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These: Etude de L'Alimentation Des Diabetiques: Resultats D'Une Enquete Qualitative Et Semi-Quantitative A Ouagadougou

ETUDE DE L'ALIMENTATION DES DIABETIQUES: RESULTATS D'UNE ENQUETE QUALITATIVE ET SEMI- QUANTITATIVE A OUAGADOUGOU.

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These: Etude de L'Alimentation Des Diabetiques: Resultats D'Une Enquete Qualitative Et Semi-Quantitative A Ouagadougou

ETUDE DE L'ALIMENTATION DES DIABETIQUES: RESULTATS D'UNE ENQUETE QUALITATIVE ET SEMI- QUANTITATIVE A OUAGADOUGOU.

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BURKINA FASO

UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU

UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE DES SCIENCES DE LA SANTE


(UFRlSDS)

SECTION MEDECINE

Année universitaire 2001-2002 Thèse nO 005

ETUDE DE L'ALIMENTATION DES DIABETIQUES:


RESULTATS D'UNE ENQUETE QUALITATIVE ET SEMI-
QUANTITATIVE A OUAGADOUGOU

THESE
Présentée et soutenue publiquement le 15 février 2002
Pour l'obtention du grade de Docteur en Médecine
(diplôme d'Etat)

par

OUEDRAOGO Alphonse
Né le 1er août 1972 à Port Bouët (Rel)

Directeur de thèse J!!n:


Pro Ag. Y. Joseph DRABO Président: Pro Ag. Jean KABORE
Membres: Pro Ag. Y. Joseph DRABO
Dr. Alain BOUGOUMA
Dr. Sylvestre TAPSOBA
UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU

UFR des sciences de la Santé (UFRfSDS)

LISTE DU PERSONNEL ADMINISTRA TIF


Directeur Pro Amadou SANOU

Directeur Adjoint Pro Ag. Y. Joseph DRABO

Directeur de la Section Pharmacie Pro I. Pierre GUIS SOU

Directeur des Stages de la médecine


de la Section Médecine Pro Ag. Y. Joseph DRABO

Directeur des Stages de la Section Dr. OUEDRAOGOlRasmata


de Pharmacie TRAORE

Coordonnateur C.E.S. de Chirurgie Pro Amadou SANOU

Secrétaire Principal M. Fakouo TRAORE

Chef de Service Administratif Mme Christine NARE


et Financier (CSAF)

Conservateur de la Bibliothèque M. Salif y ADA

Chef de la Scolarité Mme Kadi ZERBO

Secrétai re du Directeur Mme Mariam DICKO

Secrétaire du Directeur Adjoint Mme Hakiéta KABRE

Audiovisuel M. Alain Pascal PITROIPA

Reprographie M. Philippe BOUDA

Service Courrier M. Ousmane SA W ADOGO


LISTE DES ENSEIGNANTS DE L'UFRlSDS

ENSEIGNANTS PERMANENTS
Professeurs titulaires
Rambré Moumouni OUIMINGA Anatomie organogenèse et chirurgie
Hilaire TIENDREBEOGO Sémiologie et Pathologies médicales
(in memorim)
Tinga Robert GUIGUEMDE Parasitologie
Bobilwindé Robert SOUDRE Anatomie-Patholo gique
Amadou SANOU Chirurgie Générale et Digestive
Innocent Pierre GUISSOU Pharmacologie & Toxicologie
Bibiane KONE Gynécologie - Obstétrique
Alphonse SA WADOGO Pédiatre

Professeurs associés

Blaise KOUDOGBO Toxicologie

Maîtres de Conférences

Julien YILBOUDO Orthopédie - Traumatologie

Kongoré Raphaël OUEDRAOGO Chirurgie - Traumatologie

François René TALL Pédiatre

JeanKABORE Neurologie

Joseph Y. DRABO Médecine Interne

Blaise SONDO Santé Publique


Jean LANKOANDE Gynécologie-Obstétrique
Issa SANOU Pédiatrie
Ludovic KAM Pédiatrie
Adama LENGANI Néphrologie
Oumar TRAORE NOl Orthopédie-Traumatologie
Kampadilemba OUOBA Oto Rhino Laryngologie
Piga Daniel ILBOUDO Gastro-entérologie
Albert WANDAOGO Chirurgie Pédiatnque
Mamadou SA W ADOGO Biochimie
Adama TRAORE Dermatologie Vénérologie
Arouna OUEDRAOGO Psychiatre
Joachim SANOU Anesthésie-Réanimation
Théophile L. TAPSOBA Biophysique-Médecine Nucléaire

Maîtres-Assistants

Lady Kadidiatou TRAORE Parasitologie


Si Simon TRAORE Chirurgie
Abdoulaye TRAORE Santé Publique
DamaSANO Chirurgie Générale
Patrice ZABSONRE Cardiologie
Jean Gabriel OUANGO Psychiatre
Georges KI-ZERBO Maladies Infectieuses
Rabiou CISSE Radiologie
Blami DAO Gynécologie Obstétrique
Alain BOUGOUMA Gastro-Entérologie
Boubacar TOURE Gynéco-Obstétrique
Michel AKOTIONGA Bactério-Virologie
Rasmata OUEDRAOGO/TRAORE Bactério-Virologie
Alain ZOUBGA Pneumologie
Boubacar NACRO Pédiatrie
Abel KABRE Neuro-Chirurgie
Antoinette TRAOREIBELEM Pédiatrie
Timothé KAMBOU Chirurgie
Maïmouna DAO/OUATTARA ORL
Nicole Marie KYELEM/ZABRE Maladies Infectieuses
Ali NIA KARA Cardiologie
Kapouné KARFO Psychiatrie
Jean Baptiste NIKIEMA Pharmacognosie
André K. SAMANDOULGOU Cardiologie
Nazinigouba OUEDRAOGO Réanimation
Diarra YE/OUATTARA Pédiatrie
MoussaKERE Santé Publique

Assistants associés

Caroline BRIQUET Pharmacologie et Toxicologie


Valérie MURAILLE Galénique et Chimie-Analytique

Assitants Chefs de cliniques

T. Christian SANOU (in memoriam) Oto Rhino Laryngologie


Doro SERME (in memoriam) Cardiologie
Hamadé OUEDRAOGO Anesthésie-Réanimation Physiologie
Alexis ROUAMBA Anesthésie-Réanimation Physiologie
M. Théophile COMPAORE Chirurgie
Y. Abel BAMOUNI Radiologie
Rigobert THIOMBIANO Maladies Infectieuses
Raphaël DAKOURE Anatomie-Chirurgie

Assistants

Robert O. ZOUNGRANA Physiologie


Bobliwendé SAKANDE Anatomie-Pathologique
Raphaël SANOU (in memoriam) Pneumo-phtisiologie
Oumar TRAORE NO 2 (in memoriam) Radiologie
Pingwendé BONKOUNGOU Pédiatrie
Arsène M. D. DABOUE Ophtalmologie
Nonfounikoun Dieudonné MEDA Ophtalmologie
Athanase M IL LOGO Neurologie
Vincent OUED RAO GO Médecine du travail
S. Christophe DA Chirurgie
Aurélien Jean SANON Chirurgie
Claudine LOUGUE/SORGHO Radiologie
Bernabé ZANGO Chirurgie
Blandine THIEBA Gynécologie-Obstétrique
Abdel Karim SERME Gastro-Entéro logie
Moussa BAMBARA Gynécologie-Obstétrique
Fatou BARRO Dermatologie
Olga LOMPO Anatomie Pathologique
Appolinaire SA WADOGO Gastro-Entérologie
Martial OUEDRAOGO Pneumo-Phtisiologie
Laurent OUEDRAOGO Santé Publique
Innocent NACOULMA Orthopédie-Traumatologie
EmileBANDRE Chirurgie Générale
Pascal NIAMBA Dermatologie

Assistants Biologistes des Hôpitaux

Lassina SANGARE Bactério-Virologie


Idrissa SANOU Bactério-virologie
Harouna SANON Hématologie/Immunologie
Issa SOME Chimie Analytique

ENSEIGNANTS VACATAIRES
Mme Henriette BARRY Psychologie
Aimé OUEDRAOGO Ophtalmologie
R. Joseph KABORE Gynécologie-Obstétrique
Dr. Bruno ELOLA Anesthésie-Réanimation
Dr. Michel SOMBIE Planification
Dr. Nicole PARQUET Dermatologie
M. GUILLET Hydrologie
M. DAHOU(in memoriam)
Dr. Bréhima DIAWARA Bromatologie
Dr. Annette OUEDRAOGO Stomatologie
Dr. Adama THIOMBIANO Législation Pharmaceutique
Dr. Sidiki TRAORE Galénique
M. Mamadou DIALLO Anglais
Dr. Badioré Galénique
Dr. Alassane Sicko Anatomie
Dr. Alice TIENDREBEOGO Chimie Analytique et contrôle
médical
Dr. Noël/ZAGRE Nutrition
Dr. Sylvestre T APSOBA Nutrition
Dr. Seydou SOURABIE Pharmacognosie

ENSEIGNANTS MISSIONNAIRES
A. U.P .E.L.F
Pro Lamine DIAKHATE Hématologie (Dakar)
Pro Abibou SAMB Bactéri0-Virologie (Dakar)
Pro José Marie AFOUTOU Histologie-Embryologie (Dakar)
Pro Mokhtar WADE Bibliographie (Dakar)
Pro M. K. A. EDEE Biophysique (Lomé)
Pro Ag. Mbayang NYA YE-NIANG Physiologie (Dakar)
Pro Ag. R. DARBOUX Histologie-Embyologie (Bénin)
Pr. Ag. E. BASSENE Pharmacognosie (Dakar)
Pro M. BADIANE Chimie Thérapeutique (Dakar)
Pro B. FAYE Pharmacologie (Dakar)

O.M.S

Dr. Jean-Jacques BERJON Histologie-Embryologie (Creteil)


Dr. Frédéric GALLEY Anatomie Pathologie (Lille)
Dr. Moussa TRAORE Neurologie (Bamako)
Pro Auguste KADIO Pathologies infectieuses et
parasitaires (Abidjan)
Pro Arthur N'GOLET Anatomie Pathologique (Brazzaville)

Mission Française de Coopération

Pro Etienne FROGE Médecine Légale


Pr.AYRAUD Histologie-Embryologie
Pro Henri MOURAY Biochimie (Tours)
Pro Denis WOUESST DJEWE Pharmacie Galénique
(GrenoblelFrance)
Pro M. BOIRON Physiologie

Mission de l'Université Libre de Bruxelles (ULB)

Pro Marc V AN DAMME Chimie Analytique-Biophysique


Pro Viviane MOES Galémique
ENSEIGNANTS NON PERMANENTS
UFR des Sciences et Techniques (FAST)
Professeurs Titulaires

Alfred S. TRAORE Immunologie


Akry COULIBAL y Mathématiques
Sita GUINKO Botanique-Biologie Végétale
Guy V. OUEDRAOGO Chimie Minérale
Laya SA WADOGO Physiologie-Biologie Cellulaire
Laou Bernard KAM (in memorian) Chimie

Maîtres de Conférences

Boukary LEGMA Chimie-Physique Générale


François ZOUGMORE Physique
Patoin Albert OUEDRAOGO Zoologie
AdamaSABA Chimie Organique
Philippe SANKARA Cryptogamie-Phytopharmacie
Gustave KABRE Biologie Générale
W.GUENDA Zoologie

Maîtres-Assitan ts

Léonide TRAORE Biologie Cellulaire


Makido B. OUEDRAOGO Génétique

Assistants

Apollinaire BA YALA (in memoriam) Physiologie


Jeanne MILLOGO T. P. Biologie-Végétale
Raymond BELEMTOUGRI T. P. Biologie Cellulaire
Drissa SANOU Biologie Cellulaire

Institut du Développement Rural (lDR)


Maîtres de Conférences

Didier ZONGO Génétique


Georges Annicet OUEDRAOGO Biochimie

UFR des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG)


Maître-Assistant
Tibo Hervé KABORE Economie-Gestion
Assistant
Mamadou BOL Y Gestion
UFR de Droit et Sciences Politiques (FDSP)
Assistants
Jean Claude TAITA Droit
DEDICACES
DEDICACES

A Dieu tout puissant

Tu as été au début et à la fin de cette étude, guides moi tout au long de ma vie
terrestre.

A mon père (in mémorium)

De ton vivant tu n'as ménagé aucun effort pour que ma formation soit des meilleurs.
Paix profonde à ton âme, que ton assistance spirituelle m'aides à réussir ma vie
professionnelle.

A ma mère

Ton sens de l'humilité et ton esprit de sacrifice ont toujours guidé mes pas. Sans toi ce
jour de couronnement ne serait jamais arrivé. Que ce travail puisse être à la hauteur de
tes attentes.

A mes frères et sœurs

(Mathieu et Dénise, Monique et Lambert, Jeanne et Abdoulaye, Antoinette et Sonia)


Trouvés en ce travail qui est aussi le vôtre l'aboutissement d'un long et pénible
chemin. Restons toujours unis.

A ma fille Axelle

Toi tu as connu très tôt la vie sous son aspect de combat, je t'exhorte à avoir le goût
de l'effort pour que tu fasses mieux que moi.

A mes neveux et nièces

J'ai fait mienne l'opinion d'un auteur: « la réussite est l'enfant de l'effort ». Que cette
opinion soit aussi la vôtre.

A Rihanata

Je te remercie pour ton apport affectueux et moral fort bien appréciable au cours de
mes travaux et de mes études.

A mes oncles, tantes et cousin


Mon devenir a toujours fait parti de vos préoccupations les plus importantes. Recevez
ici l'expression de mon profond attachement.

Aux familles OUATTARA, SANOU, ZEMANI, KAFANDO, OUEDRAOGO

Ce travail est aussi le vôtre car vous avez apportez votre pierre à sa construction.

A mes amis

Malick, Apollinaire, Samuel, Hamidou, Nicolas, Désiré, Ablassé, Parfait, Dieudonné,


Gilles, Henri, Marc, Ibrahim, Omar, Yak et Gilbert.
Pour moi vous êtes plus que des amis, en témoignage de votre solidarité, je vous dédie
ce travail.

A mes collègues et camarades de classe

Restons solidaire dans notre vie professionnelle.

A tous les diabétiques

Plus particulièrement vous qui m'avez ouvert vos ménages durant cette étude; que ce
travail puisse contribuer à améliorer votre vie quotidien.

A tous ceux qui me sont chers et dont je n'ai pu citer les noms, sachez que ma pensée
va vers vous.
A NOS MAITRES ET JUGES
A NOS MAITRES ET JUGES

A notre maître et président du jury

Le professeur agrégé Jean KABORE


Professeur de Neurologie
Vous qui en dépit de vos multiples occupations avez accepté la présidence de ce jury,
vous nous faites un grand honneur. Soyez assuré de notre infini reconnaissance.

