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Classification et enjeux de l'assurance-crédit

Ce document décrit l'évolution historique de l'assurance-crédit et les raisons de ses échecs initiaux, notamment le manque de spécialisation et d'indépendance des compagnies d'assurance. Il souligne l'importance d'une spécialisation technique manifestée par d'importants capitaux propres et une gestion professionnelle des risques de crédit.

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Classification et enjeux de l'assurance-crédit

Ce document décrit l'évolution historique de l'assurance-crédit et les raisons de ses échecs initiaux, notamment le manque de spécialisation et d'indépendance des compagnies d'assurance. Il souligne l'importance d'une spécialisation technique manifestée par d'importants capitaux propres et une gestion professionnelle des risques de crédit.

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Si l’assurance est acceptée comme telle, c’est parce qu’elle a satisfait aux

exigences des assurances classiques54 pour faire d’une assurance une


assurance.
Mais il faudrait ainsi pouvoir la classer selon la classification juridique de
l’assurance 55. Les auteurs se sont mis d’accord sur trois notions (….) Il s’agit
d’une assurance de chose(…) a un caractère indemnitaire56. Pour l’auteur, la
chose est constituée par une créance et le non-paiement de cette créance
constitue pour le créancier un dommage pour lequel il devrait être compensé
entièrement ou partiellement par une indemnité. L’assurance-crédit est ainsi
classée parmi les assurances de dommage57, dans la classe des assurances de
chose qui a pour but d’indemniser les pertes immatérielles, dites indirectes dans
l’actif de l’entreprise.
Certains ont une tendance de la classer encore parmi la branche des pertes
pécuniaires mais cette dernière démonstration est à écarter car l’asurance classe
l’assurance-crédit dans la branche 14 et la perte pécuniaire dans la branche 16,
dans sa classification administrative59. En effet, la perte pécuniaire invoque les
pertes consécutives à un dommage comme la privation de jouissance d’un bien
ou perte d’un bénéfice directement lié à la survenance de dommages corporels
ou matériels garanties…. sans être lié à un crédit. Autrement dit, la perte
pécuniaire est due à la survenance d’un autre dommage comme l’incendie par
exemple mais non du faite de l’octroi d’un crédit et que le débiteur de ce crédit n’a
pas payé.
De par leur originalité par rapport aux les assurances classiques, notamment en
matière de formation du contrat60 ou le règlement des sinistres, les compagnies
d’assurance-crédit devait se spécialiser . Cette spécialisation se manifeste surtout
au niveau de leurs gestions à savoir avec un important capital propre et des
services du contentieux essentiellement professionnel à part les services de
renseignements spécialement adaptés auxdemandes.
En effet, la gestion de risque nécessite un professionnalisme remarquable,
notamment pour servir de base de données à l’assureur et aux autres entreprises
qui veulent travailler avec la compagnie et la gestion de ces services de
renseignement avec les risques à couvrir prouve la nécessité d’un plus grand
capital propre mais cela relève plus de la gestion.
Il est enfin à remarquer que si l’agrément pour l’exercice des différentes branches
obtient en principe branche par branche, il est possible pour les entreprises
obtenant l’agrément pour un risque principal appartenant à une branche
mentionnée aux 1 à 18 de l’article 3 62 de garantir des risques compris dans une
autre catégorie sans que l’agrément soit exigé pour ces risques, lorsque ceux-ci
sont liés au risque principal, et sont garantis par le contrat qui couvre le risque
principal. Il exclut de cette possibilité les catégories 14et 15, c’est-à-dire de la
catégorie de l’assurance-crédit et de l’assurance-caution63. Cela prouve de la
particularité de l’assurance-crédit par rapport aux autres branches.

Hésitation sur la nature de sûreté personnelle


La difficulté sur la qualification juridique de l’assurance-crédit provient du fait
qu’elle est devenue un terme générique qui englobait sous l’intitulé unique un
grand nombre de mots à sens parfois très éloigné l’un de l’autre. C’est ainsi que
des auteurs65 qui ont essayé d’assimiler l’assurance-crédit à d’autres sûretés
dont le cautionnement, l’aval et le ducroire.
L’Aval 66 est l’engagement pris par un tiers, par simple signature à l’effet de
commerce de s’engager avec la même rigueur que celui des signataires qu’il
déclare garantir : le plus souvent le tiré de la lettre de change ou le tireur du billet
à ord re, mais aussi le tireur ou un endosseur de la lettre de change. Il peut aussi
être donné par acte séparél.présenteI une forme cambiaire simple, et le fondsdu
cautionnement, donc de nature hybride pour reprendre les termes de M.
Cabrillac67.

