Marketing Bancaire et Stratégies de Services
Marketing Bancaire et Stratégies de Services
Marketing.
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Segmentation. ....................................................................................................................................20
Produit. ..............................................................................................................................................20
Tarification. .......................................................................................................................................21
Distribution. ......................................................................................................................................21
Promotion. .........................................................................................................................................21
Questions – Réponses. ...............................................................................................................................22
Introduction à la mercatique. ...............................................................................................................22
Marketing stratégique. .........................................................................................................................22
Marketing opérationnel. .......................................................................................................................22
Introduction au service. ........................................................................................................................23
Planification dans le service. .................................................................................................................23
Marketing bancaire...............................................................................................................................24
Sujet d’interrogation. ...............................................................................................................................25
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Préface.
Il est à la connaissance de tous qu’une banque moderne est une entreprise de service à part
entière qui évolue dans un milieu concurrentiel où chaque banque tente de séduire le maximum de
clients pour les attirer vers leurs produits ou le leur faire parvenir dans le but de vaincre les
concurrents et s’accaparer des parts de marché.
Pour se faire, la banque, prestataire de services, a besoin de faire connaitre son produit et le
développer sur le marché d’où la nécessité d’un plan « MARKETING ».
Avant de parler de marketing bancaire, il est primordial d’en connaitre les rudiments. Il y
aura donc une partie consacrée au marketing général, une autre un peu plus ciblée concernant le
marketing des services un peu spécifique et enfin, sera abordé le marketing bancaire qui est
justement un marketing de service.
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Partie A : Marketing général.
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Chapitre n°1 : Introduction à la mercatique.
Définition.
Le marketing désigne un ensemble d’actions coordonnées visant le développement d’un bien
ou d’un service.
Évolution historique.
1- Optique production [1950 ; 1960[: Produire plus et vite.
Démarche.
Marketing stratégique.
Marketing opérationnel.
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Chapitre n°2 : Le marketing stratégique.
Introduction.
Cette première partie de la démarche porte, après la collecte de l’information sur la
connaissance de la clientèle via leurs besoins et leurs motivations en vue de les satisfaire puis
d’analyser l’environnement comme préalable à l’élaboration de la stratégie (Veille concurrentielle)
pour ensuite se fixer les objectifs à atteindre.
Diagnostic de la clientèle.
1- Hiérarchie des besoins selon MASLOW :
Affirmation de soi.
Estime et prestige.
Appartenance.
Sécurité.
Besoins vitaux.
L’être humain a des besoins hiérarchisés avec des niveaux de priorité. Il cherchera
d’abord à satisfaire ses besoins vitaux (Être logé et nourri) puis convoitera la sécurité
(Résider dans un lieu sur) pour ensuite courir après l’appartenance (Entrer dans une
communauté) suivi par le prestige (VIP) et en définitive s’affirmer lui-même (Vouloir une
banque pour lui seul par exemple.
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3- Niveaux de satisfaction :
Conclusion.
L’homme n’accepte pas l’idée pour elle-même mais pour les avantages qu’elle
présente à ses mobiles d’actions.
N’imposez donc pas votre idée mais vendez les avantages qu’elle contient en réponse aux
mobiles d’action de l’interlocuteur.
Diagnostic stratégique.
1- Analyse du jeu concurrentiel selon les cinq (5) forces de PORTER :
Clients.
Fournisseurs.
Pour bien étudier ces cinq (5) forces, il y a lieu de faire de la veille 1 dans toutes ses formes :
➢ Veille commerciale : Clients et fournisseurs.
➢ Veille environnementale : Phénomènes extérieurs, notamment en matière de
politiques gouvernementales.
➢ Veille concurrentielle : Nouveaux entrants (barrières à l’entrée, à la sortie…)
➢ Veille technologique : Existe-t-il des produits de substitution moderne qui vont
concurrencer mon produit ?)
1
Surveillance continue et systématique.
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2- Analyse SWOT :
Forces. Faiblesses.
S.W.O.T
Opportunités. Menaces
Internes. Externes.
Statistiques. Audit.
Fichiers clients. Étude de marché1.
Rapport de vendeurs. Documentation.
1
Certaines banques ont même créé une direction « études sectorielles »
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Chapitre n°3 : Marketing opérationnel.
Introduction.
Le marketing opérationnel se traduit par un plan d’action pour concrétiser la stratégie, il
s’agira pour l’entreprise d’adopter une politique de produit, de prix, de distribution et de promotion.
Produit.
Le produit est un bien ou un service proposé par une entité pour apporter des solutions à un
problème ou satisfaire un besoin. La politique portera sur la marque, la gamme et la prise en compte
du cycle de vie.
