Normes Comptables
Normes Comptables
La norme comptable
Filière Economie - Gestion Ensemble 4,7et 8
Article premier : (modifié par l'article premier du dahir n° 1-05-211 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) portant
promulgation de la loi n° 44-03) Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant au sens du
code de commerçant est tenu de tenir une comptabilité dans les formes prescrites par la présente loi et les
indications figurant aux tableaux y annexés.
A cette fin, elle doit procéder à l'enregistrement comptable des mouvements affectant les actifs et les
passifs de son entreprise ; ces mouvements sont enregistrés chronologiquement, opération par opération
et jour par jour.
Tout enregistrement comptable précise l'origine, le contenu et l'imputation du mouvement ainsi que les
références de la pièce justificative qui l'appuie.
Les opérations de même nature, réalisées en un même lieu et au cours d'une même journée peuvent être
récapitulés sur une pièce justificative unique.
Toutefois, les personnes physiques dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas deux millions de dirhams (2.000.000 DH), à
l'exception des agents d'assurances, peuvent :
- procéder à l'enregistrement chronologique et global, jour par jour, des opérations à leur date d'encaissement ou de décaissement ;
- enregistrer globalement les créances et les dettes à la clôture de l'exercice sur une liste sommaire mentionnant l'identité des clients
et des fournisseurs et le montant de leurs dettes ;
- enregistrer, en cas de nécessité, les menues dépenses sur la base de pièces justificatives internes signées
par le commerçant concerné
Article 2 : (modifié par l'article premier du dahir n° 1-05-211 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) portant promulgation de la
loi n° 44-03) Les enregistrements visés à l'article premier ci-dessus sont portés sous forme d'écritures sur un
registre dénommé "livre-journal".
Toute écriture affecte au moins deux comptes dont l'un est débité et l'autre est crédité d'une somme
identique.
Les écritures du livre-journal sont reportées sur un registre dénommé "grand-livre" ayant pour objet de les
enregistrer selon le plan de comptes du commerçant.
Le plan de comptes doit comprendre des classes de comptes de situation, des classes de comptes de
gestion et des classes de comptes spéciaux, telles qu'elles sont définies aux tableaux annexés à la présente
loi.
Toutefois, les personnes physiques visées à l'alinéa 5 de l'article premier ci-dessus sont dispensées de la
tenue du grand-livre si la balance récapitulative des comptes peut être établie directement du livre journal.
Article 3 : (modifié par l'article premier du dahir n° 1-05-211 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) portant promulgation de la
loi n° 44-03) Le livre-journal et le grand-livre peuvent être détaillés en autant de registres subséquents
dénommés "journaux auxiliaires" et "livres auxiliaires" que l'importance ou les besoins de l'entreprise
l'exigent.
Toutefois, les personnes physiques visées à l'alinéa 5 de l'article premier ci-dessus sont autorisées à
procéder à la centralisation des écritures portées sur les journaux auxiliaires une fois par exercice à la
clôture de ce dernier.
Article 4 : (modifié par l'article premier du dahir n° 1-05-211 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) portant promulgation de la
loi n° 44-03)) Les personnes assujetties à la présente loi dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur à dix
millions de dirhams (10.000.000) doivent établir un manuel qui a pour objet de décrire l'organisation
comptable de leur entreprise.
Article 5 : La valeur des éléments actifs et passifs de l'entreprise doivent faire l'objet d'un inventaire au
moins une fois par exercice, à la fin de celui-ci.
Article 6 : Il doit être tenu un livre d'inventaire sur lequel il est transcrit le bilan et le compte de produits
et charges de chaque exercice.
Article 7 : La durée de l'exercice est de douze mois. Elle peut exceptionnellement être inférieure à douze
mois, pour un exercice donné.
Article 8 : (modifié par l'article premier du dahir n° 1-05-211 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) portant promulgation de la
loi n° 44-03) Le livre journal et le livre d'inventaire sont cotés et paraphés, dans la forme ordinaire et sans
frais, par le greffier du tribunal de première instance du siège de l'entreprise. Chaque livre reçoit un
numéro répertorié par le greffier sur un registre spécial.
