est encore appelé raison sociale ou dénomination sociale. Exemple NESTEL,
CHOCOCAM, ARNO
- L’achalandage : C’est la capacité du fonds de commerce à attirer la clientèle de passage en
raison de son emplacement, de la présentation de l’immeuble, de l’organisation de
l’exploitation et de sa réputation. Exemple Hôtel, Station d’essence
- L’enseigne : C’est un signe particulier qui se trouve sur le produit et ayant pour but d’attirer
l’attention de la clientèle. Exemple Le crocodile de la marque LACOSTE. Le lion pour les
voitures Peugeot
- La marque de fabrique : C’est un nom, un signe ou une image particulière qu’un fabricant ou
un commerçant appose sur ses produits pour les distinguer de ceux des concurrents. Exemple
Les cahiers Afrique de SAFCA, Coca-cola, Mercedes Benz, Guinness-Cameroun.
- Le droit au bail : C’est un droit particulier accordé par la loi aux commerçants les protégeant
contre l’expulsion abusive du bailleur de l’immeuble qu’ils louent pour leur exploitation
commerciale.
- Le brevet d’invention : C’est le droit donné à l’inventeur d’un produit ou d’une méthode
d’application d’exploitation à son profit.
- Licence d’exploitation : C’est un titre qui donne le droit à quelqu’un d’exploiter un brevet
d’invention dans les limites géographiques et de temps spécifique. Exemple Les brasseries du
Cameroun exploite coca-cola sous licence d’exploitation du groupe coca-cola des USA.
- Les modèle et dessins : Ce sont des particularités du produit décrites dans le brevet
d’invention. Exemple Mercedes-Benz 320 sel
C. Acquisition et gérance d’un fonds de commerce :
1. L’acquisition d’un fonds de commerce
Pour acquériez un fonds de commerce on peut rechercher les annonces dans les revues
professionnelles ou auprès des intermédiaires de commerce, des notaires ou des commerçants
spécialisés dans la vente et l’achat des fonds de commerce.
Une fois le marché conclut :
- Le contrat de vente écrit doit être établit devant le notaire.
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- Le contrat doit être enregistré au service des impôts, au registre de commerce et au crédit
mobilier RC/CM
- Le contrat doit être publié deux fois par an dans un journal officiel afin de permettre au
créancier du vendeur d’exiger le paiement de leur dette.
2. La gérance du fonds de commerce :
Le fonds de commerce peut être géré par le propriétaire lui même ou alors confier la gérance à un
gérant. Toutefois, il existe deux types de gérance :
La gérance libre : Le gérant doit exploiter le fonds pour son propre compte et payer un loyer
au propriétaire. Exemple Exploitation des stations d’essence
La gérance salariale : Le gérant reçoit un salaire du propriétaire du fonds qui en
l’occurrence dispose du profit de l’exploitation. Exemple La gérance des magasins CICAM.
3. Le nantissement du fonds de commerce :
C’est un contrat par lequel un débiteur remet une chose à son créancier pour garantir sa dette. Le
contrat de nantissement est écrit et enregistré dans un registre spécial tenu par le tribunal de
commerce. En cas de non paiement de la dette convenue, le préteur (créancier nantis) peut faire saisir
le fonds et demande sa mise en vente par le tribunal même si le débiteur a déjà revendu ce fonds.
(Droit de suite)
Objectif :
- Identifier, remplir et rédiger correctement les documents liés à la préparation de la
commande.
Introduction :
Le commerçant ou l’entreprise commerciale dans le cadre de son activité a besoin d’une certaine
préparation avant l’acte d’achat et cela s’explique pour 2 raisons essentielles :
Il lui faut déterminer le type, la quantité, et la quantité de produit à commander.
Il lui faut contacter des fournisseurs et choisit celui qui présente les meilleures conditions de
ventes.
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Parmi les documents relatifs à la préparation de la commande nous pouvons citer :
1) La demande d’achat :
Encore appelée bon d’achat c’est un document d’expression des besoins dans une entreprise.
La demande d’achat informe le service d’achat ou des approvisionnements des besoins de chaque
service ou direction pour un achat à effectuer.
La demande d’achat est remplit périodiquement (chaque semaine, chaque mois ou chaque trimestre)
ou de manière spontanée c à d en cas de besoin urgent.
La demande d’achat doit ressortie les renseignements suivants :
- La raison sociale ou le nom de l’entreprise
- Le titre du document et son numéro
- Le nom du service utilisateur
- La date et le numéro de commande
- Les détails sur les produits sollicités (Reference, Désignation, Stock existant ou réel, Stock
minimum, Quantité à commander, Délai de livraison sollicité)
- Le nom du fournisseur sollicité et la signature du responsable du service utilisateur.
