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Guide du montage vidéo pour débutants

Ce document définit de nombreux termes techniques liés au montage cinématographique et vidéo tels que le plan, les formats d'image, la claquette, l'assemblage, la chute, la conformation, le processus de montage image et son, le mixage, le montage alterné, la connotation, la continuité, le plan de coupe, la dénotation, le dérushage, les effets spéciaux, le fondu, le fondu-enchaîné, l'incrustation, l'insert, l'iris et le leitmotiv.

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Guide du montage vidéo pour débutants

Ce document définit de nombreux termes techniques liés au montage cinématographique et vidéo tels que le plan, les formats d'image, la claquette, l'assemblage, la chute, la conformation, le processus de montage image et son, le mixage, le montage alterné, la connotation, la continuité, le plan de coupe, la dénotation, le dérushage, les effets spéciaux, le fondu, le fondu-enchaîné, l'incrustation, l'insert, l'iris et le leitmotiv.

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Ecole Supérieure Privée d’Architecture d'Audiovisuel et de Design

Glossaire : définitions, outils, techniques, types et théories de montage

1. Le plan

Techniquement, le « plan » est souvent présenté comme une suite ininterrompue


d’images enregistrées en une même prise de vues. Le mot désigne donc aussi bien le plan de
la prise de vues, c’est-à-dire « la portion de film impressionnée entre l’ordre “moteur” et
l’ordre “coupez” », et le plan du montage, « limité par la collure qui le lie au plan précédent et
au plan suivant » ; Une image peut donc constituer un plan. Le premier comprend des images
qui seront éliminées au montage (claquette / Clap d’identification, mire photographiée à la
fin pour faciliter l’étalonnage, Action, coupez etc.), Le second peut n’être qu’un fragment du
premier, jusqu’à être si bref qu’on n’aurait pu l’enregistrer seul. Dans le cinéma classique, la
seule limite supérieure de durée du plan était la capacité du chargeur de pellicule (environ 10
minutes en 35 mm), L’enregistrement vidéo ou numérique ouvre des possibilités beaucoup
plus grandes encore.

Cette définition ne prend en compte qu’une réalité strictement physique et ignore, la


quantité, la complexité et l’agencement entre eux des éléments constitutifs du plan, dans sa
composition comme dans sa durée. C’est pourquoi le plan, élément minimal de l’expression
cinématographique, est lui-même susceptible d’être subdivisé en unités plus petites en
fonction des évènements qui s’y succèdent, dans l’action aussi bien que dans la mise en scène.
C’est une tension entre l’ordre et la durée comme le définit Marcel Martin.

2. La notion du plan

Le plan peut être définit en tant qu’unité de discours ou d’expression et cela à travers
ses codes : Cadre/ hors cadre/ format/ composition/ champs/ hors champs/ Mouvement de
caméra/ Angle de prise de vue/ Profondeur de champs/ Montage.

3. Formats 

([Link]

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4:3 Proportions pour la diffusion vidéo. Le rapport entre la largeur et la hauteur de la


zone visible de l’image vidéo, également appelé proportions d’image, est de 4:3, soit 1,33.

16:9 Proportion écran large utilisée en vidéo. Le rapport entre la largeur et la hauteur
de la zone visible de l’image vidéo, également appelé proportions d’image, est de 16:9, soit
1,78. Des proportions de 16:9 sont utilisées pour la vidéo haute définition.

16 mm Format vidéo pour les films et les présentations télévisées, qui présente une
proportion de 4:3.

35 mm Format de film d’animation standard. Peut être réduit lors de la projection afin
de créer des proportions d’écran large telles que 1,66 ou 1,85, ou être filmé ou projeté en
mode anamorphosé pour des proportions de 2,40.

65 mm Format de film pour les projections panoramiques. Ce format est généralement


diffusé avec une piste sonore sur un film 70 mm.

70 mm Format de film pour les projections panoramiques dont la proportion est de


2,2:1.