A notre maître et directeur de thèse

Le professeur agrégé Joseph Y. DRABO


Colonel de l'armée burkinabè
Professeur d'Endocrinologie
Directeur adjoint de l'UFR/SDS
Directeur des stages du département de médecine
Chef de service de médecine interne (CHNYO)
Vous nous avez fait l'honneur de nous confier ce travail au cours duquel vous êtes
resté disponible malgré vos très lourdes responsabilités. Vous nous avez entouré
d'une rare amabilité, d'une disponibilité et d'une patience sans borne. Plus qu'un
maître vous avez été un frère aîné pour nous. Puisse ce travail être à la hauteur de vos
attentes. Sincères remerciements.

A notre maître et juge

Le docteur Alain BOUGOUMA


Docteur en Gastro~ Hépato~Entérologie
Votre présence dans ce jury nous confère la plus grande joie. Puissiez-vous trouver en
ce travail l' expression de notre haute considération. Sincères remerciements.

A notre maître et juge

Le docteur Sylvestre TAPSOBA


Nutritionniste à la DRS Bobo
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de siéger dans ce jury malgré vos
multiples occupations. Veuillez recevoir nos sincères remerciements.
REMERCIEMENTS
REMERCIEMENTS

- Au personnel du service de médecine interne, du CHNYO,


- Au docteur OUEDRAOGO Jean Baptiste et au personnel de la CNDP,
- Au professeur PARENT de l'IRD,
- Au docteur Sylvestre TAPSOBA de l'IRD,
- Au professeur TRAORE Oumar,
- Au docteur TIENO du CHNYO,
- Aux collaborateurs du laboratoire de nutrition de l'IRD,
- A M. NANEMA du centre national de nutrition,
- A M. OUEDRAOGO Dieudonné et famille,
- A Mme KAF ANDO Fati et famille,
- AM. ATTIGA Jean,
- A Mme SALOU et M. ZEMBA,
- A tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ont contribué à la réalisation de ce
travail.
L'UFR des Sciences de la Santé a arrêté que les opinions émises
dans les dissertations qui seront présentées doivent être
considérées comme propres à leurs auteurs et qu'elle n'entend
leur donner aucune approbation ni improbation.
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

ADA : American Diabetes Association

CHN/YO : Centre Hospitalier National Yalgado OUEDRAOGO

G : gramme

g/l : gramme par litre

HGPO : Hyperglycémie Provoquée par Voie Orale

HT A : Hypertension Artérielle

IMC : Indice de Masse Corporelle

IRD : Institut de Recherche pour le développement

Keal : Kilocalorie

Mmol/l : Millimole par litre

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

ORL : Oto-Rhino-Laryngologie

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement


TABLE DES MATIERES
PRE MIE RE PARTIE: GENERALITES
l - DIABETE SUCRE ............................................................................................... 1
1 - Définition ............................................................................................................... 1
2 - Classification......................................................................................................... 1
3 - Etiopathogénie ...................................................................................................... 2
3.1 - Les diabètes primitifs ...................................................................................... 2
3.1.1 - Le diabète de type 1 ................................................................................ 2
3.1.2 -le diabète de type 2 ................................................................................... 4
3.2 - Les diabètes secondaires ................................................................................. 5
3.3 - Le diabète gestationnel. ................................................................................... 5
4 - Diagnostic .............................................................................................................. 6
4.1 - Les circonstances de découverte ..................................................................... 6
4.2 - Le diagnostic biologique ................................................................................. 6
5 - Complications ....................................................................................................... 7
5.1 - Les complications dégénératives ................................................................... 7
5.2 - Les complications infectieuses ........................................................................ 8
5.3 - Complications métaboliques aiguës ................................................................ 8
6 - Traitement du diabète sucré (en dehors de celui des complications) .............. 9
II - APPROCHE NUTRITIONNELLE .................................................................. 10
1 - Généralités sur les différents macronutriments .............................................. 10
1.1 - Les glucides ................................................................................................... 10
1.2 - Les lipides ..................................................................................................... Il
1.3 - Les protéines ................................................................................................. Il
1.4 - Autres .......................................................................................................... 11
2 - Buts de l'approche nutritionnelle ..................................................................... 12
3 - Objectifs de l'approche nutritionnelle ............................................................. 12
4 - Diététique chez le diabetique ............................................................................ 12
4.1 - Le diabète de type 2 ...................................................................................... 12
4.1.1- Besoins énergétiques .............................................................................. 13
4.1.2 - Besoins glucidiques ................................................................................ 13
4.1.3 - Les édulcorants ...................................................................................... 13
. rIpl'd'lques ................................................................................. 14
4 . 1.4 - B eSOlns

4.1.5 - Besoins protéiques ................................................................................. 14


4..
16 -B 1 res arImentalres
' en fib
eSOlns . ................................................................ 14
4.1.7 - L'alcool .................................................................................................. 14
4.2 - Diabète de type 1.......................................................................................... 15
4.3 - Chez les femmes enceintes ........................................................................... 16
4.4 - Problème particulier ...................................................................................... 16
4.4.1 - En cas d'hypoglycémie ......................................................................... 16
4.4.2 - Chez les patients à horaire de travail irrégulier ...................................... 16
4.4.3 - En cas de déplacement: voyages ........................................................... 16
4.4.4 - Exercice physique .................................................................................. 17

DEUXIEME PARTIE: NOTRE ETUDE


L ENONCE DU PROBLEME ................................................................................ 18
11- OBJECTIFS DE L'ETUDE ............................................................................... 20
III METHODOLOGIE ........................................................................................ 21
1- La phase qualitative ............................................................................................ 21
1.1 - Cadre de l'étude ............................................................................................ 21
1.2- Type de 1'étude ................................. : ............................................................. 21
1.3 - Période et durée de l'étude ............................................................................ 21
1.4 - Echantillonnage ............................................................................................. 22
1.4.1 - Base de sondage ..................................................................................... 22
1.4.2 - Recrutement ........................................................................................... 22
1.5 - Collecte de données ...................................................................................... 22
1.6 - Méthode d'analyse des données recueillies .................................................. 23
1.6.1 - Niveau socio-économique ...................................................................... 23
1.6.2 - Niveau d'activité physique ..................................................................... 23
1.6.3 - Classification du diabète ........................................................................ 24
1.6.4 - La glycémie ............................................................................................ 24
1.6.5 - Données anthropométriques ................................................................... 24
1.6.6 - Aliments consommés .............................................................................. 25
1.6.7 - connaissances attitudes et pratiques ....................................................... 25
1.7 - Analyse .................................................... ,................................................. 25
2 . . Phase quantitative .......................... ,................................................................... 26
IV RESULTATS .................................................................................................... 28
IV. 1. ETUDE QUALITATIVE ............................................................................. 28
1- Les patients .......................................................................................................... 28
1.1 - Aspects socio-démographiques ..................................................................... 28
1.1.1- Le sexe : .................................................................................................. 28
1.1.2- L'âge: ...................................................................................................... 28
1.1.3 - Résidence ............................................................................................... 29
1.1.4 - Statut matrimonial. ................................................................................. 29

1.1.5 - Niveau de scolarisation...................................................... 29


1.1.6-Profession ................................................................................................. 30
1.1.7- Niveau d'activité physique ...................................................................... 31
1.1.8- Niveau socio-économique ....................................................................... 31
1.2 - Etude clinique du diabète .............................................................................. 31
1.2.1- Circonstances de découverte du diabète ................................................. 31
1.2.2 - Type de diabète ...................................................................................... 31
1.2.3 - Ancienneté du diabète ............................................................................ 32
1.2.4 - Index Masse Corporelle (IMC) ............................................................. 32
1.2.5 - Complications du diabète ....................................................................... 33
1.2.6 - Pathologies associées ............................................................................. 33
1.2.7 - Maladie intercurrente ............................................................................. 33
1.3 - L'équilibre glycémique ................................................................................. 33
1.4 - Traitement au moment de l'enquête .............................................................. 35
2 - Habitudes alimentaires ...................................................................................... 36
2.1 - Mode d'alimentation ..................................................................................... 36
2.2 - Quantification des aliments ........................................................................... 36
2.3 - Typologie alimentaire des patients ............................................................. 36
2.3.1 - Aliments consommés ............................................................................. 36
2.3.2 - Interdits alimentaires ............................................................................. 36
2.3.3 - Equivalents alimentaires ........................................................................ 36
2.3.4 - Edulcorants ............................................................................................. 37
2.3.5 - Consommation d'excitants ..................................................................... 37
2.3.6 - Consommation de boissons .................................................................... 37
2.3.7 - Fréquence des repas ............................................................................... 37
2.3.8 - Prise de collation .................................................................................... 37
2.3.9 - Régularité des repas ............................................................................... 38
2.4 - Modification de l'alimentation en fonctions de la glycémie ......................... 38
2.5 - Choix du menu .............................................................................................. 38
2.6 - Handicaps dans le suivi du régime alimentaire ............................................. 38
2.7 - Surcoût du régime alimentaire: .................................................................... 39
3 - Composition de l'alimentation dans la semaine de l'enquête ....................... .40
3. 1 - Nature et composition des aliments du petit déjeuner ................................ .40
3.1.1- Macronutriments ..................................................................................... 40
3.1.2- Autres: les légumes verts et fruits .......................................................... 40
3.2 - Nature et composition des aliments au déjeuner. ......................................... .41
3.2.1 - Macronutriments .................................................................................... 41
3.2.2 - Autres ..................................................................................................... 41
3.3 - Nature et composition des aliments consommés au dîner ........................... .42
3.3.1 - Macronutriments .................................................................................... 42
3.3.2 - Autres ..................................................................................................... 42
3.4 - Les collations ............................................................................................... 43
3.4.1 - Macronutriments .................................................................................... 43
3.4.2 - Autres ..................................................................................................... 43
VI. 2 - ETUDE QUANTITATIVE ....................................................................... .45
1 - Les patients ......................................................................................................... 45
2 - L'équivalent énergétique des aliments consommés ....................................... .45
2.1 - L'équivalent énergétique journalier ............................................................. .45
2.2 - Apport énergétique en fonction du sexe ...................................................... .46
2.3 - Apport énergétique en fonction du type de diabète .................................... .46
2.4 - Apport énergétique en fonction du niveau d'activité physique .................... 46
2.5 - Apport énergétique des aliments consommés en fonction du niveau socio-
économique ........................................................................................................... 46
2.6 - Apport énergétique en fonction de l'ancienneté du diabète ......................... .46
2.7 - Apport énergétique en fonction de }'IMC ............................. .47
3 - Les glucides ......................................................................................................... 47
3.1 - Apports journaliers en glucides ..................................................................... 47
3.2 - Apports en glucides en fonction du sexe ..................................................... .47
3.3 - Apports en glucides en fonction du type de diabète .................................... .48
3.4 - Apports en glucides en fonction du niveau d'activité physique .................. .48
3.5 - Apports en glucides en fonction du niveau socio économique ..................... 48
3.6 - Apports en glucides en fonction de l'ancienneté du diabète ......................... 48
3.7 - Apports en glucides en fonction de l'IMC ................................................... .49
4 - Les lipides ........................................................................................................... 49
4.1 - Apports journaliers en lipides ....................................................................... 49
4.2 - Apports en lipides en fonction du sexe ........................................................ .49
4.3 - Apports en lipides en fonction du type de diabète ........................................ 49
4.4 - Apports en lipides en fonction du niveau d'activité physique ...................... 50
4.5 - Apports en lipides en fonction du niveau socio économique ........................ 50
4.6 - Apports en lipides en fonction de l'ancienneté du diabète ........................... 50
4.7 - Apports en lipides en fonction de l'IMC ...................................................... 50
5 .. Les protéines ....................................................................................................... 51
.
5.1 - Apports Journa l'1er en proteInes
" ................................................................... .. 51
5.2 - Apports en protéines en fonction du sexe ..................................................... 51
5.3 - Apports en protéines en fonction du type de diabète .................................... 51
5.4 - Apports en protéines en fonction du niveau d'activité physique .................. 51
5.5 - Apports en protéines en fonction du niveau socio-économique ................... 51
5.6 - Apports en protéines en fonction de l'ancienneté du diabète ....................... 52
5.7 - Apports en protéines en fonction de l'IMC .................................................. 52
v - COMMENTAIRES - DISCUSSIONS ............................................................ 53
1 - Limites et biais .................................................................................................... 53
2 - Etude qualitative ................................................................................................ 53
2.1 - Aspects socio-demographiques ..................................................................... 53
2.2 - Le diabète sucré ........................................................................................... 54
2.3 - Habitudes alimentaires .................................................................................. 55
2.4 - Composition de l'alimentation dans la semaine de l'enquête ..................... 57
2.4.1 - Macronutriments ................................................................................... 57
2.4.2 - Autres ..................................................................................................... 59
3 - Etude quantitative .............................................................................................. 60
3.1 - Apport énergétique ...................................................................................... 60
3.1.1 - Equivalent énergétique journalier .......................................................... 60
3.1.2 - Apport énergétique en fonction du sexe ................................................ 60
3.1.3 - Apport énergétique en fonction du type de diabète ............................... 61
3.1.4 - Apport énergétique en fonction du niveau d'activité physique ............. 61
3.1.5 - Apport énergétique en fonction du niveau socio-économique ............... 61
3.1.6 - Apport énergétique en fonction de l'ancienneté du diabète ................... 62
3.1. 7 - Apport énergétique en fonction de l'IMC .............................................. 62
3.2 - Apport en nutriment ...................................................................................... 62
3.2.1 - Apports en glucides ................................................................................ 62
3.2.2 - Apports en lipides .................................................................................. 63
3.3.3 - Apports en protéines .............................................................................. 63
VI - CONCLUSION ............................................................................................... 64
VII - SUGGESTIONS ............................................................................................ 65
VIII - BIBLIOGRAPHIE ....................................................................................... 66
IX - ANNEXES ............................................................................. 83
LISTE DES FIGURES

Pages

Figure 1 : Répartition des patients selon l'âge .............................. 28

Figure 2 : Répartition des patients selon la catégorie professionnelle .... 30

Figure 3 : Répartition des patients selon l'ancienneté du diabète ......... 32

Figure 4 : Répartition des patients selon la glycémie à jeun ............... 34

Figure 5 : Répartition des patients selon le traitement ...................... 35

Figure 6 : Répartition des patients selon le surcoût mensuel du régime .. 39


LISTE DES TABLEAUX

Pages

Tableau 1: Nouvelle classification du diabète et des troubles


de la glycorégulation ...................................................... 1

Tableau 2 : Nouveaux critères pour la définition du diabète et des troubles de


la glycorégulation (OMS, ADA 1997) .................................. 7
PREMIERE PARTIE:
GENERALITES
1 - DIABETE SUCRE

1 - DEFINITION

Le diabète sucré selon l'OMS peut être défini comme un état d'hyperglycémie
chronique résultant de nombreux facteurs environnementaux et génétiques
agissant le plus souvent de concert (33).