Elle se présente ainsi :
Cette fiche permet de suivre les transactions de l’entreprise avec chaque fournisseur mais également
d’éliminer celui qui ne donne pas entière satisfaction.
Elle se présente ainsi :
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FICHE ARTICLE (annexe n°……)
3) La fiche fournisseur :
C’est le document relatif à chaque fournisseur en contact ou en relation avec l’entreprise. Elle permet
à l’entreprise de suivre les transactions ou les Operations de l’entreprise avec chaque fournisseur et
d’éliminer ceux des fournisseurs qui ne donnent pas satisfaction.
Une fiche fournisseur comporte les informations suivantes :
- Le titre du document et son numéro
- Nom du fournisseur et son adresse
- Son mode de payement et d’exploitation de produits
- Les transactions effectuées avec l’entreprise
(Date et numéro de commande, Date et numéro de livraison, Observation)
L’ensemble des fiches constituent un fichier ; Lorsqu’une entreprise existe le fichier fournisseur et le
fichier produit doivent être mis à jour de manière permanente dans le cadre de l’activité de
l’entreprise.
Elle se présente comme suit :
Lorsqu’il s’agit d’une entreprise nouvellement crée, la recherche du fournisseur et l’achat des
produits passe par les documents suivant :
a) La demande de renseignement :
C’est une correspondance ou un écrit qu’un client adresse à un fournisseur potentiel ou éventuel pour
solliciter les conditions de vente de ces produits.
b) La demande de documentation :
C’est également une correspondance ou une lettre commerciale comme la demande de renseignement
à la seule différence que le client va solliciter une documentation technique relative au produits
sollicités : Catalogue, Dépliant, Prospectus, Brochure, Fiche technique du produit, et même les
échantillons ou spécimens de produits (modèle réduit du produit que vous désirez).
c) Demande ou liste de prix :Ecrit ou correspondance par laquelle l’acheteur sollicite une liste
de prix pratiqué par le fournisseur (la tarification en vigueur)
Exemple 1 : Rédaction d’une demande de renseignement
La direction du COLLEGE MOHOUA de Douala sollicite les informations précises pour l’acquisition
du matériel suivant :
- 20 micro-ordinateurs pentium 4 DELL
- 5 imprimantes HP
- 2 photocopieurs CANON
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Le fournisseur sollicité est « SON et MUSIQUE » BP : 140 Douala.
Travail à faire : présentez cette demande de renseignement
Exemple 2 : Rédaction d’une demande de documentation
Reprenons les informations précédentes et rédigez une demande de documentation
COLLEGE MOHOUA
BP : 13274 DOUALA
SON et MUSIQUE
BP : 140 Douala
Objet : Demande de Douala, le ................
Renseignement
Messieurs,
Veuillez avoir l’obligeance de nous faire parvenir dans de bref délai, vos
meilleurs conditions de qualité, quantité, de prix, de livraison, et de paiement pour la fourniture
éventuelle du matériel ci-après :
- 20 micro ordinateurs pentium 4 DELL
- 05 imprimantes HP
- 02 photocopieurs CANON
Veuillez croire, Messieurs à l’expression de nos sincères remerciements.
L’intendant
COLLEGE MOHOUA
BP : 13274 DOUALA
SON et MUSIQUE
BP : 140 Douala
Objet : Demande de Douala, le ................
Documentation
Messieurs,
Veuillez avoir l’obligeance de nous faire parvenir dans de bref délai, vos
meilleurs conditions de qualité, quantité, de prix, de livraison, et de paiement pour la fourniture
éventuelle du matériel ci-après :
- 20 micro ordinateurs pentium 4 DELL
- 05 imprimantes HP
- 02 photocopieurs CANON
Votre proposition devra être accompagnée des catalogues, des notices ou
fiches techniques et des dépliants produits.
Veuillez agréer, Messieurs à l’expression de nos sincères salutations
L’intendant
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Chaque fournisseur qui répond à un appel d’offres est appelé soumissionnaire et sa réponse est
appelée soumission.
La lettre d’appel d’offres : c’est un écrit ou une correspondance qu’un acheteur adresse à un
fournisseur potentiel pour solliciter les conditions de vente des produits.
Remarque :
La différence fondamentale entre l’appel d’offres et la lettre d’appel d’offres est que :
L’appel d’offres est un avis ou un communiqué qui peut paraître par voie de radio ou de presse tandis
que la lettre d’appel d’offres est une correspondance que l’on adresse.
L’appel d’offres peut être :
National : Quand il s’adresse seulement à des entreprises situées sur le territoire national.
