SUPPORT DE COURS
RESISTANCE DES MATERIAUX
CHAPITRE 2&3: TRACTION & COMPRESSION SIMPLE
3 ème Année Génie Civil
2021/2022
GCV3031 AKKENTOR AHMED
3 ème Année Génie Civil
Chapitre 2
LA TRACTION SIMPLE
Objectifs :
Déterminer la répartition des contraintes dans la section d'une poutre
sollicitée à la traction.
Déterminer les conditions de résistance et de rigidité d'une poutre sollicitée
à traction.
Dimensionner une poutre sollicitée à la traction.
Prérequis :
Hypothèses de la RDM.
Torseur de cohésion.
Vecteur contrainte.
Eléments de contenu :
1- Définition.
2- Essai de traction.
3- Etude des déformations.
4- Etude des contraintes.
5- Relation Contrainte - Déformation.
6- Caractéristiques mécaniques d’un matériau.
7- Condition de résistance en traction.
8- Condition de rigidité en traction.
9- Concentration de contrainte.
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LA TRACTION SIMPLE
1-Définition :
Une poutre est sollicitée à l’extension simple si elle est soumise à deux
forces directement opposées qui tendent à l’allonger ou si le torseur de cohésion
peut se réduire en G, barycentre de la section droite S, à une rrésultante portée
par la normale à cette section. (Figure 2.1)
r N 0
N
{τ coh }G = = 0 0
0 G 0 0
G
Figure 2.1
2-Essai
Essai de traction
2-1 Principe :
L’essai de traction est l’essai
mécanique le plus classique. Il
consiste à exercer sur une
éprouvette normalisée deux
efforts directement opposés
croissants qui vont la déformer
progressivement puis la rompre en
vue de déterminer quelques
caractéristiques du matériau de
l’éprouvette. (Figure2.2)
Figure 2.2
2.
2-2
2 Diagramme effort_déformation.
La déformation se passe en deux phases (figure2.3) :
GCV3031 3 AKKENTOR AHMED
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-Phase OA : phase élastique où
o la
déformation est réversible et
l’allongement est proportionnel à
la charge. On dit que l’éprouvette
dans le domaine élastique.
Phase ABC : phase plastique ou la
déformation est permanente.
L’allongement n’est plus
proportionnel à la charge. On dit
que l’éprouvette est dans le
domaine plastique.
Figure 2.3
3- Etude des déformations
Allongement : ∆L = L − L0
∆L ∆L
Allongement relatif : e = ; e% = × 100
L0 L0
L
= [LnL ] = LnL − LnL0 = Ln = Ln (1 + e )
v L dL L
Déformation selon x : ε x = ∫
L0 L Lo L0
∆L
Dans le domaine élastique ε x = e =
L0
Ln(1 + ε ) ≈ ε si ε tend vers 0)
La déformation longitudinale
s’accompagne d’une déformation de
contraction transversale tel que :
ε y = −νε x et ε z = −νε x (Figure 2.4)
ν : Coefficient de poisson et ν ≈ 0.3
pour les aciers.. Figure 2.4
4- Etudes des contraintes :
r
Le vecteur C se réduit à une contrainte normale à la section et repartie
r r
uniformément sur toute la section : C = σx (figure 2.5)
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D’autre part
r r
r dF dN dN v dN
C= = = x ⇒σ =
dS dS dS dS
N
N = ∫S dN = ∫SσdS =σ ∫S dS =σS ⇒ σ =
S
N en [N] ; S en [mm2] et σ en [MPa]
Pour une poutre, de section S,
sollicité à la traction simple la valeur de la
contrainte normale est égale au rapport
de l’effort normal N par la section S.
Figure 2.5
5- Relation contrainte_déformation :
Dans la première portion de la courbe (Zone OA), il y a proportionnalité
entre la charge et la déformation. La loi de Hooke traduit cette linéarité :
σ = E.ε
E est le module d’élasticité longitudinale ou module d’Young exprimé en [MPa],
(voir tableau 2.2).
F ∆L ES ES
σ = Eε ⇒ =E ⇒F= ∆L = K∆L avec K =
S L L L
K définit la rigidité en traction de la poutre exprimée en [N/mm].
6- Caractéristiques mécaniques d’un matériau.
Fe
Charge à la limite élastique Fe. Il lui correspond la valeur de Re = :
S0
contrainte à la limite élastique ou limite élastique (voir tableau 2.2)
Fr
Charge de rupture Fr : Il lui correspond la valeur de Rr = : contrainte à
S0
la rupture ou résistance à la rupture.
Module d’Young E, tel que. σ = E.ε
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Lu − L0
Allongement en % après rupture : A% = × 100 Lu longueur de la
L0
poutre après rupture.
Su − S 0
Striction : S % = × 100
S0
7- Condition de résistance en traction :
Pour des raisons de sécurité la contrainte
σ doit rester inférieure à une valeur limite
appelé contrainte pratique à l’extension, en
adoptant un coefficient s appelé coefficient de
Re
sécurité tel que Rpe = , s dépend de
s
l’application. (Tableau2.1) et(Tableau2.2)
D’où la condition de rés
résistance d’une pièce
en traction : σ ≤ Rpe
Tableau2.1
Tableau2.2
8- Condition de rigidité :
Pour des raisons fonctionnelles, il est parfois important de limiter
l’allongement. Il doit rester inférieur à une valeur ∆L lim
FL
D’où la condition de rigidité d’une pièce en traction : ≤ ∆Llim
ES
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9- Concentration de contraintes
Si le solide présente des variations brusques de section, dans une zone
proche de ces variations, la répartition des contraintes n’est plus uniforme. Il y a
concentration de contrainte. La contrainte maximale est : σ max
= Kt σ nom
Kt est appelé coefficient de concentration de contrainte de traction.