2 - CLASSIFICATION

Plusieurs classifications ont été proposées depuis plusieurs années. Nous retenons
celle adoptée par l'OMS et rADA en 1997 (21) et reprise dans le tableau l

TABLEAU 1: Nouvelle classification du diabète et des troubles de la


1 ' 1afIOn
~core..gu

Ty'pes de diabète
Type 1
a) Auto-immun
1

. b) Idi<?Qathique
Type 2
a) par insulinorésistance prédominante
b) l'ar anomalie de l' insulinosécrétion prédominante
Autres types spécifiques
a) anomalies génétiques impliquant l'insulinosécrétion
b) anomalies génétiques impliquant l'action de l'insuline
c) maladie du pancréas exocrine
d) endocrinopathies
e) diabètes induits (toxiques ou médicamenteux)
f) infections
g) formes rares de diabètes immunologiques
h) autres syndromes ~énét~ues parfois associés à un diabète
i
1

1
, .
Dlabete 2estatIOnnel

1
3 - ETIOPATHOGENIE

La classification du diabète sucré selon l'OMS et l'ADA permet d'individualiser


trois grands groupes étiopathogéniques:
- Les diabètes primitifs qui résultent de multiples facteurs génétiques et
environnementaux.
- Les diabètes secondaires le plus souvent associés à un état ou à un syndrome
expliquant le diabète.
- Le diabète gestationnel.

3.1 - Les diabètes primitifs

3.1.1 - Le diabète de type 1

Le diabète de type 1 est l'aboutissement d'un processus auto-immun chronique qui


attaque et détruit les cellules B des îlots de LANGERHANS. Dans la plupart des
cas, la maladie est liée à la rencontre d'une susceptibilité génétique et de facteurs
environnementaux (13).

a) les facteurs génétiques

L'apparition du diabète de type 1 chez des sujets ayant des antécédents familiaux
est connue depuis des siècles. En effet on estime que cinq pour cent des apparentés
au premier degré d'un diabétique de type 1 développeront un diabète (13).
Cependant il faut souligner qu'aucun gène n'a été identifié même si un terrain de
prédisposition probablement polygénique avec une prépondérance de l'influence
des protéines HLA a été décrit.

2
b) Les facteurs environnementaux

- facteurs auto-immuns
De nombreux travaux témoignent de l'existence d'un phénomène immunitaire
dans la genèse du diabète de type 1. Les arguments plaidant en cette faveur sont
l'association de cette maladie à d'autres affections auto immunes (thyroïdite
d'HASCHIMOTO, maladie de BASEDOW, maladie de BIERMER ... ). On
constate également des lésions d'insulites au moment de l'éclosion de la maladie
L'existence de marqueurs auto immuns est également en faveur de l'auto
immunité. Des auto anticorps anti cellules d'îlots et auto anticorps reconnaissant
des antigènes insulaires sont détectés chez une majorité des sujets au moment du
diagnostic (27).

- Le rôle des virus


Des modèles expérimentaux démontrent qu'un diabète de type 1 peut être induit
chez l'animal par une infection virale; ceci est également confirmé chez l'homme.
En effet une corrélation entre variations saisonnières des affections virales et
variations saisonnières dans la survenue du diabète juvénile a été établie.
Cependant, des réserves ont été émises à cause de l'inefficacité des multiples
campagnes de vaccinations quant à la survenue du diabète et la faible prévalence
du diabète par rapport aux affections virales.
Actuellement, on considère l'affection virale non pas comme agissant directement
dans l'apparition du diabète mais plutôt comme révélateur du diabète ou inducteur
d'une réaction auto-immune avec destruction des cellules fi de LANGHERANS
conduisant au diabète.

- le rôle des substances toxiques


De nombreuses substances ont été identifiées comme ayant un effet diabétogène.
Les mécanismes d'action de ces substances sont de deux types:

3
• une cytotoxicité directe sur les cellules 6. On cite en exemple la
streptozotocine, l'alloxane, la pentamidine, les nitrosamines.
• une altération fonctionnelle de la cellule 6 par des mécanismes multi-
factoriels dans le cas du diabète pancréatique. La consommation de denrées
alimentaires riches en cyanures (manioc, ignames, sorgho) et pauvre en acides
aminés soufrés serait vraisemblablement à l'origine des lésions pancréatiques
observées (27).

3.1.2 - le diabète de type 2

Le diabète de type 2 ou diabète gras résulte de l'association conjuguée de facteurs


génétiques et environnementaux.

a) Les facteurs génétiques

L'influence génétique est beaucoup plus importante dans le diabète de type 2 que
dans le diabète de type 1 (34).
En effet on admet actuellement que le risque de devenir diabétique de type 2 si
l'on a un parent diabétique est d'environ 40%. Alors que les observations chez les
jumeaux monozygotes, montrent une concordance de plus de 90%.
Bien que le mode de transmission de la maladie reste encore mal connu, on pense
qu'il est déterminé par l'interaction d'anomalies de plusieurs gènes aboutissant à
une altération de la production et/ou de l'action de l'insuline.

b) Les facteurs environnementaux

Le milieu environnemental semble jouer un rôle déterminant dans la survenue du


diabète de type 2 :
- l'obésité est le premier responsable de la prévalence élevée du diabète de type 2
dans les pays occidentaux (13). Les relations entre diabète et obésité sont

4
complexes. L'obésité et le diabète surviendraient sur un même terrain génétique et
l'obésité conduit au diabète sucré par le biais de l' insulino-résistance qu'elle
induit.
les autres facteurs sont représentés par le stress, la sédentarité, l'excès
alimentaire.

3.2 - Les diabètes secondaires

Il s'agit de diabète apparaissant au cours ou au décours d'une pathologie précise. Il


serait donc logique de parler ici d'étiologie.
On cite:
- les diabètes secondaires à une maladie du pancréas: l'hémochromatose, la
pancréatite chronique, les pancréatectomies, la pancréatite fibrocalcineuse, le
cancer du pancréas.
- les diabètes secondaires à une maladie endocrinienne: l'acromégalie,
l 'hypercorticisme, l 'hyperaldostéronisme, le phéochromocytome, l'hyperthyroïdie,
la tumeur endocrinienne du pancréas.
- les diabètes de cause iatrogène secondaires' à une corticothérapie, aux diurétiques
thiazidiques ou aux hormones thyroïdiennes.

3.3 - Le diabète Kestationnel

Le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance glucidique de gravité


variable apparaissant entre la 24è et 28è semaine de la grossesse (13). Il disparaît
après l'accouchement.

5
4 · 0 IACNOSTlC

Le diagoo>li< du di.bdc ,,,,,ré rop<>st ,ur 1. cliniq ... 011. parat liniq ....

Le> différe"r.. oitcOOSl,,"ce. de découVer\e, "H" ;


1. dkoov01"1e 'y'l<f1I4Iiqu •• u OOUB d·u" bilan prof""""ne •• de ...",e. el ""
soolaire.
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."Oén ie.• maigri'"""",,I.
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kilogramme;.
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4.2 • 1... diu. W i. biologigu e

L. glyœm,e co, l"el<llIDt1l tooa~iel du di.gn",<ic du d,ab.'!. sucn' .


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\"0" """e (HGPO) e" supnie\l1' i. 2gf1 (II mmoli1 ) : ou .i en présonce de ,i~"..

dini""". un prtlhemenl Il un mornenl quelconque dt la journée donne une ,.,.Ieur


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d"gn",tic :

,
TABLEAU II: Nouveaux critères pour la définition du diabète et des troubles
Ile la glycorégulation (OMS, ADA 1997)
Troubles de la Glycémie à Glycémie à n'importe Glycémie 2h après
glycorégulation Jeun quel moment + charge orale de 75g
signes cliniques de glucose
Diabète > ou =1,26 g > ou = 2g Il > ou = 2g/1
Anomalies de la Glycémie à Intolérance du
glycorégulation jeun glucose > ou
modérément = 1AOg/l et 2g/1
élevée> ou =
1,10 et <1,26g/1
Normal <1 , lOgil <lAOg/l

5 - COMPLICATIONS

L'évolution du diabète sucré insuffisamment ou mal traité peut être émaillée de


plusieurs complications. On distingue des complications dégénératives,
infectieuses et métaboliques aiguës.

5.1 - Les complications dégénératives

Elles surviennent à long terme dans l'évolution du diabète. Elles ont en commun
l'atteinte vasculaire. On les distingue en deux groupes selon la taille des vaisseaux
affectés:

_ la microangiopathie, elle est spécifique du diabète: elle est en rapport avec un


dépôt de glycoprotéine dans les parois vasculaires. Selon sa localisation on
distingue la rétinopathie, la néphropathie et la neuropathie diabétique.

_ la macroangiopathie, elle est en rapport avec une athérosclérose. Elle est à


l'origine de coronarite, d'artérite et d'HTA.

7
5.2 ' ls' complica tion . j,ftsJiru,a
Les infec1iOll! sonl fttqllell!e, c.... z le di.b<1iqu<. Le> phu rttq"""le,
""" urilllli,.,.. cutané ... rulmonai", •. ORL '" odo,uo->1om."'logiqucs.

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La complicotion' mtLoboliq .... . ili!~ """""an, occlSi",."..,. un rom. >0111 lU


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• le """'" po' .cidose la<tique .
[Ile> "",,1. """sequenc< d'CITCu" lM1apculiqu.. ct/ou diététique; ou de facteur.
declene h.",. conjugués.


6 - TRAITEMENT du diabète sucré (en dehors de celui des complications)

Le traitement du diabète sucré a pour principal but d'éviter ou de retarder les


complications de l'hyperglycémie chronique par un équilibre glycémique
satisfaisant.
Les moyens utilisés dans le traitement du diabète sucré sont:
- les règles hygiéno-diététiques : comprennant le régime alimentaire (voir infra) et
l'activité physique. L'exercice musculaire adapté trouve son importance dans la
mesure où elle favorise l'utilisation du glucose.
- l'éducation du diabétique et l'auto surveillance permettant au patient et à son
entourage de connaître cette affection ainsi que la façon de la traiter et de la
surveiller.
- les médicaments qui se repartissent en deux groupes:
*Le traitement parentéral: Pinsuline est indispensable dès que sa production
devient insuffisante pour normaliser la glycémie. Il est indiquée dans le diabète de
typel, certaines complications du diabète, chez les femmes en grossesse et
allaitantes, en cas d'échec du traitement oral.
* Le traitement oral: les sulfamides hypoglycémiants ne sont efficaces que chez
les diabétiques ayant un pancréas encore capable de sécréter assez d'insuline. Ils
stimulent la sécrétion d'insuline par les cellules B des îlots de LANGHERANS et
par augmentation du nombre de récepteurs d'insuline dans les tissus cibles. Les
sulfamides hypoglycémiants sont indiqués chez le diabétique de type 2 de poids
normal.
Les biguanides potentialisent les effets périphériques de l'insuline en diminuant
l'absorption du glucose. Ils bloquent la néoglucogenèse. Ils sont indiqués chez le
diabétique de type 2 obèse.
Une bithérapie associant ces deux familles d'anti-diabétiques oraux peut être
indiquée en cas d'échec d'une monothérapie. Par ailleurs les antidiabétiques oraux
peuvent être associé à l'insulinothérapie en cas de besoin.

9
" . AI"I'II:OCIiE NUTRITIOSNELL E

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donnent lIIl SM tum!. 1.... prineipou. son, 1 la """"' ...... (bermesew}, le

'"
cyclamate (sucarose), et l'aspartam (canderel)

1.2 - Les lipides

On classe les lipides en plusieurs groupes:


- les acides gras saturés qui augmentent le taux de LDL, du cholestérol. Ces lipides
se retrouvent dans les viandes grasses, le beurre, le laitage, les fromages et les
œufs.
- Les acides gras polyinsaturés, ils réduisent le taux de cholestérol total mais
diminuent le taux de HDL et accroissent l'oxydabilité des LDL. Ces lipides se
retrouvent pour l'essentiel dans les huiles végétales.
- Les acides gras polyinsaturés de type 2-3. Ils sont hypotriglycéridémiants. Ils
diminuent également l'agrégabilité plaquétaire. Ces lipides sont contenus dans le
poisson.
- Les acides gras mono-insaturés; eux augmentent le taux de HDL. Ils sont
présents dans les huiles végétales (l'huile d'olive).

1.3 - Les protéines

On les distingue classiquement en protéines animales et végétales. Le piège ici est


que les protéines animales peuvent renfermer des lipides et les protéines végétales
des glucides.

1.4 - Autres

_ Les fibres: on distingue des fibres insolubles (cellulose et hémicellulose du son)


et des fibres hydrosolubres (pectine, gomme, et mucilage).
- Alcool.

Il
2 - BUTS DE L'APPROCHE NUTRITIONNELLE

Le but essentiel est de favoriser chez le diabétique une modification du


comportement alimentaire (habitude alimentaire, activité physique) afin
d'améliorer le contrôle métabolique de la maladie.

3 - OBJECTIFS DE L'APPROCHE NUTRITIONNELLE

Les principaux objectifs sont:


- normaliser la glycémie en équilibrant les apports alimentaires et en tenant
compte de la médication et de l'activité physique.
- normaliser les taux de lipides sanguins.
- assurer un apport énergétique adéquat.
- prévenir les complications.
- favoriser un état de santé optimal.

4 - DIETETIQUE CHEZ LE DIABETIQUE

4.1 - Le diabète de type 2

La plupart des personnes atteintes de diabète de type 2 ont une surcharge


pondérale, un état d'insulinorésistance plus ou moins marqué et un
hyperinsulinisme réactionnel (30). Le diabète s'améliore généralement avec un
régime alimentaire. La diétothérapie permet une perte de poids par diminution de
la masse grasse sans fonte musculaire (2) et favorise la régression d'un diabète
récent.

La diététique a pour objectif de :


- assurer un apport nutritionnel équilibré et adap~é,
- éviter ou minimiser les fluctuations glycémiques,
- participer au contrôle des facteurs de risque,
- aider à réduire l'évolution vers des complications micro et macro vasculaires.

12
4.1.1- Besoins énergétiques

Chez le diabétique avec excès pondéral (IMC >24) le but principal est d'obtenir la
perte de poids. Une restriction calorique conduisant à une perte de poids
d'environ 3kglmois peut améliorer considérablement la glycémie (30). Une ration
calorique moyenne de 1200 à 1400 kilocalories par jour (27) est indiquée pour les
individus dont l'IMC >30.
Quant au patient de poids normal, l'apport énergétique peut être maintenu à son
niveau habituel, selon l'âge, le sexe et l'activité physique. Un apport calorique
quotidien de 2400 à 2600 kilocalories par jour est recommandé chez ces patients
(27).

4.1.2 - Besoins glucidiques

Compte tenu de leur effet hyperglycémiant, la contribution énergétique des


hydrates de carbone dans la ration alimentaire quotidienne a longtemps été estimée
entre 35 à 45 % de l'énergie totale. Il est actuellement admis que de tels régimes,
quand ils sont normocaloriques laissent une place importante aux graisses
alimentaires (dont la contribution énergétique. peut atteindre 50% de l'énergie
totale). De plus il a été démontré qu'une alimentation trop faible en glucides
diminuait la tolérance glucidique du sujet. Ainsi la majorité des diabétologues
proposent un régime de 50 - 55 % voir même 60% d'hydrate de carbones. Mais
ces derniers insistent sur un régime riche en fibre.

4.1.3 - Les édulcorants

Ces produits n'apportant pas d'énergies sont conseillés. Cependant il faudrait


éviter d'en abuser car leur goût sucré peut agir en stimulant l'appétit.