International Lorsqu’il s’intéresse non seulement aux entreprises situées sur le territoire national
mais aussi aux entreprises situées dans des pays étrangers.
Appel d’offre est dit Public lorsque cet avis est ouvert à tous fournisseurs potentiels nationaux ou
internationaux.
Il est dit restreint lorsqu’il s’adresse uniquement à quelques fournisseurs présélectionnés nationaux.
REPUBLIQUE DU CAMEROUN
PAIX-TRAVAIL-PATRIE
APPEL D’OFFRES
OFFRE CONCERNANT LES PRODUITS DE QUICAILLERIE
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Exemple 2 : Rédaction dune lettre d’appel d’offres
Lorsque le client reçoit les réponses des fournisseurs il procède à un dépouillement, il confronte les
différentes réponses selon les critères objectifs tel que :
Le prix de vente ou le montant de la commande.
- Le délai de livraison - Le délai de règlement et de paiement
- Le coût de l’expédition - La qualité des produits
- Le savoir-faire et la compétence du fournisseur
- Le sérieux du fournisseur
Il existe 2 méthodes de choix du fournisseur :
o La méthode par pondération des rangs (ou par classement)
o La méthode par choix unique par rapport à un critère précis.
Le tableau de dépouillement des offres peut se présenter de la manière suivante :
Légende :
1= PVU ou montant de la commande 2= Coût de l’expédition 3= Délai de livraison 4=
Délai de paiement
EXERCICE D’APPLICATION N°1 : La rédaction d’une demande de renseignements
La direction du Collèges Mohoua BP 13274 Douala Tel : 33 08 24 95/77 93 26 12 sollicite les
informations précises pour l’acquisition des fournitures suivantes.
- 50 registres d’appel
- 50 cahiers de texte « Grand format »
- 500 boîtes de craie couleur blanche
- 10 boîtes multi color
- 2000 livrets scolaire « Enseignement général et technique commercial »
Travail à faire : Présenter la demande de renseignement à la date du jour sachant qu’elle est
adressée a LIPACAM BP : 4016 Douala.
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EXERCICE D’APPLICATION N°2 :
Le principal du collège MOHOUA a besoin des manuels scolaires pour équiper la bibliothèque dans
la discipline mathématique générale. A cet effet, elle consulte 3 fournisseurs dont les offres sont
résumées dans le tableau ci dessous :
Condition de vente Prix unitaire Paiement Livraison Emballage
Du livre
Fournisseurs
PAPETERIE ARNO 4500 F 60 jours Port franco 1/ charge du client
LIPACAM 4300 F 30 jours A la charge Franco
Du client
LIBRAIRIE 4000 F Au comptant Port ½ Gratuit Charge du client
DES CHAMPIONS
Travail a faire : Présentez le tableau de dépouillement des offres et choisissez les fournisseurs qui
offre les meilleures conditions de vente.
Correction de l’exercice 1 :
COLLEGE MOHOUA
BP : 13275 DOUALA TEL : 33 08 24 95/77 93 26 12
Douala le ............................
LA DIRECTION DU COLLEGE
MOHOUA A LA
SOCIETE LIPACAM
OBJET : Demande de renseignement
Messieurs,
Veuillez nous faire parvenir dans les brefs délais vos meilleures conditions
de prix, de livraison, d’expédition, de paiements........... Pour les fournitures éventuelles des
articles suivants :
- 50 Registres d’appel
- 50 Cahiers de texte « Grand format »
- 500 Boîtes de craie couleur blanche
- 10 boîtes de craie multi couleur
- 200 Livrets scolaires « Enseignement générale et technique commercial »
Veuillez recevoir, Messieurs, nos salutations distinguées.
La Direction
(Cachet + signature)
Correction exercice 2 :
Présentation du tableau de dépouillement :
Condition de vente Prix unitaire Paiement Livraison Emballage
Du livre
TOTAL
Fournisseurs
PAPETERIE ARNO 3E 1E 1ER 2E 7
LIPACAM 2E 2E 3E 1ER 8
LIBRAIRIE 1ER 3E 1ER EX 3E
DES CHAMPIONS 8
On a choisi PAPETERIE ARNO comme le meilleur fournisseur car il présente 04 meilleurs critères
par rapport aux autres fournisseurs.
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LES DOCUMENTS RELATIFS A LA
Leçon 2 : PASSATION DE LA COMMANDE
Objectif :
A la fin de cette leçon, je dois pouvoir rédiger et remplir correctement :
- La lettre de commande
- Le Bond de commande
- Le bulletin de commande
Introduction :
Lorsqu’un acheteur a fini de préparer sa commande (détermination des besoins, recherche et choix du
fournisseur). Il peut enfin s’adresser au fournisseur retenu en lui demandant la fourniture ou la
livraison des produits ou service sollicités : on dit qu’il passe commande. Plusieurs possibilités lui
seront offertes pour le faire, mais nous nous attarderons beaucoup plus sur les supports écrits.