Les conceptions anciennes et échecs de l’assurance-crédit


L’histoire démontre que LAW, était le premier à envisager l’application de
l’assurance aux risques nés du crédit en 1770. La première véritable formule est
née auxÉtats-Unis et la France n’a vu naitre la première société d’assurance-
crédit,la « Sécurité commerciale » qu’en 1848. Quelques années plus tard, la
société a dû cesser ses activités et ses échecs étaient le commencement d’un
renversement des entreprises européennes, dont le cas de l‘Angleterre et de la
Belgique.
Plus tard, au lendemain de la Première Guerre85 mondiale sont nés d’autres
compagnies, notamment françaises dont «l’Assurance Française de crédit mutuel
» qui couvrait aussi les crédits commerciaux au commerce extérieur ou la
National Crédit », spécialisée dans la vente à crédit d’automobile. Mais leurs
échecs étaient de même.
Certaines compagnies86 proposaient plusieurs sortes de polices et de garanties
complexes en même temps ce qui se fait en sorte que les renseignements
nécessaires sur les clients et leurs affaires étaient en majorité incomplète. Il
incombait donc à la compagnie de dresser des clauses rigoureusement
restrictives (avec des délais de déclaration de sinistre fort courts, de multiples
déchéances).
En effet, la garantie des crédits commerciaux intérieurs était offerte avec la
couverture des opérations d’exportation sans distinction.
La condition d’exploitation desdits assurances-crédits était prise à la légère,
comme relevant des assurances classiques. La branche crédit était raitée
conjointement aux autres risques dommages et la branche crédit ne faisait partie
que d’une branche de risque divers des compagnies d’assurances accident87.
Les échecs étaient ainsi dus en grande partie par el manque de renseignement
causé par plusieurs facteurs, notamment le défaut d’unité despolices et des
risques ainsi qu’à la prise à la lé gère de la branche crédit par les compagnies .
Les risques internes sont par exemple moindres par rapport aux risques
extérieurs, car l’aléa n’est pas plus iél aux facteurs économiques, mais plus aux
facteurs d’origines politiques et monétaires. Les risques de recouvrement sont
donc plus grands dans le second cas. Malgré la solvabilité des acheteurs, des
blocages de réserves monétaires, une difficulté de transfert ou encore une simple
tension politique justifiaient souvent le défaut de paiement.
L’assurance-crédit était également utilisée commen uterme générique qui
mélangeait plusieurs garanties en même temps : assurance-aval, assurance-
cautionnement, assurance-insolvabilité sur créance commerciale et financier,
interne et externe.
A par cette déspécialisation fortement marquée descompagnies d’assurance-
crédit et le manque de renseignement utile pour la gestion du compte client ou le
recouvrement des créances, la doctrine89 accuse la négligence de l’importance
des capitaux propres utilisés.
Les différents types de polices offertes étaient :l’assurance-aval ou assurance à
l’échéance, l’assurance-cautionnement et l’assurance-insolvabil ité.

Les compagnies sont spécialisées etndépendanteis


Les expériences d’échec étaient ainsi source d’enseignement pour favoriser
développement sécurisé de l’assurance-crédit. La branche est régie par une
déontologie particulièrement stricte par rapport à celle de l’assurance classique.
En effet, l’histoire et la jurisprudence condamnant un grand nombre d’institutions
de crédits démontrent la particularité du secteur crédit.
Plusieurs arrêts ont reproché aux établissements financiers dans unacte négatif
soit d’avoir trop brusquement coupé les crédits soit d’avoir refusé par erreur un
crédit dans des conditions telles qu’un préjudice moral avait été causé à
l’intéressé.D’autres cas présentent la responsabilité du banquier par leurs actes
positifs, notamment d’avoir accordé de crédits inconsidérés ou encore pour avoir
permis à des tiers de croire à la solvabilit é de leurs clients.
Les opérations au sein des institutions multi-branches93 semblent ainsi acquises
avec l’expérience et présente plus de facilité tandis que le monde crédit requiert
plus que de l’expérience pour prendre des décisions dites hasardeuses, par
apport à la situation (importance de client, primes qu’il payait dans les autres
branches comme le transport ou l’incendie, etc).
La nécessité de spécialisation de la compagnie estainsi justifiée. Mais
spécialisation ne suffit pas à lui seul, car l’indépendance est également undes
principes fondamentaux. L’indépendance est surtout de mise par rapport aux
banquiers, mais aussi par rapport aux autres compagnies multi-branches.