13
4.1.4 - Besoins lipidiques

Les recommandations actuellement en vigueur fixent le taux de lipides totaux dans


la ration alimentaire entre 30 et 35 %. Toutefois il est conseillé de :
- limiter la consommation de graisses saturées dont les principales sources sont les
produits animaux et dérivés. Il faut les remplacer par la consommation plus
fréquente de volailles dégraissées et de poissons;
- préférer l'utilisation des huiles crues d'origine végétale diverse (soja, tournesol,
arachide, olive) qui renferment des acides gras essentiels W-3 et pouvant
améliorer la tension artérielle et réduire l'hypertriglycéridémie

4.1.5 - Besoins protéiques

Un apport de 15 % de l'apport énergétique total est recommandé. La


consommation de viande dite blanche (poisson, volaille sans la peau) et de
protéine d'origine végétale est particulièrement conseillée.

4.1.6 - Besoins en fibres alimentaires

Reconnues pour leur effet dans la prévention et le traitement de pathologies


gastro-intestinales, les fibres hydrosolubles sont conseillées. Elles atténuent le pic
glycémique post prandial en freinant la vidange gastrique et en ralentissant
l'absorption des glucides. Leurs principales sources sont les fruits et les légumes
secs.

4.1.7 - L'alcool

L'ingestion d'alcool à dose modérée n'a guère d'effet sur la glycémie. Elle peut
être tolérée, à condition de l'inclure dans son bilan calorique journalier puisque

14
chaque verre d'alcool apporte 100 à 200 calories (l3).Toutefois la consommation
de boissons alcoolisées en état de jeun peut causer des réactions hypoglycémiques
ou en masquer les symptômes si elles sont dues à d'autres causes. L'alcool est
déconseillé en dehors des repas et après un exercice physique.

4.2 - Diabète de type 1

Le régime chez le diabétique de type 1 a pour but d'éviter d'une part les
hypoglycémies et d'autre part les pics d'hyperglycémie.
Chez le diabétique de type 1 de poids normal le régime doit être normo-calorique
(2400-2600 cal/jour) et normo-glucidique. La particularité de la prescription
diététique est la répartition des glucides au cours de la journée et ceci en fonction
de l'insulinothérapie et de l'index glycémique des aliments.
La répartition des aliments consommés se fait sur la base des trois repas (petit
déjeuner, déjeuner et dîner), et de deux (02) collations l'une à 10heures et l'autre
selon le mode de vie à 16heures ou 22heures.
Certains auteurs proposent la répartition glucidique suivante:
Petit déjeuner :20%
Déjeuner :30%
Dîner :30%
Collations :20%

Cette répartition est aussi valable chez les patients à l, 2 ou 3 injections


d'insuline (13).
Chez les diabétiques de type 1 maigres, l'alimentation VIse à corriger la
dénutrition. La ration calorique proposée à l'adulte jeune et actif est de 2800-3000
kcal/jour. Ces recommandations doivent prendre en compte la durée d'action des
doses d'insuline et de l'activité physique du sujet.

15
4.3 - Chez les femmes enceintes

L'alimentation reste celle d'une femme enceinte non diabétique et doit subir les
mêmes modifications au cours de la grossesse. Certains auteurs recommandent la
modification de l'alimentation et surtout de faire des activités physiques en vue de
normaliser la glycémie. (3).

4.4 - Problème particulier

4.4.1 - En cas d'hypoglycémie

Il faut tenir compte de l'état du sujet lorsque les sIgnes évocateurs de


l 'hypoglycémie apparaissent.
Ainsi chez le sujet conscient, il est recommandé un resucrage par voie orale alors
que chez le sujet comateux, il faut faire une injection de glucagon 2 ml en intra
musculaire ou bien une injection de glucose 30% en intraveineuse.
L'administration de glucose doit être maintenuè plusieurs heures afin d'éviter les
récidives,

4.4.2 - Chez les patients à horaire de travail irrégulier

II est souhaité des systèmes de collations. Dans ces cas les repas sont souvent
difficiles à équilibrer et il devient impératif pour le diabétique de type 1 d'obtenir
des horaires réguliers.

4.4.3 - En cas de déplacement: voyages

Les repas pris hors domicile pour un diabétique connaissant parfaitement la


diététique ne constituent pas un problème majeur. En effet il est à même de bien
choisir ces aliments parmi ce qu'on lui propose et d'avoir un repas équilibré en
qualité et quantité.

16
4.4.4 - Exercice physiq ue

Une activité physique modérée et régulière est recommandée aux patients


diabétiques. Une telle pratique favorise la perte de poids et augmente la sensibilité
musculaire à l'insuline. Les activités de type endurance aérobie modérée ou
prolongée sont privilégiées
L'exercice physique est précédé d'une collation composée de glucides à
absorption lente comme le pain, le tô ...
Afin d'éviter toute situation d 'hypoglycémie, le diabétique doit avoir sur lui du
sucre en morceaux qu'il consommera en cas de malaise.

17
DEUXIEME PARTIE:
NOTRE ETUDE
1 - ENONCE DU PROBLEME
1. ENONCE DU PROBLEME

Des données récentes révèlent qu'il y a entre 120 et 140 millions de diabétiques
dans le monde et que leur nombre pourrait doubler d'ici l'année 2025 (33).
L'essentiel de cet accroissement se produ~ra dans les pays en voie de
développement. Il semble donc irrémédiablement révolu le temps où certains
auteurs pouvaient affirmer que le diabète sucré n'existait pas en Afrique. Le
diabète sucré est en progression constante dans le continent noir (15). Cette
progression serait due au vieillissement de la population, à des régimes
alimentaires malsains, à l'obésité et à un mode de vie sédentaire (30).
Au Burkina Faso une étude réalisée dans une zone sémi-urbaine situe la
prévalence du diabète sucré à 2% soit environ 200 000 diabétiques (15).

Notre pays, à l'image des autres pays sahéliens est confronté à des conditions
agro-pedo-climatiques difficiles. Aussi la production agricole exclusivement
pluviale souffre très souvent des caprices pluviométriques. L~ production
alimentaire est presque exclusivement 'basée sur les céréales. La base du régime
alimentaire est à 80 % céréalière; la contribution des produits non céréaliers
comme les légumes et fruits ne représente que 2% (46). En outre le caractère
saisonnier des légumes et leur coût très élevé hors saison contribue à augmenter
les difficultés alimentaires.
Tout cela contribue à poser des difficultés diététiques, beaucoup plus marquées
chez le diabétique.

En effet la diététique constitue la première et la principale composante du


traitement du diabète non compliqué. Il a été démontré qu'à l'aide d'un
programme éducatif comportant des notions élémentaires de diététiques, il était
possible chez des diabétiques de type 2 pléthoriques, d'améliorer l'observation du

18
régime ainsi que l'équilibre diabétique et d'obtenir une diminution de plus de
50% de la consommation des anti-diabétiques oraux. (30).

Le diabétique de par sa diétothérapie est donc. confronté au renchérissement du


coût de l'alimentation pour des populations sous alimentées et régulièrement
confrontées à des pénuries alimentaires. Les régimes préconisés sont de ce fait
inadaptés aux conditions et habitudes locales. Ils sont très souvent qualitativement
de formulation vague ne permettant pas de fixer avec exactitude les quantités de
nutriments et d'énergies à consommer (15). Les études effectuées jusqu'à présent
dans ce domaine sont plutôt rares. En effet la pesée des aliments avec
détermination de leur équivalence énergétique n'existe pas dans notre milieu.
C'est dans ce contexte que nous avons entrepris cette étude pluri-méthodologique
dont le but est de déterminer la nature, la composition alimentaire et l'apport
énergétique chez le sujet diabétique. Ceci devrait permettre en les comparant aux
normes préconisées de proposer des correctifs à même d'améliorer la prise en
charge des diabétiques burkinabè.

19
II - OBJECTIFS
11- OBJECTIFS DE L'ETUDE

1 - OBJECTIF GENERAL

Réaliser une étude qualitative et semi-quantitative de l'alimentation du


diabétique suivi au CHNIYO .

2 - OBJECTIFS SPECIFIQUES

2.1- Etudier les caractéristiques socio-démographiques de la population


des diabétiques .

2.2- Estimer l'apport des principaux nutriments : glucides, protides,


lipides

.
2.3- Estimer l'apport énergétique global

2.4- Comparer ces résultats avec les standards préconisés

20
III - METHODOLOGIE
III - METHODOLOGIE

Notre travail s'est déroulé en deux (02) phases:


- une première phase qualitative qui a consisté en une enquête de consommation
alimentaire et la réalisation de mesures anthropométriques
- une deuxième phase quantitative de mesure des ingérés en nutriments.

1- LA PHASE QUALITATIVE

1.1 - Cadre de l'étude

Cette phase de l'étude s'est déroulée dans :


- le service de médecine interne à la consultation externe de diabétologie du
CHNIYO. C'est une structure hospitalière à vocation universitaire. C'est l'un des
hôpitaux de référence du pays.
Le service de médecine interne ou médecine C est un service d'adultes. Il est
composé de 29 lits. C'est un service pluridisciplinaire accueillant des patients
présentant des affections diverses (endocriniènnes, neurologiques,
néphrologiques, hématologiques). La quasi-totalité des diabétiques y sont suivie.
- les différents domiciles des diabétiques

1.2- Type de l'étude

Il s'est agit d'une étude transversale par interview. Chaque patient ayant été suivi
sur une période d'une semaine.

1.3 - Période et durée de l'étude

L'étude s'est déroulée sur une période de six (6) mois de mai 2000 à novembre
2000. La période de l'enquête a été accidentelle. Nous avons suivi trois (3)
diabétiques par semaine.

21
1.4 - Echantillonnage

1.4.1 - Base de sondage

La population cible a été constituée de l'ensemble des personnes malades du


diabète suivies au CHNIYO et répondant aux critères d'inclusion définis pour
l'étude, à savoir:
être âgé de plus de 18 ans,
être suivi au CHNIYO,
avoir un état de santé compatible avec la bonne marche de l'enquête (ne pas
être hospitalisé au moment de l'enquête),
être présent au moment de l'enquête,
avoir donné son consentement pour participer à l'enquête.

1.4.2 - Recrutement

Nous avons procédé par un recrutement accidentel à la consultation externe de


diabétologie. Au total 79 patients ont été recrutés parmi les diabétiques fréquentant
le service.

1.5 - Collecte de données

La méthode par enregistrement sur agenda ou semainier a été retenue. La méthode


consiste à enregistrer chaque jour et en détail- repas par repas y compris les
collations et grignotages, les aliments consommés, dans un journal prévu à cet
usage (40). Cette méthode a été retenue pour la collecte des données de la phase
qualitative uniquement.
Une fiche individuelle d'enquête (annexe 2) préalablement testée auprès d'un
échantillon semblable, a permis de collecter les données sur des habitudes
alimentaires des diabétiques. Le recueil a été réalisé par nos soins. Les patients ont
été informés de l'étude auparavant. La méthode d'interrogatoire par interview a
permis de recueillir les renseignements sur le malade, sa maladie, ses habitudes
22
alimentaires, ses notions sur la maladie.
Nous avons procédé à des mesures anthropométriques ( taille, poids) et consulté
des dossiers médicaux à la recherche de certains antécédents.
Une feuille de remplissage (annexe 2) a été ensuite laissé à chaque patient. Elle lui
permettait de remplir en fin de journée les aliments consommés. Pour les patients
ne sachant pas écrire nous sommes passés chaque jour en fin de journée pour la
remplir.

1.6 - Méthode d'analyse des données recueillies

Les variables utilisées ont été les suivantes:

1.6.1 - Niveau socio-économique

Nous avons retenu une classification en quatre (4) classes avec des scores variant
de 0 à 16 du niveau socio- économique le moins élevé au plus élevé. Le détail de
la classification figure en annexe 1.

1.6.2 - Niveau d'activité physique

Le niveau d'activité des diabétiques a été apprécié en se basant uniquement sur la


profession du malade. En effet, la quasi-totalité des ceux participant à l'étude ne
font pas régulièrement le sport et le moyen de locomotion utilisé est muni d'un
moteur à énergie.
La distinction en niveau d'activité léger, modéré intense a été possible grâce à la
classification proposée par l'O.M.S. qui définit (18) :
- travail léger: 75% du temps est passé assis ou debout et 25% debout ou en
déplacement.
- travail modéré: 40% assis ou debout et 60% à une activité professionnelle
déterminée.
- travail intense: 25% passé assis ou debout et 75% à une activité professionnelle
déterminée.

23
1.6.3 - Classification du diabète

Nous avons adopté une classification pratique tenant compte de nos conditions
locales; ont été retenus comme:
- Diabétiques de type 1 :
• les patients de moins de 30 ans
• avec ou sans signe fonctionnel très marqué associé à un amaigrissement
• ayant présenté ou pas des corps cétoniques dans les urines.
- Diabétiques de type 2 :
• les patients obèses ou de poids normal présentant une symptomatologie
modérée sans cétonurie
• Tous les patients de plus de 30 ans n'ayant pas présenté de cétonurie m
d'amaigrissement et répondant favorablement aux anti-diabétiques oraux

1.6.4 - La glycémie

Les taux de glycémie observés au cours de la semame de l'enquête ont été


exprimés en mmoll1 et classé en trois groupes :
- glycémie normale [3,85-6,55]
- glycémie modérément élevée: [6,5 6-11]
- glycémie mauvaise : hyperglycémie > Il mmolll ou hypoglycémie < 3,85
mmol Il.

1.6.5 - Données anthropométriques

L'état pondéral a été apprécié à partir de l'IMC ou indice de masse corporelle ou


Body Mass Index (BMI). L'IMC est calculé à partir de la taille et du poids.
IMC=P/T2. Plusieurs classes sont définies en fonction de la valeur de rlMC :
IMC<20: déficit
20<IMC<24 : normal
25<IMC<29 : surpoids
30<IMC<39 : obésité
40<IMC<70 : obésité sévère
24
1.6.6 - Aliments consommés

Notre enquête ayant été faite par la méthode du semainier, nous avons pris repas
par repas (c'est-à-dire petit déjeuner, déjeuner, dîner, collation.) Nous avons choisi
l'aliment le plus consommé dans la semaine à ce repas. Dans le cas où il y aurait
eu une alimentation différente les sept jours de la semaine nous avons tenu compte
uniquement de l'aliment du premier jour de l'enquête. C'est ainsi que nous avons
procédé pour évaluer la fréquence de consommation et la nature des aliments
consommés. Ces derniers ont été classés comme suit:
Macronutriments
• Aliments à forte teneur en glucides
• Aliments à forte teneur en lipides
• Aliments à forte teneur en protides
Autres
• Sauces
• Fruits et légumes

1.6.7 - connaissances, attitudes et pratiques

Un questionnaire a été soumis aux patients à cet effet

1. 7 - Analyse

La saisie et l'analyse des données ont été faites sur un ordinateur à l'aide du
logiciel EPI INFO 5.0.