1- La marque :
Un ensemble de signes verbaux, physiques ou figuratifs pour distinguer le produit
des autres, elle présente différentes fonctions tant pour le consommateur que l’entreprise :
Entreprises. Consommateur.
Différenciation. Liaison du produit à l'entreprise.
Protection contre la contrefaçon. Garantie de qualité.
2- La gamme :
C’est en quelques sortes la diversification des produits proposés, elle se caractérise par :
➢ La longueur : Le nombre de produit.
➢ La profondeur : Les variations autour d’un même produit.
3- Le cycle de vie :
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Prix.
Le prix fixé dépend à la fois de l’objectif et la situation dans laquelle se trouve une
entreprise (Monopole, concurrence). Il existe donc plusieurs méthodes pour fixer un prix :
➢ Écrémage : Les prix sont élevés et vise une niche de clients riches. C’est le cas pour
les voitures de collection dédiées aux milliardaires.
Distribution.
Cette politique porte sur la manière de faire parvenir le produit au client. Elle met en jeu
plusieurs acteurs en fonction du circuit de distribution :
1- Les circuits :
➢ Direct :
Producteur Consommateur.
➢ Court :
➢ Long :
Consommateur
Producteur. Grossiste. Détaillant.
.
1
Pour une banque, le cout de revient est représenté par le taux directeur de la banque centrale.
11
2- Les acteurs :
➢ Hypermarchés (Surface > 4000 m2 et hors ville).
➢ Supermarchés (Surface entre 2000 m2 et 4000 m2 et peuvent se trouver en ville).
➢ Grands magasins.
➢ Superettes.
➢ Ventes mobiles (Caravanes).
➢ Ventes par correspondances ; une personne représente plusieurs marques et prend
une commission sur chacune.
Promotion.
1- Définition :
La politique de promotion est une démarche pour forger au produit une réputation et une
popularité vis-à-vis de la population cliente.
2- Processus :
Allocation de budget.
Choix du message
Canaux de publicités.
Média. Hors-média.
➢ Le budget est à valider par la direction générale.
1
Il a été constaté un passage très fréquent de AROMA ce qui traduit une concentration de la dépense publicitaire chez
ce producteur.
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➢ Les canaux hors-média sont :
❖ Les « challenges » internes entre employés et externe envers les clients
(Fidélisation1).
❖ Les sponsorings et les mécénats.
❖ Foires et stands.
❖ Le e-mailing : Envoie d’un message comportant une offre avec un lien
menant à un formulaire de demande précisant l’adresse et le nom.
Les formulaires reçus seront envoyés aux divisions selon l’adresse.
De cette manière, il est possible de transmettre l’infos à plus de monde et à
moindre cout.2
1
Le supermarché RAHMA a mis au point un programme de carte de fidélité offrant des réductions lorsque les achats
atteignent un certain niveau.
2
TRUST BANK avait vendu 520 master-card grâce à 200.000 mails. Le tout à 300.000 DA soit 15% de moins qu’un
spot publicitaire.
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Partie B : Marketing des
services.
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Chapitre n°1 : Le service.
Définition.
Un service est un art, un avantage ou une forme de satisfaction vendue en tant que telle ou
en accompagnement d’un bien.
Caractéristiques.
➢ Intangibilité : Une représentation mentale basée sur la réputation du prestataire (Ni vu, ni
entendu, ni touchable).
➢ Caractère périssable. Une offre peut être valable aujourd’hui et ne plus l’être demain.
Comportement du client.
➢ La recherche d’informations de bouche à oreille avant de décider.
➢ Le désir d’information est plus fort que le produit d’où l’adoption lente des services.
1
Un chauffeur de taxi ne peut en aucun cas rouler exactement au même rythme dans deux courses différentes.
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Chapitre n°2 : La planification dans le marketing des services
Introduction.
Le processus est basé sur les 4Ps tous comme les biens mais comporte certaines spécificités.
Il commence par le ciblage du marché suivi de la présentation de l’offre de service ainsi que son
prix avant de passer aux modalités de distribution pour finir avec la promotion.
Offre de services.
Une offre est un ensemble de services dédiés à un segment donné. Elle se caractérise par la
gamme, le degré de différentiation, la qualité du service, la contribution du client et du personnel.
1- Déterminants de la qualité :
❖ Fiabilité : Présenter précisément l’offre.
❖ Serviabilité : Volonté de répondre au besoin du client.
❖ Assurance : Personnel compétent qui inspire confiance.
❖ Empathie : Comprendre le client et lui prêter attention.
❖ Tangibilité : Soigner l’environnement physique, c’est une référence pour le
jugement par le consommateur (Tenue vestimentaire, lieu propres…).