Manifestation technique de la spécialisation


Du point de vue technique, la spécialisation se manifeste par l’importance des
capitaux propres dont les compagnies d’assurance-crédit doivent disposer. En
effet, l’assurance-crédit demande à la foi un fonds de garantie important, et des
moyens d’action considérables dus à la nature des opérations et à la technique
du paiement des sinistres à l’insolv abilité présumée ou au moyen d’acomptes.
L’assureur a également élargi leur champ d’activitépour passer de la couverture
d’insolvabilité des commerçants à la couverture des non-commerçants .
Mais puisque l’objet du contrat vise avant tout à p révenir, recouvrir et indemniser,
les techniques utilisés font doivent également être pluridisciplinaire, notamment
d’études économiques et juridiques.
Ces études sont surtout des réponses à la préventio. En effet, les études
économiques s’effectuent à chaque fois que la compagnie d’assur ance-crédit a
un projet pour la couverture des risques dans un pays nouveau. Les techniciens
analysent la conjoncture économique dudit pays et pour se faire, ils utilisent des
ouvrages, des périodiques, mais doit également se doter d’instruments qui lui
sont propres pour pouvoir évaluer le taux de défaillances de pays de chaque État
et de chaque secteur lié à son projet d’offre.
Ces études concernent notamment, le suivie de l’évolution et les restrictions les
plus importantes qui interviennent dans les transferts de paiement de chaque État
où se dirigent les exportations de la clientèle, l’évaluation du tauxde défaillance
de paiement dans chaque État et chaque défaillance importante de paiement du
client, de chaque secteur économique et pour chaque forme de crédit .Les
statistiques demeure aussi comme en matière d’assurance classique, un outil des
plus précieux des compagnies d’assurance.
Les études juridiques sont également très importantes et les juristes ont pour
mission d’être d’actualité sur les lois, règlements et jurisprudence susceptible
d’influer les risques. Ils travaillent sur les conditions générales de vente de
chaque nouvelassuré devront et devront faire une analyse personnalisée sur le
plan du risque et des garanties. Les résultats peuvent être source de
fluctuationde la prime, voire de sa baisse, si l’assuré suit le conseil.
Les sources d’information à la disposition des comp agnies méritent également
de s’y attacher. Pour les informations sur les entreprises, les enquêteurs des
assurances-crédits prennent en compte sle informations mises à la disposition de
tout public comme ceux au registre de commerces, des protêts ou encore des
bilans ou les renseignements préconstitués que la compagnie a déjà sur ledit
client par ses autres activités assurées.
Les renseignements peuvent aussi provenir des agences de renseignements,
traditionnelles ou bancaires, avec qui les compagnies d’assurance-crédit ont
collaboré depuis quelques années. Pour les informations sur les particuliers, peu
de compagnies constituent encore la documentation sur chaque personne
individuellement94 et les agences de renseignement en la matière sont rares.
Des répertoires, officiels ou privés, ed personnes en défaillance de paiement
existent également, mais l’assureur doit être très méfiantisv-à-vis de ces
répertoires, car ils ont été collectés chez les affiliés de ces organismes et qu’une
défaillance de paiement ne peut constituer une sorte de cote non arbitraire
d’exclusion sans en connaître l es origines et les raisons.
A par l’économiste et le juriste, l’arbitre est aussi un élément clé des compagnies
d’assurance- crédit.
En effet, A. Kassis95 , définit l’arbitrage comme «un mode juridictionnel alternatif
au traitement judiciaire des litiges par lequel les parties investissent une personne
privée, pour la circonstance, du pouvoir de juger» et pour M. de Boissésson ,
c’est une « l’institution par laquelle les parties confient à des arbitres, librement
désignéspar elles, la mission de trancher leurs litiges ».

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