25
2 - PHASE QUANTITATIVE

Cette deuxième phase de l'étude s'est déroulée à l'Institut de Recherche pour le


Développement (IRD). L'IRD est une unité de recherche française de coopération.
Elle intervient dans plusieurs domaines dont la nutrition, l'agriculture, la
géologie ...
Chaque patient a été suivi pendant une journée complète. Nous avons procédé à la
mesure exhaustive des quantités d'aliments ingérés par les patients.
Cette phase s'est déroulée pendant une période d'un (1) mois (novembre).
Au total 25% des patients de la première phase, soit 20 patients ont été intéressés
par cette étude. Nous avons pris ce nombre en raison du coût et des difficultés
techniques.
Nous avons utilisé comme matériels:
- des tubes à prélèvement,
- des gobelets mesures,
- un pèse aliment de marque SAC 64 de précision 0,1 g
- une étuve ventilée à sécher MEMMERT,
- une table de composition alimentaire (annexe 4 ).
Pour apprécier les aliments ingérés nous avons utilisé la méthode par pesée ou
enregistrement alimentaire exhaustif. La méthode consiste à peser pendant la
durée de l'étude chaque jour et à chaque repas les différents composants servis au
repas, ainsi que les déchets laissés dans l'assiette. Pour les prises alimentaires à
l'extérieur du cadre de vie des individus étudiés, elles doivent être identifiées et
estimées éventuellement en mesures ménagères (40).
Nous avons utilisé cette méthode en tenant compte de la préparation servie et de la
période d'une journée.
Après avoir obtenu le consentement oral de chacun de ces diabétiques, nous nous
sommes rendus au domicile des patients à 7h, 12h, 19h. nous avons pesé les
aliments avant qu'ils mangent. Nous avons ensuite fait un prélèvement de lOg de
chaque aliment que nous avons amené au laboratoire de 1'IRD. Chaque

26
prélèvement a ensuite été mis dans l'étuve à sécher pendant 24h à 12DoC.
Les collations jugées importantes par le patient ont été estimées.
Pour les différents apports le procédé suivant a été utilisé:
- Apport en nutriments : nous avons pris repas par repas ; à chaque repas on a
pesé les aliments avant la consommation. Un échantillon de 1Dg a ensuite été
prélevé pour la dessiccation au laboratoire. Le poids sec obtenu correspondant à
1Dg de poids frais, connaissant le poids frais ingéré par le patient nous avons
déduit le poids réel ingéré.
Grâce à la table de composition alimentaire, la quantité du nutriment concerné
dans ce repas a été déduit. Nous avons cumulé ensuite les quantités de ce
nutriment des différents repas de la journée pour avoir la quantité journalière.
Nous nous sommes intéressés aux glucides, lipides, protides comme nutriments.

Apport en énergie : nous avons calculé l'apport en énergie selon la méthode


ATWATER. Nous prenons les différents apports en macro nutriments et nous
multiplions avec les coefficients adaptés (glucides 4, lipides 9, protides 4).

27
IV - RESULTATS
IV RESULT"TS

IV. lo Kf UDE QUALITATIVE

1· LES PATIENTS

1.1 • "SD«" l o<ig=démogr10blgu"

lolo I·Le .... :

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Fig." 1: R""'rtItion d"lWIlitnta Mlon r'e-


1.1.3 - Résidence

Nous avons dénombré 97,5 % de patients qui vivaient dans la province du


Kadiogo. Deux (02) autres provinces étaient représentées de façon isolée et
constituaient 2,5 % des patients. Ces patients étaient de passage à Ouagadougou et
séjournaient chez un tuteur.

1.1.4 - Statut matrimonial

L'échantillon se composait pour la plupart de sujets mariés (79,5 %). Les autres
statuts étaient constitués par les veufs (12,7 % ) et les célibataires (7,6 %).

1.1.5 - Niveau de scolarisation

Trente pour cent de nos patients n'étaient pas instruits. Ceux qui l'étaient étaient
représentés dans les proportions suivantes en fonction du niveau:
- primaire 20,2 %,
- secondaire 34,2 %,
- universitaire 15,2 %.

29
1.1 .6-l'rof... Io.

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1.1.7- Niveau d'activité physique

La majorité de nos patients avait un niveau d'activité physique léger, soit 94,9 %.
Les 5,1 % restants avaient un niveau modéré.

1.1.8- Niveau socio-économique

La répartition des patients selon le niveau socio-économique était la suivante:


- très élevé: 43%,
élevé: 19%,
- moyen: 24,1%,
faible: 13,9%.

1.2 - Etude clinique du diabète

1.2.1- Circonstances de découverte

Près de la moitié (48,10 %) des patients ont découvert leur diabète au cours d'un
bilan de santé; 29,10 % ont consulté pour des signes cliniques et 22,80% lors des
complications de la maladie

1.2.2 - Type de diabète

Sur les 79 patients, 26,5 % étaient de type 1 (13cas) et 73,5 % de type 2 (66 cas).

31
U.3 _A.d.. n .. ' d. diab".

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30,4 % un , urp<>id.,
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1.2.5 - Complications

Dans notre série 53,2 % des patients ont déjà fait une complication:
-15,2 %, des complications dégénératives sous forme de rétinopathies et
neuropathies,
- 29,1 %, ont fait des complications infectieuses surtout cutanées et des lésions
infectieuses des membres.
Les complications métaboliques concernaient 8,9 % de nos patients.

1.2.6 - Pathologies associées

Près du tiers (32,9 %) de nos patients avait au moins une pathologie associée au
diabète. Il s'agissait de 1'hypertension artérielle dans 31,6 % des cas, et de
l'insuffisance rénale chronique dans 1,3 % des cas.

1.2.7 - Maladie intercurrente

Une maladie intercurrente est survenue chez 12,7% des patients dans la semaine
de l'enquête. Il s'agissait d'accès palustre dans 3,8 % et de complications du
diabète (pied diabétique, rétinopathie, neuropathie) dans 8,9 % des cas.

1.3 - L'équilibre glycémique

Il a été apprécié sur la glycémie effectuée durant la semaine de l'enquête.


Celle ci variait de 3,99 à 22,76 mmol/l. soit une moyenne de 8,41 mmol/l avec un
écart type de 4,05 :
37,5 % des patients avaient une glycémie à jeun normale variant entre
3,85 et 6,55 mmol/l.
43 % des patients une glycémie modérément élevée située entre 6,56 et
Il mmol/l.
- Les diabètes très déséquilibrés> Il mmol/l constituaient 19,5 % de nos
patients.

33
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2 - HABITUDES ALIMENTAIRES

2.1 - Mode d'alimentation

L'enquête a révélé que 60,7 % des patients prennent leur repas en se servant à
partir d'un plat commun. Tandis que 38 % ont un plat spécialement préparé pour
eux du fait de leur diabète. Les autres patients à savoir les 1,3% restants affirment
avoir une alimentation hors domicile, essentiellement au restaurant.

2.2 - Quantification des aliments

La majorité des patients (62 %) ont déclaré mesurer leurs aliments avant de les
manger. Les unités de mesure généralement utilisées sont la cuillère à soupe, la
poignée, la tasse, le bol, la louche ou un petit plat choisi par chacun. Pour ce qui
est des autres, ils ont affirmé manger à satiété sans restriction particulière.

2.3 - Typologie alimentaire des patients

2.3.1 - Aliments consommés

Lors de l'interview, 6,3% des patients ont affirmé qu'il n'existe pas d'aliments à
consommation libre pour le diabétique. La majorité par contre (93,7 % ) citait des
aliments consommés librement: légumes (73,4%) et protéines animales (5,1 %).

2.3.2 - Interdits alimentaires

A la question à savoir s'il existait des aliments interdits à la consommation, 2,5 %


des patients ont répondu non; et 77,5 % par l'affirmative. Ces derniers ont cité le
sucre, les boissons sucrées, les pâtisseries et l'alcool comme aliments proscrits
chez le diabétique.

2.3.3 - Equivalents alimentaires

Dans notre échantillon, 7,6 % des patients ont répondu avoir entendu parler
d'équivalence alimentaire, contre 92,4 % chez qui la réponse était négative.

36
2.3.4 - Edulcorants

Un peu plus de la moitié des personnes enquêtées (58,2 %) avait déjà utilisé un
édulcorant, contre 41,8 % qui ne connaissaient même pas l'existence de telles
substances.

2.3.5 - Consommation d'excitants

Des patients de l'ordre de 67,2% ont répondu prendre régulièrement des excitants.
Parmi les produits les plus cités, on peut noter le café (20,3%), la cola (20,3 %), le
thé (19 %), et le tabac (2,5%).

2.3.6 - Consommation de boissons

Près de la moitié des patients (46,8%) consommaient des boissons autres que
l'eau. Il s'agissait essentiellement de l'alcool (dolo, vin, bière) dans 32,9 % dont
5,1% à jeun. Les boissons sucrées ont été consommées par 13,9% des patients. La
consommation d'alcool était occasionnelle, celle des boissons sucrées surtout lors
des hypoglycémies.

2.3.7 - Fréquence des repas

La majorité (86 %) des patients ont pris 3 repas par jour, 8,9 % 2 et 5,1 % 4 . On
a ainsi une moyenne de 2,96 repas/jour avec un écart type de 0,37.

2.3.8 - Prise de collation

Durant la semaine d'enquête 49,4 % de l'échantillon ont pris une collation soit à
10 H (50%), 16H (48%) ou 22H (2%).

37
2.3.9 - Régularité des repas

Près de 58,2 % avaient l'habitude de sauter de temps en temps un repas. Les


raisons évoquées étaient dans 44,3 % des cas un jeûne volontaire et dans 13,9 % d
une anorexie. Par contre 41,8 % disaient ne jamais sauter un repas.

2.4 - Modification de l'alimentation en fonction de la glycémie

Au cours de l'enquête, 53,1 % des diabétiques ont répondu qu'ils relâchaient la


rigueur dans le suivi du régime si leur contrôle glycémique était bon. L'autre
partie de l'échantillon (46,9 %) affirmait respecter toujours le régime quelle que
soit la glycémie (par rigueur, 26,6% et par ignorance, 20,3 %).

2.5 - Choix du menu

Près des % (69,6%) des patients de l'étude ont répondu qu'ils choisissaient eux-
mêmes leur menu. Par contre 24,1 % ne le faisaient pas pour raison pécuniaire et
6,3 % par ce qu'on ne le leur demandait pas.

2.6 - Handicaps dans le suivi du régime alimentaire

Concernant les handicaps dans le suivi du régime alimentaire, 58,2 % des patients
trouvaient que le suivi du régime alimentaire constituait un problème dans leur vie
quotidienne. Ces handicaps étaient d'ordre:
- financier 12,6% (le régime coûte cher),
- social dans 10,1 % (discrimination dans les réceptions)
- professionnel dans 1,3 % (discrimination dans les postes de travail).

38
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Figue. 6 : R.rI~1on du pat ient •• tIen


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3 - COMPOSITION DE L'ALIMENTATION DANS LA SEMAINE DE
L'ENQUETE

3. 1 - Nature et composition des aliments du petit déjeuner


3.1.1 - Macronutriments

- Aliments à forte teneur en glucides


De nombreux patients ont pris au petit déjeuner des céréales.
Le blé a été consommé sous fonne de pain ou de pâte alimentaire par 48,1 %. Puis
viennent les consommations de maïs et de petit mil sous forme de bouillie, de tô et
de couscous avec 16,5 % chacun. Le fonio a été utilisé par 5,1 % des patients, le riz
par 2,5%
- Aliments à forte teneur en protéines
Les sources de protéine étaient représentées par les produits animaux et leurs
dérivés. On avait par ordre décroissant le lait (27,9%), les œufs (7,6%), la viande
(6,4%). Une faible proportion a consommé des protéines d'origine végétale
(haricot 2,5%).
- Aliments à forte teneur en lipides
Ils ont été difficilement appréciables compte tenu de la méthodologie utilisée.
Seule la consommation de lipides sous forme d'huile dans les sauces et de beurre
en tartine a été considérée. Ainsi il ressort que 26,6 % des patients ont utilisé
l'huile dans les sauces, 3,8% du beurre ou de la margarine et 1,3 % l'arachide
crue. Par contre plus de la moitié des patients (68,3%) n'ont rien ingérécomme
lipides au petit déjeuner.

3.1.2 - Autres: les légumes verts et fruits

Les légumes mangées au petit déjeuner étaient surtout contenus dans les sauces
accompagnant les plats de base faits de céréales. Il s'agissait donc de légumes
cuits. Ces légumes étaient constitués: de gombo* (6,4%), kenebdo* (3,8%);
baobab* (2,5%), oseille* (2,5%), aubergine* (1,3%), boulvanka* (1,3%).
Les autres légumes consommés étaient la salade (2,4%), les concombres (3,8%) et
40
l'avocat (3,8%).

3.2 - Nature et composition des aliments au déjeuner

3.2.1 - Macronutriments

- Aliments à forte teneur en glucides


Les sources de glucides au déjeuner étaient représentées par les céréales et les
tubercules. Les céréales étaient le riz (50,6%), le maïs (25,3%), le fonio (8,8%), le
blé (2,6%) et le petit mil (l,3%). Les tubercules étaient constituées par l'igname
(6,3%), le manioc (2,3%) et la pomme de terre (1,3%).

- Aliments à forte teneur en protéines


Au déjeuner 17,7 % des patients ont consommé du haricot. Le poisson frit ou en
soupe à été consommé par 16,5 % des patients.
La viande de mouton est consommée par 13,9 % des patients, la viande de bœuf
par 10,1 %, la volaille 10,1 %, les abats 1,3 %, le porc 1,3, %, les œufs 1,3 %, le
yaourt 1,3 %. Enfin 26,5 % des patients n'ont pas ingurgité de protéines au
déjeuner.

- Aliments à forte teneur en lipides


Comme signalé plus haut, l'appréciation de la consommation des lipides a été
difficile. Les graisses cachées dans les viandes et poissons n'ont pu être estimées.
Les huiles ont été utilisées par 98,7% pour la cuisson des aliments et la préparation
des sauces.

3.2.2 - Autres

Les sauces
Elles étaient variées :
• sauce d'arachide apportant surtout des lipides par 15%.
• Sauce d'aubergine (6,3%), de choux (2,5%),de kenebdo (1,3%).

41
Les mangé des concombres (17,7 %), de la salade (11,4%), du hari cot vert 1,3 %.
L'avocat a été utilisé par 6,3 % des patients et les mangues par 5,1 %. Le karité et
la banane ont été ingérés respectivement par 2,5% et 1,3%, d'entre eux. Plus de la
moitié (54,4%) des patients n'ont pas consommé de fruits, ni de légumes.

3.3 - Nature et composition des aliments consommés au dîner

3.3.1 - Macronutriments

Aliments à forte teneur en glucides


Au dîner les patients ont pris surtout des céréales (tô de maïs 58,1%, riz 16,4 %,
fonio 5,1 %, petit mil 3,8%, blé 2,5%). Les tubercules ont été également mangées
(igname 3,8%, pomme de terre 2,6%, manioc 1,3%)

Aliments à forte teneur en protéines


Nos patients ont ingéré des protéines sous forme de poisson 35,3%, de volaille
11,4 %, d'œufs 7,6%, du lait 1,3%.
Le haricot a été consommé par 8,9 % des patients. Près de 30% des patients n'ont
pas consommé de protéines.

Aliments à forte teneur en lipides


Sans tenir compte des lipides cachés 97,5% ont consommé les lipides des sauces et
cuissons.