Toutefois, les personnes physiques visées à l'alinéa 5 de l'article premier ci-dessus ne sont pas tenues de
faire coter et parapher par le greffier du tribunal compétent le livre-journal et le livre d'inventaire, à
condition de conserver lesdits livres ainsi que le bilan et le compte de produits et charges pendant dix ans.
Article 9 : Sous réserve des dispositions prévues aux articles 19, 20 et 21 ci-après, les personnes
assujetties à la présente loi doivent établir des états de synthèse annuels, à la clôture de l'exercice, sur le
fondement des enregistrements comptables et de l'inventaire retracés dans le livre-journal, le grand-livre
et le livre d'inventaire.
Ces états de synthèse comprennent le bilan, le compte de produits et charges, l'état des soldes de gestion,
le tableau de financement et l'état des informations complémentaires. Ils forment un tout indissociable.
Le compte de produits et charges récapitule les produits et les charges de l'exercice, sans qu'il soit tenu
compte de leur date d'encaissement ou de paiement.
L'état des soldes de gestion décrit la formation du résultat net et celle de l'autofinancement.
L'état des informations complémentaires complète et commente l'information donnée par le bilan, le
compte de produits et charges, l'état des soldes de gestion et le tableau de financement.
Article 11 : Les états de synthèse doivent donner une image fidèle des actifs et passifs ainsi que de la
situation financière et des résultats de l'entreprise.
A cette fin, ils doivent comprendre autant d'informations qu'il est nécessaire pour donner une image fidèle
des actifs et passifs ainsi que de la situation financière et des résultats de l'entreprise.
Lorsque l'application d'une prescription comptable ne suffit pas pour donner l'image fidèle mentionnée au
présent article, des informations complémentaires doivent être données.
Article 12 : Le bilan, le compte de produits et charges, l'état des soldes de gestion et le tableau de
financement comportent des masses subdivisées en rubriques elles-mêmes subdivisées en postes.
Article 13 : La présentation des états de synthèse comme les modalités d'évaluation retenues ne peuvent
être modifiées d'un exercice à l'autre.
Article 14 : (modifié par l'article premier du dahir n° 1-05-211 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) portant promulgation de
la loi n° 44-03) et décret n° 2-99-1014 du 29 moharrem 1421 (4 mai 2000) ) A leur date d'entrée dans l'entreprise, les
biens acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur coût d'acquisition, les biens acquis à titre gratuit à leur
valeur actuelle et les biens produits à leur coût de production.
A leur date d'entrée dans l'entreprise, les titres acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur prix d'achat.
A leur date d'entrée dans l'entreprise, les créances, dettes et disponibilités sont inscrites en comptabilité
pour leur montant nominal. Les créances, dettes et disponibilités libellées en monnaie étrangère sont
converties en monnaie nationale à leur date d'entrée.
La valeur d'entrée des éléments de l'actif immobilisé dont l'utilisation est limitée dans le temps doit faire
l'objet de corrections de valeur sous forme d'amortissement.
La valeur d'entrée diminuée du montant cumulé des amortissements forme la valeur nette
d'amortissements de l'immobilisation.
A la date d'inventaire, la valeur actuelle est comparée à la valeur d'entrée pour les éléments non
amortissables ou à la valeur nette d'amortissements, après amortissement de l'exercice, pour les
immobilisations amortissables.
Seules les moins-values dégagées de cette comparaison sont inscrites en comptabilité soit sous forme
d'amortissements exceptionnels si elles ont un caractère définitif soit sous forme de provisions pour
dépréciation si elles n'ont pas un caractère définitif.
La valeur comptable nette des éléments d'actif est soit la valeur d'entrée ou la valeur nette
d'amortissements si la valeur actuelle leur est supérieure ou égale, soit la valeur actuelle si elle leur est
inférieure.
S'il est procédé à une réévaluation de l'ensemble des immobilisations corporelles et financières, l'écart de
réévaluation entre la valeur actuelle et la valeur comptable nette ne peut être utilisé à compenser les
pertes ; il est inscrit distinctement au passif du bilan.
Les biens fongibles sont évalués soit à leur coût moyen d'acquisition ou de production, soit en considérant
que le premier bien sorti est le premier bien entré.
