DERNIÈRE IMPRESSION LE 7 mars 2022 à 9:58
Primitives et équations différentielles
Table des matières
1 Équation différentielle et primitive 2
1.1 Équation différentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Primitive vérifiant une condition initiale . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Existence de primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5 Primitives des fonctions de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.6 Règles d’intégrations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.7 Applications des deux tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2 Équation différentielle linéaire du premier ordre 6
2.1 Équation homogène y’ = ay . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Équation linéaire y’ = ay + b . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3 Situation menant à une équation différentielle . . . . . . . . . . . . 7
2.4 Équation de la forme y’ = ay+ f (x) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.5 Résolution par une méthode numérique : méthode d’Euler . . . . . 9
PAUL MILAN 1 TERMINALE MATHS SPÉ
1 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE ET PRIMITIVE
1 Équation différentielle et primitive
1.1 Équation différentielle
Définition 1 : Une équation différentielle (E.D.) d’ordre n est une équation :
• dont l’inconnue est une fonction y de variable x, n fois dérivable sur I ⊂ R ;
• liant y et certaines de ses dérivées : y′ , y′′ , . . ., y(n) et éventuellement x.
• Résoudre une équations différentielle sur I, c’est déterminer l’ensemble des
fonctions y dérivables sur I qui vérifient cette équation.
Remarque : Il existe de nombreuses formes d’équations différentielles :
E.D. d’ordre 1, d’ordre 2, homogène, linéaire, incomplète, à variables séparées . . .
On se propose de résoudre les E.D. du premier ordre et quelques autres.
Exemples :
• La plus simple, vue en première : y′ = y.
Les solutions y sont telles que y( x ) = ae x avec a ∈ R. En effet y′ ( x ) = ae x .
La fonction exp est la solution de l’E.D. y′ = y telle que y(0) = 1.
• E.D. du premier ordre : y′ = 2y + 5, y′ = 2xy + 4x, y ′ = y2
• E.D. du second ordre : y′′ + 4y = 0, x2 y′′ − 2y + 2x = 0.
1.2 Primitive
Définition 2 : Soit f est une fonction définie sur un intervalle I.
On appelle primitive de f sur I, une solution F de l’E.D. y′ = f ( x ). On a alors :
∀ x ∈ I, F′ ( x) = f ( x)
Remarque : Le mot « primitive » fait écho à la fonction dérivée : fonction « ini-
tiale » ou « origine » dont la fonction dérivée est connue.
En physique, lorsqu’on connaît la vitesse v(t), l’équation horaire, x (t), est alors
une primitive de la vitesse v.
Exemples :
1) Soit la fonction f définie sur R par f ( x ) = 2x.
F : x 7→ x2 est une primitive de f sur R car F ′ ( x ) = 2x.
2) Soit la fonction F définie sur ]0; +∞[ par F ( x ) = x (ln x − 1).
1
F est dérivable sur ]0; +∞[ et F ′ ( x ) = ln x − 1 + x × = ln x.
x
F est donc une primitive de la fonction ln sur ]0; +∞[.
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1.3 P RIMITIVE VÉRIFIANT UNE CONDITION INITIALE
Théorème 1 : Soit une fonction f admettant une primitive F sur I, alors toute
primitive G de f sur I est de la forme : G = F + k, k ∈ R
Démonstration : Par double implication.
• Soit G une fonction définie sur I par : G = F + k, k ∈ R.
F′ = f
G est dérivable sur I par somme de fonctions dérivables et G ′ = F ′ = f .
G est donc une primitive de f sur I.
• Réciproquement soit G une primitive de f sur I, G est dérivable sur I et :
( G − F )′ = G ′ − F ′ = f ( x ) − f ( x ) = 0
La fonction ( G − F ) est constante, donc : ∃ k ∈ R, G − F = k ⇔ G = F + k
Exemple : Si F : x 7→ x2 est une primitive de f : x 7→ 2x alors G : x 7→ x2 + 3
est aussi une primitive de f sur R.