I- Définition :
La commande est un engagement que prend un acheteur envers son fournisseur de lui acheter une
marchandise à un prix déterminé. Généralement les ventes en gros se font presque uniquement sur
commande.
1) La lettre de commande :
a) Définition :
C’est une simple lettre par laquelle le client passe commande au fournisseur. Elle constitue un
engagement du client visa vis du fournisseur, à cet effet le client doit accorder une très grande
importance dans sa rédaction. D’une manière générale la lettre de commande doit faire ressortir les
précisions sur les éléments suivants :
- Les quantités des marchandises à commander
- Le prix à payer
- Le délai de livraison et mode d’expédition
b) Présentation :
Thème d’étude :
Le principal du collège MOHOUA BP : 13275 Douala Tel : 33 08 24 95/77 93 26 12 a sollicité la
librairie PAPITERIE ARNO pour l’achat de 3 cartons de rame de papier et 10 cartons de craies
blanches de marque robert-Collor.
Travail à faire : rédiger la lettre de commande.
Information complémentaires :
ARNO Date de commande : 30 septembre 2011
BP : 2414 Dla Délai de livraison 15 jours après la commande
Tel : 337 28 29 30 Transport : par vos soins et à notre charge
Correction de la lettre de commande :
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COLLEGE MOHOUA
BP: 13275 CCB....................
Tel: 33 08 24 95 RC........................
2) Le bon de commande :
C’est un imprimé portant l’en-tête de l’acheteur utilisé pour passer commande. Sa présentation a été
normalisée mais elle n’est pas d’un emploi obligatoire. En outre chaque entreprise peut adapter
l’imprimé face à ses besoins.
2.1) Identification des étapes relatives à la passation de la commande :
Elles sont au nombre de six : nous allons les illustrer dans le graphique suivant.
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NB : Le bon de commande est toujours signé par le client et établi par ce dernier.
2.2) Acheminement de chacun des exemplaires du bon de commande :
Le bon de commande est généralement établi en trois exemplaires :
Exemplaire n° 1 Blanc. Il est adressé au fournisseur afin de lui permettre :
D’accuser réception de la commande
D’établir la facture correspondante
D’établir le bon de livraison et le bordereau d’expédition.
Exemplaire n° 2 jaune. Il est adressé au service comptabilité pour lui permettre de contrôler
la facturation et de mettre à jour la fiche fournisseur.
Exemplaire n°3 bleu. Il est destiné au service magasin pour permettre la vérification de la
livraison lors de la réception des produits puis il est mis aux archives.
2.3) Les contrôles liés aux opérations d’achat :
Nous avons:
Les contrôles documentaires : qui vérifient la conformité des écritures entre le bon de
commande et le bon de livraison
Le contrôle quantitatif : qui vérifie si la marchandise commandée est livrée
Le contrôle qualitatif : qui vérifie si la marchandise ne présente aucun défaut
2.4) les critères d’une bonne commande :
Une bonne commande présente des critères ci-après :
o Le délai de livraison
o Respect des engagements des fournisseurs
o Les conditions de paiements
o Le prix
2.5) Le suivi de la commande :
Lorsque les commandes sont nombreuses, il est utile de dresser un planning pour assurer un suivi
efficace jusqu’à la livraison.
On appelle planning de surveillance un calendrier qui spécifie ou détaille selon une période
déterminé les dates de livraison, date de commande, date de réception, date de relance etc.
3) Le bulletin de commande :
C’est un imprimé que le fournisseur conçoit avec son en –tête et met à la disposition de ses clients
pour lui passer commande.
Il est généralement inséré dans le catalogue, les journaux, les revues ou présentés sous la forme de
livret détachable tenu par le représentant commercial du fournisseur.
Il est couramment utilisé pour la vente par correspondance.
Il se présente comme suit
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Annexe n°……..
________________________
BULLETIN DE COMMANDE ___________________
_______________
En date du………………………………………………….
Noms …………………………………………………………
Prénoms ……………………………………………………. ………………………………………………
Adresse……………………………………………………….
………………………………………………………………….. ……………………………………………
Code postal…………...........Ville……………………
…………………………………………………………
DESIGNATION REFERENCES QUANTITE P. U MON
TANT
Objectif :
- Décrire et établir le bon de livraison, réaliser sa ventilation
- Caractériser un bon de réception et un bon d’entrée
Introduction :
Lorsque le fournisseur a reçu la commande du client, il doit lui faire parvenir un écrit ou toutes
informations destinées à lui notifier de la réception de la commande et son engagement à livrer ou
non.