Toutefois, les personnes physiques visées à l'alinéa 5 de l'article premier ci-dessus sont autorisées à :
- procéder à une évaluation simplifiée des stocks achetés et des biens produits par estimation du coût d'achat ou de production ou
sur la base du prix de vente, avec application d'un abattement correspondant à la marge pratiquée ;
- procéder au calcul des amortissements des immobilisations selon une méthode linéaire simplifiée.
Article 15 : Les mouvements et informations doivent être inscrits dans les comptes ou postes adéquats,
avec la bonne dénomination et sans compensation entre eux.
Aucune compensation ne peut être opérée entre les postes d'actif et de passif du bilan ou entre les postes
de produits et de charges du compte de produits et charges.
Le bilan d'ouverture d'un exercice doit être identique au bilan de clôture de l'exercice précédent.
Article 16 : Les produits ne sont pris en compte que s'ils sont définitivement acquis à l'entreprise ; les
charges sont à enregistrer dès lors qu'elles sont probables.
Même en cas d'absence ou insuffisance de bénéfice, il doit être procédé aux amortissements et provisions
nécessaires.
Article 17 : Seuls les bénéfices réalisés à la clôture d'un exercice peuvent être inscrits dans les états de
synthèse. Cependant, peut également être inscrit le bénéfice réalisé sur une opération partiellement
exécutée, lorsque sa durée est supérieure à un an, sa réalisation certaine et qu'il est possible d'évaluer
avec une sécurité suffisante le bénéfice global de l'opération.
Article 18 : L'établissement des états de synthèse, sauf circonstances exceptionnelles justifiées dans l'état
des informations complémentaires, doit se faire au plus tard dans les trois mois suivant la date de clôture
de l'exercice.
La date d'établissement des états de synthèse est mentionnée dans l'état des informations
complémentaires.
Article 19 : Si, en raison de situations spécifiques à l'entreprise, l'application d'une prescription comptable
de la présente loi ne permet pas de donner une image fidèle de l'actif et du passif, de la situation
financière ou des résultats, il peut y être dérogé ; cette dérogation est mentionnée à l'état des
informations complémentaires et dûment motivée, avec l'indication de son influence sur l'actif, le passif, la
situation financière et les résultats de l'entreprise.
Le changement de la date de clôture doit être dûment motivé dans l'état des informations
complémentaires.
Article 20 : Lorsque les conditions d'une cessation d'activité totale ou partielle sont réunies, l'assujetti
peut établir ses états de synthèse selon des méthodes différentes de celles prescrites par la présente loi.
Dans de tels cas, il doit indiquer dans l'état des informations complémentaires les méthodes qu'il a
retenues.
Article 21 : (modifié par l'article premier du dahir n° 1-05-211 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) portant promulgation de
la loi n° 44-03) Les personnes assujetties à la présente loi dont le chiffre d'affaire annuel est inférieur ou égal
à dix millions de dirhams (10.000.000) sont dispensées de l'établissement de l'état des soldes de gestion,
du tableau de financement et de l'état des informations complémentaires.
Les personnes visées à l'alinéa ci-dessus sont autorisées à établir le bilan et le compte de produits et
charges et adopter le cadre comptable selon le modèle simplifié tel qu'annexé à la présente loi.
Les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pendant dix ans.
Les documents comptables relatifs à l'enregistrement des opérations et à l'inventaire sont établis et tenus
sans blanc ni altération d'aucune sorte.
Article 23 : L'administration fiscale peut rejeter les comptabilités qui ne sont pas tenues dans les formes
prescrites par la présente loi et les tableaux y annexés.
Article 24 : Les experts comptables, comptables agréés et autres personnes faisant profession de tenir la
comptabilité des personnes assujetties à la présente loi sont tenues de se conformer aux dispositions de la
présente loi et de son annexe pour la tenue de la comptabilité des entreprises dont ils sont chargés.
Article 25 : Sont abrogés lors de l'entrée en vigueur de la présente loi les articles 10, 11, 12 et 13 du
dahir du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) formant code de commerce. Les renvois faits à ces articles dans
les lois et règlements en vigueur s'appliquent de plein droit aux dispositions correspondantes de la
présente loi.