1.3 Primitive vérifiant une condition initiale
Théorème 2 : Soit f une fonction admettant une primitive sur I. Soit x0 ∈ I et
y0 ∈ R, il existe une unique primitive F de f sur I tel que : F ( x0 ) = y0 .
Démonstration : Supposons qu’il existe deux primitives de f sur I, F et G, telles
que F ( x0 ) = y0 et G ( x0 ) = y0 . D’après le th 1, il existe k ∈ R telle que : G =
F+k
d’où G ( x0 ) = F ( x0 ) + k = y0 + k or G ( x0 ) = y0 donc k = 0 et donc G = F.
Exemple : Déterminer la primitive F de f : x 7→ 2x tel que F (2) = 3.
F est une primitive de f donc : F ( x ) = x2 + k
F (2) = 4 + k alors k = F (2) − 4 = 3 − 4 = −1 donc F ( x ) = x2 − 1.
1.4 Existence de primitives
Théorème 3 : Toute fonction continue sur I admet des primitives sur I.
Remarque : On admet ce théorème. Sa démonstration repose sur le théorème
fondamental de l’intégration, objet du chapitre suivant. Ces deux notions ont été
liées dès le départ à la fin du XVIIe siècle avec Newton et Leibniz.
La continuité est une condition suffisante mais non nécessaire pour qu’une fonc-
tion admette des primitives. Il existe des fonctions non continues qui admettent
des primitives mais cela dépasse le cadre du programme.
Ce théorème est un théorème d’existence, il ne donne pas l’expression des primi-
tives d’une fonction continue.
Pour pouvoir déterminer les primitives d’une fonction, on répertorie les primi-
tives des fonctions élémentaires par une lecture inverse du tableau des dérivées.
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1 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE ET PRIMITIVE
1.5 Primitives des fonctions de référence
On prend comme constante d’intégration k = 0 et a ∈ R, n ∈ N
Fonction Primitive Intervalle
f (x) = a F ( x ) = ax R
x2
f (x) = x F(x) = R
2
x n +1
f ( x) = xn F(x) = R
n+1
1
f (x) = F ( x ) = ln | x | ] − ∞ ; 0[ ou ]0 ; +∞[
x
1 −1
f (x) = n 6= 1 F(x) = ] − ∞ ; 0[ ou ]0 ; +∞[
xn ( n − 1 ) x n −1
1 √
f (x) = √ F(x) = 2 x ]0 ; + ∞ [
x
f ( x ) = sin x F ( x ) = − cos x R
f ( x ) = cos x F ( x ) = sin x R
f (x) = ex F(x) = ex R
1.6 Règles d’intégrations
R
On notera u pour la primitive de la fonction u.
On prend comme constante d’intégration k = 0 et a ∈ R, n ∈ N :
R R R
Primitive de la somme (u + v) = u+ v
R R
Primitive du produit par un scalaire ( au) = a u
R u n +1
Primitive de u′ un u′ un =
n+1
u′ R u′
Primitive de = ln |u|
u u
u′ R u′ −1
Primitive de n 6= 1 =
un un ( n − 1 ) u n −1
u′ R u′ √
Primitive de √ √ =2 u
u u
R ′ u
Primitive de u′ eu u e = eu
R R
Primitive de u′ × v ◦ u (u′ × v ◦ u) = ( v) ◦ u
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1.7 A PPLICATIONS DES DEUX TABLEAUX
1.7 Applications des deux tableaux
Exemples d’application du tableau des fonctions de référence
x5
1) Sur R, f ( x ) = x4 alors F(x) =
5
1 1
2) Sur ]0 ; +∞[, f (x) = alors F(x) = −
x3 2x2
On peut aussi écrire f ( x ) = x −3 , en généralisant la formule de x n avec n ∈ Z :
x −3+1 x −2 1
on obtient : F ( x ) = = =− 2
−3 + 1 −2 2x
Exemples d’application du tableau des règles d’intégration
