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20 La méthode de dichotomie est la suivante. On se fixe deux nombres réels a
et b tels que a < b et P(a).P(b) < O, et un nombre strictement positif E; on
EPREUVE PRATIQUE DE MATHEMATIQUES ...,
engendre deux suites de nombres a , , a, ,..., a, et b, ,b, , bN par les r q e s
suivantes :
DUS& : 3 heures
- - on pose a. = a et b, = b;
- supposons 1
a,, .et b , déjà déterminés; si l’on a a, - b, 1
< r,
on pose N = n et on arrête le calcul; dans le cas contraire, on posé
a,,, = (a, + b , ) / 2 ; si l’on a P(a,+, ) = O, on pose b,+, = a,:, ; si l’on a
P (a,+ ,) # O, on prend pour b,, , celui des nombres a, et b , pour lequel on a
AVERTISSEMEhT P(anAi ) - P ( b n + i ) < 0.
On note a le plus petit des nombres aNet bN y et @ le plus grand. Montrer que
L‘emploi d’une calculatrice de poche est autorisé et recommandé. Les candidats -+
l’on a 1 p - a 1 < E , N < 1 log [(b - a),!e]/Iog 2 et qu’il existe une
sont priés d’indiquer la marque et le modèie de leur calculatrice, et de mentionner racine du polynôme P(x) dans l‘inten-alle [a,$1.
si celle-ci est programmable. Si des programmes sont utilisés pour les calcuk, il
peut être utile de donner quelques détails sous forme de liste ou d’organigramme.
+
30 Appliquer la méthode de dichotomie avec a = n i , b = n, 1et E = 10-’
(pour chacune des valeurs i = 1, 2, 3). On donnera sous forme de table les nom-
bres :
1
On considère le polynôme à une variable :
et l’on en déduira une valeur approchée de x , ,x , , x , à 10- près, notée x i ,X:
P(2) = 2’ - 7 2 +3, ou x j .
dont on cherche à déterminer les racines; dans la première partie, on s‘intéresse
AUX racines réelles. Tout nombre réel s’écrit de manière unique sous la forme
.c -- n 4- 0, avec n entier et O < 0 < 1; on dit que n est la partie entière de z, 40 La méthode de la tangente de Newton-Raphson est la suivante. On note
qael que soit le signe de ce nombre. P’(2) la dérivée du polynôme P(z) et l’on pose F ( z ) = x - P(x)/P’(2). On se
fixe un nombre réel a et un nombre strictement positif r; on engendre une suite
10 Par étude des variations de P (2) pour x réel, et calcul de P (n)pour certains de nombres c, , c, , ... , cN par les règles suivantes :
entiers n bien choisis, démontrer que le polynôme P (2) a (exactement) trois - on pose c, = a, etc, = F(a);
.
racines réelles; on les note x , , x2 ,x 3 et l’on convient que l’on a x , < x , < x ,
- si l’on a n 3 1et que c, soit déjà déterminé, on pose N = n et on arrête
Déterminer les parties entières n, ,n, ,n3 de ces racines.
le calcul si l’on a 1 c , - c,- , 1 < E ; dans le cas contraire, on pose
cn+ i = F(cn 1.
Dans les cas que l’on envisage ici, le calcul s’arrête (mais il existe des cas où la
suite engendrée a une infinité de termes).
On applique cette méthode avec a égd à x i x i puis x j et r = 1 0 - O . Le nom-
y
bre cN sera noté z: ,x i et x j dans ces trois cas. Essayer de prouver que x; est une
valeur approchée de xi à 10-O près (autrement dit, que l’on a 1 xr - x i 1 < 1 0 - O ) .
Tournez la page S. V. P.
-3- -4-
50 Déterminer les coefficientsdu polynôme P, (z) = (z - zl) (z z, ) (z - - 2,).
Effectuer €a division eudidienne de P(z) par P, (z) sous fa forme : III
P ( 4 = P,(z).Q(z) +R(4 On appliquk €a méthode de €a partie II au cas où II (z)= Q (z).On donnera les % C
(D-
résu€tats des cal& avec 9 chiffres significatifs. s
où R(z) est un polynôme de degré < 2. Donner-les valeurs des coefficients de BI
*yr. v
P, (z), Q (z) et R (2) à I O - o près, en indiquant le d é t d des calculs. 10 C a l d e r rl ,r, et r,, 0
u? Yc
tDm
20 Prouver que le polynôme Q (x) a 4 racines distinctes, non réelles, et que D (u) Ca
a trois racines réelles u , < u, < u , . <
(P
en s'inspirant de la partie 1.
30 DCterminer IL, O
II 9
9,
40 Achever €a détermination des racines du polynôme Q (2). 3
L
10 Considérons un polynôme de degré 4 à coefficients réels, à racines distinctes,
s
b
II (2) = z4 + C, z3+ C, x2 + C, z + c,
IV
Pour tout nombre complexe u, on définit un polynôme Pu (z, y) en les variables
x. ?' : Donner sous forme de table les racines du polynôme z7 7z - + 3, les parties
Pu (2, y) = (c, - u) 9 + c, zy + y, + c, i uy + c, réelles et imaginaires étant données arec 9 chiffres sigdicatifs.
Montrer qu'il existe 4 couples de nombres complexes (xi ,yi ), liés aux racines
de II (z),tels que l'on ait Pu(zi ,yi ) = O pour tout nombre complexe u. lIT.B.- Le polynôme x' 72 - +3 est le premier exemple connu, d6couvert
en 1977, d'un polynôme à coefficients entiers, dont le groupe de Galois soit le
groupe simple d'ordre 168. Le calcul des racines est la première Ctape dans €a
20 Déterminer en fonction de c, ,c, , c, ,c, des nombres réels r1 , rl, r, tels ddtermination du groupe de Galois.
que le polynôme :
D (u) = u3 - rl uz + r, u - r,
ait €a propriété suivante :u on a D (u) = O si et seulement si le polynôme Pu(z, y)
est un produit L (z, y) M (z, y) de deux polynômes de degré total 1n.
30 On suppose qu'aucune racine de II (z) n'est réelle et l'on note ces racines sous
la forme a, ü, b, 6 (où i désigne le conjugué d'un nombre complexe 2); on note
u, ,u, et u, €esracines de D (u). Exprimer €es ui en fonction de t~ et de b (on mon-
trera que les nombres u,&sontr k l s et on les supposera numérotés de sorte que l'on
ait u, < u, < u, ).
40 Montrer comment calculer a +
ü, b + L, aü et b6 par extraction de racines
.
camées, supposant connus les nombres c, ,c, ,c, ,c, et u, Comment achever le
calcul des racines de Il (z)?