Article 26 : Les dispositions de la présente loi entreront en vigueur à compter du deuxième exercice
ouvert après la date de sa publication au Bulletin officiel.
Selon l'article 1er de la loi n°9-88, « toute personne physique ou morale ayant la qualité de
commerçant au sens du Code de Commerce», doit tenir sa comptabilité dans le respect des
formes prescrites par loi n° 9-88 et présenter ses états de synthèse dans le format des tableaux y
annexés.
La loi comptable concerne donc tous les commerçants qui sont tenus d'appliquer les seules
dispositions qui figurent dans la loi n° 9-88 . La loi comptable ne fait pas expressément référence
au C.G.N.C. Cependant l'application pratique du cadre comptable tel que repris dans l'annexe de la
loi n° 9-88, entraîne la mise en œuvre du plan de comptes préconisé par le C.G.N.C., et qui est
obligatoire au sein des entreprises publiques.
Le Conseil National de Comptabilité a recommandé à l'ensemble des personnes visées par la loi
comptable de considérer que les dispositions du C.G.N.C constituent de fait les modalités
d'application de la loi la loi n° 9-88 .
Article 6 : (modifié par l'article premier du dahir n° 1-18-110 du 2 joumada 1 1440 (9 janvier 2019) portant promulgation de la
loi n° 89-17) Sous réserve des dispositions du chapitre II du titre IV ci-après, relatif à la publicité au registre
du commerce, la qualité de commerçant s'acquiert par l'exercice habituel ou professionnel des activités
suivantes:
1) l'achat de meubles corporels ou incorporels en vue de les revendre soit en nature soit après les avoirs
travaillés et mis en œuvre ou en vue de les louer ;
6) le transport ;
19) la domiciliation.
Fin 1992, la loi comptable n°9-88 a été publiée. Elle regroupe un ensemble de dispositions sous
forme de 26 articles et de tableaux annexes et qui constituent une reprise des dispositions
essentielles du C.G.N.C dont elle ne fait pas référence. Le Code Général de Normalisation
Comptable, (CGNC) a été conçu et présenté au Comité National du Plan Comptable (CNPC) en
1986 et fin 1989, a été publié le décret 2-89-61 emportant le principe de l'application du CGNC
aux entreprises du secteur public.
Selon l'analyse de la loi n° 9-88 instituant la comptabilité normalisée dans les entreprises, les
objectifs recherchés sont essentiellement la mise en place d'un dispositif rigoureux pour la
normalisation des comptabilités au Maroc (articles 1 à 22 de la loi n° 9-88 )., le renforcement de la
valeur de la comptabilité normalisée en prévoyant que : «l'administration fiscale peut rejeter les
comptabilités qui ne sont pas tenues dans les formes prescrites par la présente loi et les tableaux y
annexés» (article 23 de la loi n° 9-88 ).
Cette loi a responsabilisé tous les intervenants dans le processus d'élaboration des comptabilités des
entreprises (article 24 de la loi n°9-88 ) et surtout elle a réformé les différentes dispositions
antérieures de nature comptable, qui sont devenus caducs dès l'entrée en vigueur de la loi 9-88 au
1/1/1994 (article 25 et 26 de la loi ).
- Imposer le cadre conceptuel, en annexant à la loi la liste des comptes à utiliser ainsi que
les états de synthèses définies par le C.G.N.C.
- la première partie intitulée "Norme Générale Comptable" (N.G.C) regroupe les choix directeurs,
Les principes fondamentaux et les conventions» de base qui régissent la normalisation comptable
au Maroc. La N.G.C est conçue comme un cadre général de normalisation susceptible de constituer
la plateforme unique et le langage comptable commun du plus grand nombre d'entités
économiques quelles que soient leurs spécificités ;
- la deuxième partie intitulée « Plan comptable général des entreprises" (P.C.G.E) présente le
dispositif d’application de la N.G.C aux entités économiques ayant le caractère d'entreprise au sens
large, et agissant dans des secteurs d'activité économique autres que ceux des établissements
financiers, des banques et des assurances.
Bien que le P.C.G.E prévoie un certain nombre de cas particuliers d'application, notamment dans
ses dispositions spéciales, certaines branches d'activité très spécifiques pourront faire l'objet
d'adaptations du P.C.G.E, dans le cadre de plans comptables professionnels.