B Bien adapter le coefficient lorsque cela est nécessaire pour une forme donnée
1 4 2 3
Polynôme : f ( x ) = x3 − 2x2 + 4x − 1, alors F(x) = x − x + 2x2 − x
4 3
( x 2 − 1)4
Forme u′ un : f ( x ) = 2x ( x2 − 1)3 , alors F(x) =
4
1 1 (3x − 1)5 (3x − 1)5
f ( x ) = (3x − 1)4 = 3(3x − 1)4 , alors F(x) = =
3 3 5 15
u′ 2
Forme : f (x) = , alors F ( x ) = ln |2x − 3|
u 2x − 3
1 1 4 1
f (x) = = , alors F ( x ) = ln |4x + 1|
4x + 1 4 4x + 1 4
u′ x+1 1 2x + 2
Forme n : n > 2 , f ( x ) = 2 = , alors
u ( x + 2x − 3)2 2 ( x2 + 2x − 3)2
−1
F(x) =
2( x 2 + 2x − 3)
u′ 1 √
Forme √ : f (x) = √ alors F ( x ) = 2 x + 4
u x+4
3 3 2 3 √ √
f (x) = √ = √ , alors F ( x ) = × 2 2x + 1 = 3 2x + 1
2x + 1 2 2x + 1 2
1 4x+1 1 4x+1
Forme u′ eu : f ( x ) = e4x+1 = 4e , alors F(x) = e
4 4
2 +3 1h 2
i 1 2
f ( x ) = xe− x = − −2xe−x +3 , alors F ( x ) = − e − x +3
2 2
Remarque : Trouver la forme explicite d’une primitive n’est pas toujours facile.
Si l’on ne peut faire apparaître les fonctions u et u′ , on peut être amené à faire une
décomposition en éléments simples ou un changement de variable.
Parfois une primitive ne correspond à aucune fonction connue, elle est unique-
ment définie comme primitive :
2
soit la primitive de la fonction f définie sur R par f ( x ) = e− x .
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2 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE
La fonction f admet bien une primitive sur R car continue, cependant, aucune
fonction connue ne correspond
Z
à F.
x 2
On écrira alors : F ( x ) = e−t dt, a∈R
a
2 Équation différentielle linéaire du premier ordre
2.1 Équation homogène y’ = ay
Théorème 4 : Soit a ∈ R ∗ . Les solutions de l’équation différentielle y′ = ay
sont de la forme : y( x ) = k e ax , k ∈ R.
Soit x0 , y0 ∈ R, il existe une unique solution f qui vérifie : f ( x0 ) = y0 .
Démonstration : Les fonctions de la forme y( x ) = k e ax sont bien solutions
de l’équation car y′ ( x ) = ka e ax = ay( x ).
Réciproquement supposons que g est une solution de l’équation, montrons que g
est de la forme g( x ) = k e ax .
Posons h( x ) = g( x ) e−ax , la fonction h est dérivable sur R et :
g′ = ag
∀ x ∈ R, h′ ( x ) = g′ ( x ) e−ax − ag( x ) e−ax = ag( x ) e−ax − ag( x ) e−ax = 0
La fonction h est constante donc il existe k ∈ R, tel que :
∀ x ∈ R, h( x ) = k ⇔ g( x ) e−ax = k ⇔ g( x ) = k e ax
Si on impose f ( x0 ) = y0 , on a k e ax0 = y0 ⇔ k = y0 e−ax0 donc f est unique.
Exemple : Courbes solutions suivants le signe de a et celui de k.
2 2
k>0
1 1
−3 −2 −1 1 2 −3 −2 −1 1 2
−1 −1
k<0
−2 −2
−3 −3
1 3
a > 0, y′ = y a < 0, y′ = − y
2 4
Amplification Atténuation
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2.2 É QUATION LINÉAIRE y’ = ay + b
2.2 Équation linéaire y’ = ay + b
Théorème 5 : Soit a ∈ R ∗ , b ∈ R. Les solutions de l’E.D. y′ = ay + b sont de
b
la forme : y( x ) = k e ax − , k ∈ R.
a
Soit x0 , y0 ∈ R, il existe une unique solution f qui vérifie : f ( x0 ) = y0 .
b
Démonstration : Les fonctions de la forme y( x ) = k e ax − sont bien solu-
a
b
tions de l’équation car y′ ( x ) = ka e ax = a y( x ) + = ay( x ) + b.