3.3.2 - Autres

Les sauces
Les patients ont préparé une grande variété de sauces: gombo* 21,6%, oseille*
12,6%, tomate 11,4%, pâte d'arachide 7,7%, aubergine 6,4%, baobab* 6,3%,
kenebdo* 1,3%, voaga* 1,3%.

42
- Les fruits et légumes verts
Nos patients ont mangé surtout des concombres (24,1 %), de la salade (19 %), du
haricot vert (5,1 %) comme légumes. Le karité (2,5%), les mangues (2,5%), la
banane (1,3%) les oranges (1,3%) ont été les principaux fruit dégustés. Une grande
partie (44,2 %) des diabétiques de notre étude n'ont consommé ni fruits, ni
légumes au dîner.

3.4 - Les collations

3.4.1 - Macronutriments

Aliments à forte teneur en glucides


A la collation, les patients ont mangé des céréales (maïs, blé, riz, petit mil) et des
tubercules (patates, ignames, bananes plantins, pommes de terre).

- Aliments à forte teneur en protéines


La majorité de nos patients 75,8 % n'ont pas mangé de protéines au cours des
collations. Lorsqu'ils en ont pris, les sources de protéines étaient représentées par
le lait, la viande, les œufs, le haricot.

Aliments à forte teneur en lipides


Près de 73 % de nos patients n'ont pas utilisé de lipides durant les collations. Les
sources de lipides étaient les arachides (16,4%), les huiles de cuisson (8,9%), le
fromage (1,3%).

3.4.2 - Autres

- Les sauces
Les sauces ont accompagné le riz ou le tà lors des collations chez 3,8% des
patients. Il s'agissait de sauce tomate (2,5%) et pâte d'arachide (1,3%).
Les fruits et légumes verts
Près du tiers (72,1 % ) de nos patients n'ont pas présenté de fruits ou de légumes
lors des collations.
43
Les autres en ont consommé à des fréquences diverses (banane 5,1%, avocat 3,8%,
pamplemousse 3,8%, orange 3,8%, mandarine 2,5%, mangue 2,5%, karité 1,3%,
pastèque 1,3%, concombre 2,5% et salade 1,3%).

44
VI. 2 - ETUDE SEMI-QUANTITATIVE

1 - LES PATIENTS

Notre série a regroupé 20 patients; Il étaient de sexe féminin et 9 de sexe


masculin, soit respectivement 55 et 45%.
L'âge moyen était de 50,1 ans avec des extrêmes de 18 et 63 ans.
L'IMC moyen était de 26,65 avec des extrêmes de 19 et 63. Nos patients étaient
donc en surpoids.
L'effectif était composé de 25% de diabétique de type 1 et de 75% de diabétique
de type 2.
Notre série a trouvé 80% de sujet menant une activité légère et 20% une activité
modérée.
Le niveau socio-économique était le suivant: 5 % avait un mveau SOClO-

économique faible, 30% un niveau moyen, 30% un niveau élevé et 35% un niveau
très élevé
L'ancienneté du diabète était dans les proportions suivantes: 0-4ans 50% ; 5-9 ans
30% ; 10-14 ans 20%.

2 - L'EQUIVALENT ENERGETIQUE DES ALIMENTS CONSOMMES

2.1 - L'équivalent éner1!étique journalier

L'équivalent énergétique moyen journalier a été de 1602,63Kcal avec des


extrêmes de 1023,62 Kcal et de 2356,43 Kcal.
La répartition aux différents repas était en moyenne de :
- 261,69 Kcal au petit déjeuner soit 17% de l'apport journalier;
- 527,39 Kcal au déjeuner (33%) ;
- 504,05 Kcal au dîner (30%);
- 309,5 Kcal aux différentes collations (20%).

45
2.2 - Apport énergétique en fonction du sexe

Les sujets de sexe féminin ont consommé en moyenne une énergie de


1 629,6 Kcal/jour contre 1 561,77 Kcal/jour pour la population masculine

2.3 - Apport énergétique en fonction du type de diabète

Nous avons noté que:


les diabétiques de type 1 ont eu une consommation moyenne de 1818,43
Kcal/jour
les diabétiques de type 2, 1530,05 Kcal/jour

2.4 - Apport énergétique en fonction du niveau d'activité physique

La consommation énergétique en fonction du niveau d'activité physique se


décompose comme suit:
les sujets menant une activité légère ont consommé en moyenne
1 634,03Kcal/jour
les sujets menant une activité moyenne, 1 476,17Kcal/jour

2.5 - Apport énergétique des aliments consommés en fonction du niveau socio-


économique

La consommation énergétique des patients en fonction de leur nIveau socio-


économique se présente comme suit:
faible: 1191,74Kcal/jour,
- moyen: 1521, 18Kcal/j our,
élevé: 1542,15Kcal/jour,
très élevé: 1619,49Kcal/jour.

2.6 - Apport énergétique en fonction de l'ancienneté du diabète

La consommation énergétique en fonction de l'ancienneté du diabétique se


repartie comme suit:

46
0-5ans : 1485,91Kcal,
5-10 ans: 1 673,21Kcal,
> 10ans : 2 240Kcal.

2.7 - Apport énergétique en fonction de l'IMC

La consommation énergétique moyenne en fonction de l'IMC se présente de la


manière suivante:
- les sujets en déficit pondéral: 1389,7Kcal/jour,
les sujets de poids normal: 1478,85Kcal/jour,
- les sujets en surpoids : 1621,51Kcal/jour,
les sujets obèses: 1858,52Kcal/jour.

3 - LES GLUCIDES

3.1 - Apport journalier en glucides

La consommation moyenne journalière en glucides a été de 165g ± 52,55g.


Celle ci représentait 41 % de l'apport calorique soit 660 kcal.
La répartition aux différents repas était :
au petit déjeuner 34,97g en moyenne ce qui représentait 22% de
l'apport quotidien
- au déjeuner 52,46 g soit 31 %,
- au dîner 51,27g soit 31 %,
- aux différentes collations 26,30g soit 16% ..

3.2 - Apports en glucides en fonction du sexe

La consommation moyenne de glucides en fonction du sexe se décompose comme


suit: 180,47g ± 51,48 chez l'homme contre 152,35g ± 52,31 g chez la femme.

47
3.3 - Apports en glucides en fonction du type de diabète

Les diabétiques de type 1 ont consommé en moyenne 187,67 g ± 62,56 contre


157,45g ± 48,44 chez le diabétique de type 2.

3.4 - Apports en glucides en fonction du niveau d'activité physique

Les sujets menant une activité physique légère ont consommé en moyenne
164,91g ± 58,62 de glucides tandis que les sujets à activité moyenne 165,37g ±
59,71.

3.5 - Apports en glucides en fonction du niveau socio économique

L'apport en glucides moyenne en fonction du niveau socio-économique se


décompose comme suit:
- niveau faible: 190,61g ± 83,25,
- niveau moyen: 158,26g ± 22,95,
- niveau élevé: 172,44g ± 73,49,
- niveau très élevé: 160,75g ± 59,81.

3.6 - Apports en glucides en fonction de l'ancienneté du diabète

L'apport moyen en glucides en fonction de l'ancienneté du diabète se repartit


comme suit:
- 0-5 ans : 148,29g ± 34,96,
- 6-10 ans: 180,35g ± 58,50,
- > 10 ans: 290g ± 70,22.

48
3.7 - Apports en glucides en fonction de l'IMC

L'apport moyen en glucides en fonction de rIMe se présente de la manière


suivante:
- les sujets en déficit pondéral: 173,37 g ± 77,18,
- les sujets de poids normal: 148,38g ±25,45,
- les sujets en surpoids : 169,68g ± 55,96,
- les sujets obèses: 179,85g ± 96,05.

4 - LES LIPIDES

4.1 - Apports journaliers en lipides

La moyenne journalière était de 88,27g ± 34,39 ce qui représente 794,43 kcal soit
50% de l'apport énergétique total.
La répartitionjoumalière était:
- au petit déjeuner 9,85g soit 12% de l'apport quotidien
- au déjeuner une moyenne de 29,55g soit 33%,
- au dîner 29,01g soit 33%,
- aux collations 19,86g soit 22% .

4.2 - Apports en lipides en fonction du sexe

Les sujets de sexe féminin ont consommé en moyenne 96,76g ± 31,47 de lipides
contre 78,01 g ± 36,83 pour la population masculine.

4.3 - Apports en lipides en fonction du type de diabète

Nous avons constaté un apport moyen de 103,67g ± 36,47 de lipides chez le


diabétique de type 1 contre 83,13g ± 33,35 chez le diabétique de type 2.

49
4.4 - Apport en lipides en fonction du niveau d'activité physique

Les sujets menant une activité physique légère ont consommé 91,63 g ± 36,64 de
lipides contre 74,81 g ± 21,82 chez les sujets à activité physique moyenne.

4.5 - Apport en lipides en fonction du niveau socio-économique

L'apport en lipides moyen selon le niveau socio-économique se présente de la


manière suivante :
- bas: 47,7g ± 18,23,
- moyen: 83, lOg ± 27,55,
- élevé: 94,71g ± 32,61,
- très élevé: 92,97 g ± 43,09.

4.6 - Apport en lipides en fonction de l'ancienneté du diabète

La consommation en lipides selon l'ancienneté du diabète se répartit comme suit:


- 0-5 ans: 82,31g ±24,96,
- 6-10 ans: 90,14g ± 44,99,
- > 10 ans: 154,55g ± 57,30.

4.7 - Apport en lipides en fonction de l'IMC

L'apport moyen en lipides en fonction de l'IMC se décrit de la manière suivante:


- déficit pondéral: 69,34 g ± 18,15 de lipides,
- poids normal: 83,84 g ± 27,37 de lipides,
- surpoids: 85,75 g ± 38,15 de lipides,
- obèses: 111,84g ± 41,39 de lipides.

50
5 - LES PROTEINES

5.1 - Apport journalier en protéines

La moyenne journalière de consommation des protéines était de 37,03g soit 148,2


kcal et 9% de l'apport énergétique total. La répartition était la suivante:
Au petit déjeuner 8,49g de moyenne soit 23% de l'apport quotidien.
Au déjeuner, 12,90g soit 35%,
- Au dîner, 9,30g soit 25%,
- Aux collations, 6,34g soit 17% de l'apport quotidien.

5.2 - Apport en protéines en fonction du sexe

Les sujets de sexe féminin ont consommé en moyenne 37,34g ± 26,49 de protéines
contre 34,45g ± 20,58 chez les sujets de sexe masculin.

5.3 - Apport en protéines en fonction du type de diabète

Les diabétiques de type 1 ont consommé en moyenne 33,68 g ± 26,77 protéines


contre 38,14g ± 23,11chez les diabétiques de type 2.

5.4 - Apport en protéines en fonction du niveau d'activité physigue

Les sujets menant une activité légère ont consommé en moyenne 37,45g ± 23,41
de protéines tandis que ceux à activité moyenne ont consommé 35,35 g ± 13,90.

5.5 - Apport en protéines en fonction du niveau socio-économigue

L'apport en protéines moyen en fonction du niveau socio-économique se présente


comme suit:
faible: 19,78g± 10,17,
51
- moyen: 35,06g ± 19,99,
- élevé: 44,33g ± 29,92 de,
- très élevé: 34,94 g ± 16,70.

5.6 - Apport en protéines en fonction de l'ancienneté du diabète

La consommation de protéines en fonction de l'ancienneté de la maladie se répartit


comme suit:
- 0-5 ans: 37,99 g ± 24,94,
- 6-10 ans: 35,31g ± 16,23,
- > 10 ans: 34,9g± 14,17.

5.7 - Apport en protéines en fonction de l'IMC

Les sujets en déficit pondéral ont consommé en moyenne 18,04g ± 10,05 de


protéines, ceux de poids normal 32,58g ± 19, les sujets en sUIpoids 42,76g ±
25,25 et enfin les sujets obèses 33, 14g ± 14,42.

52
v - COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
v - COMMENTAIRES - DISCUSSIONS

1 - LIMITES ET BIAIS

La méthode d'enquête par interview ainsi que l'enquête par la méthode du


semainier nécessitent une disponibilité et une bonne coopération des patients. En
effet le remplissage des fiches peut être défectueux, de même que les réponses aux
questions peuvent être fausses.
Cependant nous avons minimisé ces biais en nous rendant nous même au domicile
des patients et en contrôlant les réponses par d'autres recoupements.
La méthode d'enquête avec présence d'un observateur extérieur réalisant la pesée
peut entraîner des modifications du 'comportement alimentaire des individus
étudiés. De même cette méthode ne fournit des informations que sur l'alimentation
actuelle, sur la période étudiée ce qui peut être différent des habitudes. On a
également des difficultés à évaluer les repas hors domicile
L'insuffisance de travaux antérieurs aussi bien chez le diabétique que dans la
population générale rend la discussion difficile pour la comparaison des résultats.

2 - ETUDE QUALITATIVE

2.1 - Aspects socio-démographiques

Au niveau socio-démographique, notre étude montre une prédominance féminine


dans l'échantillon (59 %). Cette prédominance féminine est aussi retrouvée par
KAMBOU (27) 53,85 % au Burkina Faso, AKANJI (1) 54 % au Nigeria.
L'âge moyen dans notre série est de 50, 67 ans; résultat se rapprochant de ceux de
KABRE (26) et TIENO(47) au Burkina Faso. Nous remarquons également une
augmentation progressive de la fréquence du diabète avec l'âge, avec un
maximum entre 40 et 60 ans. Ces résultats sont constatés également par
KAMBOU (27) ainsi que C. GRAS & Collaborateurs (22) qui trouvent dans leur
série que 90 % des diabétiques ont plus de 40 ans. La baisse de la fréquence du

53
diabète après 60 ans peut s'expliquer par la baisse de l'espérance de vie.
La majorité de nos patients sont mariés 79,7 %. Ce résultat se rapproche de celui
de KAMBOU (27) qui a trouvé une fréquence de 80,77 %.
La situation matrimoniale intervient dans le respect du régime alimentaire des
diabétiques.

Notre série trouve 30,4 % de sujets non scolarisés; ce résultat se rapproche de


celui de KAMBOU (27) 34,62 %. Le niveau d'instruction pourrait entraîner une
meilleure compréhension de la maladie, et partant un meilleur suivi du régime.
La grande majorité des patients avait un niveau socio-économique très élevé
(43%). Ce résultat ne reflète pas la réalité. Il est dû à nos critères de classification
qui sont basés sur les biens de jouissance. Mais nos patients en majorité ménagère
ou retraitée jouissent de ces biens grâce à leurs conjoints ou du fait de leurs
fonctions passées.