Parmi les différents documents on peut citer :
1) L’accusé de réception de la commande :
C’est un imprimé, un écrit ou le 1er double du bon de commande qu’un fournisseur fait parvenir à son
client, pour lui signifier de la réception de sa commande et de l’engagement pris à livrer ou à ne pas
livrer.
Application :
Le 25 septembre LIPACAM reçoit la commande de son client imprimerie nouvelle.
Travail à faire : Présenter la lettre d’accusé de réception dans le cas suivants :
1) LIPACAM accepte la livraison des marchandises commandées.
2) LIPACAM refuse de livrer parce que ces marchandises ne sont pas disponibles en stock
3) LIPACAM accepte la livraison à condition que le client accepte d’être livré dans 15 jours.
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Correction de l’exercice1:
LIPACAM
BP : 597 CCBN° 20005670
Tel : 34 026 24 RCN° 4002342
IMPRIMERIE NOUVELLE
Correction N°2 :
LIPACAM
BP: 597 CCBN° 20005670
Tel: 34 026 24 RCN° 4002342
IMPRIMERIE NOUVELLE
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Correction N°3 :
LIPACAM
BP: 597 CCBN° 20005670
Tel: 34 026 24 RCN° 4002342
IMPRIMERIE NOUVELLE
2) Le bon de livraison :
C’est le document qui accompagne les marchandises lorsque la livraison est effectuée par le
fournisseur lui-même.
Le corps d’un bon de livraison doit ressortir : les références, la désignation ou l’objet de livraison, les
unités de ventes et les quantités livrées.
Remarque : le bon de livraison doit toujours être visé par le fournisseur.
3) Bordereau d’expédition
C’est le document qui accompagne les produits livrés lorsque la livraison est effectuée par un
transporteur indépendant ; dans ce cas le bordereau d’expédition doit être établi en trois (03)
exemplaires et pour chaque partie au contrat : le fournisseur, le transporteur et le client.
4) Le bon de réception :
C’est un document qui peut être à la fois interne ou de liaison :
Lorsque c’est un document interne, il ne circule pas hors de l’entreprise, il est conçu pour
faciliter un contrôle entre les produits commandés, les produits livrés et les produits reçus.
Lorsque le bon de livraison a été visé par le service des achats et remis au chef magasinier de
l’entreprise après un second contrôle des produits livrés et pour stockage des produits ce bon
de livraison devient bon de réception.
Remarque : la différence entre le bon de livraison et le bon de réception se situe au niveau des
observations et le lieu et date de la réception.
Lorsque les produits ont été réceptionnés, ils doivent à la suite être stockés dans un entrepôt et gérés
d’une manière contrôlée.
Cette gestion suppose l’utilisation de trois documents.
5) Documents relatifs au stockage :
a) La fiche de stock :
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Annexe n° ………..
BON D’ENTREE N°
FOURNISSEUR :…………………………………..
COMMANDE N° …………………………………
Date……………………………
Réf. Désignation Quantité Observation
Signature
C’est un document ou imprimé interne conçu pour enregistrer et suivre les mouvements
chronologiques c.-à-d. jour après jour de chaque article ou réfèrent dans un entrepôt.
b) Le bon d’entrée (en stock) « B.E » :
C’est un document interne à l’entreprise permettant de s’assurer de l’entrée effective ou réelle des
produits livrés en stock.
Elle se présente comme suit :
c) Bon de sortie :
C’est le document interne qui permet de réaliser toutes sorties de produits d’un stock ou d’un entrepôt
de stockage. Elle se présente comme suit :
EXERCICE D’APPLICATION :
Annexe n°………….