a
b
Réciproquement y0 = − , est solution car ay0 + b = −b + b = 0 = y0′ .
a
Soit y une solution quelconque, comme y0 est solution, on a le système suivant :
(
y′ = ay + b
y0′ = ay0 + b
Par soustraction terme à terme : y′ − y0′ = ay − ay0 ⇔ (y − y0 )′ = a (y − y0 )
La fonction y − y0 vérifie donc l’équation homogène donc :
b
(y − y0 ) ( x ) = k e ax ⇔ y( x ) = k e ax + y0 = k e ax −
a
′
Exemple : Déterminer f solution de y = −0, 5y + 1 telle que f (0) = 3 .
1
La fonction f est de la forme : f ( x ) = k e−0,5x − = k e∗0,5x + 2.
−0, 5
f (0) = 3 ⇔ k + 2 = 3 ⇔ k = 1, La fonction f est donc : f ( x ) = e−0,5x + 2.
On peut visualiser la fonction f dans
le champ des solutions 4
−3 −2 −1 O 1 2
2.3 Situation menant à une équation différentielle
Définition 3 : La loi de refroidissement de Newton s’énonce ainsi :
« La vitesse de refroidissement d’un corps est proportionnelle à la différence de
température entre le corps et le milieu ambiant. »
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2 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE
• On pose θ (t) la température du corps en fonction du temps écoulé en minutes.
• On appelle a le coefficient de proportionnalité liant la vitesse de refroidisse-
ment à la différence de température avec le milieu ambiant.
• On suppose que la température de l’air ambiant est θ0 .
1) Écrire l’équation différentielle que doit vérifier θ en fonction de a et θ0 .
2) On donne θ0 = 25˚C et l’on sait que la température du corps passe de 100˚C,
à l’instant initial, à 70˚C, au au bout de 15 minutes.
a) Déterminer l’expression de θ en fonction du temps écoulé.
On donnera le coefficient a à 10−3 près.
b) Au bout de combien de temps la température du corps sera-t-elle de 40˚C ?
En donner une valeur arrondie à la seconde près.
c) Écrire un algorithme en Python permettant de trouver à la minute près
au bout de combien de temps le corps ne refroidit plus (température à moins
de 1˚C de la température de l’air ambiant) ?
✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏
1) La variation de température est donnée par la dérivée de θ.
D’après la loi de Newton, on a : θ ′ = a(θ − θ0 ) ⇔ θ ′ = a θ − a θ0 .
L’équation différentielle est linéaire du premier ordre.
2) a) Les solutions de l’équation sont de la forme : θ (t) = k e at + θ0 , k ∈ R.
θ (0) = 100 ⇔ k + θ0 = 100 ⇔ k = 100 − θ0 = 75
70 − 25
θ (15) = 70 ⇔ 75 e15a + 25 = 70 ⇔ e15a = = 0, 6
75
ln ln 0, 6
⇔ 15 a = ln 0, 6 ⇔ a = ≈ −0, 034
15
Conclusion : θ (t) = 75 e−0,034t + 25
40 − 25
b) θ (t) = 40 ⇔ 75 e−0,034t + 25 = 40 ⇔ e−0,034t = = 0, 2
75
ln ln 0, 2
⇔ −0, 034t = ln 0, 2 ⇔ t = − ≈ 47, 34′ ≈ 47′ 20′′
0, 034
Après 47 minutes et 20 secondes la température du corps est de 40˚C.
c) On peut proposer l’algorithme suivant :
from math import ∗
On obtient : t = 127 T=100
t =0
Au bout 2 h 07 le corps ne refroidit plus. while abs ( T − 25) >=1:
t +=1
T=75∗ exp ( − 0.034∗ t ) +25
print ( t )
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2.4 É QUATION DE LA FORME y’ = ay+ f (x)
2.4 Équation de la forme y’ = ay+ f (x)
Théorème 6 : Soit f une fonction continue sur I.
Pour résoudre une équation du type : y′ = ay + f ( x ) :
• On cherche une solution particulière y0 .