N
σ nom : Contrainte
trainte normale nominale ( σ nom = )
S
Kt est fonction de la forme de la pièce (circulaire ou plane) et de la nature du
changement de section (épaulement,
(épaulement, gorge, alésage, etc.) (figure 2.6).
Pour un filetage ISO triangulaire Kt=2.5 au fond des filets.
Kt est donné par des abaques. (figure 2.7)
Figure 2.6
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Figure 2.7
EXERCICE N°1 Vérification d’un tirant :
Un profilé IPN, sert de chemin de
roulement pour un palan. Il est suspendu par 3
tirants de φ10mm
10mm et de longueur 400mm. Ces
tirants sont en aciers de résistance élastique
Re=240MPa, de module d’Young :E=2.105 Mpa.
Le coefficient de sécurité est : s=8 (appareil
reil de levage). Le tirant le plus chargé
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supporte une charge verticale de 600N. L’allongement ne doit pas dépasser
0.5mm.
1° Vérifier que ce tirant peut supporter cette charge dans des conditions
satisfaisantes de sécurité.
2° Vérifier que l’allongement reste acceptable.
EXERCICE N°2 Vérification d’une
biellette :
La biellette représentée ci_contre
est soumise à une traction (
r
F = 20000 N ).
1° Calculer les contraintes dans les
sections (S1) et (S2).
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Chapitre 3
LA COMPRESSION SIMPLE
Objectifs :
Déterminer la répartition des contraintes dans la section d'une poutre
sollicitée à la traction.
Déterminer les conditions de résistance et de rigidité d'une poutre
sollicitée à traction.
Dimensionner une poutre sollicitée à la traction.
Prérequis :
Hypothèses de la RDM.
Torseur de cohésion.
Vecteur contrainte.
Eléments de contenu :
1- Définition.
2- Etude des contraintes.
3- Etude des déformations.
4- Condition de résistance en compression.
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A.U 006
LA COMPRESSION SIMPLE
1-Définition :
Une poutre
utre est sollicitée à l’extension simple si elle est soumise à
deux forcesdirectement
forces directementopposées
opposéesqui
quitendent
tendentàà
la l’allonger
raccourcir ousiletorseur
ou si le torseur
de cohésion peut se réduire en G, barycentre de la section droite S, à une
résultante
ésultante négative portée par la normale à cette section. (Figure 3.1)
r N 0
N
{τ coh }G = = 0 0
0 G 0 0
G
N ≤0
Figure 2.1
Hypothèse :
Le solide est idéal: matériau homogène, isotrope, poutre rectiligne et
de section constante, de forme voisine du carré (b <11 ,5 a). Les sections
circulaires conviennent
parfaitement. La longueur L
doit être comprise entre 3
et 8 fois la dimension
transversale la plus faible
pour éviter le risque de
flambage. Les actions
extérieures dans les sections extrêmes sont modélisables par deux
résultantes A et B appliquées aux barycentres de ces sections, dirigées
selon la ligne moyenne, vers l'intérieur de la poutre.
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2-Contraintes
Contraintes dans une section droite :
Elles sont normales à ((S)) et uniformément réparties dans cette dernière.
N
La contrainte σ M (MPa)
(MPa a pour valeur : σ M = avec N < 0; σ M < 0
S
N : effort normal (N),
S : section droite soumise à la compression (mm2).
Figure 2.1
3-Déformation
Déformation d'une poutre
Dans le domaine élastique, les contr
contraintes
aintes et les déformations sont
proportionnelles, Le raccourcissement ~t (mm) est
est:
N : effort normal (N) ;
ta : longueur initiale de la poutre (mm
(mm).
S : section droite soumise à la compression ((mm2),
E : module d'élasticité longitudinale (module d'Young) (MPa).
Figure 2.1
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4-Condition
Condition de résistance :
Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale doit rester
inférieure à la résistance pratique à la compression Rpc. On définit Rpc
par le rapport suivant :
Rec : résistanœ élastique à la compression (MPa).
S : coefficient de sécurité (sans unité
unité).
La condition de résistance est : ;
Les aciers doux et mi-durs
mi durs ont la même résistance élastique Re en
traction et en compression.
compression
Le béton et la fonte ont des
résistances
stances élastiques très
différentes
rentes en traction et en
compression, ainsi que tous les
matériaux non homogènes et non
isotropes.
Si le poids de la poutre verticale
n'est pas négligeable (câbles
d'ascenseurs de grands
immeubles, piles de ponts,
cheminées
d'usine.. .), la condition de
résistancè est :
P : poids total de la poutre (N
(N).
Solides réels :
Ce sont des solides qui s'écartent des conditions idéales.
idéales
SECTIONS BRUSQUEMENT VARIABLES :
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A.U 006
La section est de forme proche du carré ou du cercle, comme en
traction, dans les zones de changement de section,
section, la répartition
des contraintes n'est plus uniforme. Cette concentration de : contrainte
est peu dangereuse en compression; elle est, en général, né
néglig e
négligée
ligée.
Figure 2.2
SECTIONS TRÈS PLATES :
Dans le cas d'une poutre plate (par exemple b = 10 a), si 3b < L < 8b,
on a : 30a < L < 80a.
Sous l'action de N, la poutrefléchitselonRMS,lasolli
poutre fléchit , la sollicitation Dde
flambage remplace la compression simple.
Figure 2.3
SOLIDES TRÈS MINCES :
Si h devient très petite, on n'obtient plus de déformation
significative. Tout
out se passe comme si on maintenait la pièce latéralement
par des parois solides. La sollicitation de compression est remplacée par
du matage.
Figure 2.4
GCV3031 14 AKKENTOR AHMED