4. Claquette ou Clap

Historiquement, planchette articulée sur laquelle sont inscrits les éléments


d’identification du plan (des informationsde base sur la production, telles que la prise de vue,
la date et le numéro de la scène). Elle était présentée devant la caméra au début de la prise de
vues et refermée d’un coup sec, le moment du contact constituant le repère de synchronisation
avec l’enregistrement simultané mais séparé de la bande sonore. Son utilisation continue
d’être grande pour identifier les plans et les prises au moment du dérushage.

Le clap peut également contenir un nuancier pour corriger les couleurs de la scène.
Une claquette fournit un signal audiovisuel pour la synchronisation des enregistrements en
système dual.

5. Assemblage 
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C’est l’opération la plus élémentaire du montage, celle qui consiste à seulement placer
les plans dans un ordre élémentaire imposé par le scénario ou par la logique, sans se soucier
encore de leurs relations plastiques ou rythmiques.

6. Chute

Élément tourné non retenu au montage.

7. Conformation

Établissement d’une version définitive du négatif d’où seront tirées les copies
d’exploitation, à l’issue des opérations de montage. Ce qui correspond aux outils de
consolidation, transcodage et d’archivage existant dans les logiciels de montage vidéo.

8. Le montage

C’est une notion centrale à toute approche de l’œuvre filmique car le cinéma est par
excellence art de la combinaison et de l’agencement d’éléments divers, visuels et sonores.
C’est le montage, surtout, qui organise le film dans sa continuité, dans son rythme et dans sa
durée.

9. Processus de montage image

Montage de l’image plus son synchrone.

10. Processus de mixage

Processus qui consiste à ajuster les niveaux de volume de tous les éléments audio
d’une séquence montée, y compris la production audio, la musique, les effets sonores, les voix
off et les bruits de fond ambiants supplémentaires, pour transformer tous ces sons en un tout
harmonieux.

11. Montage Alterné

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Procédé ou technique de montage consistant à passer d’un aspect à un autre d’une


même action pour en mettre en évidence le déroulement simultané dans la continuité. Comme,
l’alternance canonique entre les héros assiégés, les ennemis qui les encerclent et les renforts
qui volent à leur secours.

12. Connotation

Signification seconde portée par un mot, un objet ou une image en sus de sa


signification première (ou dénotation).

13. Continuité

Étape de la préparation du film où ses détails sont précisés à l’intérieur d’un ensemble
déjà établi.

14. Plan de Coupe

Plan, généralement bref, inséré dans la continuité naturelle d’un ou de plusieurs plans.
C’est, par exemple, le plan sur la pleine lune au moment de la métamorphose du loup-garou,
ou celui sur un auditeur attentif, intercalé pour remplacer les images où son interlocuteur se
grattait le nez.

15. Dénotation

Ensemble des significations permanentes d’un mot, d’un objet ou d’une image, par
opposition à ses connotations, dépendantes du contexte et de l’interprétation du récepteur.

16. Dérushage

Opération qui consiste à visionner l’ensemble des prises enregistrées pour sélectionner
celles qui seront éventuellement retenues au montage.

17. Effets spéciaux

Modifications apportées de diverses façons (mécanique, électronique ou numérique)

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aux images enregistrées pour en modifier l’apparence.

18. Fondu

C’est un outils de ponctuation qui exprime souvent une ellipse plus ou moins
importante. Il s’agit apparition ou disparition progressive d’une image.

19. Fondu-Enchaîné

C’est un outils de ponctuation qui exprime souvent une courte ellipse. Disparition
progressive d’une série d’images associée à l’apparition simultanée en surimpression d’une
autre série qui se poursuivra le plus souvent ensuite.

20. Incrustation

Opération par laquelle une image est inscrite à l’intérieur d’une autre.

21. Insert

Plan introduit dans une continuité d’images pour en isoler un détail ou lui ajouter une
information.

22. Iris

Cercle qui se referme sur une image pour la faire disparaître (ou le contraire).
Historiquement, l’iris était simplement un cercle utilisé pour mettre en évidence un détail à
l’intérieur d’un plan plus général.

23. Leitmotiv

C'est un montage où certains plans significatifs sont répétés, un peu comme un refrain
d'une chanson, un espace qui se répète pouvant créer un effet particulier. On dit « Montage à
leitmotiv"

24. Montage

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Opération d’assemblage raisonné des images et des sons entre eux en vue de
constituer un ensemble cohérent.