• Puis on détermine l’ensemble des solutions en se ramenant à l’équation homo-
gène : y′ = ay.
Remarque : Dans la pratique, l’énoncé donnera la solution particulière y0 ou la
méthode pour la déterminer.
Exemple : Soit (E) l’équation différentielle : y′ − 2y = 1 − 6x.
1) Montrer que l’équation (E) admet une solution affine comme solution.
2) En déduire alors l’ensemble des solutions de l’équation (E).
✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏
1) La solution particulière est un fonction affine donc : y0 ( x ) = ax + b.
y0 doit vérifier (E) donc :
y0′ − 2y0 = 1 − 6x ⇔ a − 2( ax + b) = 1 − 6x ⇔ −2ax + a − 2b = −6x + 1
( (
−2a = −6 a=3
Par identification : ⇔ d’où y0 ( x ) = 3x + 1.
a − 2b = 1 b=1
2) Soit y une solution de (E), comme y0 est solution, on a le système suivant :
(
y′ − 2y = 1 − 6x
y0′ − 2y0 = 1 − 6x
Par soustraction terme à terme :
y′ − y0′ − 2(y − y0 ) = 0 ⇔ (y − y0 )′ = 2 (y − y0 )
On obtient alors (y − y0 )( x ) = k e2x donc y( x ) = k e2x + 3x + 1.
On vérifie facilement que ces solutions vérifie (E).
2.5 Résolution par une méthode numérique : méthode d’Euler
Théorème 7 : Principe de la méthode d’Euler
Soit f une fonction dérivable sur I, d’après l’approximation affine, pour un pas
p:
∀ x, x + p ∈ I, f ( x + p) ≈ f ( x ) + p f ′ ( x )
Si l’on dispose d’une relation entre f et f ′ par une équation différentielle ainsi que
d’une condition initiale, on peut, en appliquant l’approximation affine de façon
itérative, déterminer de proche en proche des valeurs approchée de f ( x ) sur I.
PAUL MILAN 9 TERMINALE MATHS SPÉ
2 ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE LINÉAIRE DU PREMIER ORDRE
Remarque : C’est par cette méthode que l’on a tracé, cf première, la fonction
exponentielle définie par y′ = y et y(0) = 1.
(
y′ + 2xy = 1
Exemple : Soit l’équation différentielle :
y (0) = 0
C’est une équation différentielle linéaire du premier degré mais qui n’est pas à
coefficients constant donc que l’on ne sait pas résoudre à notre niveau.
Comme l’on dispose d’une condition initiale, on peut alors utiliser une méthode
numérique : la méthode d’Euler.
De l’équation différentielle, on a : y′ = 1 − 2xy
D’où la formule de récurrence pour y :
y( x + p) = y( x ) + py′ ( x ) = y( x ) + p [1 − 2xy( x )] = y( x )(1 − 2px ) + p
| {z }
=y′
Pour le 1er point y(0 + p) = y(0)(1 − 0) + p = p d’où M1 ( p , p)
Pour le 2e point y( p + p) = y( p)(1 − 2p2 )+ p = 2p − 2p3 d’où M2 (2p ; 2p − 2p3 )
|{z}
=p
Et ainsi de suite.
Pour obtenir la courbe sur l’intervalle [0 ; a] avec un pas p, on automatise avec la
fonction courbe(a,p) en Python :
B Calculer la valeur de y avant d’incré-
import m a t p l o t l i b . pyplot as p l t
menter x def courbe ( a , p ) :
x=0 ; X=[ x ]
courbe(3 , 0.1) donne :
y=0 ; Y=[ y ]
borne= i n t ( a/p )
f o r i in range ( borne ) :
y=y∗(1 − 2∗p∗x ) +p
0.5 x+=p
X . append ( x )
Y . append ( y )
p l t . p l o t ( X , Y)
p l t . show ( )
return X,Y
1 2 3
Remarque : Cette méthode est souvent utilisée en sciences expérimentales car
elle ne demande pas de résoudre formellement l’équation différentielle.
Z x
2 2
À titre indicatif, la solution formelle est : y( x ) = e− x et dt
0
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