2- Types de services :
❖ Service de base.
❖ Services périphériques en accompagnement du service de base (Un chéquier pour
accompagner l’ouverture de compte).
❖ Services facilitateurs ou dérivés comme l’envoie des avis de crédit par SMS.
3- Participation du client :
❖ Un client peut vouloir s’auto servir pour gagner de temps quitte à dépenser plus
d’argent.
❖ Un autre peut, au contraire, avoir besoin d’un prestige si d’importants efforts sont
requis.
1
Les enseignants du CNAPEST bénéficient d’une réduction sur l’abonnement internet auprès d’Algérie Télécom.
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4- Importance du personnel de contact :
Le personnel de contact représente l’entreprise toute entière et le consommateur
jugera de la qualité du service selon son attitude. Une faille de sa part se répercute
négativement sur toute l’institution.
Tarification.
Contrairement au produit, le service ne fait pas l’objet d’une comptabilité analytique ce qui
empêche de déterminer le prix exact.
Son « Pricing » se base sur la qualité ou la saison comme il peut être lié à des critères ou clés de
répartition.
Selon la qualité Selon la période. Selon un critère.
Chambre d'hôtel. Billet d'avion. Selon le kilométrage.
Première classe ou classé économique. Cours de change. Station lavage1.
Carte classique ou gold.
Réseau de distribution.
1- Vente directe : Transaction directe entre le prestataire et le consommateur (Dentiste,
réparateur).
Promotion et communication.
Le caractère intangible du service le prive des essais par la distribution d’échantillons, il est
donc indispensable de bien le présenter et d’en venter les mérite (Prix, avantages, disponibilité).
Les impressions personnelles du client et la réputation du prestataire ont un rôle à jouer2.
1
Lavage interne 300 DA, externe 300 DA ou les deux à 600 DA.
2
Entre une réparation proposée par IBM ou un simple atelier avec les mêmes conditions, le choix n’est pas bien
difficile à faire
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Partie C : Le marketing dans
la banque.
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Chapitre n°1 : Les spécificités du marché bancaire.
Introduction.
La banque est un prestataire de services un peu particulier. Il se distingue par la nature de
son activité, ses produits et sa clientèle.
L’activité bancaire.
Le rôle basique d’une banque est la collecte de dépôts pour l’octroi de crédit. Une prestation
de services ayant comme support l’argent et requiert trois intervenants :
➢ La participation du client (Remplir un chèque par exemple).
➢ Du personnel de contact pour recevoir les ordres, expliquer la situation et exécuter les
requêtes.
➢ Un réseau de distribution.
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Chapitre n°2 : Le mix-marketing d’une banque.
Segmentation.
1- Critères de répartition :
➢ Démographique : Age, sexe, CSP.
➢ Événementiel : Naissance, mariage, retraite et décès1.
➢ Comportementale : épargnant, dépensier, régulier routinier…
Le croisement des critères permet de constituer plusieurs groupes homogènes comme les
étudiants entre 18 et 25 ans où certains aiment dépenser, d’autre l’inverse.
Produit.
L’offre de service d’une banque se présente sous forme d’un produit nouveau, une gamme de
produits et l’entretien des produits existants.
1
Transfert de fonds par succession.
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c- Différenciation :
Distinguer le produit de la concurrence à travers :
➢ Une appellation spécifique (Carte Oumniyati de SALAM BANK).
➢ Une liaison avec la banque (DAR ALBARAKA).
➢ L’assemblage ; associer plusieurs services permettant de satisfaire simultanément
plusieurs besoins.
b- Maintien de la qualité :
Identifier, pour chaque client, son critère d’appréciation (Délai de traitement,
accueil…) et répondre à ses exigences.
Tarification.
1- Le taux d’intérêt : Beaucoup plus un moyen de pénétration. Il est toutefois soumis à
l’interdiction des ventes à perte et le plafonnement au taux d’usure.
2- Les commissions : Les banques ont pris l’habitude de facturer des services en fonction de
leur qualité1.
Distribution.
Le circuit étant direct, c’est à la banque de choisir de canal par lequel distribuer son produit
et dont on peut citer :
➢ Le réseau d’agence.
➢ La banque en ligne ou mobile.
➢ L’installation des GAB dans les rues et/ou supermarchés.
Promotion.
1- Le sponsoring : Financement d’activité à caractère culturel et sportif2.
1
Des associations de consommateurs demandent l’établissement d’un indice des prix du secteur bancaire pour justifier
cela.
2
Salam Bank a financé un concours de poésie arabe « Shi3r Rasoul »
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Questions – Réponses.
Introduction à la mercatique.
1- Déroulez brièvement les étapes du plan marketing.