Les établissements financiers, les banques et assurances, restent régis par les dispositions de la
présente Norme Générale Comptable, même s'ils disposent plans comptables sectoriels autonomes
“Norme Générale Comptable” (NGC) qui définit “Plan Comptable Général des Entreprises”
les principes comptables fondamentaux et le (PCGE), constitue le cadre pratique d'application de
dispositif de forme qui doit régir toute comptabilité la “Norme Générale Comptable” (NGC) aux entités
normalisée. économiques qui remplissent les caractéristiques de
“l'entreprise”
véritables système de base de la comptabilité. P.C.G.E. dans le cadre de plans comptables professionnels.
La Norme Générale Comptable (N.G.C) est conçue de façon à satisfaire les 2 objectifs primordiaux de la
normalisation comptable qui sont :
- de fournir une image aussi fidèle que possible de ce que représente l'entreprise à tous les
utilisateurs des comptes, privés ou publics.
Cette fonction d'information interne et d'information externe vise évidemment une grande diversité de
destinataires : l'entreprise elle-même, ses partenaires directs, tels les fournisseurs, clients, salariés,
banquiers et prêteurs, associés et actionnaires, et les pouvoirs Publics tant au niveau fiscal qu'au niveau
économique (comptabilité nationale) et financier (contrôle du crédit).
Le champ d'application de la Norme Générale Comptable est très vaste puisqu'il concerne à priori la
majorité des agents économiques quelle que soit leur taille (des petites et moyennes aux plus grandes
entreprises), leur secteur (public ou privé), leur objet (agricole, industriel, commercial...) et leur forme
juridique (Etat, établissement public, entreprise individuelle, société, association…)
Cette très grande diversité d'utilisateurs et d'assujettis implique la définition d'un modèle d'analyse et
langage communs à tous et qui doivent constituer, s'ils sont pertinents et fiables, l'outil privilégié du
dialogue économique et social.
Il va de soi qu'un objectif et un champ aussi larges ne peuvent être pleinement couverts, quelle que soit la
qualité de l'outil, qu'au prix de quelques dérogations destinées à répondre à des situations particulières qui
ne s'intègrent pas parfaitement dans le cadre général ; mais ces dérogations restent l'exception, et la
Norme se caractérise par son aspect extrêmement général et polyvalent
Cette Norme, qui vise à l'exhaustivité, ne prétend pas sur le plan international, à l'originalité absolue ; au
contraire sa conception se raccorde et doit s'intégrer à celle des principales normes internationales,
permettant aux entreprises et aux professionnels de participer au dialogue méthodologique et à l'échange
d'Informations économiques et financières qui caractérisent le monde moderne, Mais la Norme présente
cependant des aspects originaux qui tiennent à la fois à une nécessaire adaptation aux particularités
nationales et aussi aux progrès méthodologiques rendus possibles par la prise en considération
d'expériences étrangères récentes.
- le moyen qu'elle emploie : présenter un dispositif légal cohérent quant au fond et quant à la forme de
la comptabilité normalisée.
Les idées directrices présentées ci-après concernent plus particulièrement le modèle dit "Normal"; elles
doivent être modulées dans le sens d'un assouplissement et d’un allègement pour le modèle dit "Simplifié"
destiné aux petites entreprises.
La loi comptable n°9-88 a retenu 7 principes comptables fondamentaux dont l'application normale
par l'entreprise amène celle-ci à obtenir des états de synthèse qui donnent une image fidèle (image la
plus objective) de son patrimoine, de sa situation financière et de ses résultats.
Cette application passe par le respect du dispositif de fond et de forme préconisé par la loi
Le code général de normalisation comptable se caractérise par sept principes fondamentaux dont
l'objectif est d'obtenir une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de
l'entreprise.