BON DE SORTIE N°
CLIENT :
COMMANDE N° : Date :
Réf. Désignation Quantité Observation
Signature
Vous avez reçu d’une entreprise les différents mouvements de stock d’un produit de la manière
suivante :
1/10/2010 SI 1000 boîtes à 2850 F l’une
10/10/2010 B.E 400 boîtes à 2950 F l’une
15/10/2010 B.S 300 boîtes
18/10/2010 B.S 600 boîtes
22/10/2010 B.E 700 boîtes à 3000 F l’une
27/10/2010 B.S 500 boîtes
31/10/2010 B.S 100 boîtes
Travail à faire : présentez les différentes fiches de stocks en considérant les procédés suivants :
a) PEPS/ FIFO
b) CMUP après chaque entrée
c) CMUP total des entrées
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d) CMUP total des entrée plus SI
Correction de l’exercice :
CMUP après chaque entrée= Valeur stock restant en magasin + valeur du stock entrant
Qté du stock restant + qté du stock entrant
CMUP total des entrées = Valeur total des seules entrées de la période
Qté totale des seules entrées de la période
CMUP entrées + SI = Valeur du stock initial + valeur total des seuls entrées de la période
Qté du SI + Qté des entrées de la pério
Correction de l’exercice :
Méthode PEPS
Dates libellés Entrées Sorties Stock
QTES PU MTS QTE PU MTS QTE PU MONTANTS
1/10/2010 SI 1000 2850 2 850 000
10/10/2010 BE 400 2950 1180000 400 2950 1180 000
15/10/2010 B.S 300 2850 855000 700 2850 1 995 000
400 2950 1 180 000
18/10/2010 BS 600 2850 1710000 100 2850 285 000
400 2950 1 180 000
22/10/2010 BE 700 3000 2100000 100 2850 285 000
400 2950 1 180 000
700 3000 2100 000
27/10/2010 BS 100 2850 285000
400 2950 1180000 700 300 210 000
31/10/2010 BS 100 3000 300000 600 3000 1800 000
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CMUP total des entrées de la période plus SI
Dates libellés Entrées Sorties Stock
QTES PU MTS QTE PU MTS QTE PU MONTANTS
1/10/2010 SI 1000 2850 2 850 000
10/10/2010 BE 400 2950 1180000 1400 4030000
15/10/2010 B.S 300 2919,04 875714 1100 3154288
18/10/2010 BS 600 2919,04 175142 500 1402864
22/10/2010 BE 700 3000 2100000 1200 3502864
27/10/2010 BS 500 2919,04 1459520 700 2043344
31/10/2010 BS 100 2919,04 291904 600 1751440
Objectif :
- Dresser une facture,
- calculer et incorporer les éléments de facturation
- Incorporer les minorations et les majorations dans une facture
Introduction :
Dans le processus normal d’exécution du contrat de vente, la facturation suit la livraison. Cet étape
consiste pour le fournisseur à vérifier le bon de réception preuve que le client a réellement reçu les
marchandise livrées et établir le document présentant le montant à payer et le mode de règlement : la
facture.
I- Définition :
La facture : est un document établit par le fournisseur et adressé au client pour lui présenter le détail
des marchandises qu’il a achetées, leur prix, le montant à payer et éventuellement le mode de
règlement.
La facture est adressée au client au moment de la livraison ou après.
II- Etablissement de la facture :
Pour établir une facture, le fournisseur doit consulter les documents suivants :
Le bon de commande : Il rappelle l’identification du client son adresse, ses correspondances
bancaires, et postales, son mode de facturation.
Le bon de livraison : Il présente les articles livrés et réceptionnés par le client.
La liste des prix : C’est le document qui présente la tarification en vigueur c.-à-d. la liste des
prix applicables
La fiche client : Le document présente les conditions spéciales accordées à chaque client du
fournisseur (réduction spéciales, autres avantages)
Le code fiscale : c’est un support qui présente les différents taux applicables par rapport à la
taxe ou à l’impôt.
III- Les réductions sur une facture :
On distingue deux catégories de réduction sur facture :
Les réductions à caractère commercial
La réduction à caractère financier
1) Les réductions à caractère commercial :
Il s’agit :
o Les rabais : c’est une réduction qui est accordée au client lorsqu’il y a défaut ou non-
conformité des produits commandés.
o La remise : C’est une réduction accordée au client compte tenu du volume d’achat.
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o La ristourne : c’est une réduction accordée au client qui a réalisé les achats chez le même
fournisseur pendant une même période.
2) La réduction à caractère financier :
o L’escompte de règlement : C’est une réduction accordée généralement lorsque le client
anticipe par rapport à l’échéance du règlement c.-à-d. il paye avant le délai de règlement.
Exemple : DEFO qui doit normalement payer la facture de NANA dans 30 jours, le fait avant ce
délai ; NANA lui accorde un escompte de 2% sur le montant de la facture.
IV- Les types de factures :
Les factures sont généralement regroupées en deux catégories : les factures courantes et les factures
spéciales.
a) Les factures courantes :
Nous avons ici les factures couramment employées dans la vie commerciale : la facture simple,
d’envoie, relevé de facture.
La facture simple (DOIT) :
Elle est établie quand le fournisseur et le client sont dans la même ville et peut remplacer le bon de
livraison. Elle peut être réglée au comptant ou à crédit.
La facture d’envoi (DOIT) :
Elle est établie quand le fournisseur et le client sont dans les villes ou pays différents. Les moyens et
les modalités de transport y sont stipulés.