25. Le montage-son

le montage des voix et de la musique se présentent, lorsqu'ils sont terminés, sous


forme de bandes. Le mixage les enregistre sur une seule bande avec les nuances
nécessaires (de volume par exemple) pour donner à l'ensemble de la bande-son la qualité
exigée par le réalisateur (l'homogénéité et la fluidité des sons sont souvent recherchées, mais
des cinéastes comme Jean-Luc Godard ont su imposer leur singularité).
Il faut ensuite repiquer cette bande sur la piste optique de la pellicule. Un pré-mixage peut
s'avérer nécessaire si les sources sont plurielles. On mixe alors mixer l'ensemble des sons de
même catégorie sur une bande (les voix avec les voix, la musique avec la musique, les bruits
qui se ressemblent entre eux, etc.).

Aujourd'hui la plupart de ces opérations sont facilitées par l'utilisation d'un matériel
performant. Les bandes-son actuelles ne peuvent être comparées à celles que l'on était en
mesure d'établir il y a une trentaine d'années. Mais ces progrès ne vont pas sans quelques
dangers : forte est la tentation d'en faire toujours plus et de saturer inutilement ces bandes-
sons.

26. Ours

Stade primitif du montage où la continuité des plans est établie sans que les affinages
rythmiques, plastiques ou narratifs soient encore réalisés)

27. Montage Parallèle

Procédé ou technique de montage consistant dans l’alternance de deux actions qui


offrent une relation logique ou plastique sans pour autant être dépendantes l’une de l’autre.
Un des exemples les plus célèbres se trouve dans La Grève (1925) de S. M. Eisenstein, où les
plans du massacre des grévistes par les troupes tsaristes sont montés parallèlement à ceux de
la mise à mort d’animaux à l’abattoir.
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1. La notion de montage

Le montage au cinéma est affaire de composition. Lorsque les différents éléments,


sonores et visuels, ont été fabriqués, il s’agit d’organiser (d’agencer, de combiner) ces
différents éléments pour constituer le film. Le montage est par excellence l’art de la
combinaison et de l’agencement d’éléments divers, visuels et sonores.C’est le montage,
surtout, qui organise le film dans sa continuité, dans son rythme et dans sa durée. La notion de
montage est centrale à toute approche de l’œuvre filmique.

2. Ponctuation (effets spéciaux)

Procédés qui marquent des étapes majeures de la narration, particulièrement le début


ou la fin d’une séquence. Ce sont principalement les fondus, les iris et les volets.

3. Prise

Ensemble des images et des sons enregistrés entre le démarrage de la caméra et son
arrêt.

4. Raccord

Enchaînement d’un plan à un autre garanti par la continuité parfaite de tous les détails
(décors, accessoires, dialogues, jeu des comédiens, etc.). Le raccord peut aussi être utilisé
pour inventer une apparence de continuité entre deux plans étrangers l’un à l’autre.

5. Rushes

Prises brutes utilisées en vues du montage.

6. Split screen

Technique de montage, c’est une opération de division de l’écran afin d’y inscrire
simultanément plusieurs images.

7. Surimpression

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Superposition de plusieurs images l’une sur l’autre.

8. Table de montage

C’est l’équivalent pour le film de ce qu’est le banc de montage en vidéo, à cette


différence que l’outil est strictement mécanique et que les opérations de coupe et
d’assemblage y sont effectuées à l’aide de ciseaux et de ruban adhésif..

9. Volet

Ponctuation dans laquelle l’image est progressivement dissimulée ou révélée selon le


déplacement horizontal, vertical ou oblique d’une ligne.