2.2 - Le diabète sucré

Près de la moitié des patients (48,10%) ont découvert leur diabète au cours d'un
bilan de santé. Ces résultats vont dans le sens de ceux de M. Ducorps (16) au
Cameroun et C. GRAS & Collaborateurs (22) qui ont trouvé respectivement 37 %.
Cela s'explique par le fait que le diabète évolue souvent à bas bruit.
Nous avons constaté dans notre échantillon, une fréquence importante des sujets
obèses et en surpoids. Ce constat est également fait par KAMBOU (27). Cela
s'explique par les mauvaises habitudes alimentaires et la sédentarité.
Plus de la moitié de nos patients n'ont pas une glycémie satisfaisante; ce résultat
est voisin de celui de KAMBOU (27). Cela pourrait s'expliquer par les difficultés
d'adhésion au traitement médicamenteux et diététique du diabétique.
Tous nos patients sont soumis au régime alimentaire, mais seulement 8,9 % sont
uniquement sous régime alimentaire. KAMBOU (27) lui avait 6,73 %, tandis que
V. VAN MEIR & J. Philippe (50) en Suisse notait 61 % sous régime uniquement.
Ce faible taux, pourrait s'expliquer par:

54
- le diabète est le plus souvent dépisté au stade de complications (22,80%), et ne
peut dans ce cas être traité par régime uniquement;
- le fait que nos diabétiques trouvent le régime alimentaire chèr ; ainsi
l'observance n'est pas bonne et l'équilibre glycémique s'en ressent, d'où
l'obligation d'associer un traitement médicamenteux pour mieux équilibrer nos
diabétiques.

2.3 - Habitudes alimentaires

Les diabétiques interrogés durant notre étude répondent à 60,7 % s'alimenter à


partir du plat commun, et 38 % à partir d'un plat spécialement préparé. KAMBOU
(27) avait trouvé 47,11 % mangeant dans le plat commun et 46,15 % dans un
plat spécialement préparé. En s'alimentant à partir du repas familial, le patient a
des difficultés à respecter les quantités (6-8 cuillerées) de féculents préconisés et à
composer rigoureusement son menu (de céréales - légumes - protéines).
L'objectif serait que même en mangeant dans le plat familial il arrive à puiser en
variété et en quantité ce qui lui est prescrit
Les diabétiques pour la plupart (62 %) mesurent leur aliment avant de les
consommer. La variété des ustensiles de mesure rend difficile le suivi du régime.
L'idéal aurait été qu'ils aient des mesures standards étalonnés pour éviter tout
subjectivisme.
La majorité (93,7 %) des patients que nous avons interrogés pensent qu'il existe
des aliments à consommation libre sans mesure pour eux.
Par contre la quasi-totalité (97,5 %) des personnes qui ont participé à notre étude
pensent qu'il existe des aliments qui leur sont strictement interdits. Ils citent le
sucre, les boissons sucrées, les'pâtisseries, l'alcool.
V. VAN MEIR & J. Philippe (50) ont trouvé que 27 % des interviewés pensent
qu'il faut interdire tout aliment sucré. Ceci pourrait s'expliquer par la différence
de niveau d'instruction des patients d'une part et d'autre part, par la perception
populaire du diabète en Occident et chez nous. Dans nos pays les patients pensent
qu'ils sont malades parce qu'ils ont consommé trop de sucres et qu'ils guériront en

55
s'en privant.

Une meilleure utilisation des édulcorants aidera à diminuer la tentation de


succomber à l'utilisation du sucre.
Dans notre étude, nous avons constaté que 86 % des patients ont pris 3 repas par
jour dans la semaine de l'enquête, 49,4 % ont pris une collation par jour.
KAMBOU (27) avait trouvé que 87,5 % prenaient 3 repas par jour et seulement
10,58 %, une collation.
Le rythme de trois repas par jour correspond à celui de la population en zone
urbaine. La collation elle est souvent prescrite chez le diabétique de type 1 pour
éviter les hypoglycémies.
Dans notre série 58,2 % des sujets sautaient parfois un repas soit pour anorexie ou
pour jeûner.
Un peu plus de la moitié (53,1 %) des sujets de notre étude répondent qu'ils
adaptent leur régime en fonction des contrôles glycémiques. Cela conduit pour la
plupart du temps à une glycémie élevée au prochain contrôle. En effet devant une
glycémie satisfaisante, les patients ont tendance à croire qu'ils sont guéris et à
relâcher le régime.
Près du tiers (30,9 %) n'a pas la chance de choisir eux-mêmes leur régime. Cela
pour raison pécuniaire dans les grandes familles où on n'a pas l'habitude de
manger un plat spécial seul.
D'autres qui sont sous tutelle ne peuvent se permettre de choisir leur menu. Cette
contrainte de manger, ce que l'on n'a pas choisi, conduit à ne pas respecter le
régime.
Parmi les sujets interrogés, 58,2% trouvent le suivi du régime contraignant pour
leur activité quotidienne. V.VAN MEIR & J. Philippe (50) à GENEVE trouvent
que 48 % des patients affirment que les exigences du régime sont pesantes. Ces
handicaps sont dus au coût élevé du régime, au désir de ne pas être discriminé lors
des réjouissances populaires et au lieu de travail.
Un peu moins de la moitié (43,0 %) des sujets dépensent en surcoût moins de
1O.OOOFCFA par mois pour le régime. 7,6 % plus de 30.000FCFA.

56
Ces coûts sont élevés pour le diabétique qui est généralement un retraité, une
ménagère à la charge de son époux ou un fonctionnaire à la tête d'une grande
famille.
Ces situations en plus de la cherté des aliments (légumes) rendent l'observance du
régime difficile.

2.4 - Composition de l'alimentation dans la semaine de l'enquête

2.4.1 - Macronutriments

Aliments à forte teneur en glucides


La ration alimentaire dans la semaine de l'enquête se compose de céréales (riz,
mais, blé, fonio, petit mil) et de tubercules (igname, pomme de terre, manioc).
Les apports aux trois repas sont assurés au petit déjeuner, déjeuner, dîner
respectivement par le blé (pain), le riz cuit à l'eau, et le tô de maïs.
Au Burkina Faso, la ration alimentaire dans les centres urbains est composée de
farine de maïs sous forme de tô et de riz (46).
Le petit mil est beaucoup consommé au petit déjeuner (16,5%) contre 1,3% aux
déjeuners et collations et 3,8% au dîner. Au petit déjeuner il est pris sous forme de
bouillie, tandis que le restant du jour il l'est sous forme de tô. Il est très prisé au
petit déjeuner car il est traditionnellement vendu par la marchande de rue sous
forme de bouillie. Il revient moins cher pour le diabétique de s'en acheter un bol
que de s'en préparer un bol de bouillie de maïs moins riche en glucides.
Le maïs est consommé sous forme de bouillie au petit déjeuner (2,5%) pour ceux
qui arrivent à le préparer. Le tô de maïs est pris le 'soir 58,1 % contre 24% à midi
et 12,7 % le matin. Il est considéré comme une céréale renfermant moins de sucre.
Sa farine est obtenue après l'avoir laissé séjourner dans l'eau pendant 3 à 5 jours.
L'eau étant quotidiennement renouvelée. Ce procédé selon les diabétiques
permettrait de diminuer Je taux de sucre. Cela n'est pas vérifié scientifiquement.
Elle n'est que le résultat d'une éducation de proximité entretenu par les patients
entre eux. Par contre le maïs est moins riche en glucides que les autres céréales
(annexe).
57
Le riz est consommé surtout au déjeuner (50,6%), au dîner (17,7%) au petit
déjeuner (2,5%). Il est sous forme cuit à l'eau ou gras au déjeuner et dîner. Sous
cette forme, le matin c'est généralement le restant du repas de la veille. Il est
également ingéré sous forme de bouillie et de tô.
Le fonio longtemps considéré comme ne renfermant pas de sucre est souvent
consommé sans restriction. Dans notre étude nous avons constaté une
consommation en baisse 8,8%, contre 29,81% trouvé par KAMBOU(27) au
déjeuner. Cela pourrait s'expliquer par les efforts de sensibilisations menés en
consultation depuis l'étude de BAMA (9) sur l'index glycémique du fonio ainsi
que son coût élevé.
Les tubercules (igname, patate, pomme de terre, manioc )sont moins consommés.
Ils sont pris sous forme bouillie, ragoût, frites, attiéké.
A l'image de la population générale, la ration alimentaire des diabétiques se
compose d'un plat de céréales.

Aliments à forte teneur en protéines


Les produits animaux (essentiellement chair de bovins, ovins, caprins, volailles,
gibiers) sont consommés bouillis, frits ou grillés tout comme les produits de pêche.
Ils accompagnent les sauces au déjeuner et au dîner ou sont mangés seuls lors des
collations.
Le lait et les produits laitiers sont très consommés au petit déjeuner.
Les protéines végétales sont apportées la plupart du temps par le haricot cuit à
l'eau ou transformé en beignet. Il est mangé très souvent au déjeuner mais plutôt
consommé comme céréale que comme protéine.

Aliments à forte teneur en lipides


Les lipides ont été difficiles à apprécier car la plupart du temps cachés dans les
aliments. Les patients consomment les huiles des cuissons (beurre de karité, huile
d'arachide, de tournesol), le beurre, le fromage, les arachides.
Généralement en dehors de l'huile des cuissons les patients évitent au maximum

58
les lipides pour diverses raIsons telle la prise de poids, les rIsques cardio-
vasculaires.

2.4.2 - Autres

Les sauces
La nature des sauces varie en fonction des saisons. Les sauces accompagnent
généralement le tà ou le riz.
- Au déjeuner, on a consommé surtout les sauces tomate (19 %), pâte d'arachide
(15,1%) et gombo sec (12,7 %) ...
Ces sauces sont également mangées par la population générale à cette période où
les feuilles sont rares.
- Au dîner, le gombo sec (16,5 %), oseille (12,6 %), et babenda, (13,8 %) sont les
plus prisés. Un effort est ainsi fait pour s'offrir des sauces à base de feuilles.
Au total, nos patients préfèrent les sauces à base de feuilles : babenda, feuille
aubergine, oseille, boulvanka, mais la période de l'enquête, n'a pas permis de
constaté cela.
Les ingrédients sont quasi constants au cours de la préparation des sauces
(oignons, tomates, maggi, sel, poissons et viandes). Les sauces accompagnent
généralement les céréales ou tubercules.

Les fruits et légumes verts


Au petit déjeuner les légumes (concombre, salade, avocat, haricot vert) sont
consommés par 10,1 % des patients. Quelques (3,8 %) patients ont pris des fruits.
La grande majorité (86,1 %) n'ont rien mangé comme fruits et légumes au petit
déjeuner. Cela s'explique par leur cherté et par le manque d'habitude.
Au déjeuner, leur consommation était nettement supérieure avec 36,7%, ainsi
qu'au dîner 48,2 %. L'utilisation préférentielle des légumes verts (salades et
concombres) pourrait s'expliquer par leurs richesses en fibres alimentaires. Elles
participeraient à une amélioration de l'équilibre glycémique ainsi que de
l'équilibre des diabétiques.
59
3 - ETUDE SEMI-QUANTITATIVE

3.1- Apport énergétique

3.1.1 - Equivalent énergétique journalier

L'apport énergétique moyen est estimé à 1602,63Kcalljour reparti en 17% au petit


déjeuner, 33 % au déjeuner, 30% au dîner, et 20% aux collations.
Cet apport énergétique se situe dans la gamme des régimes hypocaloriques (13)
(1200 à 1600kcal). Ceux-ci préconisent une répartition énergétique de 20% au
petit déjeuner, 30% au déjeuner, 30% au dîner et 20 % aux collations.
De tels régimes hypocaloriques sont recommandés généralement chez des sujets
en surpoids ou obèses et ce pour favoriser une perte de poids.
Au Burkina Faso les besoins énergétiques ont été estimés en 1996 à 2137
kcallhabitants (46).
Le profil énergétique des patients de l'étude est donc celui de sujets
hypocaloriques voulant perdre du poids. Cela correspond au profil de notre
échantillon composé de 75% de diabétiques de type 2 avec un IMC de surpoids.

3.1.2 - Apport énergétique en fonction du sexe

Il n'y a pas de grande différence dans la consommation énergétique en fonction du


sexe (1629,6 et 1561,77 kcal). BUYSSCHAERT (13) recommande un apport de
1200 à 1500Kcal chez la femme diabétique et 1500 à 2000 chez l'homme
diabétique. Chez la personne de poids normal il est recommandé dans les pays en
voix de développement 2895kcal chez l'homme et 2210 kcal chez la femme (46).
Dans notre série nous sommes dans les valeurs du diabétique. Notre population
féminine consomme beaucoup plus d'énergie que la population masculine. Cela
pourrait s'expliquer par le fait que les femmes sont à la cuisine, elles ont plus
accès à la nourriture et elles en abusent souvent.

60
3.1.3 - Apport énergétique en fonction du type de diabète

Les diabétiques de type 1 ont un apport énergétique moyen de 1818,43Kcal, contre


1530,05Kcal pour ceux du type 2. SLAMA et BUYSSCHAERT (13, 45)
recommandent pour le type 1 un apport hypercalorique (2800-3000) et pour le
type 2 obèse un apport hypocalorique (1200-1600). Nous constatons que nos
patients de type 2 ont un régime hypocalorique, ceux du type 1 tendent vers
l'isocalorie. Le diabétique de type 2 a un apport énergétique recommandé. Celui
de type 1 par contre a un apport inférieur à celui recommandé; cela pourrait
s'expliquer par notre niveau socio-économique faible.

3.1.4 - Apport énergétique en fonction du niveau d'activité physique

Les sujets en activité physique légère consomment environ 1634,03Kcalljour,


contre 1476, 17Kcal/jour pour ceux ayant une activité moyenne. MOUNNIER (30)
trouve 1500Kcal/jour pour une ménagère à la maison menant une activité légère et
2000Kcal pour un homme d'affaire menant une activité moyenne. Nous
remarquons qu'un sujet menant une activité légère a un apport calorique adapté
aux normes internationales. Mais nos sujets à activité moyenne ont un apport
calorique nettement inférieur aux normes internationales.

3.1.5 - Apport énergétique en fonction du niveau socio-économique

Nous constatons que l'apport énergétique augmente en fonction du niveau socio-


économique. Ainsi de 1191,74Kcal pour le niveau faible on passe à 1619,49kcal
pour le niveau très élevé. Cela pourrait s'expliquer par le fait que les sujets
pauvres suivent le régime malgré eux. Ceux-ci pour des raisons économiques
présentent un déficit alimentaire. En effet même dans la population générale plus
des 50% des burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté (rapport PNUD)

61
3.1.6 - Apport énergétique en fonction de l'ancienneté du diabète

Nous constatons une croissance de l'apport énergétique en fonction de


l'ancienneté du diabète ainsi on passe de 1485 kcal chez les sujets dont le diabète
a 0-5 ans d'ancienneté à plus de 2000 kcal chez ceux dont l'affection est ancienne
de plus de 10 ans. Nous pouvons expliquer cela par le découragement. En effet
c'est généralement des personnes qui ont passé toute leur vie à suivre le régime, ils
son découragés.

3.1.7 - Apport énergétique en fonction de l'IMC

Nous constatons un accroissement de l'apport énergétique en fonction de l'IMC


ainsi on passe de 1389 kcal chez les sujets en déficit pondéral à 1858kcal chez les
sujets obèses. Cela pourrait s'expliquer par le non-respect du régime. En effet les
patients ne le respectant pas ont un apport énergétique élevé, ils prennent du poids
et ont donc un IMC élevé.