Tout d’abord, un marketing stratégique où sera analysé le marché et la clientèle pour
ensuite définir les objectifs à atteindre.
La deuxième phase est le marketing opérationnel, une concrétisation de la stratégie puis
l’évaluation de la performance.
Marketing stratégique.
1- Que nous enseigne la pyramide de Maslow ?
La hiérarchie des besoins donne un aperçu sur la viabilité du produit. Un besoin ne
peut être satisfait sans que ce soit le cas pour les besoins de niveau inférieur.
Par exemple, si vous mettez sur le marché une offre qui satisfait un besoin d’appartenance,
il faut s’assurer que tous les besoins psychologiques et de sécurité son complétés.
Marketing opérationnel.
1- Pourquoi est-il nécessaire d’avoir une marque ?
➢ La marque distingue l’entreprise et la protège contre la contrefaçon.
➢ C’est aussi une garantie de qualité pour le consommateur qui reconnaitre
l’entreprise.
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4- Expliquez, par un exemple, la stratégie d’écrémage.
Proposer un prix et une qualité élevée pour produit destiné aux riches. Par exemple,
les boutiques de Sidi-Yahia.
Média. Hors-média.
Télévision. E-mailing.
Radio. Challenge.
Presse. Sponsoring.
Introduction au service.
1- Reliez chaque caractéristique du service à la variable des 4P qu’il affecte le plus ?
➢ Intangibilité : Produit et promotion.
➢ Simultanéité entre consommation et vente : Produit et distribution.
➢ Hétérogénéité : Distribution.
➢ Périssable : Produit et prix1.
1
Le cas des réductions temporaires.
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2- Pour quelle raison faut-il différencier un service ?
La différentiation vise la distinction de la concurrence à travers des services facilitateurs
additionnés à celui de base. Par exemple, l’envoie du relevé de compte par SMS.
Marketing bancaire.
1- De quoi se distingue la banque des autres prestataires de services ?
➢ Par la nature de l’activité (Prestation avec l’argent comme support).
➢ Ses produits (Immatériels, circuit direct et vieillissement lent).
➢ Sa clientèle (Disparates, irrationnel et nécessité d’une relation à long terme).
5- Quels sont les moyens de communication pour la promotion des produits bancaires ?
➢ Le financement d’activités culturelles et sportives.
➢ Participation aux foires et expositions.
➢ Diffusion de spots publicitaires en agence.
➢ Formation des vendeurs (personnel de contact) rémunérés à la performance ce qui les
incite à mieux servir les clients.
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Sujet d’interrogation.
2. L’environnement physique constitue un élément essentiel dans une agence commerciale d’une banque
pourquoi d’après vous ?
3. Quels sont les principaux éléments à surveiller dans la qualité de service dans une agence bancaire ? 2
points
5. Quels sont les canaux de distribution du service bancaire que vous connaissez ? citez et dites
d’après vous lesquels qui ont actuellement en Algérie plus de chance a bien fonctionné
6. Pourquoi est-il important de différencier un service bancaire ? Quels outils servent à différencier un
service ? Donnez quelques exemples.3 points
7. Quelle est la composition du marketing mix des services ? Qu’en est-il du mix marketing bancaire ?
3points
8. Quelle est la caractéristique la plus importante du commercial dans une banque ? 2 points
Bon Courage
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1- Caractéristiques des services.
➢ Intangibilité.
➢ Hétérogénéité.
➢ Simultanéité entre la consommation et la vente.
➢ Périssabilité.
En Algérie, c’est principalement le réseau d’agence et les GAB qui fonctionnent le mieux.
La banque en ligne et mobile ne sont pas suffisamment développées.
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7- Le marketing mix des services.
➢ Présentation de l’offre de service (Segmentation, ciblage, positionnement).
➢ Tarification en fonction de la qualité, la saison ou encore selon un critère
(Kilométrage).
➢ Distribution par la vente directe ou indirecte en utilisant une marque d’autrui.
➢ Promotion par une bonne présentation de la qualité de service et des avantages qu’il
procure.
Pour ce qui est du mix marketing de la banque :
➢ Segmentation et analyse des besoins et motivations.
➢ L’offre de service portera sur la création de nouveau produits, l’élaboration d’une
gamme ou le maintien des produits existants par la fidélisation et la qualité.
➢ La tarification se fait par le taux d’intérêt dans une optique de pénétration et des
commissions justifiées par la qualité de service.
➢ La distribution par les agences, les GAB ou la banque à distance.
➢ La promotion par les sponsorings, la publicité ou encore l’animation de la force de
vente.
9- La cible bancaire.
La cible bancaire est le segment choisi auquel sera présenté une gamme de produits
en la positionnant et différenciant au mieux.
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