2 exceptions à ce principe :
principe de spécialisation des C'est la convention par laquelle l'entreprise est amenée, pour des
exercices (Rattachement des raisons économiques, juridiques et fiscales, à découper son
charges et des produits au activité en «exercices comptables», et à calculer le résultat de
résultat d'un exercice donné) chaque exercice en imputant à chacun d'eux les produits et les
profits acquis qui s'y rattachent, ainsi que les charges et les
pertes correspondantes. (article 10 alinéa 2 de la loi comptable
n° 9-88 )
Ceci repose sur une démarche prudente selon laquelle dans l'un
principe de l'importance Ce principe est consacré par la loi à travers l'article 11 alinéa
significative (Appréciation de 2 et 3 de la loi n° 9-88 :
l'objectif de sincérité en fonction
de la réalité et de l'importance des En pratique il autorise l'entreprise à :
évènements enregistrés) - user d'approximations dans les évaluations lorsque les écarts
ne sont pas significatifs,
9) Organisation de la comptabilité
L'organisation de la comptabilité normalisée est destinée à garantir la fiabilité des informations fournies et
leur disponibilité en temps opportun.
La comptabilité, système d'information de l'entreprise, doit être organisée de telle sorte qu'elle permette:
Pour être probante, la comptabilité doit satisfaire aux exigences de la régularité. Celle-ci est fondée sur le
respect des principes et des prescriptions du CGNC.
- saisir et traiter tout fait, événement ou situation née dans l'exercice de manière exhaustive ;
- récapituler les résultats de ces traitements de façon claire et sans compensation entre
eux ;
- garantir la sincérité et la fiabilité de ces traitements depuis leur origine jusqu'à leur
aboutissement aux états de synthèse.
L'article premier de la loi comptable n° 9-88 a prévu l'enregistrement de toutes les opérations qui
affectent le patrimoine d'une entreprise;
L'article 2 de la loi comptable n° 9-88 précise que ces enregistrements doivent être portés sous forme
d'écritures sur un registre dénommé "livre-journal" et que ces écritures doivent être reportées sur un
grand livre.
La loi comptable n° 9-88 prévoit que tout enregistrement comptable doit préciser :
- l'origine, le contenu, et l'imputation du mouvement ainsi que les références de la pièce justificative qui
l'appuie.
Les opérations de même nature réalisées en un même lieu et au cours d'une même journée peuvent
être récapitulées sur une pièce justificative unique.
Les enregistrements ainsi opérés sur les journaux auxiliaires doivent être reproduits sur un grand-livre
qui doit comprendre des classes de comptes de situation, des classes de comptes de gestion, et des
classes de comptes spéciaux, telles qu'elles sont définies aux tableaux annexés à la loi n°9-88.
En vertu du principe de séparation des exercices, retenu par l'article 7 de la loi comptable n° 9-88 , la loi
a prévu dans son article 5 de la loi comptable n° 9-88 le découpage de la vie de l'entreprise en
périodes égales afin de lui permettre, à intervalles réguliers de douze mois, de déterminer les résultats
de la gestion passée en vue de procéder le cas échéant à la répartition des bénéfices annuels.
La loi a prévu une série de règles aptes à garantir la transparence et la fiabilité des enregistrements
comptables, leur traitement et la présentation fidèle de leurs traductions aux états de synthèse :
- le livre-journal et le livre d'inventaire sont côtés et paraphés par le greffe du Tribunal de 1ère
instance dont dépend l'entreprise. (article 8 de la loi comptable n° 9-88 ) ;
- ces documents doivent être établis et tenus sans blanc ni altération d'aucune sorte. (article 22,
alinéa 3 de la loi comptable n° 9-88 ) ;
- les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pendant dix ans. (article 22,
alinéa 2 de la loi comptable n° 9-88 ) ;
- les états de synthèse de fin d'année doivent être établis sur le fondement des enregistrements
comptables et de l'inventaire, retracé dans le livre-journal, le grand-livre et le livre d'inventaire.
(article 9 de la loi comptable n° 9-88 ) ;
- les personnes assujetties dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur à 10.000.000 DHS doivent
établir un manuel décrivant l'organisation comptable de leur entreprise. (article 4 de la loi
comptable n° 9-88 .