La facture d’avoir (note de crédit) :
C’est une facture qui constate la dette du fournisseur envers son client ; elle peut être établie dans
l’un des cas suivants :
- Lors du retour des marchandises non conforme à un fournisseur
- Lors du retour des emballages consignés à un fournisseur
- En cas d’un supplément de marchandise livré mais sur facturés
- En cas d’une erreur sur le prix
- En cas d’une réduction accordée hors facture
Le relevé de facture :
C’est un récapitulatif relatif à une facture établie pour chaque achat, et un état qui regroupe toutes les
transactions de la période considérée qui fera l’objet d’un règlement unique.
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Lorsque la facture comporte la mention port payé c’est- à- dire le port est payé par le fournisseur et
récupéré sur le client et ne doit pas être compris dans la base de calcul de la TVA. A ce niveau, le
fournisseur n’a pas de camion, il loue un véhicule et doit payer le transporteur.
NB : Lorsque la facture comporte la mention port tout court, on assimile cette notion au port payé et
ces frais ne supportent pas la TVA.
VI- Influence de la TVA sur les emballages consignés :
Nous allons distinguer les emballages consignés récupérables et identifiables : ce sont les emballages
qu’on peut identifier ou reconnaître individuellement.
Exemple : Les conteneurs : cette consignation d’emballage ne supporte pas la TVA.
Les emballages récupérable, non identifiables supporte la TVA.
Exemple : les casiers, les bouteilles
Lorsqu’une facture comporte la mention d’emballage tout court, on applique la TVA.
VII- Influence de la TVA sur la facture « AVOIR » :
Le traitement de la facture avoir respecte le même principe que la facture doit.
La facture avoir supporte les même réductions que la facture « doit »
La facture « Avoir » est établi selon plusieurs cas :
Lors d’un retour de marchandise :
Généralement le client paie le transport pour acheminer les marchandises ayant les anomalies auprès
du fournisseur : il s’agit du port payé ; des frais de transport ne supportent pas la TVA.
En ce qui concerne les emballages consignés le principe reste le même que dans la facture doit.
Lors d’une réduction hors facture :
C’est une réduction qui est accordée au client par le fournisseur, le client lui rappelle cette diminution
après que la vente soit effectuée ces réduction hors facture supportent la TVA.
Lors d’un retour d’emballage :
Le traitement est le même que celui de la facture « Doit » c.-à-d. que les emballages consignés
indentifiables ne supporte pas la TVA. Alors que les emballages consignés non identifiable supportent
la TVA
Objectif :
- Etablir et manipuler correctement un chèque, une traite, un billet d’ordre
Introduction :
Le règlement est la dernière étape de l’exécution d’un contrat de vente. Il consiste pour le client
(débiteur) de payer à son fournisseur (créancier) le montant porté sur la facture. Les principaux
documents relatifs au règlement sont :
- Les documents relatifs aux règlements au comptant
- Les documents relatifs aux règlements à crédit.
Section1 : Les documents relatifs aux règlements au comptant
Le règlement au comptant peut être effectué soit en espèce, soit par l’intermédiaire de la banque et de
la poste.
I- Les documents utilisés pour le règlement en espèce :
On distingue :
1) Le reçu :
C’est un écrit ou un document qui constate la remise d’une somme d’argent, d’un chèque ou d’un
objet quelconque.
Exemple : le reçu de scolarité du collège MOHOUA
2) La quittance :
C’est un document remis par le créancier qui vient d’être réglé à son débiteur en contrepartie d’une
prestation de service rendu (consommation d’eau, d’électricité).
Exemple : Quittance AES SONEL
3) Le ticket de caisse :
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Il tient lieu de quittance lorsqu’il est remis par une caisse enregistreuse. Cependant le client ne peut
pas en servir comme preuve légale de l’origine des articles étant donné qu’il ne comporte pas de
détails.
4) Le bordereau de versement en espèces :
C’est le document qui présente le détail de la somme d’argent versée soit à la banque, soit dans les
centres des chèques postaux.
II- Le règlement par la banque :
Il se fait par l’utilisation du chèque bancaire et du virement bancaire.
a. Le chèque bancaire :
i. Définition :
C’est un document par lequel, une personne (tireur) ayant des fonds disponible dans une banque (tiré)
donne l’ordre à celle ci de payer à vue une certaine somme soit à elle même soit à une autre personne
appelée bénéficiaire.
NB : Les personnes qui interviennent dans l’établissement du chèque sont :
Le tireur : c’est celui qui émet le chèque (le client ou débiteur)
Le tiré : C’est la banque ou l’organisme financier qui garde les fonds du tireur.
Le bénéficiaire : C’est la personne au profit de laquelle le paiement sera effectué par le tiré.