3.2 - Apport en nutriment

3.2.1 - Apport en glucides

Nos patients ont consommé en moyenne 165g de glucides/jour. Cette


consommation de glucides est repartie en 22% au petit déjeuner, 31 % au
déjeuner, 31 % au dîner et 16% aux collations. Cette ingestion de glucides
correspond à 41 % de l'apport énergétique quotidien.
Certains diététiciens (8, 20, 30) recommandent pour un régime hypocalorique
170g de glucides/jour à des proportions de 40 à 55 voire 60% de l'apport
énergétique.
Nos résultats se rapprochént donc des normes préconisées chez un sujet à régime
hypocalorique. En effet notre population d'étude est composée surtout de

62
diabétiques de type 2 en surpoids devant perdre du poids.
Il n'y a pas eu de différences fondamentales dans l'apport des glucides en fonction
des différentes caractéristiques du diabétique.

3.2.2 - Apport en lipides

Nos diabétiques ont consommé en moyenne 88,27 g de lipides reparti en 12% au


petit déjeuner, 33% au déjeuner, 33% au dîner, 22% aux collations.
Cela représente 50% de rapport énergétique global par jour.
Les normes internationales en recommandent un apport de 25 à 35% (30).
Nos patients consomment une part importante de lipides. Ils se privent de glucides
et se rattrapent en lipides. Cela se confirme d'ailleurs dans les disproportions des
apports en fonction du sexe, du niveau d'activité physique, du niveau socio-
économique, de l'ancienneté et de l'IMC.

3.3.3 - Apport en protéines

Lors de notre étude, nous avons constaté une consommation en protéine moyenne
de 38,05g reparti en 25 % au petit déjeuner, 34 % au déjeuner, 24% au dîner, 17%
aux collations.
Cela représentait 9% de l'apport énergétique quotidien. Certains régimes
hypocaloriques (8) préconisent 70g de protéines/jour. Nos patients consomment
donc moins de protéines en quantité pour raison économique probablement.
Les normes internationales recommandent 15% (30) d'apport de protéines.
Nos chiffres sont donc très en deçà des recommandations chez le diabétique. Cela
pourrait s'expliquer par le prix élevé des protéines dans notre milieu et le fait
qu'ils sont le plus souvent consommées à l'extérieur du domicile.

63
VI - CONCLUSION
VI - CONCLUSION

Cette étude qui avait pour but de connaître les aspects qualitatifs et quantitatifs de
l'alimentation du diabétique a permis de faire les constats suivants :
- les diabétiques sur le plan qualitatif, consomment beaucoup de céréales et de
féculents. Les légumes et protéines animales, conseillés en complément ne le sont
pas beaucoup.
- les patients sur le plan quantitatif prennent des glucides (41 %), des lipides
(50%), et des protéines (9%).
- L'apport énergétique global est hypocalorique. Cet apport est différent de
l'apport aussi bien dans la population générale que chez le diabétique. En effet les
diabétiques consomment beaucoup trop de lipides et très peu de protéines.
Au terme de ce travail certaines recommandations doivent être faites aux
diabétiques pour améliorer leur vie quotidienne; il est recommandé de :
maintenir un apport en glucides de 40 à 55%,
diminuer celui en lipides à 30%,
d'augmenter la part en protéines à 15 voire 20%.

64
VII - SUGGESTIONS
VII - SUGGESTIONS

Aux autorités
.
• Nous recommandons la formation de diabétologues, nutritionnistes et
diététiciens en nombre suffisants pour mieux encadrer les diabétiques.
• Nous recommandons l'amélioration des conditions de vie de la population et la
lutte contre la pauvreté.

- Aux diabétologues, nutritionnistes, ABAD


• Nous les recommandons de travailler en équipe, parler d'une même voix et
éviter de désorienter les diabétiques.
• Nous suggérons la création de séance de formation de jeunes médecins et
étudiants, dans la prise en charge diététique du diabète.

Aux diabétiques
• Nous leur conseillons de cesser de croire aux recettes de vieilles dames sur un
éventuel plat miracle sans sucre pouvant guérir le diabète et de suivre plutôt le
régime prescrit par leur médecin.

65
VIII - BIBLIOGRAPHIE
VIII - BIBLIOGRAPHIE

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50- VAN V M, PHILIPPE J.


Nos conseils nutritionnels sont-ils adaptés aux patients diabétiques
Med. & Hygiène, 1997,55, 1246-42.

73
IX-ANNEXES
ANNEXE 1
Score socio-économique

II a été estimé avec les cotations suivantes (33) :


• Approvisionnement en eau potable
Extérieur 0 Intérieur 2
• Electricité
Non =0 Oui = 2
• Téléphone
Non =0 Oui 2
• Type d'habitat
Banco = 0 Banco améliore = 1 Parpaing = 2
• Toit
Traditionnel 0 Tôles sans plafond == 1 Tôles avec plafond = 2
• Consommation électrique
Rien 0 Radio = 1 Téléviseur == 2 Réfrigérateur == 3
• Moyen de locomotion
Aucun 0 Vélo = 1 Mobylette 2 Voiture = 3

On se retrouve ainsi avec quatre (4) classes socio-économiques


CI 1ère classe [0-5] = niveau socio-économique faible
CI 2eme classe [6-10] = niveau socio-économique moyen
CI 3eme classe [11-12] = niveau socio-économique élève
CI 4eme classe [13 et plus] = niveau socio-économique très élevé.

74
ANNEXE 2

ETUDE DE L'ALIMENTATION DU DIABETIQUE:


RESULTATS D'UNE ENQUETE QUALITATIVE

FICHE D'ENQUETE

1. IDENTITE

- Numéro: ----------------------------------------------------------------------------
- Nom: --------------------------------------------------------------------------------
- Prénom: -----------------------------------------------------------------------------
- J\15 e : ---------------------------------------------------------------------------------
- Sexe: --------------------------------------------------------------------------------
- ~thnie: ------------------------------------------------------------------------------
- I~~: --------------------------------------------------------------------------------
- Profession: -------------------------------------------------------------------------
- Temps assis ou debout : -----------------------------------------------------------
- Situation matrimoniale : ~arié : [J Célibataire: 0
Divorcé : 0 Veuf: 0 concubina15e : 0
Niveau d'instruction
• alphabétisé 0: 1ère 0
• non alphabétisé : 0

Résidence : -------------------------------------------------------------------------
Tél. : --------------------------------------BP : ------------------------------------

II. NIVEAU SOCIO-ECONOMIQUE


J\pprovisionnement en eau potable: intérieur 0 extérieur 0
~lectricité : oui 0 non 0
Téléphone: oui 0 non 0
Type d'habitat: banco 0 banco amélioré 0 parp ain15D
Toit: traditionnel 0 tôle sans plafond 0 tôle avec plafond 0
J\ppareil électronique: aucun 0 radio 0 télévision 0 réfri15érateur 0
~oyen de locomotion: aucun 0 vélo 0 mobylette 0 voiture 0

75
III. RENSEIGNEMENTS SUR LA MALADIE

Type de diabète: Type 1 0 type 20 autre 0

Histoire du diabète

• Durée du diabète : ------------------------------------------------------------------


• CDD: Bilan 0 SC 0 Complication 0
• Complications dégénératives: 0 lequel: ------------------------------------
• Complications infectieuses: 0 lequel: ------------------------------------
• Complications métaboliques: 0 lequel: ------------------------------------
• Autres pathologies associées: 0 lequel: ------------------------------------
• Maladie intercurrente dans la semaine de l' enquête---------------------------

Traitement :

• régime seul : o
• insuline seule : o
• hypoglycémiant par voie orale seul: o
• traditionnel seul : o
• régime + insuline : o
• régime + hypoglycémiant par voie orale: o
• régime + traitement traditionnel: o
• régime + insuline + hypoglycémiant par voie orale : o
• autre: o

glycémie dans la semaine de l'enquête: g/l----------------------------------


mmol/l-----------------------------

76
IV. HABITUDES ET NOTIONS SUR LE REGIME

Source de la nourriture:
• plat commun 0
• plat spécialement préparé 0
• restaurant 0
• autre source 0

Mesurez-vous vos aliments avant de les consommer? oui 0 non 0


Unité de mesure : ----------------------------------------------------------------

Pensez-vous qu'il existe des aliments à consommation libre pour le


diabétique? non 0
oui 0 exemple --------------------------------------------------------------------

Pensez-vous qu'il existe des aliments strictement interdits pour le


diabétique? non 0
oui 0 exemple--------------------------------------------------------------------

Connaissez-vous la notion «d'équivalences alimentaires}) ?


non 0
oui 0 exemple --------------------------------------------------------------------

Connaissez-vous la notion de sucre artificiel sans calorie (Edulcorant) ?


non 0
oui 0 exemple --------------------------------------------------------------------

Consommez-vous de temps en temps des excitants?


non 0
oUi 0
• Café 0

• Thé 0

• Tabac 0

• Alcool 0

• Cola 0

• Autres 0

Buvez-vous de temps en temps des boissons autres que l'eau?


non 0
Out 0
• boisson sucrée 0
• boisson alcoolisée estomac plein 0
• boisson alcoolisée estomac vide 0
77
Vous arrive-t-il de sauter des repas?
non 0
oui 0 pourquoi ? -----------------------------------------------------------------

Adaptez-vous votre régime alimentaire en fonction des auto-contrôles?


oui 0
non 0 pourquoi ? -----------------------------------------------------------------

Choisissez-vous votre menu vous-même?


OUI 0
non 0 pourquoi ? ----------------------------------------------------------------

Le suivi du régime alimentaire constitue-t-il un handicap dans votre vie


quotidienne?
non 0
. . ?
OUI 0 pourqUOI . -----------------------------------------------------------------

A combien estimez-vous le surcoût mensuel de votre régime alimentaire?


• O-IO.OOOfcfa 0
• 10.000 30.000f cfaD
• > 30.000f cfa o

Citez les difficultés les plus importantes qu'occasionne votre régime


alimentaire ? -----------------------------------------------------------------------------

78
V. NATURE ET COMPOSITION DE L'ALIMENTATION

Petit déjeuner Déjeuner 1 Dîner Autres

JI
1
i

J2

J3

J4

J5

J6

J7
1

79
ANNEXE 3

ETUDE DE L'ALIMENTATION DU DIABETIQUE


RESULTAT D'UNE ENQUETE SE MI-
QUANTITATIVE

I. IDENTITE
Nllméro ------------------------------------------------------------------------------
Nom : --------------------------------------------------------------------------------
Prénom : -----------------------------------------------------------------------------
j\~e : ---------------------------------------------------------------------------------
Se){e : --------------------------------------------------------------------------------
Etllnie : ------------------------------------------------------------------------------
I1V1<: : --------------------------------------------------------------------------------
Profession : -------------------------------------------------------------------------

II. <:ONS01V11V1i\TION

80
-~~ --~~
PETIT DEJEUNER
Nature de Quantité Quantité Poids sec Poids sec Equivalent Equivalent Equivalent Equivalent
l'aliment Ingérée Prélevée Prélevé Ingéré en Glucides en Protéines en Lipides en énergie

TOTAL
'---~

----
DEJEUNER
Nature de Quantité Quantité Poids sec Poids sec Equivalent Equivalent Equivalent Equivalent
l'aliment Ingérée Prélevée Prélevé Ingéré en Glucides en Protéines en Lipides en énergie

TOTAL --~

~-~
DINER
Nature de Quantité Quantité Poids sec Poids sec Equivalent Equivalent Equivalent Equivalent
l'aliment Ingérée Prélevée Prélevé Ingéré en Glucides en Protéines en Lipides en énergie

TOTAL

81
ALIMENTATION DE LA RUE
--

Nature de Quantité Quantité Poi ds sec Poids sec Equivalent Equivalent Equivalent Equivalent
l'aliment In érée Prélevée Pré levé Ingé~é en Glucides en Protéines en Lipides en énergie

TOTAL --

RECAPITULATIF

Nature de Quantité Q.uantité 1 p. oids . sec I.p. oid


s sec Equivalent Equivalent Equivalent Equivalent
l'aliment In érée . .J>rélevé~-JPrélev~ _ lngél~é en Glucides en Protéines ~n Lipides en énergie

TOTAL

82
ANNEXE 4
Table de composition alimentaire du Mali

Marit Beseth Nordeide


Instituts de Nutrition
Université d'Oslo

83
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SERMENT D'HYPOCRA TE

En présence des Maîtres de cette école et de nles chers


condisciples, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de
l'honneur et de la probité dans l'exercice de la médecine.

Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent et je n'exigerai jamais


de salaire au-dessus de mon travail.

Admis à l'intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui


s'y passe, ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon
état ne servira pas à corronlpre les mœurs, ni à favoriser le crime.

Respectueux et reconnaissant envers mes nlaîtres, je rendrai à


leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères.

Que les hommes m'accordent leur estime si je suis resté fidèle à


mes promesses, que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes
confrères si j 'y manque.
OUEDRAOGO Alphonse: «Etude de l'alimentation des diabétiques: résultats d'une enquête
qualitative et semi-quantitative »

Thèse de médecine 005, UFR/SDS, Ouagadougou, 2002, 85 P.


Adresse: 04 BP 8056 Ouagadougou 04 Burkina Faso

RESUME

Il s'agit d'une étude transversale réalisée sur l'alimentation des diabétiques. Elle avait pour but
principal d'évaluer qualitativement et quantitativement ce que consomment les diabétiques
suivis au CHNIYO.
L'étude s'est déroulée en deux phases:
- une première phase qui a duré six (6) mois sous forme d'interview de malades. Elle a
concerné 79 patients et avait pour but l'appréciation des habitudes alimentaires des
patients.
- une deuxième phase d'un (1) mois sous forme d'une enquête journalière au domicile des
patients avec pesée exhaustive de tout ce qu'ils devaient manger et prélèvement pour
dessiccation à l'Institut de Recherche et de Développement. Cette phase a concerné 20
patients et avait pour but de savoir la consommation quantitative journalière.
L'étude a montré que les patients consomment:
- des glucides sous forme de céréales (riz, maïs, blé, fonio, petit mil) et des tubercules
(ignames, pomme de terre, manioc).
Les glucides représentent 41 % de la consommation quotidienne de nutriments.
- des lipides sous forme surtout d'huile végétale (arachide, beurre de karité) et rarement
d'origine animale (graisse des viandes, beurres, fromage).
L'apport en lipides correspond à 50% des nutriments quotidiens.
- des protéines sous formes de poissons, viandes de mouton, bœuf, volaille, lait, œufs, haricot.
La consommation des protéines correspond à 9% de la consommation quotidienne de
nutriments.
La consommation des sauces variait en fonction de la saison et était sans restriction. Il en
était de même pour les légumes verts. Les fruits étaient peu consommés.
Concernant les notions sur le régime alimentaire le régime est bien compris:
- L'apport énergétique moyen de nos patients est de 1602,63Kcal.
Si qualitativement la consommation des aliments reflète la consommation de la population
urbaine, cela n'est pas le cas dans l'étude quantitative. En effet l'apport énergétique est très en
deçà de celui recommandé dans la population générale. Il correspond à un régime
hypocalorique proposé à un diabétique de type 2 obèse.

Mots clés: diabète sucré - régime - nature - composition - énergie.


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