Le processus comptable permettant d'établir les états de synthèse à partir des pièces justificatives des
opérations effectuées par l'entreprise tout en respectant un enchaînement logique des étapes à
respecter, et cela sur la base de plusieurs supports comptables tels que :
- Le journal général (Document obligatoire constatant chronologiquement les écritures. Il peut être
subdivisé en journaux auxiliaires)
- Le grand livre (Document obligatoire regroupant l'ensemble des comptes de l'entreprise ainsi que les
- La balance (Document faisant ressortir pour chaque compte les montants totaux des débits et des
crédits ainsi que le solde débiteur ou créditeur
Toute entreprise doit satisfaire aux conditions fondamentales suivantes de tenue de sa comptabilité
2 - employer la technique de la partie double garantissant l'égalité arithmétique des mouvements “débit” et
des mouvements “crédit” des comptes et des équilibres qui en découlent ;
3 - s'appuyer sur des pièces justificatives datées, conservées, classées dans un ordre défini, susceptibles de
servir comme moyen de preuve et portant les références de leur enregistrement en comptabilité ;
5 - tenir des livres et supports permettant de générer les états de synthèse prévus par le C.G.N.C ;
6 - permettre un contrôle comptable fiable contribuant à la prévention des erreurs et des fraudes et à la
protection du patrimoine ;
8 - permettre pour chaque enregistrement comptable d'en connaître l'origine, le contenu, l'imputation
par nature, la qualification sommaire ainsi que la référence de la pièce justificative qui l'appuie.
1 - Le plan de comptes de l'entreprise est un document qui donne la nomenclature des comptes à
utiliser, définit leur contenu et détermine le cas échéant leurs règles particulières de
fonctionnement par référence au .P.C.G.E.
2 - Le Plan Comptable Général des Entreprises (PCGE) et ses éventuelles adaptations dans le cadre
de Plans Comptables professionnels, comportent une architecture de comptes répartis en
catégories homogènes appelées "classes".
Chaque classe est subdivisée en comptes faisant l'objet d'une classification décimale.
Les comptes sont identifiés par des numéros à quatre chiffres ou plus, selon leurs niveaux
successifs, dan le cadre d'une codification décimale.
3 – le plan de comptes de chaque entreprise doit être suffisamment détaillé pour permettre
l’enregistrement des opérations conformément aux prescriptions du CGNC.
4 – Lorsque les comptes prévus par le PCGE ne suffisent pas à l’entreprise pour enregistrer
distinctement toutes ses opérations, elle peut ouvrir toutes subdivisions nécessaires.
5 - Inversement, si les comptes prévus par le PCGE sont trop détaillés par rapport aux besoins de
l'entreprise, celle-ci peut les regrouper dans un compte global de même niveau, plus contracté,
conformément aux possibilités offertes par le PCGE et à condition que le regroupement ainsi opéré
puisse au moins permettre l’établissement des états de synthèse dans les conditions prescrites par
le CGNC.
6 - Les opérations sont inscrites dans les comptes dont l'intitulé correspond à leur nature.
7 - Toute compensation entre comptes est interdite sauf lorsqu'elle est explicitement prévue par le
CGNC.
2 - Le livre-journal tenu dans les conditions prescrites par la loi dans lequel sont enregistrées les opérations
soit jour par jour, soit sous forme de récapitulations au moins mensuelles des totaux de ces opérations, à
condition de conserver, dans ce cas, tous documents permettant de les reconstituer jour par jour.
3 - Le grand-livre formé de l'ensemble des comptes individuels et collectifs, qui permet le suivi de ces
comptes. Chaque compte fait apparaître distinctement le solde au début de l'exercice, le cumul des
mouvements « débit » et celui des mouvements « crédit » depuis le début de l’exercice (non compris le
solde initial), ainsi que son solde en fin de période.
4 - Le livre d'inventaire tenu dans les conditions prescrites par la loi est un support dans lequel sont
transcrits le BL et le CPC de chaque exercice.
Dans le cas où les données sont enregistrées dans des journaux et des grands livres auxiliaires, les totaux
de ces supports sont périodiquement et au moins une fois par mois respectivement centralisées dans le
livre-journal et reportées dans le grand livre.
Les livres et documents comptables peuvent être tenus par tous moyens ou procédés appropriés conférant
un caractère d'authenticité aux écritures et compatibles avec les nécessités du contrôle de la comptabilité.