Elle peut être le tireur lui même, ou la personne dont le nom figure sur le chèque (fournisseur
ou moi même).
Remarque :
Depuis le 1er janvier 1997 le Cameroun a rendu obligatoire le pré barrement des chèques en
circulation sur l’ensemble du territoire national.
Il existe deux types de barrement :
Le barrement dit général : c- a- d qu’il n’existe aucune indication sur l’agence de banque ou
l’encaissement doit s’effectuer
Le barrement dit spécial : Le nom de l’agence de la banque ou doit s’effectuer l’encaissement
est précisé.
Pour encaisser un chèque barré il faut être titulaire d’un compte courant bancaire ou d’un compte
courant postal ; dans le cas contraire il faut endosser le chèque reçu c.-à-d. transférer la propriété du
chèque à une autre personne qui devra l’encaisser afin de vous donner l’espèce.
Le pré barrement du chèque comporte pour un pays des avantages et des inconvénients.
1) Avantages de cette mesure
- Encourager l’ouverture des comptes bancaires ou compte postaux.
- Augmenter la masse monétaire d’un pays
- Lutter contre la thésaurisation
2) Inconvénients de cette mesure :
- Freiner les échéances
- Limiter l’utilisation des chèques comme moyen de paiement
b. Le virement (bancaire ou postal) :
C’est une opération par laquelle le règlement d’une dette quelconque se fera par le transfère des
fonds d’un compte (débit ou crédit) à un autre (débit ou crédit).
Pour une opération de virement trois documents sont sollicités :
o L’ordre de virement : c’est le document par lequel le titulaire d’un compte donne l’ordre à sa
banque d’effectuer le virement.
o L’avis de débit : C’est le document que la banque adresse au donneur d’ordre du virement
pour l’informer de l’exécution de l’opération.
o L’avis de crédit : C’est les documents que la banque du donneur d’ordre adresse au
bénéficiaire du virement pour l’informer de l’opération effectuée.
Lorsque le débiteur (le client) et le créancier (fournisseur) procèdent leurs comptes respectifs dans
une même banque le virement sera dit direct dans le cas contraire il est indirect.
c. Le chèque postal :
C’est un document par laquelle une personne le tireur qui a constitué les fonds chez le tiré (centre de
chèque postaux) lui donne l’ordre de payer à vue une certaine somme soit à elle-même, soit à une tiers
personne appelée bénéficiaire.
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Le chèque postal peut être barré tout comme le chèque bancaire. Il existe quelque différence entre un
chèque postal et un chèque bancaire.
Principales différences Chèque bancaire Chèque postal
Personne a qui le Le bénéficiaire Le bénéficiaire
Chèque est remis Le CCP qui avise le bénéficiaire
Endossement Endossable Non endossable
Délai de présentation 8 jours, 20 jours, 70jours 2 mois uniquement
Possibilité de crédit Crédit à court et à moyen terme
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« VERSO »
Payez à l’ordre de _____________________________________
Lieu et date __________________________________________
(Signature de l’endosseur)
2) Le billet à ordre :
a) Définition :
C’est un écrit par lequel un débiteur (souscripteur ou client) reconnaissant sa dette s’engage à payer
à l’ordre d’une autre personne bénéficiaire créancier une certaine somme à une échéance donnée.
Remarque :
Le débiteur prend l’initiative et rédige lui même le billet à ordre car il s’engage lui-même à régler sa
dette à une date déterminée, il n’a dont pas de lieu pour le créancier de sollicité l’acceptation.
Le billet à ordre est surtout utilisé en car de vente d’un fonds de commerce à crédit.
Le billet à ordre est soumis à la même procédure de circulation, négociation, de paiement de non
paiement tout comme la lettre de change.
b) Comparaison de la lettre de change et le billet à ordre :
- Ressemblance
Critères de comparaison ressemblance
Nature du document Ces deux documents sont les effets de commerce
Transmission Par endossement
Avale Possibilité de garantir le paiement par un avaliste
Solidarité Tous les signataires sont solidairement responsables du paiement
du montant de l’effet de commerce.
Négociation Ces 2 effets sont négociables
Il est obligatoire
Timbre fiscale
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- Différence
Critères de comparaison Lettre de change Billet à ordre
Objectif du document Ordre de payer La promesse de payer
Emetteur Créditeur (fournisseur) Débiteur (client)
Acceptation Débiteur (tiré) Non accepter car le document établit par
Le débiteur
Fréquence d’utilisation Très sollicité dans les transactions Utilisation peu fréquente
commerciales
NB : Pour les applications sur les documents relatifs aux règlements attendre les travaux dirigés.
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