A. Les théories de montages

1. Les fonctions du montage :


Le montage est l'organisation des plans d'un film dans certaines conditions
d'ordre et de durée (Marcel Martin). Sa fonction narrative sert pour guider le
spectateur par la succession des plans intégrés dans l'univers narratif du film. Ainsi
le montage en respectant une grammaire cinématographique basée sur la causalité
recompose un monde imaginaire fluide et cohérent.
Le montage a aussi une fonction expressive. Dans ce cas, il assure la mise
en présence de deux éléments filmiques, entraînant la production d'un effet
spécifique que chacun de ces deux éléments, pris isolément ne produit pas.
2. Le temps fictionnel (la durée effective de l'histoire racontée, plusieurs
années, une vie, une époque...)
3. Le temps réel (durée du film)

4. Montage transparent

Dans une large mesure, l’idéologie du montage élaborée par le cinéma classique, et
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toujours dominante, est celle d’un montage dit «transparent», qui effacerait les traces de sa
propre présence pour se poser en simple outil, aussi invisible et néanmoins nécessaire que le
fil qui assemble deux pièces d’un vêtement. Toute la rhétorique des raccords entre les plans,
ou des fondus-enchaînés, repose sur cette recherche de transparence qui tente d’estomper les
marques du passage d’un plan à l’autre. Le montage transparent concourt donc de façon
essentielle à construire la pseudo-réalité de la fiction, dans la mesure où il tend à gommer les
traces mêmes du travail du monteur. C’est en réponse à cette capacité du montage à construire
un faux réel que le théoricien André Bazin a proposé sa théorie du «montage interdit».

5. Montage interdit/ ANDRÉ BAZIN

[...] Si l’on s'efforce maintenant de définir la difficulté, il me semble qu'on pourrait


poser en loi esthétique le principe suivant : « Quand l'essentiel d'un événement est dépendant
d'une présence simultanée de deux ou plusieurs facteurs de l'action, le montage est interdit. »

Autrement, si l’on veut témoigner du réel, on ne peut même laisser la moindre place
au doute que ce réel aitpu être truqué. Si un gamin affronte un alligator (dans Louisiana Story
du documentariste Robert Flaherty, 1948), ce ne peut être que dans le même plan, sauf à se
voir soupçonné de n’avoir rencontré l’animal que sur la table de montage. La réalité n’est
cependant pas si simple et l’histoire du cinéma documentaire a prouvé qu’on pouvait aussi
atteindre une forme d’expression de la vérité du monde en refaçonnant celle-ci à l’aide des
artifices du montage.

Il reprend ses droits chaque fois que le sens de l’action ne dépend plus de la contiguïté
physique, même si celle-ci est impliquée. [...]Il ne s'agit nullement pour autant de revenir
obligatoirement au plan-séquence ni de renoncer aux ressources expressives ni aux facilités
éventuelles du changement de plan. Ces présentes remarques ne portent pas sur la forme mais
sur la nature du récit ou plus exactement sur certaines interdépendances de la nature et de la
forme. Quand Orson Welles traitait certaines scènes des Amberson en plan unique et quand il
morcelle au contraire à l'extrême le montage de Mr Arkadin, il ne s'agit que d'un changement
de style qui ne modifie pas essentiellement le sujet. Je dirai même que La Corde de Hitchcock
pourrait indifféremment être découpé de façon classique, quelle que soit l'importance
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artistique que l'on peut légitimement attacher au parti adopté. En revanche, il serait
inconcevable que la fameuse scène de la chasse au phoque de Nanouk ne nous montre pas,
dans le même plan, le chasseur, le trou puis le phoque. Mais il n'importe nullement que le
reste de la séquence soit découpé au gré du metteur en scène. Il faut seulement que l'unité
spatiale de l’événement soit respectée au moment où sa rupture transformerait la réalité en sa
simple représentation imaginaire. C'est du reste ce qu'a généralement compris Flaherty, sauf
en quelques endroits où l'œuvre perd en effet alors de sa consistance. Si l'image de Nanouk
guettant son gibier à l'orée du trou de glace est l’une des plus belles du cinéma, la pêche du
crocodile visiblement réalisée « au montage » dans Louisiana Story est une faiblesse. En
revanche, dans le même film, le plan-séquence du crocodile attrapant le héron, filmé en un
seul panoramique, est simplement admirable. Mais la réciproque est vraie. C'est-à-dire qu'il
suffit pour que le récit retrouve la réalité qu'un seul de ses plans convenablement choisi
rassemble les éléments dispersés auparavant par le montage.

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