E - procédures d'enregistrement
1 - Toute opération comptable de l'entreprise est traduite par une écriture affectant au moins deux
comptes dont l'un est débité et l'autre est crédité d'une somme identique selon les conventions suivantes:
- les comptes d'actif sont mouvementés au débit pour contacter les augmentations et au crédit pour
constater les diminutions ;
- les comptes de passif sont mouvementés en sens inverse des comptes d'actif ;
- les comptes de produits sont mouvementés en sens inverse des comptes de charges.
Lorsqu'une opération est enregistrée, le total des sommes inscrites au débit des comptes et le total des
sommes inscrites au crédit des comptes doivent être égaux.
2 - Les écritures comptables sont enregistrées sur le journal dans un ordre chronologique.
Le total des mouvements du journal doit être égal au total des mouvements du grand livre.
3 - Le grand livre doit pouvoir isoler distinctement les mouvements relatifs à l'exercice exclusion faite des
soldes correspondant à la reprise des comptes du bilan de l'exercice précédent au début de l'exercice en
cours.
5 - Les écritures sont passées dans le journal par opération et jour par jour.
Toutefois, les opérations de mêmes natures réalisées en un même lieu et au cours d'une même journée
peuvent être regroupées et enregistrées en une même écriture.
La comptabilité doit être organisée, pour ces corrections d'erreurs, de façon à permettre de retrouver les
montants des mouvements des comptes, expurgés des conséquences de ces erreurs : corrections par
nombre négatif ou par contre-passation.
7 - Les écritures comptables sont enregistrées au moyen de tous systèmes appropriés tels que le système
du journal unique, le système des journaux partiels ou divisionnaires, ou le système centralisateur ...
2 – Le BL et le CPC doivent découler directement de l’arrêté des comptes définitif à la fin de l'exercice.
3 - La durée de l'exercice est de douze mois. Elle peut exceptionnellement, pour un exercice déterminé, tel
que le premier exercice être différent sans pouvoir pour autant excéder 12 mois.
4 - La clôture de l'exercice peut être opérée à n’importe quelle date ; elle est en général fixée en fonction
du cycle d'activité de l'entreprise.
5 - Le changement de la date de clôture de l'exercice doit être dûment motivé dans l'ETIC.
6 – L’établissement des états de synthèse, sauf circonstances exceptionnelles justifiées dans l’ETIC, doit se
faire au plus tard dans les trois mois suivant la date de clôture de l’exercice.
7 – La date d’établissement des états de synthèse doit être mentionnée dans l’ETIC.
Cette date est présumée être la plus proche de la date de la première utilisation externe des états de
synthèse, compte tenu d’un délai raisonnable pour leur élaboration.
G - procédures de traitement
1 - Les procédures de traitement sont les modes et les moyens utilisés par l'entreprise pour que les
opérations nécessaires à la tenue des comptes et à l'obtention des états prévus et requis soient effectuées
dans les meilleures conditions d'efficacité sans pour autant faire obstacle au respect par l'entreprise de ses
obligations légales et réglementaires.
- garantir toutes les possibilités d'un contrôle et donner droit d'accès à la documentation relative à l'analyse
à la programmation et aux procédures de traitement.
3 - Les états périodiques fournis par le système de traitement doivent être numérotés et datés.
4 - Chaque donnée entrée dans le système de traitement par transmission d'un autre système de
traitement, doit être appuyée d'une pièce justificative probante.
Ce sont des pièces qui matérialisent et déclenchent l'enregistrement des opérations comptables.
Elles ont un caractère juridique obligatoire et constituent un moyen de preuve des opérations
comptables.
- les pièces bancaires diverses (Chèque, Avis de débit, Avis de crédit ....) ;
De point de vu légal, les pièces comptables doivent être conservées par l'entreprise pendant 10 ans.
L'article 22 de la loi n° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants et l'article 211 du
C.G.I précisent que les contribuables, ainsi que les personnes physiques ou morales, chargés
d'opérer la retenue de l'impôt à la source (I.R./revenus salariaux et revenus mobiliers, I.S ou I.R. sur
les produits bruts perçus par les entreprises étrangères, …) sont obligatoirement tenus de
conserver pendant 10 ans, au lieu où ils sont imposés, les documents comptables et les pièces
justificatives ayant servi à la détermination de la base imposable et du chiffre d'affaires. Il s'agit
notamment des :